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Indice RI

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Conseil National des Assurances

Indice RI
Révision
Tarif RS

2004
SOMMAIRE

Indice RI
& Révision Tarif RS

INTRODUCTION
OBJET DE L’ETUDE

Chapitre Premier
PRATIQUE ACTUELLE ET PROBLEMES
EN MATIERE DE TARIFICATION INCENDIE

Chapitre Deuxième
METHODOLOGIE POUR L’ELABORATION
D’UN INDICE RI ALGERIEN

Chapitre Troisième
REVISION DU TARIF INCENDIE
DES RISQUES SIMPLES

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Indice RI
Chapitre Premier : - Pratique actuelle et& Révision
problèmes Tarif
en matière RS incendie
de tarification 2

Introduction
Objet de l’étude

E n assurance Incendie, les risques sont classés en deux (02) communautés : les
risques industriels ou d’entreprise et les risques simples et ceux à caractère
industriel ou commercial n'entrant pas dans la première catégorie. La limite entre
ces deux (02) communautés est déterminé par l’application d’un indice appelé
« Indice des Risques industriels » ou plus communément « Indice RI ».

Pour ce qui est du tarif incendie des risques industriels, il faut


préciser que les compagnies algériennes ont pour la plupart
fait homologuer le « Tarif Rouge » français comme Tarif
Incendie des risques industriels. Or ce tarif est obsolète et il a
été remplacé par le Traité des Risques d’Entreprises (TRE).
Nous recommandons aux entreprises d’assurances d’adopter le
Traité des risques d’entreprises et ce, pour plusieurs raisons :
• Le TRE a remplacé le Tarif Rouge ;
• Les taux du TRE sont exprimés en prime pure et, ceci va
dans le sens de la politique de tarification à mettre en œuvre
dans notre marché qui devient de plus en plus concurrentiel ;
• Le TRE est accepté sans réserve et dans sa totalité par le
marché de la réassurance qui est l’assureur final des risques
industriels ;
Il restera néanmoins aux entreprises d’adapter au sein de l’UAR
la forme, les clauses etc., et remplacer toute référence à
l’APSAD et aux textes français par des références appropriées.

Quant à la tarification des risques simples et des risques à caractère industriel ou


commercial n’entrant pas dans les risques d’entreprises, il a été démontré que le
tarif blanc en vigueur en Algérie est complètement dépassé et ce, aussi bien dans
la nomenclature des activités et des biens soumis à tarification que des taux de
primes applicables.
L’objet de cette étude est alors de proposer la révision du tarif incendie des
risques simples et l’élaboration d’un indice des risques industriels algériens
(indice RI) avec un objectif de reclassement des risques simples et une tarification
adaptée à la réalité algérienne.

S O M M A I R E
Chapitre Premier : - Pratique actuelle et problèmes en matière de tarification incendie 3

Dans le cadre de cette étude, nous nous proposons de présenter :


• Une première partie relative à la méthodologie utilisée pour
l’élaboration d’un indice RI Algérien ;
• Une deuxième partie consacrée à la révision du tarif incendie des
risques simples ;
• Une troisième partie annexes qui comprend :
- Les dispositions générales (garantie de base, extensions de
garanties, modalités d’assurance) ;
- La tarification analytique (nomenclature des activités) ;
- Les clauses communes ;
- Les conventions d’assurances.
Concernant l’indice RI, en juin 1999, une étude sur le problème de l’actualisation
de l’Indice RI a été présentée à l’Assemblée Générale du CNA. Cette étude est
reprise dans ce document, en première partie, avec une actualisation des chiffres
pour tenir compte des évolutions constatées entre 1998 et 2001.
Cette étude a permis d’élaborer une méthodologie qui permet d’arrêter la valeur
de l’indice semestriellement applicable au semestre suivant. La valeur de l’indice
au premier trimestre 2001 à laquelle cette étude a abouti est 18 269, applicable à
partir d’octobre 2001. Cette valeur est basée sur l’indice RI français d’avril 2001
et des chiffres de l’ONS du 1er trimestre 2001.
Le Secrétariat Permanent du CNA se propose de publier l’indice RI applicable en
Algérie tous les six mois, par lettre transmise à toutes les institutions concernées.
De même qu’une publication dans la revue de l’UAR et autres périodiques
méritent d’être envisagées.
Chapitre Premier : - Pratique actuelle et problèmes en matière de tarification incendie 4

Chapitre Premier
PRATIQUE ACTUELLE
ET PROBLEMES EN MATIERE DE
TARIFICATION INCENDIE

E n général, la démarche du marché algérien en matière de tarification incendie


est fondée sur la méthodologie française.
Cependant, si en France, des dispositions nouvelles de mises à jour, de révision
sont régulièrement introduites par les professionnels des assurances, il a été
constaté qu’en Algérie, la pratique du tarificateur Algérien n’a pas suivi la même
évolution.
Des déséquilibres importants sont nés de cette pratique et se sont fortement
accentués avec la dévaluation du dinar.

I. La pratique actuelle en matière de tarification incendie


1.1. Les tarifs de référence
Généralement, le tarificateur en Algérie, utilise deux tarifs d’origine française,
datant d’avant 1980.
1.1.1. Le tarif des risques simples
Il est appelé tarif blanc et s’applique pour tous les risques ordinaires et de petites
importances dont :
• Les habitations simples,
• Les petits commerces et artisans,
• Les cabinet de profession libérale,
• Les petites fabrications, etc …
Ce tarif est à la base d’autres modèles de tarification directe dans les contrats de
garantie multirisques.

1.1.2. Le tarif des risques industriels appelé tarif rouge


Il est applicable pour toutes les autres catégories de risques d’importance
supérieure à celle des risques simples.
Ce tarif présente ainsi une nomenclature de catégories de risques classées selon la
nature de l’activité, le type de l’industrie, et le niveau de protection contre
l’incendie.

1.1.3.Le traité d’assurance incendie des risques d’entreprises


Introduit en France dés 1990, il est très peu utilisé en Algérie. Ce traité est
applicable pour les tous risques où s’exerce une activité recensée dans la
nomenclature figurant sur ce traite (Tome II) et dont le montant du contenu
(matériel et/ou marchandises ) assuré ou non dépasse 1 000 fois la valeur en
Francs de l’indice « RI ».
Ce traité permet une tarification dite analytique, qui a l’avantage d’être simple à
l’utilisation du fait d’une classification préalable poussée des activités, des types
d’industries, des critères de tarification, et des barèmes correspondants.

SS OO MM MM AA II RR EE
Chapitre Premier : - Pratique actuelle et problèmes en matière de tarification incendie 5

1.2. Délimitation entre risques simples et risques industriels


Si pour les activités non recensées dans la nomenclature des risques industriels, la
tarification au moyen du tarif des risques simples se fait indépendamment des
limites minimales de tarification, en risques industriels, les activités recensées
devront répondre au critère de valeur (du contenu) permettant la définition du tarif
à appliquer.

1.2.1. Les limites maximales du tarif des risques simples


Le tarif des risques simples présente une nomenclature diverse de risques en
précisant les limites maximales à prendre en considération pour les activités
répertoriées telles que :
• Montant des matériels et marchandises (Jusqu'à 500 000 DA sauf
quelques rares exceptions)
• Quantité en volume (ex : 3 000 litres d’alcools) ou en poids
(ex : 50 Kg de poudre pour les armuriers).
Notons que le tarif des risques simples utilisé en Algérie ne comprend pas de
formule d’indexation pour son adaptation à l’évolution du coût de la vie.

1.2.2. Les seuils minimaux du tarif des risques industriels


Le tarif des risques industriels présente une large nomenclature de risques qui
caractérise son champ d’application ; il fixe plusieurs seuils minimaux des valeurs
du contenu matériel et/ou marchandise en fonction de l’indice RI.

1.2.3. Le seuil minimum pour l’application du traité d’assurance des


risques d’entreprises
Le traité d’assurance des risques d’entreprise délimite son champ d’application
en tenant compte de deux conditions :
• la nature de l’activité visée à la tarification analytique (Tome II).
• le montant du contenu (matériel et/ou marchandise) dépassant 1 000
fois la valeur en Francs de l’indice « RI ».

1.3. Définition et domaines d’utilisation de l’indice RI


L’indice, comme son nom l’indique est un signe indicateur : C’est le nombre
indiquant le rapport entre le prix moyen unitaire d’un article donné à une période
donnée et celui de ce même article à une période choisie comme base où il est
exprimé.
En ce qui concerne l’indice « RI », il est entré en vigueur en France le 1er avril
1975 avec une valeur de 1000.
Il est publié par l’assemblée plénière des sociétés d’assurances dommages
(APSAD).
La valeur en vigueur de l’indice « RI » est aujourd’hui modifiée le 1er janvier, 1er
avril, 1er juillet et 1er octobre de chaque année selon une formule laquelle elle-
même fait l’objet de révision, en tenant compte des variations importantes des
poids qui entrent dans sa conception :
En 1975, la formule était comme suit :
RI = 45 + 2,26A + 1,71B + 0,8C + 1,42D

Où pour l’indice RI publié en Janvier :


A = Indice au 30 septembre de l’année qui précède du coût de la construction (
Région parisienne ) y compris le versement relatif au transport en commun.
Il est publié par la fédération Nationale du bâtiment.
Il a pour base 1 au 1er janvier 1941.
Chapitre Premier : - Pratique actuelle et problèmes en matière de tarification incendie 6

B = Indice de juillet de l’année qui précède du coût de la main d’œuvre dans


les industries mécaniques et électriques.
Il est publié par l’INSEE.
Il a pour base 100 en janvier 1973.

C = Indice de juillet de l’année qui précède des prix de gros, hors taxes, des
produits métallurgiques (ensemble).
Il est publié par l’INSEE.
Il a pour base 100 en 1962.

D = Indice du 2éme trimestre de l’année qui précède du prix des biens


intermédiaires.
Il est publié par l’INSEE.
Il a pour base 100 en 1962.
Il faut préciser que cette formule a subi plusieurs changements dont le dernier en
octobre 1998 ; Depuis, elle est comme suit :
RI = 45 + 2,26A + 13,59B + 4,17C + 7, 02D
A = Indice FNB du coût de la construction (base 1 en janvier 1941)
B = Indice du coût de la main d’œuvre pour les industries mécaniques et
électriques (INSEE, base 100 en 1997)
C= Indice du prix de vente industriel des produits métallurgiques (INSEE,
base 100 en 1990)
D = Indice du prix de vente des biens intermédiaires (INSEE, base 100 en
1990)
Chapitre Premier : - Pratique actuelle et problèmes en matière de tarification incendie 7

L’indice RI est utilisé par le marché des assurances dans les cinq
domaines suivants :
1. L’adaptation périodique du tarif des risques industriels,
2. Les assurances avec adaptation périodique,
3. Les assurances après estimation préalable,
4. L’adaptation à chaque échéance principale des franchises dans les
contrats qui ne comportent pas la convention d’adaptation périodique,
5. La modification des seuils de passage en francs du tarif des risques
simples au tarif des risques industriels.

