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Introduction au Droit : Concepts Clés

Droit L1

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INTRODUCTION AU DROIT

ll yaunadagelatinquidit«ubisocietas,ubijus»quisignifielàoùilyasociété,'ilyadudroit.

L'homme dit-on est un animal potitique càd un être éminemment sociql qui rie peut pas vivre seul en s'isotant
mais qui recherche tant par instinct que par raison la compagnie d'autres êtres humains pour intégrer un
:
Sroupement ou une communauté de toute sorte famille, associations, syndicats, entreprise, nations,
Etats...Cette communauté de vie humaine forme la société dont l'existence n'est effective que si celle-ci est
dotée d'un système de régulation assurant son organisation et son fonctionnement, un système qui est défini en
fonction de la nature des relations qui s'établissent dans ladite société. Le système de réglementation qui a
vocation à garantir l'équilibre social voulu est le « Droit ».

Eÿmologiguement, le mot droit vient du latin « directum »qui signifie « en ligne droite » et qui implique l'idée de
ce qui est conforme à la règle. Autrement dit, le droit traduit le comportement conforme à la réglementation, à
ce qui doit être. C'est ainsi que malgré son étymotogie univoque, le droit recouvie deux sens :

Objectivement,le Droit désigne l'ensemble des règles de conduite Quigouvernent les rapports des hommes dans
la société et qui ont vocation à s'appliquer à toutes les personnes membres du corps social afin d'asseoir un
ordre social équilibré. En ce sens, on parle de droit objectif càd du droit défini par son objet. En effet, l'objet du
droit Cest l'organisation de la vie en sociét(. Ce droit objectif peut être envisagé dans sa totallté, ainsi, on parle
du droit malgache, du droit français... ou dans t'une de ses branches sedlement et on parle de droit commercial
pour ce qui touche aux rapports d'affaires, du droit du travail pour ce qui concerne les relations entre employeur
et salarié, du droit constitutionnel pour ce qui touche à l'grganisation de l'Etât et des pouvoirs publics...

Subjectivemenl le droit traduit les prérogatives,'les pouvoirs d'action reconnus au sujet de droit. C'est le droit
subjectif, En effet, en organisant la vie en société, le droit ne prescrit pas que des interclictions aux membres de
la société càd à ses sujets, il leur reconnait é[Link] pouvoirs d'action, des prérogatives, des facultés que
l'on désigne par droit subjectif. Sous cet aspect, on n'évoque plus le droit en général mais un droit ou des droits
voire des prérogatives individüelles car envisagé de façon beaucoup plus concrète et particulière. Le qualifrcatif
subjectif évoque ainsi le titulaire de la prérogative juridique. Tel est l'exemple du droit de propriété sur une
maison ; ce'qui s'exprime familièrement en disant : « cette maison est à moi ».

Le droit êst ainsi un phénomène social mais qui est envisagé de deux façons tui donnant un double sens : Droit
objectif et droit subjectif, Ce double sens ne doit pas toutefois masquer l'unité de la matière car ils ne sont pas
opposés mais au contraire complémentaireq. En effet, le droit ne peut pas être appréhendé dans son ensemble
en se référant exclusivement soit à son objet, soit à ion sujet. La prernière raison en est qüe toute situation
juridique se treduit par un complexe de drois et devoirs, par un mélange de prérogatives et d'obligations, d'où
l'impossibilité de construire une initiation au droit sur la seule considération des possibilités d'action ouvertes à
l'individu. La seconde raison réside dans l'interaction du droit objectif et du droit subjectif. D'un côté, les
prérogatives individuelles ont leur source dans la réglementation impersonnelle des rapports sociaux : siJe peux
être propriétaire d'une voiture, c'est que le droit objectif malgache consacre le droit de propriété privée. D'un
autre côté, les modifications intervenant dans le droit objectif retenüssent sur l'existence ou la consistance des
droits subjectifs: (exemple de loi nouvelte sur te mariage modifie le droit des époux dans le choix du domicile
conjugal).

lI importe ainsi d'étudier ces deux grands aspects du droit.

i;. {

L-
PREMIERE PARTIE : tE DROIT OBJECTIF

Le droit obje6if, dénommé également règle de droit, désigne le droit en tant que règle càd en tant que système
'de réglementation de la société humaine. Ainsi, c'est une règle de conduite sociale qui coexiste avec tant
d'autres telles que la morale, la religion, la coutume... Pour ne pas tomber dans la confusion, des ciitères
permettent d'identifier la règle de droit. En outre, la règte de droit se crée et s'applique en respectant certaines
conditions. Enfin, le droit doit comporter toutes les règles qu'exigent les différents aspects de l'organisation de la
société et de la vie sociale, ce qui explique et justifie la classification de la règle de droit. Trois points méritent
ainsi d'être analysés :

- La question de l'identification de la règle de droit (l),


I
- La création de la règle de drolt et l'application de la règle de droit (ll),
Et enfin, les divisions de la règle de droit (lll).

