Introduction
Dans tout pays, les PME ne sont pas uniquement des créatrices d’emplois, mais aussi
des moteurs de la croissance économique et du développement social. Ces entreprises
jouent un rôle capital dans l’économie et tentent d’apporter des réponses concrètes aux
besoins des populations dans les domaines non couverts ou non suffisamment couverts
par l’Etat. Elles évoluent pour la plupart dans le secteur informel et cela s’explique en
général par leur taille et leurs ressources limitées. Pour cette raison, les dirigeants
d’entreprises doivent combiner les techniques de gestion les plus appropriées à la
compréhension des phénomènes internes et externes et par conséquent, une
organisation financière et comptable conforme à la législation en vigueur. C’est pour
aider à l’atteinte de cette finalité que la mission d’assistance comptable est de plus en
plus mise en valeur et aujourd’hui. Nombreuses sont les PME qui confient la tenue de
leur comptabilité à des structures externes compétentes et spécialisées pour traiter des
aspects comptables, sociaux, fiscaux et juridiques les concernant. L’assistance
comptable est en effet l’un des services que les cabinets offrent aux entreprises qui
sont obligées de produire des états financiers annuels destinés aux divers utilisateurs
de l’information financière. Le challenge proposé à la profession consiste donc à
améliorer continuellement la qualité du service qui s’exprime à la fois par un respect
strict des règles établies et par la satisfaction des besoins du client.
Le cabinet doit toujours répondre aux attentes de ses clients non seulement en
produisant des états financiers annuels fiables mais aussi et surtout en fournissant un
niveau adéquat d’assurance. Il est donc nécessaire d’apprécier la pertinence des règles
techniques utilisées lors de l’accomplissement des missions d’assistance comptable.
Dès lors, le problème de la qualité des prestations fournies par les cabinets d’expertise
comptable en général, et le cabinet AYIFI AP CONSULTING en particulier, se pose.
Ainsi, dans quel cadre de responsabilité, avec quels outils, et pour quel bénéfice pour
le cabinet, doit-il adapter les missions aux besoins du client pour fournir un service de
qualité ?
La pratique de l’assistance comptable est entourée d’une multitude de risques
difficilement maitrisables par les exécutants : il s’agit entre autres de la non-
satisfaction du client, à la perte des données comptables et la production d’états
financiers non sincères et ne reflétant par l’image fidèle de l’activité du client. La
qualité des prestations fournies demeure alors une préoccupation pour les deux parties
car la non-satisfaction des attentes du client peut porter préjudice à la réputation et à
l’image du cabinet.
De ce fait, quelles sont les exigences que s’impose le cabinet AYIFI AP
CONSULTING pour les missions d’assistance comptable ? Pour mieux cerner ce
problème, il importe de savoir :
- Ce que c’est que la qualité ;
- Les critères qui seront utiles pour apprécier le niveau de prestation des missions
d’assistance comptables ;
- Le regard que l’on peut porter sur la pertinence des outils de production, des
processus et procédés utilisés par le cabinet AYIFI AP CONSULTING pour mener à
bien ces missions et pour fournir un service de qualité ;
Ainsi, c’est dans le soucis de répondre aux préoccupations suscitées que nous avons
décidé d’orienter le thème de cette recherche sur : « Amélioration de la qualité des
missions d’assistance comptable conduites par le cabinet AYIFI AP
CONSULTING au profit de ses clients ».
Pour ce faire, ce mémoire sera structuré en trois (03) chapitres. Le premier chapitre
parlera de la présentation du cadre institutionnel de l’étude ensuite le deuxième
chapitre évoquera le cadre théorique et méthodologique de la recherche et enfin,
l’analyse empirique qui sera exposée dans le troisième chapitre.
CHAPITRE I :
CADRE INSTITUTIONNEL DE L’ETUDE
Section 1 : Présentation du cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL
Le premier paragraphe de cette section est consacré à l’historique, objectifs et
structure organisationnelle du cabinet. Le second paragraphe quant à lui est consacré à
l’organisation et à l’environnement du cabinet.
Paragraphe 1 : Historique, objectifs et structure organisationnelle du AYIFI AP
CONSULTING SARL
A- Historique et objectifs
La SARL AYIFI AP CONSULTING SARL est un Cabinet d’assistance Comptable
et d’audit exerçant ses activités au BENIN depuis octobre 2019. Sa création relève
d’une action volontariste du financier, soucieux d’exercer un métier libéral de rêve. En
2019, le promoteur de cette initiative a mis en place à Tanguiéta, une SARL dotée
d’une personnalité morale et d’une autonomie financière de gestion dénommée «
AYIFI AP CONSULTING SARL ». Il intervient dans tous les domaines ayant trait à
la gestion des entreprises, projets et organisations non gouvernementales, à
l’organisation et à la mise en place de système d’information et d’outils d’aide à la
décision. Dans le souci de créer non seulement de la richesse, mais aussi de contribuer
au processus de développement économique de son pays, le promoteur a eu l’idée de
mettre en place une annexe à Cotonou.
La fiche signalétique qui renseigne sur l’identité, l’objet social du cabinet et permet sa
localisation se trouve à l’annexe 1.
B- Organisation structurelle du cabinet
L’Organigramme est un schéma représentatif de la hiérarchie au sein d’une firme.
Celui du cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL est essentiellement composé de la
Direction Générale qui s’appuie sur les autres départements.
1. Direction générale et le secrétariat administratif
a. Direction Générale
La Direction Générale est animée par le Gérant du cabinet. Sur la base d’un
chronogramme de tâches, le Gérant coordonne les activités des différents
départements qui consistent à :
élaborer l’organigramme du cabinet et définir les tâches liées à
chaque poste de travail ;
fixer les objectifs opérationnels en matière de gestion ;
assurer la gestion du cabinet ;
définir les indicateurs de performances économique, sociale, technique et
financière ;
assurer également le contrôle permanent des performances réalisées lors
de l’exécution des prestations offertes par le cabinet.
b. Secrétariat administratif
Le secrétaire est chargé d’assurer :
l’enregistrement et la ventilation du courrier à l’arrivée et au départ,
la mise à jour et la ventilation de tous les documents administratifs,
l’organisation de toutes les réunions,
le suivi de l’exécution correcte des tâches prescrites par les instructions et
annotations du Gérant.
Sous la responsabilité du Gérant, le secrétariat administratif est également
chargé de gérer tous travaux confidentiels à lui confiés.
2. Autres départements
a. Département Audit et Conseils
En raison des exigences en matière de compétence, c’est le Directeur qui anime
personnellement ce département car jouissant d’une longue expérience dans le
domaine. Il s’est entouré de collaborateurs aux compétences variées pour un excellent
fonctionnement de ce département. L’audit comptable et financier (légal ou
contractuel) constitue l’activité principale de ce département qui apporte une réponse
ponctuelle aux différents évènements de la vie des entreprises, car s’occupe aussi de
l’établissement de leurs comptes annuels, les conseils en matière de gestion, de droit
des affaires et de droit fiscal.
b. Département Assistance Comptable et Fiscale
Le Chef Département Assistance Comptable (CDAC) coordonne les différentes
activités dont il a la charge sur le plan de la gestion comptable et financière. Il
supervise les différentes missions d’assistance comptable aux entreprises. Il assume
également la gestion fiscale et paie les différents impôts et taxes du cabinet AYIFI AP
CONSULTING SARL SARL. Il est souvent aidé par un fiscaliste qui s’occupe surtout des
missions d’assistance fiscale aux entreprises.
En somme, tous les départements fonctionnent de façon autonome mais en étroite
collaboration pour une mise en œuvre harmonieuse des moyens du Cabinet.
Paragraphe 2 : Activités, environnement et ressources de fonctionnement
A- Activités du cabinet
Le cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL intervient essentiellement dans les
domaines tels que : l’assistance comptable, l’audit, conseils en gestion, formations et
autres missions.
Assistance comptable
Dans ce domaine, le cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL offre une gamme
variée de services. Il s’agit de :
L’exécution des contrats d’externalisation de la fonction comptable des
entreprises ; ce produit permet aux entreprises et projets qui y ont recours de
faire organiser et tenir leur comptabilité par le cabinet AYIFI AP
CONSULTING SARL;
Le rattrapage de comptabilité ; il s’agit d’une mission ponctuelle pour aider le
client à mettre à jour sa comptabilité ;
La mise en place et l’organisation de la fonction comptable ;
La présentation des comptes annuels qui consiste à examiner la cohérence et la
vraisemblance des états financiers à adresser à l’administration fiscale
Audit
Il consiste en l’examen des comptes d’une entreprise en vue d’émettre son opinion sur
la régularité, la sincérité et l’image fidèle des états financiers. Le cabinet AYIFI AP
CONSULTING SARL exerce cette activité sous ses différentes formes à savoir :
L’audit légal (commissariat au compte) ;
L’audit contractuel.
Le cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL effectue ses missions d’audit aussi bien
au Bénin que dans les autres pays de la sous-région.
Conseils
En effet, AYIFI AP CONSULTING SARL conseille les organisations lors de leur
création sure :
Le choix de la forme juridique ;
La rédaction des statuts et règlement intérieur ;
Le régime fiscal d’imposition ;
Le système et l’organisation comptable à mettre en place ;
Le système de présentation des états financiers, etc.
Le cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL les accompagne également au
cours de leur vie et dans leur développement en leur offrant une assistance
technique dans leurs choix stratégique et opérationnel.
Formations
En raison de la complexité des règlementations comptables, fiscales et juridiques,
AYIFI AP CONSULTING SARL propose une gamme variée de formations aux
entités qui en exprime le besoin pour une gestion efficace de leurs affaires. Ces
formations portent généralement sur :
Les normes comptables et leur application dans la gestion ;
Les réformes fiscales essentielles contenues dans les lois de finances votées
annuellement par le législateur ;
Un aspect spécifique de la fiscalité ;
Un domaine spécifique de la gestion (gestion de la trésorerie, des stocks, des
immobilisations, utilisation de logiciel comptable, etc.) ;
Le droit des affaires.
Autres missions
Ces missions concernent des difficultés particulières que rencontrent les entreprises
dans leur gestion. Ainsi, à partir de l’identification d’un problème jusqu’au moment de
sa résolution, AYIFI AP CONSULTING SARL suit une méthodologie éprouvée qui
se traduit par la :
Définition du problème (prise de connaissance de la situation, des
préliminaires et des hypothèses) ;
Recherche et examen des faits et documents (Internes et/ou externes à
l’entreprise) en utilisant les procédures d’audit.
Validation (Le travail de validation et les techniques d’audit sont
indispensables, ils participent à la qualité de nos travaux) ;
Proposition de solutions (Les travaux font l’objet de rapports concis et
complets).
Accompagnement des jeunes créateurs
L’accompagnement des jeunes créateurs est un des véritables engagements du Cabinet.
