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Mon Cours Construction Zoot

Un document intéressant pour les vétérinaires

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Dievi Grâce Placide
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0 Ir. N.

M grâce

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


MINISTÈRE DE L'ENSEIGNEMENT
PRIMAIRE, SECONDAIRE ET TECHNIQUE
" EPST"
HUMANITÉ TECHNIQUE AGRICOLE

OPTION : VÉTÉRINAIRE

COURS DES CONSTRUCTIONS


ZOOTECHNIQUES

Dispensé Par : Ir. Grâce NGOWA MUTIMA

Année 2024

Construction zootechniques
1 Ir. N.M grâce

Objectifs
Objectif général
Donner un aperçu général des notions d’hygiène et des normes des logements d’animaux pour
leur bien-être et pour une meilleure production.
Objectifs spécifiques
La connaissance de la construction de logements pour animaux permet de:
- mettre l’animal dans une meilleure ambiance pour son bien-être ;
- mettre l’animal dans les conditions optimales pour une meilleure production ;
- mettre l’animal à l’abri des intempéries ;
- protéger l’animal de diverses maladies dues souvent au manque d’hygiène.
Contenus :
Le but de ce cours est d’attirer l’attention de l’étudiant vue l’importance socio-économique de
la production animale et l’initier aux bonnes méthodes et techniques de la gestion de
l’environnement des animaux domestiques et de l’exploitation rationnelle des élevages.
Méthodes d’enseignement :
Nous assurerons les enseignements, nous organiserons à leur intention les travaux dirigé et
pratiques.
Matériels d’apprentissage :
-Les supports pédagogiques : Un support (notes de cours) sera mis à la disposition des
étudiants ;
- Des films documentaires scientifiques qui cadrent avec ce cours pour permettre aux
étudiants de visualiser ce qui se fait ailleurs ;
-Des visites sur terrain dans des fermes seront organisées.
Evaluation
- Il s’agira d’interrogation et examen écrit ;
- Les questions seront des types traditionnels.
- Les évaluations compteront pour :
- les travaux pratiques seront coté sur 5 ;
- l’interrogation seront coté sur 5 ;
- l’examen sera coté sur 10.

INTRODUCTION

Construction zootechniques
2 Ir. N.M grâce

Le problème de l’amélioration de la productivité de l’élevage et de son exploitation


rationnelle est lié à l’intégration de cet élevage, spéculation rentable, dans les techniques de
faire-valoir du sol. Il importe ainsi de disposer pour le bétail de structures d’accueil plus ou
moins spécialisées qui sont les bâtiments d’élevage.
Par ces termes, on entend les bâtiments destinés au logement des animaux ainsi que les
installations requises pour l’application des mesures d’hygiène et de prophylaxie, tels les
parcs et couloirs de vaccination, les piscines ou bains antiparasitaires (dipping-tanks), les
mangeoires et autres abreuvoirs.
Tout être vivant (animal ou végétal) est le produit de son hérédité (génotype) et du milieu
dans lequel il évolue.
Le milieu comprend non seulement le local dans lequel l’animal séjourne, mais aussi
l’alimentation, les soins d’hygiène accordés à l’animal, la gymnastique fonctionnelle,…
Aujourd’hui, plus que jadis, le confort des animaux d’élevage est gage de leurs performances.
Le bien-être animal constitue toute une réglementation que l’éleveur doit scrupuleusement
suivre dans l’exploitation des animaux domestiques.
Le local revêt une importance capitale dans une exploitation, beaucoup des maladies ont leur
point de départ dans l’insalubrité du local, qu’accompagne une alimentation déficiente ou mal
équilibrée.
Des nombreuses maladies du jeune âge ont leur origine dans le local où ils séjournent ; on ne
peut réaliser de grandes performances zootechniques (productions zootechniques) que dans
les meilleures conditions d’hygiène, d’alimentation et de sélection : On doit tenir compte des
améliorations au point de vue de l’air, de la lumière et de la propreté des locaux pour obtenir
de meilleures productions.
La conception puis la construction d’un nouveau bâtiment d’élevage représente une période
déterminante dans la vie d’un éleveur.
Un nouveau bâtiment d’élevage qu’il s’agisse d’une construction neuve ou d’une rénovation
représente souvent le principal poste d’investissement de l’exploitation.
Il doit s’intégrer dans un projet global en cohérence avec le système d’élevage, de lui dépend
le confort des animaux mais aussi les conditions de travail et la qualité de vie de l’éleveur.
Le logement doit répondre aux besoins de l’espèce animale qu’il abrite ; il doit protéger les
animaux contre les intempéries, les ennemis et les maladies.
La bonne disposition des locaux peut faire réaliser une économie de main-d’œuvre ; elle
facilite la surveillance et permet un bon écoulement des déjections. Il y a lieu de tenir compte
du terrain d’implantation du local, de la température et de l’humidité à l’intérieur de celui-ci,
de l’aération et de l’orientation du local.

CHAPITRE PREMIER : LE BIEN-ÊTRE ANIMAL

Construction zootechniques
3 Ir. N.M grâce

Le bien-être animal est un thème d'intérêt croissant pour la société qui est sensible au respect
de l'animal notamment dans les modes d'élevage des animaux.
C'est pour répondre à cette attente qu'ont été élaborées des normes réglementaires à l'échelle
communautaire formalisant ainsi les bonnes pratiques d'élevage respectueuses du bien-être
animal qui sont déjà mises en œuvre dans les exploitations agricoles.
En effet, à la protection des animaux dans les élevages a fixé des règles générales sur les
conditions d'hébergement des animaux (les locaux, les équipements), sur l'entretien des
animaux (l'alimentation, l'abreuvement, les soins) et sur les méthodes d'élevage (prévention
des blessures et des souffrances, protection des animaux élevés à l'extérieur).
Qui est concerné?
Tous les exploitants agricoles qui élèvent des animaux pour la production d'aliments, de laine,
de peau ou de fourrure ou à d'autres fins agricoles sont concernés par les règles générales.
Les règles spécifiques aux veaux concernent tous les exploitants agricoles qui détiennent dans
leur élevage des bovins d'un âge inférieur ou égal à 6 mois : veaux laitiers, veaux de
boucherie, veaux allaités sous la mère.
Les règles spécifiques aux porcs concernent tous les exploitants agricoles qui élèvent des
porcs confinés dans des bâtiments quel que soit le nombre de porcs détenus et la finalité de la
production (commercialisation ou autoconsommation).
Que vérifie-t-on?
Les exigences contrôlées au titre de la conditionnalité, par des agents des directions
départementales des services vétérinaires compétents pour la réalisation d'inspections en
élevage portent sur :
- l'état des bâtiments d'élevage ;
- la prévention des blessures et des souffrances ;
- les soins prodigués aux animaux malades ou blessés ;
- l'entretien des animaux ;
- la protection des animaux élevés à l'extérieur ;
- les conditions spécifiques d'hébergement pour les porcs.
1. L’état des bâtiments d’élevage
Les conditions d'ambiance dans les bâtiments d'élevage doivent être satisfaisantes. La
perception d'une odeur d'ammoniac irritante pour les muqueuses sera révélatrice de conditions
d'ambiance mal maîtrisées.
À cet effet, les bâtiments doivent disposer de sources de renouvellement d'air au moyen d'un
système mécanique ou artificiel.
Les bâtiments d'élevage doivent respecter des conditions de température et d'humidité telles
qu'il n'y ait pas plusieurs animaux trouvés haletants.

Construction zootechniques
4 Ir. N.M grâce

Le cas échéant, il sera tenu compte de conditions météorologiques exceptionnelles (canicule


par exemple) lors de la réalisation des contrôles en élevage. En outre, lorsqu'il existe un
système d'enregistrement des paramètres d'ambiance, l'enregistrement de ces données doit être
régulier et toute valeur anormale doit donner lieu à une régulation des paramètres afin de
corriger les anomalies constatées.
Dans les bâtiments disposant d'un éclairage naturel, la luminosité doit être suffisante pour
permettre de voir les animaux ; il sera tenu compte des variations saisonnières de durée et
d'intensité d'éclairement.
Les bâtiments disposant d'un éclairage artificiel doivent disposer d'un séquençage, géré par
l'éleveur ou automatisé, permettant de répondre aux besoins physiologiques et éthologiques
des animaux (c'est-à-dire respect d'un cycle diurne/nocturne).
Lorsque la ventilation d'un bâtiment est assurée par un système de ventilation artificielle, ce
système doit être opérationnel.
Le bâtiment doit être également pourvu d'un système de ventilation de secours efficace
(pouvant être mécanique, comme par exemple des fenêtres, ou artificiel) ainsi que d'un
système d'alarme opérationnel (c'est-à-dire permettant d’alerter effectivement l'éleveur).
Règles complémentaires pour les veaux
Lorsque les veaux sont logés en cases collectives, les superficies des logements doivent être
telles que :
- si le poids vif du veau est inférieur ou égal à 150 kg, la surface moyenne mise à
disposition est d'au moins 1,5 m2 par animal ;
- si le poids vif du veau est supérieur à 150 kg et inférieur ou égal à 220 kg, la surface
moyenne mise à disposition est d'au moins 1,7 m2 par animal ;
- si le poids vif du veau est supérieur à 220 kg, la surface moyenne mise à disposition
est d'au moins 1,8 m2 par animal.
Aucun veau (mâle ou femelle) âgé de plus de 8 semaines ne doit se trouver en case
individuelle. Les parois des cases individuelles doivent être ajourées et permettre un contact
entre les veaux (sauf dans le cas particulier des animaux malades devant être isolés du reste
du cheptel).
La largeur de la case doit être au moins égale à la taille au garrot du veau. La longueur de la
case doit être au moins égale à la longueur du veau multipliée par 1,1 (la longueur du veau se
mesure de la pointe du nez jusqu'à la pointe des fesses).
Remarque: ne sont donc pas concernés par les dispositions ci-dessus (cases collectives et
cases individuelles) les veaux maintenus auprès de leur mère pour allaitement et les
exploitations de moins de 6 veaux.
Règles complémentaires pour les porcs

Construction zootechniques
5 Ir. N.M grâce

Aucun bruit continu dont l'intensité dépasserait 85 décibels ne doit être constaté dans le
bâtiment. Les superficies des logements des porcs sevrés et des porcs de production doivent
être conformes aux dimensions suivantes :
Si le poids vif du porc est la surface moyenne mise à disposition est d'au moins 6
- inférieur ou égal à 10 kg 0,15 m2 par animal
- supérieur à 10 kg et inférieur ou égal à 20 kg 0,20 m2 par animal
- supérieur à 20 kg et inférieur ou égal à 30 kg 0,30 m2 par animal
- supérieur à 30 kg et inférieur ou égal à 50 kg 0,40 m2 par animal
- supérieur à 50 kg et inférieur ou égal à 85 kg 0,55 m2 par animal
- supérieur à 85 kg et inférieur ou égal à 110 kg 0,65 m2 par animal
- supérieur à 110 kg 1 m2 par animal Dans les bâtiments construits.
Les superficies des logements des femelles hébergées en groupe doivent être conformes aux
dimensions suivantes :
- au moins 1,64 m2 par cochette après saillie ;
- au moins 2,25 m2 par truie ;
Les superficies des logements des verrats doivent être conformes aux dimensions suivantes :
- au moins 6 m2 par verrat ;
- au moins 10 m2 par verrat si la case est également utilisée pour la saillie.
Les sols ne doivent pas être glissants et ne doivent présenter aucun risque susceptible de
provoquer la chute des animaux. En l'absence de litière, les sols doivent être solides, plans et
stables.
Aucune entrave causant des souffrances ou des dommages physiques aux animaux ne doit être
utilisée. Aucune mutilation ne doit être pratiquée sur les animaux. Seules sont autorisées les
interventions pratiquées dans le cadre d'un traitement vétérinaire ou celles prévues dans le
cadre de l’exploitation.
Les pratiques zootechniques donnants lieux à des mutilations et permises par la
réglementation sont la réduction des coins et des défenses, la section partielle de la queue
(caudectomie), la castration des porcs mâles et la pose d'anneaux nasaux :
- l'éleveur doit avoir recours à des mesures préventives avant de faire procéder à la
caudectomie qui ne doit pas être pratiquée de façon systématique mais seulement si
des preuves de sa nécessité existent (des événements du type «dommages, blessures
causés par de l'autophagie » doivent être répertoriés dans le registre sanitaire
- la réduction des coins ne doit pas être pratiquée de façon systématique mais seulement
si des preuves de sa nécessité existent (des événements du type «dommages, blessures
causés sur les mamelles, oreilles ou queues » doivent être répertoriés dans le registre
sanitaire) ;

Construction zootechniques
6 Ir. N.M grâce

- la pose d'anneaux nasaux n'est autorisée que sur les porcs vivant en plein air.
Lorsque des mortalités sont constatées lors des visites, le nombre d'animaux morts doit être
reporté dans le registre d'élevage. On ne doit pas trouver d'animaux malades ou blessés
auxquels les soins apportés ne sont pas appropriés.
On ne doit pas trouver d'animaux malades ou blessés auxquels aucun soin n'a été
immédiatement prodigué. En cas de besoin (cas où un animal n'aurait pas réagi aux premiers
soins), l'éleveur doit avoir fait appel un vétérinaire dès que possible.
Les exploitations d'élevage doivent disposer d'un local ou d'un système d'isolement des
animaux malades ou blessés (c'est-à-dire un lieu dédié ou une organisation dans l'élevage
permettant une séparation effective de l'animal malade du reste du cheptel).
Lorsque des animaux malades ou blessés sont détenus à l'extérieur, ils doivent être ramenés
dans les bâtiments d'élevage en vue de leur isolement (local ou système d'isolement).
Règles complémentaires pour les veaux
Les veaux élevés en stabulation doivent être visités au moins deux fois par jour.
Lorsque des mortalités sont constatées lors des visites, le nombre d'animaux morts doit être
reporté dans le registre d'élevage.
Le local d'isolement des veaux malades doit disposer d'une litière sèche en quantité suffisante.
Règles complémentaires pour les porcs
Le local d'isolement des animaux malades ou blessés doit permettre aux porcs de se retourner.
L’alimentation et l’abreuvement
Les dispositifs d'alimentation et d'abreuvement doivent être fonctionnels, non souillés par des
déjections accumulées depuis plusieurs jours et permettre de limiter les compétitions entre
animaux.
L'alimentation et l'abreuvement distribués doivent respecter, tant quantitativement que
qualitativement, les besoins physiologiques des animaux (voir ci-dessous les exigences
spécifiques aux veaux et aux porcs).
L'alimentation doit donc leur assurer un état d'engraissement satisfaisant. L'accès à
l'alimentation et à l'abreuvement doit être compatible avec les besoins physiologiques des
animaux.
Règles particulières pour les veaux
Pour satisfaire aux besoins physiologiques des veaux, le mode d'alimentation et la qualité de
l'aliment doivent permettre :
- de garantir une prise du colostrum par les veaux dans les 6 heures qui suivent leur
naissance ; • de nourrir les veaux au moins deux fois par jour ;