II. Les problèmes nés de la pratique


du marché algérien en matière de tarification incendie
Le tarif des risques simples introduit depuis des années n’a pas connu de
réajustement des montants limites des matériels et marchandise.
L’application aujourd’hui des montants fixés dans le tarif à un maximum de
500 000 DA sauf quelques rares exceptions, n’est pas opportune compte tenu du
fait que ce montant n’est plus représentatif des valeurs réelles des biens assurables
dans cette catégorie de risques.
D’autre part, l’utilisation du tarif des risques industriels continue de se faire sans
qu’il ne soit tenu compte de l’évolution de l’indice RI des risque industriels qui
constitue un paramètre déterminant sur lequel est basée la méthodologie de
tarification des risques industriels.
En d’autres termes, l’indice RI introduit en 1975 sur la base de 1000 connaît en
France une adaptation périodique (en général trimestriellement) pour atteindre une
valeur de 3752 au 01/01/2000, alors que dans le secteur national des assurances,
cet indice a été pris en compte des les calculs sur la base initiale 1000, et ce
jusqu'à une date récente.

2.1. Les valeurs de l’indice RI utilisées par le marché algérien


Depuis quelques temps, un réajustement de l’indice a été opéré au niveau du
secteur comme suit :
- Indice RI CAAR = 10 000
- Indice RI CAAT = 5 000
- Indice RI SAA = 6 000
Pour les besoins de la comparaison, l’indice RI a connu l’évolution suivante en
France :
Au 01 octobre 1975 : Indice RI = 1004
Au 01 octobre 1980 : Indice RI = 1709
Au 01 octobre 1990 : Indice RI = 3270
Au 01 octobre 1998 : Indice RI = 3753
Au 01 octobre 1999 : Indice RI = 3737
Au 01 octobre 2000 : Indice RI = 3887
Au 01 avril 2001 : Indice RI = 3976

Une telle démarche de la part des assureurs algériens dénote une double
problématique au sens de la pratique du marché en assurance incendie :
la détermination des indices algériens (CAAR, CAAT et SAA) ne semble
pas reposer sur une quelconque démarche scientifique et de ce fait,
comparativement à l’évolution de l’indice RI en France et des dévaluations
Chapitre Premier : - Pratique actuelle et problèmes en matière de tarification incendie 8

successives du dinar depuis 1988, ne reflète pas la variation réelle des coûts en
Algérie ;
l’absence d’un indice uniforme à appliquer par tous les assureurs algériens
en l’absence d’une prise en charge sérieuse de la statistique commune par une
autorité spécialisée et reconnue à l’instar de l’APSAD en France.
De plus, la prise en charge de la prévention des risques telle qu’elle est pratiquée
dans la tarification en Algérie laisse apparaître plusieurs insuffisances.

2.2. Les insuffisances de la prise en charge de la prévention des risques par


la tarification en assurance incendie
Le tarif des risques simples prévoit un rabais (de 5 à 10%) sur le taux « Incendie »
dans la situation où le risque est doté de moyens de secours conformes aux
règlements en vigueur.
Les risques visés ne comprennent pas les habitations et bureaux, les structures
sanitaires et les établissements recevant un grand public.
Les moyens de secours donnant lieu à ces rabais sont indiqués comme suit :
- Extincteurs mobiles à mains ou sur roue de type et capacités
réglementaires,
- Robinets d’incendie armés (RIA) installations réglementaires,
- Présence cumulée des extincteurs et RIA.
L’analyse du tarif sur les aspects prévention fait ressortir le constat suivant :
Les rabais appliqués semblent dérisoires par rapport à ceux accordés à titre
commercial par les entreprises d’assurance ; ils ne sont même pas prévus pour les
assurances multirisques des particuliers ;
le tarif des risques simple ne prévoit aucune majoration pour absence des
conditions minimales de sécurité, ce qui n’incite nullement à l’investissement à la
prévention pour ce type de risques.
En matière de risques industriels, la tarification est établie selon deux classes de
risque dont le taux de prime de base est lié directement à l’existence d’extincteurs
automatiques à eau (SPRINKLERS) :
Risques protégés (R.P.) : établissements dotés d’extincteurs automatiques
à eau bénéficiant d’une réduction allant jusqu’à 50%,
Risques non protégés (R.N.P.) : établissements non dotés de systèmes
« SPRINKLER ».

Au sein de chaque classe de risque, des majorations et des rabais sont prévus en
tenant compte de la présence ou non d’autres moyens de secours (les rabais allant
de 5% à12% en général).
Par ailleurs, des dispositions supplémentaires liées à la prévention (conception,
process, vérifications périodiques des installations électriques, etc …) peuvent
donner lieu également à des rabais.
La détermination du taux de base selon deux classes de risques RP et RNP n’est
pas adaptée aux installations algériennes (un très faible pourcentage de risques
sont dotés de système SPRINKLER), de même que les réductions accordées à
titre commercial s’avèrent être souvent plus importantes que les autres rabais
techniques pratiqués.
Aujourd’hui, nous constatons que la tarification telle qu’elle est pratiquée présente
des anomalies majeures :
Chapitre Premier : - Pratique actuelle et problèmes en matière de tarification incendie 9

1. Le non réajustement des montants limites dans le tarif des risques simples, et
la non adaptation périodique de l’indice RI ont pour conséquence le classement (à
tort) par les assureurs de certains risques simples dans la catégorie des risques
industriels avec des taux de primes plus importants qu’ils n’auraient dû l’être,
sanctionnant de ce fait les preneurs d’assurances concernés ;

2. Les rabais et majorations techniques sont dérisoires (hormis la tarification du


risque protégé) et ne sont pas de nature à encourager à la prévention des risques ;

3. L’existence de moyens de secours ou autres moyens de prévention et de lutte


contre l’incendie, leur conformité, leurs conditions d’utilisation sont des
informations données par les assurés (déclaration à remplir) mais très rarement
vérifiées sur le terrain et cela, lorsqu’elles sont prises en considération dans la
tarification.
Chapitre Deuxième : - Méthodologie pour l’élaboration d’un indice RI Algérien 10

Chapitre Deuxième
METHODOLOGIE
POUR L’ELABORATION D’UN INDICE RI
ALGERIEN

L a démarche du tarificateur Algérien étant fondée sur la méthodologie


française, il est à notre sens nécessaire de reconsidérer la valeur de l’indice RI
et réajuster tous les facteurs de limites liés à l’indice RI et contenus dans les
documents de tarification.
Une prospection est en cours en vue d’identifier les indices publiés ou pouvant
être déterminés régulièrement et qui permettraient soit l’adaptation de la formule
de l’indice RI et la révision régulière de celui–ci ; Soit la conception d’une
formule en relation avec un tarif algérien des risques industriels.
En attendant les conclusions de ces recherches, il nous paraît nécessaire de
réajuster à titre transitoire la valeur équivalente en Algérie de l’indice RI français.
Pour ce faire, nous avons utilisé deux méthodes :

I. Utilisation des résultats de l’APSAD,


du CNAT, et d’hypothèses propres
Nous avons retenu, comme en France, que l’indice RI est un indice
composite des prix dont la constitution reflète la ventilation des existences dans
un établissement industriel type.
Nous avons adopté les résultats de l’étude effectuée par l’APSAD qui a
abouti à la répartition suivante :
- 32,6% environ pour les bâtiments (indice A).
- 48,3% environ pour le matériel et équipements (indice B et C).
- 19,1% environ pour les marchandises (indice D).
Pour déterminer l’indice équivalent en Algérie, nous avons émis plusieurs
hypothèses sur la part de la main d’œuvre et celle des matériaux et matériels dans
chaque catégorie d’existences d’une part, ainsi que sur la part de la production
locale et celle qui est importée dans chaque catégorie d’existence d’autre part.

Ces hypothèses nous ont permis d’obtenir la part de l’indice français à convertir
au taux de change de la période considérée qui concerne la part importée de main
d’œuvre et de matériaux et matériels sur l’ensemble des facteurs qui composent
l’indice et celle à ne pas convertir et qui concerne la part de production locale.
Cette démarche repose sur le principe que pour la part à convertir les facteurs
subissent une double variation :
une première variation dans le pays d’origine qui est exprimée par
l’indice français ;
une deuxième variation du fait de l’expression des prix des produits
importés en monnaie nationale qui a subi des dévaluations successives durant ces
dernières années ;
Elle repose par ailleurs sur le principe que le comportement du prix de la main
d’œuvre locale dans le coût de la construction en Algérie et dans celui de la
fabrication des matériels et équipement locaux (une partie de l’indice A et l’indice
B), d’une part, et le comportement des prix des marchandises produites
localement (indice C et D) d’autre part sont les mêmes qu’en France.

S O M M A I R E
Chapitre Deuxième : - Méthodologie pour l’élaboration d’un indice RI Algérien 11

Nous avons effectué huit (08) scénarios (annexe I) combinant les différentes
hypothèses émises plus haut et qui nous ont permis de reconstituer l’indice RI
susceptible d’être appliqué par les assureurs algériens depuis 1975 à ce jour et
d’obtenir un indice calculé au premier trimestre 2001 dont la valeur varie entre
18 269 et 22 805 (annexe I bis).

