Dimensionnement Réseau Incendie
Dimensionnement Réseau Incendie
Sommaire
1. Logigramme de dimensionnement
PID Implantation
APR
EDD Scénarios
Identification des
Philosophie de
équipements / structures /
détection / ESD /
zones à protéger
Alarmes / Actions
Choix Protection
activation Choix type de Protection
automatique ou active protection
passive
manuelle
Philosophie de
protection par Moyens mobiles –
eau / mousse mise en œuvre
manuelle
Evaluation du débit
Design du système
théorique / équipement
déluge, avec calcul du
Détermination débit réel / Equipement
des fire zones
Evaluation du débit
théorique / scénario
Détermination du débit maximal
réel, sur la base du scénario le
Sélection du scénario le plus plus contraignant
contraignant et
détermination du débit
maximal théorique
Validation du
Dimensionnement du réseau maillé (boucle dimensionneme OUI
principale), pomperie, réserve d’eau, de mousse nt théorique
Systèmes
Reprise du dimensionnement déluge eau /
NON
avec débit maximal réel mousse
dimensionnés
Mr. Abdelhak SEBA (Safety Engineer) 3 / 83
2. Définition du besoin
REGLEMENTATION
CODES
STANDARDS
APR IMPLANTATION
DU SITE
RESEAU
INCENDIE
EVOLUTION
DETECTION DU SITE
MODE OPERATOIRE
CONSIGNES DE SECURITE
Sur un site industriel, l’ensemble des évènements redoutés (ou initiateurs) est identifié le plus souvent
lors de l’analyse préliminaire des risques.
Un événement redouté et ses conséquences constituent un scénario. Il nécessite la mise en place de
mesures de prévention et / ou de détection et / ou de protection.
La quantification des conséquences d’un scénario (en terme de gravité et de probabilité) permet
d’élaborer l’étude des dangers du site.
Bien utilisée, l’EDD représente un outil précieux pour la mise en place des moyens de prévention /
détection / protection sur un site.
L’impact de chaque scénario est traduit sous forme de cercles de danger. Les cercles représentés
sur le plan d’implantation permettent d’identifier les équipements / unités / bâtiments / accès, impactés
par l’événement. Certains de ces éléments peuvent alors à leur tour générer eux-même un nouvel
événement initiateur, avec ses propres conséquences (effet domino). Cet effet domino doit être pris en
compte dans le design des moyens de prévention.
1. Prévention
a. Process design
- maîtrise des procédés utilisés dans l’exploitation, et donc un design adapté des unités et des
équipements et des sécurités process
- maîtrise du mode opératoire (et consignes de sécurité) associé à l’exploitation des unités
- établissement de programme d’inspection et de maintenance des unités.
b. Implantation
Les unités sont organisées de façon à séparer la source de combustible de la source d’ignition.
Il est de plus en plus fréquent dans les installations nouvelles de créer des groupes d’équipements,
représentant des risques identiques (type, gravité).
On peut :
Limiter la gravité d’un scénario
Pour limiter la gravité d’un scénario, différentes mesures « passives » sont prises.
- face à une radiation : optimisation des distances entre unités / équipements, mise en place de
cuvette de rétention, collecte des épandages accidentels de produits inflammables, mise en place
de zone tampon
Les données météo sont prises en compte lors de l’implantation des unités / équipements, dès la
naissance du site, ou plus tard lors d’extensions ou rajouts de nouveaux équipements.
Administratif Utilités
Process Stockage
Bâtiments
techniques (i) S
a
l
l
e
c
Mise en place de Zones tampon o
n
t
r
ô
l
e
Vent dominant
–
b
l
a
s
t
Limitation des effets liés à la surpression
p
r
o
Limiter la probabilité d’un scénario o
f
Pour limiter la probabilité d’un scénario, des améliorations peuvent être apportées :
- suppression des brides sur les lignes gaz,
- augmentation du niveau de SIL (Safety Integrity Level)
-…
Cette liste est non exhaustive, et une veille réglementaire doit être réalisée à chaque modification d’une
unité existante, ou création d’unité nouvelle
- d’informer le personnel
- de déclencher des actions automatiques, ou non, au niveau du process et des moyens de
protection.
Détecteur de gaz
- humaine (ronde opérateur, monitoring en salle de contrôle avec déclenchement manuel des
alarmes / actions)
- automatique grâce à des systèmes instrumentés (instruments adaptés à l’événement à détecter,
chaîne de traitement adaptée au niveau de fiabilité requis et aux actions déclenchées).
Les principes du système de détection sont décrits le plus souvent par un document appelé « Matrice
Causes et effets »
N° type voting
A FD 1oo3 X X X
B FD 1oo3 X X X
C FD 1oo3 X X X
FD 2oo3 X X X X X
D FP 1oo1 X X X X X X
Différents paramètres sont pris en compte pour concevoir au mieux un système de détection (type et
nombre de détecteurs, implantation, actions):
c. Alarmes
La protection incendie met en œuvre l’ensemble des techniques disponibles, afin d’adapter au
mieux les solutions possibles par rapport au risque identifié :
La grande variété et l’intensité des feux possibles dans les installations de traitement des hydrocarbures
impliquent que la détermination du moyen de protection et donc du besoin en eau associé n’est pas une
science exacte.
Il est pratiquement impossible (et prohibitif en terme de coût) de dimensionner les installations de
protection incendie sur la base d’un événement catastrophique (gravité élevée, et faible probabilité).
L’objectif habituel d’un système de protection est de pouvoir empêcher un événement mineur de
se développer en événement majeur pour l’installation et son environnement.
La plupart des installations utilise 3 types d’équipements de lutte incendie, pouvant être mis en oeuvre
immédiatement :
- systèmes fixes : système de protection installé en permanence et connecté à une source d’agent
extincteur (eau, mousse, CO2, ..)
- systèmes semi-fixes : système de protection installé en permanence non connecté à une source
d’agent extincteur (connexion effectuée par du personnel entraîné)
- équipements portables : équipements amenés sur le lieu de l’incident et mise en œuvre
manuellement.