Dans ce cadre, AFRIKARH CONSULTING SARL GROUP SARL :
aide à la formation de projets ;
aide à l’établissement des prévisions de trésorerie ;
aide à l’établissement des prévisions d’exploitation ;
met en place des outils de suivi personnalisé ;
effectue la proposition de scenarios prévisionnels ;
réalise l’étude et la mise en œuvre d’un groupe de sociétés ;
réalise le développement d’applications de :
Gestion de stocks
Paie avec gestion intégrée de l’Impôt sur les Revenus des
Personnes Physique – Traitements et Salaires (IRPP-TS)
Suivi des courriers (efficace assistance du secrétariat
administratif et du secrétariat de direction) etc.
b. Diagnostic de gestion de trésorerie
Dans le domaine du conseil financier, AFRIKARH CONSULTING SARL
GROUP SARL apporte son expérience de gestionnaire à travers :
la minimisation des recours à l’emprunt.
le placement des excédents.
l’optimisation de la rentabilité.
c. Accompagnement dans les opérations de transmission
Pour acquérir une entreprise, identifier les principaux risques et analyser les
informations prévisionnelles qui sont les éléments déterminants, le cabinet
accompagne ses clients dans :
la facilitation des modalités financières d’une transmission par recours extérieur ;
la fixation du périmètre des actifs cessibles ;
l’élargissement du périmètre des candidats repreneurs ;
l’évaluation de prix :
Évaluation des actifs incorporels (marque, part de marchés, fonds de
commerce),
Appréciation et comparaison des offres concurrentes,
Recherche des éléments de réserve de passif.
B. Environnement et ressources de fonctionnement
1. Ressources humaines
Pour la bonne marche de ses activités, le cabinet dispose d’une équipe de consultants
pluridisciplinaires compétents, expérimentés (juristes, spécialistes en micro finance,
spécialistes de finances publique, experts en systèmes d’informations, inspecteurs des
impôts, experts en gestion des projets et développement local…). Sous sa direction, et
appuyé par son personnel compétent, dynamique et rompu à la tâche, l’Expert-
Comptable ayant plus de vingt-cinq ans d’expériences professionnelles et inscrit au
tableau de l’ordre des experts comptables et comptables agréés du BENIN exécute ses
missions. Par ailleurs, il fait recours, en cas de besoins à la collaboration d’autres
cabinets dans le cadre de certaines missions qui nécessitent un savoir-faire dont ne
disposent pas ses collaborateurs permanents. Ce brassage très enrichissant permet
aux cadres d’AYIFI AP CONSULTING SARL de consolider leurs connaissances.
Aussi, le cabinet reçoit des stagiaires en vue de compléter leur formation.
2. Ressources matérielles
Le cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL dispose de matériels informatiques dotés
de logiciels adaptés aux spécificités du plan comptable SYSCOHADA Révisé. Il s’agit
principalement du logiciel PERFECTO qui lui permet de produire les états financiers à
partir de la balance éditée. Des dispositifs sécuritaires sont plus ou moins mis en place
pour la sauvegarde de l’information. Le cabinet dispose aussi de matériel roulant
nécessaire à l’exécution de certaines missions.
2. Environnement du Cabinet
Il s’agit des facteurs exogènes qui influencent les activités et la bonne marche du
cabinet. Ce sont essentiellement ses partenaires commerciaux et ses concurrents
3. Partenaires commerciaux
Ils regroupent les clients et les fournisseurs du Cabinet.
a. Clients
Ce sont les animateurs de la vie d’une entreprise. Leur satisfaction doit constituer la
préoccupation de toute entreprise.
La clientèle du Cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL est composée de personnes
physiques et morales qui ont des difficultés comptables, fiscales et/ou qui ont besoin de
conseils et de formations pour la prospérité de leurs affaires.
Les personnes physiques sont des opérateurs économiques, des jeunes créateurs
d’entreprise qui viennent auprès du cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL pour
acquérir les prestations offertes par ce dernier.
En ce qui concerne les personnes morales, composées d’institutions financières,
d’organisations et de sociétés, elles signent le plus souvent des contrats de prestations
avec le Cabinet.
b. Fournisseurs
Ce sont les animateurs du marché. Ils procurent au Cabinet AYIFI AP CONSULTING
SARL les biens et services indispensables à la prestation de services d’audit,
d’expertise comptable et de formations. Ils l’approvisionnent en fournitures de bureau
et en matériels informatiques.
4. Concurrents
L’analyse des concurrents, leur évolution, leurs objectifs, forces et faiblesses
constituent un souci permanent pour le Cabinet car il tient à maintenir et améliorer sa
position concurrentielle sur le marché de prestation de service d’audit, d’expertise
comptable et de formations. Les concurrents du Cabinet sont essentiellement
constitués des autres cabinets d’expertise nationaux formels ou informels. Ceux qui
relèvent du secteur formel sont ceux qui sont inscrits au tableau de l’ordre des experts
comptables et comptables agréés.
Section 2 : Déroulement du stage
Paragraphe 1 : Travaux effectués
A. Réalisation de la mission
Le cabinet AFRIKARH CONSULTING SARL GROUP établit les comptes annuels
pour deux (2) types de clients :
les clients qui sollicitent une assistance comptable dans le cadre de la
révision de leurs comptes avec ou sans présentation des états financiers:
mission de révision des comptes ;
les clients qui sollicitent le cabinet pour la tenue de leur comptabilité. Le
cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL collecte les pièces, les
traitements, les enregistrements et présenter les états financiers :
Nous avons eu à réaliser une mission d’assistance comptable à l’ARCEP (Autorité de
Régulation de Communication Electronique et de la Poste), une entité publique et
également dans plusieurs entités Privées telles que MINAH Sarl, PEFACO LTD
etc...
La mission d’assistance comptable passe par le traitement des pièces comptables et
aboutir à l’établissement des états financiers. Le processus d’une mission d’assistance
comptable mis en place au sein du cabinet AFRIKARH CONSULTING SARL
GROUP suit les étapes suivantes :
la signature de la convention de partenariat (Lettre de mission)
la réception et traitement des pièces comptables,
l’établissement des déclarations fiscales et sociales,
la présentation des états financiers en fin d’exercice
1. Signature de la convention de partenariat
Avant toute action, le client et le cabinet doivent signer une convention de partenariat
(joindre un Les exemple de clause d’externalisation). Il s’agit de la lettre de mission
qui précise :
- les besoins du client ;
- les types de services attendus ;
- les obligations des deux parties
La communication entre les deux parties se fait le plus souvent par e-mail. Il est un
moyen de preuve et est adressé aussi bien au chargé du portefeuille qu’au responsable
du département, pour un souci de traçabilité. Des réunions périodiques ou spontanées
peuvent être tenues à la demande des parties.
2. Réception des pièces comptables
Selon les termes du contrat, le client doit fournir des documents comptables
nécessaires au bon déroulement de la mission (factures, reçus, relevés bancaires, talon
de chèque, etc.).Ces documents sont transmis au cabinet sous pli fermé.
Le cabinet accuse réception des pièces comptable et les transmet au chargé du
portefeuille en vue du traitement des dossiers.
[Link] des pièces comptables
Une pièce comptable peut être définie comme un document justificatif permettant à
tout système comptable l’enregistrement d’une opération. Elle matérialise les faits et
actes de la société vis -à-vis des tiers. Ainsi, les pièces comptables sont composées des
factures d’achat et de vente, des pièces de caisse ou de banque, etc. Elles constituent
donc pour la société, un moyen de preuve sur le plan fiscal, comptable, administratif et
commercial. En effet, le traitement des-pièces comptables, tel qu’observé au sein du
cabinet suit : la vérification, le classement, la codification, l’analyse et enfin
l’enregistrement des écritures comptables.
a. Vérification des pièces comptables :
Dès leur réception, les pièces comptables sont contrôlées pour vérifier leur validité. Il
s’agit :
- du contrôle arithmétique pour s’assurer de l’exactitude, de la vérification de
l’authenticité du cachet et/ou de la signature ;
- de la conformité des pièces aux normes comptables et fiscales ;
-de l’exactitude du calcul des impôts directs/indirects et des cotisations. Par
cette vérification, on peut émettre des réserves sur une pièce ou la valider.
b. Classement des pièces comptable
Il consiste à ranger chronologiquement les pièces comptables pour chaque de
pièces. (Caisse, Banque, achats, ventes et, opérations diverses) dans l’ordre de la
suite naturelle des dates (année, mois, jour). Le document le plus récent doit être
placé au-dessus de tous. L’avantage de ce classement est qu’il est simple, le
document le plus récent est immédiatement accessible.
c. Codification des pièces
Elle consiste à attribuer un numéro d’ordre à chaque pièce comptable afin de faciliter
les éventuelles recherches et vérifications ultérieures. Ce numéro d’ordre comporte
trois Parties :
-la nature du journal
-le numéro de la pièce ;
-le mois et l’année.
Exemples :
-Pièce de caisse PC n°01/01/21 (Pièce de caisse n°001 de janvier 2021) ;
Pièce de banque BGFI n°05/03/20 (Pièce BGFI n°005 de mars 2020) ;
Pièce de banque BOA n°132/05/19 (Pièce BOA n°132 du mois de mai 2019).
d. Analyse et Imputation
L’analyse consiste à identifier les ressources et les emplois. Les numéros de compte
appropriés correspondant aux ressources et aux emplois sont ensuite inscrits sur les
pièces. Il s’agit de l’inscription sur chaque pièce des comptes à débiter et à crédit.
L’imputation, quant à elle, consiste à passer les écritures dans les journaux
d’imputation, ces derniers sont envoyés à l’informatique pour être saisis. Après avoir
été vérifiées à nouveaux, les pièces justificatives sont imputées afin d’identifier les
ressources et les emplois et de porter les numéros de compte appropriés.
Les informations ci-après doivent figurer sur la pièce d’imputation comptable :
numéro et intitulé du journal ;
date comptable ;
numéro de la pièce comptable ;
numéro de compte ;
libellé de l’opération ;
montant débit et crédit.
e. Enregistrement des pièces comptables dans le logiciel
Au cours de cette phase, il est question de saisir les écritures découlant de l’analyse
dans les différents journaux d’imputation. Il s’agit généralement :
du journal auxiliaire de caisse ;
du journal auxiliaire de banque ;
du journal auxiliaire d’achats ;
du journal auxiliaire de ventes ;
du journal auxiliaire d’opérations diverses.
Cette saisie se fait généralement dans la semaine qui suit la date de réception des
pièces comptables. Les champs généralement renseignés lors de la saisie sont : la date,
le numéro de la pièce, le compte de la contrepartie, tiers, le libellé de l’écriture et le
montant de l’opération. Après la saisie, un brouillard de saisie est d’abord tiré en vue
de corriger les éventuelles erreurs. Après la vérification du brouillard, une balance
provisoire (balance avant inventaire) réunissant tous les comptes de l’entreprise
concernant les activités d’exploitation et celles financières est éditée. C’est à base de
cette dernière que les travaux de fin d’exercice sont réalisés et toutes les écritures de
régularisation sont passées en vue de l’obtention de la balance proprement dite
(balance après inventaire ou générale) qui sera finalement utilisée pour l’établissement
des états financiers de synthèse. Le logiciel de comptabilité utilisé au cabinet est :
PERFECTO. Il s'agit donc de procéder à la saisie de chaque pièce et cela dans le
journal concerné.
De façon générale, les pièces sont transmises périodiquement au cabinet. Après la
mise à disposition des pièces, on passe au tri et au classement chronologique des
pièces selon la nature du journal avant la saisie. Ensuite l’imputation suit une
minutieuse analyse des flux économiques matérialisés par les pièces comptables.
