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Rapport de Stage Prenam BT

C'est un rapport de stage qui pourra aider les apprenants à finaliser à la fin de leur et pour l'obtention de leur diplôme

Transféré par

Salomon Yaou
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MINISTERE DES ENSEIGNEMENT REPUBLIQUE TOGOLAISE

PRIMAIRES SECONDAIRES TECHNIQUES Travail-Liberté-Patrie


(MEST)
 
MINISTERE DELEGUE CHARGE DE
L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
(MET)

DIRECTION DES EXAMENS, CONCOURS
ET CERTIFICATIONS
(DECC)


RAPPORT DE STAGE EFFECTUE DANS


L’ENTREPRISE SARA GROUP DU 27
Novembre 2023 au 27 Mars 2024

BREVET DE TECHNICIEN

Option: Genie Civil

Rédigé par : ADEHE Pirénam

Promotion : 2020 - 2023


Table des matières

DEDICACE.......................................................................................................................... iii
REMERCIEMENTS..............................................................................................................v
LISTE DES SIGLES............................................................................................................ vi
LISTES DES FIGURES EN ANNEXES..............................................................................vii
RESUME (le resumé n’est pas recommandé)...................................................................viii
INTRODUCTION..................................................................................................................1
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE.............................................1
I-1. Situation géographique...................................................................................2
I-2. Historique.......................................................................................................................3
I-2.1-Objectifs de SARA -GROUP.......................................................................3
I-2.2. Organigramme de l’entreprise SARA-GROUP...........................................3
I-2.3-Ressources humaines de SARA GROUP............................................................4
DEUXIEME PARTIE : DEROULEMENT DU STAGE...........................................................7
I-Déroulement des activités.......................................................................................... 8
II-Travaux réalisés et responsabilité durant le stage.....................................................8
III-Les matériels et matériaux utilisés............................................................................9
TROISIEME PARTIE : DESCRIPTION ANALYTIQUE DES TÂCHES..............................12
I- L’entretien du site des travaux.................................................................................13
II- L’installation du chantier.........................................................................................14
1-Contexte et objet......................................................................................................14
2-Procédure adoptée..................................................................................................14
III- Les travaux d’implantation.....................................................................................15
4.1- La fabrication des parpaings................................................................................16
4.2- La fouille.............................................................................................................. 17
4.3- Le Béton de propreté...........................................................................................18
4.4- Les semelles........................................................................................................19
4.5-Les murs de fondation..........................................................................................20
4.6- La longrine...........................................................................................................21
4.7- Les murs d’élévation............................................................................................22
4.8-Les poteaux.......................................................................................................... 23

ii
4.9-Le chainage.......................................................................................................... 24
4.10- La chape au sol................................................................................................. 25
4.11-La dalle............................................................................................................... 26
4.12-L’Acrotère........................................................................................................... 27
4.13-La construction de la fosse.................................................................................28
4.14-Les travaux de crépissage ou enduit..................................................................29
4.15-Les travaux de ferraillage...................................................................................31
4.16-Travaux de coffrage............................................................................................33
CONCLUSION................................................................................................................... 34
ANNEXES...................................................................................................................35

iii
DEDICACE

Je dédie ce présent rapport de stage à ma maman chérie pour le soutien apporté, tant
moral, matériel et surtout financier durant ma formation.
Chère maman, toi seul est ma source d’inspiration, que le Seigneur achève en nous,
l’œuvre de notre vie.

iv
REMERCIEMENTS
Nous tenons à témoigner notre reconnaissance à Dieu tout puissant qui nous a
fait grâce de santé et qui veille sur nous.

Nous remercions spécialement :

- Le Directeur Général de l’entreprise SARA-GROUP, pour l’opportunité de


stage qu’il nous a accordé dans son entreprise ;
- M. DJIRAM Kamaroudine, notre maître de stage, pour sa disponibilité́, ses
conseils et son ouverture dans le partage d’expérience ;
- M. DJETABA Baroma, notre directeur de rapport, qui malgré son emploi du
temps saturé, nous a guidé dans la rédaction de ce rapport ;
- M.KALAO Pyabalo et M. BODJONA Tchilabalo, respectivement, directeur et
chef de travaux du CET-PYA pour leur encadrement très spécial ;
- M. KEZIE- MEATCHI Jérémie notre titulaire de classe et tout le corps
enseignant du CET Pya pour leurs conseils ;
- Mes camarades de promotion et, toutes les personnes qui, de prêt ou de loin ont
contribué au bon déroulement de ce stage.