1. Objectifs
L’eau est le premier agent utilisé pour refroidir des équipements, des structures, des bacs exposés au
feu. Ceci permet d’empêcher (ou de réduire) les dégâts causés au matériel par la chaleur ou la
surpression résultant de la surchauffe du contenu des capacités.
L’eau est appliquée directement sur la surface à protéger.
L’eau peut être utilisée pour protéger l’accès du personnel en charge de fermer l’arrivée de
combustible, permettant ainsi la suppression du feu.
Le réseau incendie est conçu de façon à protéger les emplacements sensibles d’un site.
La détermination de ces emplacements et des besoins constitue un des aspects essentiels du design du
réseau incendie.
Pompes
incendie
Q5
Réserve
Q1 Q3 eau
Q2
Pompe
Q4 jockey
Poteau / Monitor
Déluge hydrant
a. Description
Le réseau principal, dit réseau maillé, part de la sortie des pompes incendie, jusqu’aux consommateurs.
Le réseau incendie est représenté selon un PID dit géographique, c’est à dire tracé sur le plan
d’implantation de l’installation.
b. Règles de design
- réseau maillé autour de chaque unité et des cuvettes de rétention, permettant la possibilité
d’amener l’eau par deux chemins différents
- diamètre minimum 8’’, avec un diamètre moyen de 12’’ à 16’’ et dimensionné pour le débit
maximal Q requis (max).
Acier GRP
(i)
- Capteurs de pression aux points stratégiques du réseau principal (près de la pomperie, point le
plus éloigné, ..). L’échelle doit être au moins égale à 2 fois la pression de fonctionnement
normale du réseau.
Le réseau est passé en revue pour identifier les points nécessitant une protection contre le gel.
Le réseau enterré est localisé sous la ligne de gel (à au moins 1m sous le niveau du sol), avec les
mesures de protection adaptées contre la corrosion (protection cathodique).
Dans les pays froids, les lignes aériennes sont vides ou sinon avec traçage et calorifuge, les vannes
déluge et accessoires (filtres..) sont dans des armoires chauffées ou munies de traçage et calorifuge.
4. Pompes incendie
a. Pompes principales
Les pompes incendie doivent couvrir 100% de la demande maximale, à la pression requise en tous
points du réseau. On trouve les combinaisons suivantes :
- 2 x 100%
- 2 x (2 x 50%)
- 3 x 50 % (combinaison la plus fréquente)
Le nombre de pompes installées est au moins égal au nombre de pompes nécessaires + 1, pour
couvrir le cas où une pompe serait indisponible (maintenance).
Les pompes sont localisées de part et d’autre de l’installation.
Elles doivent être entraînées par des sources d’énergie indépendantes l’une de l’autre, par exemple
électricité et moteur diesel.
La pomperie incendie doit être protégée des risques feu et explosion (mur coupe feu et anti explosion,
distance minimale au risque selon les études de dangers)
La courbe caractéristique des pompes (débit / pression) doit répondre aux critères énoncés dans
le NFPA 20 :
- pression maximale à débit nul = 140% pression nominale
- pression minimale à 150% du débit nominal = 65% pression nominale.
Une ligne de test sera prévue avec débitmètre, afin de tester périodiquement le fonctionnement
individuel des pompes, selon la courbe NFPA 20..
b. Pompes Jockey
Une ou deux pompes jockey sont prévue pour maintenir le réseau sous une pression d’environ 6 à
8 barg, avec un débit variant de 20 à 50 m3/h. Les pompes jockey ont un moteur électrique.
Quand une pompe fonctionne, elle peut atteindre son débit minimum. Si on ne veut pas que la pompe
s’arrête, il faut installer un clapet de décharge qui permet d’assurer le fonctionnement de la pompe en
continu. Ce clapet est à prendre en compte lors de la spécification de la pomperie, car il induit des pertes
de charges non négligeables. Les clapets de type Schroeder sont très souvent utilisés.
Le réseau est maintenu sous pression par la pompe Jockey à Pj = 8 bars (débit d’environ
30m3/h).
PSL1 taré à 6 bars sur le réseau capte une baisse de pression, non maintenue par la pompe
jockey. La pompe principale 1 démarre.
PSL2 taré à 4 bars (temporisation) sur le réseau capte une baisse de pression, non maintenue par
la pompe principale P1. La pompe principale 2 démarre.
Le PSL3 taré à 3 bars (temporisation) sur le réseau enregistre une baisse de pression, non
maintenue par la pompe principale P2. La pompe principale P3 démarre. La pression du réseau
monte à sa pression de fonctionnement (10 bars).
P 10 bars
(bars)
8
P jockey
PSL1 6
PSL2 4
PSL3 3
0
Start P1 Start P2 Start P3 t (s)
Néanmoins, la pression peut continuer à baisser dans le réseau pour différentes raisons :
- montée en puissance des consommateurs
- non démarrage d’une des pompes
- rupture du réseau Dans ce dernier cas, les vannes de sectionnement doivent être manœuvrées le
plus rapidement possible.
a. Réserve d’eau
La réserve d’eau (bassin, réservoir) doit être disponible, calculée sur la base du plus grand besoin en eau
dans l’usine.
Le réservoir diesel des pompes incendie sera calculé pour la même durée de fonctionnement (soit 12
heures en France par exemple).
6. Système déluge
Une unité de process type est protégée par un ensemble de systèmes déluge fixes, de lance monitors, de
poteaux incendie (des tuyaux incendie pouvant être fournis en secours à proximité des poteaux).
Certains équipements ne nécessitent pas d’être protégés par des systèmes déluge :
- capacités pouvant être dépressurisées à distance ou ayant un système déplaçant leur contenu en
zone sans risque.
- structures, tuyauteries ou capacités protégées par de la protection passive.