Enfin, il convient de saisir les pièces comptables et les ranger dans les classeurs dans
l’ordre chronologique. Ces classeurs sont aussi rangés dans des placards selon chaque
client. Nous notons un bon déroulement des travaux courants, un retard dans le
traitement des pièces fournies par les clients mais également un retard dans
l’enregistrement des pièces comptables.
f. Elaboration des états de-rapprochement bancaire
Après réception des différents relevés de banque, nous procédons à l’édition des
grands livres mensuels. Nous passons par la suite au pointage entre le relevé du mois
et le journal de banque du mois. Pour avoir le solde rapproché, nous prenons les soldes
du grand livre la fin du mois, correspondants aux comptes bancaires et nous ajoutons
tous les éléments. Enregistrés (débits et crédits) par l’entité mais non pris en compte
par la banque, puis nous intégrons tous les mouvements (débits et crédits) de la banque
et non positionnés par l’entité ainsi le solde sur l’état de rapprochement est identique à
celui du relevé.
g. Elaboration des états financiers
Les états financiers sont définis comme une représentation financière structurée des
évènements affectants une entité et des transactions réalisées par celle-ci. Il a pour
objectif de fournir des informations sur le patrimoine, la situation financière (bilan), la
performance (Compte de résultat) et les variations de la situation de trésorerie (tableau
des flux trésorerie) d’une entité afin de répondre aux besoins de l’ensemble des
utilisateurs de cette information. Les états financiers permettent de garantir la
transparence de l’entité à travers une information complète et de fournir une
présentation fidèle de l’information utile pour les besoins de la prise de décision ; la
fourniture d’information utile aux diverses parti prenantes est caractérisée par la
pertinence et l’image fidèle. Ainsi, les états financiers servent à comparer dans le
temps la performance d’une entité par rapport à ses performances passées, mais aussi
par rapport à d’autres entités. Pour élaborer les états financiers, le professionnel doit
exécuter certaines tâches primordiales. Il arrive que les entreprises aient une borine
tenue de leur comptabilité, mais connaissent des difficultés pour établir leurs états
financiers en conformité avec les lois comptables et fiscales. Alors elles font appel à
des professionnels pour les appuyer dans l’établissement desdits états. Ces entreprises
ont généralement une connaissance suffisante de la gestion de leur comptabilité car
elles arrivent à organiser les pièces comptables, procéder à leur imputation, puis à leur
saisie dans un logiciel qu’elles ont installé. Ce logiciel leur permet de produire le
grand livre et la balance après la saisie. Les professionnels interviennent à ce stade,
procèdent à toutes vérifications nécessaires à partir des pièces comptables, du grand
livre et de la balance puis établissent les états financiers. A ce propos, nous notons
une difficulté dans l’assemblage et la vérification de la qualité des pièces
présentées par les clients.
h. Travaux d'inventaire
Les dispositions du système comptable OHADA stipulent que toute entité doit
procédera l'inventaire physique au moins une fois par exercice afin de savoir la
situation des existants réels en fin d'exercice. Cette situation réelle est celle prise en
compte dans les états financiers. L'objectif des travaux d'inventaire est de présenter un
état qui reflète l'image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l'entité à la fin d'un exercice comptable. Ainsi ces travaux consistent à :
- régulariser les comptes d'immobilisations en intégrant les écritures de dotations aux
amortissements ;
- constater ou procéder à des ajustements en ce qui concerne les provisions ;
-régulariser les comptes de stocks ;
-régulariser les comptes de tiers ;
- régulariser les comptes de trésorerie ;
- régulariser les charges à payer et les charges constatées d'avance ;
- régulariser les comptes de produits à recevoir et produits constatés d’avance ;
- déterminer le résultat net.
3. Etablissement des déclarations fiscales et sociales
Certaines entités commerciales font recours à un cabinet pour mieux gérer leurs
impôts en procédant à la souscription des déclarations fiscales et sociales à la fin de
chaque période. L'exploitation des factures clients et fournisseurs permet au cabinet de
présenter la situation de la TVA dans le cadre de la déclaration mensuelle de cette
taxe. Sur la base des états de salaires établis mensuellement on procède à la
souscription de l'Impôt sur le traitement salaires et le Versement Patronal sur Salaires :
(VPS).
a. Déclaration de la TVA
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt indirect. Elle est collectée par
l'intermédiaire des entités (régulièrement enregistrées) pour le compte de l'Etat et
supportée par le consommateur final. Le taux commun est de 18% pour toutes les
opérations réalisées sur le territoire et un taux de 0% pour les exportations de biens
taxables. Les assujettis-redevables de la TVA doivent justifier leur TVA déductible par
des factures normalisées. Rappelons que ta déclaration se fait sur des imprimés
disponibles à la Direction Générale des Impôts (DGI) ou en ligne.
b. Réformes Fiscales applicables aux micros et petites entités :
Les dispositions fiscales applicables aux activités des entités font l’objet d’une
actualisation Chaque année. La Loi de finances pour la gestion 2022 est votée par’
l’Assemblée Nationale. Elle regroupe les impôts et taxes ci-après :
l’impôt sur le revenu (30% pour la tranche de revenu allant de 0 à 10.000.000 de
francs ;
35% pour la tranche de revenu supérieur à 10.000.000 de francs et inférieur ou égal à
20.000.000 de francs ; 40% pour la tranche supérieure à 20.000.000 de francs),
la contribution des patentes,
la contribution des licences,
le versement patronal sur salaires.
La TPS est une contribution unique, les personnes qui sont installées au Bénin et dont
le chiffre d’affaires (CA) annuel est inférieur ou égal à 50.000.000 FCFA quel que soit
la nature de leur activité (article 1084-18 du CGI). La base imposable de cet impôt est
le chiffre d’affaires annuel réalisé par les entreprises, c’est-à- dire l’ensemble des
ventes du 1er janvier au 31 décembre d’une année. Pour les nouvelles entreprises
payant la TPS en totalité au plus tard le dernier jour du mois suivant celui duquel elles
ont commencé à exercer. Les petites entités paient la TPS au guichet de l : Recette des
impôts en deux versements, le premier au plus tard le 31 Janvier et le second au plus
tard le 30 Avril lors de la souscription de la déclaration contre quittance de chaque
année. Le premier versement est provisoirement calculé sur la base du montant de
l’impôt dû au titre de l’avant dernier exercice. Le montant de cet acompte fait l’objet
de régularisation lors du second versement.
c. Déclaration des impôts sur salaire
En réalité ces impôts sont constitués de deux éléments à savoir : l’Impôt sur le
Traitement de Salaire (ITS) – le Versement Patronal sur Salaires (VPS).
Déclaration de l’ITS
Sont soumis à l’Impôt sur le traitement de salaire, les salariés, personnes
physiques des sociétés privées ou agents permanents de l’Etat. L’ITS est un impôt
à la charge du salarié. Il est retenu à la source par l’employeur et versé au service
des impôts. Le revenu mensuel imposable est arrondi au millier de franc inférieur.
Il est fractionné en tranche et à chaque tranche il est appliqué un taux suivant le
barème à taux progressif suivant :
Tableau N°I : Taux progressifs appliqués à la base d’imposition
Tranches Taux
Jusqu’à 60000 0%
60001 à 150000 10%
150001 à 250000 15%
250001 à 500000 19%
500000 et plus 30%
Source : Code Générale des Impôts (CGI) 2022
Il faut noter que la prise en compte du taux d’abattement est fonction du nombre
d’enfants à charge ont été exclu.
Déclaration du VPS
Le Versement Patronal sur Salaires (VPS) est un impôt qui est supporté par
l’employeur. Sa base imposable est la même que celle de l’ITS. Il est obtenu par
application d’un taux de 4% pour les entités et de 2% pour les établissements
d’enseignement privé au regard de la loi de finances 2022. Avant tout calcul, on
collecte toutes les données nécessaires permettant de déterminer la base d’imposition.
Déclaration et le paiement des cotisations sociales
Le système de paiement des cotisations sociales au Bénin est déclaratif. L'employeur
est responsable du calcul, de la déclaration, et de la liquidation de l'intégralité des
cotisations sociales (part patronale et part salariale) sur les salaires versés ou dus.
L'employeur est soumis à la double obligation de déclarer tout le personnel qu'il
emploie, permanent, occasionnel ou saisonnier et de reverser l'intégralité des
cotisations sociales dues à ce titre. L'assiette de ces cotisations comprend les salaires
proprement dits, les indemnités, primes, gratifications ainsi que tous les autres
avantages en espèces ou en nature. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) est
chargée de gérer les différentes branches de prestations sociales :
-la branche des prestations familiales ;
-la branche de l'assurance pension de vieillesse, d'invalidité et des décès ;
-la branche des accidents de travail et des maladies professionnelles.
Acomptes sur Impôt assis sur les Bénéfices (AIB)
Les taux d’AIB applicables en régime inférieur pour compter du 1 er janvier 2022 sont
de :
-1% pour les importations de marchandises ; les achats commerciaux et fournitures de
travaux réalisés par les entreprises immatriculées à l’identifiant Fiscal Unique ; les
fournitures de travaux, de biens et de services à l’Etat et aux Collectivités locales ;
-3% pour les prestations de services réalisées par les personnes immatriculées à
l’Identifiant Fiscal Unique ;
- (5% pour les achats commerciaux, les fournitures de travaux et de biens et de
services à l’Etat et aux collectivités locales, aux entreprises publiques, et les
prestations de services réalisés par les personnes physiques ou morales non
immatriculées à l’identifiant Fiscal Unique ; les personnes non connues du fichier des
contribuables de la Direction Générale des Impôts à l’occasion de la délivrance des
factures normalisées.
Les personnes définies à l’article 256 du Code Général des Impôts à l’occasion de la
délivrance des factures normalisées. L’AIB prélevé lors des règlements aux
prestataires de services ou des achats des revendeurs ou distributeurs doit être reversé
dans les caisses de la DGI au plus tard le 10 du mois suivant celui de la collecte.
L’AIB supporté par les prestataires de service ou des revendeurs ou distributeurs,
constituent un acompte à l’Impôt sur le Revenu (IBA, IS ou TPS).
Ces acomptes viennent en diminution de l’impôt à payer lors des échéances fiscales.
La réalisation des déclarations fiscales et sociales constitue des travaux de paiement
des impôts. Les imprimés de Taxe sur la Valeur Ajoutée et des impôts sur salaire se
remplissent en trois exemplaires qui sont apportés à l’administration fiscale pour
paiement. Une fois au centre d’impôt les déclarations qui donnent lieu au paiement
vont à la validation pour les centres informatisés avant d’aller à la caisse pour
paiement. Nous signalons que les déclarations sont toujours effectuées à bonne
date
B. Système de management qualité
Apres nos observations nous avons constaté que le cabinet possède effectivement un
manuel de procédures mais lors des missions, le personnel comptable a recours aux
directives de la direction de l’entité cliente pour traiter des dossiers : le traitement de
dossiers se fait sur la base des pratiques qui sont enseignées ainsi que sur la base
des circulaires de direction. Cela est dû au fait que le manuel de procédures n’est pas
actualisé. Aussi, bien que le cabinet applique le management de la qualité cela n'est-il
pas formalisé. Le département dispose des ressources matérielles et un personnel
compétent qui est doté du savoir- faire nécessaire pour bien accomplir les missions
d’assistance comptable. Le département dispose d’une bonne atmosphère de travail,
favorisée par une communication fluide (mail, circulaire, note de service), entre le
département et la direction.