Construction zootechniques
7 Ir. N.M grâce

- d'apporter une quantité suffisante de fer afin de garantir pour chaque veau un taux
d'hémoglobine au moins égal à 4,5 mmol/l ;
- d'incorporer dans la ration quotidienne de tous les veaux de plus de deux semaines un
aliment fibreux en quantité suffisante soit 50 à 250 g pour les veaux de 8 à 20
semaines ;
- par temps très chaud ou en cas de maladie, de tenir en permanence à la disposition des
veaux de l'eau fraîche, c'est-à-dire de l'eau qui n'a pas stagné. Pour les éleveurs qui
n'ont pas encore équipé les bâtiments d'abreuvoirs et qui distribuent de l'eau avec des
seaux, ils devront veiller à ce qu'il y ait toujours de l'eau dans les seaux quitte à
augmenter la fréquence de passage dans le bâtiment en période très chaude. Règles
particulières pour les porcs Pour satisfaire aux besoins physiologiques des porcs, le
mode d'alimentation et la qualité de l'aliment doivent permettre :
- de nourrir les porcs au moins une fois par jour ; 11
- d'incorporer dans la ration quotidienne des cochettes et des truies sèches gestantes un
aliment riche en fibres et à haute valeur énergétique (un aliment peut être fibreux et
énergétique) ;
- d'assurer l'accès permanent à l'abreuvement aux porcs de plus de deux semaines.
Les animaux placés à l’extérieur.
Les animaux non gardés dans des bâtiments doivent, dans la mesure où cela est nécessaire et
possible, être protégé contre les intempéries, les prédateurs et les risques pour leur santé
(absence de déchets et résidus dans les parcelles susceptibles de blesser les animaux ou d'être
ingérés par ces derniers).
Les parcours extérieurs ne doivent pas comporter de source de blessure pour les animaux (les
parcelles doivent être aménagées ou configurées de telle sorte qu'il n'y ait pas de trous, ravins,
marécages, structures instables…Susceptibles de provoquer des chutes ou des blessures).
L’hébergement des porcs
Dans les exploitations de plus de 10 truies, les truies et les couchettes doivent être logées en
groupe entre la 4e semaine après la saillie et la semaine précédant la date prévue de mise bas.
Dans la semaine précédant la date prévue de mise-bas, des matériaux de nidification doivent
être mis à la disposition des femelles, à moins que le système d'évacuation ou de récupération
du lisier utilisé dans l'établissement ne le permette pas.
Quel que soit le mode d'hébergement, les cases de maternité doivent être conçues de façon à
laisser un espace libre derrière les truies.
Les maternités libres doivent être équipées de dispositifs de protection des porcelets. En
maternité, le sol doit être recouvert d'un revêtement ou de litière de paille de façon à permettre
à tous les porcelets de se reposer en même temps.
Les porcs doivent être hébergés en groupe au plus tard dans la semaine suivant le sevrage.
Chapitre 2 : PRINCIPES GENERAUX DE CONSTRUCTION

Construction zootechniques
8 Ir. N.M grâce

1.1. Facteurs à considérer dans les constructions zootechniques


1.1.1. Facteurs économiques
- la structure des constructions pour l’élevage doit être simple mais agréable à voir sans
chercher de l’architecture compliquée;
- la surface ouverte doit être la plus grande possible mais au prix de revient au m² plus
bas possible;
- la conception des locaux doit être bien spécialisée pour permettre éventuellement des
modifications faciles et économiques;
- les bâtiments réservés pour l’aviculture peuvent même être de préférence des
installations démontables et mobiles.
1.1.2. Les facteurs hygiéniques et de confort
Les bâtiments destinés aux logements des animaux doivent satisfaire à toutes les conditions
hygiéniques parce que la domestication des animaux a toujours conduit à la diminution de la
rusticité du bétail et de plus la stabulation des animaux augmente les maladies parasitaires et
même contagieuses à cause de la proximité qu’elle entraîne.
Il y a donc lieu de respecter les règles d’hygiènes qui permettent de maintenir une ambiance
générale favorable à un bon état d’entretien et de santé des animaux.
Parmi les facteurs d’ambiance il y a :
La température, l’humidité, le vent, la poussière dans l’air.
La température dans les régions tropicales est considérée comme le 1er facteur qui
conditionne le confort des animaux. Bien que les races tropicales soient adaptées à cette
température. Il y a un impact néfaste de la température sur la production animale et cette
influence de la température varie selon les espèces, races et surtout l’âge.
Il y a donc lieu de protéger dans beaucoup de cas contre l’insolation excessive d’autant plus
que le mécanisme de dissipation de chaleur du corps animal varie d’une espèce à une autre.
Quant à l’humidité atmosphérique, les animaux s’adaptent plus facilement à une atmosphère
sèche qu’à une atmosphère humide.
Dans les régions chaudes et humides, l’évaporation cutanée et pulmonaire pose plus de
problèmes comparés à la région chaude ou bien sèche bien que dans ces dernières régions,
une sécheresse excessive de l’atmosphère constitue une source de déshydratation des
animaux.
La pureté de l’eau est un facteur aussi important parce que l’air atmosphérique peut contenir
beaucoup d’impuretés qui peuvent être:
- gazeuses provenant de la fermentation des excréments et des urines des animaux;
- la poussière formée de débris de végétaux, des poils des animaux, des excréments
desséchés ou du sol dénudé.
Ces poussières peuvent aussi contenir des microbes, des bactéries ou des moisissures. Tous
ces facteurs cités plus haut sont en général influencés ou peuvent être modifiés par le climat,

Construction zootechniques
9 Ir. N.M grâce

l’orientation de bâtiment, les matériels de construction utilisés, la ventilation dans le bâtiment,


la forme des ouvertures, etc.
1.2 Le Climat
Lors de construction de bâtiment, il faut tenir compte du climat de la région.
Les états du climat qu’il faut prendre en compte sont:
- La température: la température moyenne selon les saisons, la température maximale
et minimale et les températures diurnes et nocturnes;
- Le vent: pour le vent, il faut connaître l’intensité, la périodicité, la direction
dominante.
- Les régimes de pluies: il faut connaître la quantité de pluie qui tombe par an (=
pluviosité), la répartition annuelle de pluies.
- L’hygrométrie: il faut connaître l’humidité relative. C’est le premier facteur que le
fermier doit connaître.
2. L’orientation des bâtiments
Elle est conditionnée par
- la direction des vents dominants,
- la direction dominante des averses,
- la position du soleil
En général, on évite les expositions directes au soleil levant ou couchant dont les rayons
perpendiculaires à l’axe des bâtiments sont très calorifiques. On les protège également contre
les vents dominants et les averses.
Dans un pays où les vents dominants et les tornades viennent surtout de l’est (c’est le cas dans
la zone sahélienne de l’hémisphère nord), on oriente les bâtiments selon l’axe est-ouest, avec
un pignon de protection fermé à l’est.
3. Les matériaux de construction employés
Ils dépendent :
- De l’intensité de l’insolation,
- De la température et de ses variations,
- De l’abondance des chutes de pluies,
- De l’humidité ambiante.
Un bâtiment d’élevage, peuplé d’animaux, constitue une enceinte thermique dont la
température intérieure (Ti) a tendance à évoluer vers un état d’équilibre voisin de la valeur de
la température extérieure (Te). Te-Ti = 0, La température du local dépend donc de cette
température extérieure, mais aussi de la nature, de l’épaisseur, de la structure, bref du pouvoir
isolant des parois.

Construction zootechniques
10 Ir. N.M grâce

On démontre que les échanges calorifiques (Q) entre l’intérieur du bâtiment et l’extérieur sont
proportionnels à la surface des parois (S), à la différence des températures Te et Ti et à un
coefficient (K) qui caractérise les propriétés isolantes du matériau utilisé pour la construction.
Q = KS (Te-Ti)
Ce coefficient K est en fait la composante de deux facteurs : la transmission de la chaleur se
fait en effet par conductibilité et par irradiation (infrarouges surtout).
La transmission par conductibilité est sous la dépendance du pouvoir conducteur du matériau
utilisé et de son épaisseur.
La transmission par irradiation dépend de son pouvoir réfléchissant.
L’expérience montre l’importance de cette énergie radiante en région tropicale Il est connu
qu’un revêtement de couleur foncée emmagasine davantage de chaleur qu’un revêtement
clair.
L’utilisation de toitures en aluminium, matière douée d’un fort pouvor réfléchissant, maintient
dans les poulaillers et les étables des températures plus fraîches que les toitures en tôles
galvanisées ou en fibrociment.
En région tropicale, la température externe est, en général, supérieure à la température interne
des locaux.
Les échanges thermiques se font donc de l’extérieur vers l’intérieur, le local a tendance à
s’échauffer et le problème qui se pose est de s’opposer à cette augmentation de température et
de favoriser l’évacuation de la chaleur résiduelle.
Il faut surtout protéger l’animal contre la chaleur radiante. Pour cela, les logements doivent
être réalisés avec des matériaux doués d’un bon pouvoir isolant et réfléchissant (K faible).
Le prix du matériau employé entre aussi en ligne de compte : plus il est isolant, plus il est
cher. Lors de la construction, on devra donc faire des économies partout où il est possible
d’en faire et réaliser un local en fonction d’une exploitation équilibrée entre les coûts de
gestion et la rentabilité globale de la production envisagée. Dans l’élevage des races locales
adaptées, on peut laisser de larges ouvertures et utiliser pour les murs des matériaux
faiblement isolants.
Avec des animaux améliorés exotiques, plus sensibles à la chaleur et d’un prix relativement
élevé, il faut davantage veiller à l’isolation des murs. De toute façon on accordera beaucoup
de soins à l’édification de la toiture (étendue, inclinaison, pouvoir réfléchissant). Il faut
également considérer les écarts de température entre le jour et la nuit (variation
nycthémérales) ; si on emploie un matériau très isolant, le local garde une fraîcheur lors des
heures chaudes de la journée ; par contre, dès que survient le soir, son atmosphère paraît
étouffante et surchauffée car l’isolation empêche également la chaleur de sortir. Il faut donc
prévoir une aération et une ventilation suffisantes pour une évacuation rapide de la chaleur et
une baisse corrélative de la température ambiante.
Les matériaux les plus couramment utilisés chez-nous sont :

Construction zootechniques
11 Ir. N.M grâce

A. Pour les murs


La terre, un mélange à base d’argile ou de latérite (banco) ; les briques en terre non cuites (en
banco) ; les briques en terre cuites ; les pierres, dans les régions volcaniques ; le ciment,
mélangé au sable (brique en bloc ciment) ; le béton armé (ciment+sable+gravier+barre de
fer) ; etc…
Les pierres sont surtout utilisées dans les fondations (moellon). Pour éviter la désintégration
des briques par les urines, les excréments, le sel ou les engrais, les murs doivent être crépis à
l’aide d’un enduit de 1 à 2 cm d’épaisseur qui isole la brique du contact direct avec l’eau et
l’atmosphère.
Chez-nous on utilise aujourd’hui la peinture à l’huile, mais son coût est élevé ! Une rigole et
un trottoir de protection assurent l’étanchéité des fondations. Pour certains cloisonnements
internes on peut utiliser le bois, surtout dans les régions équatoriales où il est abondant et dont
les variations de température sont faibles.
Cependant il résiste mal aux variations de température, d’hygrométrie et aux termites.
B. Pour les toitures
La terre (banco), coulée sur des nattes ou des branches soutenues par une charpente en bois ;
cependant il faut l’entretenir continuellement. Le chaume ou la paille tressée, fréquemment
utilisés en milieu rural ; bons isolants, mais doivent être changés souvent car ils ne résistent
pas aux pluies et à l’humidité. On peut améliorer son isolement en tendant des nappes de
plastique sur la paille (sacs d’engrais vides).
La tuile peut dans certains cas être utilisée ; mais sa mise en œuvre est plus délicate (voir
régions du Kivu). La tôle ondulée en fer galvanisé ou en aluminium ; c’est la toiture la plus
répandue en milieu urbain pour les fermes modernes de la périphérie. L’aluminium surtout a
un bon pouvoir réflecteur des radiations solaires.
C. Pour les charpentes
Le fer est utilisé en zone sahélienne où le bois est rare. Solide, il a l’avantage d’être propre et
assez facile à travailler. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’il doit être entretenu. Cet entretien
nécessite des précautions particulières quand il s’agit du logement de grands ou petits
ruminants : l’absorption accidentelle par ceux-ci de quelques gouttes de peinture antirouille à
21 bases de minium de plomb suffit pour les tuer.
Il faut toujours évacuer les bouveries et bergeries quand on utilise des peintures à base de
plomb, et faire disparaître toute trace de celles-ci sur le sol ou dans les mangeoires après
l’exécution des travaux. Le bois est très employé dans toutes les régions où son prix est
beaucoup moins élevé que celui du fer.
Comme il a déjà été dit, le choix doit porter sur une qualité résistant aux insectes en général et
aux termites en particulier. Il est même fortement recommandé de la traiter avec des goudrons
ou des produits dérivés ou des badigeons anti termites.

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12 Ir. N.M grâce

D. La ventilation
Facteur essentiel de l’ambiance, consiste à assurer la circulation d’un léger courant d’air dans
un local et agit à la fois sur : la pureté de l’atmosphère en éliminant les mauvaises odeurs, la
température (rôle restreint en pays tropicaux où la température extérieure est souvent plus
élevée que la température des locaux), et surtout sur le degré hygrométrique de l’air : en
milieu confiné, la vapeur d’eau émise par les animaux tend à saturer l’atmosphère.
La régulation thermique se fait moins bien et les animaux supportent mal la chaleur. Avec une
bonne ventilation, le degré hygrométrique s’abaisse et la régulation thermique se fait mieux.
La ventilation peut être naturelle ou artificielle.
Naturelle (ou aération) par les ouvertures. Artificielle : à l’aide de ventilateurs placés au ras
du sol, dans l’épaisseur des murs, au plafond, et rejetant l’air à l’extérieur.
Cette ventilation artificielle est indispensable dans certains locaux d’élevage comme les
poussinières et les salles d’incubation artificielle, où le degré hygrométrique s’élève au point
de bloquer les processus de régulation thermique par évaporation cutanée et pulmonaire : dans
les régions très humides, où la température moyenne se situe entre 28°C et 31°C, on doit
même climatiser les salles d’incubation artificielle.
E. Les ouvertures
La dimension des ouvertures dépend :
- Du climat,
- De l’isolation que l’on peut réaliser, elle-même fonction de l’espèce ou de la race
d’animaux que l’on garde.
Les portes doivent avoir une largeur suffisante pour permettre le passage des animaux et du
matériel (brouettes, parfois tracteurs). Elles doivent s’ouvrir de l’intérieur vers l’extérieur.
L’orientation et leur position sur les murs doivent être telles que la nuit il soit possible de les
obturer alors que le matin et le soir on les tiendrait largement ouvertes. En plein midi elles ne
doivent pas être exposées à la réverbération directe des rayons solaires, mais protégées par un
auvent.
La dimension des autres ouvertures dépend essentiellement du climat et de l’espèce animale.
En pratique, dans les régions à faible pluviométrie (zone sahélienne), les locaux sont
largement ouverts pour les bovins et les petits ruminants, moins pour les porcs et les chevaux.
En régions pluvieuses, où les variations de température sont moindres, les locaux sont
d’avantage fermés, c’est-à-dire de type plus « européen », pour les ruminants, plus ouverts
pour les porcs, avec obturation compensée par une trappe ou un volet à crémaillère.