Chapitre I : L'IDENTIFICATION DE LA REGLE DE DROIT

ldentifier la règle de droit c'est chercher les spécificités qui la caractérisent des autres règles de conduite sociale.

Le droit est une règle générale, abstraite et impersonnelle mais qui a une force obligatoire et contraignante et
qui poursuit unç finalité distincte de celles des autres règles de conduite.

l- Le caractère générat, impersonnel,labstrait et permanent de la règle de droit

La règle de droit est générale et impersonnelle dans la mesure où elle est une disposition qui a vocation à

s'appliquer à un nombre indéterminé de personnes se trouvant dans telle situation déterminée. La règle de droit
vise non pas tellement les personnes en elles-mêmes rnais les situations juridiques dans lesquelles elles se
trouvent.

Exem ple : Ainsi, la règle du droit du travail régit tous les travailleurs et employeurs visés par ses dispositions sans
faire de discrimination.

Par ce caractère général, la règle de droit se distingue des mesures individuelles prises par les autorités étatiques
et visant une ou plusieurs personnes dénommées. ll en est ainsi des décisiorts gouvernementales portant
nomination de préfet, de membres de gouvernement, de mesures individuelles de grâce ou d'amnistie.

Le caractère obstrait de la règle de droit s explique par le fait que la règle vise des situations génÉrales et non pas
une situation pfécise. Elle est abstraite dans sa disposition et dans son contenu en ce qu'elle est destinée à
s'appliquer à un nombre indéterminé de cas voire à une multiplicité de cas particulier et non à un cas isolé.
Autrement dit, la règle de droit est disposée dans son contenu de façon générale afin de pouvoir être appliquée
à une rnultitude de situations particulières.

Exemple: quand le code pénal dispose que quiconque qui soustrait frauduleusement une chose appartenant à

autrui se rend coupable de vol et puni à tel peine d'amende et d'emprisonnement.

Ce caractère abstrait de la règle de droit la distingue des décisions de justice qui sont une application de la règle
abstraite à un cas particulier. La décision de justice révèle déjà une manière d'individualiser l'application de la
règle par rapport au cas particulier qui n'a aucune vocation à s'appliquer en dehors du procès dans lequef ila été
rendu.

Exernpte ; le juge qui a à appliquer la règle abstraite de vol à un vol de voiture

La règte de droit a vocâtion à régir la société en vue d'y instituer un certain équilibre social, même relatif. A cette
fin, elle s'appliqye sans limitation de durée tant qu'elle permette de maintenir cetéquilibre. Néanmoins, la règle
droit peut évoluer dans le temps avec la société et subir ainsi une modification mais qui toutefois ne remet
pas en câuse sa permonence.

. ll- Le caractère obligatoire et coercitif de la règle de droit


La règle de droit est obligotoire en ce sens qu'elle s'impose à tous ceux qur rentrent dans son champ
d'application et elle est assortie de sanction. On dit aussi qu'elle s'applique erga-omnes càd de façon absolue,
qu'elle est la même pour tous. Ce caractère obligatoire se justifie par la finalité même de la règle qui est
l'organisation de la société et les rapports entre ses membres. La règle a ainsi une vocation naturelle à être
respectée donclmposée. Une société oùr les prétendues règles de droit n'auraient aucun caractère obligatoire ne
serait rien d'autre qu'une société anarchique

Exemple : la règte de droit qui confère le droit de propriété à un individu. Cette règle n'est pas obligatoire pour le
titulaire du droit uniquement mais pour tout le monde au point que quiconque qui violerait la propriété d'autrui
peut être reproché pour voie de fait.

