Les
Maladies
Transmissibles
Elaboré par Dr CHEDDAD
ElMoustapha
Uploded par Mr KAMAL
Youssef Infirmier
polyvaelnt 2 éme Année
GENERALITES 7. Pandémie: c'est la transmission
d'une maladie contagieuse à
presque toute la population d'une
zone ou aire géographique donnée.
I/- Définitions: 8. Cas sporadiques: c'est l'atteinte
1. Prophylaxie: C'est l'ensemble des d'une personne isolément par une
mesures préventives mises en maladie.
œuvre pour empêcher le 9. Période d'incubation: période qui
développement et la propagation s'écoule entre la contamination par
des maladies dans une population. un agent infectieux et l'apparition
2. Infection: C'est l'ensemble des des premiers symptômes de la
troubles provoqués par la maladie. Cette période varie selon la
pénétration et le développement nature de la maladie.
des germes dans l'organisme. Le 10.Invasion: c'est la période qui
germe responsable d'une infection succède à la période d'incubation.
est dit "pathogène". Il est défini, Elle s'étend depuis l'apparition des
entre autre, par deux critères: premiers signes jusqu'à la période
a/-la virulence: Aptitude du germe a d'état.
11.Période d'état: C'est la période
se multiplier; notion quantitative
durant laquelle les symptômes sont
appréciée par la culture à leur maximum d'intensité. La
b/- la toxicité: Aptitude du germe à maladie reste en quelque sorte
stationnaire durant cette période.
libérer des substances toxiques qui sont
12.Convalescence: Période pendant
nocives à l'organisme: la toxine. laquelle se rétablit progressivement
le fonctionnement normal de
3. Agent pathogène: microorganisme
l'organisme après une maladie. Elle
capable de provoquer une infection
est de durée très variable et n'est
ou une maladie infectieuse:
terminée qu'après le retour complet
bactéries, virus, parasite, …
à l'état normal de santé qui était le
4. Contagion: c'est la transmission d'un
sien avant la maladie.
agent infectieux d'un sujet malade à
13.Porteur de germes: sujet
un sujet sain.
cliniquement sain, mais dont les
5. Epidémie: apparition, dans une zone
excréta contiennent des germes
ou une aire géographique
pathogènes et qui peuvent propager
déterminée d'un certain nombre de
des maladies contagieuses. EX.: F.
cas d'une maladie dépassant
typhoïde, diphtérie, …
nettement la fréquence
14.Eradication: C'est la suppression
normalement prévue.
totale d'une maladie contagieuse
6. Endémie: présence habituelle d'une
dans une région déterminée.
maladie dans une zone ou une aire
géographique déterminée II/- Chaîne de transmission:
La chaîne de transmission des ou un cuisinier infecté qui contamine
maladies infectieuses est constituée de un aliment.
plusieurs maillons:
III/Modes de transmission:
1. Agent pathogène: voir plus haut
2. réservoir de virus: l'homme, 1. transmission directe: c'est la
l'animal, la plante, le sole ou la transmission de l'agent infectieux du
matière organique qui assurent la réservoir de virus à l'hôte réceptif sans que
survie d'un agent pathogène le germe passe par un hôte intermédiaire
3. hôte intermédiaire: c'est l'homme ou un vecteur. La transmission se fait par
ou l'animal (y compris les oiseaux et
contact direct.
les arthropodes) dans l'organisme
duquel l'agent infectieux se Ex: toucher, rapports sexuels ou
développe à l'état larvaire ou dans autre attouchement, projection de
une phase d'immaturité sexuelle et
gouttelette sur le visage ou dans le
peut cependant se multiplier.
4. hôte définitif: c'est un être vivant nez ou la bouche par une personne
dans l'organisme duquel vit un infectée lors d'une toux ou quand
parasite à l'état adulte et mature elle parle ou elle éternue; Ex gale,
sexuellement. SIDA, tuberculose, …
5. Sujet réceptif: Un homme ou un
animal présumé dépourvu de 2. Transmission indirecte:
résistance à l'égard d'un agent Transmission de l'agent infectieux par des
pathogène particulier et prédisposé, objets ou des aliments souillés ou par un
pour cette raison, à contracter une vecteur ou par un hôte intermédiaire. Ex:
maladie s'il est exposé à l'agent
F.T, choléra, paludisme, hépatite, …
infectieux correspondant.
6. vecteur: c'est tout être vivant
capable de transmettre un agent
infectieux. (arthropodes, animaux:
rats, chiens, chat,…)
7. Source d'infection: personne,
animal, objet ou substance par
lesquels un agent infectieux passe
directement à un hôte réceptif. La
source d'infection peut se situer à
n'import quel maillon de la chaîne
de transmission.
Il faut distinguer une source
d'infection d'une source de
contamination tel que le reflux d'une
fosse septique qui contamine un puits
GRIPPE des voies aériennes supérieures
(rhinorrhée, injection conjonctivale,
douleurs pharyngo-laryngées, toux
I/- Définition : C’est une maladie sèche.)
infectieuse virale. Elle est très fréquente et 2°-La grippe compliquée :
contagieuse, elle évolue sous l’aspect de
grandes pandémies séparées par des a) Surinfection bactérienne : Les germes
en cause sont généralement le
épidémies limitées et des cas sporadiques.
streptocoque, le pneumocoque ou le
II/- Agent pathogène : La grippe est staphylocoque. Les surinfections sont
provoquée par 3 types de myxovirus A, B d’autant plus fréquentes et graves que
l’appareil respiratoire est
et C que l’on distingue par des réactions
antérieurement lésé ou que le sujet
sérologiques. Chaque groupe comprend est âgé. Elles peuvent réaliser une
des sous groupes et des variantes pneumopathie, une suppuration
antigéniques qui évoluent constamment. bronchique ou une pleurésie
La grippe des animaux n’est pas purulente.
transmissible à l’homme, mais elle peut b) Atteintes extra-pulmonaires : Elles
être à l’origine de nouvelles souches qui sont possibles mais rares : troubles
digestifs, méningite, myocardite,
peuvent devenir pathogènes pour
péricardite, …
l’homme. c) Maladie peut être avortive chez la
femme enceinte.
III/- Mode de transmission : La
3°-La grippe maligne : Elle est rare, le
contamination est inter humaine et
virus est responsable d’un œdème
directe.
pulmonaire lésionnel déterminant une
IV/ Clinique : La grippe peut être insuffisance respiratoire aiguë. L’évolution
envisagée schématiquement sous 3 grands est en général fatale dans un tableau
aspects: d’hypoxie. En cas de survie, des séquelles
respiratoires sévères persistent.
1°- La grippe commune ou simple : C’est
l’aspect le plus fréquent et le plus V/- Evolution :
caractéristique de la maladie.
1) La grippe commune évolue
a) Incubation : Elle est de 24 à 72 H. généralement vers la guérison en 4
b) Invasion : Elle est brutale avec des à 7 jours.
frissons, une fièvre, des céphalées et 2) La grippe compliquée peut évoluer
des myalgies. vers des complications pulmonaires
c) Période d'état : La fièvre se maintient (DDB), cardiaques (péricardite) ou
à 40°C avec une asthénie, des douleurs neurologiques (encéphalite). Ces
diffuses, des céphalées intenses, des dernières complications sont très
myalgies, des arthralgies, un catarrhe rares.
3) La grippe maligne évolue
généralement vers la mort surtout
chez les nourrissons et les
personnes agrées.
IV/-Traitement : Le traitement de la
grippe commune est symptomatique :
antipyrétiques, analgésiques et antitussifs.
En cas de grippe compliquée, une
antibiothérapie est justifiée. La grippe
maligne est traitée dans un service de
soins intensifs.
VII/- Prophylaxie : La prophylaxie
collective est mal aisée. L’isolement de
tous les sujets grippés est impossible. En
pratique, seul les mesures prophylactiques
individuelles sont possibles. Dans ce but,
un vaccin fabriqué à partir de virus tués est
utilisé. Ce vaccin est fabriqué et modifié
chaque année en fonction du contexte
épidémiologique. La vaccination est
préconisée surtout chez les personnes
vulnérables (personnes âgées, enfants en
bas age, cardiaques, hypertendus, …).
V/- Evolution : La température baisse vers
OREILLONS
le 3ème ou le 4ème jour et s’il n’y a pas de
complications, la tuméfaction régresse en
I/- Définition : C’est une maladie
6 à 10 jours. Les complications les plus
infectieuse virale aiguë très contagieuse et
redoutables de la maladie sont :
épidémique. Elle est caractérisée par une
tuméfaction douloureuse des glandes 1. L’orchite ourlienne : elle s’observe
salivaires et parfois d’autres organes. Elle chez les jeunes à l’age de la
appelée aussi parotidite ou fièvre puberté. Elle se manifeste par 5 à
10 jours après le début de la
ourlienne.
maladie par :
II/- Etiologie : Le virus des oreillons a) Une reprise de la fièvre.
b) Une tuméfaction
appartient au groupe des myxovirus.
testiculaire souvent
III/- Mode de transmission : La unilatérale et douloureuse.
contamination est inter humaine et Cette tuméfaction régresse
souvent en une dizaine de
directe, elle se fait par les voies aériennes
jours.
et par les gouttelettes salivaires émises par c) Une atrophie
le malade. testiculaire survient après un à
deux mois.
IV- Clinique :
d) Si l’atteinte testiculaire
A/- Incubation : Deux à trois semaines. est bilatérale, elle en résulte
une stérilité.
B/- Invasion : Caractérisée par un malaise 2. L’ovarite chez la femme :
général, des frissons et une fièvre 3. La méningite ourlienne :
modérée. Elle se manifeste par des signes
méningés qui apparaissent entre le
C/- Etat : Cette période se manifeste par 4ème et le 6ème jours. L’évolution
une parotidite caractérisée par : favorable dans la grande majorité
1) Douleurs en avant de l’oreille. des cas.
2) Troubles de mastication et de
4. La pancréatite :
déglutition.
Elle se manifeste vers la fin de la 1ère
3) Tuméfaction parotidienne, d’abord
unilatérale, puis souvent bilatérale. semaine par des nausées, des
4) Un énanthème discret. vomissements, des douleurs
5) Parfois une angine érythémateuse. abdominales et dans certains cas
6) Des adénopathies régionales une glycosurie.
peuvent apparaître.
7) La température est très élevée et L’évolution est favorable sans
peut atteindre 40°C. séquelles.
5. Autres complications : ElLes rares;
il peut s’agir d’une surinfection
bactérienne, une prostatite, une
méningite et une arthrite.
VI/- Prophylaxie :
Isolement du malade.
Eviction scolaire.
Vaccination des enfants dés la
deuxième année d’âge.
COQUELUCHE toux sèche, banale au début puis elle
devient opiniâtre et nocturne. La
I/- Définition : C’est une maladie température est légèrement élevée,
légère rougeur de la gorge, parfois
infectieuse, contagieuse, immunisante et
une conjonctivite.
épidémique. Sa fréquence et sa gravité 3. Etat : Elle est caractérisée
sont beaucoup atténuées par la par des quintes qui se produisent
vaccination. sans raisons apparentes ou après un
effort ou une alimentation. Une
II/- Etiologie : L’agent pathogène de la quinte comprend trois phases :
coqueluche est le bacille de BORDET a) Toux : Elle est impérieuse et
spasmodique. Le malade
GENGOU. C’est un coccobacille qui
projette sa langue hors de la
possède une endotoxine protéique bouche, le thorax s’immobilise
thermolabile et responsable de la nécrose en expiration, le visage est
de la muqueuse des voies respiratoires tuméfié et cyanosé, les yeux
observée au cours de la maladie. sont injectés. L’asphyxie
semble immunante.
Un autre coccobacille proche du b) Reprise : Après une vingtaine
de secousses expiratoires,
bacille de B.G provoque les mêmes
survient une inspiration
manifestations cliniques mais souvent bruyante, sifflante et prolongée
atténuées : c’est la para coqueluche. Les (chant de coq) ainsi les quintes
deux germes ne confèrent pas une se succèdent jusqu’à
immunité croisée. l’expectoration.
c) Expectoration : Elle est faite
III/- Transmission : Elle est généralement de mucosités filantes, collantes
directe par contact avec les sécrétions et transparentes. Après la
quinte l’enfant est abattu,
rhino pharyngées du malade et les essoufflé et baigné de sueurs.
gouttelettes émises au cours de la toux. Selon la gravité de la maladie
Rarement la transmission est indirecte par on observe 10 à 15 quintes par
les objets fraîchement souillés par jour. La maladie est à son
maximum 10 à 15 jours après
sécrétions R.P du malade.
les quintes.
IV- Clinique : V/- Evolution et complications :
Sous traitement, l’évolution est
1. Incubation : 10 à 15 jours. favorable néanmoins certaines
2. Invasion : C’est la phase complications peuvent survenir
catarrhale. L’inflammation des surtout chez les enfants de moins
muqueuses provoque un catarrhe d’un an:
rhino-tracheo-bronchique, d’abord 1) Accidents mécaniques :
liquide puis visqueux. D’autres Vomissements, incontinence,
signes accompagnent le catarrhe : épistaxis, hémorragies cérébrales
éternuement, anorexie, dépression , (très rares).
2) Complications pulmonaires :
Polypnée pouvant aboutir à
l’asphyxie, broncho-pneumonies
par surinfection, dilatation des
bronches.
3) Complications nerveuses :
Convulsions.
VI/- Traitement : Antibiothérapie :
Elle doit être aussi précoce que
possible, elle est peut efficace à la
phase des quintes:
1) Réalimentation de l’enfant
après vomissements.
2) Réhydratation orale ou
intraveineuse selon les cas.
3) Traitement des complications.
VII/- Prophylaxie :
1) Déclaration obligatoire.
2) Eviction scolaire.
3) Isolement du malade.
4) Vaccination systématique des
enfants.
DIPHTERIE rapidement reproductibles et
extensives.
b) Une fièvre modérée de 37,5°C
I/- Définition : C’est une toxi-infection à 38°C.
contagieuse et immunisante. Elle est c) Asthénie et pâleur.
devenue très rare depuis la généralisation d) Tachycardie modérée.
de la vaccination. Elle touche électivement e) Des adénopathies sous
les voies respiratoires supérieures mais son maxillaires.
exotoxine diffuse dans tout l’organisme. f) Un coryza muco purulent à
II/- Etiologie : L’agent pathogène de la prédominance unilatérale.
maladie est le bacille de Klebs-Loffler qui B. Angine diphtérique maligne : Elle
est un bâtonnet immobile et légèrement peut survenir d’emblée ou succéder à
renflé à l’une des extrémités. Il agit une forme bénigne non traitée. Elle est
doublement d’une part, en se multipliant caractérisée par un tableau clinique où
localement au niveau du pharynx et d’autre s’affirme les signes cliniques d’une
part en produisant une toxine qui atteint le intoxication importante. Il s’agit
myocarde et le système nerveux. essentiellement :
1. Une altération rapide de l’état
général, inertie, pâleur extrême
III/- Mode de transmission : La du malade et écoulement nasal
transmission est directe et inter- uni ou bilatéral séro sanglant.
humaine par l’intermédiaire des 2. Des adénopathies : Elles sont
gouttelettes de salive émises par le volumineuses et douloureuses.
La dysphagie est intense, la voix
malade ou par le porteur de germes.
est faible et nasonnée.
3. Les fausses membranes
IV/- Clinique: recouvrent les amygdales et le
A. Angine diphtérique commune : voile du palais et gagnent le
1) Incubation : 3 à 7 jours, parfois cavum et la luette. Elles sont
plus de 7 jours. épaisses, adhérentes, cohérentes
2) Invasion : Elle dure 24 à 48 heures et irrégulières.
et se caractérise par un malaise 4. La dyspnée est marquée.
général, une dysphagie et une fièvre 5. L’enfant est déshydraté.
de 38°C à 39°C. 6. La fièvre et la tachycardie sont
3) Etat : Durant cette période, la importantes.
maladie se manifeste par : C. Autres formes cliniques : L’angine
a) L’apparition des fausses diphtérique peut se manifester sous
membranes. C’est le signe d’autres formes cliniques :
caractéristique de la maladie. 1) La forme secondairement
Ces fausses membranes maligne.
réalisent un enduit blanchâtre à 2) La forme hémorragique.
la face interne des amygdales. 3) Les localisations extra-
Elles sont fortement pharyngées : Localisation
adhérentes, cohérentes et nasale,…
V/- Evolution et complications : Paralysie velo-palatine : C’est
A. Angine diphtérique commune : la plus fréquente, elle est
annoncée par des troubles de
la phonation et de la
Si le traitement est correcte et déglutition.
précoce, l’évolution est Paralysie des muscles de
progressivement favorable. Les larynx.
signes locaux régressent en Paralysie oculaire.
quelques jours et la température Paralysie des membres
inférieurs.
redevient normale. Le malade doit
Toutes ces paralysies traduisent
observer un repos prolongé au lit une intoxication grave.
pendant plusieurs semaines en VI/- Traitement : Le traitement de la
fonction de l’intensité des signes diphtérie est basé sur :
toxiques.
B. Angine diphtérique maligne : 1) Le repos complet au lit pendant
au moins 15 jours pour prévenir
l’apparition des complications
L’évolution peut être fatale dés cardiovasculaires.
les premiers jours. Mais sous 2) La séro thérapie anti-toxique :
l’influence du traitement une C’est le traitement fondamental.
amélioration peut être obtenue. Elle doit être entamée dés que la
diphtérie est suspectée.
3) L’anti-biothérapie : Elle doit être
Les complications de la diphtérie
prescrite en même temps que la
sont des complications séro-thérapie. Le bacille de la
cardiovasculaires et diphtérie est sensible à la
neurologiques. Ces complications pénicilline.
dépendent de la gravité de la VII/- Prophylaxie :
maladie et de la précocité du
traitement. 1. Déclaration obligatoire.
2. Eviction scolaire.
3. Isolement du malade et
1°. Complications Traitement des malades et des
cardiovasculaires : Il s’agit éventuels porteurs de germes
surtout d’une myocardite avec 4. Vaccination systématique des
tachycardie, hypotension, enfants à partir du 45ème jours.
arythmie et rarement endocardite
et péricardite.
2 °. Complications neurologiques :
Elles se manifestent par ce que l’on
appelle paralysie diphtérique :
PNEUMONIES A endotrachéale ou par hémoculture.
Chaque germe isolé de sites
PNEUMOCOQUE normalement stériles doit être
envoyé au laboratoire de Référence
pour typage.
I/-Définition: C'est une infection IV/- Classification des cas
pulmonaire aiguë et brutale
1/- Cas probable: Une symptomatologie
II/- Agent pathogène: Streptococcus clinique suggestive sans confirmation en
pneumoniae, plus de 80 sérotypes. Le laboratoire ou avec identification du
réservoir de virus est humain: (voies pneumocoque à partir d’un site non stérile.
respiratoires principales des porteurs sains). 2/- Cas confirmé: Une symptomatologie
III/- Clinique: clinique compatible avec la description
clinique précitée et qui est confirmée par
1/- Incubation: Elle n'est pas connue avec une culture positive.
précision, sans doute 1 à 3 jours.
V/- Transmission: Par aérosol de
2/- Signes cliniques: gouttelettes de salive, par contact direct
Infection grave, à début brutal dont avec des sécrétions respiratoires infectées
les symptômes sont fièvre, frissons, ou par l’intermédiaire d’objets contaminés.
douleur pleurale, dyspnée, toux et L'incidence est plus haute en hiver et au
expectorations rougeâtres. printemps et lors des épidémies de grippe.
Chez les personnes âgées, la Les enfants les personnes âgées (plus de
symptomatologie peut être
60ans) et les personnes souffrant d’une
extrêmement discrète et la
pneumonie ne sera diagnostiquée pathologie chronique (diabète, insuffisance
que par la radiologie. respiratoire, rénale ou cardiaque, cirrhose,
Chez les enfants, les premières HIV, asplénie...) constituent les groupes les
manifestations peuvent être des plus touchés. La contagiosité dure aussi
vomissements et convulsions. longtemps que les pneumocoques sont
Le taux de mortalité est de 5 à 10% présents dans les sécrétions. Un résultat
chez les patients hospitalisés mais
négatif est obtenu après 24 à 48 heures de
s’élève jusqu’à 20 à 40% s’il existe
une pathologie sous-jacente. traitement.
3/- Examens de laboratoire: Diagnostic
VI/- Traitement: Les pénicillines, les
suspecté par:
cephalosporines, les macrolides, les
La mise en évidence de nombreux glycopeptides.
diplocoques gram positifs et de
polymorphonucléaires; VII/- PROPHYLAXIE
L'Isolement du pneumocoque par 1/- Déclaration: Non, sauf en cas de
mise en culture des crachats ou des
méningite ou septicémie
sécrétions obtenues par aspiration
2/- Mesures vis-à-vis: être effectuée au plus tôt après 3 ans
(en raison du risque de réactions
Du patient : Il est impossible locales importantes et prolongées) et
d’isoler les personnes atteintes par il est préférable de ne pas attendre
un germe résistant car 15% des plus de 5 ans.
pneumocoques présentaient une Aujourd’hui, le développement et
résistance à la pénicilline et 36% aux l’enregistrement de vaccins
macrolides en 2001. conjugués permettent d’envisager,
Des proches: Identifier les personnes dans l'avenir, une protection à partir
à risque parmi les proches et leur de l’âge de 2 mois.
proposer la vaccination. Normalement on ne vaccine qu’une
De l’entourage: Conseiller la fois mais pour les personnes à haut
vaccination à toute personne à risque (asplénie, insuffisance rénale,
risque. greffe...), rappel vaccin tous les 5
ans.
6- Protection passive: Inexistante.
3/- Isolement à l’hôpital:
Remarques: Normalement on ne vaccine
Mesures La chambre privée n’est pas
nécessaire. Les gants et tablier sont qu’une fois mais pour les personnes à haut
requis pour manipuler le matériel risque (asplénie, insuffisance rénale,
infecté. greffe...), rappel vaccin tous les 5 ans.
Port du masque en cas de contact
étroit avec une personne infectée Santé publique: Si plus d’un cas se
surtout pour les personnes à risque. présentent dans une communauté fermée,
Désinfecter le matériel contaminé on parle d’épisode épidémique. Proposer la
pendant les 24 premières heures qui vaccination à toute personne appartenant au
suivent le traitement. groupe à risque
4/- Mesures préventives générales
Vaccination des personnes à risque:
Des vaccins sont disponibles depuis
plusieurs années mais ils ne sont pas
immunogènes chez les enfants de
moins de 2 ans. Il est recommandé la
vaccination des groupes à risque
suivants: les adultes de plus de 60
ans, , les adultes à partir de 45 ans
présentant un risque accru
d’infection pneumococcique grave
(par exemple maladies cardio-
vasculaires et bronchopulmonaires
chroniques, alcoolisme, cirrhose,
diabète), les patients splénectomisés
et les patients immunodéprimés, à
partir de 2 ans. La revaccination peut
CHOLERA Sensation d’engourdissement
Colique abdominale
Selles aqueuses incolores avec
présence de quelques grains
resiformes.
I/- Définition : C’est une maladie
2-Les vomissements : ils sont incoercibles.
infectieuse, aigue, contagieuse et
endemo-épidémique. C’est une toxi- 3-La desydratation : c’est le résultat des
infection strictement humaine caractérisée diarrhées et des vomissements qui
par des diarrhées et des vomissements qui entraînent des pertes liquidiennes qui
évoluent rapidement vers la varient entre 10 et 20 l/j. La langue et la
déshydratation et le collapsus circulatoire. peau du malade se dessèchent
rapidement, les globes oculaires
II/- Etiologie : L’agent pathogène du
deviennent hypertendus, les joues
choléra est un bacille gram(-) : le vibrion
deviennent creuses et le tin devient
cholérique de Koch. C’est un petit bacille
cyanotique. L’acidose s’installe suite à une
en forme de virgule qui reste dans la
oligurie et une anurie.
lumière intestinale pour y sécréter
l’endotoxine responsable de la maladie. 4-L’absence de fièvre ;
Un autre germe : le vibrion El Tor se 5-L’hypotension : résultat d’une hypo
substitue progressivement au vibrion volémie.
cholérique et se répond dans tout l’orient
V/- Evolution :
et dans certains pays africains.