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CHAPITRE TROISIEME :AMENAGEMENT ET IMPLANTATION


AMENAGEMENT
Le sol (le terrain)
Le sol est un substrat sur lequel repose les animaux. Il doit être imperméable pour assurer une
bonne collecte des urines et des fumiers et pour pouvoir être nettoyé et désinfecté sans
difficulté.
Il doit en outre présenter une bonne adhérence pour éviter les glissades, les chutes et les
accidents aussi bien pour l’homme que pour l’animal. Il doit être résistant, isolant ; dans les
logements où l’on pratique la litière accumulée (stabulation libre, poulailler) on peut être
moins exigeant pour ces deux qualités.
Il doit être suffisamment résistant pour assurer la solidité des fondations, mais pas trop
rocailleux, ce qui complique le travail. 23 Pour faciliter l’écoulement des urines et des eaux de
lavage le sol doit avoir une pente légère de 1 à 3 % (1 à 2 cm par mètre).
L’évacuation de l’urine a une importance hygiénique considérable car, en croupissant, elle
produit de l’ammoniaque. En outre, collectée dans une fosse avec le fumier arrosé d’eau, elle
constitue le purin, engrais organique de valeur.
Type des Sol
Chez le petit éleveur, le sol est souvent en terre battu ou compactée.
Dans les élevages plus évolués, le sol suivant peut être préconisé :
- la base (a) est constituée par une couche de cailloux d’une épaisseur de 15 cm environ.
Ils sont damés. Cette épaisseur de cailloux permet d’asseoir le sol et de protéger le
revêtement de l’humidité du terrain. On surmonte cette base d’un béton (b) de cailloux
d’environ 10 cm d’épaisseur. Enfin, le revêtement imperméable (c) est constitué par
une chape de ciment de 2 à 2,5 cm dosée à 400 kg de ciment par mètre cube de sable.
Il y a intérêt à construire un sol en léger surélèvement par rapport au terrain
environnant, assaini au préalable (éliminer racines, bulbes…). Un tel sol est
relativement économique, résistant et imperméable. Son adhérence est bonne à
condition de frotter la chape au balai avant la prise du ciment.
Le terrain est le support géologique sur lequel sont construits les bâtiments, il doit être
perméable pour éviter la boue et les flaques d’eau aux abords des bâtiments.
Il est inutile d’insister sur l’impérieuse nécessité de disposer d’un sol sec, les terrains humides
devront être drainés avant d’y ériger des constructions.
Il sied d’accorder une grande importance au terrain sec ; le choix de l’emplacement doit donc
faire l’objet d’une attention particulière. Ne jamais construire dans les fonds, car nonobstant le
fait qu’on peut bénéficier de l’eau et les animaux sont à l’abri des vents, ceux-ci peuvent être
victimes des maladies qui s’installent à la longue dans les milieux humides. Une erreur de
logement, un manque d’hygiène ou une déficience d’alimentation revêtent dans ces cas une

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très grande importance et occasionnent la perte d’une partie du cheptel. La réceptivité des
animaux pour les maladies devient très grande et l’élevage en souffre. Il faut accorder la
préférence au terrain sec n’ayant pas de versant N., N.-E. ou E. Du point de vue de l’hygiène,
la valeur d’un terrain, par rapport à un autre, varie beaucoup.
Le soleil 24 constituant un premier facteur de vie et de santé, il convient de tirer parti du
dernier de ses rayons (rayons U.V. ; action microbicide).
Le pavement
Il doit être particulièrement soigné lorsque le sol n’est pas parfaitement sec. Outre le drainage,
le terrassement doit être recouvert d’une couche de morceaux de briques coulées au ciment,
puis on posera le pavement (briques sur champs).
Il est indiqué de relever le couchage des animaux de 15 ou 20 cm au-dessus du niveau du sol
pour éviter davantage l’humidité. Il importe d’éviter de revêtir le pavement de ciment en
raison de du froid et du danger de glissades.
Les murs
Afin de protéger la maçonnerie contre les dégâts que peuvent y occasionner les animaux, il est
bon de revêtir les murs d’une couche peu épaisse de bon ciment sur une hauteur de 1 m à
1m75.
Le plafond
Il est indispensable dans tout local abritant les animaux. Il peut être fait en paille, en chaume,
en bois, en poutrelles, en timberite ou en triplex.
Les plafonds en maçonnerie et poutrelles sont préférables à la paille et au bois ; ils sont
durables et résistent à des fortes charges. Ils sont froids et condensent la vapeur d’eau dans les
étables mal aérées, au point que des briques pourraient se détacher.
On peut diminuer l’inconvénient de la condensation en protégeant la brique par une couche de
menues paille. Quant à la hauteur du plafond, il importe d’avoir une hauteur normale, avec
des possibilités d’aération plus grandes, tout en maintenant la température voulue.
Par hauteur normale, il faut entendre de 2m90 à 3m25 pour les étables et les écuries ; 2m10 à
2m25 pour les porcheries, 2m50 à 2m75 pour les bergeries, selon l’importance du local. Ce
plafond doit être rigoureusement horizontal afin de pouvoir aérer normalement.
Les portes
Les portes doivent être placées pour la grande facilité du service.
Il est indiqué de ne pas les multiplier outre mesure dans un même local. Les portes tourneront
au dehors ; elles refroidissent moins l’étable ; se souillent moins lors du nettoyage quotidien
des locaux ; font gagner de la place à l’intérieur ; sont moins exposées à être forcées ou
arrachées par les animaux lors de la rentrée et de la sortie ; permettent une sortie rapide en cas
d’incendie et évitent ainsi les dangers des portes tournant au-dedans et qui peuvent se coincer
par la poussée des animaux.

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Les dimensions des portes doivent être normales : pour les étables et les écuries par exemple,
2m10 ou 2m20 de hauteur pour 1m10 ou 1m20 de largeur utile ; pour les porcheries et les
bergeries, 1m80 ou 2m00 de hauteur pour 0m80 ou 1m00 de largeur.
Les portes ne servent jamais à l’aération ! L’usage des portes roulantes ou à glissières se
répand de plus en plus.
Les fenêtres
Les fenêtres devront être en rapport avec les dimensions des locaux, mais leur nombre doit
l’emporter sur leur surface individuelle. On doit placer sensiblement un tiers de fenêtres en
plus du côté chaud que du côté froid.
Quant à leurs dimensions, elles peuvent varier de 65 cm de hauteur sur 45 cm de largeur à
1m30 de hauteur sur 90 cm de largeur ; pour les petites porcheries on peut avoir 65 cm de
largeur pour 45 cm de hauteur.
Il faut de préférence utiliser le verre mat ou le bois (triplex) afin d’éviter la réflexion de la
lumière ! On peut même badigeonner l’intérieur des fenêtres d’un peu de chaux pour rendre le
verre moins transparent. Le couloir d’alimentation
Le couloir d’alimentation devant les mangeoires est vivement recommandé : il fait gagner
beaucoup de temps lors de la distribution des repas ; il contribue à plus de propreté puisqu’on
ne passe plus sur les litières.
La largeur minimum est de 1m10 à 1m25 ; il communique généralement avec le local où se
déposent et se préparent les aliments. Dans le dispositif d’étables doubles « tête à tête », on lui
donne de 3m50 à 4m00 de largeur ; on y dépose aussi les fourrages, ce qui constitue une réelle
économie de main-d’œuvre.
Le couloir de service Derrière les animaux se trouve le couloir de service ; sa longueur varie :
pour les bovidés, de 1m15 à 1m50 et plus ; pour les chevaux, de 2m à 2m50. Lorsque les
étables sont étroites, ce couloir ne mesure que 80cm, ce qui crée de réelles difficultés lors des
mises-bas.
L’écoulement des urines
L’écoulement des urines doit se faire autant que possible par canalisations souterraines même
dans le local occupé par les animaux.
La distance maximum du parcours de l’urine à ciel ouvert est de 4 à 5 m, dans une rigole peu
profonde, de forme légèrement arrondie, permettant un nettoyage facile.
S’agit-il d’un local ayant 9 m de longueur, le puisard par lequel les urines rejoindront la
purinière se trouvera au milieu, soit à 4 m, 50 des murs extérieurs.
Pour les bâtiments ayant 20 ou 30 m de longueur, l’on procède par tronçons de 10 m, ce qui
fait un parcours maximum de 5 m à ciel ouvert.
Dans les étables doubles, à dispositif queue à queue, l’on peut raccorder le départ souterrain
des urines de la seconde rangée à la canalisation souterraine existant pour la première.

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Afin de prévenir l’obstruction des rigoles profondes, il convient de couvrir les puisards d’une
tôle perforée de quelques trous, à l’exclusion des grilles qui occasionnent fréquemment des
obstructions.
Il est indispensable d’installer tous les 5 m, par exemple, un puisard servant à la fois de
chambre de visite et de décanteur. L’on peut ainsi envoyer les urines même si la purinière est
distante de 25 o de 30 m du local occupé par les animaux.
L’établissement de la purinière sous le local des bêtes est catégoriquement à déconseiller ; il
n’en résulte que des inconvénients.
Lors des grandes gelées, l’on recouvre les conduites souterraines d’une couche de fumier
frais. Coupe-air Un coupe air est indispensable entre l’étable et la fosse à purin.
Le commerce en offre de nombreux types, tous bons en principe, mais présentant
l’inconvénient de coûter assez cher. Ajoutons que ceux en fonte se brisent facilement sous le
poids des animaux et peuvent constituer un danger.
Il se construit en maçonnerie et est recouvert d’un couvercle muni à la face inférieure d’une
languette plongeant dans l’urine et formant ainsi coupe-air. Le couvercle en tôle de 8 mm
d’épaisseur est percé de cinq ou six trous de 15 mm de diamètre, sur une seule moitié.
Les dimensions varient pour chaque cas ; les moyennes sont : 35 à 50 cm de profondeur, 20
cm de largeur sur 30 à 50 cm de longueur.
Le couvercle doit être placé avec soin de façon à ce qu’il ne puisse glisser sous la poussée du
pied d’un animal.
Une canalisation spéciale évacue les eaux de lavage en tout autre endroit que la purinière,
tandis que le sterfput fait l’office de décanteur.
L’absence d’un coupe-air étanche rend l’étable insalubre ; les animaux qui vivent près de
l’endroit d’où l’urine part à la citerne sont sujets à intoxication.
Le dépérissement des jeunes veaux, dans une étable dépourvue de coupe air, est très fréquent,
surtout si la purinière se trouve sous le local.
Hygiène
Tous les locaux doivent être tenus dans un état de propreté impeccable. Le badigeonnage
semestriel au lait de chaux, fraîchement préparé et additionné d’une petite quantité de crésyl
ou de formol, complétera les lavages hebdomadaires des pavements, couloirs et mangeoires.
Les eaux de lavage seront détournées de la purinière comme il a été indiqué ci-dessus. Ces
mesures d’hygiène sont de la plus haute importance, en particulier dans les cas de stabulation
permanente, encore trop fréquents en petite culture.
Les fenêtres seront régulièrement nettoyées et remises en place aussitôt. Indépendamment de
l’entretien courant, il convient, au moins une fois l’an, lorsque le cheptel est en pâture, de
procéder à une désinfection soignée.

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Le lait de chaux obtenu par 40 kgr. De chaux vive pour 100 litres d’eau avec addition de
formol ou de crésyl en petites quantités, ne peut suffire. Il faut une action plus énergique pour
détruire les nombreux germes de maladies qui guettent nos animaux.
Après avoir enlevé toute la litière, l’on gratte soigneusement le sol pour le débarrasser des
matières organiques qui le recouvrent.
Après avoir procédé au nettoyage général, on arrose le sol et le bas des murs avec une
solution d’acide sulfurique à 10 % (en poids), (le sulfate de fer dans les mêmes proportions
convient aussi).
L’on ferme soigneusement toutes les ouvertures à l’exception de la porte, en collant du côté
de l’intérieur des bandes de papier sur les jointures des fenêtres, sur les bouches d’aération,
dans le but d’intercepter toute communication entre l’atmosphère du local et l’air extérieur.
Il s’agit ensuite de dégager dans cette enceinte close un gaz doté de propriétés antiseptiques
énergiques, tels par exemple : le formol, le chlore, le gaz sulfureux, etc.
Le formol est vendu sous forme de solution aqueuse contenant 40 % d’antiseptique. Il faut
utiliser 50 cm. Cubes de cette solution par mètre cube du local à désinfecter sur une série de
réchauds à charbon de bois incandescent l’on place des récipients assez volumineux contenant
chacun une certaine quantité d’eau bouillante.
Brusquement l’on y verse la solution formolée en s’assurant que l’ébullition recommence,
afin de provoquer le dégagement gazeux.
Il faut aussitôt quitter le local pour éviter d’être incommodé. Des bandes de papier sont alors
collées extérieurement sur la porte.
Le gaz sulfureux est d’un emploi également très pratique. Dans des vases métalliques, hors
d’usage, on verse un mélange contenant 50 gr de fleur de soufre et 50 gr de nitrate de potasse
par mètre cube à désinfecter.
Chaque vase reçoit en outre une petite quantité d’alcool à brûler. L’opérateur enflamme
successivement le contenu de chaque vase et se retire aussitôt.
Il existe bien d’autres procédés de désinfection aussi efficaces les uns que les autres.
En voici un ne nécessitant pas de chaleur et très commode à réaliser. Procédé Doerr et
Raubitcheck : dans une cuve en bois, ou un tonneau (pas de récipient métallique) l’on
mélange à froid une unité de permanganate de potasse à une unité de formol additionnée
d’une unité d’eau.
On laisse agir pendant une dizaine d’heures, le local étant convenablement clos comme
indiqué plus haut. Laisser aérer fortement pendant un jour avant d’introduire les animaux.

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CHAPITRE QUATRIEME : DIFFERENTS LOCAUX D’ELEVAGE


1. L’étable
Dans les petites exploitations agricoles, tous les bovidés sont réunis dans un seul et même
local. Ailleurs, où le nombre des animaux est élevé, et où l’on pratique diverses spéculations
zootechniques, on héberge chaque catégorie dans un local distinct.
Il existe une étable à simple rang avec couloir d’alimentation et local pour la préparation des
fourrages. Les dimensions intérieures pour dix animaux sont sensiblement 11 m sur 6 m 30 de
large.
Pour le local des fourrages, il faut une entrée cochère et de la place pour remixer des aliments,
couper les racines, etc.
L’étable à rangée double comporte deux variantes : Celle où les animaux sont placés tête à
tête, avec couloir spacieux d’alimentation commun aux deux rangées ; Celle où les animaux
sont placés croupe à croupe (tête au mur) avec deux couloirs d’alimentation et un couloir de
service commun servant de dépôt à fourrages.
Le modèle avec couloir d’affouragement commun offre comme avantages :
1° Une économie de terrain,
2° Une grande facilité dans la distribution des aliments ;
3° Moins de refroidissement grâce à l’emplacement central des animaux.
Par contre, l’enlèvement du fumier est moins aisé. Pour une étable double rang pour 30 bêtes
placées croup à croupe, avec deux couloirs d’alimentation et un couloir de service commun,
les dimensions intérieures sont sensiblement de 15 m de long sur 12 m de large, le couloir de
service mesurant 4 m 50 sur 12 m.
Lorsque le nombre d’animaux à héberger est grand (au-delà de 50 têtes), il y a lieu de choisir
entre deux types d’étables : celui à double rangée longitudinale, et celui à rangées multiples
transversales.
Ce dernier type présente beaucoup d’avantages et est à préférer s’il s’agit d’un local isolé, que
l’on peut éclairer et aérer des quatre côtés.
Remarque : Toute ferme possédant plus de 6 têtes de bétail doit disposer d’un local servant
d’étable de quarantaine et d’infirmerie. Il doit être éloigné des autres locaux et les coins seront
arrondis, les murs cimentés jusque 1 m 75 de hauteur, il y aura de l’air et de la lumière en
abondance.
Types d’étables
• Étables froides
• Étables semi isolées
• Étables isolées

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A - Les étables froides


− Objectif : Maintenir la température intérieure à quelques degrés de différence avec la
température extérieure.
− Étables sans isolation, ou seulement pour contrer la condensation en hiver et le rayonnement
de la toiture en été.
− Le nettoyage au mini tracteur est souvent très pratique dans ce genre d’étable.
Tableau 5 : Avantages et inconvénients des étables froides

AVANTAGES INCONVENIENTS
Représente environ 60% du coût de Demandes installations à l’épreuve du gel
construction d’une étable isolée (abreuvoir et canalisation à eau)
Microbisme plus faible à cause de la Le nettoyage avec des raclettes demande
température ambiante beaucoup de surveillance et un fonctionnement
continu en hiver Infiltration des précipitations
par l’ouverture continue du toit Condensation
sur les parties métalliques à certains moments
L’exploitant travaille au froid
NB : Les performances laitières ne semblent pas affectées par le froid, en autant que les
vaches soient bien alimentées.
Les hautes productrices sembleraient mieux supporter le froid que les autres.
B - Les étables semi isolées
− Objectif : Maintenir la température intérieure près ou au-dessus du point de congélation.
− L’étable est isolée avec des matériaux ayant une valeur isolante de 3.5 RSI au plafond et de
1.8 RSI dans les murs.
− Ce type d’installation demande quand même des installations résistantes au gel, quoique
moins fortement que pour les étables froides.
− Les raclettes ne demandent plus un fonctionnement continu et une surveillance aussi étroite.
− Les étables semi isolées demandent de pouvoir contrôler la circulation d’air dans le
bâtiment.
− L’exploitant travaille dans un milieu plus tempéré.
− Les étables semi isolées représentent encore une économie appréciable face aux étables
isolées.
C - Les étables isolées
− Objectif : Maintenir la température intérieure entre 8 et 10 °C en hiver.
− Ce type de bâtiment demande une isolation de 5.2 RSI au plafond et de 3.9 RSI dans les
murs.