Un système déluge est utilisé face à des risques élevés, demandant une application d’eau
immédiate. C’est pourquoi la plus part des systèmes déluge sont de plus en plus associés à une
détection redondante, permettant le déclenchement automatique.
Lorsque l’installation d’un système déluge s’avère impossible, des monitors orientés de manière fixe et
dédié à l’équipement à protéger, sont utilisés.
- Le réseau fixe de déluge est dimensionné pour permettre le fonctionnement de toutes les buses
dans les 30 secondes après l’ouverture de la vanne déluge.
- Les dispositifs de protection par déluge sont déclenchés manuellement à partir d’un tableau de
commande déporté ou localement, ou de façon automatique par des détecteurs pneumatiques ou
électriques.
- Le dimensionnement du réseau incendie permet d’équilibrer le réseau quelle que soit l’élévation
des couronnes (ou antennes) de déluge (les orifices de restriction ne sont utilisés qu’avec
approbation de l’utilisateur). Le calcul hydraulique du système est nécessaire, et est souvent
effectué par un installateur, l’ingénierie effectuant un pré-dimensionnement uniquement.
- Un système déluge est de préférence alimenté par 2 points (soit 2 vannes déluge automatiques,
soit une vanne automatique et une vanne manuelle, soit pour les plus anciens systèmes, par deux
vannes manuelles), chacun des points étant alimenté par des collecteurs (mailles) séparés.
L’alimentation du réseau déluge est alors entièrement possible par l’une ou l’autre vanne.
Légende :
- Le supportage suit les règles classiques de tuyauterie. Les supports sont auto-protégés par le
système déluge lui-même.
Dans le cas d’un risque avéré d’explosion, le cheminement des tuyauteries déluge est étudié de
façon à être protégé par les structures existantes (métalliques ou béton).
- Les éléments du réseau sont souvent listés FM (Factory Mutual), UL (Underwriters laboratories),
ou EN (European Norm).
c. Les filtres
Les filtres doivent être capables de séparer les particules solides pouvant obturer les buses (de l’ordre de
3 mm), ou même endommager la vanne déluge.
Ces filtres sont placés en amont de la vanne déluge.
Ils doivent avoir une connexion pour le flushing et pouvoir être utilisés sur de longues périodes sans
que soit notée une augmentation significative de la perte de charge.
Des filtres individuels peuvent être rajoutés pour les buses, selon la recommandation du fournisseur.
Certains industriels utilisent un filtre dit « piège à cailloux », placé après la vanne déluge type papillon,
et dont l’efficacité est plus ou moins prouvée.
La vanne déluge est une vanne spéciale à ouverture « rapide », alimentée par la pression du réseau
incendie. Aujourd’hui, aucun moyen extérieur n’a à être utilisé pour garder la vanne fermée, seule la
pression de l’eau incendie remplit ce rôle.
La vanne doit être à passage direct pour éviter toute obstruction en cours de fonctionnement.
Une vanne déluge couvre les équipements localisés dans une même zone, et non sur deux zones
différentes (de part et d’autre d’une route par exemple).
Les vannes déluge doivent être situées hors de la zone protégée (hors des cuvettes entre autres), et à
un emplacement où il est possible d’intervenir manuellement sur les vannes en cas d’incendie. La vanne
déluge doit être installée à un minimum de 15 mètres de la zone protégée ou derrière un mur coupe-feu.
e. Buses de déluge
L’installation déluge est une installation dont les buses (ou pulvérisateurs ou nez) sont de type ouvert
(sans fusibles).
La totalité de la zone alimentée par la vanne déluge déclenchée est arrosée simultanément.
Les buses sont installées de façon à ne pas être sur la génératrice inférieure de la ligne, afin d’éviter la
corrosion et l’accumulation de dépôt au niveau de la buse.
Le type le plus souvent utilisé est le pulvérisateur à moyenne vitesse, avec 3 types de jet possible :
- pulvérisateurs écran, destiné au rideau d’eau (voir ce paragraphe)
- pulvérisateurs à jet demi-sphérique, permettant la protection générale des locaux ou autour
d’appareil important
- pulvérisateurs à jet conique, pour couvrir les appareils isolés
Les pulvérisateurs sont de type imbouchables, avec la pièce de diffusion placée à l’extérieur de la
buse, et à une distance telle que le passage libre est supérieur au diamètre du jet.
La pression de fonctionnement varie de 2 à 12 bars.
- est souvent en 6’’, avec une seul vanne d’isolement, et avec 4 sorties en 2’’1/2 (DN 65) ou une
sortie de 4’’ (DN 100) + deux sorties 2’’1/2 (DN 65), avec des bouchons enchaînés. Des tuyaux
incendie peuvent y être connectés.
- doit être facilement accessible depuis la route, à 15 m au moins des équipements protégés et à
l’abri de tout dommage possible par les véhicules.
.
Les lances monitors sont destinées à fournir de l’eau ou de la mouse pour le refroidissement ou
l’extinction des incendies. Ils complètent les systèmes de déluge fixes.
Un lance monitor est un appareil destiné à projeter de l’eau sous pression sous forme de :
- jet plein pour bénéficier d’une grande portée et d’un effet de choc
- jet diffusé en cône ou en nappe pour refroidir, ventiler et couvrir une grande surface.
La poussée des lances à eau est fonction du jet (plein ou diffusé) et du type de lance (eau ou
mousse).
Un dispositif permet d’orienter le jet en hauteur et en direction.
Des lances monitors et des poteaux sont localisés le long du pourtour d’une unité process, à
l’emplacement le plus approprié pour pouvoir appliquer de l’eau sur des zones particulières des
équipements ou près de zones très à risque.
Le nombre d’hydrants (poteaux incendie) dans une zone est déterminé par le design du réseau et le type
d’unité process ou de stockage. La distance entre deux hydrants varie de 45 à 90 mètres, en fonction du
type de risque, de l’implantation, de la demande en eau, et du nombre de sorties de l’hydrant.