La règleobligatoire qui prescrit à ses destinataires un devoir de conformité dont le non-respect expose l'auteur à
la sanction.

fait que Ia sanction qui accompagne la règle de droit est une sanction
Le caractère coercitîf s'explique par le
étatique càd qui appelle l'intervention de l'autorité publique aussi bien dans sa conception que dans son
application. Delà résulte le fait qu'en cas de non-respect de ta règle de droit, on peut recourir à des voies de droit
et à l'autorité publique pour faire respecter la règle en question ou pour infliger la sanction. La notion d'autorité
publique renvoie à toute autorité étatique qui a le pouvoir de commandement et de sanction, un pouvoir qui lui
est délégué par l'ensemble des citoyens, et qui est à distinguer de l'autorité privÉe. Cette intervention de
l'autorité publique suppose la possibilité de recourir aux forces de l'ordre.

CHAPITRE II : LA CREAÏON DE LA REGLE DE DROIT

ll s'agit d'analyser les différentes sources de la règle de droit càd les différents éléments qui peuvent inspirer le
législateur dans l'élaboration et l'adoption d'une règle de droit. Elles peuvent être classifiées en deux grandes
catégories, les sources formelles constituées des textes juridiques et les sources autres que les textes juridiques
dites informelles.

l- Les sources formelles : les textes juridiques

Les textes juridiques sont classés par ordre hiérarchique dont les conditions d'application respefienr une
procédure bien définie.

A- La hiérarchie des texte:s

La classifTcation destextes conformément au principe hiérarchique se fait suivant l'autorité qui leur est attachée.
Le principe hiérarchique suppose qu'aucun texte ne peut aller à l'encontre d'un autre qui lui est supérieur.

t- La Constitution
'C'est
le tÊxte fondamental de la nation ou de l'Etat, Elle comprend les règles relatives à l'organisation politique
(organisation des pouvoirs et leurs rapports entre eux, le régime politique de l'Etat...) et administrative de l'Etat
.. ,\
ainsi qu'à l'organisation judiciaire. Elle règlemente en outre la souveraineté de t'Êtat. La Constitution se trouve
"n \

. 2- Les traités internationaux


lls désignent tes conventions internationales conclues entre ,es Etats.'lls peuvent être bilatéraux (s'appliquent a
deux Etats) ou rfrultîlatéraux {s'apptiquent à plusieurs Etats}.

Lorsqu'ils ont été régulièrement ratifiés ou approuvés, ils rentrent dans l'ordre juridique interne de l'Etat qui l'a
ratifié et se situe dans la hiérarchie des normes entre la Constitution et les lois. lls doivent être conformes à la
Constitution mais corrélativement les lois internes ne peuvent aller à l'encontre de leur disposltion. Autrement
dit, ils sont supérieurs aux Iois internes qui doivent s'y conformer.
3- Les lois

Les lois sont les textes réglementant des questions d'ordre général qui ne relève pas du domaine de la
Constitution. En vertu du principe de [a séparation des pouvoirs, elles sont à distinguer des aftes régtementaires
car elles sont en principe l'æuvre du parlement et c'est ainsi qu'elles sont considÉrées comme le reflet de la
volonté générale' ll y a toutefois une exception prévue par la Constitution où le pouvoir exécutif peut léglférer
par voie d'ordonnance.

a) Les lois proprement dites

Les lois dont illest question sont l'ceuvre du parternent c'est- à dire le texte voté par te parlement. On en
distingue trois catégories selon leurs objets et leurs procédures

r Les lois constitutionnelles qui ont pour objet de mettre en place ôu modifier la Constitution. Elles pêuvent
émaner soit directement du peuple consulté par voie de référendum, soit du parlement. Ayant valeur
constitutionnelle, elles sont en haut de la hiérarchie des normes.

pouvoirs publics. Elles sont supérieures aux lois ordinaires qui doivent leur être conformes.

constitutionnelles. Elles ont [a même force juridique même si certaines ont des objets spécifiques {lois de r

finances, loi d'orientation...)

b) Les ordonnances

Les ordonnances sont une exception à la compétence exclusive de la loi. En effet, la Constitution définit les
questions qui sÔnt du domaine de la loi mais elle prévoit aussi un certain nombre d'hypothèses où le pouvoir
exécutif est autorisé à réglementer par voie d'ordonnance des matiàres qui relèvent normalement du dornaine
de la loi. C'est ainsi un texte adopté par le gouvernement mais qui a valeur de loi, C'est ainsi qu'on dit que le
gouvernement légifère par voie d'ordonnance.