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− Lors des très grands froids, il y a déficit thermique et élévation de l’humidité relative
(inconfort des animaux et du personnel).
− Pour diminuer l’humidité relative, soit on augmente la température par un chauffage
complémentaire, soit on l’abaisse en augmentant le débit de ventilation.
− L’exploitant travaille à une température près de sa zone de confort (15 – 20 °C).
− Les étables isolées nécessitent un investissement beaucoup plus élevé que les étables froides
ou semi isolées.
Mode de couchage
Revêt une importance capitale en contribuant à produire un lait propre.
Le couchage court, ou court-bâti, n’ayant que 1 m 80 de longueur est l’idéal vers lequel il sied
de tendre et s’impose pour les vaches laitières.
En effet, la pratique permet de constater que plus le bâti est long, plus les vaches sont
recouvertes de bouses.
Le court-bâti nécessite une mangeoire très basse (15 cm de hauteur), permettant aux animaux
de se coucher et de se relever sans difficulté.
Les adversaires du court-bâti lui reprochent de réclamer plus de main-d’œuvre et de donner
peu de fumier.
En dehors des étables de laiteries, là où le court-bâti, pour des raisons plausibles, n’est pas
indiqué, on pourra utilement adopter le dispositif représenté en coupe à la figure ci-dessous.
Matériaux composant la couchette
Le fond
− Peu importe le fond utilisé, il est toujours nécessaire d’utiliser de la litière pour absorber
l’humidité et faciliter le nettoyage.
− La durabilité doit être suffisamment grande pour réduire l’entretien, mais sans affecter le
confort de l’animal.
− Un bon fond encourage l’utilisation de la logette par l’animal plutôt que les allées de
circulation.
− Pour voir les matériaux disponibles pour le fond, consulter le tableau de la page suivante.
La litière
– Rôle principal : Donner plus de confort à la vache.
– Elle absorbe l’humidité pour contribuer à garder la vache propre et au sec, tout en
minimisant le développement bactérien.
– La litière peut être regroupée en 5 grandes catégories :

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1. Matériaux organiques traditionnels


• Paille
• Bran de scie
• Copeaux de bois
• Foin
• Cotons et feuilles de maïs
2. Matériaux organiques non-traditionnels
• Papier journal haché :
• Absorption rapide de l’humidité
• Diminution possible des odeurs
• Développement bactérien faible
• Décomposition rapide dans le réservoir
• Manipulation assez difficile
• Reprend moins bien sa forme une fois compressé, donc
moins confortable pour la vache
• Partie solide du séparateur à fumier :
• Disponibilité très grande et facile
• Augmente l’efficacité du système de séparation
• Absorption de l’humidité moindre
• Se transforme en boue au contact de l’urine
• Au Québec, son utilisation demande l’autorisation du
MAPAQ
3. Mélange de matériaux organiques traditionnels et non-traditionnels
• Mélange de bran de scie et de papier journal.
• Réduit les quantités de litière traditionnelle
• Augmente l’absorption
• Augmente le volume du mélange

4. Matériaux inorganiques traditionnels

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• Sable :
• Rebuts de pierre à chaux
• Très semblable au sable
• Ne pas confondre avec la pierre à chaux qui est plus
propice au développement bactérien
5. Mélange de matériaux organiques et inorganiques
• Mélange de bran de scie et de rebuts de pierre à chaux.
• Les ingrédients sont mélangés dans les proportions
suivantes : • 60 % de bran de scie
• 40 % de rebuts de pierre à chaux
• Le bran de scie doit être changé au besoin (humidité)
Crèche (mangeoire)
Doit être spacieuse, profonde, relativement basse ; tous les coins seront arrondis.
Les dimensions normales sont :
Hauteur du côté des animaux : 55 cm (15 cm pour le court-bâti, voir plus haut).
Hauteur du côté du couloir de service : 1 m Largeur : 55 à 60 cm.
Profondeur : 35 à 40 cm.
Longueur : l’espace réservé à chaque animal, soit 1 m pour le jeune bétail de moins de 500
kg.
Les crèches individuelles étant à préférer, les séparations auront une brique d’épaisseur (ce
qui permet de sceller solidement les moyens d’attache) jusqu’au niveau de la crèche. Passé ce
niveau, on surélèvera de 25 cm (démi-brique d’épaisseur) afin que les animaux voisins ne
puissent se voir quand ils mangent.
Les crèches cimentées sont les plus recommandables. Pour diminuer le gaspillage, on peut
ajouter un bas-flanc que l’on relève pendant les repas. Dans certaines de nos régions, on
rencontre fréquemment des cornadis, séparations souvent à claire-voie, percées d’une
ouverture et placées entre la crèche et l’animal.
Si, d’une part, ces cornadis évitent dans une certaine mesure les pertes d’aliments, d’autre part
ils entravent la circulation de l’air précisément à l’endroit où les bêtes respirent. Ajoutons
qu’ils sont susceptibles d’abriter des parasites ou des bacilles et enfin, qu’ils allongent le
couchage d’environ 60 cm, ce qui contribue à souiller les animaux.
En effet, lorsque ceux-ci engagent la tête dans le cornadis pour gagner la crèche, ils avancent
de 60 cm et déposent leurs excréments là où ils se coucheront après avoir mangé.
Cette pratique est donc irrationnelle.

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Les abreuvoirs
L’abreuvement des animaux est souvent assuré par des abreuvoirs collectifs souvent placés en
dehors de l’étable. Ils sont faits en fer, en béton ou en bois.
Un abreuvoir collectif ou individuel doit être muni d’un système de vidange pour évacuer
l’eau ; ne pas laisser l’eau stagner !
Il existe aussi des abreuvoirs individuels automatique ; cas des fermes modernes pour vaches
laitières.
Il importe de veiller à l’hygiène des abreuvoirs : nettoyage régulier et désinfection en cas
d’épidémie.
Les abreuvoirs situés en dehors de l’étable doivent être placés à l’abri du soleil car les
animaux répugnent l’eau sur chauffée !
Abreuvement automatique
Il est hygiénique et économique.
Hygiénique : parce que les animaux prennent à volonté une boisson propre et légèrement
attiédie 8 à 10°C.
Economique : parce qu’il fait réaliser une économie de main-d’œuvre appréciable pour un
nombreux cheptel. Pour les vaches laitières.
Il existe de multiples systèmes. Le plus simple est celui de « Schönfeld » : le soubassement de
la crèche est creusé d’une rigole à laquelle les animaux ont accès en reculant une plaque
métallique. Cette plaque empêche les débris d’aliments et autres de souiller l’eau.
Dans d’autres systèmes, la rigole se trouve au dessus de la mangeoire, contre le mur devant
les animaux, qui doivent lever la tête pour s’abreuver. Ce dispositif a le grand inconvénient de
souiller la boisson et de provoquer des fermentations.
Lors de la construction des crèches, l’on installe, dans le fond, un tuyau en éternit ayant 7 ou 8
cm de diamètre ; on y fore un trou tous les mètres, communiquant avec un niche pratiquée
dans les crèches (dimensions : 35 cm de haut sur 27 cm de large et environ 15 cm de
profondeur).
Le tuyau est fermé au bout de la rangée de crèches et relié à un appareil à flotteur semblable à
celui des water-closets, mais de dimensions plus grandes. Ce récipient reçoit l’eau d’un
réservoir placé dans l’étable.
Lorsque les animaux boivent, le niveau descend, de même que le flotteur, ce qui laisse
pénétrer une nouvelle quantité d’eau.
Lorsqu’on se sert d’eau de pluie pour abreuver les animaux, il faut placer un filtre devant le
robinet du plongeur.

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Il existe dans le commerce un grand nombre de systèmes d’abreuvement automatique,


donnant toutes garanties au point de vue sanitaire, mais leur installation est coûteuse et
l’entretien difficile.
N.B : Les réservoirs doivent être fermés à l’aide de couvercles pour éviter que les rats ne s’y
noient et corrompent l’eau.
Modes d’attache
Le meilleur système d’attache est celui qui laisse aux animaux la liberté de certains
mouvements et de se tenir debout ou couché sans aucune tension sur la chaîne. En cas
d’incendie, il doit permettre des les détacher promptement.
Il doit prévenir les coups de cornes d’une bête à l’autre et les empêcher d’aller dans les
crèches voisines. Une chaîne attachée à un anneau scellé laisse trop de mouvements dans tous
les sens.
L’attache à deux anneaux scellés convient mieux. Les anneaux sont parfois remplacés par
deux barres verticales, autour desquelles les chaînes peuvent monter et descendre .
Il se présente aussi que les barres verticales dépassent la hauteur des crèches et sont fixées
dans une traverse à 1m50 du sol ; les chaînes ont dans ce cas une plus grande distance pour
glisser.
L’attache par licol (collier) convient parfaitement ; il faut qu’il soit fixé par une double chaîne
soit à deux anneaux soit à deux barres verticales.
Le licol peut être entièrement en cuir ou bien en cuir et chaîne. Il faut veiller à ce que la
longueur de la chaîne soit telle que l’on puisse relier la bête en position normale, sans la
forcer à baisser la tête.
Etable pour veaux
Dès la naissance, les veaux sont séparés des adultes, la flore microbienne propre à chaque
étable leur étant particulièrement néfaste. Ils seront élevés dans une étable séparée de l’étable
des vaches, dans des locaux secs, bien aérés, exempts de courants d’air et garnis de paille
propre.
On les élèvera dans des étables où l’équilibre de l’aération sera parfait, et l’éclairage
abondant. Il est recommandable de ne pas dépasser 2m50 de hauteur de plafond, sauf dans les
locaux spacieux.
A l’étable il est préférable de ne pas les attacher, et, lorsque le temps est favorable on les
laissera en liberté dans de bonnes prairies.
L’élevage rationnel des veaux est d’importance capitale, car seuls les sujets bien logés, bien
soignés et bien nourris seront à même d’assurer, à l’âge adulte, des productions zootechniques
rémunératrices. Dans les élevages importants on groupera les veaux suivant leur âge.
La séparation des sexes se fera au plus tard à 6 mois.

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Pour bien loger ses taures


Voici tout ce que vous devez savoir avant de rénover une étable existante ou de construire une
nouvelle bâtisse.
Pratiquement toutes les étables des fermes laitières peuvent être bâties selon un concept où les
animaux sont attachés queue à queue ou tête à tête.
Plusieurs producteurs élèvent les sujets de remplacement en stabulation entravée. Ce système
permet un suivi individuel des veaux et taures. Ainsi, dans certaines étables, on n'a qu'à
améliorer les abreuvoirs, les stalles et les mangeoires afin d'obtenir une étable à taures très
économique.
D'autres éleveurs se tournent vers la stabulation libre. Celle-ci favorise le développement
musculaire, la croissance et la consommation alimentaire des sujets de remplacement.
Certains producteurs optent pour la construction d'une étable à taures pour conserver leur
étable à stabulation entravée pour les vaches laitières.
Enfin, d'autres préfèrent construire une nouvelle étable laitière et procéder à la rénovation de
l'étable existante pour les sujets de remplacement.
Avant d'investir dans une rénovation, il faut analyser plusieurs critères :
- La fonctionnalité de l'élevage avec le bâtiment rénové ;
- L’économie de main-d'oeuvre ;
- La performance et développement des sujets de remplacement ;
- La durabilité du bâtiment rénové.
Généralement, un projet de rénovation d'étable est viable si les coûts de la rénovation sont
bien moindres que les coûts de construction d'une étable neuve avec une fonctionnalité
similaire.
Voici les éléments techniques à regarder pour planifier un projet de rénovation : plancher
existant ; fondation et structure ; murs et revêtement après rénovation ; hauteur libre du
plafond ; électricité, plomberie, services, portes d'accès.
La plupart du temps, les planchers nécessitent un ajout d'une épaisseur de béton. Les points
justifiant une rénovation sont la hauteur libre de l'étable rénovée, la qualité structurale des
murs et du plafond et la durabilité de la fondation.
Voici les différents points à considérer :
- Concept qui permet beaucoup de mouvement et d'exercice aux jeunes bovins laitiers ;
- Mécanisation du nettoyage avec une raclette ou au tracteur ;
- Mécanisation de l'alimentation équilbrée et un complément au foin sec ;
- Concept permettant l'accès avec un alimenteur motorisé ou un convoyeur automatique ; -
Espace de mangeoire de 23 à 51 cm, selon l'âge ;

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26 Ir. N.M grâce

- Concept permettant le regroupement des sujets ; - Cornadis autobloquants pour les enclos
avec les sujets à inséminer (base 13-15 mois et 16-19 mois) ;
- Jeu de barrières pour permettre le nettoyage avec tracteur ;
- Litière de paille hachée ou sciure de bois, quantité variant selon le niveau de propreté
recherché ;
- Concept adaptable à des conditions d'élevage froides ou chaudes. Ce concept d'étable sur
aire de repos avec litière s'adapte à des étables existantes ayant un minimum de 8 m (26 pi) de
largeur.
La largeur intérieure idéale se situe entre 10 et 11,5 m (34 et 38 pi). Cet aménagement est
aussi compatible avec des enclos d'exercice pour les vaches taries en groupe.
Étable à logettes
Plusieurs éleveurs avec des étables à logettes préfèrent des étables à taures avec logettes
ajustées à la taille des jeunes sujets. Le schéma d'aménagement illustre un bâtiment existant
de 10 à 12 m rénové avec ce concept.
Un passage de 76 à 91 cm au pourtour des sections est très pratique. Ce passage permet de
voir et de surveiller les animaux sans avoir à marcher dans l'allée de nettoyage.
Voici quelques éléments à considérer : minimum d'entretien aux logettes ayant un
revêtement de sol en plastique ; faible quantité de litière, distribution mécanique ;
alimentation mécanisable ; concept plus adapté aux élevages avec une alimentation
équilibrée ; étable chaude ou tempérée pour le nettoyage avec raclettes mécaniques ; étable
très appréciée pour les troupeaux de grande taille (150 vaches et plus).
Coûts de rénovation
Les coûts de rénovation varient du simple au quadruple selon les conditions initiales du
bâtiment.
Dans le pire des cas, il faut casser les planchers, sortir les débris, renforcer les poteaux et les
poutres, et rehausser les plafonds.
Dans certains cas, il est préférable de démolir et reconstruire.
Dans un contexte de viabilité et de valeur globale d'un bâtiment, une rénovation complète ne
devrait pas coûter plus de 40 % à 60 % de la valeur d'une étable neuve.
Lorsque la structure des murs, du plafond et de la toiture est à refaire, on peut atteindre 80 % à
90 % de la valeur d'une bâtisse neuve.
L'ajout de grandes portes fait grimper le coût global. Dans un cas à 90 % des coûts, il s'agit
d'un mauvais investissement. On se retrouve avec un nouvel aménagement et, bien souvent,
plusieurs éléments seront tôt ou tard à améliorer (tôle, électricité, isolation...).
Les deux concepts, soit avec aire sur litière, soit à logettes, entraînent des coûts similaires. La
mécanisation de l'alimentation et du nettoyage fera la différence.