On prend généralement :
- 50 à 60 mètres autour des unités
- 80 mètres en offsite
Le nombre de lance monitors doit être suffisant pour pouvoir atteindre tous les équipements dans un
rayon de 40 m (portée moyenne horizontale) et en respectant une distance de 15m entre les lances et les
équipements à protéger.
Sur la base du choix retenu pour les différents systèmes de protection de l’installation et fonction des
scénarios, on peut déterminer la demande en eau maximale de l’installation. Cette valeur est appelée
débit dimensionnant, et correspond au scénario « dimensionnant » du réseau incendie.
Etape 1
Le calcul est d’abord effectué équipement par équipement, puis le cumul effectué vanne déluge par
vanne déluge, et éventuellement zone par zone.
Vanne déluge DVn Taux d’application Surface considérée Débit par équipement
d’eau (l/min.m2) (m2) (m3/h)
Equipement 1 T1 S1 Q1 = T1 x S1 / 1000 x 60
Equipement 2 T2 S2 Q2
Equipement i Ti Si Qi
Total DVn Q n = Qi
Etape2
Après avoir calculé le débit pour chacune des vannes déluge / zones, on fait intervenir la cinétique des
différents scénarios.
Plusieurs combinaisons des débits d’eau sont effectuées pour reproduire la mise en œuvre des systèmes
de protection active en fonction des différents évènements quantifiés par l’étude de dangers.
Ce débit permet de :
- dimensionner le diamètre du réseau maillé, en fonction de la vitesse retenue (3 m/s).
- déterminer le débit des pompes incendie, avec :
Q requis (max) = nb de pompes disponibles en permanence x Q pompe
Etape 3
Le débit maximal étant calculé, une vérification préliminaire des pertes de charge dans le réseau sera
effectuée, selon la formule d’HAZEN-WILLIAMS.
La vérification complète est ensuite effectuée par un logiciel, type Pipenet.
b. Module « transient »
Ce module permet de calculer les phénomènes transitoires (coup de bélier) sur le réseau. Sa mise en
œuvre est complexe, et on lui préfère souvent des règles de précautions dans le dimensionnement du
réseau, de la pomperie et des différents consommateurs, par exemple :
- vanne déluge à ouverture progressive
- système de contrôle de pression en pied d’hydrants ou de lances
- bouteilles anti-pulsatoires
- pas de clapet en série
- vitesse réduite dans les tuyauteries
- séquence de démarrage des pompes
- utilisation de coudes 5D en sortie des vannes déluge
- réducteur de pression smooth sur les poteaux incendie
- minimiser les longueurs droites trop importantes
1. Formation de la mousse
La mousse est un assemblage de bulle constituées par une atmosphère d’air emprisonnée dans une paroi
mince de solution moussante.
Cette solution ou prémélange est composé d’eau et d’un pourcentage d’émulseur compris entre 3 et 6%.
La mousse est produite par un mélange d’eau, d’émulseur et d’air. La mise en œuvre comprend deux
étapes :
- le prémélange : eau + émulseur
- la mousse : prémélange + air
Production de mousse
La mousse est caractérisé par son foisonnement, c’est-à-dire le rapport entre le volume de mousse
obtenu et le volume de solution moussante (eau + émulseur). Il existe 3 types de foisonnement, selon
que l’on introduit plus ou moins d’air:
Mousse produite avec injection d’air par ventilateur – foisonnement jusqu’à 1000
2. Domaine d’application
- Haut foisonnement : la mousse est déversée à la sortie même de l’appareil de mise en œuvre.
Cette mousse est essentiellement destinée au remplissage de volume importants tels que
entrepôt, galerie de câbles, ..et utilisée en milieu fermé (sensible au vent) (NFPA 11A)
- Moyen foisonnement : La mousse peut être projetée à une dizaine de mètres. Elle est plus
sensible aux conditions météorologiques que la mousse à bas foisonnement et sa résistance à la
ré-inflammation est aussi inférieure. Le moyen foisonnement est employé quand des quantités
importantes de mousse sont nécessaires pour des moyens en eau limités. Le moyen foisonnement
est également adapté à la rétention des fuites ou épandages de gaz liquéfiés ou de produits
toxiques. (NFPA 11A)
Sauf demande spécifique de l’industriel et sur des critères précis, la protection se fait par des moyens
mobiles, à partir d’un camion incendie ou d’une prise d’eau (poteaux) pour des équipements portables.
Les systèmes fixes de mousse (ou semi-fixes) sont utilisés pour la protection des bacs de stockage et
pour les feux de cuvette ou bassin de rétention (près des zones de chargement / déchargement par
exemple).
b. Générateurs
Le taux d’application doit être conforme à ceux indiqués dans le NFPA 11 (pour les bacs et cuvette).
Il pourra être pris, par défaut, à 6.5 l/min/m2 de solution moussante (bas foisonnement) si rien n’est
indiqué.
La concentration est de 3% pour des feux hydrocarbure classique, avec une mousse de type
fluoroprotéinique, ou fluoroprotéinique filmogène.
Pour les liquides polaires, il est nécessaire de se rapprocher du fournisseur de mousse pour déterminer la
concentration (allant de 3% à 6%, selon les fournisseurs).
Si une lance est utilisée pour l’application de mousse, un type spécifique doit être utilisé :
lorsqu’un émulseur doit être ajouté, l’injecteur effectue le mélange eau + mousse (= solution
moussante), le nez effectue le mélange solution moussante + air (= mousse) et projette la mousse
ainsi obtenue. Injecteur et lance peuvent être réunis en un même appareil.
Lorsque des lances eau / mousse sont nécessaires, il est important de choisir une lance double
canon (un pour l’eau et l’autre pour la mousse).
Une lance à mousse peut être utilisée avec de l’eau (l’inverse ne fonctionne pas), mais la portée
sera alors réduite à 30m.
Les canons à mousse sont utilisés pour projeter de la mousse à bas foisonnement sur le sinistre.