1) Sans traitement: la mort survient 2 à
III/- Mode de transmission : La
3 jours.
transmission est indirecte par l’eau et les 2) Sous traitement: la guérison est
aliments souillés par les excréments du obtenue en quelques jours.
malade ou du porteurs des germes. Les VI/- Traitement : Il vise essentiellement à
mouches jouent un rôle important dans la corriger la déshydratation et compenser
contamination. La transmission directe les pertes hydroelectrolytiques par des
d’homme à homme est négligeable. perfusions. La prescription d’ATB et des
sulfamides permet d’abréger la durée de la
IV/- Clinique: Après une incubation de 1 à
maladie et l’élimination des germes dans
6 jours (48h en moyenne), le choléra se
les selles.
manifeste par :
VII/ Prophylaxie :
1-La diarrhée : c’est une diarrhée souvent
profuse avec : Déclaration obligatoire
Isolement du malade
Perte du contrôle du sphincter
Désinfection au cours de la maladie indirectement par la consommation d’eau
et désinfection terminale ou d’aliments souillés par les selles des
Hygiène individuelle sujets infectés. Elle est rarement directe
Traitement de l’eau de boisson
par les mains souillées des malades.
Hygiène alimentaire
chimioprophylaxie IV/- Clinique :
Vaccination en cas d’épidémie
Éducation de la population. 1/- Incubation : 3 à 5 semaines.
2- Invasion :
DYSENTERIE AMIBIENNE a) Troubles digestifs,
b) Douleurs abdominales,
c) Anorexie,
d) Altération rapide de l’état général
I/- Définition : Maladie caractérisée par
avec asthénie et sueur.
des lésions anatomique du colon et par 3-Phase d’état : Cette phase se caractérise
des manifestations cliniques comprenant par le syndrome dysentérique:
des douleurs abdominales et une diarrhée
faite de selles sanglantes et très a. Douleurs coliques,
fréquentes. La dysenterie amibienne ou b) Epreintes,
c) Ténesme rectal,
amibiase intestinale est l’ensemble des
d) Selles fréquentes (10 à 15/j),
manifestations intestinales provoquées glaireuses, mucopurulentes,
par l’hébergement d’un parasite dans le sanguinolentes et contenant
colon. peu ou pas de matières
fécales,
II/- Etiologie : L’amibe est un protozoaire e) La fièvre est inconstante,
appelé « Entamoeba Hystolytica » qui f) Déshydratation et
possède un cycle évolutif au cours duquel amaigrissement rapide.
il se présente sous deux formes : VI/- Evolution : La durée de la maladie
varie de quelques jours à quelques
1) Les trophozoites qui sont fragiles et
semaines selon la précocité du traitement.
ne sont pas infectieux.
2) Les kystes qui sont infectieux et Les rechutes et les récidives sont
peuvent survivre dans le milieu fréquentes.
extérieur pendant plusieurs
VII/- Prophylaxie :
semaines dans le climat tropical et
pendant plusieurs jours dans le 1) Hygiène alimentaire,
climat tempéré. Les kystes sont 2) Traitement et surveillance de l’eau
détruits par la cuisson. de consommation,
III/- Mode de transmission : La 3) Hygiène individuelle et collective,
contamination se fait généralement et
4) Evacuation hygiénique des déchets
liquides,
5) Education de la population.
SHIGELLOSE encore à partir des
(DYSENTERIE BACILLAIRE) prélèvements rectaux.
IV/- Traitement :
I/- Définition : C’est une maladie - remplacement des liquides et
intestinale provoquée par des entero- des électrolytes perdus.
bactéries appelées : shigelles. C’est une - antibiothérapie spécifique.
maladie aiguë caractérisée par une V/- Prophylaxie :
diarrhée accompagnée de fièvre et
déclaration obligatoire.
souvent de vomissements, de crampes et
Isolement du malade et
de ténesme. éviction scolaire.
II/- Etiologies : Les bacilles dysentériques Désinfection obligatoire en
sont des entero-bactéries, immobiles, Gram cours et terminale.
négatif, et qui comprennent 4 sous groupes : Dépistage et traitement des
1) S/G A : bacille de type shiga ou porteurs de germes. Si le porteur
de germes a une profession proche de
shigella, c’est le plus toxique. Il
l’alimentation, il faudra au moins deux
secrète 2 toxiques : une endotoxine coprocultures négatives avant de
responsable des troubles l’autoriser à reprendre son travail.
intestinaux, et une exotoxine En cas d’épidémie, déclaration
responsable des troubles nerveux..
immédiate aux autorités
2) S/G B: ou shigella flexnerie,
fréquent en France. sanitaires.
3) S/G C: ou shigella boydii. Surveillance stricte des
4) S/G D: ou shigella sonnei, le plus aliments et de l’eau de boisson.
rependu et responsable des Education du grand public.
épidémies de crèches.
III/- Clinique :
1. Incubation : 1 à 7 jours,
habituellement 4 jours.
2. Syndrome dysentérique : il se
caractérise par :
- diarrhée aiguë avec émission
des selles sanglantes et
glaireuses.
- Douleurs abdominales à type
de colique accompagnée de
ténesme et des épreintes.
- Fièvre.
- La bactériologie se fait par
l’isolement d’une shigella à
partir des selles au mieux
IV/- Clinique : La pénétration du parasite
ANKYLOSTOMIASE
occasionne quelques fois des
manifestations cutanées : Prurit et urticaire.
I/- Définition : C’est une maladie
Le passage des larves dans les voies
parasitaire due aux ankylostomes qui
aériennes entraîne une irritation pharyngée
appartiennent à la famille d’une hématode
et bronchique. Les œufs apparaissent dans
qui parasitent l’intestin de l’homme pour
les selles du malade 6 semaines après
provoquer chez lui des troubles digestifs et
l’infestation. Les symptômes peuvent
une anémie.
apparaître quelques semaines à plusieurs
II/- Agent pathogène : L’ankylostoma mois et même des années plu tard selon
duodénale ou Nécator américans, sont les l’intensité de l’infection. La maladie se
deux principales espèces qui provoquent la traduit habituellement par :
maladie.
1) Des troubles digestifs avec douleurs
Les adultes vivent dans l’intestin grêle épigastriques et troubles du transit.
et le duodénum. Les œufs sont éliminés 2) L’anémie survient peu après ces
troubles. Elle est la conséquence des
dans les selles et se développent dans le
pertes sanguines mais permanentes
milieu extérieur lorsque celui ci est chaud et et d’une insuffisance relative de fer
humide. Les larves parviennent à la 3ème par rapport à la perte. Les jeunes
phase de leur évolution, traversent la peau, enfants et les multipares sont les plus
gagnent par voie sanguine le poumon puis vulnérables.
les bronches, la trachée et passent dans le 3) Signes généraux : amaigrissement et
dénutrition sont souvent vus dans les
tube digestif pour se fixer à la paroi
formes graves bien qu’il ne semble
intestinale et y se développer jusqu’à pas existé de syndrome ou
maturité. Après 5 semaines environ, elles malabsorption.
pondent des œufs. 4) Le diagnostic est facilement confirmé
par l’observation des œufs dans les
III/- Mode de transmission : selles.
1) Les œufs éliminés dans les selles sont V/- Traitement : Il varie selon l’espèce du
déposés sur le sol pour donner parasite :
naissance à des larves.
1) Pour le Nécator : Combantrin,
2) Ces larves se développent jusqu’à la
2cp/10kg/jr, pendant 2 à 3jours.
3ème phase pour devenir infectieuses
2) Pour l’ankylostoma : Alcopar, 10g(5g
en 7 à 10 jours. Elle traversent la
pour le nourrisson).
peau, généralement celle du pied
Dans les deux cas, un examen de
produisant ainsi une dermite
caractéristique. contrôle doit être pratiqué 6 semaines
3) L’infection par voie alimentaire est après.
possible mais elle est très rare.
VI/- Prophylaxie :
1) La déclaration n’est pas obligatoire.
2) Désinfection au cours de la maladie.
3) Prévenir la pollution du sol par le
système hygiénique d’évacuation.
4) Traitement des malades.
5) Education du grand public.
ASCARIDIOSE bronchiques dominées par une toux sèche,
quinteuse et dyspnée asthmatiforme aux
quelles s’associe une éruption cutanée.
I/- Définition : C’est l’ensemble des
manifestations pathologiques liées à 2. Phase digestive: Elle est dominée par :
l’infestation de l’organisme humain par les
Anorexie,
ascaris, parasitose habituellement Douleurs abdominales,
fréquente. Diarrhées,
Prurit anal nocturne,
II/- Etiologie : L’agent pathogène de
Possibilité d’occlusion intestinale
l’ascaridiose est un hématode appelé par une masse d’ascaris,
l’ascaris lombricoïde, c’est un ver long de Plus rarement pénétration d’ascaris
20 cm, blanchâtre et rond qui vit dans dans les voies biliaires réalisant un
l’intestin grêle. Le nombre de vers varie ictère et un abcès du foie.
d’un sujet à l’autre, entre quelques unités VI/- Prophylaxie :
et des centaines. Hygiène individuelle et collective,
Hygiène du milieu,
Les femelles pondent des œufs
Hygiène alimentaire et traitement
ovalaires qui sont émis dans les selles. de l’eau de boisson,
IV/- Mode de transmission : Elle est Education de la population.
indirecte par l’ingestion d’œufs dans les
aliments ou l’eau contaminés par les
matières fécales d’un sujet infesté.
La larve que contient l’œuf est libérée
dans l’intestin. Par voie sanguine elle
gagne le foie, le cœur puis les capillaires
pulmonaires. Elle remonte les voies
respiratoires et elles sont dégluties et
gagnent l’intestin où deviennent adultes.
La femelle commence à pondre des
œufs 9 semaines après l’infestation.
V/- Clinique : La maladie est souvent
asymptomatique :
1. Phase pulmonaire : Pendant la
migration de la larve à travers les poumon,
on peut observer des manifestations
BRUCELLOSE La contamination inter humaine par
voie sexuelle est exceptionnelle.
I/- Définition : C’est une maladie IV/- Clinique:
infectieuse commune à l’homme et à
certains animaux. La brucellose est aussi A/- Signes cliniques : La brucellose peut se
nommée fièvre de Malte ou fièvre manifester sur plusieurs formes :
méditerranéenne. 1. formes septicémiques : C’est
II/- Etiologie : L’agent pathogène de la l’aspect le plus habituel de la maladie.
brucellose est une bactérie du genre
brucella, trois espèces de brucelles a) Incubation : Elle est de 2 semaines
étroitement apparentées provoquent la en moyenne.
b) Invasion : Cette période est
maladie :
marquée par :
- Brucella melitensis. - Un début progressif, rarement
- Brucella abortus. brutal.
- Brucella abortus suis. - Un état fébrile discret.
Ce sont des bacilles immobiles, gram - Une asthénie.
c) Phase d’état : Pendant cette
(-), aérobies, et qui poussent lentement
période, la maladie se manifeste
sur les milieux usuels. Le réservoir de virus par :
est constitué par les animaux infectés : - Un syndrome infectieux
caprins, bovins, ovins. Certains oiseaux et dominé par une fièvre
divers mammifères domestiques et évocatrice par son aspect
sauvages peuvent héberger les brucelles. ondulant. La courbe
Les porcs infectés sont devenus très rares. thermique décrit une série
d’ondes fébriles d’une durée
III/- Mode de transmission : de 10 à 20 jours séparées par
de courtes phases d’apyrexie.
1. Transmission directe : Elle se fait Dans certains cas il s’agit
par contact de l’animal infecté. d’une fièvre en plateau ou
Les matières contaminant sont encore d’une fièvre qui ne
surtout des produits de la mise dépasse pas 38°C.
bas ( fœtus, placentas, lochies ), - L’asthénie et l’amaigrissement
le lait, les urines, et les viscères sont modérés.
des animaux atteints. - Sueurs à prédominance
2. Transmission indirecte : Elle est nocturne.
très fréquente, elle est due à - Douleurs discrètes et mobiles
l’ingestion du lait ou du fromage ou vives et d’origine
frais contaminé et parfois d’eau musculaire, articulaire ou
souillée. osseuse.
- Une splénomégalie est 2. Hémoculture : Elle est effectuée avant
souvent découverte à toute antibiothérapie. Elle est
l’examen clinique. habituellement positive à la phase
- Le foie est légèrement septicémique.
augmenté de volume. V/- Traitement :
- Des adénopathies fermes et
indolores sont découvertes. Antibiothérapie basée sur les
2. Formes malignes : Elles sont tétracyclines associée à la
rifampicine pendant une durée
révélées dés la première poussée évolutive minimale de 4 semaines.
et se traduisent par un tableau clinique VI/- Prophylaxie :
rappelant celui de la fièvre typhoïde. En
absence d’un traitement précoce, - Hygiène alimentaire et
particulièrement la
l’évolution est fatale. pasteurisation du lait.
- Limiter le contact direct avec
3. Formes frustes : Elles sont
les animaux.
souvent inapparentes et ne sont
- Abattage des animaux
découvertes que par le
contaminés.
laboratoire. Elles sont
nombreuses dans les zones
endémiques.
4. Localisations viscérales : Elles
peuvent apparaître d’emblée dés la phase
initiale ou lors d’une évolution prolongée.
Elles intéressent des organes variés.
5. D’autres localisations : Elles sont
décrites :
- Localisation osteo-articulaire.
- Localisation neuroméningée.
- Localisation glandulaire.
- Localisation cardiaque.
- Localisation respiratoire.
- Localisation hématologique.
B/- Examens biologiques :
1. Hémogramme : Il constitue un
argument d’orientation au cours d’un état
fébrile prolongé. Il met en évidence une
leucopénie, une neutropénie. Le taux de
plaquettes est normal.
FIEVRES TYPHOIDES 2-Invasion :
a) Le début est progressif, il peut être
ET PARATYPHOIDES brûtale chez l’enfant. La maladie
I/- Définition : C’est une maladie s’installe en 4 à 5 jours.
infectieuse, contagieuse et
endemoépidèmique. C’est une maladie
encore fréquente dans les pays en voie de
b) Les signes généraux sont marqués
développement. C’est une toxi-infection
par :
généralisée et strictement humaine. La température monte
II/- Etiologie : Les fièvres typhoïdes et progressivement de ½ à 1 °C par
jour, C’est la phase des
paratyphoïdes sont provoquées par le
oscillations de Jaccoud. C’est un
bacille d’Ebert, le paratyphique A, B ou C signe capital toujours présent.
qui appartiennent au groupe des La fièvre s’accompagne
salmonelles. parfois des frissons, de sueur,
d’asthénie d’insomnie, d’épistaxis
La distinction des deux fièvres n’est et de céphalées.
possible que par l’identification des Le pouls est peu accéléré,
espèces en cause. alors que la fièvre atteint 400C, le
pouls varie entre 80 et 100
III/- Mode de transmission : La pl/mn ; c’est la classique
transmission de la maladie est indirecte dissociation du pouls et de la
par l’ingestion d’eau ou d’aliments température.
contaminés par les selles de sujets infectés Les signes digestifs sont très
ou de porteurs de germes. discrets : anorexie, nausées,
constipation ou plus souvent
Les légumes crus, le lait et produits laitiers, diarrhée.
les glaces et les pâtisseries préparées par 3-Phase d’état : Elle est constituée au bout
de la crème sont les aliments les plus d’une semaine, actuellement, la
contaminants. symptomatologie est rarement complète
car les maladies se traitent plutôt. Cette
IV/- Clinique : Quelque soit le germe en phase de la maladie se caractérise par :
cause, la sympatologie est identique, elle
est profondément modifiée par les a) La température se maintient en
plateau à 39, 40 °C.
antibiotiques.
b) Le pouls bat à moins de 100 pl/*mn
1-Incubation : 1 à 2 semaines. sauf chez l’enfant ou en cas de
complications. C’est alors un
excellent signe d’orientation.
c) Le tuphos : c’est le résultat de VI/- Traitement : Il repose sur les
l’action de la toxine bactérienne sur antibiotiques et les sulfamides, les doses
le système nerveux central, il se doivent être progressives pour prévenir les
manifeste par une torpeur ou une
accidents dus à la lyse bactérienne brutale.
agitation, parfois indifférence à
l’entourage. La grande prostration VII/- Prophylaxie :
classique ou le délire confuso-
onirique sont à l’heure actuelle très - Déclaration obligatoire,
rares et peuvent survenir après le - Isolement du malade de préférence
début du traitement, surtout si la à l’hôpital,
posologie de départ est très élevée. - Eviction scolaire,
d) Les signes digestifs se résument en - Désinfection en cours et terminale,
une diarrhée liquide, abondante et - Contrôle périodique chez les
parfois responsable d’une manipulateurs d’aliments destinés
déshydratation aigue surtout chez au public,
l’enfant et le vieillard. - Traitement et surveillance de l’eau
e) Des tâches rosées lenticulaires sont de consommation,
présentes dans 50% des cas. - Vaccination obligatoire chez le
f) L’oligurie est très fréquente. personnel de santé, l’armé, la
V/- Evolution : Sous traitement, la maladie protection civile, et chez toute
évolue généralement vers la guérison. personne exposée.
Dans certains cas, des complications
graves peuvent survenir même sous
traitement bien conduit.
1- Complications dues à la
dissémination microbienne :
- Hépatites,
- Cholécystite,
- Ostéites,
- Arthrites.
2- Complications liées à la libération de
la toxine :
- Hémorragie intestinale,
- Perforation intestinale,
- Myocardite latente ou avec troubles
du rythme.
- Insuffisance cardiaque.
- Encéphalopathie se traduisant par
des troubles de la conscience voire
même coma.
HEPATITES VIRALES L’hépatite B est transmise par voie
sanguine et par contact sexuel.
L’hépatite C est transmise par voie
I/- Définition : L’hépatite est sanguine.
l’inflammation du parenchyme hépatique IV/- Clinique : Les manifestations
survenant en réponse à une agression et cliniques sont communes à toutes les
pouvant aboutir à une nécrose hépatites. Dans 80%des cas, l’infection
hépatocellulaire. L’hépatite virale est aiguë passe inaperçue. La forme
provoquée par un des virus à symptomatique typique est la forme
hépatotropisme prédominant. ictérique. Cette forme évolue en différentes
II/- Etiologies : On distingue actuellement phases.
plusieurs types de virus qui provoquent 1) Phase d’incubation : c’est une phase
l’hépatite virale, mais les plus sont ceux silencieuse. Elle dure environ 1 mois
des trois principales formes d’hépatite (15 à 45 jours) pour l’hépatite A, 1,5
virale : A, B et C. mois et à 4 mois pour l’hépatite B et 1
1) VHA : Il provoque l’hépatite virale à3 mois pour l’hépatite C.
A, il déclenche la formation 2) Phase pré ictérique : elle est
d’anticorps protecteurs contre inconstante et non spécifique. Elle se
l’hépatite virale A. le VHA est manifeste par une asthénie, une fièvre,
éliminé massivement dans les selles, une anorexie, des myalgies et des
il n’y a pas d’infection chronique par arthralgies. Elle dure environ une
le VHA. semaine.
2) VHB : Il déclenche la formation 3) Phase ictérique : cette phase est
d’anticorps protecteurs contre dominée par l’installation rapide d’un
l’hépatite virale B. Il n’est pas ictère d’intensité variable, les urines
éliminer dans les selles, mais il sont foncés, les selles sont décolorées
existe dans de nombreuses ou normales, une asthénie intense et
sécrétions : larmes, sueurs, lait, parfois une hépatomégalie. Cette
salive, sécrétion des organes phase dure environ 2 semaines.
génitaux et sang. Le HVB persiste 4) Phase de convalescence : elle dure
pendant 6 semaines chez certains entre 2 et 6 semaines. Les signes
sujets. Chez d’autres malades il disparaissent progressivement, mais
persiste à vie. l’asthénie peut persister longtemps.
3) VHC : Il est présent dans le sang, sa
présence dans d’autres sécrétions de 5) D’autres formes cliniques peuvent
l’organisme n’est pas prouvée. Il survenir :
n’est pas retrouvé dans les matières Formes prolongées : l’ictère
fécales. Sa transmission est donc persiste plus de 6 semaines
essentiellement sanguine. voire même 3 à 4 mois pour
III/- Mode de transmission :
évoluer ensuite vers la
L’hépatite A est transmise par voie
guérison.
digestive, par l’eau et les aliments
contaminés par les matières fécales du Formes à rechute.
malade. Formes chroniques : Elles
n’existent que pour l’hépatite B
et C. L’hépatite A n’évolue même s’elles n’ont pas d’intérêt : Repos
jamais vers la chronicité. ou activités modérées, régime pauvre en
Hépatite fulminante : c’est la graisse et riche en protéines.
forme mortelle de l’hépatite
virale. Elle peut survenir à tout VII/- Prophylaxie : L’hépatite virale est une
moment de l’évolution d’une maladie à déclaration obligatoire.
hépatite virale aiguë. Elle se
caractérise par : - HVA :
- Une encéphalopathie Hygiène individuelle
intense. et collective.
- Parfois des ecchymoses, Traitement de l’eau
des hémorragies de consommation.
gingivales ou nasales et Hygiène alimentaire.
des hémorragies - Hépatites B et C :
digestives. Le syndrome
hémorragique est du en Contrôle strict du
partie au défaut de sang à transfuser.
synthèse des facteurs de Port de gant
coagulation fabriqués par pendant la
le fois. L’évolution se fait manipulation de
généralement vers la sang.
mort en deux à trois Stérilisation correcte
jours dans 90% des cas. du matériel
V/- Evolution : La guérison spontanée est médicochirurgical.
de règle pour HVA qui n’évolue jamais vers Utilisation du
la chronicité. matériel à usage
unique pour toutes
1) Pour les hépatites B et C, la guérison les injections.
spontanée est possible mais le Il ne faut jamais
passage vers la chronicité est à recapuchonner une
craindre. aiguille déjà utilisée.
2) L’hépatite chronique peut évoluer Lutter contre la
vers la cirrhose du foie et prostitution.
secondairement vers le Le matériel de
développement d’un rasage et de
hépatocarcinome. Ce qui impose brossage des dents
une surveillance régulière de toutes doit être personnel.
les hépatites chroniques. Vaccination
VI/- Traitement : Il n’existe pas de systématique des
traitement médicamenteux pour l’hépatite enfants et des
virale. Toute fois certaines mesures personnes exposées
hygiéno-diététiques sont conseillées contre l’hépatite B.
LEISHMANIOSE VISCERALE irrégulière, prolongée et anarchique
(KALA-AZAR) .Elle s’accompagne d’une
splénomégalie, une hépatomégalie,
I/- Définition: C’est une maladie des troubles cardiaques et rénaux
parasitaire générale et chronique due à un peuvent parfois être présents .
protozoaire qui a un flagelle chez le 3) Période de contagiosité : Aussi
phlébotome mais n’en n’a pas chez longtemps que le parasite reste
dans le sang ou sur la peau ; état qui
l’homme.
continue parfois même après le
II/- Agent pathogène : C’est le leishmania traitement et la guérison clinique.
donovani qui est un protozoaire dont le VI/- Evolution : Non traitée, la maladie
réservoir de virus est constitué évolue généralement vers la mort.
habituellement par l’homme infecté ayant
des parasites dans le sang ou dans les
LEPTOSPIROSE
cellules épithéliales.