v
LISTE DES SIGLES
BA : Béton Armé
BP : Béton de Propreté

BT : Brevet de Technicien

BTP : Bâtiment et Travaux Publics

CT : Chef des Travaux

CC : Chef de Chantier

HSE : Hygiène Santé Environnement

CET : Collège d’Enseignement Technique

CHP : Centre Hospitalier Préfectoral

Cm : Centimètre

CPJ : Ciment Portland Jumelle composé avec une résistance à 28 jours de


45MP

DECC : Direction des Examens, Concours et Certifications

HA8 : Acier à Haute adhérence de diamètre 8 mm

HA10 : Acier à Haute adhérence de diamètre 10 mm

Kg/m3 : Kilogramme par mètre cube

m3 : Mètre cube

mm : millimètre

l : litre

SOTOTOL : Société Togolaise de Tôle


vi
Rapport de stage pour l’obtention de diplôme du brevet de technicien BT option génie civil
LISTES DES FIGURES EN ANNEXES
Figure 1 : Production des parpaings

Figure 2 : Plan de fondation

Figure 3 : Implantation sur chaise

Figure 4 : Fouille en rigole et en puits

Figure 5 : Fixation des poteaux

Figure 6 : Mur de fondation

Figure 7 : Pose des armatures

Figure 8 : Dalle

Figure9 : plan de la fosse

Figure10 : Crépissage sur les murs et pour la fosse

vii
Rapport de stage pour l’obtention de diplôme du brevet de technicien BT option génie civil
RESUME (le resumé n’est pas recommandé)
L’Etat togolais par le biais des ministères en charge des travaux publics,
assainissement, économie et finance, dans l’optique de réduire le problème de
santé lié à l’hygiène, a financé la construction de onze (11) latrines à chasse
manuelle (WC Turc) pour le compte de la commune de Tchamba 1. L’entreprise
SARA-GROUP spécialisé dans le génie civil et bâtiment est le maître d’œuvre
de ce projet. C’est dans cette optique que nous avons effectué un stage pratique
de quatre mois dans l’entreprise SARA-GROUP sur les sites de construction de
ces latrines publiques. Les travaux sur les différents sites ont consisté à :
- L’installation du chantier qui consiste à nettoyer le site et permettre un
accès facile aux camions pour l’apport des matériaux ;
- La fabrication des parpaings (15 plein pour la fondation et pour la
construction de la fosse, 12 creux pour l’élévation et les entrevous, les
claustras d’épaisseur 16cmet les 10 plein pour l’acrotère) ;
- La fouille pour la fondation et le façonnage des semelles et des poteaux ;
- L’élévation avec les 12 creux et les claustras jusqu’au niveau dalle ;
- Le ferraillage pour poteaux, longrine, chainage, poutre ainsi que les
nervures ;
- Le coulage des bétons non armés et armés (béton de propreté, poteaux,
longrines, chainage, poutre et dalle) ;
- La pose des tuyaux PVC pour le système de plomberie de la latrine aux
regards, fosse et puits perdu ;
Sur les murs, nous avons posé le chainage, les poutres qui vont dans le sens
contraire des nervures, nous avons posé les entrevous suivis du réglage des T par
les menuisiers avant le quadrillage. Après la dalle nous avons construit
l’acrotère 45 cm environ. Nous avons aussi réalisé une fosse septique
vidangeable de quatre compartiments en redan avec les parpaings de 15 plein.