4- Les actes réglementaires


ee sont des actes du pouvoir réglementaire qui appartient au pouvoir exécutif (Président de la République et
gouvernement).

Le pouvoir réglementaire s'exerce ainsi sous forme de texte appelé actes réglementaires. On en distingue les
décrets, les arrêtés, les décisions-..

Les décrets peuvent être des mesures individuelles (ex: décret de nomination à certaines fonctions, décret
octroyant la grâce à un prisonnier...). lls peuvent aussi être des dispositions générates de caractère réglementaire
qui pgrtent application d'une loi et on parle dans ce cas de décret d'application.
iE
*/
,/ Atiu d'assurer le respect de la hiérarchie des norrnes, il est institué différents types de contrôle.
f'
f. / Le contrôle de constitutionnalité qui permet de vérifier la conformité des lois et autres textes à la
. Constitution. ll est opéré par la Haute Cour Constitutionnelle.
'/ Le contrôle de tégatité par lequel on vérifie la conformité des actes réglementaires aux lois et il est opéré
par le Conseil d'Etat sur la base d'un recours.

B- Les Wnditions d'apolicotion des textes


Après que les lois soient adoptées au niveau des deux chambres du parlement et passées pâr le contrôle de
constitutionnalité, pour leur entrée en vigueur, elles doivent être promulguées et puis pubtiées.

L- La promulgation

C'est l'acte par lequel le Président de la République constate l'existence ou l'authenticité de [a [oi. La
promulgation se fait par i'apposition de sa signature par le Président de la République au bas du texte, La
promulgation o{fre à la loi une force exécutoire Cest- à- dire qu'elle peut recevoir exécution.

2- La publication

C'est le fait de rnettre le texte promutgué à la connaissance de tous. Elle se fait par l'insertion du texte en
question dans le Journal Officiet de la République de Madagascar. Cette insertion au journal officiel est fe mode
officiel et principal de diffusion d'un texte mais il y a d'autres modes qui peuvent soit être obligatoires soit
exceptionnels (cas de l'affichage dans le tableau d'affichage des sous-préfectures..,). La publication offre à la loi
sa force obligatoire mais cette force n'est effective qu'un jour franc après l'insertion dans le journalofficiel,

3- L'abrogation

Quand la loi est publiée, elle acquiert la force obligatoire et elle devient opposable à tous. C'est à ce moment que
court l'adage « nul n'est censé ignorer la loi », La loi a vocation à être pêrmanente, Néanmoins, cornme elle doit
également évoluer, elle peut perdre sa vigueur en vertu de l'abrogation,

L'abiogation e$ le procédé par lequel on supprime un texte pour l'avenir. Cette abrogation peut être partielle
c'est- à - dire que seule une partie des dispositions du texte est modifiée mais elle peut aussi être totale Cest- à-
dire qu'elle est modifiée dans son intégralité. A partir de son abrogation, la loi perd sa vigueur et elle est
remplacée par la loi nouvelle.

4- L'application de la loi dans le temps

L'abrogation d'une loi et sa substitution par une nouvelle peut engendrer des conflits de lois dans le temps. Le
conflit de lois {ans le temps désigne l'hypothèse selon laquelle face à une situation donnée, on ne sait pas
laquelle des lois en conflits appliquer; la loi ancienne ou bien la loinouvelle.

En face de tel conflit de lois dans le temps, la règle de principe est la non rétroactivité de la loi ancienne et son
application immédiate. Mais ces principes connaissent des exceptions et ['on admet même la survie de la loi
ancienne dans Ies situations contractuelles.

a- Le principe de la non rétroactivité de la loi nouvelle et son application immédiate

Le principe de la non rétroactivité de la loi ancienne signifie qu'une loi nouvelle ne peut pas rétroagir et venir
régir des situations nées et/ou réglées avant son entrÉe en vlgueur. Ce principe est dicté par un souci de sécurité
juridlque ear si l'an admettrait qu'à chaque modifrcatien ou adoption d'une'nouvelle loi, tout serait remis en
cause, il y aurait insécuritÉ juridique et le rlroit serait ddpouilté de toute son efficacité.

5
'tt',,

\,"

Si la loi nouvelle ne peut ainsi régir les situations antérieures à son entrée en vigueur, à quelles situations ua-t-"',
elle s'appliquer ?