II. Utilisation des statistiques de l’ONS


Cette méthode est basée sur la mesure de l’évolution des coûts en Algérie dans les
différents secteurs industriels, depuis 1988.
L’année 1988 a été prise comme base de référence et d’analyse en partant du
principe qu’à cette époque 1FF = 1,077 DA et qu’on pouvait considérer que la
valeur de l’indice RI en Algérie était égale à celle de l’indice RI en France soit
3059.
Nous avons également utilisé les résultats des statistiques de l’ONS qui montrent
l’évolution des indices des prix à la production, tous secteurs confondus, entre
1988 et 2000 ; (annexe II)
Ce tableau fait ressortir des indices de prix à la production industrielle des
différents secteurs industriels au premier trimestre 2001 calculés par rapport à
l’année de base 1988 où tous les indices avaient pour base 100. Ces indices vont
de 386,9 (secteur divers) à 1112,8 (secteur agroalimentaire, tabacs et allumettes).
La moyenne arithmétique des indices des différents secteurs donne un indice
général de 809,13 au premier trimestre 2001.
Cette moyenne est représentative et le traitement de la série des données ayant
donné cette moyenne avec un intervalle de confiance de 95% fait ressortir un
indice RI compris dans l’intervalle 20 041,26 et 29 461,03 (annexe II).

RECAPITULATION
1° méthode : Indice RI compris entre 18 269 et 22 805 ;
2° méthode : Indice RI compris entre 20 041,26 et 29 461,03

III. Propositions
• Retenir un indice RI semestriel d’une valeur de 18 269 correspondant à la
valeur minimale des deux limites inférieures de l’indice déterminées selon les
deux méthodes. Cet indice prend effet à compter du 1°janvier 2002 ;
• La valeur de l’indice doit faire l’objet de révision semestrielle par les services
du CNA en attendant la mise en place d’une structure de tarification ;

Procéder à la révision du tarif des risques simples notamment les limites


maximales, et ce, avant l’application de la nouvelle valeur de l’indice RI.
• Continuer les recherches pour la maîtrise de l’évolution de l’indice RI en
fonction des paramètres liés aux risques industriels propres en Algérie.
En tout état de cause le réajustement de l’indice présente d’ores et déjà plusieurs
aspects positifs pour le marché des assurances :
a) Sa mise en place permettra une uniformisation de son utilisation pour
l’ensemble des assureurs ;
b) Sa révision ayant une incidence directe sur celle des tarifs, permettra un
reclassement des risques simples qui sera favorables aux assurés qui auront à
payer des primes revues à la baisse pour toute une catégorie de risques ;
Chapitre Deuxième : - Méthodologie pour l’élaboration d’un indice RI Algérien 12

c) Pour tous ces risques « reclassés en risques simples », la baisse enregistrée


par la mise en place du nouvel indice peut inciter les propriétaires à davantage de
couvertures qui seront profitables aux assureurs
d) la reconstitution de l’indice depuis 1975 et son adaptation périodique
peuvent servir pour l’indexation des capitaux, des franchises et des limites
contractuelles, en l’absence d’actualisation par les assurés et ce, dans les
conditions suivantes :
- Catégorie de risques PME –PMI, risques moyens ;
- Estimation préalable correcte.

IV. Conditions de mise en œuvre


et adaptation périodique de l’indice
Le réajustement de l’indice ne doit être une finalité en soi, l’action doit être
poursuivie :
• A court terme : Par la coopération interne pour un examen approfondi des
hypothèses recensées dans le cadre de l’utilisation de la formule française.
• A long terme : Par la coopération interne et externe pour la détermination
d’une formule de l’indice RI Algérien adaptable.

ANNEXE I

SCENARIOS ET HYPOTHESES DE REPARTITION DES COMPOSANTS DE L'INDICE RI

1 2 3 4 5 6 7 8
Part de Main
d'Oeuvre ds le 40% 40% 40% 40% 40% 40% 40% 40%
Batiment

Part de Main
d'oeuvre ds 40% 30% 30% 20% 40% 40% 30% 20%
l'Equipement

Part de
Materiaux locaux 67% 80% 67% 80% 80% 67% 67% 80%
ds le Batiment

Part de Main
d'Oeuvre locale 67% 33% 50% 67% 67% 67% 67% 50%
ds l'Equipement
Part de Materiels
locaux ds 33% 33% 33% 33% 40% 40% 50% 40%
l'Equipement
Part de
Marchandises 33% 33% 33% 40% 50% 33% 50% 50%
locales

Part convertible 45,01% 48,91% 49,04% 44,45% 37,23% 43,08% 37,81% 41,48%

RI 2001 (1 trim) 21 259 22 755 22 805 21 042 18 269 20 517 18 492 19 901
Chapitre Deuxième : - Méthodologie pour l’élaboration d’un indice RI Algérien 13

ANNEXE I bis

SCENARIO BATIMENT 25% EQUIPEMENT 45% MARCHANDISES 30%


Part MAR Part MAR
5 Part BAT Local 88% Part EQUIP. Local Part EQUIP. Import
Local Imp.

Part BAT Import 12% 51% 49% 50,00% 50,00% 59,86% 40,14%

Mar Loc
MOA(P1) MAT matA mat E MO(P2) MAT moA moE matA matE Mar Imp
(P6)
25% 45% 30%
TX
ANNEE RI fr 40% 60% 80,00% 20,00% 40% 60% 67,00% 33,00% 40,00% 60,00% 50,00% 50,00% DA FF RI Alg RI fr TX DA/Ff AN
DA/FF
1 975 0,9340 1 004 251 100 151 120 30 452 181 271 121 60 108 163 301 151 151 601 403 977 1 004 934 1 975
1 976 0,8455 1 113 278 111 167 134 33 501 200 301 134 66 120 180 334 167 167 666 447 1 044 1 113 846 1 976
1 977 0,8525 1 235 309 124 185 148 37 556 222 333 149 73 133 200 371 185 185 739 496 1 162 1 235 853 1 977
1 978 0,9115 1 318 330 132 198 158 40 593 237 356 159 78 142 214 395 198 198 789 529 1 271 1 318 912 1 978
1 979 0,9180 1 525 381 153 229 183 46 686 275 412 184 91 165 247 458 229 229 913 612 1 475 1 525 918 1 979
1 980 0,8835 1 709 427 171 256 205 51 769 308 461 206 102 185 277 513 256 256 1023 686 1 629 1 709 884 1 980
1 981 0,7675 1 897 474 190 285 228 57 854 341 512 229 113 205 307 569 285 285 1136 761 1 720 1 897 768 1 981
1 982 0,6780 2 223 556 222 333 267 67 1 000 400 600 268 132 240 360 667 333 333 1331 892 1 936 2 223 678 1 982
1 983 0,6146 2 454 614 245 368 294 74 1 104 442 663 296 146 265 398 736 368 368 1469 985 2 074 2 454 615 1 983
1 984 0,5556 2 717 679 272 408 326 82 1 223 489 734 328 161 293 440 815 408 408 1626 1091 2 232 2 717 556 1 984
1 985 0,6116 2 879 720 288 432 345 86 1 296 518 777 347 171 311 466 864 432 432 1723 1156 2 430 2 879 612 1 985
1 986 0,7467 2 900 725 290 435 348 87 1 305 522 783 350 172 313 470 870 435 435 1736 1164 2 605 2 900 747 1 986
1 987 0,8684 2 951 738 295 443 354 89 1 328 531 797 356 175 319 478 885 443 443 1766 1185 2 795 2 951 868 1 987
1 988 1,0770 3 059 765 306 459 367 92 1 377 551 826 369 182 330 496 918 459 459 1831 1228 3 154 3 059 1 077 1 988
1 989 1,3800 3 313 828 331 497 398 99 1 491 596 895 400 197 358 537 994 497 497 1983 1330 3 818 3 313 1 380 1 989
1 990 2,4900 3 270 818 327 491 392 98 1 472 589 883 394 194 353 530 981 491 491 1957 1313 5 226 3 270 2 490 1 990
1 991 4,3100 3 340 835 334 501 401 100 1 503 601 902 403 198 361 541 1 002 501 501 1999 1341 7 778 3 340 4 310 1 991
1 992 4,1400 3 374 844 337 506 405 101 1 518 607 911 407 200 364 547 1 012 506 506 2020 1354 7 627 3 374 4 140 1 992
1 993 4,0984 3 418 855 342 513 410 103 1 538 615 923 412 203 369 554 1 025 513 513 2046 1372 7 669 3 418 4 098 1 993
SCENARIO BATIMENT 32,6% EQUIPEMENT 48,3% MARCHANDISES 19,1%
Part MAR Part MAR
5 Part BAT Local 88% Part EQUIP. Local Part EQUIP. Import
Local Imp.
Part BAT Import 12% 51% 49% 50,00% 50,00% 62,77% 37,23%
Mar Loc
MOA(P1) MAT matA mat E MO(P2) MAT moA moE matA matE Mar Imp
(P6)
32,6% 48,3% 19,1%
TX
ANNEE RI fr 40% 60% 80% 20% 40% 60% 67% 33% 40% 60% 50% 50,00% DA FF RI Alg RI fr TX DA/Ff AN
DA/FF
1 994 8,0223 3 488 1 137 455 682 546 136 1 685 674 1011 452 222 404 606 666 333 333 2190 1298 12 606 3 488 8 022 1 994
1 995 10,4541 3 647 1 189 476 713 571 143 1 762 705 1057 472 233 423 634 697 348 348 2289 1358 16 482 3 647 10 454 1 995
1 996 10,7208 3 671 1 197 479 718 574 144 1 773 709 1064 475 234 426 638 701 351 351 2304 1367 16 955 3 671 10 721 1 996
1 997 9,7506 3 667 1 195 478 717 574 143 1 771 708 1063 475 234 425 638 700 350 350 2302 1365 15 612 3 667 9 751 1 997
1 998 10,1800 3 753 1 223 489 734 587 147 1 813 725 1088 486 239 435 653 717 358 358 2356 1397 16 578 3 753 10 180 1 998
1 999 10,8000 3 737 1 218 487 731 585 146 1 805 722 1083 484 238 433 650 714 357 357 2346 1391 17 370 3 737 10 800 1 999
2 000 10,6800 3 752 1 223 489 734 587 147 1 812 725 1087 486 239 435 652 717 358 358 2355 1397 17 272 3 752 10 680 2 000
2001
10,6569 3 976 1 296 518 778 622 156 1 920 768 1152 515 253 461 691 759 380 380 2496 1480 18 269 3 976 10 657 10/00
(1 trim)
ANNEXE II

INDICE RI SELON LES DONNEES STATISTISTIQUES DE L'ONS

Indices des prix à la production industrielle (source ONS)

Base 1988 Base 1989


Secteur
3°trim
1988 1989 1°trim 2001
2000

Mines et Carrières 100,0 120,1 1 005,5 837,2

ISMME 100,6 114,5 733,7 644,6

Mat de Construction 100,1 106,8 838,8 786,2

Chimie et Plastique 103,1 122,2 1 060,9 895,1

Agro .Alimentaire
100,4 110,6 1 225,9 1112,8
Tabacs et Allum.