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Elevage porcin
L’élevage porcin est pratiqué par beaucoup de familles dans les centres urbains et ruraux. Les
animaux sont, pour la plupart, livrés à eux même et se promènent en toute liberté dans le
village.
Il s’agit d’un système d’élevage extensif en divagation.
Ce système pose de nombreux problèmes :
• Pollution des zones de parcours par les déjections ;
• Destruction des cultures ; • Absence de contrôle de l’alimentation ;
• Difficulté de maîtrise des conditions sanitaires des animaux ;
• Transmission de zoonoses ;
• Contrôle impossible de la reproduction et de l’amélioration génétique.
Il faut, pour s’adapter à son environnement, organiser et développer un système d’élevage en
claustration.
La construction d’une porcherie est à envisager pour tenter de résoudre les problèmes liés au
système d’élevage extensif en divagation. Ce changement de système doit s’accompagner
d’une réflexion sur les nouvelles conditions d’élevage en porcherie.
2. La porcherie
Le respect des normes d’élevage : densités, conduite en bande et indicateurs de l’état sanitaire
« Une bonne adéquation entre la nutrition, le logement et les règles de management sont
indispensables à une bonne résistance de l’animal aux infections.
Le contrôle des maladies existantes dépend du bon état d’entretien des animaux, de l’hygiène
générale des bâtiments, d’un strict respect des règles de gestion de l’élevage, de bonnes
conditions de manipulation et d’un respect des normes de chargement ».
Les bâtiments d’une porcherie doivent être conçus de façon à obtenir le meilleur compromis
entre de bonnes conditions d’élevage et des coûts d’investissement réduits.
Les matériaux utilisés pour la fabrication de la porcherie doivent être choisis sciemment.
Le bois, par exemple, est difficile à nettoyer en profondeur et peut constituer un réservoir pour
les micro-organismes et les parasites, en revanche il est souvent peu cher et facile à utiliser.
Un revêtement en ciment non abrasif au sol présente de grands avantages pour le nettoyage et
limite les problèmes dermatologiques.
Le logement doit répondre à toutes les conditions du bien être animal et notamment :
• Protéger les porcs du soleil, de la chaleur, des vents violents et de la pluie ;
• Permettre une bonne ventilation et une maîtrise des conditions d’ambiance, d’hygiène et de
nettoyage ;

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• Offrir un espace de vie suffisant pour les animaux ;


• Séparer les animaux d’âge et de stades physiologiques différents ;
• Permettre de nourrir et d’abreuver les porcs sans gaspillage ;
• Rationaliser les tâches de l’éleveur dans la conduite du troupeau.
Un système d’évacuation et de stockage des lisiers doit être mis en place.
Le lisier ne doit jamais être directement évacué dans le milieu naturel sous peine de nuisances
olfactives et de pollution importante pour l’environnement.
L’élevage sur caillebotis permet de récupérer le lisier ; en absence de caillebotis, il est
préférable d’effectuer un raclage quotidien et un nettoyage hebdomadaire pour diminuer les
quantités d’effluents.
Le stockage du lisier peut être réalisé :
• Sous le bâtiment dans des fosses de 1,2 à 2 m de profondeur, sous les caillebotis, avec une
distance entre le niveau du lisier et la partie supérieure des pré-fosses de 40 à 50 cm ;
• Dans des fosses enterrées ou semi enterrées ;
• Dans des cuves hors sol couvertes ou non.
Le lisier constitue un effluent d’élevage de très bonne qualité servant d’amendement
organique pour les cultures.
L’alimentation
Le porc peut être alimenté avec une stratégie opportuniste selon les disponibilités en produits
agricoles ou sous produits agro-industriels.
Les ressources agricoles locales doivent pouvoir assurer l’alimentation des élevages porcins.
Certaines productions agricoles ont cependant un intérêt pour l’alimentation humaine
beaucoup trop fort pour pouvoir entrer dans l’alimentation des animaux : manioc, riz, maïs…
Il faut donc se concentrer sur la valorisation des produits et des sous-produits propres à
chacune des cultures (fourrage, tourteaux…).
L’arachide, par exemple, qui est produite en quantité abondante chaque année offre des sous
produits très intéressants pour diverses utilisations :
• Fourrage pour les pailles ;
• Compost, combustible, panneaux agglomérés pour les coques vides ;
• Alimentation humaine et animale pour les tourteaux issus de la fabrication de l’huile
d’arachide.
Normes minimales de surface au sol sont requises en fonction du poids de l’animal

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Tableau : Normes minimales de surface au sol

Poids de l’animal vivant (kg) M² disponibles


<=10 0,15
Entre 10 et 20 0,20
Entre 20 et 30 0,30
Entre 30 et 50 0,40
Entre 50 et 85 0,55
Entre 85 et 110 0,65
>110 1,00

LA CONSTRUCTION DE PORCHERIE ET L'ELEVAGE DU PORC ASSOCIE A


L’AQUACULTURE
a) Construction d'une porcherie
La porcherie sera contiguë à l'étang et comprendra normalement:
a. une plateforme rectangulaire, ou porcherie proprement dite, dont le niveau se situera à 20
cm environ au-dessus du niveau d'eau normalement maintenu dans l'étang, ce dernier
constituant le point de référence pour le piquetage des installations.
b. une baignoire empiétant sur l'étang et dans laquelle la hauteur d'eau sera de l'ordre de 30 à
40cm.
• Une porcherie du type élevage familial ou artisanal peut être édifiée en matériaux
rustiques, mais elle doit être solidement conçue, les porcs arrivant au poids de 80/100 kg
pouvant démolir facilement des installations trop légères.
• La plateforme ou semelle reposera sur un sol ferme, ou affermi si nécessaire. Elle aura
une épaisseur de 20 cm environ, dont 15cm composés de moellons sur lesquels on coulera une
chappe en béton de 5cm (850l. de gravier, 425 l. de sable et 350l. de ciment).
On pourra simultanément y fixer des piliers en béton armé, servant de points d'appui aux murs
d'enceinte, aux cloisons intérieures et à la toiture.
• La porcherie sera subdivisée en 2, 3 ou 4 loges, selon l'importance de l'étang et de
l'élevage (2 loges pour un étang de 5/10 ares; 3 loges pour 10/20 ares; 4 loges pour 20/30
ares).
Les cloisons des loges comme les murs périphériques pourront être en planches, pieux ou
perches, ou en briques. Une porcherie à 3 loges pourra avoir comme dimension standard,
9.40m de long sur 3,70m de large, les loges ayant une largeur utile de 3m. Des plans inclinés,
en béton de 50 cm de largeur seront aménagés en bordure de chaque loge donnant accès à la
baignoire.
• La toiture reposant sur des fermes fixées aux piliers, sera faite de chaume, de
préférence aux tôles, afin d'éviter de trop grands ou trop brusques écarts de température.

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Enfin, il est conseillé d'aménager un canal d'amenée d'eau fraîche à la porcherie afin que les
porcs puissent s'abreuver. Ce canal peut être une simple dérivation du canal d'alimentation en
eau de l'étang.
• La baignoire de même longueur que la porcherie aura 1.50m de largeur et un
cloisonnement identique, mais elle ne sera pas couverte.
Le fond de la baignoire sera couvert de gros moellons plats, noyés dans une chappe en ciment
(1 vol. sable pour 1 vol. ciment). Le mur d'enceinte comme les cloisons, seront constituées
d'une palissade de pieux ou de perches, espacés de 2 – 3 cm. La baignoire fait partie
intégrante de l'étang.
b) Conduite de l'élevage du porc
• Densité : on estime qu'un porcelet à l'are assure une bonne fertilisation de l'étang. Une loge
de 3m de côté peut contenir 5 – 6 porcelets.
• Nourrissage : Les porcs seront nourris à la provende dont les compositions peuvent être les
suivantes (pour 100 kg).
Tableau : Ration équilibrée pour porcs

Ingrédients Porcs de poids inférieur à Porcs de poids supérieur à


60 kg 60 kg
Son de riz 80 kg 90 kg
Tourteau d'arachide sang 15 kg 5 kg
séché 2,-5 2,-5
Poudre d'os 1,-5 2,-5
Super M 4 0,-150 0,-150
Sel 0,-500 0,-500
Lysine, …… ……
méthionine …… ……

Le son de riz pouvant faire défaut, on peut le remplacer, à quantités égales par de la farine de
maïs ou de la farine de manioc.
c). Précautions sanitaires - Traitements :
Il faut veiller strictement à la propreté et à la santé des animaux élevés. Un chaulage régulier
des installations constitue une bonne mesure préventive contre les parasites externes.
En aucun cas, on ne doit élever des porcelets non vaccinés contre la maladie de Teschen,
lequel vaccin a lieu à l'âge d'un mois et demi, et rappelé 15 jours après. Il convient également
de traiter les porcelets et les porcs contre les parasites internes par administration par voie
orale de comprimés de VADEPHEN, dissous dans un peu d'eau

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Le jour du traitement, il faudrait peser chaque animal et appliquer ensuite les doses ci-dessus
en fonction de leur poids respectif. L'administration a lieu tous les 3 mois pour les porcelets,
et tous les 6 mois pour les porcs d'un poids supérieur à 40 Kg.
Elevage des petits ruminants
3. Le parc, la bergerie et la chèvrerie (élevage traditionnel)
Les techniques d’élevage étant les mêmes pour les moutons et les chèvres ainsi que la plupart
des maladies, nous traiterons de l’élevage de ces espèces sous la dénomination de petits
ruminants.
Cet élevage se pratique souvent à l’air libre, les arbres servant d’abris à la fois contre les
intempéries et le rayonnement solaire.
L’élevage de petits ruminants constitue une source appréciable de viande et il est courant
d’élever dans chaque famille quelques chèvres ou moutons non seulement pour la production
de la viande de consommation, mais aussi et surtout pour les occasions de fêtes ou de
funérailles.
Ce menu bétail constitue même un capital ou une grande source de revenu en milieu rural.
Bien qu’élevés souvent en liberté dans le milieu rural, les petits ruminants doivent aussi être
abrités contre les intempéries afin d’en tirer grand profit !
Avantages de l’élevage en parc et sous abri (abri simple et enclos)
Un bon logement permet :
- De protéger les animaux conte les intempéries ;
- de réduire les pertes dues aux vols, aux écrasements, aux animaux prédateurs nuisibles;
- une bonne surveillance du troupeau ;
- un bon contrôle individuel du troupeau ;
- l’exécution facile des soins et des vaccinations ;
- la distribution des sels minéraux et l’abreuvement avec de l’eau de qualité ;
- un meilleur suivi du troupeau de la part de l’éleveur et du service d’encadrement ;
- un dépistage rapide de toute maladie ;
- d’assurer de bonnes conditions d’hygiène des animaux ;
- d’améliorer le rendement de l’élevage.
Enfin, le logement permet de placer les animaux dans un confort optimal vis-à-vis des
conditions climatiques qui sont :
- la température : les adultes s’adaptent bien à différentes conditions, seuls les
jeunes et les nouveaux-nés sont sensibles au froid ;

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- l’humidité : les petits ruminants craignent toutes les formes d’humidité (sol, air,
aliments, pluie). Dans les bâtiments d’élevage, l’hygrométrie ne doit pas dépasser 70 à 80 % ;
- l’aération : elle est nécessaire pour la bonne santé des animaux, mais il faut à
tout prix éviter les courants d’air ;
- la lumière : la surface des fenêtres pour laisser passer la lumière doit représenter
environ 1/20ème de la surface du sol.
En conclusion, les petits ruminants sont peu exigeants. Toutefois, ils redoutent l’atmosphère
confinée des petites cases exigues. Ils n’apprécient pas non plus les abris entièrement ouverts
qui les exposent aux courants d’air.
Emplacement du parc, de la bergerie et de la chèvrerie
Choisir l’emplacement en fonction des critères suivants :
- proximité des habitations pour faciliter la surveillance et la distribution des compléments
d’alimentation ;
- terrain en pente légère, bien drainé sans eau stagnante en saison des pluies ;
- si possible à proximité d’un point d’eau. Il faut éviter les terrains trop accidentés ou en forte
pente, inondables, rocheux et marécageux. Construction et aménagement du parc
1. Le parc de parcours ou enclos
Prévoir 4m2 par brebis ou chèvre : la clôture périphérique, d’une hauteur de 1m sera faite en
matériaux locaux de préférence, piquets de bois, perches, bambous. On peut aussi utiliser du
treillis métallique ou du grillage.
Les piquets seront de préférence constitués de poteaux vivants ou par des bois de brousse peu
sensibles à la putréfaction et à l’attaque des termites. On peut également utiliser des perches
d’Eucalyptus dont la partie inférieure sera écorcée et passée à l’huile de vidange.
La porte sera fabriquée en bois, bambous ou perches. L’enclos servira de parcours et de parc
d’attente en attendant la sortie des animaux pour le pâturage, et pendant le nettoyage de la
bergerie ou de la chèvrerie.
2. Le parc de contention
Il est situé à l’intérieur de l’enclos vers la porte. Prévoir 0,33m2 par animal et une porte
d’entrée. Il sert à regrouper les animaux en vue de diverses opérations zootechniques ou
sanitaires (castrations, marquages, pesées, vaccinations, déparasitages internes ou externes).
Compte tenu de fortes pressions exercées sur l’enclos par les animaux au cours des
interventions, il faut prévoir une clôture solide et renforcée.
Equipement du parc
Mangeoires : en bois (tronc d’arbre creusé), en plastique, en fer…
- Normes : 1 mangeoire de 2m pour 12 à 15 femelles suitées ;

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- Qualités : maniabilité (déplacement facile), fabrication aisée, bonne accessibilité pour tous
les animaux y compris les jeunes, entretien facile.
Abreuvoirs : en bois, en plastique, en fer ou en béton
- Normes : 1 abreuvoir de 40 litres pour 20 à 30 femelles suitées
- Qualités : maniabilité, étanchéité, entretien et nettoyage faciles.
L’abri
L’abri, construit selon les techniques traditionnelles, doit être suffisamment spacieux pour
héberger tout le troupeau la nuit ou en cas de pluie.
- Normes : 0,6m2 /brebis ou chèvre. Orientation : tenir compte des vents
dominants et de l’ensoleillement. Le grand axe du bâtiment sera orienté EST-OUEST, de
manière à exposer à ces vents violents la plus petite face du bâtiment.
Les deux façades du bâtiment seront pourvues d’ouvertures situées à une hauteur d’environ
1m20 du sol.
- murs : en pisé, en roseaux, en bois, en bambous, en brique ; laisser des ouvertures pour
l’aération et l’ensoleillement ;
- toit : en paille, en chaume, en bambous, en feuilles de bananiers, en tuiles, en tôles ;
- charpente : en bois, en bambous ;
- sol : il doit être aussi sec possible. Pour cela, l faut creuser des rigoles sur le pourtour
extérieur des murs de façon à capter les eaux de ruissellement.
Bergerie moderne
Il existe plusieurs types de bergeries modernes : les unes sont en briques ou en ciment au sol
avec toiture en tôles, les autres sur pilotis et en bois (poutres ou planches).
Généralement elles sont de type largement ouvert, d’autres suffisamment ouverts au-dessus.
Superficie d’occupation
Pour une bête il faut compter :
- pour un bélier ou un bouc adulte séparé : 1m75 à 2m00 ;
- pour une chèvre ou brebis : 0m60 à 0m80 ;
- pour une nourrice avec son petit : 0m90 à 1m20.
Il faut calculer la surface d’une bergerie en fonction de l’effectif maximal y compris les
agneaux ou les chevreaux.
La porte doit permettre le passage d’une charrette de service et doit donc être plus large :
2m50 ; elle sera faite en bois ou en tubes d’acier.