viii
Rapport de stage pour l’obtention de diplôme du brevet de technicien BT option génie civil
INTRODUCTION
Le génie civil représente l’ensemble des techniques concernant les constructions
civiles. Le domaine d’application du génie civil est très vaste ; il englobe les
travaux publics et le bâtiment. Au Togo, le ministère chargé de l’enseignement
technique dans le souci de donner du savoir-faire aux jeunes, a créé des centres
de formation professionnelle tel que les Lycées d’Enseignement Technique et
Professionnelle (LETP), les Centres d’Enseignement Technique (CET), les
Centres de Formation Technique et Professionnelle (CFTP) et les Centres
Régionaux d’Enseignement Technique et Professionnel (CRETFP). Ces
différents centres confèrent en trois ans de formation, des aptitudes techniques et
professionnelles aux jeunes apprenants, les fondamentaux du spectre du génie
civil entre autres et les mettent sur le marché compétitif de l’emploi. Dans le
souci de coupler des expériences pratiques aux notions théoriques, ceci afin de
consolider l’éventail des acquis du génie civil auprès des jeunes étudiants, des
stages de fin de formation sont négociés dans des entreprises spécialisées dans le
bâtiment et Travaux Publics (BTP) au bénéfice des jeunes apprenants. C’est
dans ce sens qu’après trois (03) ans de formation en brevet de technicien, filière
génie civil, au Collège d’Enseignement Technique de Pya (CET Pya), il a été
recommandé de la part de la Direction des Examens, Concours et Certifications
(DECC) un stage de deux (02) mois au moins dans une entreprise. Ce rapport
fait état du stage effectué avec l’entreprise SARA-GROUP du 27 novembre
2023 au 27 mars 2024 dans le cadre de l’exécution du projet de construction de
onze (11) latrines publiques dans la commune de Tchamba 1. Il met l’accent sur
la construction de la latrine au site du CHP Tchamba et comporte trois grandes
parties dont respectivement : la présentation de l’entreprise, le déroulement du
stage et la description analytique des tâches.

1
Rapport de stage pour l’obtention de diplôme du brevet de technicien BT option génie civil
2
Rapport de stage pour l’obtention de diplôme du brevet de technicien BT option génie civil
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE
I-1. Situation géographique

L’entreprise SARA-GROUP est basée à Lomé dans la préfecture d’Agoè-


Cacaveli, précisément dans le quartier Agoè SOMAYAF, derrière l’hôtel la
SAVOUREUSE, côté ouest de la Brasserie BB-Togo ; 19 BP : 185 LOME.
Coordonnées GPS 6.21369, 1.20826.

Figure 1 : Situation géographique de SARA-GROUP

1
Source : L’entreprise
I-2. Historique
L’entreprise SARA-GROUP est créée en 2009 dans le domaine de
l’évènementiel, impression et affiches. En 2013, elle débute la réalisation des
forages. En 2015, elle s’installe dans le domaine de la réalisation des bâtiments
de haut standing, d’habitation et de sociétés, de ponts et chaussées, des travaux
publics, etc. La construction des forages hydrauliques est la force de l’entreprise
SARA-GOUP.

I-2.1-Objectifs de SARA -GROUP

L’objectif de l’entreprise est de hisser à la première marche les compétences du


Togo et de l’Afrique dans le giron du génie civil notamment en :
 Bâtiments et travaux publics ;
 Forages hydrauliques ;
 Aménagement hydro-agricole ;
 Pistes et routes ;
 Assainissements et ouvrages d’art ;
 Import et Export.

I-2.2. Organigramme de l’entreprise SARA-GROUP

L’entreprise SARA-GROUP présente une organisation de forme


pyramidale allant de :

- La direction générale ;
- Le secrétariat ;
- La comptabilité ;
- Le conducteur des travaux ;
- Le chef chantier ;
- Les ouvriers qualifiés ;
- Les ouvriers manœuvres.
- ORGANIGRAMME DE L’ENTREPRISE
SARA-GROUP
2

DIRECION
GENERALE

DIRECION
SECRETARIAT
TECHNIQUE COMPTABILITE

CONDUCTEUR
DES TRAVAUX

CHEF
CHANTIER

OUVRIERS
QUALIFIERS

OUVRIERS
MANOEUVRES

I-2.3-Ressources humaines de SARA GROUP

a) La direction générale
La direction générale est assurée par le directeur général. C’est une
personne physique et morale ; c’est lui qui négocie les marchés directement avec
l’entreprise mère (cas de sous-traitance) ou avec le maître d’ouvrage. Le
directeur général prend des décisions importantes pour la survie de l’institution,

2
Source : l’entreprise
dirige le personnel et repartit les tâches. Il détermine les horaires de travail et
règle des litiges au sein de la structure.