Ind Text. Bonnet.


100,0 111,0 464,8 418,7
Conf.

Ind. Cuirs et Chauss. 105,1 127,7 711,9 585,9

Bois Papier Liège 100,0 105,9 748,5 706,8

Divers 114,5 145,7 492,2 386,9

Moyenne 809,13

Traitement de la série
Moyenne 809,13
Ecart type 253,56
Intervalle de confiance à 95% 153,97
Limite inférieure indice moyen 2000 655,16
Limite supérieure indice moyen 2000 963,09
Limite inferieure indice RI 20 041,26
Limite supérieure indice RI 29 461,03

S O M M A I R E
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 15

Chapitre Troisième
REVISION DU TARIF INCENDIE
DES RISQUES SIMPLES
I. Proposition de révision
du tarif incendie des risques simples
En l’absence de statistiques qui permettent d’établir un tarif basé sur l’équilibre
technique primes-sinistres, le présent travail est basé sur une étude comparative
des taux de primes du tarif algérien (version éditée en 1976 par la SAA ) et du
traité français des risques simples.
Les étapes de la méthode empruntée pour arriver au résultat sont :
• Présentation du tarif blanc (TB).
• Présentation du traité des risques simples et des risques à usage industriel
ou commercial (TRS-RIC) français.
• Comparaison des deux tarifs (TB et TRS-RIC).
• Sélectionner les dispositions les mieux adaptées à partir des deux tarifs.
Pour obtenir la nouvelle grille tarifaire et vu l’application future du traité des
risques d’entreprise, les taux proposés doivent être inférieurs aux taux minimums
du traité TRE.

II. Présentation des tarifs


A. Présentation du tarif incendie des risques simples
Le tarif incendie des risques simples en vigueur en Algérie, appelé communément
tarif blanc (TB) s’applique aux risques d’habitations et aux risques commerciaux
et professionnels ou de caractère artisanal qui ne sont pas considérés comme des
risques industriels. Il s’applique aux risques situés sur l’ensemble du territoire
national.

Procédé de tarification
La nomenclature du tarif (appelée nomenclature des marchandises) contient 416
risques répartis en 7 groupes suivant leurs usages.
Trois éléments nous permettent de déterminer le taux de base d’un contrat :
• Le type de construction appelé risque (risque I, II, III )
• Le type de couverture appelé classe (classe I, II, III)
• Le groupe auquel appartient le risque (de 1 à 7)

Pour chaque combinaison de ces trois éléments correspondent trois taux de base
différents, un pour le bâtiment, un pour le contenu et un troisième pour le risque
locatif.
Nous remarquons que les taux « bâtiment » et « contenu » sont distincts. Pour
chaque groupe (activité) nous avons donc 27 taux de base.

B. Présentation du traité français des Risques Simples (RS) et des


Risques à Usage Industriel ou Commercial (RIC)
Ce traité, désigné sous le sigle TRS, a été publié en 1993 en France. Il a remplacé
le traité d’assurance incendie des RS de 1986 qui faisait suite lui-même au tarif
blanc.

S O M M A I R E
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 16

Il s’applique aux petits et moyens risques affectés aux usages suivants :


• Simples habitations,
• Professions libérales,
• Petits commerces et artisans,
• Petites entreprises industrielles,
• Propriétés publiques (communes, hôpitaux, …) de bienfaisance et
religieuses,
• Salles des spectacles,
• Agences de services divers.

Procédé de tarification
La nomenclature de ce traité est composée de 1484 activités dont 592 activités
principales et 892 sous activités. Ces activités sont réparties en 20 classes
tarifaires, de A à W (à l’exception des lettres I, O, et V). Pour tarifer un risque, on
se réfère à la tarification analytique du traité où figure un classement des activités
par ordre alphabétique en regard desquelles des éléments apparaissent en 4
colonnes :
• Colonne 1 «classe tarifaire» : chaque classe indiquée par une lettre
alphabétique (A à W) correspond à un taux de base unique (contenu-contenant) en
prime pure.

Colonne 2 «type de risque» : où les risques sont classés selon le niveau de danger
(ordinaires (+), dangereux (*) et très dangereux (**)).
• Colonne 3 «seuil» : les seuils permettent la distinction entre les risques
simples (RS) les risques à usage industriel commercial (RIC) et les risques
d’entreprise (RE).
• Colonne 4 «n° TRE» : Cette colonne indique les références des rubriques du
traité des risques d’entreprises où sont traitées les mêmes activités au-delà des
seuils du TRS.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 17

III. Etude de la garantie de base


A. Comparaison des garanties de bases TB et TRS

Tarif Blanc Traité RS/RIC


Garantie de base
- Incendie - Incendie, Foudre, Toutes explosions
Classes tarifaires
- 7 groupes d’activités classées selon la - 20 Classes tarifaires de A à W
nature du risque (à l’exception des lettres I, O, et V)
Taux de prime
- Commercial (chargé) - Taux de prime pure donné sous forme
d’intervalle ( [taux Min , taux Max ] ).
- Existence de deux taux : bâtiment – - Taux unique
contenu
- Toute combinaison du type de risque et de - La tarification analytique contient les
classe donne un taux de prime activités et les taux de base correspondant

- Tarif à 27 entrées pour chaque groupe


d’activités.

B. Etude de la tarification et proposition d’un nouveau tarif de base


1. Grille tarifaire de base
En l’absence de statistiques propres à la branche incendie des risques simples,
notamment concernant la sinistralité, les deux tarifs TB et TRS ont été utilisés
comme base de travail pour déterminer les nouveaux taux pour chaque classe
tarifaire du traité.

Comparaison des taux TRS et TB


A chaque activité du tarif blanc, il a été associé une classe tarifaire du TRS.
Cependant, la présentation de la nomenclature du TRS (activités, sous activités,
…) a rendu complexe la lecture des correspondances pour l’ensemble des activités
des deux nomenclatures. Finalement, 252 activités ont été retenues comme
communes.

a- Hypothèses de travail
Pour la comparaison des taux TRS et TB, les hypothèses suivantes ont été
considérées :
1) A la 1ère classe (plus de 90% de matériaux durs) et au 1er risque (plus de
95% de matériaux durs) du TB a été associé le type 1 de la construction dans le
TRS.
2) Les taux de bases du TRS étant des taux uniques (pour le bâtiment et le
contenu) et en prime pure, les taux « bâtiment » et « contenu » du TB ont été
unifiés en utilisant un coefficient de pondération α déterminé comme suit :
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 18

avec :
Ct : la valeur du contenu,

α = C t

C +Ct b

Cb : la valeur du bâtiment,
et le taux unique Tu est donné par :
où Tb et Tc sont les taux bâtiment et contenu respectivement.
3) Le taux de la garantie explosion est de 0,15 0 0 0 a été inclus dans le taux
unifié.

Tu = α Tc + (1 − α ) Tb

Le taux unifié (ou pondéré) T est ensuite déchargé de 30% (en considérant des
chargements de 30%) afin de le rendre en prime pure et donc pouvoir le comparer
au taux TRS.
Les taux TB unifiés T (garantie explosion comprise) en pure sont donnés comme
suit :

T = 0,7 (Tu + 0,15)

b- Comparaison et conclusions
1) La nomenclature du TRS est plus détaillée et les activités principales
comprennent en général plusieurs sous activités dont les taux peuvent
correspondre à des classes tarifaires différentes, contrairement au tarif blanc. Cette
ventilation des activités permet de distinguer les sous-activités par leur degré de
dangerosité, d’ailleurs, la classification donnée par le TRS tient compte de trois
niveaux de dangerosité des risques (ordinaires, dangereux et très dangereux).
Ainsi, pour les classes de A à G, la majorité des risques comparés (81 %) sont de
type ordinaire (tel que les agences, les bureaux, les habitations, etc.…) alors que
77% des risques de H à W sont de type dangereux ou très dangereux.
2) Globalement, les taux du TRS sont inférieurs aux taux du tarif blanc
pondérés en pures (TRS < TB dans 80 % des cas).
3) Mais par classe tarifaire du TRS, les taux sont en moyenne inférieurs aux
taux du tarif blanc pour les classes A à G (voir graphe F) par contre, ils
deviennent plus élevés pour les autres classes H à W (voir graphe K).
Les deux graphes ci-après montrent la différence entre les deux taux (TRS et TB)
pour deux classes tarifaires (classe F et K), le premier pour le cas où le tarif blanc
serait plus cher que le traité des risques simples et le deuxième graphe pour le cas
contraire.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 19

Classe tarifaire "F"


taux TRS max
2,00
taux pondéré
1,80
taux pondéré moyen
1,60
1,40
1,20
taux

1,00
0,80
0,60
0,40
0,20
0,00
13

17

21

25

29

33

37

41

45

49

53

57
1

activités

Classe tarifaire "K"


taux TRS max
3,50
taux pondéré
3,00
taux pondéré moyen
2,50

2,00
taux

1,50

1,00

0,50

0,00
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24

activités

4) A chaque classe tarifaire du TRS correspondent plusieurs groupes


d’activités du TB.
5) On obtient un nouveau taux Tn égal à la moyenne des différents taux
correspondant à ces groupes.
Les nouveaux taux doivent tenir compte de la nécessité de s’adapter à l’utilisation
du traité des risques d’entreprise (TRE) qui est envisagé par nos compagnies.

Pour cela, ces taux ne doivent pas dépasser les taux du TRE par classe tarifaire.
Dans ce cas, le nouveau taux Tnc sera obtenu en translatant (positivement ou
négativement) les taux Tn tel que
Tnc = Min {Tn , (taux TRE / TTRE > TTRS )}
Le pas de translation sera dans ce cas
β = Tn − Tnc

S O M M A I R E
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 20

Dans le tableau 1 suivant figurent les taux du TRS ainsi que les taux pondérés et
translatés obtenus.
Tableau 1: Taux de primes pures
(*) : Pas d’observation.