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Le pavement sera en terre battue sous laquelle on mettra une couche d’isolation en litière afin
de lutter contre l’humidité ; ne pas faire un pavement en béton !
La crèche peut être posée sur le sol, mais éviter qu’elle soit souillée. Elle aura une longueur en
fonction du nombre d’animaux ; il faut compter par bête 0m30 pour une chèvre ou brebis, et
0m40 pour le bélier ou le bouc adulte.
Enclos :
! Tous les enclos doivent être suffisamment grands pour que tous les animaux puissent s'y
étendre confortablement et s'y mouvoir facilement et à volonté.
! Les enclos doivent être solidement construits et être conçus de manière à éviter que les
moutons ne restent coincés ou ne se blessent.
! Les enclos où les moutons restent brièvement, comme les enclos de manipulation, doivent
être suffisamment spacieux pour que tous les ovins puissent s'y tenir debout
confortablement. ! Les planchers doivent être sécuritaires, antidérapants et bien drainés.
Choisir son type de chèvrerie
Les types de bâtiments ci-dessous représentent ce qui existe majoritairement. Chaque type
convient à une situation donnée, et possède des avantages et des inconvénients. Sont présentés
ici des schémas indicatifs, avec un exemple de positionnement de la salle de traite (ce qui
permet notamment d’avoir une idée de la surface au sol).
Le tunnel
C’est une formule simple, rapide et économique. Le principe des armatures métalliques et des
bâches plastiques prenant en sandwich une isolation permet un montage rapide. Une
protection de la bâche contre les animaux à l’intérieur comme à l’extérieur est nécessaire. Le
confort des animaux est convenable à condition de respecter les normes de densité des
animaux.
Il existe différentes largeurs de tunnel. Il existe aussi des tunnels semi durs avec une partie
basse en maçonnerie, qui sont forcément plus coûteux
Le logement des jeunes, des chevrettes
Très souvent, dans un projet de création ou d’agrandissement de troupeau, la préoccupation
majeure et légitime de l’éleveur est de loger les chèvres pour produire le lait. Le logement des
jeunes intervient en aval alors qu’il est le point de départ du projet : pas de bonnes chèvres
laitières sans de bonnes chevrettes en gabarit et en poids.
Parallèlement, l’augmentation de la taille des troupeaux nécessite une vigilance accrue sur les
aspects sanitaires et la prise en compte des conditions de travail de l’éleveur.
L’évolution de la taille des élevages et les problèmes sanitaires qui en découlent nécessitent la
mise en place de 2 unités distinctes : la nurserie et le post-sevrage, de façon à gérer 2
générations de chevrettes (1 et 12 mois) n’ayant pas les mêmes besoins.

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3. L’écurie
La construction d'une écurie implique de nombreux facteurs différents. Il est important d'en
tenir compte lorsqu'on construit son écurie soi-même ou lorsqu'on la fait construire.
Les normes évoquées respectent celles recommandées dans le monde entier. Il ne faut pas
oublier que malgré tout le soin qui peut être apporté à la construction d'une écurie, c'est son
entretien régulier qui assura sa longévité
Milieu coutumier
Dans le milieu coutumier, l’entravement tient lieu d’écurie de fortune, ce qui est source de
blessures, de boiteries et de mauvais aplombs. Quand l’écurie existe, elle est constituée par
une toiture en paille tressée sous laquelle on attache le cheval.
L’ensemble est largement ouvert et aéré. Le cheval étant un animal noble, il partage la
concession de maître à la différence des bovins qui sont parqués à l’extérieur.
Le foin et la paille surtout sont donnés par terre, le mil dans des récipients en terre cuite ou en
bois (canari, calebasse, mortier).
Ecurie améliorée
Selon les matériaux dont on dispose, il est possible :
- de mieux protéger du soleil, du vent, de la pluie en formant l’abri, soit avec des murs montés
en banco. Le maintien de l’aération est souhaitable dans l’écurie ;
- de consolider la toiture en remplaçant la paille tressée, soit par le banco, soit de préférence
par de la tôle ;
- d’améliorer le sol en construisant une aire constituée soit des briques mises de champ, soit
d’un béton de ciment. Dans une écurie améliorée, les dimensions sont les suivantes :
• Pour un cheval : la largeur est de 170 cm La
longueur est de 400 cm
• Pour un âne : la largeur est de 100 cm La longueur
est de 250 cm
Ecurie moderne
a) Elles sont de deux types : les écuries en box et en stalles. Les premières sont réservées aux
juments et aux étalons de prix.
b) Qualité et conditions d’hygiène
Un cheval de 500 kg exhale environ 5000 litres de CO2 en 24 heures. Enfermé dans un local
rigoureusement étanche de 5 m3, ce cheval serait asphyxié au bout de 24 heures, car
l’atmosphère du local atteint une concentration de 10 % de COOH, cette observation montre
que le cheval est un grand producteur de CO2, d’où, la nécessité de surveiller l’aération des
écuries.

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Le cheval redoute les chaleurs trop fortes de même que l’humidité et l’insolation directe, mais
dans une écurie aérée, il supporte relativement bien la chaleur.
c) Orientation
Pour éviter l’insolation trop forte et trop directe, il est possible d’orienter la façade principale
la plus ouverte vers le soleil couchant. Tenir aussi compte de la direction des vents dominants,
des tornades et des tempêtes de sable qui provoquent la conjonctivite.
d) Sol
Il doit être imperméable et légèrement en pente de 1 à 2 % pour faciliter l’écoulement des
urines et la glissade (limiter) d’où, la nécessité d’incorporer les agrégats pour accroître la
solidité.
e) Mur
Ils doivent être résistants contre les coups de pieds et exempt d’aspérité pour éviter les
blessures, d’où la nécessité de revêtir l’intérieur d’un enduit de ciment lisse, à la fois pour
accroître la solidité et pour faciliter le nettoyage et la désinfection.
f) Agencement et dimension
- Les stalles
Elles auront comme largeur 170 à 180 cm et comme longueur 450 cm, la hauteur sera de 300
cm. Une rigole d’écoulement de 20 cm doit être creusée entre la stalle et le couloir. La stalle
est séparée par un bat-flanc qui peut être fixe et mobile. La barre mobile est une barre en bois
d’un diamètre de 10 à 15 cm et longue de 2 m.
- Couloir
Il est nécessaire à la fois pour le service et la circulation des animaux, le sol ne doit pas être
glissant, la largeur du couloir doit être au minimum de 150 à 200 cm ou plus si possible.
- Disposition d’ensemble
Dans une écurie, les stalles peuvent être disposées soit sur une rangée, soit sur 2 rangées.
Les boxes
Bien que ce type d’habitat soit plus confortable pour le cheval, il est peu répandu par suite de
son prix de revient, il est donc réservé aux animaux de prix ou à l’isolement de certains
animaux.
- Pour un cheval, il faut une surface de 10 à 12 m², soit un box de 3 x 4 mètres.
- Pour une jument et son poulain, il faut 16 à 18 m² soit un box de 4 x 4,5 mètres. *
La hauteur doit être de 2,5 à 2,8 mètres.

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- Système d’alimentation
La mangeoire doit être individuelle avec des dimensions de largeur 40 cm, profondeur 30
cm, la distance du bord supérieur de la mangeoire au sol 90 cm.
L’abreuvoir : en général on abreuve le cheval en dehors de l’écurie à un abreuvoir collectif.
- Les ouvertures
Dans le cadre des ouvertures, nous parlerons successivement de : la porte, les fenêtres et les
dispositions d’aération.
• La porte En général, elle est faite en bois et quelques fois d’une
armature de bois sur laquelle est fixée une tôle. Dans les pays où le bois est rare, elle s’ouvre
vers l’extérieur et possède les dimensions suivantes :
- Hauteur : 2 mètres au minimum ;
- Largeur : 120 cm, lorsque l’écurie est largement ouverte,
il faut prévoir un mur de 120 cm de hauteur.
• Les fenêtres Elles seront situées à 2 mètres au moins au dessus du sol,
les dimensions varient de :
80 – 120 cm de largeur
80 – 120 cm de hauteur
• Les dispositifs d’aération
En plus des fenêtres, il est conseillé de percer des cheminées d’aération dans la toiture.
g) Les locaux annexes
Lors de la construction d’une écurie, ne pas oublier de prévoir ce qui suit :
- Un lazaret : comportant plus ou moins 2 ou 3 boxes séparés pour l’isolement des animaux. -
Une sellerie, avec, si l’effectif est important un atelier de réparation ;
- Une salle de stockage pour les grains et pour la préparation des aliments
- Une case pour le gardien d’écurie.
5. Le clapier
Le lapin d’élevage reste toujours enfermé ; L’importance de son habitation est donc
considérable.
Définition du clapier
C’est un bâtiment de taille moyenne (de quelques mètres), formé d’une série de cases (ou
loges) séparant chaque sujet adulte, disposées sur un rang et s’ouvrant sur un couloir de
service.

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Orientation
Elle est choisie de telle sorte que le clapier soit protégé contre les vents, la pluie,
l’ensoleillement excessif et les fortes chaleurs.
Construction
Il y a deux types de construction :
- Le premier type intéresse l’élevage traditionnel et
- Le deuxième type intéresse l’élevage amélioré.
a) Elevage traditionnel
Le clapier est formé d’un nombre réduit de cases, il est de construction très isolante en banco.
L’hygiène est totalement déficitaire, le parasitisme y cause des ravages, c’est le cas
notamment de clapiers africains à banco.
b) Elevage amélioré
Les clapiers classiques sont à montants de bois, de ciment ou de maçonnerie. Les parois sont à
planche, ciment ou maçonnerie. Le bois, quoi que très peu coûteux en Afrique est à
déconseiller à cause de l’altération rapide que provoque l’urine de lapins.
La paroi ouverte est à barreaux métalliques ou à grillages ; Le sol est à ciment, maçonnerie ou
grillage. Dans le premier cas, une litière de paille est nécessaire et le nettoyage doit être
journalier pour éviter le développement microbien dans la paille humide néfaste dans
l’alimentation de lapins, c’est pourquoi, il est conseillé d’utiliser comme sol le grillage.
Les clapiers les plus récents sont à montures métalliques et dans ces conditions, la protection
du hangar est indispensable.
Dimension des cases
La surface optimale pour un reproducteur ou pour un groupe de 4 jeunes est de : 1 m² pour les
races lourdes, 0,8 m² pour les races moyennes, 0,6 m² pour les races légères. Pour les
reproductrices avec leurs jeunes, il est bon d’augmenter le chiffre de 0,2 m². Deux dimensions
sont impératives pour la construction du clapier à savoir :
- la profondeur qui doit être de 90 cm au maximum;
- la hauteur qui doit être de 55 cm au minimum.
Matériel de case
Dans le matériel de case d’un clapier, il faut prévoir :
- une boîte à nid ;
- une mangeoire et un abreuvoir.

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39 Ir. N.M grâce

a) Boîte à nid
Lorsque le sol est en grillage, une boîte à nid pour lapine est indispensable. Elle est
recommandée pour le clapier classique (naissance et croissance des petits). Pour une lapine de
race moyenne, la boîte à nid a pour dimensions 45 cm de long, 30 cm de large et 30 cm de
haut.
b) Alimentation
Pour un aliment grossier, il est recommandé un râtelier qui permet d’isoler l’aliment de la
litière. Pour l’aliment concentré, une augette munie d’une trémie d’alimentation, souvent
placée à l’extérieur permet l’approvisionnement facile en espace de 3 à 4 jours.
c) Abreuvement
Prévoir de petits abreuvoirs à l’augette ou mieux petits abreuvoirs automatiques siphoïdes.
Les figures ci-dessous mettent en évidence les types de clapier en usage.
6. Logement de la volaille (Le Poulailler)
Introduction
Les bâtiments nécessaires à l’élevage avicole sont de petite taille et font corps bien souvent
avec le matériel. Les bâtiments comme le matériel sont conçus pour les productions animales
que l’on escompte de l’oiseau :
- viande ;
- œuf ;
- poussin.
Compte tenu des données économiques, des données climatiques et des données propres à
l’animal. Pour chaque production, on détermine un type d’élevage particulier en tenant
compte de spécificités du matériel et du bâtiment.
A cet effet, on distingue :
- la production des poussins d’un jour ;
- la production d’œufs dans le cas de poules pondeuses ;
- la production de viande, dans le cas d’engraissement de poulets Ainsi, jusqu’au 1er, 2ème,
3ème mois, les poussins sont élevés à la poussinière avant de subir la différentiation en
élevage de production, notamment, les œufs ou la viande.
Les principales normes d’élevage
A) Le logement : L’élevage intensif des volailles exige aujourd’hui l’application des
techniques diverses et complexes afin d’assurer les conditions de production les plus
satisfaisantes possibles.

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40 Ir. N.M grâce

Pour cela, des bâtiments spéciaux appelés poulailler sont construits et équipés d’abreuvoirs et
de mangeoires et où le chauffage, la lumière et la ventilation sont contrôlés sans oublier
d’assurer une bonne litière.
Logements des poules
Les poules sont exigeantes, elles aiment disposer d'espace nous devons donc mettre à leur
disposition un parcours plus ou moins vaste mais les poules sont frileuses et supportent mal
les plues trop violentes, nous devrons donc leur aménager un poulailler sur leur parcours.
Le parcours :
• Le libre parcours : endroit très vaste très apprécié par les poules
• Le parcours en semi-liberté : qui est souvent une prairie close, avec quelques arbres qui
procureront de l'ombre et des buissons touffus qui serviront d'abri aux volailles mais aussi de
réserve alimentaire (insectes).
Si notre parcelle est trop humide on devra envisager un système de drainage. La surface du
terrain devra être en rapport avec le nombre de poules sont environ 20 m² par poule. Nous
devrons également entourer le terrain d'une clôture.
Le poulailler : il a pour but de protéger les poules du froid et des pluies mais aussi de les
protéger des prédateurs (renards par exemple).
• Les matériaux : favoriser la pierre, le bois ou le parpaing. Une ancienne grange peut
également servir de poulailler
• Le toit : en tuile avec une pente, pas en tôle car le froid et la chaleur rentrent plus facilement
• Le sol : sain, sec, facile à nettoyer et à désinfecter donc il vaut mieux qu'il soit en béton
• L'espace : une poule doit disposer de 0,5 m² au sein du poulailler
• L'orientation : sud ou sud-est.
La poussinière : c'est un local spécial, destiné à l'élevage des poussins depuis leur éclosion
jusque leur entière autonomie.
La poussinière doit assurer une bonne isolation thermique pour garantir la chaleur nécessaire.
Une lampe pourra donner aux poussins la chaleur requise. La surface idéale est d'environ 1 m²
pour 30 poussins.
B) L’alimentation : Elle doit être équilibrée, contenir de l’énergie (UF = unité fourragère),
des M A D (matières azotées digestibles) d’origine végétale et animale, des matières
minérales (phosphate bicalcique, sulfate de fer, sulfate de manganèse …) et des vitamines (vit
A, vit C, vit D…).
C) L’abreuvement (eau) : doit être suffisant et disponible jours et nuits. L’eau doit être
propre.
D) Densité : La densité signifie le nombre de têtes/m2. Dans un élevage avicole, elle est de 10
à 15 poulets/m2 pour les poulets de chair et 5 à 8 poules/m2 pour les poules pondeuses.

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41 Ir. N.M grâce

E) Température : Une bonne température adéquate permet une bonne croissance de poulets
de chair et crée une ambiance optimale pour les poules pondeuses. Elle est de l’ordre de 22,5
°c pour les poulets de chair et 18 °c pour les pondeuses.
F) L’éclairement (la lumière) : Il doit être assuré jours et nuits (1 w/m2) pour les poulets de
chair et plus 3 heures le matin et le soir en hivers pour les poules pondeuses.