b) Le secrétariat
Il est dirigé par un secrétaire. Le secrétaire de l’entreprise SARA GROUP
coordonne toutes les activités de l’entreprise et veille à la mise en application
des décisions prises par la direction générale. Il travail le plus souvent en étroite
collaboration avec le service comptable. C’est le secrétaire qui s’occupe de la
saisie du texte administratif et de l’accueil des visiteurs.

c) La comptabilité
Elle est dirigée par un comptable. L’agent comptable assure le budget de
l’entreprise et est chargé de toutes les affaires financières et fiscales de
l’entreprise. Il aide le directeur général dans ses fonctions administratives.

d) Le conducteur des travaux


C’est un technicien supérieur expérimenté qui planifie les travaux sur
chaque chantier. Le conducteur des travaux (CT) rédige les rapports de chantier
et assure la surveillance et l’approvisionnement du chantier en matériaux et en
matériels. Il contrôle toutes les étapes du chantier depuis l’étude du dossier
technique jusqu’à la réception des travaux. Le conducteur des travaux peut gérer
un ou plusieurs chantiers selon la cadence des travaux et les clauses des
marchés. Il est assisté sur chacun des chantiers de sa coordination par un chef de
chantier.

e) Le chef chantier
Communément appelé CC, le chef chantier est le technicien proprement
dit de l’exécution des travaux. Il assure l’organisation et le commandement du
chantier. Le chef chantier assure l’exécution des travaux selon les plans
d’exécutions. Il prévoit les besoins du chantier en matériaux, en matériels, en
main d’œuvre. Le chef chantier travail en collaboration avec le conducteur des
travaux dans l’exécution des travaux. Il a en charge l’exécution d’un seul
chantier défini donc il veille au respect du planning d’exécution dans le but de
rester dans le délai fixé. Le chef chantier a sous sa responsabilité les équipes
d’ouvriers de chaque corps de métiers.

f) Les ouvriers qualifiés


Ce sont les ouvriers de métier (Maçons, Menuisiers, Ferrailleurs, Peintres
et autres). Ils effectuent les travaux pouvant appeler à des initiatives et
nécessitent des connaissances acquises par la formation professionnelle ou
pratique équivalente. Ils sont aidés dans l’exécution de leurs tâches par les
ouvriers manœuvres.

g) Les ouvriers manœuvres


Ce sont des personnes de simple exécution sans responsabilité, effectuant
des manutentions ou des tâches auxiliaires ne nécessitant pas de spécialisation
ou d’adaptation préalable.
DEUXIEME PARTIE : DEROULEMENT DU
STAGE
I-Déroulement des activités

A l’entreprise SARA-GROUP les activités commencent à 7h00’ pour s’arrêter à


17h00’ avec une pause de deux heures (2h), entre 12h00’ et 14h00’.
L’ouvrage que nous avons réalisé est une latrine à usage public d’une emprise
de 33,64m². Il est constitué d’une terrasse dallée de 4,08m2, une guérite de
4,32m2 (comportant un lavabo de part et d’autre), deux couloirs de 6,96m 2
menant tous deux aux quatre cabines de 1,68m2 de dimension chacune.
En tant que chef d’équipe durant notre stage, nous devrions être sur le chantier
en premier pour préparer l’arrivée des ouvriers, faire le tour du chantier et établir
un constat par rapport à l’évolution des travaux avant le début des activités de la
journée.
Comme tous travaux de construction, les nôtres ont commencé par l’installation
du chantier. Après l’installation du chantier, nous avons fait son
approvisionnement en matériaux et matériels (gravier, sable, ciment, fer à béton,
petit outillage…) nécessaires pour le commencement des travaux. Les activités
de préfabrication des parpaings ont suivi après l’approvisionnement. Pendant
que la préfabrication se déroulait nous avons implanté l’ouvrage. Les travaux de
terrassement (fouille) ont suivi de même que la coupe et le façonnage des
armatures (semelles et poteaux). Par la suite, les travaux de maçonnerie, de
coffrage, de bétonnage et de plomberie ont été réalisés. Dans le souci de bien
réaliser toutes les tâches dans le délai, nous avons fait recours à toutes les
personnes ressources de l’entreprise au fur et à mesure que le chantier évoluait.
Pendant tout le processus un débriefing journalier se faisait au chef chantier
(CC) sur les tâches réalisées et les matériaux utilisés.
II-Travaux réalisés et responsabilité durant le stage