Le principe de l'application immédiate de la loi novelle en est la solution" C'est un principe corolaire de la non
rétroactivité et qui signifie que la loi nouvelle régit toutes les situations nées après son entrée en vigueur. Ce
principe s'appfique même aux situations nées et non réglées âvant l'entrée en vigueur de Ia loi nouvelle mais à
condition que celle-ci ne modifie pas les situations juridiques acquises aux temps de ta loi ancienne,

b- Les exceptiôns à la non rétroactivité de la loi nouvelle et à son application immédiate


L'exception à la non rétroactivité est la rétroactivité de la loi nouvelle. Elle signifie que la loi nouvelle peut
régir des situations nées même avant son entrée en vigueur mais dans des cas limitativernent définis.

Lu' câs : la loi nouvelie expressément rétroactive : quand dans la loi nouvelle, il y a une disposition qui prévoit la
rétroactivité de celle-ci,

2è'" : la loi interprétative : c'est la loi qui ne modifie pas la loi ancienne rnais qui l'interprète dans le sens
cas
d'une explicitation. Sa rétroactivité se justifie par son objet en ce qu'elle maintient la substance et l'esprit de la
loi ancienne.

3è" cas : la loi pénale plus douce : la douceur de la loi pénale se rnesure par rapport à ses conséquences sur la
situation du délinquant. Ainsi, si la loi pénale nouvelle lui est favorabte, soit en réduisant [a sanction, soit en
supprimant unetexcuse âtténuante ou une excuse aggravante, soit en supprimant l'infraction, ..., elle rétroagit et
peut s'appliquer à des infractions commises avant son entrée en vigueur.

. 4è'" cas : [a loi de procédure : c'est la


loi qui e pour objet de réglementer la procédure ou les étapes au niveau
d'une juridiction. Elle rétroagit en ce sens qu'elle n'affecte pas le fond de la question rnais juste sur la question
de la procédure.

c- La survie de la loi ancienne

Cette règle s'applique quand il s'agit de situation côntractuelle établie au temps de la loi ancienne et qui
demeure en cours au moment de I'entrée en vigueur de la loi nouvelle. La règle se justifie par la nécessité de
préserver l'équilibre contractuel résultant de la volonté des parties.

ll- Les sources informelles de ta règle de droit

Le législateur peut aussi s'inspirer d'autres valeurs dans l'élaboration des textes dont principalement la couturne,
la jurisprudence et la doctrine.

1- Larorru[r"
Lâ couturne conÇue comme source du droit estconstituée par les pratiques constantes etgénéralesconsidérées
par tous comme obligatoires et auxquelles tout le monde se conforme régulièrement. Des auteurs qualifient la
coutume de droit non écrit amis qui se cornplète aux teKes écrits. Elle est à distinguer de l'usage qui certes peut
être une pratique mais qui n'atteint pas le stade de l'obligatoire.

La coutume admise comme source de droit est celle qui permet d'interpréter la loi à l'exclusion de celle contraire
à la loi ou contra-legem,

2- La jurisprudence

Aa iarisgr«de«ce des$ne (?nsembte des décisions habituelles de juger. Autrement dit, elle est constituée par
l'ensembte des décisions de justice rendues dans tel domaine ou dans telle branche du droit, En effet, une
Jécision de justice prise isolément n'est qu'une simple mesure individuelle et ne peut être définie comme une
â un cas sernblable, dans cette
n'a pas valeur de loi mais elle sert
. juste de source du droit Cest-à-dire qu'elle peut servir d'inspiration pour le législateur dans l'élaboration de la
règle de droit. ,

3- La doctrine

La doctrine est définie cornme la littérature juridique. Cette littérature juridique est constituée par les opinions
érnises sur le droit par ses spécialistes (enseignants, magistrats, auteurs d'ouvrages...). La doctrine peut dégager
les fondements et les principes en organisant et en ordonnançant le droit positif en vue d'établir sa cohérence.
C'est la
doctrine également qui aide à comprendre le droit positif à travers ['analyse de celui-ci et
éventueilement, elle contribue à son amélioration par l'analyse critique qu'elle peut librernent apporter. La
doctrine comme la jurisprudence n'a pas valeur de loi mais peut par contre influencer largement le droit positif,

Chapitre lll : LES DIVISIONS DE l-A REGTE DE DROIT

Pour être efficace dans la réglernentation de la société, sans prétendre tout prévoir, le législateur dort prenore
en considération les particularités des diverses situations de la vie sociale pour y imposer des règles adéquates.
De cette considération, on peut dégager les deux grandes divisions de la règle de droit à savoir le droit public et
le droit privé.

l- Le droit public

Le droit public désigne la grande branche du droit qui regroupe les règles organisant l'Etât, les coilectivités
publiques ainsi que celles régissant lës relations établies par ceux-ci en expression de la puissance publique avec
les particuliers. Les disciplines du droit public peut être regroupées en trois : le droit constitutionnel, le droit
administratif et [e droit des finances publiques.