Taux TRS Taux TRS Taux TB Nouveaux


Classes
min max uniques Tn taux Tnc
tarifaires
(%°) (%°) (%°) (%°)

A 0,10 0,15 0,52 0,20


B 0,16 0,20 0,49 0,27
C 0,21 0,25 0,79 0,30
D 0,26 0,35 0,67 0,40
E 0,36 0,45 0,74 0,50
F 0,46 0,55 0,73 0,60
G 0,56 0,70 1,09 0,75
H 0,71 0,85 0,95 1,00
J 0,86 1,05 0,75 1,10
K 1,06 1,30 0,94 1,40
L 1,31 1,60 0,89 1,70
M 1,61 2,00 0,89 2,40
N 2,01 2,50 1,50 2,90
P 2,51 3,00 0,93 3,70
Q 3,01 3,50 1,12 4,00
R 3,51 4,20 1,13 4,50
S 4,21 5,00 1,02 5,20
T 4,21 6,00 1,09 6,60
U 4,21 7,00 * 7,20
W 4,21 8,00 0,77 8,00

La représentation graphique des taux de tableau 1, est donnée ci-dessous.


9,00

8,00 Nouveaux taux Tnc (%°)


7,00 Taux TRS max (%°)
6,00
Taux TB uniques Tn (%°)
5,00

4,00

3,00

2,00

1,00

0,00
A B C D E F G H J K L M N P Q R S T U W
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 21

2. Application – Simulation de primes


Pour comparer le niveau des primes générées par ces nouveaux taux, un
échantillon de données collecté au niveau des compagnies SAA, CAAR et CAAT
a été utilisé. Cet échantillon s’étale sur une période de 11 années (1990-2000) et
comporte 2409 données.

L'assurance de l’incendie des risques simples est peu vendue séparément, pour
cela l’échantillon a été étendu à la garantie incendie des contrats Multirisques
Professionnelle (MP) et Multirisque industrielle et commerciale (MIC).
Ces données permettent de donner une pondération par rapport aux capitaux
réellement assurés.
Une application des taux unifiés, translatés et TRS max, sur notre échantillon a
donné les résultats figurant dans le tableau 2 suivants :

Tableau 2:
Primes générées
Primes Rapport Primes Rapport Primes
Classes Primes TB Primes TRS
nouveau tarif nouveau tarif / nouveau tarif /
tarifaires unifié français
Tnc TB TRS
A 273 195 710 308 38% 204 896 133%
B 42 568 77 253 55% 31 532 135%
C 29 946 78 859 38% 24 955 120%
D 285 441 478 115 60% 249 761 114%
E 341 640 505 628 68% 307 476 111%
F 1 998 277 2 431 237 82% 1 831 754 109%
G 159 960 232 475 69% 149 296 107%
H 842 168 800 060 105% 715 843 118%
J 748 063 510 043 147% 714 061 105%
K 244 734 164 321 149% 227 253 108%
L 722 421 378 209 191% 679 926 106%
M 303 240 112 452 270% 252 700 120%
N 52 664 27 240 193% 45 400 116%
P 495 393 124 518 398% 401 670 123%
Q - - -
R - - -
S Données non - - -
T disponibles - - -
U - - -
W - - -
Total 6 539 713 6 630 717 5 836 524
Augmentation Primes Nouveau Tarif -1% 11%

Les résultats de tableau 2 nous donnent :


• Diminution du niveau des primes générées par les nouveaux taux de l’ordre de
1% par rapport aux primes générées par le tarif blanc.
• Augmentation du niveau des primes générées par les nouveaux taux de l’ordre
de 11% par rapport aux primes générées par les taux du TRS.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 22

Comparaison des critères de tarifications TB et TRS

Tarif Blanc Traité RS/RIC


Construction
- Bâtiment ( dur, semi-léger, léger) : - Type1: dont les murs extérieurs sont constitués
risques I à III. pour au moins 75% en matériaux durs (béton,
brique...), et dont la couverture est constituée pour
- Couverture (dur, semi-léger, léger) au moins 75% en ardoises ou tuiles, en vitrages..., et
classes I à III sans revêtement intérieur des murs extérieurs et sans
aménagement intérieur constitués à plus de 25% en
matériaux combustibles.

- Type 2 : tous les bâtiments ne répondants pas aux


caractéristiques décrits ci-desssus.
Tarifcation à lecture directe pour Majorations - type 1 : 0%
chaque combinaison de risques et - type 2 : 50% du taux de base.
classes

Chauffage
Majorations suivant le type Se référer à la colonne 2 « type de risque » de la
d’habitation, le type de Chauffage (par tarification analytique :
combustibles liquides ou par gaz
- Risques ordinaires : pas de surprimes.
liquéfiés).
- Risques dangereux et très dangereux : se référer à
un barème de majorations suivant le procédé de
chauffage utilisé (50 % ou 100%).

- Majoration maximum de 100% dans le cas de la non


insertion des clauses interdiction de fumer ou absence
de feu nu.

Installations électriques
Absence. - Risques ordinaires et dangereux :
- Pas de majoration.
- Rabais : 10% si installations contrôlées.
- Risques très dangereux :
- Majorations : 100% si installations non contrôlées
Non cumul avec majoration pour chauffage et celle
pour non-insertion de la clause " absence de foyer-
interdiction de fumer "

- Rabais : 10% si installations contrôlées et procédé


de chauffage non générateur de surprime et insertions
de la clause " absence de foyer-interdiction de fumer "

On constate ainsi dans le TRS, l’introduction du nouveau critère « installations


électriques » ainsi qu’une nouvelle approche pour l’appréciation des autres
critères.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 23

C. Propositions
1 Construction et couverture
On retient le classement du TRS (deux types de construction) qui présente
l’avantage d’être simplifié par rapport au tarif blanc.
2 Le chauffage
On retient le critère du TRS qui tient compte d’un classement des risques
(dangereux « * » ou très dangereux « ** ») et des procédés de chauffage actuels.
En effet, lorsque la présence d’un dispositif de chauffage est sanctionnée, la
majoration applicable est fonction du type de chauffage utilisé, mais elle est
indépendante de l’usage qui en est fait (chauffage de locaux, chauffage industriel,
séchoir, etc.).
Le barème des majorations applicables est donné au tableau 3 ci-après.
Pour les clauses mentionnées dans le tableau 3, voir annexe B « Clauses
Communes ».
Tableau 3 : Barème des majorations pour chauffage
Risques Risques très
Procédés de chauffage utilisés pour le chauffage des locaux ou le chauffage industriel

Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples


dangereux( * ) dangereux( * * )
1. Chauffage centralisé à eau chaude ,vapeur ou fluide thermique avec:
. chaudière à combustible installée dans un "local spécial"(1) -avec insertion de la clause n°132-A (2)------------------------------------------------------------------------------------------- -------------- (3)
. chaudière éléctrique ou hydroaccumulateur
2. Pompes à chaleur (eau/eau;air/eau ) à compression à moteur électrique
à moteur thermique installées dans un local spécial (1)------------------------------------------------------------------------------------------ ------------- (3)
3. Chauffage solaire (capteur plans).
4. Chauffage indirect à air chaud pulsé avec générateur à combustible installé dans un "local spécial"(1)-avec insertion de la clause n°132-A (2)------------------------------ ------------- (3)
5. Aérothèmes à gaz à circuit étanche (ou aérothermes à ventouses)-avec insertion de la clause n° 132-C
6. Planchers chauffants électriques, chauffage par résistances électriques noyées dans le mur. 0%
0% 7. Appareils électriques fixes ou mobiles à rayonnement obscur (sans élément incandescent) :convecteurs(ou radiateurs)statiques,plinthes chauffantes,tubeschauffants , panneaux
rayonnants.
8. Aéorothèremes (ou convecteurs dynamiques) électriques à rayonnement obscur (sans élément incandescent) avec dispositif d'arrêt du courant en cas d'arrêt du ventilateur (4) -
avec insertion de la clause n°132-E
9. Radiateurs électriques fixes ou mobiles à circulation liquide, radiateurs ou poêles électriques à accumulation sans dispositives d'appoint intégré (résistance additionnelle ) (5)
10. Chauffage centralisé éléctrique à accumulation sèche avec échangeur air/eau, l'accumulateur étant installé dans un local spécial (1)------------------------------------------------------------- ------------- (3)
11. Aérothèrmes décrit en 8 mais sans insertion de la clause n°132-E
12. Pompes à chaleur à compression à moteur thermique non installé dans un local spécial.
13. Chauffage centralisé décrit en 10, l'accumulateur n'étant pas installé dans un local spécial.
14. Chauffage centralisé à eau chaude, vapeur ou fluide thermique avec chaudière à combustible installée dans le bâtiment chauffé (ou renferment les appareils chauffés ) ou
installée dans un local spécial mais sans insertion de la clause n°132-A
15. Chauffage indirect à air chaud pulsé avec générateur à combustible installé dans le bâtiment chauffé ou renferment les appareils chauffés posé au sol
avec insertion de la clause n°132-B ou suspendu avec insertion de la clause n°132-C ou avec générateur à combustible installé dans un local spécial
avec insertion de la clause n°132-B mais sans insertion de la clausen°132-A
50%
16. Chauffage direct à air chaud pulsé ("make up" ou ventillation tempérée) avec insertion de la clause n°132-D 100%
17. Aérothermes à gaz -à circuit étanche (ou aérotherme à ventouses) - sans insertion de la clause n°132-C
-autres - avec insertion de la clause n°132-C
18. Tubes radiant à gaz basse température (rayonnement obscur)
19. Appareils électriques fixes à rayonnement non obscur à chauffage statique avec insertion de la clause n°132-F
20. Poêles brûlant un combustible quelconque, chauffage indirect à air chaud pulsé sans insertion des clauses n°132-B ou n°132-C, chauffage indirect à air chaud pulsé sans
insertion de la clause n°132-D, panneaux ou tubes radiants à gaz à haute température, appareills de chauffage par combustion catalytique, appareils électriques mobiles à
100% rayonnement non obscur, appareils éléctriques fixes à rayonnement non obscur à chauffage statique sans insertion de la clause n°132-F, appareils électriques fixes à rayonnement
non obscur à chauffage dynamiqur (aérothèrmes).

(1) par "local spécial " il faut entendre :


.Tout ou partie d'un bâtiment séparé , c'est -à-dire distinct ou proche (dés lors que la situation de proximité n'est pas assimilable à une communauté de risques)
.Tout ou partie d'un bâtiment contigu par M.S.O. ou par M.S.C.F. Tel que décrit dans la règle R15,
. Un compartiment à l'épreuve du feu (C.E.F.)
(2) Lorsque le générateur ou la chaudière est installé dans une chaufferie distincte du bâtiment chauffé ou contigue à celui-ci par M.S.O. ou M.S.C.F. conforme à la règle R15 ou encore proche de celui-ci
et que la clause n°132-A ne peut être insérée du fait de la précense de marchandises dans la chaufferie, le taux propre du bâtiment chauffé ne subit aucune majoration et la non insertion de la clause
n°132-A ne s'oppose pas à l'insertion de la clause n°132-H "absence de foyer -interdiction de fumer" et n°132-G "local spécial isolé"
(3) Sous réserve que la clause n°132-G "local spécial isolé" soit insérable. Le local spécial isolé doit être sans communication, même équipe de porte coupe-feu, avec le bâtiment chauffé (ou renfermant
les appareils chauffés). Si cette condition n'est pas remplie, appliquer une majoration de 100% .