Si l’injection d’émulseur se fait au niveau du nez, la réserve d’émulseur doit être située à
proximité du canon
Les buses (système ouvert) sont alimentées également par le prémélange. La surface couverte en
moyenne par une buse est d’environ 12m2.
Les générateurs à bas foisonnement fixes reçoivent le prémélange à une pression minimale de 5
bars. Ils se présentent sous la forme tubulaire avec une entrée de 2 à 4’’ et une sortie de mousse de
2’’1/2 à 8’’.
- Les générateurs à moyen foisonnement peuvent être fixes, installés par exemple sur des cuvettes de
rétention, ou mobiles.
Le taux d’application doit être déterminé, ainsi que la durée par des tests.
Le taux souvent retenu lors d’un pré-dimensionnement est basé sur le taux des générateurs à haut
foisonnement selon le NFPA 11A soit un taux permettant de couvrir le danger, avec une épaisseur de
0.6m en 2 minutes .
Les générateurs à haut foisonnement, peuvent être utilisés en fixe, ou mobiles pour l’extinction ou le
contrôle de feu de LPG (NFPA 11A). Dans le cas d’une utilisation en milieu ouvert ou semi-ouvert, les
pertes dues au vent doivent être compensées.
Une quantité de mousse suffisante doit être déchargée à un taux permettant de couvrir le danger,
avec une épaisseur de 0.6m en 2 minutes.
La réserve d’émulseur doit être telle que la mise en œuvre continue de la mousse peut durer 12
minutes (NFPA 11A).
Dans le cas d’un générateur mobile (portable), on trouvera des équipements ayant le proportionneur de
mousse intégré ou non au générateur. Leur encombrement peut rendre leur utilisation difficile.
Les émulseurs sont des produits stables pouvant être conservés jusqu’à 10 ans, dans des conditions
normales de stockage (température ambiante, à l’abri de la lumière, emballage fermé). La plupart des
matières plastiques conviennent en tant que matériau de stockage pour tous les émulseurs.
En cas de gel, les émulseurs retrouvent leurs propriétés en revenant à l’état liquide. Leur température
d’utilisation va de –15°C à +60°C.
Les émulseurs doivent être non toxiques et biodégradables.
Stockage d’émulseur
- réseau avec émulseur, le prémélange étant fait à proximité de chaque consommateur (réseau
plein)
- réseau avec prémélange, le prémélange étant fait à proximité de la réserve commune d’émulseur
(réseau vide)
Les matériaux utilisés pour les réseaux doivent être compatibles avec l’émulseur, et l’eau incendie
employés.
Une vérification auprès du fournisseur d’émulseur de la compatibilité des matériaux employés, avec
l’émulseur sélectionné sera effectuée systématiquement.
e. Pompe d’émulseur
Les pompes d’émulseurs (souvent appelées pompe à mouse) doivent permettre de répondre à la
demande maximale du système de protection par mousse.
Pour assurer l’injection de l’émulseur, la pression de design au refoulement de la pompe doit être
supérieure à la pression maximale du réseau incendie, quelles que soient les conditions de
fonctionnement du réseau d’eau au point d’injection d’émulseur.
La pression de fonctionnement de la pompe ne doit pas excéder la pression de fonctionnement du réseau
mousse.
Les pompes volumétriques ou centrifuges capables de mettre le système en surpression doivent être
équipées de moyens adéquates de limitation de pression au refoulement.
Les pompes doivent avoir des facilités permettant leur rinçage avec de l’eau.
L’alimentation électrique des pompes à mousse doit être en accord avec le NFPA 20.
Total DVm Qm = Qi Vm = Vi
Le débit total de mousse Q mzj, pour la zone Zj est la somme des débits des vannes comprises dans la
zone Zj.
Le volume total de mousse V mzj, pour la zone Zj est la somme des volumes calculés dans la zone Zj.
On fait ensuite intervenir la cinétique des différents scénarios. On reporte également les résultats dans
un tableau synthétique, tel celui présenté ci-après.
1. Généralités
a. Extinction
L’eau est insuffisante pour traiter un feu sur un réservoir. En termes pratiques, la mousse (bas
foisonnement – NFPA 11, API 2021) est la meilleure méthode pour éteindre un feu sur un stockage.
La mousse doit être appliquée à l’intérieur, tangentiellement à la paroi du bac, par des systèmes fixes si
possible.
Une fois que le feu a été éteint par application de mousse, il faut rester vigilant jusqu’à ce que la plupart
du produit soit retiré, la dégradation naturelle de la mousse pouvant créer une augmentation de la charge
électrostatique du liquide et générer une ignition.
b. Refroidissement
Face à un feu extérieur, l’application d’eau offre un bénéfice potentiel en termes de refroidissement,
surtout pour les parties exposées de la paroi non mouillées par le liquide contenu, ou le toit.
Si un déluge est utilisé, généralement sur la partie haute de la paroi (3,7 à 7,4 m), on peut prendre en
compte un ruissellement de 3,7 mètres sur la surface verticale.
Quelle que soit la protection utilisée, le système doit être défini pour un taux d’application d’eau de 4.1
l/min.m2 de la surface protégée.
En plus du bac soumis aux flammes, entre le quart et la moitié de la surface totale des bacs adjacents
peut être exposée au rayonnement thermique et doit être refroidi de la même manière.
Le système d’application choisi (eau pour refroidir la surface et mousse pour supprimer le feu) est
fonction du type de bac (et de son produit), et de la stratégie mise en ouvre en cas d’incident.
Ces bacs sont considérés comme ayant le plus grand potentiel de risques au feu. Ces réservoirs ont une
phase vapeur entre la surface du liquide et le toit. Si la phase vapeur est dans les limites d’explosivité au
moment de l’apparition d’une source d’ignition , le toit peut être soufflé en endommageant les systèmes
de protection.
Dès l’instant où le produit stocké est un hydrocarbure, deux méthodes existent pour éteindre un feu :
a – extinction à la mousse
Des points multiples d’injection, fonction du produit et du diamètre du bac peuvent être nécessaires.