C. Réalisation du produit le système informatique
Nous avons observé que les informations comptables traitées ne sont pas divulguées et
le système informatique ne permet pas à ce que les données soient modifiées ou
effacées, une voit validée. Aussi l'accès à la base des données des clients nécessite-t-il
l’utilisation d’un code personnalisé pour chaque agent. Il ressort que le système
informatique répond à l’exigence de la fiabilité. De même l’élaboration des
documents de synthèse se fait directement à partir des logiciels qui permettent de les
éditer en fonction de chaque période et des exigences du client.
D. Réalisation d’enquête de satisfaction client
Nous notons que les enquêtes de satisfaction client effectuées par le département ne
sont pas référencées par écrit. De plus, les plaintes sont enregistrées par e-mail mais
ne sont pas compilées dans un dossier. De ces constats, il en ressort que l’absence
d’enquête de satisfaction client écrite ne permet pas de faire une analyse
approfondie des besoins des clients et d’anticiper sur ses attentes, Des actions
correctives sont menées en cas de plaintes de même que les actions préventives afin
d’avertir le client d’éventuelles difficultés. Nous notons que le département prévoit
des mesures correctives à proposer au client.
Paragraphe 2 : Difficultés rencontrées et suggestions
A- Difficultés
Les problèmes identifiés se présentent ainsi qu’il suit :
- le manuel de procédures n’est pas mis à jour régulièrement ;
- le cabinet ne dispose pas de procédures documentées validées, les employés
traitent leurs dossiers sur la base des circulaires et des pratiques qui leur sont
enseignées ;
- bien que le cabinet dispose d’un organigramme qui retrace les responsabilités, il
n’a pas intégré la fonction responsable qualité ;
- les attentes des clients vis-à-vis des services de l’entreprise sont recueillies de
manière orale cet sont traitées. Toutefois, étant donné qu’elles ne sont
référencées dans un document, le risque d’oubli de certaines attentes peut
engendrer le non satisfaction des clients.
- insuffisance du personnel affecté aux missions d’Assistance Comptable.
- défaut et retard dans la transmission des pièces demandées ;
- difficulté dans l’assemblage et la vérification de la qualité des pièces présentées
par les clients ;
- forte concurrence entre les cabinets.
CHAPITRE II :
CADRE THEORIQUE ET
METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE
Section 1 : Problématique, objectifs et hypothèses
Paragraphe 1 : Problématique et intérêt de l’étude
Nous présentons au niveau de ce paragraphe le choix de la problématique et intérêt de
l’étude.
A. Choix de la problématique :
Avant de choisir la problématique de notre étude, il revient d’abord d’exposer les
différentes problématiques qui se dégagent de nos observations de stage. Cela revient à
procéder dans un premier temps au regroupement des problèmes spécifiques par
centres d’intérêts.
1. Regroupement des problèmes spécifiques par centres d’intérêts :
Nous présentons ici le tableau qui regroupe les problèmes identifiés par centres
d’intérêts afin de dégager les problématiques possibles.
Tableau N°II : Regroupement des problèmes par centre d’intérêt et
détermination des problématiques possibles
N Centre d’intérêts Problèmes spécifiques Problèmes généraux Problématique
1 Fonctionnement du -Absence d’une politique de Insuffisance des Problématique d’un
Département renforcement de capacités ressources renforcement en
Assistance comptable pour l’équipe comptable humaines au sein du ressources humaines
département
-Insuffisance du personnel
affecté aux missions
d’assistance comptable
2 Gestion interne du - Baisse de la clientèle Défaillance dans la Problématique
cabinet AYIFI AP gestion interne du d’une meilleure
- Manque de local adéquat
CONSULTING SARL cabinet gestion interne du
pour l’archivage des rapports
cabinet AYIFI AP
de mission
CONSULTING SARL
- Plaintes des clients non
référencées
3 Conduite des missions -Absence de document Faible qualité des Problématique
d’assistance retraçant les mesures missions d’amélioration de la
d’améliorations continues au d’assistance qualité des missions
comptable profit des entités clients comptable au sein d’assistance
du cabinet comptables
-Retard dans le traitement
exécutées par le
des pièces comptables
cabinet AYIFI AP
- Inexistence du système
CONSULTING SARL
contrôle de qualité des
missions d’assistance
comptable.
2. Choix de la problématique
Le regroupement des problèmes spécifiques par centre d’intérêt et par
problématique nous a permis d’identifier trois (03) problématiques possibles
(tableau N°II) parmi lesquelles celle liée à l’amélioration de la qualité des missions
d’assistance comptable exécutées par le cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL .
En effet, la qualité des missions d’assistance comptable demeure au cœur des
préoccupations pour le cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL , qu’elles
soient rurales ou urbaines. Les difficultés que connaissent les entités dans leur
activité sont donc de différents ordres, allant des difficultés de tenue de la
gestion de leur comptabilité, aux difficultés relatives à la gestion fiscale ; à un
niveau supérieur, les difficultés relatives au contrôle des sociétés d’une taille et
les difficultés managériales de nature plus complexe. Les services qu’offrent les
professionnels en comptabilité recouvrent différents domaines, en réponse aux
besoins des entités. Au nombre des services les exécutions de la mission
d’assistance comptable de par l’importance des clients de ce portefeuille n’est
que l’expression du défaut de comptabilité au niveau des entités elles-mêmes.
L’exécution de la mission d’assistance comptable, implique la mise en place
d’une méthode d’organisation financière et comptable illustrer (Annexe3). Il
s’agira donc de concevoir un ensemble d’amélioration administratives
comptable qui sera mis en place pour la satisfaction des clients aux exigences de
régularité, de sincérité, d’authenticité de produire des états financiers annuels
reflétant l’image fidèle compte. Ce qui va leur permettre d’éviter le risque
majeur dans l’évolution du travail dans un délai raisonnable qu’elles courent,
afin de contribuer à l’amélioration de la qualité du portefeuille du cabinet ; et
participe également à la pérennisation de leur structure.
C’est à la lueur de ces éléments et des préoccupations actuelles du cabinet AYIFI AP
CONSULTING SARL que nous avons privilégié la problématique d’amélioration de la
qualité des missions d’assistance comptable exécutées par le cabinet AYIFI AP
CONSULTING SARL .
Rappelons que cette problématique se libelle à travers le problème général de la
faible qualité des missions d’assistance comptable au sein du cabinet et se
décline en problèmes spécifiques ci-après :
- absence de document retrace les mesures d’améliorations continues au profit
des entités clients ;
- retard dans le traitement des pièces comptables transmis par les clients ;
- inexistence d’un système contrôle de qualité ses missions d’assistance
comptable.
C’est dans le souci d’apporter notre contribution à la résolution de ces problèmes
spécifiques, que nous avons décidé de porter notre réflexion sur le thème
« Amélioration de la qualité des missions d’assistance comptable conduits par le
cabinet d’expertise AYIFI AP CONSULTING SARL au profit des entités
clients».
3. Intérêt de l’étude
L’évolution de la situation économique et sociale incite la profession d’experts
comptables à opérer une évolution de son management pour pérenniser son rôle de
soutien aux entreprises, aux pouvoirs publics et au marché. Le challenge proposé à la
profession consiste à améliorer continuellement la qualité du service qui s’exprime à la
fois par une garantie de conformité aux règles établies et par la satisfaction des besoins
des clients. De même, les changements auxquels sont confrontés les entreprises, dont
les états financiers sont soumis à une multitude de contrôles, imposent à leurs
dirigeants et à leurs responsables comptables et financiers, appelés dans plusieurs
juridictions à s’engager formellement sur la fiabilité de leurs états financiers, un niveau
d’expertise de plus en plus élevé en matière de reporting financier, de gestion du risque
et de contrôle interne. C’est dans le contexte d’un environnement d’affaires de plus en
plus exigeant et contraignant, que la mission d’assistance comptable se met de plus en
plus en valeur. Cette étude pourrait permettre au cabinet AYIFI AP CONSULTING
SARL d’améliorer sa qualité de service rendu, en définissant une démarche qualité et
un contrôle qualité adéquat en vue de fidéliser les clients et de mieux répondre à leurs
besoins. En outre, cette analyse permettrait de renforcer sa pratique en la matière et
d’établir sur le long terme une politique qualité pour tout le cabinet.
Paragraphe 2 : Objectifs et hypothèse de l’étude
A. Objectifs de recherche de l’étude
1. Objectif général de recherche
Notre objectif général consiste à déterminer les conditions d’amélioration de la qualité
des missions d’assistance comptable au sein du cabinet d’expertise comptable.
2. Objectif spécifique de recherche
Il s’agit de :
envisager la mise en place d’un document de suivi des entités clients du
cabinet ;
contribuer à la mise en place d’un système de traitement régulier des pièces
comptables ;
identifier les mesures de mise en place d’une démarche qualité au niveau des
missions d’assistance comptable.
B-Hypothèse de l’étude
1- Hypothèses et tableau de bord de l’étude
Nous procédons ici à la formulation des hypothèses sur la base des problèmes
spécifiques identifiés et à la présentation d’une synthèse des différentes pistes de
notre étude dans un tableau de bord.
A. Formulation des hypothèses
La formulation de nos hypothèses tient compte non seulement du cadre de l’étude
mais aussi et surtout de la littérature existante et ceci à travers les différentes théories
énoncées au niveau de la revue de littérature.
1. Cause et hypothèse liée au problème spécifique n ° 1
Au sujet de la non élaboration d’un document retraçant les mesures d’amélioration
continue, nous avons identifié deux (02) causes possibles à savoir :
- L’inexistence d’un responsable qualité au sein du département,
- L’absence d’un système qualité :
L’inexistence d’un responsable qualité au sein du département d’assistance comptable
pourrait expliquer le problème spécifique n ° 1 lié au non élaboration d’un document
retraçant les mesures d’amélioration continues. En effet selon le manuel de contrôle
qualité édité par l’IFAC, le cabinet se doit de se doter d’un responsable qualité car
c’est à lui qu’incombe la charge de l’évaluation et du suivi de la démarche qualité.
Toutefois cette cause n'est pas la cause majeure car bien que ne disposant pas de
responsable qualité, le département par le biais de son responsable opère des contrôles
et vérifications subséquents.
Pour ce qui est de l’absence d’un système qualité, cette cause pourrait justifier le
mieux le problème spécifique n ° 1. En effet le système qualité comprend l’ensemble
de la structure et de la culture organisationnelle, les responsabilités, les procédures, les
procédés et les ressources affectées pour mettre en œuvre la gestion de la qualité au
sein du cabinet. Ainsi, nous pouvons formuler notre hypothèse comme suit : « la non
élaboration d’un document retraçant les mesures d’améliorations continue,
s’explique par l’absence d’un système qualité. »
2. Causes et hypothèses liées au problème spécifique n ° 2
Le retard dans le traitement des pièces est dû à trois causes possibles à savoir :
- le déficit de communication entre les clients et les réviseurs comptables ;
- la négligence des réviseurs comptables ;
- la non transmission à bonne date des pièces par les entités.