ICTERO-HEMORRAGIQUE
La fréquence élevée de l’infection
parmi les chiens et les chats, laisse croire I/- Définition : Les leptospiroses sont des
que ces animaux constituent eux aussi un maladies infectieuses aiguës dues à des
réservoir de virus pour la maladie. germes appartenant au genre : leptospira.
Elles frappent de nombreuses espèces
III/- Mode de transmission : La
animales et sont transmises
contamination est faite par l’intermédiaire
accidentellement à l’homme.
du phlébotome qui se contamine en
suçant le sang périphérique ou par Tous les leptospires ont une
l’ingestion du parasite qui se trouve dans morphologie et des caractéristiques
la peau d’un individu malade. biologiques semblables. Seule la sérologie
permet de les différentier .les
Il est à noter que la maladie
leptospiroses humaines sont représentées
s’observe encore dans 5 grands foyers :
par la leptospirose ictéro-hémorragique et
l’inde, le pourtour méditerranéen, l’Est de
par diverses maladies dites minimes et an
l’Afrique, le sud de la Chine et l’Amérique
ictériques.
du sud.
II/- Agent pathogène : Il s’agit de
IV/- Clinique :
« leptospira ictéro-hémorragique »; son
1) Incubation : Très variable, réservoir de virus est constitué par les
généralement 2 à 4 mois, parfois 10 bêtes à cornes , les chiens, les porcs, les
jours à 24 mois. rats et d’autres rongeurs. Certains
2) Invasion : La fièvre constitue le signe
animaux sauvages et même les reptiles
majeur de la maladie ; elle est
peuvent constituer un réservoir pour V/- Evolution : Au 20ème jour environ, la
l’homme. La source d’infection est fièvre cède la place à une hypothermie
constituée par l’urine des animaux infectés transitoire associée à une crise urinaire. La
et peut être même par leurs tissus. convalescence débute, elle sera longue et
marquée par une asthénie prolongée mais
III/- Modes de transmission: Directe par la
la guérison est habituellement sans
morsure de l’animal infecté, ou indirecte
séquelles hépatiques ni rénales.
par l’eau et les aliments souillés par l’urine
des animaux infectés. VI/- Traitement : Pénicilline G : 5 à 10
millions par jour pendant 10 jours.
VII/- Prophylaxie :
IV/- Clinique :
Protection par bottes et gants des
1) Incubation : 4 à 20 jours,
ouvriers exposés aux risques.
habituellement 10 jours.
Lutte contre les rongeurs dans les
2) Phase pré ictérique : après une
habitations.
incubation silencieuse, la phase pré-
Traitement des malades et
ictérique débute par des frissons,
Education du grand public.
des céphalées, des douleurs diffuses
et une fièvre à 40°C. L’examen
clinique précise la présence d’un
syndrome hémorragique. L’atteinte
rénale se manifeste par une oligurie
et protéinurie. L’hémoculture peut
apporter la preuve bactériologique.
3) phase ictérique : L’ictère apparaît
vers le 5ème jour ; c’est un ictère
intense et de coloration
typiquement orangée .les urines
sont ictériques et riches en sels et
pigments biliaires. Les selles ne sont
pas décolorées.
4) En même temps que survient
l’ictère, le syndrome infectieux
s’atténue. Les signes rénaux vont
s’accélérer. Cette atteinte rénale
domine le pronostic immédiat de la
maladie. Le syndrome hémorragique
reste discret dans les régions froides
et accentuées dans les régions
chaudes.
OXYUROSE TAENIASIS
I/- Définition : C’est une maladie I/- Définition : C’est une maladie
fréquente, elle est due à un ver rond de 5 parasitaire due à l’infestation de l’homme
à 10 mm qui vit dans le colon et surtout par l’une ou l’autre des deux espèces de
coeco appendiculaire. Les femelles taenias :
pondent des œufs dans la région anale. - Taenias saginata.
- Taenias solium.
II/- Symptomatologie : Lorsqu’elle existe,
II/- Etiologie : Deux espèces de taenias
elle se limite à un prurit anal à
provoquent la maladie :
recrudescence vespérale et nocturne. Si
l’appendice contient souvent des vers, une 1/ Taenia saginata : c’est un ver long de
appendicite à oxyure est certainement 2 à 6 m, sa tête est ronflée et porte deux
rare. Le diagnostic se fait souvent par la ventouses. Son cycle larvaire se fait chez le
constatation des vers à la surface des bovin. L’homme s’infecte en consommant
selles ou dans les plis anaux. la viande non cuite des bovins infectés. Les
cysticerques vont se développer dans le
L’examen parasitologique des selles
tube digestif pour donner un ver adulte en
n’objective que rarement les œufs. Ceux-ci
4 à 6 semaines. Ce ver adulte émet alors
doivent être recherchés sur une feuille
des anneaux contenants des œufs
adhésive qui aura été appliquée quelques
embryonnés. Eliminés dans les pâturages,
minutes sur la marge de l’anus.
ces œufs peuvent être ingérés par un
III/- Prophylaxie : bovin et les larves s’enkysteront dans ses
muscles.
Se laver les mains à l’eau et au
savon après chaque selle. 2/ Taenias solium : c’est ver long de 4 à
Veiller à la propreté des ongles des 6 m, sa tête porte deux crochets (taenias
enfants atteints. armé) elle a pour hôte intermédiaire le
Les enfants doivent dormir dans des
porc.
pyjamas serrés pour prévenir l’auto
infestation. Chez le porc, il provoque la cysticercose,
chez l’homme, la maladie se voit chez les
pays en voie de développement non
musulmans. L’élimination des anneaux se
fait par courte chaînette et peut passer
inaperçue.
III/- Mode de transmission : La
contamination de l’homme est indirecte
par la consommation de viande peu cuite
de bovidés ou des porcs.
IV/- Clinique :
1/- phase de maturation : Elle peut
être marquée par :
- Troubles épigastriques,
- Anorexie,
- Asthénie,
- Ultérieurement, ces signes
diminuent et la maladie reste
souvent asymptomatique.
2/- Le diagnostic: Il est confirmé par
l’émission spontanée entre les selles
d’anneaux blanchâtres caractéristiques. Le
taenia est en général un ver unique mais
une réinfestation est possible.
V/- Prophylaxie :
- Traitement des malades : sous
traitement, la guérison est de règle.
- Contrôle vétérinaire des viandes.
- Bien cuire les viandes avant de les
consommer.
LE BOTULISME l'intestin et feraient ainsi du botulisme une
toxi-infection.
I/- Définition
Les aliments responsables de la
Le botulisme est une intoxication maladies sont particulièrement les
grave, d'origine alimentaire due à conserves de fruits et de légumes, les
l'exotoxine, secrétée par le germe en conserves de viandes, surtout celle du
cause, et qui se fixe sur le système porc, et les conserves de poissons. Les
nerveux. recettes familiales sont les plus
II/- Etiologie: L'agent pathogène de la contaminantes.
maladie est le Clostridium Botulinum, III/- Clinique
germe anaérobie strict, dont les spores
résistent à la chaleur et aux antibiotiques. 1)- Incubation: très brève; de
Il est très répandu dans le sol est dans les quelques heures à 4 jours
intestins des animaux. Il produit une 2)- Invasion: elle est dominée par
toxine, la plus puissante des toxines des troubles digestifs:
connues, et exerce un effet pathologique
chez la plupart des animaux. - Douleurs abdominales
violentes
La toxine du botulisme résiste à la
lumière et à l'exposition à l'air libre. Elle - Vomissements
est détruite et inactivée par un chauffage - Plus rarement, diarrhées
bref (en moyenne 10 minutes à 100°.
3)- Période d'état: Cette période est
Le botulisme est maladie dominée par:
uniquement toxique dans laquelle le
germe lui-même n'intervient pas a)- Signes d'atteinte du système
directement. En principe, la toxine est nerveux
produite dans l'aliment, puis absorbée Troubles oculaires: Diplopie précoce
seule par voie. Le foyer de production de qui s'accompagne d'une paralysie de
la toxine n'est donc pas situé dans l'accommodation qui entraîne une
l'organisme, comme le cas de la diphtérie gène de la vision rapprochée.
ou le tétanos. Toute fois, certains L'existence d'une mydriase traduit
une atteinte des muscles
arguments, comme la découverte de la
intrinsèques.
toxine dans le sang longtemps après la Troubles bucco pharyngés: Ils
contamination et l'isolement du germe résultent de la paralysie du système
dans les selles du malade confirmerait la parasympathique et de la
possibilité d'une production de toxine dans disparition des contractions des
muscles oesophagiens. Cependant, Suspendre toute alimentation en
les réflexes vélo palatins et cas de troubles de la déglutition
pharyngés ne sont pas abolis, le Assurer un apport calorique
voile et le pharynx se contractent suffisant par voie I.V.
normalement. Mettre le malade sous respiration
Souvent, les troubles neurologiques assistée en cas de paralysie
s'étendent aux membres inférieurs. respiratoire
Ils se traduisent par une altération L'antibiothérapie (pénicilline G) est
des réflexes ostéo tendineux et une discutée.
atteinte motrice pure. IV/- Prophylaxie:
b)- Autres signes:
Déclaration obligatoire
Sensation de lassitude Enquête épidémiologique
Anxiété
Sécheresse de la bouche Hygiène alimentaire: Tout boite de
Vives douleurs abdominales dans conserve bombée, rouillée ou
certains cas abîmée doit être détruite
Rétention aiguës d'urines
La température et la conscience Stérilisation véritable et conservation
restent normales. au froid des préparations familiales
IV/- Evolution: Elle est habituellement ou artisanales.
favorable, mais la guérison est toujours
Tout aliment ayant une odeur
très lente; les troubles s'atténuent
anormale doit être détruit et ne doit
progressivement en plusieurs semaines.
en aucun cas être consommé.
Des accidents tardifs d'origine toxique
peuvent apparaître, mais ils sont rares.
Les formes mortelles, qui Méningite cérébrospinale
représentent 1 à 2% des cas sont le
résultat des troubles respiratoires, en
particulier une apnée brutale. Les
accidents cardiaques sont en général I/- Définition: La méningite est
secondaires aux troubles respiratoires. l'inflammation aiguë ou chronique des
méninges de l'encéphale (méningite
V/- Traitement: cérébrale) ou de la moelle épinière
L'hospitalisation du malade dans un (méningite spinale) ou encore du
service de soins intensif est complexe cérébral - moelle épinière
obligatoire (méningite cérébrospinale).
Lavage d'estomac: il est nécessaire
si le repas incriminé est récent La méningite cérébrospinale est une
Surveillance des fonctions vitales. maladie endémique qui peut à tout
moment provoquer une épidémie surtout 2/- invasion: Elle est caractérisée
dans les collectivités. Tous les facteurs qui par
diminuent la résistance de l'organisme
- une fièvre marquée: 39 à 40°
(promiscuité, mauvaises conditions
- Des frissons;
d'hygiène, fatigue, …) favorisent l'éclosion - Des céphalées;
d'une épidémie. - Des vomissements.
3/- Période d'état: Pendant cette
II/- Etiologie:
période est marquée par le
1)- La méningite épidémique: Elle syndrome méningé, le syndrome
est provoquée uniquement par le infectieux et la nature du LCR.
méningocoque ou Neisséria méningitidis.
C'est un diplocoque qui existe en plusieurs
variétés antigéniques. En Afrique, c'est le a/- Le syndrome méningé: Il s'agit
essentiellement:
groupe A qui prédomine; le groupe C
occupe la 2ème place. - des vomissements inconstants
- des céphalées intenses;
2)- La méningite endémique ou - une hyperesthésie cutanée qui
sporadique: Elle est causée par rend parfois l'examen du
d'autres bactéries: Pneumocoque, malade difficile
streptocoque, etc,…. - une raideur de la nuque
- des réflexes ostéotendineux
3)- La méningite tuberculeuse: Elle normaux ou vifs;
est provoquée par le BK - un réflexe cutané plantaire en
flexion,
4)- La méningite virale: Elle est due - des paralysies dissociées de la
à un virus. musculature extrinsèque de
l'œil sont parfois notées
III)- Mode de transmission: b/- Le syndrome infectieux: Il se
La transmission est directe par traduit par:
l'inhalation des gouttelettes provenant du - une fièvre élevée: t° à 39 – 40°
nez et du pharynx des malades et des ou même plus.
porteurs de germes. - Un pouls rapide,
- Un faciès vultueux
IV)- Clinique: - Une herpe labiale
- Un purpura cutané,
A/- Forme typiques:
- Des arthralgies.
1/- Incubation: 2 à 10 jours, c/- La nature du LCR: Il est :
Habituellement 3 à 4 jours. - Hypertendu,
- Louche ou purulent; troubles du comportement.
- Il contient des méningocoques L'apparition des convulsions impose
souvent observés à l'examen une PL. D'autres signes sont
direct puis identifiés après la
évocateurs, à savoir:
culture
- L'albuminorachie est - ta tension de la fontanelle en
augmentée, dehors du cri;
- La glycorachie est basse - le plafonnement du regard;
B/- Formes graves: - l'alternance de rougeur et de
pâleur du visage;
1/- Forme comateuse d'emblée: Elle
- la raideur de la nuque est
s'observe surtout pendant les inconstante.
épidémies et se caractérise par:
- Les signes du début passent V/- Evolution:
inaperçus,
- Le malade, en pleine santé, 1/- Sans traitement: L'évolution se
sombre dans un coma fébrile fait vers des complications et la mort en qq
en quelques heures jours.
- La raideur de la nuque peut
être difficile à affirmer, 2/- Avec traitement précoce et bien
- Le LCR est habituellement conduit: La guérison sans séquelles peut
purulent, mais il peut rester être obtenu.
clair,
2/- Forme avec purpura fulminant: VI/- Traitement:
- Début brutal, - Prise en charge immédiate du
- Purpura nécrotique rapidement malade dans un service de soins intensifs
extensif;
- Une fièvre qui dépasse 40° - Antibiothérapie à forte dose et
- Un état de choc avec sulfamides.
insuffisance circulatoire aiguë
- Le syndrome méningé peut VII/- Prophylaxie:
passer inaperçu.
- Déclaration obligatoire
3/- Forme convulsivante: Elle se
caractérise par des convulsions qui - Isolement du malade
apparaissent d'emblée.
- Eviction scolaire
4/- Forme du nourrisson: Elle se
- Chimio prophylaxie surtout en cas
caractérise par un début silencieux
d'épidémie
qui consiste en une fièvre modérée
avec des troubles digestifs et des
- Vaccination: Un vaccin contre les
groupes A et C est disponible.
LA POLIOMYELITE - Parfois une rétention d'urine
3/- Période d'état: La période d'état
ANTERIEURE AIGUE est dominée par
- L'installation en 48h de la
paralysie flasque avec
I/- Définition: 'est une maladie virale hypotonie musculaire
contagieuse due à un poliovirus et qui est - Abolition des réflexes ostéo
caractérisée, dans sa forme typique, par tendineux
- Il n'y a pas de troubles sensitifs
des paralysies flasques rendant le malade
- Le plus souvent les atteintes
infirme à vie.
sont limitées et asymétriques
II/- agent pathogène: La poliomyélite est IV/- Evolution: La guérison complète et
due à l'un des trois types de polyvirus. Le sans séquelles est possible. Mais, souvent
polyverus conserve sa virulence dans l'eau des séquelles définitives sont décrites:
pendant trois mois, mais il est détruit par - Paralysies résiduelles étendues ou
la chaleur à 60° et par les rayons limitées plus ou moins invalidantes
ultraviolets.
- Troubles trophiques et troubles de
III/- Mode de transmission: La la croissance du membre atteint
transmission peut être directe ou indirecte
par la consommation d'aliments ou d'eau - Déformation de la colonne
souillés. La porte d'entrée est souvent vertébrale (cyphose et scoliose)
digestive et rarement par voie - Déformation des membres
rhinopharyngée. En effet, chez les sujets inférieurs.
infectés, les polyvirus sont éliminés avec
les selles et vivent longtemps dans le V/-Prophylaxie:
milieu extérieur, en particulier dans l'eau. - Déclaration obligatoire
III/- Clinique: - Isolement du malade
1/- Incubation: de quelques jours à - Hygiène individuelle et collective
un mois
- Hygiène alimentaire
2/- Invasion: Elle dure 3 à 6 jours et
se traduit par: - Traitement de l'eau de
consommation
- Un syndrome infectieux: T° 39°
- Une pharyngite - Vaccination systématique des
- Des troubles digestifs enfants (Voir PNI)
- Des signes méningés
- Education du grand public
LA TOXOPLASMOSE - Au cours de la deuxième phase, les
lésions viscérales se réparent, mais le
I/- Définition: C'est une maladie parasite continue à se multiplier et à
parasitaire fréquente, commune à provoquer les lésions nécrotiques au
l'homme et à certains animaux. Elle est niveau du système nerveux central de l'œil
provoquée par un parasite appelé où les processus immunitaires sont
"Toxoplasma gondii". beaucoup plus lents à s'établir.
- A la troisième phase, ils ne
II/- Etiologie: L'agent pathogène de la persistent que des kystes localisés dans le
maladie est un parasite appelé cerveau, l'œil, le myocarde et les muscles
"Toxoplasma gondii". C'est parasite où ils ne provoquent plus de réaction
intracellulaire qui se multiplie dans inflammatoire.
n'importe quelle cellule de l'organisme, et Toute fois, les formes les plus
particulièrement dans les cellules fréquentes de la toxoplasmose sont
réticuloendothéliales musculaires et inapparentes, puisqu'en France, la
nerveuses. sérologie est positive chez 80% des
Le R.V. est constitué par les adultes.
mammifères sauvages, les chats et les III/- Clinique
oiseaux. Les sourses d'infection seraient
nombreuses. Mais c'est la consommation La maladie se manifeste sous deux
de viande insuffisamment cuite qui semble aspects cliniques distincts suivant son
jouer le rôle essentiel dans la origine congénitale ou acquise:
contamination. Les voies respiratoires, 1/- La toxoplasmose congénitale:
conjonctivales et même transcutanées ont Elle est la conséquence d'une infection de
étaient incriminées, mais leur importance la mère durant la grossesse. L'atteinte du
est faible. L'infection toxoplasmique se fœtus résulte du passage transplacentaire
déroule en trois phases: du parasit. Les phoetopathies sont plus
- Phase de la pénétration du graves lorsque l'infection lorsque
parasite dans l'organisme: C'est la phase l'infection survient entre la 10ème et la
aiguë, qui atteint la plus part des viscères 20ème semaine de la grossesse. A l'inverse,
notamment le foie, la rate, le système lorsqu'elle survient pendant les 6
nerveux central, les poumons et cesse premières semaines, le risque de
lorsque les anticorps spécifiques malformation est nul, mais la maladie peut
apparaissent. entraîner un avortement.
Cliniquement, les manifestations de localisation nerveuse secondaire de la
la toxoplasmose congénitale varient selon toxoplasmose, lorsque la phase primaire
la date de la contamination pendant la est passée inaperçue ou s'est déroulée in
grossesse. utero. Les signes nerveux sont:
a/- Phase primaire:: Si la - Crise convulsives,
contamination est très tardive le n.n peut
- Troubles du tonus musculaire,
présenter une toxoplasmose aiguë
correspondant à la phase primaire du - Hydrocéphalie débutante,
parasitisme. Dans l'éventualité la plus
- A ce stade le LCR est riche en
grave, elle réalise le tableau d'une
lymphocytes et le taux d'albumine est
septicémie néonatale associant
élevé.
notamment:
c/- Phase des séquelles:
- Un ictère avec
hépatosplénomégalie, Dans la majorité des cas, la maladie
n'est révèlée qu'à ce stade. Quatre
- Un syndrome hémorragique,
principaux symptômes sont alors
- Des érythèmes purpuriques découverts:
- Des manifestations digestives et - Hydrocéphalie: Elle est
pulmonaires généralement modérée et peu
évolutive. La microcéphalie est lus
- Des lésions neurologiques et
rare avec ou sans microphtalmie.
myocardiques
- Manifestations neurologiques:
Ces formes ont un mauvais
Elles sont dominées par une comitialité à
pronostique, en plus, leur étiologie étant
laquelle peuvent s'associer une hypotonie
souvent méconnue, elles risquent de ne
ou une hypertonie généralisée, un retard
pas bénéficier d'un traitement adéquat.
psychomoteur et des déficits moteurs
Les formes moins sévères se (hémiplégie ou paraplégie).
traduisent par un ictère néonatal qui
- Notions de calcification cérébrale:
disparaît spontanément au bout d'une
visible à la radiologies et siègeant dans les
semaine.
régions péri ventriculaires et au niveau des
b/- Phase d'encéphalomyélite noyaux gris de la base, constitue un
évolutive: élément fondamental de diagnostic.
Il est fréquent d'examiner l'enfant à - Lésions oculaires: Dominées par
cette phase qui correspond à la une uvéite postérieure.
2/- Toxoplasmose acquise: Le plus vers, si non vers des complications telles
souvent la maladie est inapparente et que: hydrocéphalie modérée, calcification
même lorsqu'elle donne lieu à des cérébrale, uvéite postérieure.
manifestations elle reste habituellement
2/- Toxoplasmose acquise: Son
bénigne. Parmi les nombreuses formes
évolution est généralement favorable.
symptomatiques décrites la forme
L'évolution maligne est exceptionnelle.
ganglionnaire, observée surtout chez
l'adulte jeune et l'adolescent est plus V/- Traitement: Antibiothérapie,
évocatrice. Cette forme se caractérise par: Sulfamides, corticoïdes à la phase aiguë de
la maladie.
- des adénopathies qui siègent
surtout au niveau de la chaîne cervicale et VI/- Prophylaxie:
maxillaire. Ces adénopathies sont
- Déclaration obligatoire,
modérément douloureuses, de
consistances fermes, mobiles et ne - Hygiène alimentaire: bien cuire les
suppure jamais. viandes avant de les consommer
Fièvre modérée: 37°5 – 38°. - Traiter les animaux domestiques et
Une asthénie toujours marquée particulièrement les chats.
Des céphalées,
Des myalgies,
Hépatomégalie et splénomégalie
inconstantes. LA RAGE HUMAINE
Le Dc est confirmé par la sérologie.