37
(4) Sans dispositif de coupure du courant : voir procédés n°20.
(5) Avec dispositif d'appoint intégré : appliquer les dispositions correspondant aux dispositifs d'appoint intégré.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 25

3 Installations électriques
Les conditions du TRS sont retenues avec application d’un rabais de 15% pour les
installations électriques contrôlées.

4 Protection et prévention
a) On retient le critère du TB qui prévoit un rabais de 7% pour présence de
RIA alors qu’il est de 5% dans le TRS. Les rabais concernant les autres moyens
de prévention sont identiques pour les deux tarifs.
b) Rabais de 15% pour présence d’extincteurs mobiles, de RIA et d’une
équipe de secours.
c) Majoration de 10% pour non présence de moyens de premier secours. (
ne s’applique pas aux risques simples d’habitations).
d) Application de rabais pour présence d’autres moyens de protection et de
prévention (Service de sécurité, installations de détection automatique
d’incendie, installations d’extinction automatique (sprinklers), installations
d’exutoires de fumées).
Les rabais à appliquer sont laissés à l’appréciation de la société.
e) Insertion d’une clause de participation bénéficiaire (P.B) destinée à
améliorer la protection et la prévention des risques assurés.
Les modalités et le taux de cette P.B sont laissés à l’appréciation de la société.
f) Risques éloignés de tout moyen de secours Le tarif blanc prévoit des
majorations prises en considération dans les taux de la 2ème nomenclature. Ces
majorations qui varient entre 20 % et 100 % pour les activités de 1er risque et 1ère
classe sont considérées comme insuffisantes pour des risques éloignés de tout
moyen de secours. Le TRS, quant à lui, prévoit un reclassement des risques qui
seront passibles au moins du taux de la classe tarifaire "P".
Avec ce reclassement, les premières classes tarifaires sont excessivement
sanctionnées (par exemple, les risques passibles du taux de la classe "A" égal à
0,20 0 00 seront passibles au minimum d’un taux égal 3,70 0 00 ).

Nous proposons un reclassement dans les conditions suivantes :


• S'il s'agit d'un risque de type RS ordinaire, le taux minimum à appliquer
est celui de la classe tarifaire "G",
• S'il s'agit d'un risque de type RS dangereux ou d'un risque de type RIC,
le taux minimum à appliquer est celui de la classe tarifaire "P".

• 5 Stockage de produits inflammables


On retient le critère du TRS car les produits inflammables ne présentent pas le
même danger du fait de leurs degrés d’inflammabilité différents ; appliquer la
même majoration à volume égal ne serait pas logique (par exemple, 100 litres de
liquide peu inflammable ne sont pas forcément plus dangereux que 10 litres d’un
produit extrêmement inflammable).
Dans le TRS, on exprime le volume ou le poids de chaque produit en
litres/équivalents (l/e) suivant un barème d’équivalence (tableau 4), les
surprimes ramenées à 100 m² de surface développée de bâtiment sont appliquées
ensuite suivant un barème de majoration (tableau 5).

S O M M A I R E
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 27

Tableau 4: Barème d’équivalence


Produits Barème d'équivalence

Liquides inflammables à point d'éclair :


.inférieur à 0° C (catégorie A).................................................................... 20 Litres-équivalents par litre
.Compris entre 0° C et 55°C (catégorie B)............................................... 1 Litres-équivalents par litre
.Compris entre 55° C et 100°C (catégorie C)........................................... 1/3 Litres-équivalents par litre

.Alcool éthylique (éthanol) ......................................................................... 1 Litres-équivalents par litre

.Supérieur à 100°C...................................................................................... 15 Litres-équivalents par litre


Gaz combustible :

.Hydrogène gazeux ou ses mélanges combustibles avec des gaz inertes 50 Litres-équivalents par m3
.Acétylène dissous ...................................................................................... 100 Litres-équivalents par m3
.Gaz liquide (propane, butane)
- réservoirs fixes aériens ou enterrés............................................................. 2 Litres-équivalents par kg
- dépôts en emballages(bouteilles)................................................................ 4 Litres-équivalents par kg

.tout produit dilué ou en solution à plus de 20% en volume, dont le point d'éclair réel ne serait pas connu,
doit être assimilé au diluant ou au solvant utilisé

.1 bouteille d'hydrogène gazeux de 40 L équivaut à 8 m3 de gaz


.1 bouteille standard d'acétylène dissous équivaut à 4 m3 de gaz

Tableau 5: Barème de majoration

Quantités par 100 m2 de superficie Clauses 135-A ou 135-B ; 132-H et 133-A


développée des bâtiments communs
insérables non insérables

Jusqu'à 5 litres-équivalents - -

de 5 à 10 litres-équivalents - 10%

plus de 10 litres-équivalents 10% 30%


Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 28

6 Stockage accessoire d’emballages combustibles vides


La présence dans un risque d’emballages combustibles vides n’est pas sanctionnée
par le tarif blanc. On propose de retenir le critére du TRS qui prevoit d’appliqer
les dispositions relatives à la communauté des risques au-déla de certains seuils
tolérés.

7 Communauté, contiguïté et proximité


On retient le critère du TRS qui contrairement au tarif blanc qui ne prévoit pas de
majoration dans le cas où le risque aggravant occuperait moins du quart de
l’immeuble, accorde dans ce cas des majorations progressives suivant un
coefficient K. Ce coefficient est déterminé en fonction du pourcentage de la valeur
du contenu du risque aggravant par rapport au contenu total de l’ensemble des
bâtiments en communication (voir tableau 6). Le nouveau taux aggravé TA est
donné par la formule suivante :

TA = t A + K(t B − t A )
avec :
tA : le taux propre du risque aggravé,
tB : le taux du risque aggravant,
K : coefficient d'aggravation.

Tableau 6 : Coefficients d'aggravation

Pourcentage de la valeur du contenu Coefficient K


du risque aggravant par rapport au
Communauté de 2 Communauté d'autres
contenu total
risques ordinaires risques
Jusqu'à 2% ....................................... 0,030
de 2% à 4% ...................................... 0,093
de 4% à 6% ...................................... 0,158
de 6% à 8% ...................................... 0,226
0
de 8% à 10% ..................................... 0,297
de 10% à 15% ................................... 0,429
de 15% à 20% ................................... 0,636
de 20% à 25% ................................... 0,871
plus de 25%....................................... 1
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 29

IV. Etude des extensions de garanties à d’autres


évènements
A. Comparaison TB / TRS

Tarif Blanc Traité RS/RIC


Chute de la foudre
Accordée gratuitement pour les risques de simples Elle est comprise dans la garantie de base.
habitations et elle comprise dans la garantie explosion
pour tous les autres risques.
Toutes Explosions
Une surprime de 0.15 °/°° appliquée aux bâtiment, Elle est comprise dans la garantie de base
contenu, risque locatif, recours des locataires, RVT, perte
de loyers ou privation de jouissance de ces bâtiments et
sans surprimes pour les risques à usage de simple
habitation
Choc ou chute d’appareils de navigation aérienne
Assiette de prime : totalité des capitaux assurés. Assiette de prime : capitaux assurés au titre de la garantie
Taux : 0.05 °/°°. de base.
Taux : 0.03 °/°°.
Tempêtes, Grêle, Neige sur les toitures
Absence. Assiette de prime : capitaux assurés au titre de la garantie
de base.
Taux : 0.08 °/°°
Emeutes, Mouvements Populaires - Actes de Terrorisme ou de Sabotage
Absence. RS :
Assiette de prime : somme d'un montant égal à la prime
nette applicable aux garanties de dommages matériels,
frais et pertes non compris la majoration pour zones
sensibles.
Taux :
30% pour les risques situés hors zones sensibles et 70%
pour les risques situés en zones sensibles.
RIC :
Assiette de prime : capitaux assurés au titre des garanties
de dommages matériels, frais et pertes.
Taux : 0.14 °/°°
Dommages aux appareils électriques et électroniques
Assiette de prime : capital représentant la valeur des - Habitation une prime égale à 0.15 fois l’indice FNB.
appareils électriques et leurs accessoires. - RS autres qu’habitation – RIC :
Taux : 5°/°° Assiette de prime : la valeur de remplacement du
matériel électrique et électronique.
Taux : 2.75°/°° avec un minimum de prime égal à 0.3
fois l’indice FNB ou à 0.04 fois l’indice RI.

Risque atomique
Absence. Capitaux assurés au titre des garanties dommages
matériel, frais et pertes.
Prime égale à 10% au maximum des primes nettes
relativesaux garanties des dommages matériels, frais
et pertes souscrites par l’assuré.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 30

B. Propositions
Les conditions de tarification de quelques garanties annexes ont été retenues suite
aux suggestions des professionnels du secteur, concernant les garanties communes
aux deux tarifs. Pour certaines garanties absentes du tarif blanc, les conditions du
tarif français ont été retenues.
Dans certains cas où les conditions de tarification du tarif blanc sont retenues, les
taux accordés ont été éventuellement modifiés.

1. Chute de la foudre et explosion


Ces garanties sont introduites dans la garantie de base.

2. Choc ou chute d’appareils de navigation aérienne (CANA)


Les conditions de tarification du TRS sont retenues :
• Assiette de prime : capitaux assurés au titre de la garantie de base.
• Taux : 0,03 °/°°.

3. Tempêtes, grêle, neige sur les toitures (TGN)


Cette garantie est absente du tarif blanc ; les conditions de tarification du TRS
sont donc retenues :
• Assiette de prime : capitaux assurés au titre de la garantie de base.
• Taux : 0,03 °/°°.
• Franchise : limitée à 0,75 fois l’indice RI pour les risques à usage
d’habitation et fixée à 10% des montants des dommages, pour les autres risques,
avec un minimum de 2 fois l’indice RI.