Durant les quatre mois passés sur le chantier de construction de la latrine


publique au CHP Tchamba, nous avons effectué plusieurs tâches
individuellement et en équipe.
Individuellement nous avions la responsabilité de nous assurer que toutes les
activités journalières de chaque équipe étaient bien faites avec un compte rendu
au chef chantier (CC) en fin de la journée.
En équipe nous avons travaillé avec les autres ouvriers tels que :
- les maçons dans l’élévation des murs et le coulage des bétons ;
- les ferrailleurs dans la coupe, le façonnage et la pose des armatures ;
- les menuisiers dans le coffrage et le décoffrage des parties d’ouvrage ;
- le plombier dans la pose des systèmes de plomberie.

III-Les matériels et matériaux utilisés

Nous présenterons ici les matériels puis les matériaux utilisés pendant
l’exécution des travaux.

3.1- Les matériels utilisés

Les matériels que nous avons utilisés pour l’exécution de nos travaux sont les
suivants :

- le camion à benne : il nous a servi à faire le ravitaillement en sable et en


gravier ;
- les pelles : elles ont servi à sortir les déblais dans les fouilles (en rigole et
en puits) puis à malaxer le mortier et le béton ;
- les moules : ils ont été utilisés pour la fabrication des parpaings de 10 et
15 pleins, des 12 creux et des claustras (16cmx20cmx20cm) ;
- les brouettes : celles que nous avons utilisées ont une contenance de 50
litres et nous ont servi à mesurer le sable et le gravier pour les différents
dosages et à déplacer les parpaings ainsi qu’à faire le remblai ;
- le niveau à bulle d’air : il nous a servi à plomber les murs et à descendre
les aplombs ;
- les règles (métalliques et en bois) : elles nous ont servi à parer le béton et
le mortier sur les parpaings, à ajuster l’alignement et la verticalité des
parpaings ;
- les cordeaux : ils nous ont servi à aligner sur les piquets d’implantation les
poteaux, les parpaings et les murs ;
- la truelle : elle nous a servi à puiser le mortier, à jointoyer les parpaings et
aussi à gratter les parpaings ;
- la taloche : elle nous a servi à jointoyer et à étaler le mortier ;
- le vibreur électrique : il nous a servi à vibrer le béton armé ;
- la bétonnière : elle nous a servi pour le malaxage du béton ;
- le marteau : il nous a servi à casser les parpaings pour des besoins
spécifiques ;
- les seaux maçons : ils nous ont servi à puiser de l’eau pour mouiller le
mortier, le béton et à arroser certains des ouvrages ;
- l’auge : il nous a servi à gâcher le mortier pour l’élévation et le
crépissage.

3.2- Les matériaux utilisés

Pour la construction, nous avons utilisé les matériaux suivants :


- le sable des rivières de Tchamba : nous avons utilisé le sable gros grain
pour la fabrication des parpaings et du béton, le sable grain moyen pour le
mortier de joints et de poses et le sable fin pour le crépissage (enduit) ;
- le gravier de rivière de Kozah : c’est un gravier de bonne qualité qui est
d’une granulométrie moyenne que nous avons utilisée pour la préparation
des bétons ;
- le ciment CIMCO CPJ 45 : nous l’avons utilisé comme liant ;
- l’eau : nous avons utilisé l’eau de forage pour tous nos travaux et besoins
personnels ;
- les aciers de béton de SOTOTOLE : nous avons aussi utilisé les aciers
ronds lisses (RL) pour les cadres (poteaux, longrines, chainages, nervures
et les poutres) et des aciers de hautes adhérences (poteaux, longrines et
chainages 4HA10, nervures 3HA10, poutres 2HA12 au lit inferieur et
2HA10 au lit supérieur). Façonnés, ils nous ont servi d’armature pour tous
les ouvrages de béton armé ;
- les tuyaux PVC 100 : ils nous ont servi pour l’évacuation des toilettes vers
la fosse.
TROISIEME PARTIE : DESCRIPTION
ANALYTIQUE DES TÂCHES
Dans cette troisième partie, nous présentons les différentes tâches effectuées.
L’ouvrage que nous avons réalisé est un bâtiment. Les travaux que nous avons
réalisés se résument comme suit :

- la mise au propre du site ;


- les travaux d’installation du chantier ;
- l’implantation de l’ouvrage ;
- les travaux de maçonnerie ;
- les travaux de ferraillage ;

- les travaux de menuiserie ;

- les travaux de plomberie.