Le déficit de communication entre le client et le cabinet par le biais de ses réviseurs
comptables semble expliquer le problème spécifique n ° 2, puisqu’il n’y a par une
bonne communication entre les réviseurs comptables et le client ce dernier ne peut pas
assumer ses fonctions. Mais cette cause n’est pas la plus plausible car le cabinet AYIFI
AP CONSULTING SARL est un professionnel dans la gestion d’une bonne maitrise
de communication avec ses clients ; cette cause est donc omise.
En ce qui concerne la négligence des réviseurs comptables, cette situation pourrait
expliquer le problème spécifique lié au retard des traitements des pièces car si les
réviseurs comptables n’accordent pas une attention particulière aux informations
comptables et financières, ils ne peuvent pas insister auprès de la clientèle pour obtenir
les informations correctes et fiables pour une bonne tenue de la comptabilité. Mais
cette cause n’est pas la plus significative, car les réviseurs comptables font de leur
mieux pour obtenir les informations pour la tenue d’une bonne comptabilité ; cette
cause est abandonnée.
Quant à la non transmission à bonne date des pièces comptables par les clients, l’entité
est sensée conserver et archiver toutes ses pièces afin de pouvoir vite les regrouper et
les faire parvenir au cabinet qui l’assiste au moment opportun. Mais ce n’est pas le cas
dans toutes les entreprises car certaines ont du retard dans l’envoi de leurs pièces.
Ainsi nous formulons la problématique ci-dessous : « le retard dans le traitement
des pièces comptables se justifie par la non transmission à bonne date des pièces
comptables. »
3. Causes et hypothèses liées au problème spécifique n ° 3
L’analyse du problème spécifique n°3 lié à l’inexistence du système de contrôle
qualité des missions d’assistance comptable nous a permis d’identifier deux (2) causes
possibles. Il s’agit de :
- L’absence d’un manuel de qualité défini au sein du cabinet
- L’inexistence d’un plan de formation du personnel comptable sur la gestion de
la qualité.
L’absence d’un manuel de qualité au sein du cabinet pourrait justifier le problème lié
L’inexistence du système de contrôle qualité des missions d’assistance comptable.
En effet, le manuel qualité joue quadruple rôle :
Il énonce la politique qualité et les objectives qualités décidées par la Direction ;
Il décrit l’organisation mise en place pour maintenir et développer cette politique et
atteindre les objectifs qui lui sont associés ;
Il explicite les lignes directrices permettant délégations et unités d’organiser leur
propre système de management de la qualité d’une manière cohérente les unes par
rapport aux autres.
Il fixe l’organisation du système documentaire. Le manuel Qualité témoigne, tant
en interne qu’à l’extérieur de l’image du professionnalisme du cabinet, au siège et
en région, en matière de management de la qualité Il décrit les procédures engagées
par l’entreprise afin de répondre à la qualité demandée pour un produit ou un
service, Il constitue le référentiel de l’agent comptable pour la production des
documents de qualité.
En ce qui concerne l’inexistence d’un plan de formation du personnel comptable sur le
management de la qualité, cette cause pourrait justifier le mieux la non optimalité du
contrôle qualité au sein des missions d’assistance comptable. En effet, la notion de la
qualité est variable, et pour cerner ces contours les acteurs ont besoin d’être formés.
Ainsi, nous pouvons formuler notre hypothèse comme suit : « l’inexistence d’un
système contrôle qualité des missions d’assistance comptable s’explique par une
inexistence d’un plan de formation du personnel comptable sur la gestion de la
qualité. »
B. Tableau de bord de l’étude
Le tableau de bord de l’étude est un outil récapitulatif des grands centres d’intérêts de
la recherche effectuée. Il est constitué de la problématique choisie, des problèmes
spécifiques retenus, des objectifs de retenus, des causes supposées être à la base des
problèmes et des hypothèses de l’étude. Ce tableau se présente comme suit
Tableau : Tableau de bord de l’étude « amélioration de la qualité des missions d’assistance comptables conduits par le cabinet
d’expertise AYIFI AP CONSULTING SARL au profit des entités clients »
Niveau Problématique Objectifs de recherche Causes supposées Hypothèses
d’analyse
Niveau Problème général Objectif général Déterminer
général les conditions d’amélioration
Faible qualité des missions
de la faible qualité des
d’assistance comptable au sein du
missions d’assistance
cabinet
comptable.
1 Problème spécifique n°1 Objectif spécifique n°1 Cause spécifique n°1 Hypothèse spécifique n°1
La non élaboration d’un document Envisager l’insertion dans les L’absence d’un système La non élaboration d’un document
Niveaux spécifique
retraçant les obligations de lettres de mission la qualité retracent les obligations de
chacune des parties répartition des tâches entre le chacune des parties, s’explique
cabinet et les clients par l’absence d’un système
qualité.
2 Problème spécifique n°2 Objectif spécifique n°2 Cause spécifique n°2 Hypothèse spécifique n°2
Retard dans le traitement des Contribuer à la mise en place La non transmission à Le retard dans le traitement des
pièces comptable transmises par d’un système de suivi dans la bonne date des pièces par pièces comptable transmises par
les clients transmission des pièces les entités. les clients se justifie par la non
comptables transmission à bonne date des
pièces par les entités.
3 Problème spécifique n°3 Objectif spécifique n°3 Cause spécifique n°3 Hypothèse spécifique n°3
L’inexistence d’un système Identifier les mesures de mise L’inexistence d’un plan de L’inexistence d’un système
contrôle de qualité des missions en place d’une démarche formation du personnel contrôle qualité des missions
d’assistance comptable qualité au niveau des missions comptable sur la gestion de d’assistance comptable s’explique
d’assistance comptable. la qualité par une inexistence d’un plan de
formation du personnel comptable
sur la gestion de la qualité.
Source : Réalisé par nous même
Section 2 : Revue de la littérature et méthodologie
Paragraphe 1: Revue de la littérature
I- Revue de littérature
Dans le cadre de notre recherche, la revue de littérature nous permis de faire le point
de connaissances sur le sujet provenant de divers auteurs concernant les problèmes
relatifs à la qualité des missions d’assistance comptable.
Clarification des concepts.
A. Notion de comptabilité
Selon L’expert – comptable Bernard Dansou GOVOEI (2010), la comptabilité est
définie comme « un système de traitement de l’information permettant de situer un
opérateur économique et ses différents partenaires sur la marche de ses activités à
partir d’une présentation synthétique aussi bien de données quantitatives que
qualitatives. Avant tout, la comptabilité est perçue comme un langage ou un outil de
communication propre ou spécifique à chaque pays ou à chaque région. Elle est non
seulement un moyen de preuve vis – à – vis des tiers mais également une science ou
une technique ayant pour support des règles et principes plus ou moins complexes dont
la maitrise exige une initiation ou un apprentissage, en gros une pratique. » Selon le
SYSCOHADA Révisé la comptabilité est un système d’organisation de l’information
financière qui permet : de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées ; de
fournir, après traitement approprié, un ensemble d’informations conforme aux besoins
des divers utilisateurs intéressés. Pour garantir la qualité et la compréhension de
l’information, toute comptabilité implique : le respect de principes ; une organisation
répondant aux exigences de contrôle et de vérification ; la mise en œuvre de méthode
et de procédures ; l’utilisation d’une terminologie commune. Le Plan Comptable
Général Français (1999) définit la comptabilité comme « un système d’organisation
financière permettant de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées et
fournir après traitement approprié des états reflétant une image fidèle du patrimoine,
de la situation financière et du résultat de l’entité à la date de clôture ». Elle représente
une fonction indispensable, un vecteur de transmission de l’information contenue dans
les états financiers de l’entreprise, confirme Tort en 2003.
B. Mission d’assistance comptable
La mission d’assistance comptable est un des domaines d’intervention de la profession
comptable qui offre un service aux entreprises tenues de produire des états financiers
annuels destinés aux associés, aux fiscs, aux investisseurs, aux institutions financières
et a d’autres utilisateurs.
La nécessité de se faire assister par un expert – comptable s’est fait ressentir pour la
première fois en France par les représentants du personnel des entreprises. En effet,
dès l’origine de la réflexion sur l’instauration des comités d’entreprises, soit lors des
débats de l’assemblée consultative provisoire en décembre 1944, l’idée a été émise que
les représentants du personnel puissent se faire assister d’une personne extérieure à
l’entreprise pour l’examen du bilan annuel. Mais cette possibilité d’assistance ne fut
concrétisée que par la loi du 16 mai 1946, et existe depuis lors.
C’est ainsi que l’expert – comptable a été retenu par le législateur dès le départ comme
tierce personne pouvant assurer cette assistance aux comités. Deux raisons peuvent
expliquer ce choix : En premier lieu, il est apparu naturel que cette mission soit confiée
à un professionnel des chiffres et non à un quelconque conseiller dont les compétences
auraient pu être variables. D’autre part, afin de faire disparaître les difficultés vis – à –
vis d’un patronat assez largement opposé à cette intervention externe dans l’entreprise,
le recours à un professionnel soumis à une prescription et relevant d’un ordre,
fournissait une sécurité par rapport au souci de confidentialité. Ce rôle alloué à l’expert
– comptable a évolué avec le développement du commerce et de l’internationalisation
des échanges et varie selon les réalités économiques et socioculturelles de chaque
pays.
1. Description de la démarche d’une mission d’assistance comptable aux
entreprises par AYIFI AP CONSULTING SARL
Le cabinet procède à ce niveau aux différents traitements comptables jusqu’à
l’établissement des états financiers. Ces traitements comptables comportent les étapes
suivantes :
l’organisation comptable ;
l’élaboration et la saisie du plan comptable de l’entreprise ;
le regroupement des pièces selon la nature ; 4 le classement chronologique par
date des pièces comptables ;
la codification des pièces comptables ;
l’analyse comptable des pièces (imputation) ;
la saisie informatique (la saisie des pièces comptables).
La mission d’assistance comptable est une mission d’opinion sur les comptes, c’est –
à – dire que la finalité de cette mission est d’aboutir à un rapport de l’expert –
comptable sur les comptes de l’entité. La mission d’assistance comptable est une
mission aboutissant à une assurance modérée sur la cohérence et la vraisemblance des
comptes annuels de l’entité. Cette mission n’est ni un audit, ni un examen limité des
comptes annuels. La mission d’assistance comptable s’appuie sur :
✓ une prise de connaissance générale de l’entreprise,
✓ la tenue ou la surveillance mensuelle des opérations courantes ainsi que les
déclarations y afférentes,
✓ le contrôle de la régularité formelle de la comptabilité,
✓des contrôles des écritures relatives aux transactions, sur la base d’un programme de
travail détaillé,
✓ un examen de la cohérence des comptes annuels.
Sauf difficultés particulières, en tenant compte des documents et informations
fournis par l’entreprise, la mission conduit l’expert- comptable à attester qu’il n’a rien
relevé qui remette en cause la cohérence et la vraisemblance des comptes annuels.
2. Différentes étapes d’une mission d’assistance comptable
La mission d’assistance comptable se compose de trois grandes étapes :
b. Définition et Organisation de la mission
Dans cette première phase, AYIFI AP CONSULTING SARL doit commencer par
définir avec le client la mission la mieux adaptée aux besoins exprimés par ce dernier.