4. Emeutes et mouvement populaires (EMP) - Actes de terrorisme et de
sabotage (ATS)
Les deux garanties ne sont pas prises en considération par le tarif blanc. Les
conditions de tarification suivantes sont retenues :
a. EMP : les conditions de tarification retenues sont :
Pour les RS :
La prime est égale à 50% du montant de la prime nette applicable aux garanties de
dommages matériels, frais et pertes.

Pour les RIC :


• Assiette de prime : capitaux assurés au titre des garanties de dommages
matériels, frais et pertes.
• Taux : 0,15 0 0 0 .
b. ATS :
La tarification est laissée à l’appréciation de la direction générale de la société.
5. Dommages aux appareils électriques et électroniques
Les conditions retenues sont :
pour les habitations :
• Assiette de prime : capital représentant la valeur des appareils électriques
et leurs accessoires.
• Taux : 5 0 0 0 .
• Franchise : 10% du montant du sinistre.
pour les risques simples (RS) autres qu’habitations et les risques
industriels à usage commercial (RIC)
• Assiette de prime : la valeur de remplacement du matériel électrique et
électronique.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 31

• Taux : 2,75 0 0 0 avec un minimum de prime égal à 0.04 fois l’indice RI.
• Franchise : 20% du montant du sinistre.

6. Risque atomique
La tarification est laissée à l’appréciation de la direction générale de la société.

7. Tremblement de terre
Cette extension de garantie est absente du tarif blanc ainsi que du TRS. Nous
proposons de l’intégrer dans le nouveau tarif.
Les conditions de tarification sont laissées à l’appréciation de la direction générale
de la société.

S O M M A I R E
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 32

V. Etude des extensions de garanties à d’autres biens


A. Comparaison TB / TRS

Tarif Blanc Traité RS/RIC


Espèces et valeurs
Absence. Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
Taux : 0.14 °/°° dans le cas d’un R.S.
150 % de la somme des taux nets applicables
aux garanties des dommages matériels
consécutifs aux évènements assurés dans le cas
d'un RIC.
Objets de valeur
Absence.
Sans surprime, dans la limite de 30% du capital
assuré sur le mobilier personnel. Au-delà de cette
limite, les objets de valeur doivent être garantis
par article distinct et les conditions de cette
garantie sont laissés à l'appréciation de la société.

Supports d’information
Assiette de prime : capital fixé par l' assuré.
1-supports d’information non informatiques :
Taux du contenu avec surprime de 2°/°°. Taux : 150°/° ou bien 200°/°(avec stockage, ou
bien sans stockage des documents ou objets en
meubles réfractaires) du taux moyen net
applicable aux garanties des dommages
matériels, quel que soit le type de risque RS ou
RIC.

2- supports d’information informatiques :


Absence.
Taux : 0.85°/°° ou bien 0.65°/°°
(avec stockage, ou bien sans stockage des
documents ou objets en meubles réfractaires).
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 33

B. Propositions
2. Espèces et valeurs
Les conditions de tarification retenues sont :
Pour les RS :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
• Taux : 0,15 0 0 0
Pour les RIC :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré
• Taux : 150% de la somme des taux nets applicables aux garanties des
dommages matériels consécutifs aux évènements assurés.

3. Objets de valeur
Cette garantie est accordée sans surprime dans la limite de 30% du capital assuré
sur le mobilier personnel. Au delà de cette limite, les objets doivent être garantis
par article distinct.
Les conditions de tarification sont laissées à l’appréciation de la société.

4. Supports d'information
Les conditions de garantie de TRS sont retenues.
Supports d'information non informatiques (moules, modèles, dessins,
archives, fichiers, clichés, microfilms, gabarits et objets similaires)
Cette assurance peut couvrir le coût de reconstitution ou de remplacement des
supports matériels ( papier, bois, métal, etc.), les frais de reconstitution de
l’information (conception, étude, etc.) et les frais de report de l’information sur
support matériel identique à celui endommagé.
• Assiette de prime : Capital fixé par l’assuré,
• Taux sans stockage des documents ou objets en meubles réfractaires :
200% des taux nets applicables aux garanties des dommages matériels consécutifs
aux événements assurés au contrat,
• Taux avec stockage des documents ou objets en meubles réfractaires :
150% des taux nets applicables aux garanties des dommages matériels consécutifs
aux événements assurés au contrat.
Dans le cas d’un RIC, la garantie est accordée sans surprime et d’office dans la
limite de 10 fois l’indice RI.

Supports informatiques d'information (frais de duplication)


La garantie est limitée au coût de remplacement des supports matériels (disques,
disquettes, bandes magnétiques, etc.) et aux frais de report des informations sur ce
support, à partir d’un double existant. Par conséquent reste exclue la
reconstitution de l’information.
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré,
• Taux sans stockage des documents ou objets en meubles réfractaires :
0,85 0 0 ( il convient d’ajouter à ce taux les taux des diverses extensions prévues
0

au contrat),
• Taux avec stockage des documents ou objets en meubles réfractaires :
0,65 0 0 ( il convient d’ajouter à ce taux les taux des diverses extensions prévues
0

au contrat).
Cette garantie est accordée uniquement pour les RIC sans surprime et d’office
dans la limite de 10 fois l’indice RI.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 34

VI. Etude des extensions à des frais et pertes

A. Comparaison TB / TRS

Tarif Blanc Traité RS/RIC


Honoraires d’experts
La somme à assurer ne peut excéder 5% des RS : Assiette de prime : somme d’un montant
sommes garanties contre l’incendie. égal à la prime nette de la police à l’exception de
Taux : 5% de la prime nette. la prime concernant les pertes indirectes.
Taux : 10 %.
RIC : Assiette de prime : capital fixé par
l’assuré.
Taux : taux net de la police majorée de 100%.

Remboursement de la prime d’assurance obligation « dommages-ouvrage »


Absence. Cette garantie est accordée à concurrence d’un %
(ne peut être supérieure à 5%), choisi par l’assuré,
du capital assuré sur les bâtiments et moyennant
une prime égale à ce même % des primes perçues
au titre de la garantie de base.

Autre frais et pertes


Définition
TA : taux moyen net applicable aux garanties des
dommages matériels consécutifs aux évènements
assurés.
TB : taux moyen net applicable aux garanties des
dommages matériels consécutifs aux évènements
assurés au titre de la garantie de base.

Frais de déblais et de démolition


Sans surprime dans la limite de 5% du montant de Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
l’indemnité payée . taux : TA
au-delà de cette limite, un capital spécial est
souscrit passible du taux du bâtiment.

honoraires de décorateur, de bureaux d’études et de contrôle technique et


d‘ingénierie
Absence. Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
taux : TA.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 35

Tarif Blanc Traité RS/RIC


Frais nécessaires par une mise en état des lieux en conformité avec la législation et la
réglementation
Absence. Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
taux : TA

Frais de déplacement et de relogement


Absence. Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
taux : TB

Perte financière sur aménagement mobiliers et immobiliers


Absence. Assiette de prime : capital fixé par l’assuré au moins
égal à la valeur de reconstitution au jour du sinistre.
Taux : TA

Perte d’usage des locaux


Absence. Assiette de prime : capital fixé par l’assuré au
moins égal à la valeur locative annuelle.
Taux : TB .

Perte des loyers


Assiette de prime : montant annuel des loyers du Assiette de prime : capital fixé par l’assuré au
bâtiment. moins égal à une année de loyer.
taux : taux bâtiment Taux : TB .

Pertes indirectes : Garantie forfaitaire


Capital assuré : un % des capitaux assurés sur les Assiette de prime : somme fixée par l’assuré
bâtiment, le mobilier et le matériel. Ce % ne peut égale à un pourcentage des capitaux assurés, qui
excéder 20%. ne peut excéder :
Prime : le même % est appliqué à la prime (y - 10% des capitaux assurés sur bâtiment et
compris les surprimes). matériels
- 5% des capitaux assurés sur marchandises.
Taux : TB majoré de 25%

Pertes indirectes : Garantie sur justificatif


Absence. Assiette de prime : somme fixé par l’assuré égale
à un pourcentage des capitaux assurés au titre de
la garantie de base. Ce pourcentage ne peut
excéder 10%.
Taux : TB

B. Propositions
1. Honoraires d’experts
Les conditions retenues sont :
Pour les RS:
• La prime est égale à 5 % du montant de la prime nette de la police à
l’exception de la prime concernant les pertes indirectes
Pour les RIC :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 36

• Taux : taux net de la police majoré de 100%.(à l’exception des primes


concernant les pertes indirectes)

2. Autres frais et pertes


Frais de déblais et de démolition, honoraires de décorateurs de bureaux d’études
et de contrôles techniques d’ingénierie, frais nécessités pour mise en état des lieux
en conformité avec la législation et la réglementation.
Ces trois garanties sont accordées sans surprime dans la limite de 5% du montant
de l’indemnité payée.
Au-delà de cette limite, un capital spécial est souscrit passible du taux de la
garantie de base.

3. Frais de déplacement et de relogement


Les conditions de tarification suivantes sont retenues avec :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
• Taux : taux net de la garantie de base.

4. Perte financière sur aménagements mobiliers et immobiliers


Les conditions de tarification suivantes sont retenues avec :
• Assiette de prime : capital fixé par l’assuré au mois égal à la valeur de
reconstitution au jour du sinistre, vétusté déduite, des aménagements immobiliers
ou mobiliers réalisés par l'assuré,
• Taux : taux net de la garantie de base.

5. Perte d’usage des locaux


Les conditions de tarification suivantes sont retenues avec :
• Assiette de prime : Capital fixé par l’assuré au mois égal à la valeur
locative des locaux occupés par l'assuré,
• Taux : taux net de la garantie de base.

6. Perte de loyers
Les conditions de tarification suivantes sont retenues :
• Assiette de prime : Capital fixé par l’assuré au mois égal au loyer annuel,
• Taux : taux net de la garantie de base.

7. Pertes indirectes
7.1. garantie forfaitaire
Les conditions de tarification suivantes sont retenues :
• Assiette de prime : somme fixée par l’assuré, égale à un pourcentage des
capitaux assurés au titre de la garantie de base. Ce pourcentage ne peut excéder
10% des capitaux assurés sur bâtiments et matériels et 5% des capitaux assurés
sur marchandises.
• Taux : taux net de la garantie de base majoré de 25%.