I- L’entretien du site des travaux

1- Contexte et objet
Cette activité est caractérisée par le fait de rendre le site accessible en le
nettoyant. Le nettoyage est l’opération qui consiste à rendre le terrain propre pour
permettre aux ouvriers de travailler dans de bonnes conditions.

2-Procédure adoptée
Nous avons utilisé les coupe-coupe pour tailler les hautes herbes ; les houes pour
sarcler et, après tout, nous avons balayé pour rendre le terrain propre.

3-Analyse critique

Les difficultés rencontrées étaient d’une part, le manque d’équipement de


protection individuel (EPI) tel que les casques, les cache-nez, les lunettes, les
chaussures de sécurité, les gants… ; cela occasionnait parfois des blessures. Par
ailleurs, le défaut d’un magasin approprié a rendu difficile la gestion de certains
matériels de travail. A cet effet, nous proposons à l’entreprise de rendre
disponible aux ouvriers des équipements de protection individuel (EPI) et la

14
Rapport de stage pour l’obtention de diplôme du brevet de technicien BT option génie civil
construction d’un magasin sur les différents sites pour une gestion efficiente des
ressources. La prise en compte de ces dispositions permettra de limiter le nombre
de blessés et d’avoir un b rendement.

4-Conclusion

L’entretien du lieu de travail permet d’éviter les accidents de travail, le risque de


maladie et rend propre et attrayant le lieu. Il est donc indispensable de l’effectuer
quotidiennement.

II- L’installation du chantier

1-Contexte et objet

Installer le chantier, c’est mettre en place sur le terrain choisi pour la construction
les moyens nécessaires au commencement des travaux. Les installations sont plus
ou moins importantes en fonction de la taille du chantier. Nous avons aménagé un
magasin pour le stockage de nos matériaux.

2-Procédure adoptée

La mise en place de notre installation a été faite au fur et à mesure des besoins du
chantier puisque nous n’avions pas un grand magasin pour stocker tous les
matériaux. Nous avons préparé des aires pour la fabrication des parpaings ainsi
que pour la préparation du béton et du mortier. Nous avons aussi aménagé des
aires de stockage des matériaux de base (sable, gravier).

3-Analyse critique
Tout comme lors du nettoyage du site, nous avons constaté que des ouvriers
n’avaient pas d’équipement de protection individuel (EPI) et le matériel adapté à
la tâche. Nous proposons que l’entreprise SARA-GROUP laisse à la disposition
de ses ouvriers des matériels adaptés aux différentes tâches à exécuter.

4-Conclusion

Nous avons appris à organiser une équipe pour une bonne et rapide installation du
chantier.

III- Les travaux d’implantation

1-Contexte et objet
Implanter, c’est positionner sur le terrain la forme du bâtiment à construire.

2-Procédure adoptée
Nous avons implanté notre ouvrage conformément aux exigences du chargé
infrastructure du CHP Tchamba tout en suivant le plan de fondation. Sous la
conduite du chef de chantier, nous avons fait l’implantation sur chaise (voir
figure 2 et 3). Les matériels utilisés sont : les cordeaux, les massettes, l’équerre,
le décamètre, les piquets, le niveau à bulle d’air. Ces matériels nous ont permis de
matérialiser tous les axes et de repérer toutes les semelles et poteaux.

3-Analyse critique

Cette étape nous a permis de mettre en application nos connaissances dans


l’implantation des ouvrages et de comprendre l’importance de l’implantation sur
chaise dans l’implantation d’un bâtiment.

4-Conclusion

L’implantation est indispensable dans la construction d’un bâtiment. C’est après


ce travail primordial que nous avons débuté les travaux de terrassement (fouille).
IV- Les travaux de la maçonnerie

4.1- La fabrication des parpaings

4.1.1-Contexte et objet
Les parpaings sont des blocs en ciment préfabriqués pour combler les vides entre
les poteaux.