Une fois la mission définie et les conditions fixées, il convient de rédiger une lettre de
mission. Celle – ci est obligatoire et doit être confirmée et / ou actualisée chaque année
Dès lors que la lettre de mission est acceptée par le client, AYIFI AP CONSULTING
SARL organise sa mission. Pour cela, il planifie les interventions du cabinet en tenant
compte des diligences à mettre en œuvre prévues dans la norme d’assistance
comptable, des compétences requises, de la disponibilité des intervenants, du budget.
c. Travaux de Contrôle
Une fois la mission définie et organisée, peuvent alors commencer les travaux de
contrôle. Cette phase consiste à recueillir l’information nécessaire par AYIFI AP
CONSULTING SARL pour se forger une opinion sur les comptes du client. Après
une prise de connaissance de l’entité et de son fonctionnement interne, AYIFI AP
CONSULTING SARL va apprécier ou mettre en place l’organisation comptable de
l’entité en s’intéressant plus particulièrement au personnel comptable s’il existe, à
l’informatique, à la tenue des comptes ou à leur surveillance suivant les cas, à la
régularité formelle et au contrôle des comptes suivant le programme de travail détaillé.
Les travaux de contrôle se terminent par l’examen qui permet à l’expert-comptable de
s’assurer que les comptes annuels établis sont cohérents et vraisemblables par rapport
à la connaissance qu’il a de l’entité et par rapport aux informations communiquées par
le client.
C. Qualité
La notion de qualité a subi plusieurs mutations au fil du temps. Au début, les
recherches en la matière visaient essentiellement le secteur industriel et plus.
Particulièrement la maîtrise de la production de masse. Avec le développement des
échanges mondiaux et l’importance des enjeux concurrentiels qui en découlent, la
notion de qualité a évolué et couvre désormais toutes les fonctions de l’entreprise ainsi
que le système de management. La norme ISO 9000 définit la qualité comme «
L’aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire des
exigences. » A travers cette définition, la qualité peut être définie comme l’aptitude
d’un produit ou d’un service à satisfaire les besoins des utilisateurs. De ce fait, le
produit ou le service doit répondre parfaitement aux besoins et attentes du client mais
aussi conforme à la réglementation en vigueur.
Paragraphe 2 : Point des contributions antérieures
Selon Martine SARR LEBRAULT, les missions d’assistance sont des missions se
caractérisant par l’avènement d’un résultat. En d’autres termes elles consistent en la
tenue de la comptabilité et l’établissement des comptes annuels d’une part et la
surveillance de la comptabilité d’autre part. La tenue de la comptabilité et
l'établissement des comptes annuels consistent à effectuer les travaux courants ainsi
que ceux de fin d’exercice. Ainsi, les travaux courants regroupent les tâches
comptables exécutées durant l’exercice telles que : l’imputation et l’enregistrement des
pièces comptables ; l’établissement des journaux, des comptes, des balances générales
et auxiliaires. Les travaux de fin d’exercice concernent l’établissement des comptes
annuels pour permettre aux dirigeants et associés d’approuver les comptes de
l’entreprise. La définition donnée, nous pouvons retenir que « la qualité est la
conformité à la satisfaction du client ». Selon la norme NF EN ISO 9000 : la qualité
se définit comme étant « l’aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques à
satisfaire des exigences. » A travers cette définition, il ressort que la qualité se base sur
les besoins des clients et le respect des normes. De ce fait, le produit ou le service doit
être conforme aux exigences du client, aux managers et actionnaires mais aussi à la
réglementation en vigueur. Selon BAHUON (2009), une démarche qualité a pour
objectif premier d’améliorer sans cesse les performances d’une structure de tout type :
structure de production, de services ou consulaire. Cette amélioration des
performances doit se décliner auprès de toutes les parties prenantes de l’entreprise.
Elle concerne ainsi :
les clients par le respect des délais, des exigences qualitatives de la
prestation rendue ou du produit livré, et bien évidemment par la maîtrise
des coûts ;
les prescripteurs et organismes de tutelle auprès desquels la crédibilité de
l’entreprise sera renforcée ;
le personnel, qui est probablement la partie prenante la plus concernée.
Son implication dans la démarche doit être totale et soutenue
constamment par le dirigeant.
En d’autres termes, les objectives qualités sont fixées par la direction en lien avec les
grandes orientations définies par la politique qualité. C’est ce qu’indique la norme ISO
9001 : « les dirigeants doivent s’assurer que les objectifs qualité, y compris ceux
nécessaires pour satisfaire les exigences relatives au produit, sont établis aux fonctions
et aux niveaux appropriés au sein de l’organisme ».
Paragraphe 2 : Méthodologie de recherche
A. Choix des outils de collecte des données
La dimension empirique met en exergue la méthode d’enquête envisagée. A cet
effet, les différentes étapes empruntées dans le cadre de la présente recherche sont :
l’objectif et la nature de la collecte des données, le cadre de l’enquête, la population
mère et l’échantillonnage.
1. Objectifs et nature de la collecte des données
a. Objectif de la collecte des données
L’enquête réalisée a pour objectif de mobiliser les données nécessaires, en vue de la
vérification des différentes hypothèses formulées dans le cadre de notre recherche.
Plus précisément ladite enquête nous permettra de voir si :
L’absence d’un système qualité est à la base de la non élaboration d’un document
retraçant les mesures d’améliorations continues ;
La non transmission à bonne date des pièces comptables transmis par les clients ;
L’inexistence d’un système contrôle de qualité des missions d’assistance
comptable.
b. Nature de la collecte des données
Nos enquêtes sont préparées sur la base d’une population cible composée des
experts- comptables et des agents comptables impliqués dans la production des
états financiers. Dans le but de faciliter ces enquêtes et de recueillir des données
fiables. De ce fait, la réalisation de l’enquête a consisté à la mise au point d’un
questionnaire
2. Cadre de l’enquête et échantillonnage
Nous précisons le cadre de l’enquête, la population mère et l’échantillonnage.
a. Cadre de l’enquête et population mère
Notre population mère est composée de deux (02) groupes. Le premier représenté
par les clients et le second groupe constitué du personnel de l’agence du cabinet.
Tableau IV : Présentation des enquêtés (population mère)
Modalités Population mère
Expert- comptable 01
Réviseur comptable 07
Agents comptable 06
Personnel du cabinet
Auditeurs 10
AYIFI AP
CONSULTING Expert en gestion 04
SARL Secrétaire comptable 01
Clients 31
actuels
Total 60
Source : Réalisé par nous-mêmes, Mai 2023
b. Détermination de la taille de l’échantillon
Au regard du contenu de chaque problème spécifique qui interpelle divers acteurs dans
la recherche des causes réelles, nous avons constitué deux (02) échantillons : le
premier composé du personnel du cabinet 29 personnes sur une population mère de 60
personnes composé du personnel du département d’assistance comptable, du personnel
du département d’audit et le second constitué des clients actuels du cabinet comprend
31 personnes. Au total, nous avons un échantillon global de vingt-cinq (25) personnes.
Cet échantillon sera représenté dans le tableau ci-après.
Tableau V : Taille de l'échantillon
Eléments Taille
Population Echantillon
mère
Personnel du cabinet AYIFI
29 10
AP CONSULTING SARL
Clients actuels
Source : Donnée des enquêtes, Mai 2023
Il s’agit d’un échantillon de jugement, c’est – à – dire des individus capables de
répondre à nos préoccupations de recherche.
B. Choix des outils d’analyse des données
Les données de nos enquêtes sont analysées suivant deux (02) étapes. La première
étape est consacrée à la technique de dépouillement et outils de présentation des
données. La deuxième étape concerne les seuils de vérification des hypothèses.
1. Techniques de dépouillement et outils de présentation des données
A ce stade, les informations et les données recueillies à divers niveaux sont mises
sous une forme exploitable. Après le traitement manuel des résultats d’enquête
(questionnaire), le groupement et l’analyse des données recueillies sont présentés
dans des tableaux chiffrés. Pour ce faire, nous avons utilisé le progiciel Excel. Quant
aux informations collectées par entretien, elles ont permis d’étayer nos analyses. Les
analyses sont faites au moyen de l’interprétation, des commentaires et analyses des
tableaux élaborés. Nous avons également utilisé des graphiques pour illustrer nos
commentaires permettront d’avoir une bonne appréciation des résultats pour la vérification
des hypothèses.
2. Conditions de vérification des hypothèses
Les hypothèses sont confirmées ou infirmées en fonction des résultats issus de nos
analyses.
Hypothèse n°1
L’hypothèse n°1 formulée stipule que la non élaboration d’un document retraçant les
mesures d’améliorations continue, s’explique par l’absence d’un système qualité. Pour
vérifier cette hypothèse nous allons supposer le poids des items est égal 100%. Si le Poids
moyen est alors égal à 60%, notre hypothèse est alors confirmée sinon elle est infirmée. De
même, nous allons recueillies l’avis du personnel sur ce problème. Si plus de la moitié
confirme la cause alors l’hypothèse est confirmée.
Hypothèse n°2
Pour cette hypothèse, nous allons tenir compte de l’avis du personnel. Ainsi, cette
hypothèse sera confirmée si la cause supposée retient l’avis de la majorité aussi bien qu’au
niveau du personnel. Si non, nous prendrons comme cause réelle celle qui requiert plus
d’avis dans chaque échantillon.
Hypothèse n°3
Concernant la vérification de cette hypothèse qui notifie que : « L’inexistence d’un
système contrôle qualité des missions d’assistance comptable explique par une inexistence d’un
plan de formation du personnel comptable sur la gestion de la qualité », il est important de
savoir si le personnel se conforme aux normes professionnelles et aux exigences
légales et réglementaires applicables. Dans ce cas, l’hypothèse sera ainsi vérifiée et
confirmée s’ils ne suivent pas la norme. L’hypothèse sera infirmée s’il suit la norme.
3. Difficultés et limites de l’étude
Au cours de la réalisation de notre travail, plusieurs difficultés ont été rencontrées tant
sur le plan matériel que psychologique. Au nombre de celles – ci, nous avons la non
disponibilité des cadres qui sont parfois en mission. À côté de cette indisponibilité,
nous avons également noté la réticence de certains personnels à répondre à certaines
des questions posées et l’accès à la consultation des données puisqu’il s’agit ici des
informations confidentielles qui mettent en exergue la qualité du cabinet. Quant aux
limites des données recueillies, elles sont liées aux marges d’erreur pouvant provenir
non seulement de ces difficultés mais aussi du fait que notre enquête a été limitée.
Enfin, les résultats auraient pu être meilleurs si les personnes interviewées étaient plus
disponibles, et les données plus accessibles. Néanmoins, nous nous sommes efforcés
de respecter, autant que faire se peut, les règles, normes et principes académiques
établis en la matière, et, ces difficultés et limites ne sont pas de nature à disqualifier le
caractère scientifique et technique des résultats que nous présenterons. Par ailleurs, nos
contraintes professionnelles ne nous ont pas aussi permis de finir cette étude avec
célérité.
CHAPITRE III :
CADRE THEORIQUE ET
METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE
Cette troisième partie sera consacrée à l’analyse du phénomène à la structure de stage
et approches de solutions.