1- Le droit constitutionnel

C'est Ia branche du droit public qui réunit les règles relatives à l'Etat et au pouvoir politique. s'agit en effetde
l1

l'ensemble des règles qui définissent et règlementent l'organisation politique de l'Ëtat et son fonctionnement, La
substance propre du droit constitutionnel se trouve dans la Constitutiôn et les différents textes qui s'y rattachent
(lois constitutioirnelles, lois organiques)

2- Le droit administratif

Cette branche du droit public regroupe les diverses règles qui définissent et organisent les admlnistrations et les
services publics ainsi que celles qui précisent les rnodes de leur fonctionnement et celles qui régissent leurs
rapports avec les particuliers. Une partie importante du droit administratif s'attache à
I'organisation
administrative de l'Etat. Une autre définit les moyens d'action de l'administration et les biens du domaine public.
Le droit administratif est considéré comme le prolongement du droit constitutionnel pour tout ce qui concerne la
mise en ceuvre du pouvoir exécutif,

3- Le droit des finances publiques

C'est la branche du droit public qui régit l'organisation financière de l'Etat ainsi que la gestion des finances des
Bersonnes publiques. Elle cléfinit ainsi les règles budgétaires et la fiscalité.

ll- Le droit privé


I
t
'I

I
C'est générelement l'ensemble règles régissant les relations des particuliers entre eux. C'est la branche du droit t
qui indique par exemple cornment se forment les contrats, quels en sont les effets et les sanctions en cas
d'inexécution. La vente d'immeuble ou de meuble, le contrat de louage, le contrat de travail, le contrat
d'assurance, [a constitution et le fonctionnement des sociétés commerciales etc... sont des matières du droit
privé. Le droit privé recouvre ainsi l'ensemble des disciplines dont les principales sont les suivantes :

Il englobe les règles relatives aux institutions, aux actes, aux rapports juridiques intéressant les particuliers dans
leurs relations entre eux, à l'exclusiort de celles qui correspondent à des milieux spéciaux (paysans, artisans,
commerçants, salariés...). ll étudie l'état et la capacité des personnes, les biens, la famille, les créances et la
resportsabilité, les successions et les libéralités. En cas de litige, la compétence revient à la juridiction civile qui
est la juridictiontde droit commun.

1- ÇF droit commercial

C'est une branche du droit privé régissant les commerçants et les industriels dans l'exercice de leur profession :
soclétés, fonds de commerce, actes de commerce, bourses, banque...Le droit commercial recouvre ainsi plusieurs
domaines. En cas de litige, la compétence revient êu tribunalde commerce.

2- Le droit social

C'est un élément du droit privé qui étudie deux branches : le droit du travail et le droit de la sécurité sociale. Le
tribunal social ou du travail est celui qui a la compétence de traiter les litiges [Link]érents.

3- Le droit rural

Cette branche a trait à l'activité agricole; à l'aménagement foncier, aux animaux...Le tribunal compétent peut
varier en fonction de la nature du litige.
I

4- La procédure civile

C'est une branche gui règle l'organisation et la compétence des différentes juridictions privées et définit les
procédures au niveau de ces juridictions,

5- Le droi_t_pénal et!-a prgqÉdgre pénale

Le droit pénal ou droit criminef définit les cornportements constitutifs d'infractions et détermine les sanctions
correspondântes {eiemple : usage de faux, détournement de deniers publics, vol, homicide..,). ll faut souligner
que les sanctions en rnatière pénale sont constituées des peines privatives de liberté tel l'emprisonnement et des
arnendes pénales qui sont des sanctions pécuniaires.

La procédure pénale en revanche définit la procédure à entreprendre, les compétences des juridictions en cas
d'infraction pénale.

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