Le pronostic est bénin. Cependant,
l'évolution est longue et l'asthénie persiste I/- Définition: La rage est une méningo-
pendant plusieurs mois. L'évolution encéphalite mortelle, due à un virus et
maligne est très rare. Elle se caractérise transmise à l'homme par les animaux
par une fièvre élevée est une altération infectés et principalement les chiens et les
rapide de l'état général, une chats.
hépatosplénomégalie et d'importantes
manifestations cutanées, neurologiques, II/- L'agent pathogène: Le virus rabique
cardiaques, pulmonaires et articulaires. La est un virus résistant qui peut rester
mort survient en quelques semaines si un jusqu'à deux semaines à son point
d'inoculation et se les conditions sont
traitement adéquat n'est pas entrepris.
favorables il peut se multiplier. Sensible à
IV/- Evolution: la chaleur, il résiste au froid et il est détruit
par le savon, les enzymes (trypsine), le
1/- Toxoplasmose congénitale: Non
formol et l'acide phénique.
traitée correctement, elle évolue souvent
C'est un virus à caractère exceptionnellement à 2 ou plusieurs
neurotrope qui se localise années.
particulièrement sur les cellules
La rage humaine se manifeste sous
rhinencéphales. Cette localisation
deux formes:
conditionne, en quelques sortes, la
tendance de son hôte à mordre 1/- Rage furieuse:
"furieusement".
a/- Signes prémonitoires: Ils
Le RV et la source d'infection sont précédent la phase d'état de quelques
constitués par des animaux sauvages et heures à 2 jours et rarement 4 jours:
domestiques et particulièrement le chien,
Fébricule,
le chat, le renard, le loup et d'autres
Mais c'est l'allure du malade qui
mammifères capables de mordre. Les attire l'attention:
vampires et les chauves-souris sont Angoisse,
infectés dans certains pays d'Amérique. Céphalées intenses
Fatigue importante;
La voie de pénétration est
Anorexie
constituée par la morsure de l'animal Amaigrissement
infecté et rarement par la salive introduite Parfois des sensations mal définies
dans une plaie ou écorchure récentes. La de crampes et démangeaisons au
transmission h'homme à homme est niveau de la morsure
possible, mais elle n'a pas été décrite. Il est Puis en quelques heures des
contractions spasmodiques
prouvé que la salive est virulente.
apparaissent avec des
La période de contagiosité dure 3 à manifestations d'abattement et de
5 jours avant l'apparition des signes mélancolie faisant suite à des
crises d'irritabilité allant à
cliniques et persiste pendant toute
l'agressivité.
l'évolution de la maladie chez la plupart b/- Phase d'état: C'est le stade
des animaux mordants. La chauve souris psychosensoriel où le malade présente:
peut continuer à répandre la maladie
pendant plusieurs mois. Des hallucinations visuelle et
auditives,
III/- Clinique: Des crises convulsives ou parfois
une fureur démentielle
L'incubation de la rage humaine est entrecoupées de phases
silencieuse. Sa durée est 20 à 60 jours dans d'abattement pendant lesquelles
près de 80%des cas et de 15 à 20 jours se multiplient les contractions
dans 15% des cas. Ses Limites varient spasmodiques. Ces crises
d'une semaine à un an et convulsives sont déclenchées par
la moindre excitation des sens:
lumière, bruit, contact ou même - Si l'animal est mort envoyer sa tête
souffle sur la peau (aérophobie), au laboratoire spécialisé pour examen de
ou encore présentation d'un verre l'encéphale
d'eau (hydrophobie).
Apparition en quelques heures V/-Prophylaxie:
d'une abondante salivation, une
anurie et une fièvre élevée. 1) Déclaration obligatoire
La paralysie s'installe et se 2) Abattre les chiens errants
généralise 3) Vacciner les chiens et les chats
La mort survient par syncope domestiques
terminale ou après un coma qui 4) A n'importe quelle morsure ou
peut durer en moyenne 2 à 5 léchage ou contact douteux avec un
jours. animal inconnu se présenter au
2/- La rage paralytique: Elle débute BMH pour prise en charge et
par d'atroces rachialgies puis apparaît une éventuellement, entamer la
vaccination.
paralysie ascendante au niveau des
membres inférieurs, du tronc et des
membres supérieurs, des muscles
abdominaux, des muscles de la face,. La
mort survient en 4 à 12 jours par paralysie
respiratoire.
La rage évolue rapidement chez
l'enfant.
PROTOCOLE DE LA VACCINATION
IV/- Traitement: Au cours de la mise en
ANTRABIQUE APRES EXPOQSITION A LA MALADIE
observation de l'animal mordant durant 15
jours sous la responsabilité d'un
vétérinaire qui est tenu de délivrer un
Jour Nombre de doses
certificat vétérinaire le 8ème et lev 15ème
jours: J0 2 doses de 1 ml (1
au deltoïde Dt et 1 à
- Nettoyer immédiatement la plaie à
gauche)
l'eau et au savon
J7 1 dose
- Prophylaxie antibiotique
J 21 1 dose
- Démarre la vaccination
immédiatement
LA RAGE ANIMALE
1/- Rage furieuse:
- Boulimie
- tendance à se jeter furieusement
sur tout objet pour le mordre
- Fugue avec crise démentielle
- Il s'attaque à tout ce qui est sur son
chemin,
- Salivation mais sans hydrophobie
- Bitonalité des aboiements,
La mort survient en quelques jours
2/- Rage paralytique:
- L'animal cesse d'aboyer,
- Tristesse et solitude
- langue pendante
- Bave abondante en rapport avec
une paralysie de la mâchoire inférieure
LE TETANOS cordon ombilical. Dans certains cas, la
porte d'entrée reste inconnue.
IV/- Clinique:
I/- Définition: Le tétanos est une
intoxication grave du système 1/- Incubation: Varie entre 6 et 60
neuromusculaire, due à l'exotoxine d'un jours. Plus cette période est courte plus le
bacille anaérobie: Le clostridium tétani, pronostic est fatal
qui pénètre et se multiplie au niveau d'une 2/- Invasion: Elle se caractérise par:
plaie.
- Une anxiété
II/- Etiologie: Le tétanos est dû à
l'exotoxine secrétée par Clostridium Tétani - Un malaise
ou Bacille de NICOLAÏER. Ce bacille est - Une irritabilité
présent dans les excrétas de nombreux
animaux, en particulier les chevaux et les - Le trismus ou les contractures
moutons. Parfois il est présent dans les douloureuses des muscles masticateurs.
selles humains. Il persiste longtemps dans Cette contracture est d'abord discrète et
le milieu extérieur, notamment dans le sol limitée à l'ouverture de la bouche, puis
et les poussières, sous forme résistante s'intensifie et s'étend rapidement aux
appelée "spore". Les spores ne sont pas muscles de la gorge (dysphagie).
détruites par la plupart des désinfectants - L'état général s'aggrave
habituels. Elles résistent à la T° de 100° progressivement,
pendant une heure.
- Douleurs musculaires
III/- Mode de transmission: La maladie est
contractée par la pénétration des spores - Fièvre modérée: 37°5 – 38°.
tétaniques dans une lésion cutanée, même 3/- Période d'état:
minime. Elles peuvent être inoculées par
l'objet qui a provoqué la lésion (un clou, - généralisation des contractures
une épine, une aiguille, un outil agricole, musculaires douloureuses,
…), comme elles peuvent être présentes - Le trismus est intense et peut
sur la peau au moment de la blessure. La empêcher l'alimentation
porte d'entrée peut aussi être une
morsure ou une griffe d'animaux. - Tous les muscles de la face sont
contractés et le visage prend une
Le tétanos néonatal est transmis par expression particulière
l'objet souillé qui est utilisé pour couper le
- Raideur de la nuque,
- Les contractures sont - déclaration obligatoire
permanentes, douloureuses d'exagération
- Vaccination systématique des
spontanée ou déclenchées par le moindre
enfants de moins d'un an
bruit, ou le moindre mouvement ou
excitation sensorielle .La crise dure de - Vaccination des femmes en age de
qulques secondes à deux minutes. procréation (prévention du tétanos n.n)
- Le spasme des muscles respiratoire - Sérothérapie systématique en cas
peut gêner la respiration ou même de plaie même minime
provoquer l'asphyxie.
- Seuls les globes oculaires
conservent une mobilité normale.
- Saufs complication, la T° et la
conscience restent normales.
V/- Evolution: Elle dépend de la précocité
de la prise en charge et traitement. Plus le
traitement est précoce, plus la guérison
est assurée. La mort peut survenir, malgré
le traitement, à la suite des troubles
respiratoires tels que l'apnée par spasme
laryngé ou blocage thoracique,
l'encombrement broncho pharyngé, dû
aux troubles de la déglutition. Ces
complications sont prévenues par la
trachéotomie.
VI/- Traitement: L'hospitalisation dans un
service de soins intensifs est obligatoire. Le
traitement curatif est basé sur un
nettoyage et soins locaux de la porte
d'entrée, une antibiothérapie à forte dose
(Peni G), une sérothérapie spécifique et
une vaccination car la maladie n'immunise
pas.
VI/- Prophylaxie:
LA TRYPANOSOMIASE 3/- Phase de polarisation cérébrale:
Elle survient après un temps
AFRICAINE
variable. Les signes neurologiques
(Maladie du sommeil) sont au premier plan. Ces signes se
caractérisent principalement par des
phases de sommeil tés profond
I/- Définition: La trypanosomiase africaine
durant lesquelles le malade est
ou "maladie de sommeil" est maladie
insensible à tout.
parasitaire chronique due à un
trypanosome et transmise par une Progressivement s'installe une
glossine: "la mouche tsé-tsé. déchéance physique majeure. Le malade
peut mourir en quelques semaines par
II/- Etiologie: Le trypanosome appartient à
cachexie et surinfection.
un groupe complexe de parasites de la
famille des trypanosomidae. Le RV est IV/- Prophylaxie:
constitué par l'homme malade, l'agent
- Déclaration obligatoire,
infectieux étant présent dans son sang.
Certains animaux sauvages peuvent, eux - Enquête épidémiologique,
aussi, constituer un RV. La source
- Protection et lutte contre la
d'infection est constituée par la mouche
mouche tsé-tsé;
tsé-tsé infectée. La réceptivité est générale
puisque la maladie ne confère aucune - Education de la population.
immunité.
III/- Clinique:
LA ROUGEOLE
1/- Signes du début: La maladie
débute au moment de la piqûre par la
glossine infectée et se manifeste
I/- Définition: C'est une maladie
l'apparition immédiate d'un chancre
infectieuse virale immunisante et très
d'inoculation.
contagieuse. Elle survient surtout pendant
2/- Principaux signes: la maladie en la seconde enfance. La rougeole reste
pleine évolution se manifeste par quatre toujours une maladie souvent grave et
signes essentiels: compliquée, surtout dans les pays en voie
de développement.
- Une température irrégulière
- Des céphalées, II/- Etiologie: La rougeole est due à un
- Une hypertrophie des ganglions virus qui appartient au groupe des
cervicaux, mycovirus. La maladie confère une
- Un changement de caractère.
immunité permanente. L'immunité de la non prurigineux dont les
mère est transmise à l'enfant et le couvre éléments sont séparés par des
jusqu'au 6ème mois. intervalles de peau saine. Il
commence à la face, derrière
III/- Mode de transmission: La les oreilles et s'étend en une
contamination est directe par des seule poussée sur tout le corps
gouttelettes émises avec la toux, comme en 3 à 4 jours. Puis il disparaît
en 4 à 5 jours.
elle peut être indirecte par les objets
- Pendant cette phase, la fièvre
récemment souillés. s'atténue peu à peu, l'enfant
IV/- Clinique: devient apyrétique au 5ème 6ème
jours après l'éruption.
1/- Incubation: elle est de 10 jours - Une splénomégalie discrète est
en général. décelée parfois.
V/- Evolution: L'évolution est
2/- Invasion: La maladie débute généralement favorable. Toute fois, tout
brusquement et se manifeste par: retard de la disparition de la fièvre, ou
toute nouvelle élévation de la T° doit faire
- Une conjonctivite et un
catarrhe des voies respiratoires rechercher une complication.
et des canaux lacrymaux;
1/- Complications d'origine
- Enanthème: Rhinopharynx
rouge et oedèmacié, bactérienne:
- Adénopathies cervicales, a/- Otite: Elle est souvent d'origine
- Fièvre (T° 39 – 40°c)
staphylococcique; son évolution est
- Taches ou signe de KOPLIK:
C'est le signe favorable.
pathognomonique de la b/- Laryngite: Quand elle est
maladie. Ce sont des petites
tardive, elle est due, généralement à un
taches blanchâtres entourées
d'une aréole rouge, légèrement staphylocoque.
saillant et siègent sur la face
c/- Rhinopharyngite: Elle survient
interne des joues. Ces taches,
parfois après la phase éruptive.
difficiles à voir, apparaissent
24h après le début; mais elles d/- bronchopneumonies: Elles sont
ne sont pas constantes.
devenues très rares.
- Des râles bronchiques et une
laryngite traduisent une 2/- Complications d'origine virale:
atteinte des voies respiratoires.
- Anorexie et parfois diarrhées. a/- Laryngite précoce: Elle apparaît
- L'éruption survient 3 à 4 jours à la période d'invasion ou au début de
après le début (14 jours après l'éruption.
le contage). C'est un érythème
b/- Purpura thrombopénique: Il est
très rare et survient entre le 3ème et le
15ème jours après le début de l'éruption.
c/- Atteinte des ganglions:
VI/- Traitement: Il est symptomatique et
repose sur des antipyrétiques, des
antitussifs et une réhydratation orale
pendant la fièvre. Les surinfections sont
traitées par les antibiotiques.
IV/- Prophylaxie:
- Déclaration obligatoire,
- Enquête épidémiologique,
- Vaccination systématique des
enfants (voir PNI);
- Education de la population.
LA TULAREMIE Activités professionnelles à risque :
Contact avec :
Des rongeurs sauvages ou du petit
I/- DEFINITION : Zoonose, non gibier (lièvre) : gardes chasse et
contagieuse, utilisable comme arme forestiers, professionnels du commerce
biologique car infection sévère ou mortelle de venaison.
possible et grande infectiosité Des rongeurs destinés au commerce
des animaux de compagnie : vendeurs et
II/- AGENT PATHOGENE: Coccobacille animaliers.
gram : Bactérie Francisella tularensis. Il Des cadavres, organes ou fourrures de
survie pendant des semaines dans l'eau, lièvres ou de rongeurs contaminés :
personnel de laboratoire vétérinaire, …
sol, carcasses d’animaux à basses
IV/- CLINIQUE
températures plasmides portant résistance
aux tétracyclines, chloramphénicol 1/- Signes cliniques: Deux formes
souches résistantes à la streptomycine principales, suivant la voie d'entrée :
Infection locale cutanée ou oculaire
III/- Transmission de la tularémie: Par un
formes ganglionnaire, ulcéroganglionnaire,
environnement souillé par la bactérie
oculoganglionnaire, oropharyngée, suite à
Francisella tularensis. Ou par des tiques
une piqûre ou à un contact avec la
infectées:
fourrure ou les organes d'animaux
1-Par voie cutanée : à travers la peau infectés:
saine par contact avec des animaux
a) Infection généralisée avec
contaminés, des fourrures, des organes, forte fièvre pneumonique,
ou à l'occasion d'une plaie (épine, typhoïdique, septicémique
écharde…) ou d'une morsure de tique. b) fièvre, frissons,
douleurs, coryza
2/- Par voie respiratoire et conjonctivale : c) mortalité 5-15 %, 30-60 %
par contact ou inhalation de poussières de pour pneumonies avant les AB,
fourrage, de céréales ou de litières < 2 % depuis AB après
souillées par des cadavres ou des pénétration du germe par voie
déjections de petits mammifères. digestive ou par inhalation
(atteinte des poumons, du tube
3/- Par voie digestive : par consommation digestif ou du cerveau possible,
d'eau contaminée ou de viandes pouvant entraîner la mort en
insuffisamment cuites provenant l’absence de traitement).
2/- DIAGNOSTIC:
d'animaux infectés
a) Hémocultures, expectorations
4/- FACTEURS DE RISQUE:
b) Immunofluorescence directe Conteneurs et matériels de service
sur prélèvements réutilisables : laver et désinfecter
c) Culture des échantillons, à avec un produit autorisé.
garder 10 jours 3/- VACCINATION: professionnels exposés
d) Sérologie plus tardivement
e) V/- PROPHYLAXIE
1/- Réduire les sources de contamination
possibles. Sauf nécessité professionnelle :
éviter tout contact direct avec un animal
sauvage, qu'il soit vivant ou mort.
2/- Pour les professionnels manipulant
des animaux (vivants ou morts) :
Porter au minimum des gants
résistants et étanches.
Ne pas boire, manger, fumer… lors
de la manipulation.
Après contact direct avec l'animal :
se laver les mains (eau et savon).
Si projection dans les yeux : rincer
immédiatement à l'eau potable.
Transporter déchets et cadavres
dans un sac ou un conteneur,
étanche et étiqueté.
En cas de suspicion de tularémie,
porter en outre un appareil de
protection respiratoire des lunettes
de protection.
En cas d'autopsie d'un animal
suspect : en plus des protections
individuelles, mouiller au préalable la
fourrure avec un désinfectant.
Respecter les règles d'hygiène Se
laver les mains à l'eau potable,
systématiquement avant les repas et
en fin de la journée de travail.
Si plaie : laver, savonner, puis
rincer. Désinfecter et recouvrir d'un
pansement imperméable.
Vêtements de travail, gants, bottes
: nettoyer régulièrement.
Encéphalites et Des troubles du comportement ;
encéphalopathies Des troubles neurovégétatifs :
irrégularité du pouls, de la TA, de la
d'origine infectieuse température ; L’association de troubles
de conscience, de signes neurologiques
I/- Définition: Les encéphalites et les de focalisation dans un contexte d’état
encéphalopathies d'origine infectieuse sont fébrile n’est pas systématiquement la
définies par la survenue, au cours, au traduction d’une encéphalite et peut
décours, ou à distance plus ou moins être liée à d’autres étiologies (état de
rapprochée d'un épisode infectieux (qui mal fébrile, thrombophlébite
peut être viral, bactérien ou parasitaire), de cérébrale).
signes de dysfonctionnement du système III/- Signes de gravité devant un tableau
nerveux central associant, en proportions
de méningite ou de méningo-encéphalite:
variables, des troubles de la conscience,
des crises épileptiques et des signes Au cours d’une méningite les signes
déficitaires.
d’encéphalite constituent un signe de
L'extrême fréquence d'une méningite
associée, clinique ou uniquement gravité. On tiendra compte notamment :
biologique (et alors presque toujours
De l’aggravation progressive du coma
lymphocytaire), fait que l'on parle alors de
avec l’apparition de signes traduisant
méningo-encéphalite. L'éventualité d'une
encéphalite herpétique doit toujours être une souffrance à l’étage
discutée, et le traitement par mésencéphalique ;
Acycloguanosine (Zovirax ®) est institué De troubles respiratoires : rythme de
d'urgence au moindre doute. Cheynes Stokes, pauses respiratoires,
encombrement ronchopulmonaire,
II/- Syndrome encéphalitique: Il peut insuffisance respiratoire (cyanose due à
s’associer au syndrome méningé (méningo- l’hypoxie, tirage sus-sternal, sueurs et
encéphalite) ou survenir de façon isolée. Il HTA liées à l’hypercapnie) ;
résulte de l’inflammation de l’encéphale et De troubles végétatifs : bradycardie
se traduit par des signes de par hypertension intracrânienne,
dysfonctionnement du système nerveux poussées hypertensives par HTIC ou
central associant : hypercapnie, collapsus d’origine
centrale ou respiratoire, hypothermie ;
Des troubles de conscience allant de
De signes d’hypertension
simples troubles de vigilance au coma
intracrânienne: pouvant témoigner
profond ;
d’un blocage à l’écoulement du LCR
Des crises convulsives focalisées ou
avec hydrocéphalie lié au feutrage
généralisées, parfois un état de mal de
arachnoïdien ;
pronostic péjoratif ;
D’un purpura extensif: Les méningites
Des signes de focalisation : mono ou
et méningo-encéphalites sont à priori
hémiplégie, paralysie des nerfs
plus graves chez le nourrisson et
crâniens, mouvements anormaux
l’enfant, le sujet âgé, en cas de tare
(tremblement, myoclonies) ;
associée (diabète, cancer, infection au
VIH, pathologies sous-jacentes 2/- Examens complémentaires
susceptibles de se décompenser...), a/- La ponction lombaire est
affection nosocomiale, enfin si le indispensable: Elle permet d'éliminer
diagnostic est porté tardivement.
l'éventualité d'une méningite purulente.
IV- Clinique:
Elle révèle en général une lymphocytose
1/- Signes cliniques: Quel que soit le
mécanisme physiopathologique, les avec hyperprotéinorachie, inconstante ou
manifestations cliniques associent un modérée. Mais le LCR peut être normal.
syndrome infectieux: b/- L'électroencéphalogramme: Il est
La fièvre est habituelle, essentiel pour le suivi des patients, bien
accompagnée initialement de que les anomalies constatées ne soient pas
myalgies, de céphalées, de
vomissements ou de signes propres à spécifiques. Outre l'intérêt diagnostique,
l'agent infectieux. l'EEG apporte un argument pronostique,
Des troubles de la conscience, allant étant considérés comme péjoratifs la
de la simple obnubilation au coma désorganisation du tracé et surtout sa non
profond. Des troubles du
réactivité et son aplatissement au delà de
comportement peuvent les précéder.
C'est la nature de l'agent infectieux la première semaine de coma. Le tracé
responsable qui conditionne d'une encéphalite herpétique peut être
l'essentiel du pronostic. typique.
Des crises convulsives de type c/- L'examen scannographique cérébral: Il
divers, rarement absentes, il peut
s'agir de myoclonies généralisées ou est essentiel pour éliminer certains
focalisées, de tonico-clonies diagnostics (abcès, épanchements sous-
généralisées, de crises motrices duraux, thrombophlébites, hémorragie).
partielles. Après un intervalle de quelques jours, il
Des crises subintrantes ou un état de
peut montrer une hypodensité focale,
mal constituent des éléments de
pronostic réservé. temporale ou d'un autre siège, en cas
Des signes déficitaires variés: Ils d'encéphalite herpétique ou encore une
peuvent manquer. Il s'agit de déficits hypodensité de la substance blanche dans
moteurs (mono ou hémiplégie, certaines variétés rares d'encéphalite post-
paralysies des nerfs crâniens,
myélite) ou de mouvements infectieuse.
anormaux (dystonies, myoclonies 3/- Formes étiologiques
d'action, tremblements).
a/- L'encéphalite herpétique: elle est la
Les manifestations neurologiques
seule encéphalite à virus présent pour
peuvent s'associer de façon très
laquelle nous disposons d'un traitement
variable et réaliser des tableaux très
efficace (le Zovirax ®). D'où la règle de
disparates, à la fois dans leur
l'évoquer systématiquement devant toute
expression clinique et dans leur
encéphalite avec méningite lymphocytaire.
degré de sévérité.
S'il existe suffisamment d'arguments en
faveur du diagnostic, on peut d'emblée
démarrer le traitement spécifique, quitte à méningite listérienne.
l'interrompre par la suite si le diagnostic ne Le Zovirax ®est donné à doses variables
se confirme pas. (15 à 60 mg/kg), de façon prolongée
Les encéphalites virales du patient atteint (jusqu'à un mois), en trois perfusions
du SIDA sont de plus en plus fréquentes : veineuses quotidiennes. Le risque de
Papovavirus, CMV, VIH sont les virus les rechute existe malgré tout.
plus fréquemment en cause.
b/- Les encéphalites post infectieuses:
Bien plus fréquentes, elle peuvent se voir
dans les suites de la plupart des infections
virales (infections respiratoires aiguës non
spécifiques, virus ourlien et myxovirus,
virus E.B., virus R.S., entérovirus). La
symptomatologie n'a rien de spécifique et
seule la séroconversion apportera un
argument étiologique précis. Le pronostic
dépend du virus en cause : il est très
réservé dans la rougeole (30 à 50 % de
mortalité et séquelles), ce qui souligne
l'intérêt de la vaccination. Ailleurs, le
pronostic d'ensemble est excellent, le
risque vital étant faible et le taux de
séquelles inférieur à 5 %.
c/- Méningoencéphalites bactériennes :
Tuberculose, Listériose
d/- Méningoencéphalites parasitaires :
Paludisme (accès permicieux),
toxoplasmose,.
V/- Traitement: Le traitement antiviral
n'est indiqué que dans l'encéphalite
herpétique. La précocité de ce traitement
est fondamentale. Le Zovirax ®n'ayant pas
d'effets secondaires, il est devenu prati-
quement la règle, devant tout tableau
d'encéphalopathie aiguë avec réaction
lymphocytaire du LCR, d'instituer un
traitement par Zovirax ®de façon
empirique, quitte à l'interrompre au bout de
quelques jours si les résultats de l'enquête
étiologique sont négatifs ou en faveur d'une
autre étiologie. A cela on peut
éventuellement associer - chez l'adulte
uniquement - une amino-pénicilline ou le
cotrimoxazole, dans la crainte d'une
HERPES CUTANEO- profondément, ce qui oblige à les étudier
MUQUEUX , ZONA séparément.