Dans les chapitres précédents, nous avons développé un certain nombre d’éléments qui
participe à la rédaction de notre mémoire professionnel. Ce développement repose sur
le cadre institutionnel et théorique de l’étude en ce qui concerne la résolution de la
problématique relative à la contribution de la qualité des missions d’assistance
comptable au sein du cabinet d’assistance comptable. En vue de souligner d’autres
points importants à la compréhension de la problématique, nous allons aborder dans le
présent chapitre, le dernier volet qu’est la réalisation des enquêtes et les conditions de
mise en œuvre des solutions proposées.
SECTION 1 : Analyse des données du phénomène
Dans cette section, nous mettons un accent particulier des enquêtes et les résultats
obtenus.
Paragraphe 1 : Organisations des enquêtes et présentation des résultats obtenus.
Au niveau de l’organisation des enquêtes nous exposons la préparation des enquêtes et
puis leur réalisation.
A. Préparation des enquêtes
Nous ne saurions réussir la réalisation de notre enquête sans une bonne préparation
préalable. C’est pour cela que nous avions d’abord testé le questionnaire conçu auprès
d’un groupe de cinq (05) enquêtés choisis de manière aléatoire puis corrigé en vue de
l’adapter au niveau de compréhension des enquêtés.
B. Réalisation des enquêtes
Nous avons rencontré quelques difficultés au cours de la collecte des données.
Les difficultés sont résumées comme suit
- la non disponibilité de certains responsables compte tenu de leurs
lourdes tâches quotidiennes ;
- les imprécisions observées au niveau de certaines réponses
l’indisponibilité de certains enquêtés à remplir le questionnaire
Notons aussi que parmi les enquêtés ayant accepté de répondre, certains ne sont pas
sincères dans leur propos. Leur nombre étant très négligeable cela n’a pas d’influence
sur la crédibilité de l’étude.
C. Présentation et analyse des résultats de l’enquête
En vertu de l’enquête effectuée, nous présentons ici les résultats liés directement à nos
problèmes spécifiques.
1. Présentation et analyse des données relatives à la non élaboration
d’un document retraçant les obligations de chacune des parties
a. Qu’est ce qui pourrait expliquer la non élaboration d’un document
retraçant les obligations de chacune des parties ?
Tableau VI : Point des réponses liées à la questions N°1
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Qu’est ce qui pourrait Inexistence d’un 15 25%
expliquer la non élaboration responsable qualité au sein
d’un document retraçant les du département
obligations de chacune des
Absence d’un système 45 75%
parties?
qualité
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquête, Mai 2023
15% des personnes interrogées pensent que la non élaboration d’un document
retraçant les obligations de chacune des parties est due à l’inexistence d’un
responsable qualité au sein du département ;
75% des personnes affirment que le problème est dû à l’absence d’un système
qualité
b. Est-il important d’informé ou d’être informer des problèmes
rencontrés ainsi que les risques associés ?
Tableau VII : Point des réponses liées à la questions N°2
Question posée Réponses Effectifs Fréquence
reçues
Est-il important d’informer ou Oui 50 83%
d’être informer des problèmes
rencontrés ainsi que les Non 10 17%
risques associés ?
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquête, Mai 2023
83% des personnes interviewées pensent il est important d’informer ou d’être
informer des problèmes rencontrés ainsi que les risques associés.
17% des personnes interviewées affirment qu’il n’est pas important d’informer
ou d’être informer des problèmes rencontrés ainsi que les risques associés.
c. En cas de mission récurrente, procédez-vous à une mise à jour de vos
connaissances du client ?
Tableau VIII : Point des réponses liées à la questions N°3
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
En cas de mission Oui 33%
20
récurrente, procédez-vous à
une mise à jour de vos Non 67%
connaissances du client ? 40
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquête, Mai 2023
33% des personnes interviewées affirment qu’il procède par une mise à jour de
leur connaissance du client
67% des personnes interviewées affirment le contraire
d. Le renouvellement de la convention d’assistance comptable dépend
dans la majorité des cas du degré de satisfaction du client ?
Tableau IX : Point des réponses liées à la questions N°4
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Le renouvellement de la convention Oui 53 88%
d’assistance comptable dépend dans
la majorité des cas du degré de Non 7 12%
satisfaction du client ?
Total 60 100
Source : Résultat d’enquête, Mai 2022
88% des personnes interviewées déclarent que le renouvellement de la
convention d’assistance comptable dépend dans la majorité des cas du degré de
satisfaction du client ;
12% des personnes interviewées affirment que le renouvellement de la
convention d’assistance comptable ne dépend pas dans la majorité des cas du
degré de satisfaction du client ;
[e.] Le niveau de satisfaction des clients est-il considéré comme indice de
performance du cabinet ?
Tableau X : Point des réponses liées à la questions N°5
Question posée Réponses Effectifs Fréquence
reçues
Le niveau de 54
Oui 90%
satisfaction des
Non 6 10%
clients est-il
considéré
comme indice
de
performance
du cabinet ?
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquête, Mai 2023
90% des personnes interviewées affirment que le niveau de satisfaction des
clients est considéré comme indice de performance du cabinet ;
10% des personnes interviewées affirment le contraire
2. Présentation et analyse des données relatives au retard dans le
traitement des pièces comptable
a. Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer le retard dans
le traitement des pièces comptables transmises par les clients ?
Tableau XI : Point des réponses liées à la questions N° 6
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Quelles sont les raisons Le déficit de 15 25%
qui peuvent être relatives communication entre
au retard dans le les clients et les
traitement des pièces réviseurs comptables ;
comptables transmises
La négligence des 5 8%
par les clients ?
réviseurs comptables ;
La non transmission à 40 67%
bonne date des pièces
par les entités.
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquête, Mai 2023
25% des personnes interrogées trouvent que le retard dans le traitement
des pièces comptables transmises par les clients est dû au déficit de
communication entre les clients et les réviseurs comptables ;
8% des personnes interrogées affirment que le problème est dû à la
négligence des réviseurs comptables ;
67% des personnes interrogées affirment que le problème est dû à la non
transmission à bonne date des pièces par les entités
b. Qui sont les intervenants pour les missions d’assistance
comptable ?
Tableau XII : Point des réponses liées à la questions N°7
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Qui sont les intervenants pour les Assistants et 23 38%
missions d’assistance stagiaires
comptable ?
Assistants et chef 37 62%
de mission
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2023
38% des personnes interrogées pensent que les assistants et stagiaires
intervient pour les missions d’assistance comptable ;
62% des personnes interrogées pensent que les assistants et chef de
mission interviennent pour les missions d’assistance comptable ;
c. Les délais accordés pour la réalisation des travaux
permettent-ils de bien exécuter la mission d’assistance
comptable ?
Tableau XIII : Point des réponses liées à la questions N°8
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Les délais accordés pour la Oui 28 47%
réalisation des travaux
permettent-ils de bien exécuter la Non 32 53%
mission d’assistance comptable ?
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2023
Il faut noter qu’ici les avis sont partagés ;
47% des personnes interviewées affirment que Les délais accordés pour
la réalisation des travaux permettent de bien exécuter la mission
d’assistance comptable ;
53% des personnes interviewées affirment que Les délais accordés pour
la réalisation des travaux ne permettent pas de bien exécuter la mission
d’assistance comptable ;
Avez – vous déjà accusé du retard dans l’exécution de vos travaux ?
Tableau XIV : Point des réponses liées à la questions N°9
Question posée Réponses Effectifs Fréquence
reçues
Avez – vous déjà accusé du Oui 48 80%
retard dans l’exécution de vos
travaux ? Non 12 20%
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2023
80% des personnes interviewées déclarent avoir accusé de retard dans
l’exécution des travaux ;
20% des personnes interviewées le contraire
2. Le cabinet reçoit – il les pièces comptable du client dans les délais ?
Tableau XV : Point des réponses liées à la questions N°11
Question posée Réponses Effectifs Fréquence
reçues
Le cabinet reçoit – il les pièces Oui 10 17%
comptable du client dans les
délais ?
Non 50 83%
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2023
17% des personnes interviewées déclarent que le cabinet reçoit les pièces
comptables du client dans les délais ;
83% des personnes interviewées affirment que le cabinet ne reçoit pas
les pièces comptables du client dans les délais
3. Présentation et analyse des données relatives à l’inexistence d’un
système contrôle de qualité des missions d’assistance comptable.
a. Quelles sont les causes qui sont à la base de l’inexistence d’un système
contrôle de qualité des missions d’assistance comptable ?
Tableau XVI : Point des réponses liées à la questions N°13
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Quelles sont les causes L’absence d’un manuel de 12 20%
qui sont à la base de qualité défini au sein du
l’inexistence du système cabinet
de contrôle de qualité
des missions d’assistance
L’inexistence d’un plan de 48 80%
comptable ?
formation du personnel
comptable sur la gestion de la
qualité.
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2023
20% des personnes interrogées pensent l’inexistence du système de contrôle
de qualité des missions d’assistance comptable est dû à l’absence d’un
manuel de qualité défini au sein du cabinet ;
80% des personnes interrogées affirment que l’inexistence du système de
contrôle de qualité des missions d’assistance comptable est à la base de
l’inexistence d’un plan de formation du personnel comptable sur la gestion
de la qualité.
b. Le cabinet dispose -t-il un manuel de procédures ?
Tableau XVII : Point des réponses liées à la questions N°14
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Le cabinet dispose -t-il un Oui 15 25%
manuel de procédures ?
Non 45 75%
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2023
Il faut noter qu’ici les avis sont partagés
25% des personnes interviewées affirment que le cabinet dispose de manuel de
procédures ;
75% des personnes interviewées affirment que le cabinet ne dispose pas de
manuel de procédures ;
3. Le personnel d’assistance comptable fait- il l’objet de formation continue afin
de tenir comptable de gestion de la qualité du métier ?
Tableau XIX : Point des réponses liées à la questions N°16
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Le personnel d’assistance Oui 36 60%
comptable fait- il l’objet de
formation continue afin de tenir
comptable de gestion de la Non 24 20%
qualité du métier ?
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2023
60% des personnes interviewées pensent que le personnel d’assistance
comptable fait l’objet de formation continue afin de tenir comptable de gestion
de la qualité du métier ;
20% des personnes interviewées affirment le contraire
[Link]-t-il un manuel de qualité sur la démarche de la mission d’assistance
comptable ?
Tableau XX : Point des réponses liées à la questions N°17
Question posée Réponses reçues Effectifs Fréquence
Existe-t-il un manuel de qualité sur la Oui 6 10%
démarche de la mission d’assistance
comptable ? Non 54 90%
Total 60 100%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2023
10% des personnes interviewées affirment qu’il a y un manuel de qualité sur
la démarche de la mission d’assistance comptable ;
90% des personnes interviewées déclarent qu’il n’y a pas de manuel de
qualité sur la démarche de la mission d’assistance comptable
Paragraphe 2 : vérifications des hypothèses
Le paragraphe suivant retrace la vérification des hypothèses.