7.2. garantie sur justificatifs


Les conditions de tarification suivantes sont retenues :
• Assiette de prime : somme fixée par l’assuré, égale à un pourcentage des
capitaux assurés au titre de la garantie de base. Ce pourcentage ne peut excéder
10%.
• Taux : taux net de la garantie de base.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 37

VII. Etude des extensions de garanties aux assurances de


responsabilités
A. Comparaison TB / TRS

Tarif Blanc Tarif RS / RIC


Responsabilité contractuelle du propriétaire et du Locataire
Responsabilité du Locataire à l'égard du Propriétaire
Risques locatifs (RL)
Risques locatifs occupation totale Risques locatifs" batiment"
Assiette au moins égale à la valeur de reconstruction 1- Risques locatifs ordinaires (RLO)
des batiments loués Assiette au moins égale à la valeur de reconstruction
Taux = Taux RL des batiments loués
Taux = 100% du taux net de la garantie de base

Risques locatifs occupation partielle 2- Risques locatifs supplémentaires (RLS)


Un capital égal à 50 fois le loyer annuel Capital fixé par l'assuré
Taux = Taux RL Taux = 50% du taux net de la garantie de base
Risques locatifs"matériel et mobilier"
Assiette au moins égale à la valeur du matériel et de
mobilier loués
Taux = 100% du taux net de la garantie de base
Pertes de Loyers
Capital égal au montant total des loyers annuels Capital fixé par l’assuré
Taux = Taux RL Taux = 100% du taux net de la garantie de base

Trouble de Jouissance
Le montant du loyer annuel Capital fixé par l’assuré
Taux = Taux RL Taux = 25% du taux net de la garantie de base

Responsabilité du Propriétaire à l'égard du Locataire


Recours des Locataires
Capital fixé par l’assuré Capital fixé par l’assuré
Taux = 25% du taux Batiment (Mini 0,15°/°°) Taux = 25% du taux net de la garantie de base
Trouble de Jouissance
Valeur Locative annuelle du Batiment Capital fixé par l’assuré
Taux = Taux Batiment Taux = 25% du taux net de la garantie de base

Dispositions complémentaires
Renonciation par le propriétaire au recours contre le locataire
25% de la prime propre de l'immeuble 25% des primes nettes perçues
Renonciation par le locataire au recours contre le propriétaire
Assiette de prime : la valeur totale des mobiliers et 15% des primes nettes perçues
marchandises assurés.
Taux = 25% du taux Batiment (Mini 0,15°/°°)
Assurance pour compte commun
Absence 15% des primes nettes perçues
Situation de sous locataire
Un sous locataire encourt les mêmes responsabilités Un sous locataire encourt les mêmes responsabilités
qu’un locataire principale. qu’un locataire principale.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 38

B. Propositions
• Il s’agit des responsabilités de l’assuré à l’égard des contractants et des tiers
résultant d’événements assurés au titre de la garantie de base. Le taux applicable à
la garantie d’une responsabilité dans le TRS est égal au taux net ou à un
pourcentage du taux net applicable à la garantie de base.
• Dans le tarif blanc, le taux applicable à la garantie d’une responsabilité est
soit le taux risque locatif prévu dans la grille tarifaire colonne RL soit un
pourcentage du taux du bâtiment ou du contenu.
• Pour les garanties communes aux deux tarifs, les conditions du TRS sont
retenues en appliquant les nouveaux taux et au lieu du montant des loyers, on
considèrera une assiette de prime égale à un capital fixé par l’assuré tel que prévu
dans le TRS (donner éventuellement le loyer comme référence).
• Le taux ainsi que l’assiette de prime des garanties responsabilités du locataire
à l’égard du propriétaire restent inchangés que l’occupation du bâtiment soit
partielle ou totale. L’assuré locataire peut cependant étendre sa responsabilité à
l’ensemble de l’immeuble qu’il occupe partiellement (risque locatif
supplémentaire).
• La garantie « assurance pour compte de qui il appartiendra » absente du tarif
blanc est retenue (article 11 de l’ordonnance 95).

1. Responsabilité du Locataire à l'égard du propriétaire


a- Risques locatifs (RL)
a.1 Risques locatifs "bâtiment"
• Risques locatifs ordinaires (RLO)
Les conditions de tarifications retenues sont celles du TRS, c’est à dire :
- Assiette de prime : somme au moins égale à la valeur de
reconstruction des bâtiments loués.
- Taux : 100% du taux net de la garantie de base.

Risques locatifs supplémentaires (RLS)


Les conditions de tarifications retenues sont ceux du TRS, cette garantie est
accordée donc avec un capital fixé par l'assuré moyennant un taux 50% du taux
net de la garantie de base.

a.2 Risques locatifs "matériel et mobilier


Les conditions de tarifications retenues sont ceux du TRS, c’est à dire :
- Assiette au moins égale à la valeur du matériel et du mobilier
loués.
- Taux : 100% du taux net de garantie de base.
b- Trouble de jouissance
Les conditions de tarification retenues sont celles du TRS, c’est à dire :
- Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
- Taux : 25% du taux net de garantie de base.
c- Perte de Loyers
Les conditions de tarifications retenues sont celles du TRS. Cette garantie est
accordée avec un capital fixé par l’assuré moyennant un taux égal à 100% du taux
net de la garantie de base.

S O M M A I R E
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 39

2. Responsabilité du Propriétaire à l'égard du Locataire


a- Recours des locataires
Les conditions de tarification retenues sont celles du TRS c’est à dire :
- Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
- Taux : 25% du taux net de garantie de base.
b- Trouble de jouissance
Les conditions de tarifications retenues sont celles du TRS.Cette garantie est
accordée avec un capital fixé par l’assuré moyennant un taux égal à 25% du taux
net de la garantie de base.
c- Dispositions complémentaires
c.1 Renonciation par le propriétaire au recours contre le locataire
Cette garantie est accordée moyennant une prime égale à 25% des primes nettes
perçues.
c.2 Renonciation par le locataire au recours contre le propriétaire
Cette garantie est accordée moyennant une prime égale à 15% des primes nettes
perçues.
c.3 Assurance pour compte
Les conditions de tarifications du TRS sont retenues.
c.4 Situation de sous locataire
Un sous locataire encourt les mêmes responsabilités qu’un locataire principale.

2. Autres responsabilités
a- Responsabilité à l’égard des voisins et des tiers
Les conditions de tarification retenues sont celles du TRS c’est à dire :
- Assiette de prime : capital fixé par l’assuré.
- Taux : 25% du taux net de garantie de base avec un minimum de 0,10 0 00 .
b- Responsabilité du syndicat des copropriétaires à l’égard des
copropriétaires
Cette garantie est accordée avec un capital fixé par l’assuré moyennant un taux
égal à 25% des taux nets applicables au bâtiment avec un minimum de : 0,07 0 00 .
c- Renonciation du syndicat des copropriétaires à l’égard des
copropriétaires
Cette garantie est accordée avec les conditions suivantes :
- Assiette de prime : capitaux assurés un capital par le copropriétaire sur le
mobilier et les marchandises.
- Taux : 25% des taux nets applicables aux bâtiments avec un minimum de :
0,07 0 00 .
d- Responsabilité du gérant
Le gérant libre d’un fond de commerce encourt à l’égard du propriétaire la même
responsabilité qu’un locataire vis-à-vis du propriétaire des murs. Quant au gérant
salarié, il n’encourt pas ces responsabilités, puisqu’il est considéré comme un
employé du propriétaire du fonds, seul responsable dans ce cas, vis-à-vis du
propriétaire des murs.
e- Responsabilité du dépositaire à l’égard du déposant
Cette garantie est accordée avec un capital égal à la valeur des biens dont l’assuré
est dépositaire moyennant un taux applicable au contenu.
f- au recours contre le dépositaire
Cette garantie est accordée moyennant une prime égale à 25% des primes nettes
perçues. Renonciation par le déposant
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 40

g- Assurance pour compte de qui il appartiendra


Cette garantie est accordée avec un capital égal à la valeur des biens dont l’assuré
est détenteur ou dépositaire moyennant un taux net applicable au bâtiment ou au
contenu.

3. Extension des garanties de responsabilités aux dommages immatériels


Chacune des garanties de responsabilité suivantes peut être étendue aux
dommages immatériels :
Responsabilité du locataire à l’égard du propriétaire pour trouble de
jouissance,
Responsabilité du propriétaire à l’égard du locataire : recours du locataire,
trouble de jouissance,
Responsabilité à l’égard des tiers,
Responsabilité du dépositaire ou du détenteur,
moyennant une prime calculée aux conditions suivantes :
- Assiette de prime : capital fixé par l’assuré pour chaque extension de garantie
(distinct des capitaux afférant aux garanties des dommages matériels, frais,
pertes et responsabilités),

4- Taux : même taux que celui appliqué à la garantie de responsabilité qui


fait l’objet de l’extension aux
Les garanties de responsabilités souscrites dommages immatériels.
Extension au risque atomique par l'assuré peuvent être étendues au risque
atomique moyennant une majoration des primes, relatives aux garanties desdites
responsabilités, laissée à l'appréciation de la société.

5- Responsabilité des hôteliers et des aubergistes à l’égard des voyageurs


Cette garantie est accordée avec un capital fixé par l’assuré moyennant un taux
égal à 125% du taux applicable au contenu de l’auberge ou de l’hôtel avec un
minimum de 0,8 0 00 .
Renonciation par l’aubergiste ou l’hôtelier au recours contre les voyageurs
Les conditions de tarification retenues sont celles du TRS, c’est à dire :
- Assiette de prime : capital assuré sur le bâtiment (ou le risque locatif) et
sur le mobilier et matériels professionnels.
- Taux : 25% du taux net de garantie de base.
Chapitre Troisième : - Révision du tarif incendie des risques simples 41

Conclusion
Prévention et tarification incendie
La révision des tarifs dont être accompagnée de mécanismes visant à rendre
la tarification réellement fonction des mesures de prévention et protection,
par :
L’introduction de dispositions de prévention adaptées à la réalité
algérienne ;
L’augmentation des taux de rabais et majorations de façon à ce que
l’impact incite les assureurs et assurés à accorder plus d’importance à
l’aspect prévention ;
La mise en place de procédures d’agrément de matériels de
prévention et protections, d’installateurs, de vérificateurs et d’experts, par le
marché des assurances ;
L’obligation des assureurs à exiger de la part des assurés des
justifications à joindre au contrat sur les mesures de prévention ayant permis
des avantages de rabais (clauses d’engagement, certificat de conformité,
certificat de vérification périodique...)

S O M M A I R E

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