I/- L'Herpès cutanéo-muqueux et les
virus Herpes Simplex: Deux virus très
L'Herpès est causé par les virus Herpes
proches se partagent cette pathologie :
Simplex (HSV), HSV-1 infection de la
HSV-1 et HSV-2.
sphère buccale HSV-2 infection génitale.
II/- Épidémiologie
Après la primo-infection, le virus
persiste à l'état latent dans les neurones. 1/- HSV-1
Les récurrences sont fréquentes. Le 70 à 80 % des adultes ont été déjà infectés
diagnostic repose sur l'isolement du virus (car ils ont des anticorps contre ce virus;
en culture de cellules. L'acyclovir, inhibant c'est la séroprévalence). La primo-
spécifiquement la réplication virale, est un infection, qui a lieu au cours des premières
traitement efficace, mais n'agit pas sur le années de la vie, est asymptomatique dans
virus latent. La varicelle, primo-infection à 90 % des cas. HSV-1 se transmet par
virus Varicelle-Zona (VZV)est bénigne contact direct avec la salive contaminée ou
chez l'enfant immunocompétent. Le virus le liquide d'une vésicule herpétique.
persiste dans les ganglions nerveux 2/- HSV-2
sensitifs. Des facteurs déclenchants le La transmission de ce virus repose
réactivent : c'est le zona. Le diagnostic est essentiellement sur la voie sexuelle, ce qui
souvent clinique, parfois sérologique explique qu'elle survienne plus tardivement
(zona). L'acyclovir est indispensable dans et moins fréquemment que pour HSV-1
les varicelles graves. (séroprévalence : 10 à 20 % ). La mère peut
contaminer son enfant lors de
l'accouchement si elle excrète du virus dans
les voies génitales à ce moment.
VARICELLE, ZONA ET
III/-Clinique:
VIRUS VARICELLE-ZONA
1/- Pathogénie
Introduction: Le virus Herpes Simplex
(HSV) est l'agent étiologique de l'herpès Le virus pénètre dans l'organisme
cutanéo-muqueux alors que le virus à travers les muqueuses buccale, oculaire
Varicelle-Zona (VZV) est celui de la ou génitale. Il se multiplie dans les cellules
varicelle et du zona. Ces 2 virus épithéliales, provoque l'apparition de
appartiennent à la même famille, les
vésicules riches en virions qui s'ulcèrent
Herpes viridae; le réservoir de virus est
strictement humain ; ils infectent la souvent. Les lésions cicatrisent, le malade
majorité des individus ; après la primo- guérit, les anticorps apparaissent, c'est
infection, ils persistent toute la vie à l'état l'infection primaire. Pourtant le virus ne
latent dans l'organisme et se réactivent disparaît pas de l'organisme : il y persiste
souvent, avec parfois des conséquences
graves chez l'immunodéprimé. Malgré ces sous la forme d'une infection latente dans
caractères communs, leurs propriétés les ganglions nerveux sensitifs innervant le
pathogéniques et antigéniques diffèrent territoire des lésions initiales, le ganglion
du trijumeau après une infection orale, les plusieurs jours à plusieurs
ganglions sacrés après un herpès génital. semaines pour cicatriser.
Dans certaines conditions, le virus se En fait, n'importe quel site
cutané ou cutanéo-muqueux
réactive : il regagne le tissu cutané ou les
peut être concerné au cours de la
muqueuses en longeant les filets nerveux. primo-infection, le doigt ou la
La récurrence clinique apparaît en général marge de l'anus par exemple.
b/ Infections récurrentes communes
au voisinage de la localisation de la primo-
infection, sous forme de lésions vésiculo- L'herpès na-solabial, causé par HSV-1, est
ulcératives. un bouquet de vésicules récidivant chaque
fois au même endroit chez un même
Certains facteurs déclenchent ces
individu (lèvre inférieure, aile du nez). Il
récurrences : une forte fièvre, l'exposition
évolue plus rapidement que l'herpès
au soleil (ultra-violets), la menstruation, le
primaire, en 48 heures, en passant par les
traumatisme d'un nerf, les contrariétés( le
stades de vésicule, ulcère, croûte et enfin
stress, l’anesthésie générale…). Ces
cicatrisation.
épisodes récurrents surviennent plus ou
L'herpès génital, causé par HSV-2 bien
moins souvent chez la même personne.
avant HSV-1, consiste en une forme
raccourcie et un peu moins sévère de
l'herpès primaire. Il peut atteindre les
2/- Tableaux cliniques:
organes génitaux externes, la cuisse,
a/- Infections primaires communes l'anus, le vagin ou le col utérin.
c/- Formes sévères
HSV-1 : - gingivostomatite chez
Chez le sujet immunocompétent, la
l'enfant de 1 à 4 ans, très
kérato-conjonctivite (HSV-1) avec
douloureuse, guérison en 2 à 3
ulcération qui récidive trop souvent peut
semaines:
entraîner la cécité. L'encéphalite
formes atténuées à type de herpétique (HSV-1) est extrêmement grave
pharyngite. puisqu'il s'agit d'une encéphalite aiguë
infection oculaire (paupière, nécrosante à localisation temporale, avec
conjonctive ou cornée : souvent
une mortalité importante et des séquelles
kératoconjonctivite) à HSV-2 :
L'herpès génital atteint surtout neuropsychiques le reste du temps.
les organes génitaux externes de Chez l'hôte aux défenses affaiblies
l'homme ou de la femme, au (malnutrition, transplantation, SIDA,
niveau de la jonction cutanéo- altérations cutanées importantes comme
muqueuse. Les lésions vésiculo- les brûlures ou l'eczéma), la sévérité de
ulcératives, inflammatoires, sont l'herpès vient plus du caractère extensif
très douloureuses et mettent
des ulcérations et de la nécrose (bouche, V/-Prévention
oesophage, organes génitaux, anus, tissu Chez ces derniers, l'acyclovir peut
cutané) que de la localisation au foie ou au être employé comme traitement préventif
poumon. des infections virales à HSV, de même que
Enfin, la maladie herpétique chez l'enfant asymptomatique né d'une
néonatale, chez l'enfant infecté au mère excrétant du virus au moment de
moment de l'accouchement, a un l'accouchement. Dans ce cas, la césarienne
pronostic d'autant plus sombre qu'il s'agit participe aussi à la prévention de la
chez la mère d'un herpès génital de primo- maladie herpétique néo-natale chez une
infection. mère ayant un herpès génital en fin de
grossesse. Toute personne ayant un
c/- Diagnostic : Il est essentiellement
herpès labial doit prendre garde de ne pas
clinique.
avoir de contact direct avec la peau encore
IV/-Traitement: peu protectrice d'un nouveau-né. Des
vaccins recombinants sont encore en cours
Un médicament efficace agit sur
d'essai chez l'homme.
HSV-1 et HSV-2, chaque fois qu'ils se
multiplient dans l'organisme, l'acyclovir
(Zovirax R). il ne présente pas de toxicité
en général pour l'organisme. Il est efficace
par voie locale (herpès oculaire) ou
générale (herpès génital, encéphalite
nécrosante, maladie néo-natale, herpès
des immunodéprimés). Les herpès,
génitaux ou non, récidivant trop souvent,
bénéficient également de cette
thérapeutique : le traitement au long
cours, tant qu'il dure, empêche la
survenue des récidives.
En revanche, aucun traitement
actuellement ne peut éradiquer l'infection
latente au niveau des neurones. Des
souches virales résistantes commencent à
être isolées notamment chez les
immunodéprimés.
La varicelle, le zona, et infections intercurrentes, certaines
affections neurologiques.
le virus Varicelle-Zona
2/-Tableaux cliniques du Zona:
Cette éruption vésiculaire à
Le même virus (VZV), appelé aussi topographie radiculaire unilatérale (souvent
Herpes Zoster, provoque la varicelle quand thoracique) est précédée par de la fièvre,
il infecte un enfant pour la première fois et quelques adénopathies et surtout une
le zona lorsqu'il est réactivé plus tard chez douleur caractéristique le long du nerf
l'adulte. concerné. Le zona survient chez le sujet
I/- Epidémiologie: 97 % des individus ont "sain", mais plus encore chez
des anticorps contre ce virus, ce qui l'immunodéprimé (cancer, maladie
signifie que presque tous les enfants (entre hématologique maligne, SIDA).
2 et 6 ans) ont été contaminés en faisant L'évolution est en général bénigne, sauf
une primo-infection : la varicelle. Le virus, chez le vieillard (algies post-zostériennes),
extrêmement fragile, se transmet par les en cas d'atteinte cornéenne (zona
gouttelettes aériennes ou par contact direct ophtalmique), et si le zona se généralise
avec le liquide des vésicules cutanées. La chez l'immunodéprimé.
varicelle est très contagieuse. Le zona,
moins contagieux, fréquent après 50 ans, 3/- Diagnostic: Le zona offre la
peut classiquement provoquer une varicelle particularité de faire remonter rapidement
chez un sujet réceptif. et de façon souvent très importante le titre
II/-Clinique des anticorps ; aussi, le diagnostic
sérologique du zona demeure un élément
1/- Pathogénie primordial dès que l'on a un doute sur
Au cours de la varicelle, le virus, qui l'étiologie de cette éruption.
a pénétré et s'est multiplié dans les voies III/-Traitement:
aériennes supérieures, passe dans le sang Alors que la varicelle de l'enfant,
(virémie) puis atteint le tissu cutané, son bénigne, ne nécessite aucun traitement,
principal tissu cible, en induisant une sinon une désinfection cutanée, celle de
éruption vésiculaire caractéristique. Le l'adulte et celle de l'enfant immunodéprimé
virus ensuite persiste à l'état latent dans les demandent un traitement par l'acyclovir,
ganglions sensitifs des racines rachidiennes efficace s'il est administré dès le début des
postérieures, crâniennes ou dorsales. signes cliniques et à fortes doses. Le zona
Le virus se réactive sous certaines chez l'immunodéprimé est traité
influences, pour donner le zona infection impérativement par l'acyclovir ; chez
localisée et non plus généralisée comme la l'immunocompétent, le rapport
varicelle, éruption vésiculaire au niveau de coût/efficacité intervient dans la décision.
la zone d'innervation de la racine. Un zona IV/- Prévention
survient rarement plus d'une fois chez le Il faut protéger à tout prix les enfants
même individu. Les facteurs déclenchant leucémiques hospitalisés d'une
ces réactivations : l'âge, les maladies contamination par le VZV s'ils n'ont pas
cancéreuses, les irradiations, les traitements encore eu la varicelle (isolement du
cytotoxiques, l'immunodépression, les malade, pas de contact avec un enfant
varicelleux). En cours de contage, on peut
aussi leur injecter très précocement des immunodépression doit être
immunoglobulines humaines de recherchée (le sida)
convalescents de zona (donc contenant des le diagnostic de zona est
anticorps anti-VZV de haut titre), comme essentiellement clinique
on le fait pour une femme la persistance d’algies post-
immunodéprimée enceinte. zostériennes, souvent intenses et
Un vaccin vivant atténué commence à être prolongées, concerne surtout le
employé chez l'enfant leucémique en
sujet âgé
période de rémission.
les autres localisations : zona des
POINTS IMPORTANTS nerfs rachidiens, zona
ophtalmique (paupière supérieure),
zona du front et zona nasal.
les 2 virus HSV et VZV
appartiennent à la même famille; le
réservoir de virus est strictement
humain ; après la primo-infection, ils
persistent toute la vie à l'état latent
dans l'organisme et se réactivent
souvent, avec parfois des
conséquences graves chez
l'immunodéprimé
le zona correspond à la réactivation
du VZV resté latent dans les
ganglions nerveux sensitifs après
une varicelle
la survenu d’un zona doit
systématiquement faire rechercher
un déficit immunitaire : sida,
lymphome,…
en absence de déficit
immunitaire,les adultes de plus de
50 ans sont les plus touchés
l’éruption est vésiculeuse,
douloureuse et métamérique, de
siége souvent thoracique, dépassent
rarement la ligne médiane et
d’évolution identique à celle de la
varicelle : macules, puis vésicules
puis croûtes
chez le sujet jeune, ou en cas de
zona récidivant, une
LA SCARLATINE des amygdales,adénopathies cervicales
sensibles.
3/- L’ERUPTION : Elle apparaît vers la 48
I/- Définition : C’est une toxi-infection heures, d’abord sur le thorax, puis sur les
d’origine streptococcique de faible ceintures scapulaires et pelviennes enfin
contagiosité .Elle succède à une infection sur les membres ; elle prédomine aux plis
focale, habituellement pharyngée, due au de flexion, sur les régions thoracique
streptocoque beta hémolytique A. Le antérieure et fessière. La face est souvent
Streptocoque A produit de très respectée. Il s'agit d'un érythème rouge
nombreuses toxines dont la toxine vif, diffus, en nappe, nettement limité par
érythrogène, typique de la scarlatine qui un bourrelet saillant de grande valeur
est très immunogène et entraîne une diagnostic. L'éruption provoque un aspect
bonne immunité. La scarlatine est maladie de chaleur,de cuisson et parfois un prurit.
bénigne, qui expose comme toute
infection streptococcique, aux 4/-Diagnostic clinique: Angine rouge,
complications tardives rhumatismales aspect framboise de la langue, énanthème
(RAA) ou rénales (G N A), d’où l’intérêt de et exanthème, nombreuses petites taches
son diagnostic et de son traitement. C’est punctiformes, surtout au niveau des plis.
une maladie de l’enfant, exceptionnelle La peau a un aspect de papier de verre et
avant un an, possible mais rare chez paraît blanche avec de petits points rouges
l'adulte. à la pression.
II/-Transmission: Par contact direct avec 5/-EXAMENS DE LABORATOIRE:
un malade ou un porteur ou via des a/-Diagnostic direct : culture des
sécrétions nasales et pharyngées. La prélèvements réalisés en fonction du site
transmission indirecte par des objets de l’infection (gorge, pus, sérosités, sang).
infectés est possible. La transmission a lieu
surtout entre la fin de l'été et la fin de b/-Diagnostic indirect : montée des
l'hiver. anticorps spécifiques ( ASLO) est un test
très sensible mais seulement 4 à 8
III/- CLINIQUE semaines après l’infection. Si les ASLO ne
1/-Incubation: De 2 à 3 jours. montent pas, il est utile de doser les
antistreptodornases B et les
2/-Invasion : Elle est brutale et se antistreptokinases. Tout germe isolé doit
caractérise par une angine érythémateuse, être envoyé au laboratoire de référence
douloureuse, avec dysphagie,une fièvre pour typage plus précis.
à39-
40,céphalées,vomissements,tuméfaction IV/-Traitement: Antibiothérapie adaptée.
V/- PROPHYLAXIE:
1/-Déclaration : non
2/-Mesures vis-à-vis:
du patient: Retirer les enfants de la
crèche, de l’école.
des proches : Traitement
prophylactique (par pénicilline ou, si
allergie, erythro) les porteurs et
prendre des mesures d’isolement.
de l’entourage: S’il y a plusieurs cas
de scarlatine, aviser les parents et leurs
médecins traitants afin qu’ils soient
attentifs à l’apparition de fièvre et de
maux de gorge. Si le frottis de gorge est
positif, traiter et isoler préventivement
les personnes faisant partie d’un
groupe à risque (jusqu’à la première
culture négative).
3/-Eviction de l’école: Jusqu’à la guérison.
4/-Isolement à l’hôpital: Arrêt de
l’isolement au début du traitement après
24 à 48 heures. Une chambre privée est
recommandée pour les patients manquant
d’hygiène. Utiliser des gants et un tablier
en cas de manipulation de matériel
contaminé. Le port de masque n’est pas
nécessaire. Désinfecter le matériel
contaminé par les sécrétions respiratoires
pendant les 24 à 48 heures qui suivent le
début du traitement.
5/-Vaccination: Inexistante.
6/-Protection passive: Inexistante.
Remarques: Le traitement préventif
contre le RAA est encore effectif 9 jours
après le début de l’infection.
LA PESTE animal, en l’écorchant ou en le
dépeçant.
5) L’agent de la peste peut aussi
envahir le corps humain par
INTRODUCTION: l’intermédiaire de lésions de la peau
La peste est une maladie endémique ou des membranes muqueuses de la
bouche, du nez ou des yeux.
dans de nombreux pays où elle présente
6) Les personnes atteintes de la
souvent un risque d’épidémies. La maladie maladie peuvent par la suite en
se transmet à l'homme par la piqûre de infecter d’autres. La peste
puces ou par exposition directe aux bubonique se transmet rarement
gouttelettes respiratoires ou bien aux d’une personne à l’autre – soit par la
tissus animaux infectés. La surveillance de piqûre d’une puce de l’homme
(Pulex irritans) infectée par un
la maladie chez l’homme et chez l’animal
malade septicémique, soit par
permet de prédire et de détecter les
contact direct entre un malade
épidémies et de suivre l’effet des mesures infecté et une personne indemne.
de lutte. 7) La transmission aérienne par voie
respiratoire peut survenir quand la
II/-Agent étiologique : Yersinia pestis, un peste bubonique primaire se
coccobacille Gram-négatif. transforme en peste pneumonique
secondaire, ce qui entraîne une
III/- Principaux modes de transmission :
peste pulmonaire primaire parmi les
1) La peste se transmet parmi les proches contacts.
rongeurs et des rongeurs vers 8) L’infection par contact direct avec
d’autres animaux par l’intermédiaire des objets souillés par des crachats
des puces des rongeurs sauvages, de malades atteints de peste
par cannibalisme, ou peut-être par pulmonaire peut conduire à une
l’intermédiaire de sols contaminés. peste bubonique.
2) Le processus le plus courant est la IV/- Description clinique et définition de
transmission indirecte par piqûre de cas
puce infectée. L’infection survient le
plus souvent chez l’homme après 1/-Description clinique
contact avec des rongeurs sauvages a/- Peste bubonique : L’inoculation donne
infectés.
lieu à une prolifération cutanée locale, en
3) Les puces du rat infectées, quittent
les cadavres de rats victimes de la général sans manifestation clinique sur le
peste pour chercher une autre moment. On peut observer une vésicule,
source de sang et peuvent donc une pustule ou une ulcération au site
s’attaquer aux êtres humains. d’inoculation. L’infection s’étend par le
4) L’homme peut aussi s’infecter système lymphatique aux ganglions
directement en manipulant un
régionaux où elle peut entraîner
inflammation et gonflements (bubons). c/- Peste septicémique : La peste
Après 2 à 6 jours, installation typique et septicémique primaire est une infection
brutale de la maladie, caractérisée par des évolutive et foudroyante de la circulation
céphalées, des frissons, de la fièvre, un sanguine par Yersinia pestis en l’absence
état de malaise et des douleurs au niveau apparente de toute lymphadénopathie
des ganglions affectés, qui ne seront pas primaire. En l’absence de bubons suspects,
nécessairement enflés à ce moment. il peut être facile de méconnaître un
diagnostic de peste. La peste septicémique
L’évolution des symptômes peut
peut survenir à tout âge, mais les
être rapide, avec des adénopathies
personnes âgées semblent courir un risque
régionales très sensibles et douloureuses.
particulièrement élevé. La réaction de
L’œdème et l’inflammation périnodale
l’hôte peut entraîner un vaste éventail de
peuvent masquer les bubons si ceux-ci ne
réactions pathologiques, notamment une
sont que faiblement hypertrophiés.
coagulopathie, de multiples insuffisances
b/- Peste pulmonaire : La peste systémiques et une détresse respiratoire
pulmonaire primaire est la forme la plus de l’adulte. La coagulation intravasculaire
foudroyante et la plus mortelle de la disséminée peut entraîner des thromboses
maladie. La période d’incubation est alvéolaires, des hémorragies (peau,
généralement de 1 à 13 jours. Elle surfaces séreuses et parenchyme de divers
commence typiquement par l’apparition organes), et peut parfois aller jusqu’à la
brutale de frissons,de fièvre, de céphalées nécrose tissulaire.
et douleurs corporelles, avec de la
2/- Définition de cas:
faiblesse et une oppression thoracique. La
maladie évolue La maladie se caractérise par l’apparition
rapide de fièvre, frissons, céphalées, état
rapidement, avec toux,
de malaise grave et prostration, et :
expectorations, douleurs thoraciques
croissantes, dyspnée, hypoxie et a/- pour la peste bubonique : gonflement
hémoptysies ; la mort est l’issue la plus très douloureux des ganglions (bubons)
fréquente si l’on ne met pas en place une
b/- pour la peste pulmonaire : toux avec
antibiothérapie spécifique 18 à 24 heures
expectorations teintées de sang, douleurs
au plus tard après l’apparition de la
dans la poitrine et respiration difficile.
maladie. Parmi les complications
pulmonaires, on pourra noter des zones de NOTE : L’une et l’autre forme peuvent
nécrose et de cavitation, une pleurésie progresser vers la forme septicémique
liquide et un syndrome de détresse avec toxémie ; il est rare de rencontrer
respiratoire de l’adulte.
une forme septique sans bubons IV/- Evolution: En l’absence de traitement,
apparents. la peste pulmonaire est presque toujours
mortelle et le taux de létalité est de 25% à
3/- Critères de laboratoire:
50% pour la peste bubonique.
Isolement par culture de Yersinia
V/- Prophylaxie
pestis à partir de bubons, de sang, de LCR,
d’expectorations ou Épreuve 1/-Prise en charge des cas:
d’hémagglutination passive mettant en
Prélever des échantillons
évidence une multiplication par au moins 4
(expectorations, sang ou liquide
du titre des anticorps spécifiques de bubonique) du ou des cas suspects
l’antigène F1 de Y. pestis dans des sérums ou probables.
appariés (inhibition de l’hémagglutination) Entamer le traitement
antimicrobien spécifique sans
3/- Classification des cas attendre la réponse définitive du
laboratoire.
a) Cas Suspect : Cas compatible avec
Les cas suspects présentant une
la description clinique. On peut ou
pneumonie devront être isolés et on
non observer en laboratoire les
leur appliquera les précautions
formes coccobacillaires bipolaires
d’isolement respiratoire.
négatives à la coloration de Gram
Administrer, par voie IM la
dans le matériel clinique (ponction
streptomycine – à raison de 2
de bubon,expectorations, tissu,
grammes par jour (ou 30
sang).
milligrammes par kilo de poids
b) Cas Probable : Cas suspect avec :
corporel et par jour jusqu’à un total
Recherche positive d’anticorps
de 2 grammes par jour) pendant 10
à Yersinia pestis
jours ou jusqu’au 3ème jour après
(immunofluorescence) dans des
normalisation de la température.