A. Vérification de l’hypothèse N°1
Du point des réponses relatives à l’hypothèse N°1, il ressort que, 75% des personnes
interrogées ont affirmé que l’absence d’un système qualité est à la base du non
élaboration d’un document retraçant les obligations de chacune des parties et 25%
déclarent que c’est l’inexistence d’un responsable qualité au sein du département. Par
conséquent, nous pouvons donc affirmer que l’hypothèse N°1 selon laquelle « la non
élaboration d’un document retraçant les obligations de chacune des parties,
s’explique par l’absence d’un système qualité » est confirmée suivant l’illustre de
cette analyse.
Graphique 1 : Cause de la non élaboration d’un document retraçant les
obligations de chacune des parties
75%
25%
Inexistence d’un responsable qualité au sein Absence d’un système qualité
du département
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2022
B. Vérification de l’hypothèse N°2
La lecture du tableau N° XI nous renseigne que 67% des personnes interrogées
attestent que la non transmission à bonne date des pièces par les entités est occasionné
par le retard dans le traitement des pièces comptables ; 25% disent que c’est le déficit
de communication entre les clients et le cabinet. Et 8% déclarent que ce sont la
négligence des réviseurs comptables. Il ressort donc que l’hypothèse N°2 selon
laquelle « le retard dans le traitement des pièces comptables se justifie par la non
transmission à bonne date des pièces comptable » est confirmée suivant
l’illustration de cette analyse.
Graphique 2
Chart Title
Le déficit de commu-
nication entre les
clients et les réviseurs
comptables ;
25%
La négligence des
réviseurs comptables ;
La non transmission à 8%
bonne date des pièces
par les entités.
67%
Source : Résultat d’enquêtes, Mai 2022
C. Vérification de l’hypothèse N°3
Du point des réponses relatives à l’hypothèses N° 3, il ressort que 80% des personnes
interviewées ont affirmé que c’est l’inexistence du système de contrôle de qualité des
missions d’assistance comptable est dû à l’inexistence d’un plan de formation du
personnel comptable sur la gestion de la qualité ; 20% des interrogées atteste que le
problème est l’absence d’un manuel de qualité défini au sein du cabinet. Ainsi notre
hypothèse N° 3 selon laquelle c’est « l’inexistence du système de contrôle qualité
des missions d’assistance comptable s’explique par une inexistence d’un plan de
formation du personnel comptable sur la gestion de la qualité » est confirmée
Le graphique 3 suivant illustre parfaitement cette analyse.
L’absence
d’un manuel
de qualité
défini au sein
du cabinet ;
0.2
L’inexistence
d’un plan de
formation du
personnel
comptable
sur la gestion
de la qualité.;
0.8
SECTION 2 : Approches de solution
Cette section retrace dans un premier temps, le résumé des différentes causes liées aux
problèmes spécifiques puis, dans un second temps, les propositions d’approches de
solutions
I. Résumé de la recherche
Il s’agit ici de faire ressortir les causes principales liées aux problèmes spécifiques
mais aussi les autres causes qui sont à la base de ces problèmes
A. Résumé des causes de la non élaboration d’un document retraçant les mesures
d’amélioration continue
La vérification de l’hypothèse N°1 nous a permis de constater que la non élaboration
d’un document retraçant les obligations des deux parties est en grande partie due à
l’absence d’un système qualité. En effet, d’autres variables indépendantes justifient
cette hypothèse. Entre autres nous avons : l’inexistence d’un responsable qualité au
sein du département
B. Résumé des causes au retard dans le traitement des pièces comptable
transmises par les clients
La validation de l’hypothèse N°2 a permis de relever que la principale cause du retard
dans le traitement des pièces comptable est la non transmission à bonne date des pièces
comptables par les entités. Notons aussi que ce problème est dû en partie au déficit de
communication entre les clients et le cabinet et la négligence des réviseurs comptables.
Ce qui fragilise considérablement leur relation.
C. Résumé des causes de l’inexistence du système de contrôle de qualité des
missions d’assistance comptable
La vérification de l’hypothèse N°3 montre que la cause principale de l’inexistence du
système de contrôle de qualité des missions d’assistance comptable est l’absence d’un
manuel de qualité défini au sein du cabinet. Il faut aussi noter que ce problème est
engendré par l’inexistence d’un plan de formation du personnel comptable sur la
gestion de la qualité.
II- Approches de solutions
A. Approche de solutions par rapport à la relative la non élaboration d’un
document retraçant les obligations de chacune des parties.
La vérification de l’hypothèse n °1 nous permet de retenir définitivement que,
l’absence d’un système qualité est à la base de la non élaboration d’un document
retraçant les obligations de chacune des parties. Nous suggérons aux responsables :
de mettre en place une politique de suivi des entités clients du cabinet en
harmonie avec la stratégie globale du cabinet,
de fixer des objectifs mesurables qui devront être déclinés à tous les niveaux :
associés signataires, directeurs de mission, chefs de mission et assistants,
communiquer cette politique et ces objectifs à tous les collaborateurs,
mettre à disposition les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs fixés et
une documentation à jour.
B. Approche de solution relatives au retard dans le traitement des pièces
comptables transmises par les clients.
La confirmation partielle de l’hypothèse n°2 permet de retenir que la défaillance dans
le retard des traitements des pièces comptables transmises par les clients est dû à la
non transmission à temps des pièces par les entités. Nous suggérons :
la création d’un service de « Relations extérieures » qui aura essentiellement
pour tâche de relancer les entités clients à mettre à la disposition du cabinet les
pièces comptables nécessaires pour le démarrage de la mission d’assistance
comptable,
faire un suivi plus poussé afin de disposer de toutes les informations (constituer
un comité de suivi).
penser à mettre en place une cellule de communication plus appropriée,
C. Approche de solution relative à l’inexistence du système de contrôle de
qualité des missions d’assistance comptable
La confirmation de l’hypothèse n° 3 permet de retenir que l’inexistence du système de
contrôle qualité des missions d’assistance comptable se justifie par l’inexistence d’un
plan de formation du personnel comptable sur la gestion de la qualité. Nous
suggérons :
définir un manuel de qualité au sein du cabinet ;
le cabinet devrait organiser des formations théorique et pratique à son personnel sur
le management de la qualité en fonction des mutations de l’environnement et
augmenter ce personnel en fonction de la croissance de son portefeuille client, ces
formations viseront à faire appréhender à ces acteurs l’importance que revêt la
qualité dans la présentation complète et conforme des services
que le département d’assistance comptable répertorie les différents types d’outils
de la qualité qui puissent exister puis de sélectionner ceux qui sont susceptible de
mesurer et de donner une assurance raisonnable de la qualité de leur service.
III. Conditions de la mise en œuvre des solutions
Pour s’assurer de l’application effective des différentes propositions faites ci – dessus
nous avons formulé des suggestions de façon globale pour la résolution des problèmes
spécifiques en étude. Le professionnel comptable doit s’assurer au préalable qu’il
possède les compétences et expériences nécessaires pour exécuter la mission
conformément aux normes reconnues, aux règles de déontologie et aux lois applicables
à l’entreprise et instaurer un climat de confiance entre le cabinet et les entités
partenaires
Pour ce fait, nos recommandations vont aussi bien à l’endroit des acteurs du
département de l’assistance comptable qu’à l’endroit du cabinet.
A. Recommandation à l’endroit des acteurs du département de l’assistance
comptable.
Il est nécessaire que le département se dote d’un responsable qualité, car c’est à lui
que revient la charge de contrôler la qualité. Aussi et compte tenu de l’importance que
revêt les missions d’assistance, il est temps que le cabinet pense à certifier le
département car jusqu’à ce jour notons que c’est juste le département d’audit qui a
reçu la certification.
B. Recommandations à l’endroit du cabinet AYIFI AP CONSULTING
SARL .
Nous recommandons au cabinet AYIFI AP CONSULTING SARL .
Il serait judicieux que le cabinet mette en place une norme qualité, et que la qualité soit
retenue comme un élément de la stratégie du cabinet cela implique que tous les
collaborateurs doivent être d’accord pour respecter et mettre en œuvre la norme qualité
qui sera arrêtée. La direction procédera ou fera procéder à des revues d’application du
système pour s’assurer qu’il est respecté et qu’il demeure adapté et efficace. Le
cabinet doit établir et tenir à jour le manuel qualité en procédant comme suit :
la tenue à jour de la comptabilité de l’entreprise lui permet d’acquérir une bonne
image financière et la facilité de nouer des contrats de partenariat avec d’autres
entités. La fiabilité et la sincérité des informations, permettent aux collaborateurs
d’avoir une situation claire du déroulement des activités et de prendre les décisions
adéquates pour le bon fonctionnement de l’entité. Tout ceci montre l’importance de
la comptabilité dans le développement des affaires ;
l’analyse des missions d’assistance comptable du cabinet AYIFI AP
CONSULTING SARL aux entités permet à ces dernières d’avoir une comptabilité
fiable conduisant à l’établissement des états de synthèse et tout autre document
indispensable à une gestion performante de l’entité ;
établir des procédures documentées pour le système de management de la qualité
définir avec les entreprises une périodicité régulière de collecte des informations
comptables et financières ;
redéfinir les canaux de transmission des pièces comptables ;
exiger des clients l’obtention des données fiables à bonne date ;
faire des recommandations pratiques en vue de la correction des anomalies relevées
auprès des clients ;
équiper le personnel en matériel efficace pour la réussite de leurs missions.
CONCLUSION
La mission d’assistance comptable est l’un des métiers de la profession comptable qui
offre un service aux entreprises tenues de produire des états financiers annuels destinés
aux divers utilisateurs de l’information financière. Son objectif consiste fournir une
image fidèle des comptes de l’entité. C’est pourquoi la question de la qualité est,
aujourd’hui, une préoccupation pour la profession comptable. Aussi la performance
dans l’exercice de ce type de mission s’appuie sur la mise en place d’un processus
favorisant la production de la qualité dans les missions d’assistance comptable. Cette
qualité doit être inscrite dans le cadre d’une politique globale du cabinet. Le cabinet
AYIFI AP CONSULTING SARL dans l’exercice de ses missions doit prévenir,
détecter et gérer les risques en matière fiscal et sociale.
En effet, il est vrai que cette étude n’a pas intégré une évaluation profonde mais elle a
toutefois permis d’avoir une réponse claire aux problèmes suivants :
- Absence d’un document retraçant les mesures d’améliorations continues
au profit des entités clients
- Retard dans le traitement des pièces comptables
- Inexistence du système de contrôle de qualité des missions d’assistance
comptables
Afin d’éradiquer ces causes et remédier par conséquent aux problèmes certaines
approches de solutions ont été formulées à l’endroit du cabinet AYIFI AP
CONSULTING SARL et des entités ; mettre en place une politique de suivi des
entités clients du cabinet en harmonie avec la stratégie globale du cabinet ; faire un
suivi plus poussé afin de disposer de toutes les informations constituer un comité de
suivi ; le département d’assistance comptable doit répertorier les différents types
d’outils de la qualité qui puissent existent, puis sélectionner ceux qui sont susceptibles
de mesurer et de donner une assurance raisonnable de la qualité de leur service.
Notre travail n’a pas pu prendre en compte tous les aspects du sujet, mais sa permettra
d’améliorer la qualité du service rendu en vue de fidéliser les clients et de mieux
répondre à leurs besoins. En outre, cette analyse leur permettrait d’établir et renforcer
sur le long terme une politique qualité pour tout le cabinet AYIFI AP CONSULTING
SARL .