Les mesures sanitaires


Des maladies contagieuses guettent les poussins dès leurs jeunes âges jusqu’à la fin. Un
calendrier vaccinal contre les maladies doit être rigoureusement appliqué. Une bonne
hygiène doit être assurée dans un poulailler, ceci consiste à :
1. Nettoyer le local et le rincer à l’eau.
2. Badigeonner les murs par le lait de chaux.
3. Désinfecter par une solution désinfectante.
4. Ensuite, il ne faut pas oublier d’insectiser les volailles (poudre antiparasitaire).

Bien-être des poules pondeuses : biologie et réglementation


Le bien-être des poules pondeuses fait partie des sujets les plus anciens régulièrement
rediscutés dans le cadre des projets de réglementation sur la protection animale au plan
européen.
Lors de la rédaction de ces textes, le législateur élabore un compromis entre des arguments
scientifiques basés sur la biologie et des facteurs économiques et géopolitiques. L’espèce
poule pondeuse est un cas d’école, puisqu’il apparaît qu’aucun des systèmes préconisés par
les réglementations actuelles, nationales et internationales, n’est complètement idéal sur le
plan du bien-être de l’animal et du bien-être du consommateur.
Depuis peu, l’adhésion de dix nouveaux États à l’Union européenne modifie le contexte
géopolitique présidant à la genèse de ces textes, tout comme la prise en compte du bien-être
animal par la nouvelle Politique Agricole Commune et la généralisation de cette thématique
au niveau mondial, via les travaux de l’Office International des Epizooties.
Le contexte zoo sanitaire mondial actuel relatif à l’influenza aviaire vient également nous
rappeler que l’élaboration de ces règlements ne peut s’affranchir du facteur sanitaire à
proprement parler.

La production des poussins d’un jour et l’élevage en poussinière


Incubation naturelle
Pour un élevage fermier à effectif peu important, les œufs fécondés sont incubés par une
poule pondeuse, de 6 à18 œufs selon la taille des œufs et de la poule.
Sur un nid placé soit dans un panier, soit dans une caisse de bois de 45 cm de côté. Dans le
nid, on place de petits cailloux, une couche de sable et une couche de paille hachée.

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42 Ir. N.M grâce

La caisse est placée dans une semi obscurité, dans un endroit sec et calme. Incubation
artificielle
a) Incubation statique
Ce sont des appareils fermés à ouverture de ventilation, comportant un ou plusieurs casiers où
sont placés les œufs à incuber. Ils comprennent une source d’humidité (bac rempli d’eau) et
une source de chaleur, soit électrique, soit à gaz, la température est maintenue constante grâce
à un thermostat réglable qui commande la source de chaleur.
La température sera de 36 à 37 °C dans un incubateur. La ventilation se fait naturellement par
convection, le nombre d’œufs à incuber varie de 50 à 500 œufs.
b) Incubation à pulsation d’air
Le principe est le même que précédemment, mais les appareils conçus pour un grand nombre
d’œufs, de 300 à plusieurs milliers et présente des améliorations notamment, le chauffage se
fait par air chaud et humide pulsé (source de chaleur électrique).
L’automaticité de la température, l’humidité et l’aération est plus poussée, plus précise, le
retournement des œufs se fait pour un grand nombre par action d’une manivelle extérieure.
Ce dernier dispositif impose un compartiment spécial pour un appareil annexe (éclosoir) où
l’on place les œufs un moment avant l’éclosion, pour une quantité moyenne d’œufs,
l’incubateur et l’éclosoir sont incorporés dans le même appareil appelé incubateur mixte.
c) Le couvoir
Les différents appareils sont placés bien horizontalement dans une salle saine et fraîche, à
l’endroit où la température ne subit pas de gros écarts et où l’humidité n’est pas trop élevée.
Dans les régions chaudes très sèches, il est très difficile d’obtenir le degré d’humidité désirée,
raison pour laquelle il est déconseillé de faire l’incubation pendant cette période.Dès que l’on
incube plusieurs milliers d’œufs, le couvoir doit être climatisé.

La poussinière
Dans l’élevage fermier traditionnel, la poussinière pour la couvée d’une seule poule est un
panier tressé. Dans un élevage à effectif important, la poussinière est soit un des bâtiments
d’élevage avicole, soit un endroit particulier du poulailler.
a) Dimension et construction
La fragilité des poussins exige de veiller à la construction de la poussinière et à la commodité
de son utilisation, car les poussins y séjournent en tenant compte du fait que leur croissance
est rapide et leurs besoins sont changeants.
Tableau : Dimensions de la poussinière

Age en semaine 1à5 5à8 9 à 12


m² de surface pour 100 poussins 5 10 15

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43 Ir. N.M grâce

Il n’est pas nécessaire de construire un logement en dur, cependant, il suffit qu’il soit bien
isolant, comme dans le cas d’un bâtiment en bois ou en banco. Pour permettre un nettoyage
facile, le sol doit être bien tassé ou mieux cimenté, le toit à pente unique est mieux lorsqu’il
est tressé avec des bambous ou des feuilles de palmier. Lorsqu’on a des moyens, on utilise les
tôles.
b) Aménagement
Les poussins ont besoins d’une chaleur ambiante de 37°C le 1er jour, 34°C la 1ère semaine,
30°C la 3ème semaine pour finalement atteindre 25°C à la fin du 1er mois. Pour parvenir à
cette variation de température, les poussins sont placés dès le 1er jour sous une éleveuse.
+Eleveuse
C’est une source de chaleur recouverte d’un réflecteur conique, sous lequel les poussins
viennent se placer. Les éleveuses au charbon, au fuel ou électriques, chauffant soit par eau
chaude, soit par air chaud conviennent pour des grands élevages (500 poussins).

Pour des petits élevages, on recommande des éleveuses à chauffage au gaz butane ou à lampe
infrarouge dont la puissance est de 100 ou 250 watts, émettant plus de rayons chauffants que
des rayons lumineux. Pour 50 poussins, on prévoit une lampe de 100 watts tandis que pour
100 poussins, on prévoit 250 watts.
Ces lampes sont montées sur un cadre quadrilatère ou triangulaire avec des interrupteurs
individuels pour régler la température au cours de la croissance.
N.B. On ne place jamais les lampes à une distance du sol inférieur à 40 cm, pour les lampes
de 250 watts et inférieur à 30 cm pour lampes de 100 watts. Les bonnes distances sont 60 et
40 cm, respectivement pour 250 et 100 watts.
Les poussins s’éloignent ou s’approchent de la lampe selon leurs besoins. A défaut des lampes
infrarouges, on peut utiliser des lampes électriques ou tempêtes peintes en bleu. On installe
l’éleveuse dans un coin de la poussinière et on l’entoure d’une protection.
Le sol de l’éleveuse est couvert sur une épaisseur de 10 à 15 cm de copeaux de bois, de rafles
de maïs, de coque d’arachides ou de paille hachée en morceaux de l’ordre de 1 cm.
Au bout de 3 semaines, on enlève les protections, on accroit progressivement la surface
allouée pour respecter les normes précitées. Entre le 1er et le 2ème mois, l’éleveuse devient
inutile.
+Mangeoire et abreuvoir
Les mangeoires et les abreuvoirs sont disposés dans la poussinière radialement à l’éleveuse
dans le premier temps et suffisamment écartés à raison de :
- pour 500 poussins de 0 à 20 jours, 10 mangeoires (L : 100 cm, l : 10 cm, h : 5 cm) et 5
abreuvoirs de 5 litres ;

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44 Ir. N.M grâce

- pour 500 poussins de 20 à 45 jours, 15 mangeoires (L : 1m, l : 15 cm, h : 1Ocm) et 4


abreuvoirs de 20 litres. Il faut songer aux bacs à graviers durs (grit), non calcaire de 1 à 2 ml
de diamètre, lorsque l’éleveuse n’est pas utilisée, on dispose les mangeoires et abreuvoirs
comme dans un poulailler de claustration.
+ Parc
Il est très utile de laisser sortir les poussins étant donné que l’action du soleil est bénéfique sur
la croissance, la santé et la constitution du squelette des jeunes animaux.

Elevage des poules pondeuses (arche de plein air, poulailler de ponte)


La pondeuse doit en effet avoir une bonne ossature et a besoin de beaucoup de calcium
qu’elle absorbe sous des formes variées.
Elevage rudimentaire
Elevage traditionnel, se rapproche de plus de ce mode d’élevage, vue que les poules sont en
liberté, et que le poulailler est un simple abri. On assure à l’animal que la boisson qui est le
facteur le plus limité, pour le reste de temps, la poule recherche sa nourriture.
Elevage sur prairie
Dans le cas d’un élevage sur prairie, il est nécessaire de prévoir un parcours, une arche et
d’autres éléments du parcours. S’agissant de parcours, il est conseillé de choisir un terrain
sous zones humides de texture sableuse ou graveleuse, légèrement à pente, ombragée. Assurée
la surface de 10 à 15 m² par poule. On effectue la rotation et la désinfection comme il
convient.
Par mesure de prophylaxie contre les maladies infectieuses et parasitaires, on double le par cet
on alterne mensuellement leur emploi. Il peut même être nécessaire de laisser le terrain au
repos pendant un an.
Pour ce qui est de l’arche, elle peut être définie comme une construction légère (tôle, bois et
grillage), peu coûteuse, facilement montable et démontable, déplaçable, qui sert d’abri à un lot
réduit de jeunes poules (25 ou 50).
Parmi les autres éléments du parcours, nous notons : les mangeoires, les abreuvoirs et les
pondoirs.
Les mangeoires et les abreuvoirs sont placés sous abri pour préserver de la chaleur les
aliments et l’eau et les rendre agréables aux poules. Pour les mangeoires, elles doivent être
facilement transportables et suffisamment grandes et commodes pour permettre un
approvisionnement de plusieurs jours.
Ces mangeoires ne seront remplies qu’au 2/3 pour éviter le gaspillage, c’est pourquoi
l’utilisation d’une trémie d’alimentation est nécessaire.
Concernant les abreuvoirs, on compte 4 abreuvoirs siphoïdes à double paroi de 20 litres pour
500 poulets. Bien que le gaspillage d’eau ait peu d’importance économique, il faut éviter
qu’elle soit souillée ou répandue sur le sol par les volailles.

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45 Ir. N.M grâce

Poulailler de ponte
Pendant la période de production d’œufs, on cherche pour obtenir les meilleurs rendements, à
éviter à l’animal des pertes d‘énergie par déplacement, de même, on cherche à surveiller le
mieux possible son alimentation.
Pour cette raison, on est amené à enfermer les animaux en grand nombre dans un local
aménagé appelé poulailler de ponte.
En Afrique, le poulailler de ponte est souvent construit avec un petit parcours.
Les annexes
Le poulailler comprend à l’intérieur, les annexes ci-après :
- une salle de stockage des aliments ;
- une salle de préparation des aliments ;
- une salle de collecte, de mirage et conditionnement des œufs.
Elevage au sol
Par élevage au sol, on entend le ciment (avec son inconvénient qui n’absorbe pas l’humidité et
la terre battue). En Afrique il est souvent intéressant d’utiliser les cosses d’arachides qui sont
gratuites et parfois bon marché.
Cependant pour éviter le parasitisme et la propagation de maladies infectieuses, on les
changes toutes les semaines. Elles constituent alors un bon fumier par les déjections qu’elles
contiennent.
Les normes d’élevage sont :
- surface : 3 à 5 poule par m²
- litière : 30 à 35 cm d’épaisseur
- mangeoire : 1 mètre de mangeoire double pour 30 poules ; 1 mangeoire à gravier pour 200
poules dont le diamètre de grains est de 4 à 6 mm, une mangeoire à coquilles d’huitres pour
200 poules.
- Abreuvoir : 1 abreuvoir circulaire ou linéaire de 2 mètres pour 100 poules.
- Perchoirs : il n’est pas nécessaire mais, il satisfait le désir naturel des oiseaux de dormir
perché.
Son avantage est de permettre la concentration aux mêmes endroits des déjections donc litière
plus propre. Le perchoir est construit en latte de bois à 90cm du sol, en raison de 1,5 mètre par
poule.
Au-dessous se trouve un sol facilement nettoyable ou une fosse à déjections.
- Les pondoirs : ils peuvent être à nids individuels ou collectifs. Les dimensions sont de 60 cm
x 10 cm pour 40 poules, leur partie inférieure se situe à 50 cm du sol.

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46 Ir. N.M grâce

Elevage sur grillage


Il supprime le problème du sol à renouveler et reste propre. Il faut poser le grillage
suffisamment haut pour ne pas avoir à retirer trop souvent les déjections. On recommande de
poser partiellement le grillage dans le poulailler sous les mangeoires et abreuvoirs pour des
raisons de propreté et de conservation plus longue de la litière.
Elevage de poulets de chair (poulailler ferme)
Il est peu répandu en Afrique, les éleveurs préfèrent les productions mixtes : œufs et chair de
poules de réforme. Le poulailler a les mêmes caractéristiques d’implantation et de
construction que les poulaillers de ponte.
Il est conçu pour l’élevage au sol, sur grillage ou caillebotis, il assure une claustration des
animaux et comporte des normes d’élevage différentes à savoir :
- surface : pas plus de 0 animaux au mètre carré ; en Afrique, 5 animaux par m² semble une
densité mieux appropriée ; - litière : 15 cm d’épaisseur au minimum ;
- mangeoire et abreuvoir : même normes que pour l’élevage de plein air.
Elevage en batterie
Cet élevage se réalise en claustration complète pour poulets de chair ou poules pondeuses. Il
est surtout répandu en Afrique pour les poules pondeuses.
Il consiste à placer chaque animal dans une petite cage. Il permet une automaticité poussée et
une densité importante à cause de la réduction de frais de main d’œuvre.
Comme normes :
- cage : 40 x50 x 50 cm de haut en 2 ou 3 étages ;
- alimentation par trémie ; - abreuvoir commun à niveau constant ;
- tapis roulant avec racloir pour les déjections ;
- fond en pente pour la collecte des œufs. 7.
Le chenil
C’est le logement pour héberger un ou plusieurs chiens. Il se compose d’un terrain clôturé et
d’une hutte. L’espace du terrain et de la hutte dépend de la race et de la taille du chien.
Le chenil est souvent en bois et l’intérieur est garni d’une couverture de paille ou d’un
matelas. Le chien est libre dans la clôture. Il doit être attaché. De ce fait, il faut prévoir une
chaîne assez longue pour qu’il puisse bouger.
Le sol de la clôture est faite de la terre battue ou mieux, du ciment lisse avec pente pour
faciliter le nettoyage, l’écoulement des urines et des eaux de pluie.

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47 Ir. N.M grâce

Il faut désinfecter et désinsectiser un chenil pour garantir les conditions d’hygiène. Un


nettoyage régulier est demandé pour lutter contre les insectes. Si l’abreuvoir est commun à
plusieurs chiens, chaque individu doit disposer de sa mangeoire propre.
8. La ruche
Il existe dans le monde plusieurs types de ruches. Celle qui fera l’objet de notre étude est la
ruche kenyane ainsi que la ruche européenne.
a) Ruche Kenyane
Ce type de ruche correspond à l’option semi technifiée car il est proche des ruches
traditionnelles par sa simplicité et sa forme allongée (développement horizontale de la
colonie). Il est possible de les suspendre. Leur plafond est constitué de 27 barrettes de bois
jointés, biseautés vers l’intérieur.
Les abeilles construisent sur chaque arête (une par barrette) un rayon de cire. On peut ainsi les
réunir comme des ruches à cadres mobiles. Cependant, de tels rayons non soutenus sont
fragiles. Un toit protège les barrettes.
b) Ruche européenne (ou ruche à cadre mobile)
Ce sont de ruches d’origine européenne ou USA. Il en existe plusieurs types selon le volume
de corps, la plus usuelle en milieu tropical est la langstroth qui a une capacité de 40 litres avec
des hausses de même dimension que le corps, ce qui facilité les manipulations ; Pour les 2 cas,
le schéma ci-dessous en donne l’illustration.
c) Accessoires de ruches
Les accessoires des ruches sont des équipements disponibles auprès des constructeurs et de
distributeurs. Ils sont adaptables à la ruche kenyane.
Parmi ces équipements nous avons :
- la grille à reine ;
- le nourrisseur ;
- le chasse-abeille ;
- les trappes à pollen ;
- les matériels d’élevage de reine.