échantillons cliniques ou
C’est l’antibiotique le plus efficace
Test par hémagglutination
contre la peste.
passive avec un titre
On pourra avoir recours à d’autres
d’anticorps d’au moins 1/10,
antibiotiques selon les directives
spécifiques pour les antigènes
locales (gentamycine,
F1 de Y. pestis tels qu’ils sont
chloramphénicol, doxycycline,
déterminés par inhibition de
oxytétracycline).
l’hémagglutination passive ou
Les tétracyclines sont efficaces dans
Lien épidémiologique avec un
le traitement primaire des malades
cas confirmé.
présentant une peste sans
c) Cas Confirmé : Cas suspect ou
complications : dose de charge de
probable confirmé par le laboratoire. 15 milligrammes par kilo de poids
corporel par voie orale, avec un
maximum de 1 gramme en tout,
puis 25 à 50 milligrammes par kilo réponse immunitaire qu’après un
de poids corporel et par jour (avec mois, voire plus, et elle est donc de
un maximum de 2 grammes par peu d’utilité en cas de flambée.
jour) pendant 10 jours. 3/ En cas d'Épidémies
2/- Prévention:
a) La première chose à faire pour
a) Les personnes en contact étroit lutter contre une flambée de
avec des malades atteints de peste peste consiste à interrompre la
pulmonaire, ou qui ont pu être transmission en luttant contre les
exposées à des puces infectées par puces vectrices depuis le foyer
Yersinia pestis, ou être en contact d’infection vers la périphérie.
direct avec des liquides corporels b) La lutte contre les rongeurs dans
ou des tissus infectés par Y. pestis les zones atteintes (rodenticides
ou encore être exposées à d’autres par l'aménagement du milieu,
produits connus comme infectieux conservation des aliments à l’abri
devront recevoir une des rongeurs) doit survenir après
antibiothérapie à titre préventif si que des programmes intensifs de
le contact a eu lieu au cours des 6 lutte contre les puces auront été
jours précédents. mis en place.
b) Pour la prévention, on utilisera de c) Le cas échéant, il faudra
préférence la tétracycline, la saupoudrer les vêtements
doxycycline, ou le triméthoprime- d’insecticide et utiliser
sulfaméthoxazole (TMP-SMX). quotidiennement les produits
c) On recourra à une antibiothérapie répulsifs anti-insectes.
préventive (avant tout risque de
contact) chez les personnes qui
doivent rester un court laps de
temps dans une zone infectée par
la peste sans que l’on puisse
empêcher le contact avec les puces
ou les cas de peste pulmonaire.
d) Les mesures générales d’hygiène et
d’assainissement faciliteront la
prévention des maladies transmises
par les puces et par les rongeurs.
e) Les vaccins antipesteux ne
protègent pas contre la peste
pulmonaire primaire. On les
réservera aux personnes qui
courent un risque d’infection élevé
par Yersinia pestis (acteurs de
terrain, techniciens de laboratoire,
etc.) ; la vaccination n’entraîne de
LA RUBEOLE Au moins 1 des signes suivants :
petites adénopathies cervicales, sous-
occipitale ou post-auriculaire ;
arthralgie/arthrite.
I/- Définition : la rubéole est une maladie Cas de rubéole confirmé en laboratoire
infectieuse, contagieuse et immunisante
Les difficultés du diagnostic clinique
due à un paramyxovirus ; dans la majorité
de la rubéole imposent de recourir au
des cas elle bénigne chez l’enfant mais son
diagnostic de laboratoire. Un cas de
action est tératogène lorsqu’elle survient
rubéole confirmé en laboratoire est un cas
chez la femme enceinte non immunisée.
suspect présentant une IgM sérique
plus de 90% des adultes sont immunisés
spécifique de la rubéole.
par une infection antérieure
3/- Cas de rubéole avec confirmation
II/- Agent étiologique : Virus de la rubéole,
épidémiologique
genre Rubivirus, famille Togaviridae.
Cas d’éruption fébrile chez qui on n’a pas
III/- Causes favorisantes (facteurs de
procédé à un test sanguin et qui présente
risque): Les personnes à risque sont les
un lien épidémiologique avec un cas de
femmes enceintes. La promiscuité (école,
rubéole confirmé en laboratoire.
crèche, casernes…) favorise la
dissémination de la maladie. Le réservoir 4/- Examen de Laboratoire: Le diagnostic
de virus est humain se confirme en cas d'exanthème par la
présence d'anticorps IgM.
IV/- Clinique:
V/- Transmission. : Le virus de la rubéole
1/-Incubation: De 14 à 21 jours, en
est transmis par voie aérienne par
moyenne 16 à 18 jours..
l’intermédiaire de gouttelettes provenant
2/- Cas suspect de rubéole: Toute du nez et du pharynx des personnes
personne chez qui un agent de santé infectées ou bien par contact direct avec
soupçonne une infection par le virus de la des sécrétions nasales ou pharyngées. Les
rubéole en présence de fièvres, et: nourrissons atteints de SRC répandent de
grandes quantités du virus par voie
Éruption maculopapulaire (non
urinaire. Les nourrissons nés de mères
vésiculaire et non
immunisées sont en général protégés pour
prurigineuse,respecte le cuir
chevelu,les paumes des mains et les 6 à 9 mois. L’immunité active s’acquiert
plantes de pieds,discrète au niveau d par voie naturelle ou par vaccination.
tronc et membres et prédomine sur
joues et fesses), et VI/- Traitement : Symptomatique.
VII/- Prophylaxie:
1/- Déclaration : Obligatoire contaminé par les sécrétions respiratoires
mais également par les urines
2/- Vaccination: systématique ROR (voir
PNI). Contrôler l'immunité d’une femme f/- Mesures préventive générales :
AVANT la grossesse ou, en tout cas, le plus Vaccination systématique de tous les
tôt possible. enfants par le vaccin combiné ROR.
Vaccination hors grossesse : Envisager la
3/- Mesures vis-à-vis:
contraception afin d’éviter une grossesse
a/- du patient: Isolement pendant les 5 à 7 au cours des 3 mois qui suivent une
jours qui suivent l’éruption. Considérer un vaccination.
enfant touché par la rubéole congénitale,
N.B. : les vaccinations accidentelles
comme contagieux pendant UN an. Eviter
pendant la grossesse n'ont jamais entraîné
les contacts avec les femmes enceintes.
d'atteinte du fœtus.
b/- des proches: Eviter les contacts avec
Remarques: Le risque d’atteinte
une femme enceinte. S’il y a eu contact,
congénitale, 40 à 80% au cours des 2
demander une première sérologie. Si elle
premiers mois passe à 20 à 40% au 3ème
est négative, la refaire après 2 et 6
mois, et à 10% au 4ième. Ensuite, le risque
semaines.
devient minime. Parmi les populations non
c/- de l’entourage: Eviter les contacts vaccinées, la rubéole est essentiellement
entre femme enceinte et malade. une maladie d’enfance mais elle survient
plus souvent que la rougeole ou la
d/- Eviction de l’école: Pendant les 5 à 7
varicelle chez les adolescents et les
jours qui suivent l’éruption, surtout en cas
adultes. Là où les enfants ont été vaccinés
de contact possible avec une femme
contre la rubéole, les infections sont
enceinte.
surtout rencontrées chez l’adolescent et
e/- Isolement à l’hôpital: Une chambre l’adulte risques de l’infection au cours de
privée est requise. Isolement 5 à 7 jours la grosses cardiopathies, surdité, cataracte
après l’éruption. Les personnes sensibles ; diminution de la vision ; mouvements
ne doivent pas être exposées. En cas de pendulaires des globes oculaires
rubéole (nystagmus) ; strabisme ; globe oculaire
petit, (microphtalmos) ou augmenté de
Congénitale, il est conseillé de porter un
volume (glaucome congénital)
tablier, d’utiliser des gants pour manipuler
des objets contaminés. Dans les autres cas,
un masque doit être porté par les
personnes sensibles. En cas de rubéole
congénitale, il faut désinfecter le matériel
ERYSIPELE 1. TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE
Traitement de la porte d’entrée
Traitement du facteur favorisant
I/- Définition: Dermo-hypodermite 2. TRAITEMENT ETIOLOGIQUE
bactérienne aiguë, due à S. pyogenes.
Hospitalisation fréquemment
II/- Agent pathogène: A COMPLETER nécessaire.
Antibiothérapie :
1II/- Clinique Antibiotique de choix : amoxicilline
IV, pendant les premiers jours, puis
1/- Signes cliniques:
per os,
début brutal : frissons, fièvre à 39/40°C, durée du traitement : de 10 à 20
malaise général et douleur locale jours,
Plaque oedémateuse rouge, chaude, En cas d’allergie : pristinamycine per
indurée, douloureuse, d’extension rapide, os,
bien limitée en périphérie par un En cas de maintien à domicile :
bourrelet surélevé, parfois entourée de amoxicilline per os.
petites vésicules. 3/- PROPHYLAXIE:
Siège variable : membre inférieur +++,
a/- Prévention primaire :
visage, localisations rares.
Adénopathies satellites possibles. prise en charge de la stase veineuse et
Complications: lymphatique,
locales : collection, suppuration, traitement des intertrigos inter-orteils.
nécrose, b/- Prévention secondaire.
régionales :adénophlegmon,
phlébite, contention et/ou drainage
générales : bactériémie. lymphatique manuel en cas de
fasciite nécrosante streptococcique, lymphoedème ou d’un oedème de
redoutable. cause veineuse,
2/- Biologique Antibiothérapie préventive des
récidives, chez les malades ayant eu
Hémocultures +/- prélèvement local : plusieurs récidives, par pénicilline V ou
Streptococcus pyogenes retard, ou par macrolide en cas
Hyperleucocytose avec polynucléose d’allergie aux bêtalactamines.
neutrophile c/- Prévention de la thrombose veineuse:
3/- DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL - risque faible : pas de prophylaxie
Toutes les autres causes d’oedème anticoagulante systématique,
inflammatoire aigu du visage ou d’un
segment de membre.
IV/- TRAITEMENT
LE RAA ET LE RHUMATISME il existe des porteurs sains de
streptocoque : ils hébergent des
CARDIAQUE streptocoques du groupe A dans
les voies respiratoires
supérieures sans pour autant
présenter de réaction
I- Définition : c’est une inflammation non immunologique
suppurative secondaire à une infection des 2/- Aspect clinique d’une gorge
voies aériennes supérieures par streptococcique :
streptocoque bêta hémolytique du groupe mode d’apparition : soudain
A (SBHGA) symptômes initiaux :
déglutition douloureuse
fièvre : forte supérieur à 39
II- L’AGENT CAUSAL : le streptocoque bêta apparence de la gorge :
rougeur, œdème, exsudat
hémolytique du groupe A. Il touche
(taches jaunes du
principalement les grosses articulations pharynx),augmentation du
(arthrites) et le cœur (cardite), moins volume des a
fréquemment le cerveau (chorée), la peau amygdales,œdèmes et
et les tissus sous cutanés hémorragies ponctuées dans les
le palais mou,tableau clinique de
scarlatine
IV-RHUMATISMES CARDIAQUES et
III- ASPECT CLINIQUE ET
CARDITES RHUMATISMALES
EPIDEMIOLOGIQUE DES ANGINES
STREPTOCOCCIQUES : 1) Aspects épidémiologiques :
1/- aspects épidémiologiques : ils représentent un problème
de santé publique majeur
age : 5-15 ans ils touchent les enfants, les
contagiosité : l’angine est une adolescents et les adultes
maladie contagieuse dans les jeunes<18 ans
zones à forte densité humaine et les cardites sont fréquentes
à mauvaise hygiène 40à50% des cas
le risque de développer un R.C le RC est une maladie à
à la suite d’une angine à déclaration obligatoire
streptocoque du groupe A serait incidence RAA au MAROC :
au minimum de 0.3% dans des 5000-6000 cas /an
conditions d’endémie et jusqu’à
10 fois plus élevé (3%)dans des
conditions d’épidémie
2) Aspects cliniques : 1-cardite 1-fiévre 1-
l’élévatio
Ils sont tés variables. Ils sont influencés par 2-polyarthrite 2-arthralgies
n
la gravité de la crise et le stade auquel le
3-chorée 3- significat
patient est examiné pour la première fois.
allogement ive du
4-erythème
a/- Les critère de JONES pour le diagnostic de l’espace titre des
marginé(tronc,
du RC: Ils ne doivent pas se substituer au PR à l’ECG ASLO
existe dans
jugement clinique mais plutôt guider le
10%)) 4-VS 2-
médecin pour poser le diagnostic. La
accélérée, Pélèvem
présence de 2 signes majeurs, ou d’un 5-nodosités
hyperleucoc ent de
signe majeur et deux signes mineurs en sous-cutanées
ytose, CPR gorge
plus des signes de streptococcie, de
présente, positif
correspond à une forte probabilité de Meynet(taille
fibrinogènes au
Rhumatisme Cardiaque. (Voir tableau) d’un petit
SBHGA
pois),non 5-
sensibles,appar antecedents 3-
LES CRITERS DE JONES : établis en 1944, modifiés en
aissent sur les rhumatisma scarlatin
1955, puis révisés en 1956 et 1988.
faces ux e
d’extension des personnels
I II III articulations, ou
en rapport avec cardiopathie
Signes de
streptococ
une post-
cie cardiopathie streptococci
antérieure rhumatismale que
: preuve
chronique)
d’une 6-preuves
infection d’une
streptococ
cique
infection
récente streptococci
Signes MAJEURS Signes mineurs
(6ème signe que récente
mineur)
signe
fondament
al des Les articulations les plus touchées :
critères genoux, cheville, coudes, et poignets .elles
révisés
1965
ont un caractère migrateur
La chorée : la danse de saint guy est moins
fréquent et l’on note des mouvements
involontaires caractéristiques qui touchent rhumatismale. Les malades et leurs
essentiellement les mains et les muscles proches, les enseignants, les dentistes et
faciaux et disparaissent pendent le les médecins doivent ils être informés de
sommeil avec nette instabilité l’importance d’une hygiène dentaire
émotionnelle optimale, de la nécessité d’une antibio
prophylaxie supplémentaire et spécifique
La cardite : il s’agit d’une atteinte
pour les interventions chirurgicales et
organique (dilatation
dentaires.
cardiaque,pericardite…)
3/- RECHUTES DE RC:
Le risque de rechute rhumatismale est de
50à 60% pour les malades atteints de RC
(ou ayant des antécédents de RAA)à la
suite d’une pharyngite ou angine
streptococcique non soignée(0.3à 3% dans
la population normale. Le risque des
séquelles cardiaques chroniques est
supérieur à 50% en cas de rechutes.
4/- LE TRAITEMENT :
Repos au lit
Antibiothérapie à base
d’extencilline : de durée de 5 ans
après la première crise de RC. ou de
préférence jusqu’à l’age de 18 ans
et jusqu’à l’age de 45 ans ou à vie si
présence d’une atteinte ardiaque
Corticoïde
Surveillance
5/- PREVENTION DU RC ET DE LA CARDITE
RHUMATISMALE
Traitement correct de l’angine
Traitement préventif du RC
6/- ENDOCARDITE INFECTUEUSE OU
MALADIE D’OSLER :
Elle reste une menace majeure pour tout
malade atteint de cardiopathie valvulaire
a) Identifier 80% des sources
d’infection présentes dans la
La Tuberculose collectivité (TPM+)
b) Guérir au minimum 85% de celles-ci
c) Maintenir à plus de 90% te taux de
couverture vaccinale par le BCG chez
I/- Définition : c’est une maladie les enfants de<1 an pour prévenir les
infectieuse contagieuse due à complications de la primo-infection
Mycobacterium tuberculosis ou Bacille de et la survenue de méningites et de
Koch dont il existe 3 types : hominis, le miliaires tuberculeuses chez les
enfants de <5ans.
plus fréquent, bovis et africanus. La primo-
III/- Clinique :
infection, souvent asymptomatique, évolue
vers : A/- La primo-infection tuberculeuse:
Guérison spontanée = tuberculose infection Après contact avec un cas
(90 % des cas), contagieux, l’infection tuberculeuse (la
primo-infection tuberculeuse) ne se
Tuberculose maladie (10 % des cas).
développera que dans 50 % des cas, après
II/- Considérations générales: environ 3 à 8 semaines. La primo-infection
tuberculeuse ne se transforme en
1/- Quelques données statistiques: Au tuberculose maladie que dans 10 % des cas
Maroc et depuis 1991, l’incidence des cas (5% dans les 2 ans et 5% plus tardivement).
déclarés se situe aux environ de 30000 Chez les VIH+, ce risque est augmenté
nouveaux cas par an (taux d’incidence 100 (10% par an).
nouveaux cas pour 100000 habitants et par an en
2005).C’est la tranche d’age comprise 1/- Signes cliniques:
entre 20-45 ans qui est la plus affectée par
a) Incubation: souvent silencieuse (1
la maladie (50% des cas déclarés). La
à 3 mois). Plusieurs formes
tuberculose pulmonaire représente un peu cliniques
moins des 2/3. La tuberculose pulmonaire Asymptomatique le plus souvent
à microscopie positive représente 48-50% Fièvre modérée, altération minime
de toutes les formes de tuberculose, la de l'état général, signes évocateurs
tuberculose extra pulmonaire représente, inconstants (érythème noueux,
kératoconjonctivite phlycténulaire,
quant à elle, le 1/3 des cas et 5% pour la
pleurésie sérofibrineuse)
primo-infection. 2/- Examens complémentaires :
2/- Les objectifs opérationnels du a) Radiographie thoracique :
PNLAT que chaque circonscription Adénopathie médiastinale, ou
sanitaire devrait atteindre chaque interbronchique, ou latérotrachéale,
année: Nodule la plupart du temps non
visible
Épanchement pleural rare
b) Intradermo-réaction à la d’expectoration purulente ou muco-
tuberculine: Positive purulente
c) Avec éventuellement une
c) Bacilloscopie: BK jamais isolé dans hémoptysie (d’abondance variable
l'expectoration, en dehors d'une ou réduite à quelques crachats
complication. hémoptoïques,
d) Fièvre avec sudations nocturnes,
3/- Evolution : e) Fatigue et asthénie
f) Anorexie avec amaigrissement.
a) Guérison spontanée: dans 90 % des g) Parfois signes d’atteinte pleurale
cas en l’absence (pneumothorax ou pleurésie) Ces
d’immunodépression. symptômes étant peu spécifiques..
b) Possibles séquelles radiologiques : 2/- Examens para cliniques :
calcification du nodule et/ou du
ganglion hilaire. a) Bactériologie: Lexamen
4/- Complications : bactériologique des expectorations
qui est le moyen le plus sur, le plus
a) Troubles ventilatoires, économique et le plus accessible
b) Tuberculose maladie : pour établir un diagnostic certain de
Tuberculose pulmonaire commune tuberculose. Chaque fois qu’il y a
par dissémination bronchique. suspicion de tuberculose
Miliaire tuberculeuse, méningite, pulmonaire, trois échantillons
atteinte osseuse par dissémination d’expectoration doivent être
hématogène recueillis en deux jours et examinés
(Immunodéprimé, nourrisson). par la bacilloscopie au laboratoire
de la LAT ; s’ils sont négatifs avec
B/- Tuberculose pulmonaire commune:
persistances des signes
Elle est due à la dissémination par voie respiratoires, alors il faut multiplier
bronchique de bacilles à partir du nodule de les prélèvements de façon à
primo-infection. Il s'agit: accroître les chances de
confirmation pour entamer le
De l'atteinte préférentielle des traitement sur la base d’un
lobes les mieux ventilés (sommets diagnostic certain.
et segments postérieurs) b) Radiologie: La radiographie thorax
De la forme la plus productrice de reste très utile pour :
bacilles, source de transmission à La sélection des malades suspects
l’entourage. présentant des symptômes
La tuberculose pulmonaire commune évocateurs ou faisant partie de
se manifeste par: groupes à risque tels que les sujets
contacts
1/- Signes cliniques: La recherche d’une éventuelle
localisation pulmonaire en cas de
a) Une toux chronique (> 3 semaines)
tuberculose extra pulmonaire
b) C'est une toux sèche ou le plus
souvent accompagnée
La mise en évidence de N.B. : Les bacilles disséminés dans
complication en rapport avec une l’organisme lors de la primo-infection
tuberculose pulmonaire.
peuvent entraîner des tuberculoses extra
C/- Tuberculose extra thoracique:
pulmonaires lorsque les conditions
(ganglionnaires, osseuses, rénales,
favorables sont réunies. Du fait que les
méningées, …) Elles peuvent être associées
lésions ne contiennent qu’une petite
ou non à une forme pulmonaire. La
population bacillaire, le diagnostic de
symptomatologie et la mise au point
tuberculose au niveau des foyers extra
dépendront de la localisation. Le foyer
pulmonaires ne peut être confirmé que par
initial peut avoir disparu depuis longtemps.
la culture ou l’examen
Par ordre de fréquence :
anatomopathologique.
Ganglionnaire,
Osseuse, notamment IV/- Classification des cas :
spondylodiscite (mal de Pott) , 1) Cas probable: Patient dont le
méningo-encéphaliques , tableau clinique est compatible avec
Laryngées, une tuberculose et chez qui l'examen
Rénale, radiologique est suspect. Il n'y a pas
Génitale, de confirmation bactériologique.
Surrénalienne. 2) Cas confirmé : Présence d’une
1/- Diagnostic positif culture positive pour le complexe
a) Liquide de ponction (exsudat Mycobactérium tuberculosis.
lymphocytaire), LCR V/- Réservoir de virus et source
(lymphocytose, d'infection
hyperalbuminorachie,
1) Réservoir de virus: Il est constitué
hypoglycorachie)
par l'homme malade, le bétail (les
b) Histologique : granulome
bovins), est, plus rarement, d'autres
tuberculoïde
mammifères peuvent être touchés et
c) Diagnostic de certitude : isolement
constitué un RV pour l'homme.
et identification du BK dans
2) Source d'infection:
liquides biologiques et
a) Les gouttelettes de salive des
prélèvements biopsiques.
malades, en particulier TPM +,
d) Laboratoire: Isolement de bacilles
b) Le lait et produits laitiers des
de Koch (BK) dans les sécrétions
bovins contaminés,
respiratoires (ou tout autre
c) Les aliments contaminés par les
échantillon tel que LCR, pus, urine,
personnes malades.
etc…, en cas de tuberculose extra
VI/- Transmission de la maladie:
pulmonaire). La présence de BK est
détectée par examen microscopique La source d’infection est constituée
direct, après coloration de Ziehl essentiellement par les patients
Neelsen, ainsi que par mise en atteints de tuberculose pulmonaire.
culture sur milieux spécifiques. Les bacilles sont transmis par voie
aérogène: exposition aux
gouttelettes d’aérosols contaminées (principalement au cours des 2
expectorées par des personnes premières années après l’infection).
atteintes de tuberculose pulmonaire La tuberculose extra pulmonaire
active ou laryngée (contagieuse), n’est pas contagieuse. Et il en va
lors d’un effort expiratoire (tousser, généralement de même pour la
chanter, éternuer,…). tuberculose de l’enfant (infiltrats
Les gouttelettes de taille minuscule pulmonaires, tuberculose miliaire,
sèchent rapidement et peuvent tuberculose méningée et autres
rester en suspension dans l’air, formes extra pulmonaires).
sous forme de particules, pendant L’infection tuberculeuse peut être
plusieurs heures. due également à Mycobacterium
Seules les particules de moins de bovis, il s’agit d’une
10 microns de diamètre peuvent consommation de lait contaminé
atteindre les alvéoles, les autres non bouilli.