- L’injection de mousse sous la surface (non valable pour les liquides polaires)
Position des points d’injection sous la surface Injection de mousse sous la surface
Le système de refroidissement présente un système déluge fixé autour du bac, en partie haute sur la
robe. Les buses de type jet plat refroidissent la surface exposée et majoritairement non mouillée par le
produit stocké.
Le refroidissement du toit est peu recommandé car si le toit est soufflé, le système de refroidissement est
définitivement endommagé.
a – extinction à la mousse
Différentes possibilités d’application de la mousse existent selon le type de joints. Les plus courantes
sont décrites dans les schémas ci-après.
La surface du joint (ou surface annulaire) est calculée pour une largeur minimale de joint de 0.5 m (si les
données réelles sont indisponibles), pour un taux d’application de 20,4 l/min.m2 au-dessous du joint, et
de 12.2 l/min.m2 au-dessus du joint pendant 20 min. .
(1)
b – refroidissement
Le refroidissement par eau de la paroi verticale est également recommandé, lorsqu’il y a un feu sur
l’entière surface de la cuvette. Les principes de refroidissement présentés pour les bacs à toit fixes sont
applicables pour les bacs à toit flottant.
- Feu confiné au joint annulaire : la situation est identique à celle d’un bac à toit flottant, de même
diamètre
- feu sur l’entière surface du bac : on applique des règles similaires à celles utilisées pour les bacs
à toit fixe, de diamètre équivalent.
A noter que le cas de dimensionnement le plus fréquemment retenu est le feu sur l’entière surface du
liquide, du fait de la perte possible de l’écran au fond du bac.
5. Cuvette de rétention
a – extinction à la mousse
En cas de feu, on doit disposer d’une capacité d’intervention adaptée aux besoins logistiques pour
réaliser la temporisation puis l’extinction du feu.
Le dimensionnement de la surface unitaire d’une sous-cuvette doit permettre, en cas de feu alimenté,
d’intervenir avant le débordement de la sous-cuvette avec les moyens nécessaires pour assurer
l’extinction au taux réel (ie avec prise en compte de paramètres majorants (accès aux cuvettes +
encombrement + portée jet de lances + climatologie + délai de mise en œuvre des moyens)).
La protection des cuvettes (sous-cuvettes) de rétention pour un feu suite à un épandage est effectuée par
application de mousse, via des lances monitors, des boîtes à mousse ou des moyens mobiles.
Pour les plus grandes surfaces, la protection doit être composée en majeure partie de déversoirs fixes.
La disposition des déversoirs est telle que la totalité de la surface de la cuvette puisse être couverte
sans que la mousse ait plus de 20m à parcourir à la surface du liquide.
Les monitors et poteaux utilisés pour une cuvette doivent être localisés à l’extérieur de la cuvette.
L’utilisation des couronnes fixées sur le bac, en solution moussante permet d’éloigner le feu de la robe
du bac. L’alimentation en eau (dans un premier temps) puis en solution moussante, des couronnes de
refroidissement doit se faire le plus rapidement possible afin d’éviter leur destruction (temps inférieur à
30 min).
Il est important de noter qu’un feu alimenté ne pourra être éteint que lorsque son alimentation
sera supprimée. L’extinction du bac ne pourra être envisagée qu’après l’extinction du feu de
cuvette.
Des valeurs typiques de la quantité d’eau appliquée dans une unité process existent dans la littérature.
Les débits indiqués sont issus du NFPA 15 ou des valeurs utilisées couramment dans la profession.
NR = non recommandé
NA = non autorisé
Taux d’application d’eau (l/min.m2) sur les équipements les plus courants
Les buses sont implantées de telle façon que l’arbre, les garnitures, les brides de raccordement et tout
autre partie critique soient enveloppées d’eau pulvérisée. Les buses sont installées à environ 2,5 – 3 m
de hauteur par rapport aux fondations, pour une hauteur d’équipement de 1,5 m.
La totalité de la surface de la capacité doit être recouverte par de l’eau projetée directement sur la
surface. On évitera une couverture par ruissellement.
Nombre de rampes
Une règle simple pour déterminer le nombre de rampes (ou antennes) à nécessaires pour couvrir le
ballon est exprimée en fonction du diamètre de celui-ci.
1 < diam ≤ 3 4
Nombre de buses
Une fois le nombre de rampes déterminé en fonction du diamètre, il faut définir le nombre de buses par
rampes.
Celui-ci est fonction du nombre de rampes et de la distance d’installation des rampes par rapport à la
surface du ballon, de la longueur du ballon et de l’angle alpha d’ouverture de la buse.
La forme du jet étant conique, la surface (S1 ou S2) couverte par l’eau sur l’équipement est fonction de
la distance (d1 ou d2) de la buse à l’équipement et de l’angle de la buse.
. 2
1
ballon
S1 S2
buse
d1
d2
Avec :
- Q eq = débit pour l’équipement
- S tot eq = surface totale de l’équipement
- Teq = taux d’application d’eau réglementaire pour l’équipement.
L’écartement entre les buses est lui aussi fonction des mêmes paramètres. Les extrémités des surfaces
des cônes d’arrosage doivent être tangentes à minima.
Il n’existe donc pas une façon unique de protéger une capacité horizontale.
Note : une attention particulière sera apportée aux emplacements des trous d’homme, connexion,
support, soupape, … pour vérifier que ces obstacles ne gênent pas l’homogénéité de la couverture en
eau. Si besoin, des buses supplémentaires seront rajoutées pour maintenir l’homogénéité de la
couverture maillée.
Les capacités verticales sont protégées jusqu’à une hauteur de 12.2 mètres au-dessus de la source de feu
potentiel. La distance maximale entre deux rampes de pulvérisation est de 3,70m (NFPA 15). La
couverture en eau de la capacité verticale par ruissellement n’est pas autorisée.
Le nombre de buses par rampes et leur angle est fonction du diamètre de la capacité.