Les abreuvoirs
Définition
Ils désignent tout récipient ou construction où les animaux peuvent se désaltérer. De tels
dispositifs ont été décrits dans le chapitre précédent, mais, il ne s’agissait que des installations
intérieures.

Construction zootechniques
48 Ir. N.M grâce

Dans ce chapitre, nous allons parler des constructions servant spécialement à l’abreuvement
des animaux en dehors de toute construction.
Besoins en eau
L’eau ingérée par les animaux est nécessaire pour couvrir :
- les besoins de régulation et d’entretien, pour compenser les pertes d’eau éliminée par les
matières fécales et les urines, de même que l’eau perdue par évacuation et sudation ;
- les besoins de production pour l’exportation d’eau contenue dans le lait, pour la fixation
d’eau dans les tissus en cours de croissance, pour la gestation et pour compenser les pertes
dues à l’augmentation de l’organisme nécessaire aux productions.
Le problème de l’abreuvement net met en conflit les besoins physiologiques de base de
l’organisme et les besoins résultant du maintien de l’homéostasie hydrominérale et thermique
d’une part et le besoin de production d’autre part.
Le manque d’eau se traduit par une baisse de production ; Par contre, l’abreuvement abondant
et fréquent augmente le niveau de consommation alimentaire, diminue l’indice de
consommation et donc accroît la production de l’animal.
Les besoins en eau des animaux dépendent des espèces, de la race, de la taille des animaux, de
leur niveau de production, d’aptitude individuelle, mais aussi des facteurs extérieurs.
Les besoins en eau d’abreuvement dépendent en outre de la composition de la ration
alimentaire. Il faut 4 à 5 litres d’eau par kg de lait produit. Les besoins de bovins en climat
tropical s’établissent à 30 à 60 litres
Pour le porc, les moutons et les chevaux, voici quelques chiffres obtenus en climat tempéré :
- la consommation en eau d’un mouton sur pâturage ordinaire est de 3,5 à 4 litres par temps
frais, contre 5 à 6 litres par temps chaud. Pendant la gestation, les besoins en eau sont doublés
de même que pendant la lactation.
- Les chèvres boivent également de 3 à 5 litres par jour quand elles ont la possibilité - Les
besoins en eau du porc pour 100 kg de poids vif passent de 12 litres au sevrage à 4 litres au
stade d’engraissement. Les truies parturientes boivent de 3,6 l à 5,4 l et de 18 à 22,5 l durant
l’allaitement.
- Pour le cheval, les besoins quotidiens en eau s’établissent de 36 à 45 litres pour un adulte. Il
faut noter que ces chiffres sont valables pour les climats tropicaux. Dans les conditions
naturelles, l’excès d’abreuvement se produit rarement chez l’animal, en effet, la sensation de
soif règle la consommation d’eau.
Caractéristiques
L’abreuvement doit au regard de ce que nous venons d’examiner :
- fournir aux animaux en une seule prise, une quantité d’eau saine et fraîche au moins
égale à leurs besoins ;

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49 Ir. N.M grâce

- être d’un accès facile et fréquent ;


- être facile à nettoyer ;
- être d’un remplissage rapide et d’une vidange simple.
Pour répondre à ces questions, il faudra tenir compte de l’emplacement et de l’aménagement.
Emplacement, aménagement et approvisionnement
a) Emplacement
3 contraintes sont à considérer :
- un approvisionnement eau le moins coûteux ;
- une possibilité de boire fréquemment pour les animaux ;
- une surveillance facile.
Ainsi, l’abreuvoir sera placé
- à un carrefour de piste ;
- à un endroit très fréquenté ;
- à l’entrée d’un bâtiment d’élevage ;
- contre les murs d’une étable près de la porte.
b) Approvisionnement
2 contraintes sont à signaler dans l’approvisionnement en eau :
- le remplissage de l’abreuvoir doit être économique ;
- l’eau doit être fraîche.
Le système le plus économique est le remplissage économique à niveau constant ; Le débit de
l’approvisionnement doit être calculé en fonction de la capacité de l’abreuvoir et des besoins
globaux (maximum pour un abreuvoir et pour tous les animaux).
c) Aménagement
Le sol en abord de l’abreuvoir doit être renforcé par empierrement ou par un abord en
maçonnerie ou en béton à cause du piétinement important
Construction
Matériaux de construction
L’abreuvoir peut être en métal, en maçonnerie, en béton, en béton armé, etc.
Dimension
L’abreuvoir ne doit pas être très long car il entrainerait des travaux de fondation coûteux sur
un sol plus ou moins meuble mal mené par les animaux. Concernant la hauteur, il faut savoir

Construction zootechniques
50 Ir. N.M grâce

qu’un récipient à alimentation pour animal n’est jamais trop bas de peur d’être sauté. La
hauteur des abreuvoirs sera telle que l’animal en penchant la tête puisse y boire.
Forme et particularité de forme
La forme est le plus souvent rectangulaire, la forme idéale est l’anneau.

Equipements de prophylaxie Parc et couloir de vaccination


Introduction
Les parc et couloir permettent un accroissement du nombre des interventions avec le même
effectif d’infirmier. Ces interventions se faisant plus rapidement et avec moins de fatigue, ils
facilitent en outre la contention des animaux et rendent le travail de ce fait moins dangereux.
Les parc et couloir bien que rendant de nombreuses autres interventions (mensuration, pesée,
déparasitage, traitement, recensement, marquage, castration etc.) sont le plus souvent baptisés
de parc de vaccination.
Principe et qualité requise Un parc de vaccination comprend 2 parties dont un parc d’attente et
un couloir dans lequel les animaux défilent un à un pour la vaccination.
A cet effet, il doit être :
- accessible pour les animaux ;
- réparable facilement
- d’entretien facile ;
- d’intervention aisée ;
- solide et résistant aux poussées des animaux.
Implantation
Le parc doit être implanté en dehors des agglomérations, près d’un endroit où se rassemblent
les animaux, tel que le marché et le point d’eau et si possible près d’un poste vétérinaire. Il
faut éviter le sol où l’érosion est forte, où le sol est trop sableux et trop meuble.
Agencement d’ensemble et dimension
Parc d’attente
Ses dimensions dépendent de la taille des troupeaux de la région considérée, il faut compter
1,5 m² par tête. La hauteur des murs ou des clôtures doit être de 150 à 180 cm ; la zone de
forçage est en forme d’entonnoir et doit être construite très solidement pour éviter les
bousculades. On peut mettre devant l’entrée du couloir un écran pour faciliter le tri.
Couloir de vaccination
Il a les caractéristiques suivantes :
- longueur : 15 à 20 mètres

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51 Ir. N.M grâce

- largeur utile pour les taurins 55 cm et pour les zébus, 70 cm


- hauteur du mur très variable selon le format des animaux.
Trottoir
Le trottoir est attaché à l’un ou aux 2 côtés du couloir et permettent aux infirmiers de donner
leurs soins aux animaux ; La hauteur varie de 45 à 50 cm. Elle doit être calculée de façon à ce
qu’un infirmier de taille moyenne ait le sommet du mur un peu au-dessus de la hauteur de la
ceinture. Il doit être résistant surtout contre les érosions.
Entrée du parc
Elle sera ou non munie d’un système de fermeture. S’il n’y a pas, il faut placer un ou 2
bergers ; la porte est munie de roulettes simples qui coulissent sur une roue en U ou des
roulettes en gorge.
Modèle type de parc de vaccination
Selon les disponibilités locales, on peut recourir à trois types de matériaux pour la
construction des parcs :
- Le bois ;
- La maçonnerie ;
- Les métaux.
a) parcs en bois
Les bois s’emploient dans les pays o* ces matériaux sont bon marché. On confectionne les
poteaux avec les madriers de 20 x 20 cm de section.
La clôture proprement dite avec des planches de 50 mm d’épaisseur. Le bois permet une
construction simple et facile, car il est commode à travailler et à assembler. Le bois doit
également être traité pour résister aux termites et aux intempéries.
b) Parcs en maçonnerie
On construit des parcs en maçonnerie quand on peut disposer des pierres et du ciment à de
prix raisonnables. Les parcs aménagés de cette façon sont très solides bien que coûteux ; les
murs auront 40 cm d’épaisseur.
c) Parcs métalliques
Ils sont très solides à la condition d’utiliser les éléments de dimension convenable et une
qualité des métaux appropriés. Ils ont l’avantage d’être démontables et transportables. Proche
de la mer, leur utilisation est déconseillée à cause de la corrosion.

Installations de déparasitage
En milieu tropical, les ectoparasites et plus spécialement les tiques ont une répercussion
considérable sur la santé du bétail et sur la qualité du tégument (peau). Les tiques provoquent

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des lésions de cuir et plus grave encore inoculent des maladies dangereuses exemple la
piroplasmose.
La meilleure prophylaxie qui puisse être mise en œuvre contre ces affections est le
déparasitage périodique des animaux. Pour ce faire, une piscine antiparasitaire est reprise en
annexe.
Ce déparasitage se fait dans des installations de 2 types à savoir :
- la douche (spray);
- la piscine (dipping tank) ;
Quel que soit le type d’installation, le choix de son emplacement est très important. Il faut
tenir compte des facteurs suivants :
- des besoins en eau pour l’installation elle-même et l’abreuvement des animaux ;
- le déplacement habituel des éleveurs ;
- l’importance du troupeau ;
- des conditions de terrain ; du coût du traitement.
La piscine pour bovins
Il existe des piscines pour gros et petit bétail, mais la composition en est toujours la même et
l’on distingue 6 structures fondamentales :
a) parc d’attente
b) pédiluve
c) goulet de forçage
d) couloir d’arrivée
e) un bassin avec un trottoir de surveillance
f) un parc d’égouttage et de séchage
g) les abords et trottoir de contrôle et de surveillance
h) les dépendances et annexes.
Ces différentes structures sont reprises dans le plan de la piscine antiparasitaire.
a) Parc d’attente
De forme rectangulaire ou trapézoïdale, il est clos par un mur de 150 cm de hauteur ou des
barrières avec piquets de bois ou de poteau de ciment profondément enfoncé de 150 cm de
hauteur. La porte d’arrivée est faite en bois ou en métal et doit s’ouvrir dans les deux sens.

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b) Pédiluve
Il débarrasse les pieds du bétail de la terre et des excréments pour éviter leur dépôt dans le
bain. Il est établi à la sortie du parc d’attente, à l’entrée du goulet.
c) Goulet de forçage
Il a la forme trapézoïdale et constitue le passage entre le parc d’attente et le couloir d’arrivée
au bassin. Sa longueur est de 3 à 4 m, sa largeur à l’entrée est 3,5 à 4 m. Sa largeur à la sortie
est de 80 à 100 cm.
d) Couloir d’arrivée
Son but est de régulariser le débit des animaux. Le sol et la clôture ont las mêmes
caractéristiques que le goulet de forçage, la longueur est de 5 m ; la largeur au sol est de 50
cm et la largeur au sommet est de 90 à 100 cm.
e) Bassin
Il comprend plusieurs sections notamment :
- le bassin incliné ou plongeoir
- le bassin proprement dit
- la rampe de sortie Le plan incliné à une pente de 45°, sa longueur est de 150 cm ; Il se
raccorde à la paroi verticale du bassin.
Il est bordé d’un mur ou barrière et d’une passerelle où continuent les mêmes éléments du
couloir. Le bassin proprement dit est une tranchée bétonnée creusée dans le sol dont les
rebords dépassent légèrement la surface.
Il doit être assez profond pour permettre une immersion complète et assez long pour que
l’animal mette un certain temps pour le parcourir à la nage.
La profondeur peut être déterminée en fonction de la race animale et de la taille moyenne de
bovins ordinairement traités.
Cependant, il est toujours possible de corriger la hauteur du liquide :
- longueur au moins 6 à 7 mètres jusqu’à 15 à 20 mètres
- profondeur : 250 cm de la base au rebord (partie supérieur)
- le niveau moyen de l’eau est de 200 cm du fond - largeur au fond : 80 cm
- largeur à la surface : 120cm
Quand à la rampe de sortie, elle permet aux animaux de sortir du bassin d’où le ciment est très
rugueux pour éviter les glissades. Sa longueur est de 5 à 10 mètres.

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f) Parc d’égouttage
Sa forme et ses dimensions peuvent reproduire celles du parc d’attente, les animaux y
séjournent le temps nécessaire à l’égouttage du surplus de liquide entrainé dans le pelage. Le
parc peut être simple ou double.
Le sol doit être imperméable et de pente suffisante pour permettre l’écoulement des eaux et
leur collection. Il est recommandé également de construire une toiture pour éviter que les
animaux laissés au soleil pendant l’égouttage n’absorbent une certaine dose d’insecticide par
voie cutanée, phénomène favorisé par la vasodilatation au niveau de la peau et chauffé avant
que le liquide na soit sec.
g) Abords et trottoirs de contrôle et de surveillance
Le plan de plongée et le 1er mètre du bassin (1 à 2 m) sont bordés par le mur qui prolonge
celui du couloir ou par des panneaux pour faire obstacle à tout animal qui tenterait en sortant
d’échapper du parcours ou même de la plongée.
Sans mur, l’animal tenterait de rejoindre obliquement le bord du bassin, d’où risque de chute,
de retombée défectueuse, de blessures et de fractures. L’existence de trottoir est importante
pour le contrôle et la surveillance des animaux
h) Dépendances et annexes
Elles sont constituées par divers appareils et dispositifs indispensables qui améliorent et
facilitent les conditions d’emploi des baignoires ; ainsi, nous avons :
- dispositif d’abreuvement du bétail ;
- bassin de mélange ;
- bassin de récupération
- puits perdu
1. Abreuvoirs
Ils sont placés à l’intérieur et l’extérieur du parc d’attente, intérieurement, les abreuvoirs
doivent être situés du côté de l’entrée pour ne pas gêner les animaux poussés vers le goulet
2. Bassin de mélange
C’est un réservoir métallique d’une capacité de 100 à 500 litres dans lequel est effectué le
mélange préliminaire pour solution mère dans un volume réduit.
Il est construit au niveau du sol et se vide dans le bassin principal où on établi la dilution
finale.
3. Bassin de récupération
Il est situé à proximité du parc d’égouttage et reçoit les eaux qui ruissèlent du pelage. Ces
eaux sont salies de terre, d’excrément et des poils.

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4. Puits perdu
Lors du nettoyage et de la vidange de la piscine, les liquides insecticides ne doivent pas être
évacués dans la nature car ce sont des éléments toxiques dangereux pour l’animal et les
hommes.
Piscines pour ovin
Les principes de construction sont les mêmes que dans le cas des baignoires pour bovins, avec
réduction de certaines dimensions.
On adopte pour le bassin les dimensions suivantes :
- longueur : 6 à 8 m
- hauteur : 1,5 m
- niveau du liquide : 1,20 m
- largeur au fond : 30 cm
- largeur au rebord : 70 cm
NB : la longueur du bassin conditionne le temps de passage dans le bain et le temps pour le
mouton à laine doit être plus long, ainsi pour éviter la pénétration du liquide insecticide de la
toison, augmenter la longueur du bassin selon les nécessités et le parc d’égouttage doit être
proportionnel au nombre de bêtes.

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