(plus de 10 microns) sont arrêtées l’age moyen des malades
au niveau des voies respiratoires tuberculeux est compris entre 30-
supérieures et évacuées par le tapis 40 ans
mucociliaire (habituellement, elles Incidence: En 2005 il est de 100
sont avalées). cas/100.000ha ce qui correspond
L’inoculation cutanée est rare (se 30000 cas déclarés.
voit encore chez le microbiologiste L’incidence dans la population
ou le personnel de laboratoire). occidentale autochtone est
Les malades non traités atteints de <10/100.000 habitant.
tuberculose pulmonaire avec VII/- Facteurs de risque :
expectorations positives à l’examen
microscopique direct (TPM+) La promiscuité: prisons et
constituent la principale source de habitats insalubres (bidonvilles,
transmission. La primo-infection, humidité et la pollution)
qui peut survenir de 2 à 10 La sous alimentation
semaines après l’exposition à Sujets à risque élevé d'infection
l’agent infectieux, peut guérir tuberculeuse: Sujets contact d'un
spontanément ou évoluer vers la cas connu de tuberculose
tuberculose maladie. contagieuse, Le personnel de
Les bacilles peuvent rester latents santé
plusieurs années – voire pendant Sujets régulièrement en contact
toute la vie de la personne infectée avec des produits contaminés par
– ou bien entraîner une pathologie le bacille tuberculeux (personnel
tardive quand l’âge ou d’autres des laboratoires d'analyse
facteurs s’accompagnent d’une bactériologiques).
détérioration du statut immunitaire. Sujets ayant un risque accru de
Sur la durée de l’existence, le développer une tuberculose active
risque de voir une tuberculose Infection par le VIH : le risque
active survenir chez une personne d'une tuberculose est 113 fois
infectée (qui a déjà fait une primo- plus élevé chez les sujets
infection) est de 10% environ séropositifs pour le VIH que chez
les séronégatifs. Chez les patients VIII/- Immunité : Une personne infectée
atteints du SIDA, le RR est de développe une immunité partielle. Cette
170. immunité acquise n’empêche pas toujours
Corticothérapie à hautes doses et
les éventuelles réinfections exogènes ou les
pendant une longue période ou
autre traitement réactivations endogènes.
immunosuppresseur; par IX/- Traitement : selon la stratégie
exemple, après transplantation, le
préconisée par L’OMS et adopté par LE
RR entre 20 et 74.
Pneumoconiose : le RR est de 30 MAROC.
en cas de silicose.
X/- Prophylaxie: (Voir PNLAT)
Affections malignes spécifiques
telles que leucémie, lymphome de 1) Déclaration: Oui.
Hodgkin, carcinome du cou et de 2) Santé publique: Dès qu'un cas de
la tête : le RR est de 16. tuberculose active est mis en
Infection récente (< ou = 2 ans) : évidence, il y a lieu de confirmer le
le RR est de 15. cas, assurer la prise en charge
Insuffisance rénale : le RR est correcte du patient (traitement
compris entre 10 et 25. adapté, isolement si le cas est
Porteurs de lésions pulmonaires contagieux) et organiser le dépistage
identifiées à la radio. : RR entre dans l’entourage si nécessaire. (Voir
6 et 19. PNLAT)
Le risque de développer une 3) Mesures vis-à-vis:
tuberculose active est élevé en a) Du patient: Le patient doit
présence de certaines affections recevoir un traitement
médicales comme diabète (le RR antituberculeux adéquat et être
chez entre 2 et 3,6) correctement informé de
Dénutrition (poids inférieur à l’importance de l’adhésion
10% sous du poids idéal thérapeutique (traitement
théorique) Directement supervisé). S’il est
Usage de drogues par voie IV. contagieux, il doit être isolé
Alcoolisme chronique. jusqu’à négativation des
VII/- Contagiosité : On considère qu'un expectorations à l'examen direct,
patient est contagieux lorsqu'il est atteint soit à l’hôpital, soit au domicile
d'une tuberculose pulmonaire, bronchique dans une chambre bien ventilée et
ou laryngée dont les expectorations sont éclairée et prendre des précautions
positives à l'examen direct et/ou à la d’hygiène de la toux. En cas de
multi résistance, les mesures
culture. La contagiosité est plus importante
citées ci-dessus doivent être
lorsque les BK sont présents à l'examen strictement respectées.
direct, c'est pourquoi, en règle générale, b) Des sujets contacts: (des proches
l'isolement est suspendu lorsque 3 examens et de l’entourage) ce sont toutes
directs sont négatifs à un jour d'intervalle. les personnes qui vivent au
contact de patients ayant une
tuberculose à microscopie
positive. Dans l’entourage d’un c) Le port d’un tablier et de gants
malade contagieux, c’est à dire la n’est en général pas nécessaire.
source de contamination, on parle d) Si les locaux ont été bien aérés,
communément de dépistage il ne faut pas les désinfecter
autour d’un cas index. On doit quand le patient quitte l’hôpital.
rechercher dans cet entourage : e) Tous les instruments et matériels
D’autres cas de tuberculose seront soigneusement nettoyés,
pulmonaire de préférence en machine et
Des cas de primo-infection désinfectés.
chez les enfants de moins de f) Toutes les mesures doivent être
10 ans (examen clinique, renforcées en présence d’une
IDR à la tuberculine, tuberculose multirésistante.
radiographie thorax) L’isolement prend fin quand
Des cas de localisation extra l’examen direct des
pulmonaire. expectorations matinales est
4) chez les consultants suspects: (cas négatif pendant 3 jours
probable sur signes respiratoires successifs.
cliniques ou radiologique) et sujets g) Pour les tuberculoses
multirésistantes, il faut que 6
contacts de plus de 10 ans : examen
examens microscopiques directs
clinique à la recherche d’autres espacés d'au moins 3 jours soient
localisations et examen bactériologique consécutivement négatifs.
de 3 crachats. 7) Mesures préventives générales : Le
contrôle de la tuberculose est orienté
5) Eviction de l’école: L’enfant doit
suivant 2 axes principaux:
être isolé tant qu’il est contagieux. Le
risque de contamination est faible car les a) Le diagnostic et le traitement
enfants développent plus souvent des précoces des cas de tuberculose-
formes disséminées ou ganglio - maladie : la priorité doit être
pulmonaires non contagieuses. donnée aux patients atteints de la
forme pulmonaire bacillifére afin
de limiter au maximum la
contamination de l’entourage;
6) Isolement à l’hôpital : b) Le dépistage des personnes
infectées par le bacille de Koch
a) Le patient est placé en chambre et leur traitement préventif pour
d’isolement au cours de la éviter le développement d’une
période de contagiosité ; il doit maladie tuberculeuse. Un
limiter tout déplacement au sein dépistage devra être organisé
de l’hôpital. activement dans les groupes à
b) Les visites sont courtes et risque de tuberculose (voir plus
limitées (elles sont interdites haut).
pour les enfants de moins de 5 8) Vaccination : vacciner par le BCG
ans).
tous les enfants dès la naissance (Voir PNI).
Après la vaccination au BCG, une
immunité (relative) est acquise en 6 à 10
semaines. D'efficacité controversée, le
BCG n'empêche pas les infections mais
protège contre les formes graves et
disséminées de la maladie, surtout chez
l'enfant.
9) Protection passive: Afin d’éviter
qu’un sujet infecté par le bacille de Koch
ne développe la tuberculose (risque de 10
% au cours de la vie), il peut être soumis à
une chimiothérapie préventive.
GRIPPE AVIAIRE Au Maroc, le secteur de l’aviculture
joue un rôle socio-économique
considérable. La production de la viande
blanche contribue actuellement à plus de
Introduction
50% dans la consommation totale des
L’influenza aviaire (appelée viandes et à 100% des besoins en oeufs de
communément grippe aviaire) est une consommation des foyers marocains. Les
maladie due à un virus du genre investissements consentis dans ce secteur
Influenzavirus de type A. Selon l’Office génèrent un chiffre d’affaires annuel de
International des Epizooties (OIE), les sous l’ordre de 13 milliards de dirhams. En
types H5 et H7 sont à déclaration outre, ce secteur a permis la création de
obligatoire. Il s’agit d’une maladie plus de 200.000 emplois.
mondialement répartie (tous les
Chez l’homme, la grippe est une
continents) qui a été identifiée pour la
infection respiratoire aigue d’origine
1ère fois en Italie, il y a plus de 100 ans
virale, très contagieuse et évoluant sur un
(1878) et dont le virus n’a été isolé qu’en
mode épidémique. Sans gravité pour la
1955.
population en parfaite santé, la grippe
La crise liée à cette maladie a débuté peut exposer à de graves complications les
fin 2003 suite à sa déclaration en personnes aux âges extrêmes de la vie et
République de Corée. Depuis cette ou fragilisées par une maladie chronique.
période, plus de 200 millions de volailles
Actuellement, des indices très forts
sont mortes ou ont été abattues dans les
prédisent la survenue d’une pandémie
pays touchés, engendrant de lourdes
grippale due à un nouveau virus dont la
conséquences socio-économiques :
morbidité et la mortalité pourraient être
des pertes évaluées entre 10 à 15 très importantes. Le virus le plus
milliards de dollars US ; probablement en cause serait un dérivé du
la destruction des moyens virus de type A sous type H5 N1 qui est
d’existence de millions de petits responsable de l’influenza aviaire.
éleveurs ;
la perturbation du commerce En effet, depuis décembre 2003,
régional et international. certains pays d’Asie, et récemment
Par ailleurs, l’impact de cette maladie d’Europe orientale, ont connu des cas
sur la santé publique n’est pas à négliger. isolés, voire même des foyers, de grippe
En effet, la barrière d’espèce a été franchie humaine à « A H5 N1 ».
puisque le virus est passé chez l’Homme
dans des conditions particulières, d’où le Avec le dernier cas humain rapporté
risque de pandémie humaine. par l’Irak, l’OMS a annoncé au 09/02/06 un
cumul de 168 cas dont 88 décès (Taux de de sa population ainsi que ses
létalité de 53%). caractéristiques écologiques, présente
tous les facteurs favorables à
Le Maroc, de par sa situation
l’introduction et à la circulation du
géographique, l’importance de ses
nouveau virus grippal.
échanges internationaux, la forte densité
Si à l’heure actuelle, il n’y a pas une désorganisation du système
d’épizootie connue et qu’il n’y a pas de cas de santé en raison de la saturation
humains dus au nouveau virus, l’apparition rapide des services de soins ;
une désorganisation de la vie
de cas d’influenza aviaire voire même
sociale et économique ;
d’infection humaine reste possible. une paralysie partielle de services
Il est difficile de prévoir l’impact de essentiels nécessaires au
fonctionnement de la société et
la prochaine pandémie de grippe, celui-ci
de l’État.
dépend du degré de virulence du virus, de L’évolution de la situation
sa rapidité de propagation d’une épidémiologique mondiale en matière
population à une autre, ainsi que de d’influenza aviaire, l’importance et la
l’efficacité des efforts de prévention et facilité des échanges et les exemples tirés
d’intervention. En dépit de l’incertitude des pandémies grippales du XXème siècle,
relative à l’amplitude de la prochaine amènent le gouvernement à arrêter un
pandémie, il demeure important de faire plan de surveillance, de prévention et de
des estimations de l’impact sanitaire et lutte contre l’influenza aviaire et une
économique pour aider à la prise de éventuelle pandémie grippale, suivant les
décisions et pour orienter la planification niveaux d’alerte et les recommandations
en cas de pandémie. des organisations internationales
La cinétique et l’impact d’une spécialisées (Organisation Mondiale de la
pandémie ont été modélisés par divers Santé [OMS], Organisation Mondiale de la
instituts de veille sanitaire aux Etats Unis Santé Animale [OIE] et Organisation des
ou en Europe. En l’absence d’intervention Nations Unies pour l’Alimentation et
sanitaire, le nombre de personnes malades l‘Agriculture [FAO]), et à lancer en
pourrait s’établir entre 4,5 et 10,5 millions parallèle un processus planifié
de la population marocaine, et le nombre d’acquisition de moyens de prévention et
de décès pourrait atteindre 60 000 à 120 de lutte.
000 en fin de pandémie. 240 000 à 600 La planification de la lutte contre une
000 personnes pourraient développer des éventuelle pandémie de grippe est un
complications nécessitant l’hospitalisation. processus dynamique qui doit s’adapter en
Outre son impact sanitaire majeur, une prenant notamment en compte :
pandémie pourrait provoquer :
les recommandations des organisations à promouvoir et les
organismes internationaux doctrines d’utilisation des moyens
impliqués dans le processus de de prévention et de lutte ;
préparation et de lutte contre une l’évolution de la recherche, des
éventuelle pandémie de grippe : développements technologiques
OMS, FAO, OIE ; et l’amélioration des
le suivi de l’évolution de connaissances et des leçons tirées
l’épizootie d’influenza aviaire due de crises ou d’épidémies ayant
au virus A H5N1 ; des impacts similaires ;
l’évolution des possibilités le renforcement des actions de
d’intervention de l’Etat, coopération internationale.
permettant de préciser les
Le présent plan de préparation et de aviaire ») sous sa forme dite « à
riposte établit les lignes directrices qui déclaration obligatoire » est définie
seront appliquées dans la préparation et comme une infection des volailles causée
l’intervention face à la menace d’une par tout virus du genre Influenzavirus de
épizootie d’influenza aviaire et d’une type A appartenant au sous-type H5 ou H7
pandémie de grippe d’origine aviaire. Il ou par tout virus influenza ayant un indice
propose une clarification des rôles et des de pathogénicité intraveineux supérieur à
responsabilités des intervenants en 1,2 (ou bien entraînant une mortalité d'au
pareille circonstance. moins 75%).
I/- Influenza aviaire et grippe humaine: Les virus de l'influenza aviaire (IA) à
déclaration obligatoire peuvent être
A- Chez l’animal divisés en deux catégories : le virus de
1/- Définition et étiologie l'influenza aviaire à déclaration obligatoire
hautement pathogène et le virus de
L’influenza aviaire une maladie
l'influenza aviaire à déclaration obligatoire
contagieuse, virulente, due à un virus
faiblement pathogène :
appartenant à la famille des
Orthomyxoviridés et au genre Les virus responsables de l’influenza
Influenzavirus type A, Jusqu’à présent, il aviaire à déclaration obligatoire
hautement pathogène ont un indice
existe 16 sous-types H (H1à H16) et 9 sous-
de pathogénicité intraveineux
types N (N1à N9). Toutes les souches supérieur à 1,2 chez le poulet âgé de
hautement pathogènes chez la volaille 6 semaines, ou bien entraînent une
appartiennent aux types H5 et H7. mortalité d’au moins 75 % chez les
poulets âgés de 4 à 8 semaines
Selon le code Zoosanitaire de l’Office infectés par voie intraveineuse.
International des Epizooties (O.I.E.), L’influenza aviaire à déclaration
l'influenza aviaire (appelée encore « grippe obligatoire faiblement pathogène
est causée par tous les virus sodium, les solvants des
influenza de type A appartenant aux lipides, la ß-
sous-types H5 et H7, qui ne sont pas propiolactone
des virus responsables de l’influenza
aviaire à déclaration obligatoire Désinfectants Inactivé par le formol et
hautement pathogène. : les composés iodés
2/- Résistance aux agents physiques et
chimiques Résistance : Résiste pendant de
longues périodes dans
les tissus, les fèces et
Température Inactivé à 56°C/3 h ou l'eau
: 60°C/30 mn
pH : Inactivé à pH acide
Agents Inactivé par les agents
chimiques : oxydants, le
dodécylsulfate de
3/- Lésions: Hémorragies et érosions de la
muqueuse du gésier
Peuvent être absentes en cas de Foyers hémorragiques et ulcérations
mort subite sur les tissus lymphoïdes de la
Congestion sévère de l'appareil muqueuse intestinale.
musculaire
Déshydratation
Oedème sous-cutané de la tête et
du cou
Trachéite hémorragique 4. Diagnostic
Exsudats muqueux ou caséeux a/- Identification de l'agent
importants dans la lumière
Inoculation dans des oeufs embryonnés de
trachéale après quelques jours
d’évolution de la maladie. poule de 9 à 11 jours, puis :
Pétéchies à la face interne du Mise en évidence de
sternum, sur les séreuses et les l'hémagglutination.
tissus adipeux de l'abdomen, sur les Test d'immunodiffusion pour
surfaces séreuses et dans la cavité confirmer la présence du virus grippal de
splanchnique type A.
Des pétéchies sur le myocarde
Hémorragies et éclatement des Détermination du sous-type par des
ovules antisérums monospécifiques.
Hémorragies au niveau du Évaluation de la virulence de la
proventricule souche : détermination de l'indice de
pathogénicité par voie intraveineuse Non introduction dans les
chez des poulets de 4 à 8 semaines. élevages d'oiseaux dont l'état
b/- Tests sérologiques sanitaire n'est pas connu
Surveillance des contacts avec les
Tests d'hémagglutination et
personnes
inhibition de l'hémagglutination.
Procédures de nettoyage et de
Immunodiffusion en gélose.
désinfection correctes
Le test ELISA n’est pas considéré
Présence, de préférence, d'une
comme technique de référence pour
seule classe d'âge par exploitation
le diagnostic de l’influenza aviaire.
En cas de foyer :
c/- Prélèvements :
Abattage de tous les oiseaux.
- Pour isolement et identification :
Élimination des carcasses et de tous
A partir des animaux vivants :
les produits d'origine animale.
prélèvements trachéaux et
cloacaux par écouvillonnage (ou Nettoyage et désinfection.
prélèvements de fèces) Respect d'un délai de 21 jours avant
A partir des cadavres : l'introduction de nouveaux oiseaux.
prélèvements d'organes (trachée,
Des vaccins à virus inactivés peuvent être
poumon, foie, cerveau, rate).
utilisés pour limiter la propagation de la
- Pour les tests sérologiques :
Échantillons de sang coagulé ou maladie.
sérum. 6. Facteurs de risque pour le
5/- Diagnostic différentiel Maroc: L’évaluation du risque lié à
Maladie de Newcastle dans sa l’introduction de l’influenza aviaire
forme vélogène. sur le territoire national fait
Sinusite infectieuse de la dinde. ressortir les facteurs de risque
Forme aiguë du choléra aviaire. suivants :
Maladies respiratoires, la transmission de l’influenza aviaire
notamment la laryngotrachéite hautement pathogène (A H5N1)
infectieuses dans sa forme aigue. peut avoir lieu par les oiseaux
Maladie de Gumboro chez le migrateurs dont le Maroc se trouve
poulet. dans leur axe de migration.
6/- Traitement: Il n'existe aucun Toutefois, pour que cette
traitement pour l’influenza aviaire. transmission aux oiseaux
7/- Prophylaxie: domestiques puisse avoir lieu, il faut
que les oiseaux migrateurs infectés
Absence de contact entre les
transmettent le virus de la maladie
volailles et les oiseaux sauvages,
aux canards qui jouent le rôle de
notamment les oiseaux
relais épidémiologique entre les
aquatiques
oiseaux migrateurs et les oiseaux de
basse cour.
L’introduction de la maladie peut Il existe 3 genres d’Influenza virus :
aussi avoir lieu par le biais A, B, C, n’induisant aucune
d’importation de volailles ou de immunité croisée.
leurs produits à partir de pays Leur caractère enveloppé leur
infectés. Or, depuis 2003, le Maroc a confère une sensibilité aux
interdit légalement toute détergents et aux solvants des
importation de volailles, de produits lipides.
d’origine aviaire et de matériel La principale caractéristique des
d’élevage à partir de tous les pays virus grippaux de type A est leur
déclarés infectés par la maladie. grande variabilité génétique
Cette mesure d’interdiction a été responsable d’une grande plasticité
étendue en 2005 après l’extension antigénique.
de la maladie. Il existe, en effet, 2 types de
Les déplacements des personnes variations des virus grippaux :
voyageurs provenant de pays • Variation Progressive : due à
infectés peuvent être un facteur de l’accumulation de mutations
risque à l’introduction de la maladie ponctuelles de gènes entraînant
sur le territoire national à travers des modifications mineures du
des produits de volailles qui seraient virus : glissement antigénique =
contaminés par le virus de la responsable des épidémies
maladie. saisonnières hivernales suite à la
B- Chez l’Homme diminution de l’immunité ; elle
impose le changement des
1. L’agent pathogène souches vaccinales.
Les virus de la grippe appartiennent à la • Variation Brutale : variation
famille des Orthomyxoviridae et ont les antigénique brutale majeure des
caractéristiques suivantes : protéines antigéniques de
surface du virus grippal A : donne
Virus à acide ribonucléique naissance à un nouveau virus.
possédant une enveloppe ; celle-ci L’immunité préexistante ne
contient des glycoprotéines de protège pas contre cassure
surface [hémagglutinine (HA ou H) antigénique, elle résulte des
et neuraminidase (NA ou N)]. échanges de souches animales et
L'hémagglutinine fixe le virus sur les humaines.
récepteurs cellulaires et permet 2. Epidémiologie: La grippe est très
d'agglutiner les hématies de contagieuse. Elle se transmet par les
certaines espèces animales. La sécrétions respiratoires à l’occasion
neuraminidase permet le d’éternuements ou de toux. Les lieux
détachement des nouveaux vibrions confinés et très fréquentés (bus, trains,
de la membrane cellulaire après la collectivités fermées…) sont propices à
réplication. la transmission de ces virus. Une
épidémie atteint entre 30 et 60 % des
individus non immunisés d'une pouvant s’installer en deux à quatre
population. semaines et durer chacune 8 à 12
La contagiosité débute généralement 3 semaines, séparées de quelques mois
jours avant l’apparition des symptômes, voire davantage. Cependant, en raison de
puis augmente pour atteindre son la mondialisation des échanges, une
maximum au début de la phase extension de la pandémie sans vagues
symptomatique ; Elle diminue ensuite successives mais avec des pics associés à
progressivement et chute à partir du 3ème un fond permanent de cas est possible.
ou 4ème jour après le début des signes
cliniques. 4. Evolution naturelle de la grippe
commune
L’immunité acquise persiste pendant Elle se traduit, le plus souvent, par
des années uniquement pour le variant l’apparition brutale, après une incubation
viral responsable de la maladie. La de 1 à 3 jours, de symptômes systémiques
plasticité antigénique très particulière des (fièvre supérieure à 38°C, frissons, malaise,
virus grippaux, surtout du type A, explique sueurs profuses, céphalées, myalgies)
pour l'essentiel, l'absence d’immunisation accompagnés de symptômes respiratoires
durable et aussi les difficultés de la (toux, douleurs pharyngées, catarrhe
prophylaxie vaccinale. Le rôle des nasal), et parfois de symptômes oculaires
recombinaisons virales, des échanges de (photophobie, douleurs et sensation de
matériel génétique entre différentes brûlure). L’évolution d’une grippe non
souches dans le réservoir animal, est sans compliquée se fait, généralement, vers la
doute important. guérison en quelques jours, mais une toux
et une asthénie peuvent persister pendant
3. Qu’est ce qu’une pandémie de grippe ?
quelques semaines ; parfois surviennent
Une forte augmentation dans le temps des complications qui peuvent être fatales.
et dans l’espace des cas de grippe,
Beaucoup de cas graves et mortels, 5. Complications de la grippe
Elle résulte de l’introduction chez Ces complications sont dues au virus
l’espèce humaine, le plus souvent à lui-même et/ou aux surinfections
partir d’un réservoir animal, d’un virus bactériennes. En période d’épidémie, les
grippal complètement nouveau vis-à-vis grippes compliquées touchent
duquel la population humaine n’est pas principalement les personnes aux âges
encore immunisée.
extrêmes de la vie et les personnes
En cas d’épizootie d’influenza aviaire, le
risque d’apparition d’un virus souffrant de pathologie chronique
pandémique devient plus élevé. (respiratoire, cardiaque, rénale,
L’extension d’une pandémie se fait métabolique ou immunologique) quel que
classiquement en vagues successives soit leur âge.
Les populations à risque lors d’une antécédent pathologique
pandémie (population par classe d’âge…) (beaucoup de décès de jeunes
peuvent être différentes des populations à adultes lors de la grippe espagnole
de 1918-1919). La grossesse peut
risque lors d’une épidémie saisonnière. Les
augmenter le risque de
complications les plus fréquentes sont : développement d’une
L’otite moyenne aiguë qui se retrouve pneumopathie virale primaire
très fréquemment chez les jeunes comme cela a été décrit lors des
enfants. pandémies de 1918 et 1957.
La bronchite aiguë qui s’observe dans La pneumopathie mixte
environ 30% des cas, la pharyngite et la bactérienne et virale survient
laryngo-trachéite essentiellement chez surtout chez les patients ayant
les enfants. une pathologie chronique
Les pneumopathies : cardiaque ou pulmonaire.