La jupe peut soit être protégée par eau, soit être ignifugée.
Positionnement des couronnes d’arrosage et des buses sur une capacité verticale
Note : une attention particulière sera apportée aux emplacements des trous d’homme, connexion,
support, soupape, … pour vérifier que ces obstacles ne gênent pas l’homogénéité de la couverture en
eau. Si besoin, des buses supplémentaires seront rajoutées pour maintenir l’homogénéité de la
couverture maillée.
Les buses sont choisies et implantées sous la nappe de tuyauterie de façon à ce que les extrémités du
cône de pulvérisation soient au moins tangentes entre elles et confinées à l’intérieur de la surface
projetée du pipe rack. Dans le cas d’un pipe rack à plusieurs niveaux, une rampe d’arrosage est prévue
pour chacun des niveaux. La distance entre pulvérisateur est inférieure à 3 m et les buses sont
implantées à une distance inférieure ou égale à 0,80m de la génératrice inférieure des tuyauteries.
Un schéma identique est utilisé pour la protection des aéroréfrigérants.
Dans certains cas, au lieu de protéger un équipement en particulier ou en plus de cette protection
individuelle, on décide de protéger la zone dans laquelle se trouve l’équipement.
Les buses doivent être espacées et dirigées de façon à ce que la surface plane soit entièrement couverte
avec le taux d’application minimum requis (litre / minute/m2). Cependant il est recommandé de ne pas
dépasser 3 mètres de hauteur pour les installations à l’extérieur.
L’espacement des buses suivra un maillage permettant la couverture complète et homogène de la surface
à arroser.
La protection d’un transformateur doit permettre le mouillage complet de la surface extérieure (surface
supérieure uniquement). Si besoin, on prévoit des buses supplémentaires pour des éléments précis
(réservoir, pompes, auxiliaires,…).
L’alimentation en eau ne passe pas au-dessus de réservoir du transformateur.
En cas de feu se déclarant au transformateur, les risques sont :
- courant électrique
- fort dégagement de chaleur dans un local fermé
- dégagement éventuel de gaz toxiques ;
Il faut couper l’arrivée du courant HT, avant arrosage.
(A)
Détail A
Tous les composants du système incendie doivent être installés à une distance minimale des installations
sous électricité. Le tableau ci-après (extrait du NFPA 15) donne les dégagements minimum à respecter.
Il n’est pas aisé de protéger par des systèmes fixes à eau les stations de chargement / déchargement de
produits inflammables (rail ou route), car il est difficile de positionner correctement les buses pour
couvrir efficacement le wagon ou la citerne.
Les zones de chargement / déchargement sont protégés par des systèmes à mousse fixe (boites à mousse
sur les quais ou lances monitors).
Les taux d’application de solution moussante, sur la zone possible d’épandage, sont :
Sur une zone avec plusieurs postes de chargement / déchargement, on identifie les risques par types de
postes, en prévoyant le moyen de protection adapté.
Des rideaux d’eau peuvent être installés entre les zones de chargement / déchargement, en procurant un
écran aux radiations thermiques issues d’un feu sur un poste voisin.
Trois méthodes existent pour appliquer de l’eau sur les stockages de LPG exposés au feu :
- déluge par un ensemble de buses quadrillant la surface de la sphère ou du cigare( voir paragraphe
8), permettant une application d’eau homogène à la surface du stockage, minimisant les effets du
vent.
- déluge, appliqué en haut de la sphère par ruissellement. Il faut également prévoir l’application
d’eau sous la sphère (buses supplémentaires ou monitors)
- lances monitors fixes : localisés à 15 – 40 m, avec une pression de 10 bars. Les lances monitors
doivent couvrir toutes les faces du stockage, être accessibles pendant un feu et / ou pouvoir être
contrôlés à distance
Note : la mousse est insuffisante sur les feux de LPG, les vapeurs pouvant passer au travers de la
mousse et continuer à brûler au-dessus du niveau de la mousse.
Les rideaux d’eau peuvent être utilisés pour différents types d’application :
- protection contre les flammes et le rayonnement thermique (équipements et individus)
- séparation des vapeurs inflammables issues d’une source à haut risque de fuite potentielle, d’une
zone avec des sources d’ignition (fours, rebouilleurs…)
- séparation des vapeurs toxiques issues d’une source à haut risque de fuite potentielle, d’une zone
avec présence d’individus (interne ou externe au site)
Ces débits sont donnés à titre indicatif, la littérature normative sur ce sujet étant quasi-inexistante.
Les rideaux peuvent être ascendants (queue de paon) ou descendant (buses à jet plat ou conique, souvent
disposées en quinconce), fixe ou mobile.
Le rideau d'eau va également se comporter comme une barrière physique, qui va provoquer une
accumulation du polluant en amont par effet d'obstacle, un abaissement des concentrations en aval, et
une augmentation de la hauteur et de la largeur du nuage de gaz.
L'efficacité de mitigation d'un rideau d'eau fixe par dilution mécanique, absorption ou réchauffement du
nuage de gaz va dépendre des propriétés des buses de pulvérisation le constituant (vitesse initiale des
gouttes, distribution de la taille et de la vitesse des gouttes, angle d'ouverture du spray, …), et des
conditions d'utilisation (débit et pression d'alimentation en eau, arrangement des pulvérisateurs, …).
Le système d’extinction automatique par brouillard d’eau (ou water mist system) assure l’extinction des
feux de surface par deux principes différents, souvent combinés, selon le type de buses utilisées,
fonction du foyer et des dimensions de l’équipement à protéger.
Schéma de principe d’un système brouillard d’eau à haute pression (> 30 bars)
L’eau pulvérisée sous pression , forme un brouillard qui enveloppe le foyer. L’absorption rapide de la
chaleur par les gouttelettes transforme celle-ci en vapeur, qui isole le foyer de l’oxygène de l’air
ambiant.