La pneumopathie bactérienne Les autres complications sont :
secondaire, liée à la surinfection Complications cardiaques : Lors
bactérienne des lésions dues au des épidémies, des troubles du
virus, est la plus fréquente ; les rythme cardiaque sont assez
germes les plus souvent isolés fréquents (entre 30 et 80 %). Ces
sont les Streptococcus anomalies peuvent être
pneumoniae, Staphyococcus transitoires ou persister. Au cours
aureus, Haemophilus influenzae. des pandémies antérieures, des
La pneumopathie bactérienne anomalies cardiaques ont été
survient plus fréquemment chez observées. Lors de la pandémie de
les personnes âgées et chez les 1889-1890 une augmentation du
personnes atteintes de nombre de décès d’origine
pathologies chroniques cardiovasculaire avait été
cardiaques et pulmonaires. observée. Lors de la pandémie de
La pneumopathie grippale virale 1918 des cas de myocardite et de
primitive est une complication péricardite ont été rapportés,
peu fréquente mais au pronostic cependant peu de cas similaires
sévère ; sa survenue dépend, en ont été observés depuis.
partie, de la virulence de la souche Complications du système
virale. Elle sévit surtout lors des nerveux central : des atteintes du
pandémies. Elle aboutit, dans les système nerveux central ont été
cas graves, à une insuffisance parfois rapportées au cours d’une
respiratoire aiguë et mortelle en grippe :
quelques jours. La pneumopathie Convulsions, troubles de la
virale primitive atteint en conscience, syndrome de Guillain-
particulier des sujets présentant Barré, myélite et encéphalite.
une pathologie cardiaque, Le syndrome de Reye
principalement une sténose (encéphalopathie avec
mitrale, des adultes jeunes, sans dégénérescence graisseuse du
foie) est une complication sévère d’infections respiratoires d’origine
plus particulièrement de la grippe virale.
à virus B, survenant chez les La myosite, la rhabdomyolyse et la
enfants entre 2 et 16 ans. Son myoglobinurie ont été assez
association avec un traitement par rarement observées.
l’acide salicylique dans le L’aggravation des pathologies
traitement de la grippe a été chroniques sous jacentes
signalée et son incidence a :(cardiaque, pulmonaire,
nettement diminué depuis les métabolique, néoplasique,
recommandations de n’utiliser rénale…).
que des molécules non salicylées
chez les enfants atteints
ELEMENTS DU PLAN NATIONAL DE Organiser une réponse nationale
PREPARATION adaptée du système de santé à
ET DE RIPOSTE A L’INFLUENZA AVIAIRE l’augmentation massive et rapide
ET A UNE PANDEMIE DE GRIPPE des besoins de prise en charge ;
D’ORIGINE AVIAIRE
Limiter l’impact global de la
pandémie sur la société.
I/- Axes stratégiques : Le plan s’articule
autour des 7 lignes de forces suivantes : III/ Période d’alerte à la pandémie
Phase 1: « Pas de nouveau virus grippal
1. Planification sectorielle et coordination détecté chez l’homme. Un sous type
interministérielle :
grippal causant la maladie chez
2. Veille et suivi de la situation
épidémiologique nationale et l’homme est peut être présent chez
internationale pour l’influenza aviaire l’animal. Si présence chez l’animal, le
et la grippe humaine d’origine aviaire ; risque d’infection ou de maladie chez
3. Préparation de la réponse du système l’homme est faible ».
national vétérinaire ;
4. Prévention pour contenir la Phase 2 : «Pas de nouveau virus grippal
dissémination du virus et éradiquer le détecté chez l’homme. Cependant la
virus en cas de son introduction sur le circulation d’un sous-type chez l’animal
territoire national ; présente un risque élevé pour l’homme
5. Préparation de la réponse du système
»
national de santé ;
6. Information, Education et Phase 3 : « Infection(s) humaine(s) par
Communication ; un nouveau virus grippal, mais sans
7. Coopération régionale et internationale.
transmission inter humaine ou très
II/ Objectifs :
rares cas de diffusion, par contact
Le plan national de lutte contre rapproché».
l’influenza aviaire et la pandémie grippale
Phase 4 : « faible(s) foyer(s) avec
vise à :
transmission interhumaine limitée. La
Prévenir l’introduction sur le propagation du virus est très localisée
territoire national du virus aviaire suggérant que le virus n’est pas bien
A H5N1 ; adapté à l’homme ».
Détecter précocement sa Phase 5 : « foyer(s) important(s), mais
circulation et contenir sa diffusion
chez la volaille en vue de son la transmission interhumaine reste
éradication localisée, suggérant que le virus
Empêcher sa transmission à s’adapte de mieux en mieux à l’homme,
l’Homme ; sans qu’il soit complètement
transmissible » : Risque pandémique substantiel.
IV/- Période pandémique Phase 4 cas groupés (« clusters ») de transmiss
et localisée (virus incomplètement ada
Phase 6 : «Transmission élevée dans la
population générale ».
Phase 5 extension des cas groupés, encore géo
(le virus s’adapte à l’homme)
PERIODE PANDEMIQUE
V/- Retour à la période inter pandémique Phase 6 forte transmission inter humaine dans
extension géographique rapide
Classifications de l’OMS relative aux niveaux d’alerte à la pandémie de
grippe Plan national
Nouvelles phases selon l’OMS
PERIODE INTER-PANDEMIQUE
Niveau d’alerte actuel: La plupart des
pas de nouveau virus grippal circulant chez l’homme
phases Situation 1
peuvent constituer le niveau
Phase 1
d’entrée direct dans la crise, sans avoir été
Phase 2 pas de nouveau virus grippal circulant chez l’homme, malgré un Situations 2A
précédées par les phases de degré
virus animal
inférieur. et 2B
occasionnant un risque substantiel de maladie humaine
Chacune des phases peut se trouver
aggravée par la survenue concomitante
PERIODE D’ ALERTE PANDEMIQUE d’autres épidémies telles que le SRAS
Phase 3 infection humaine par un nouveau virus(syndrome
(pas de transmission Situations
respiratoire aigu sévère) ou 3A
inter humaine, ou cas rares et isolés liésune
à des contacts
grippe saisonnière.
et 3B
rapprochés)
L’entrée directe dans la crise peut épidémiologique n’indiquent, à ce jour,
avoir lieu sans le passage hiérarchique par aucune circulation du virus A H5N1 ou de
tous les niveaux d’alerte. Partant de cette tout autre type inhabituel, que ce soit chez
classification et compte tenu de la les oiseaux ou chez l’homme.
situation épidémiologique qui prévaut au
niveau international, le Monde se situerait
à la Phase 3.
Au Maroc, les données nationales
de surveillance zoologique et
Le ministre chargé de la conduite
VI/- ORGANISATION DE L’ACTION opérationnelle de l’action
INTERMINISTERIELLE gouvernementale met en place auprès
1. Préparation de lui une structure chargée du
Le Premier ministre a institué auprès de commandement des opérations de
lui un Comité Interministériel de lutte contre la grippe aviaire dit « Poste
Gestion de Crise (CICG) chargé de de Commandement central (PCC) »,
coordonner l’action de l’État contre un présidé par le Général de Corps
risque d’influenza aviaire et de d’Armée, commandant la Gendarmerie
pandémie de grippe d’origine aviaire et Royale.
de suivre la mise en oeuvre des Cette structure est composée de
mesures décidées dans le cadre du plan responsables centraux représentant les
de préparation et de riposte. départements de l’agriculture, de la
Ce comité est présidé par le premier santé, de l’inspection des services de
ministre ou par le ministre qu’il santé militaire, de la protection civile et
mandate à cet effet. Il trace la politique des eaux et forêts et habilités par leurs
générale de lutte contre la grippe départements respectifs à prendre
aviaire et débloque les moyens toute décision en la matière. Elle peut
nécessaires à une telle entreprise. Il est faire appel, selon le besoin, à des
assisté par : responsables d’autres départements.
Une commission administrative et Le PCC assure la permanence de la
financière chargée de la conduite opérationnelle de l’action
budgétisation de l’opération et de gouvernementale. Ses attributions sont
essentiellement :
l’approvisionnement en moyens de
protection individuelle et en Le prépositionnement des moyens
produits vétérinaires et de santé d’intervention au niveau des zones
dans les meilleures conditions de à grand risque
qualité, de délais et de prix ; L’affectation des moyens aux
Une commission chargée de la postes de commandement
communication institutionnelle préfectoraux ou provinciaux (PCP)
dont la mission est de produire une de lutte contre la grippe aviaire et
information officielle sur la gestion les décisions de leur redéploiement
de la crise, destinée au grand entre les régions ;
public et aux médias La définition des mesures à
internationaux. prendre pour protéger la
2. Structure centrale interministérielle de population et sensibiliser les
gestion de crise citoyens sur les précautions à
observer pour éviter les risques de
contamination et de propagation rapports émanant des PCP et la
du virus ; production d’un rapport national ;
La communication opérationnelle L’organisation d’opérations de
sur la crise par la centralisation des simulation ;
La définition de l’aide c) Appuyer les équipes d’intervention
internationale souhaitée par le vétérinaires chargées de prélever et
Maroc, en cas de crise majeure, et de faire analyser les cas suspectés
la coordination de l’activité des d) Réunir, en cellule de crise
ONG voulant apporter leur permanente, le PCP en cas de
contribution aux efforts de lutte confirmation de l’alerte ;
contre le fléau en question. e) Sécuriser les zones d’interdiction et
de surveillance par les forces de
3. Structure locale de gestion de crise l’ordre ;
Au niveau territorial, les walis et les f) Exécuter le plan de sortie de crise en
gouverneurs constituent, chacun à son concertation avec le PCC ;
g) Rendre compte au PCC du
niveau et soussa présidence, un Poste
déroulement des opérations.
de Commandement Préfectoral ou En liaison avec le dernier point, des
provincial (PCP), de lutte contre la rapports hebdomadaires en phase de
grippe aviaire. Afin d’assurer en surveillance et autant que nécessaire
permanence le commandement de en phase de crise, retraçant les actions,
l’opération de lutte contre la grippe les mesures et les dispositions prises à
aviaire, une Commission Locale cet effet, sont communiquées au PCC.
Opérationnelle (CLO) présidée par le
secrétaire général de la préfecture ou La mise en place du système de veille et
la province et composée des de vigilance, dans la sérénité et la
représentants de tous les services de quiétude, revêt un caractère
l’Etat formant le PCP est mise en place stratégique et une importance capitale
au niveau de ce dernier. Le président pour détecter de manière précoce
du PCP suivra la procédure suivante : l’introduction éventuelle du virus dans
notre pays et agir avec la célérité
a) Informer le PCC sur tout cas signalé requise.
par la population ou les services
locaux compétents ; La figure ci après schématise les
b) Activer la CLO, jusqu’à la structures organisationnelles de
confirmation ou l’infirmation de préparation et de la riposte à
l’alerte ;
l’éventuelle pandémie de grippe
d’origine aviaire.
Schéma 1 : Comité Interministériel de gestion de
Crise: (CIGC)
Schéma organisationnel de l’opération
de lutte contre la grippe aviaire
Commission chargée de la 4. Conduite opérationnelle de l’action
communication institutionnelle gouvernementale
Commission administrative et Le Premier ministre dirige
financière l’action gouvernementale. Il
La mise en oeuvre des opérations sur détermine les niveaux d’alerte
le terrain dans lesquelles se trouve le
Maroc vis-à-vis du risque
Commission Locale Opérationnelle épizootique et épidémique.
(CLO): Le Premier ministre peut
transférer la conduite
Information du PCC sur tout opérationnelle au ministre de
cas signalé l’intérieur.
Activation de la CLO Le ministre de la santé conserve
Appui aux équipes la responsabilité de la gestion
d’intervention vétérinaires opérationnelle des questions
Sécurisation des zones sanitaires.
d’interdiction et de Le ministre de l’agriculture du
surveillance développement rural et des
Exécution du plan de sortie de pêches maritimes conserve la
crise responsabilité de la gestion
Rendre compte au PCC du opérationnelle des questions
déroulement des opérations vétérinaires.
Pré positionnement et Le ministre du commerce de
affectation des moyens l’industrie et de mise à niveau de
Définition des mesures à l’économie est responsable de la
prendre continuité de la vie économique
Communication et du maintien des principales
opérationnelle ressources (communications
Organisation d’opérations de électroniques, énergie, eau, etc.).
simulation Le ministre chargé de la conduite
Définition de l’aide opérationnelle de l’action
internationale souhaitée
gouvernementale bénéficie du
Postes de Commandement
concours de l’ensemble des ministres,
Préfectoraux ou Provinciaux (PCP)
notamment :
Poste de Commandement central de
Le ministre de la santé pour le
lutte contre la grippe aviaire (PCC)
volet épidémiologique et
sanitaire ;
Le ministre de l’intérieur pour coopération en ce qui
la sécurité civile, l’ordre public, concerne les aspects
la continuité de la vie internationaux de la crise;
collective, la mise en place Le ministre délégué auprès du
d’un dispositif de vie courante premier ministre chargé de
auprès des personnes l’administration de la défense
maintenues à domicile ; nationale pour la préservation
Le ministre de l’agriculture du des fonctions militaires
développement rural et des stratégiques et la participation
pêches maritimes pour les des forces armées royales à la
mesures vétérinaires et la défense civile;
gestion des ressources Le ministre de l’emploi et de la
alimentaires formation professionnelle,
Le haut commissariat aux eaux notamment pour la protection
et forêts et à la lutte contre la des travailleurs et
désertification pour la l’organisation du travail en
surveillance des oiseaux phase pandémique ;]
sauvages (migrateurs) Le ministre des habous et des
Le ministre du commerce de affaires islamiques pour la
l’industrie et de mise à niveau gestion des accès aux lieux de
de l’économie pour la culte;
coordination des mesures de Le ministre de l’équipement
sécurité économique; du transport de l’énergie et
Le secrétaire d’état chargé des des mines pour l’information
marocains résidants à préventive, l’acheminement
l’étranger pour ce qui des produits indispensables à
concerne les marocains la vie économique et la
résidants à l’étranger ; limitation des transports
Le ministre des affaires collectifs.
étrangères et de la
IV. MISSIONS ET ACTIONS PERMANENTES à la coordination de la communication
Le Premier ministre définit le dispositif et au partage de l’information entre
interministériel de lutte contre le risque tous les acteurs. Elle doit maintenir, à
de pandémie grippale. Il s’appuie sur le l’adresse de l’opinion publique, un flux
CIGC qui lui rend compte de son action. de communication clair et transparent.
La commission élabore et actualise le Chaque ministre prend en permanence
plan national de préparation et de toutes mesures indispensables
riposte à la pandémie de grippe d’anticipation, de planification et
d’origine aviaire. Elle participe à la d’organisation en vue de :
préparation et à la mise en oeuvre de la
stratégie de communication. Elle veille
garantir l’exécution, durant de prévention de toute nature
toutes les phases d’alerte, des (masques, vaccin, etc.) et des
missions prioritaires du secteurs d’activité dont il a la
secteur dont il a la charge ; à charge ;
cet effet : Indiquer au ministère de
il s’assure de sa capacité à l’équipement, des transports,
mettre en oeuvre les de l’énergie et des mines les
dispositions du plan national, approvisionnements à
et prépare le plan de maintenir en priorité
continuité des activités en cas (hydrocarbures, alimentation,
de pandémie, définissant produits médicaux et de
notamment les activités santé, produits d’hygiène et
prioritaires et déterminant de ménage, chlore pour les
leurs effectifs minimaux ; réseaux d’eau potable, etc.) et
il oriente la préparation des le mode de transport
opérateurs ; recommandé ;
il prépare les éléments de Identifier les installations qui,
communication sur les si les effectifs étaient
domaines dont il a la charge insuffisants, pourraient se
et les transmet à la CIGC ; révéler dangereuses pour la
il définit des indicateurs de population et dont la mise en
l’état des ressources critiques sécurité pourra être décidée
et de leur disponibilité en en situation de pénurie de
situation de pandémie ainsi personnel.
que les chaînes d’information Le ministre des finances et de la
pour les renseigner et les privatisation, le ministre délégué
transmettre ; chargé des affaires Economiques et
il détermine les activités qui générales, en liaison avec les autres
nécessiteraient la protection
ministres et notamment celui de
par des forces de sécurité,
l’agriculture, du développement rural
notamment en cas de trouble
à l’ordre public en période et des pêches maritimes, ainsi que celui
pandémique. de l’emploi et de la formation
Assurer la disponibilité des professionnelle, prépare les mesures de
moyens, matériels et gestion des priorités
approvisionnement relevant d’approvisionnement, de distribution
de son secteur de
des produits de première nécessité, de
compétence et les répartir
contrôle des prix et de lutte contre les
éventuellement ;
Indiquer au ministre de la fraudes.
santé ses besoins en moyens
Le ministre de la santé : assure la veille épidémiologique
relative à la grippe ;
prépare toutes dispositions de mise planifie l’organisation des
en oeuvre de la stratégie sanitaire laboratoires d’analyse durant toutes
en situation de pandémie par les les phases d’alerte ;
professionnels de santé exerçant prend les mesures permettant de
dans les secteurs public et privé ; réduire le délai d’autorisation du
veille à la qualité de la prise en vaccin pandémique ;
charge médicale ; en liaison avec les recommandations
s’assure des dispositions mises en de l’OMS, encourage la vaccination
place pour l’organisation des soins contre la grippe saisonnière, en
dans les établissements de santé et particulier pour les populations
pour la médecine libérale ; vulnérables et pour certains
constitue ou fait constituer des professionnels, indépendamment de
réserves de produits et toute menace de pandémie ;
d’équipements prophylactiques ou définit les règles qui, en situation
thérapeutiques, et élabore les plans pandémique, garantiront la sécurité
de leur distribution ; virale et la disponibilité des produits
définit la politique vaccinale ; assure biologiques (sang, etc.).
un approvisionnement adapté en Le ministre de la santé et le ministre
vaccin pandémique, en vaccin contre du commerce, de l’industrie et de
le virus aviaire; propose, si mise à niveau de l’économie
nécessaire, le renforcement de prennent les dispositions pour
l’infrastructure de production sur le satisfaire les besoins prioritaires en
territoire national ; planifie produits non spécifiquement
l’organisation de la vaccination ; médicaux mais concourrant à la
tient à jour un état des capacités de réponse sanitaire : masques,
production, des commandes et de moyens de protection et d’hygiène
l’approvisionnement en moyens (vêtements, lunettes, produits
médicaux, en médicaments désinfectants), thermomètres
(antiviraux, éventuellement médicaux, etc. En concertation avec
immunoglobulines, etc.), en vaccins les industriels, ils favorisent la
et moyens d’injection, s’assure de production locale ou, à défaut,
leur suffisance en cas de pandémie, l’importation nécessaire à la mise en
évalue les besoins complémentaires oeuvre du plan.
et propose toutes mesures pour les Le ministre de l’intérieur veille à la
satisfaire ; détermine la dépendance préparation et à l’organisation :
nationale en matière
d’approvisionnement en produits des services chargés des secours et
intermédiaires ou finaux et propose de l’ordre public ;
toutes mesures pour la réduire ; des collectivités locales, notamment
assure le suivi et l’orientation des en ce qui concerne l’aide de
activités des centres nationaux de proximité aux malades et aux
référence de la grippe ; personnes isolées.
Il assure la sécurisation des produits de
santé et des équipements de
protection, en liaison avec le ministre
de la santé et le et le PCC.
Le ministre de l’agriculture, du Le ministre des affaires étrangères et de
développement rural et des pêches la coopération avec le concours du
maritimes surveille la présence des virus ministre chargé de la communauté
grippaux chez les oiseaux et, plus marocaine résidante à l’étranger
généralement, chez les animaux. Il veille prépare les mesures relatives à la
à ce que les plans de réponse relevant protection et à la prise en charge des
de sa compétence soient mis en oeuvre marocains résidants à l’étranger ainsi
sans délai en cas d’alerte (notamment le qu’aux aspects internationaux de la
plan d’urgence relatif à l’influenza crise.
aviaire, cf. chapitre VII). Il suit la
Il est chargé des relations avec les États
circulation des souches des virus dans étrangers. Il informe leurs gouvernements
les élevages de volailles, la mise en sur l’évolution du dispositif national de lutte
oeuvre des mesures de protection contre la pandémie et, le cas échéant, leur
sanitaire des élevages et la situation transmet des demandes d’assistance.
Les liaisons avec les organisations
épidémiologique mondiale, en liaison
internationales sont assurées par les
avec l’OIE.
ministères compétents qui
Il effectue également : maintiennent, en parallèle, leurs liaisons
techniques avec leurs homologues
la surveillance passive des élevages
via les éleveurs et les vétérinaires de étrangers.
l’Etat et ceux disposant d’un mandat La coordination transfrontalière est
sanitaire ; assurée dans le cadre des mécanismes
des prélèvements sur les oiseaux des existants et renforcée s’il y a lieu.
espèces sauvages reconnus comme L’Administration de la défense
réservoirs de souches dites nationale concourt à la préparation du
faiblement pathogènes des virus
dispositif national et prend toutes
influenza, et des analyses en cas de
mortalité significative inexpliquée ; mesures nécessaires pour préserver les
l’étude des mesures visant à limiter fonctions militaires stratégiques et, en
les risques d’introduction de situation de pandémie, pour permettre
l’influenza aviaire sur le territoire le concours des forces armées royales
national ; aux missions de défense civile.
la sensibilisation régulière des
éleveurs au respect des règles de Le ministre de l’équipement et des
protection sanitaire ; transports prépare les mesures
le suivi de l’élaboration des plans d’acheminement des produits
d’urgence préfectoraux et
indispensables à la vie économique et de
provinciaux, selon un modèle fixé au
niveau national ; limitation des transports collectifs de
l’application des protocoles passagers ; il veille à l’information des
d’échange d’informations entre son opérateurs de transport et des
département et celui de la santé. voyageurs.
Le ministre du tourisme, de l’artisanat contaminés. Il assure l’information des
et de l’économie sociale assure chasseurs et des ornithologues, et
l’information des voyagistes. encourage leur participation active à la
surveillance des espèces susceptibles
Le ministre de l’emploi et de la
d’être infectées. Il prend les mesures
formation professionnelle avec le
appropriées en matière de protection de
concours du ministre de la santé assure
la nature et de police de la chasse. Il
l’information des services de médecine
fournit les informations sur les
du travail.
mouvements d’oiseaux.
Le ministre de l’éducation nationale, de
Les ministres de l’agriculture, du
l’enseignement supérieur, de la
développement rural et des pêches
formation des cadres et la recherche
maritimes, et de la santé prennent
scientifique, avec le concours du
toutes mesures pour renforcer les
ministre de la santé assure l’éducation
actions de recherche et de
sanitaire des élèves et l’information des
développement visant à améliorer la
professionnels de la médecine scolaire. Il
réponse à l’influenza aviaire et à une
est responsable de la fermeture et de
pandémie grippale.
l’utilisation des établissements
d’enseignement dans le cadre du plan.
Le secrétaire d’état auprès du premier
ministre chargé de la jeunesse assure
l’information du mouvement sportif et
des organisations de centres de
vacances et de loisirs. Il est responsable
de la fermeture et de l’utilisation, dans
le cadre du plan, des établissements
publics nationaux placés sous sa tutelle.
Le ministre de l’aménagement du
territoire, de l’eau et de
l’environnement prévoit, en liaison avec
le ministre du commerce, de l’industrie
et de mise à niveau de l’économie et le
haut commissaire aux eaux et forêts et à
la lutte contre la désertification, la mise
en sécurité de fonctionnement des
installations dangereuses dans un
contexte de pénurie de personnel. Il
contribue à l’organisation de la gestion
des déchets, notamment des déchets