On distingue 3 domaines de pression de mise en œuvre des systèmes :
b- gaz d’entrainement
Plus la taille des gouttelettes est faible, plus le nombre de gouttelettes par litre d’eau et la surface en
contact avec le foyer sont importantes, et plus la vaporisation de l’eau est rapide.
L’efficacité du système d’extinction par brouillard d’eau est directement lié à la taille des gouttelettes (0
– 1000 microns), à l’énergie dégagée dans le foyer et à la géométrie relative entre les 2.
Plus le foyer dégage de l’énergie, plus l’effet d’étouffement est important. La dynamique engendrée par
la pression du brouillard en sortie des buses, liée à celle générée par le feu a une très grande importance
sur la rapidité d’extinction du système.
Les taux d’application sont notablement variables selon les applications et l’objectif de performance
recherché. Les taux d’application volumique et surfacique conditionnent la densité de brouillard d’eau
susceptible de parvenir au foyer.
c -Durée d’émission
- diminution de la visibilité
- faible volume d’eau mise en œuvre (quelques litres)
- conductivité électrique limitée au cœur du brouillard, mais pas pour l’eau de ruissellement (mise
hors-tension des équipements conseillée)
- limitation des chocs thermiques
- éloignement des issues ou ventilation
- pas de présence de personnel lors du déclenchement (effet d’étouffement)
1. Description
L’installation « Sprinkler » est une installation sous eau dont les buses sont de type fermé (avec fusible)
et dont le fonctionnement est commandé par la rupture du fusible. Seule la buse dont le fusible a
déclenché est activée.
Les installations « sprinkler » sont plus couramment employées dans les locaux fermés.
Elles peuvent être utilisées à l’air libre sous réserve que l’élément fusible soit suffisamment sensible à
une augmentation de température quelle que soit les conditions atmosphériques.
Fusible Ampoule
Température (°C) Couleur Température (°C) Couleur
57 << 77 incolore 57 orange
68 rouge
79 jaune
80 << 109 blanc 93 << 100 vert
121 << 149 bleu 141 bleu
163 << 191 rouge 183 mauve
204 << 204 vert
227 << 343 noir
260 << 343 orange
Dans les zones très congestionnées, il est pratiquement impossible de couvrir chaque équipement ou
chaque structure. On pratique alors un déluge de zone, avec des têtes « grand angle » (180°), permettant
un taux d’application de 12,2 l/min.m2 de la surface au sol.
Si des obstacles sont présents entre le réseau et le sol (mezzanines, plateforme d’accès, gros
équipement), des têtes supplémentaires sont installées avec le même taux d’application d’eau.
Si les niveaux intermédiaires sont en caillebotis, le taux peut être réduit par 2 (6,1 l/min.m2).
Les tests ont différents objectifs. Les plus courants sont indiqués ci-dessous.
- les tests liés à la mise en service du réseau : il s’agit de déterminer si le système a été
dimensionné correctement, et fonctionne comme prévu. On vérifie les courbes pression –débit
des pompes incendie, on teste la séquence de démarrage des pompes, le fonctionnement de la
pompe jockey ( on effectue des tests de pression hydraulique du réseau incendie, on effectue si
possible, les tests des réseaux déluge / mousse, en regardant en particulier l’homogénéité de la
couverture, le temps de déclenchement du système complet (détection, décharge d’eau / mousse)
et pour les rétentions le temps mis par la mousse pour recouvrir la zone désirée. On teste de
façon générale les différents paramètres du système (débit, pression, vitesse). Le réseau doit
ensuite être rincé et remis en état de fonctionnement.
La plus grande partie de ces tests sont normés (NFPA, législation locale), ou sinon, précisés dans
les standards de l’opérateur.
- les tests liés à la maintenance du réseau, de la pomperie. Ces tests sont périodiques et fixés par la
réglementation nationale. Les pompes incendie, diesel en particulier répondent à des règles
strictes. Leur fréquence peut être augmentée par choix de l’opérateur.
- Inspection périodique : elle vise surtout à vérifier l’état des différents éléments du réseau au
regard de paramètres tels la corrosion, le bouchage des buses, le colmatage des filtres, les
dommages mécaniques (petit diamètre en particulier), les dates de péremption des émulseurs, le
fonctionnement des vannes de sectionnement. Elle est annuelle au minimum.
- Test de fuite du réseau : le NFPA quantifie la fuite autorisé sur un réseau incendie, à savoir : 3
litres pour 30 minutes, par 100 jeux de brides (en pratique, le réseau est fermé, et on regarde au
bout de 30 min quelle est la chute de pression. On regonfle ensuite le réseau (pompe à épreuve)
jusqu’à 15 bar (voir NFPA 20), et on mesure le volume d’eau rajouté).
Mise à disposition
La mise à disposition des équipements de détection, et protection est l’une des plus contraignantes, et
fait en général l’objet de la mise en place de mesures compensatoires, permettant d’intervenir sur un
sinistre éventuel, malgré l’impossibilité d’utiliser normalement les installations. Toute mise à
disposition de ce type d’équipement est soumise à analyse de risques ciblée et procédure de travail
particulière.
L’eau incendie ne doit pas être utilisée pour d’autres usages (remplissage d’un bac pour dégazage,
nettoyage, …) qu’après accord du service incendie du site et mise en place d’un clapet anti-retour
évitant la pollution du réseau incendie.
La disponibilité du réseau, assurant le débit maximal de design doit être maintenue.
NFPA 16: Deluge foam-water sprinkler and foam- water spray systems
NFPA 24 : Standard for the installation of private fire service Mains and their appurtenances
API RP 2030 : Application of fixed water spray systems for fire protection in the petroleum
Industry
API RP 2021 : Fighting fires in and around flammable and combustible liquid atmospheric
storage tanks
API 2510 A : Fire protection considerations for the design and operation of liquefied petroleum gas
(LPG) storage facilities
API 2050 : Guidelines for application of water spray system for fire protection in the petroleum industry
API 2510A : Fire-protection considerations for the design and operation of liquefied petroleum gas
(LPG) storage facilities