4.1.2-Procédure adoptée
Fabriquer des parpaings, c’est mouler les parpaings c’est-à-dire, mettre le mortier
mouillé dans le moule et tasser énergiquement puis, renverser le moule sur la
plateforme de fabrication et en fin, soulever le moule délicatement pour obtenir le
parpaing. Les parpaings ainsi obtenus prennent la forme du moule. Nous avons,
premièrement, fabriqué les parpaings de 15 pleins (15cm*20cm*40cm) utilisés
pour les murs de la fondation. Deuxièmement nous avons fabriqué les parpaings
de 12creux (12cm*20cm*40cm) utilisés pour l’élévation des murs de notre
ouvrage. Nous avons réussi à fabriquer nos parpaings à l’aide des outils tels que
les moules de 15 pleins et 12 creux, les pelles et les brouettes. Suivant le dosage
300kg/m3, nous avons mesuré 18 brouettes de sable de 50l pour 6 paquets de
ciment CPJ45 de 50 kg. Ainsi, de ce dosage pour les parpaings de 15 pleins, nous
avons obtenu 19 à 20 unités par paquet de ciment. Pour les 12 creux, nous avons
fait un dosage de 250kg/m3 et avons mesuré 20 brouettes de 50l pour 5 paquets de
ciment CPJ45 de 50 kg et nous avons trouvé 24 à 25 unités de parpaings par
paquet. Les parpaings sont laissés à l’air libre jusqu’à durcissement et arrosés au
moins deux fois par jours pendant deux semaines avant usage (voir figure 1).
4.1.3-Analyse critique

Pour ce travail, nous avons eu des difficultés en eau parce que, nous
n’avions pas de tonneaux pour en stocker. A cet effet, nous souhaiterions que
l’entreprise ait sur les chantiers des moyens de stockage d’eau tels que : une buse
de poly tank, des tonneaux, etc. La prise en compte de ces dispositions permettra
de limiter le manque d’eau sur le chantier.

4.1.4-Conclusion

Nous avons mis en application les techniques de fabrication des parpaings et


d’élévation apprises à l’école. Ceci nous a beaucoup renforcés.

4.2- La fouille

4.2.1-Contexte et objet
Elle consiste à décaper ou à creuser et à enlever la terre naturelle qui contient des
déchets à des endroits bien définis et permettre à l’ouvrage de supporter les
charges à venir, d’où l’obligation d’atteindre le bon sol.

4.2.2-Procédure adoptée

Nous avons fait notre fouille en suivant le traçage au sol de l’implantation. Nous
avons réalisé deux types de fouilles à savoir :

a) La fouille en rigole : elle est destinée à recevoir les murs de fondation de


15 pleins. Elle a une largeur de 50 cm et une profondeur de 60 cm. Une
fois la fouille en rigole terminée, nous avons entamé la fouille en puits.
b) La fouille en puits : elle est une fouille pratiquée sur une petite surface bien
définie. Nous avons exécuté les fouilles en puits aux endroits où se
logeront les semelles et les poteaux. Nous rappelons que dans notre cas,
nous avions fait onze (11) semelles avec une section carrée de 70cm*70cm
et une profondeur de 25cm (Voir figure 4 de l’annexe).
Nous avons utilisé comme matériel : les pioches et les pelles. Les pioches ont
servi à foisonner le sol en place ; les pelles ont servi à enlever la terre foisonnée.

4.2.3-Analyse critique

Disposant d’une équipe Très dynamique et solidaire, nous avons réalisé ces
travaux sans difficultés.

4.2.4-Conclusion

Les fouilles sont obligatoires pour bien fonder un bâtiment. Après les travaux de
terrassement (fouilles), nous avons commencé le béton de propreté.

4.3- Le Béton de propreté

4.3.1-Contexte et objet

Après le nivellement de la fouille, nous avons fait le sablage au fond de la fouille,


puis arrosé le béton de propreté (BP). L’objectif principal est de rendre propre
notre fond de fouille.
4.3.2-Procédure adoptée

Nous avons réalisé le béton de propreté dans toutes les surfaces de la fouille à une
épaisseur de 5cm. C’est un béton dosé en ciment à 150kg/m 3 soit 400l de sable et
800l de gravier pour un paquet de ciment de 50Kg. Ce dosage correspond en
proportion pratique à 9 brouettes de sable et 18 brouettes de gravier de 50l pour 3
paquets te ciment CPJ45 de 50kg plus un sceau d’eau de 30l environ (la quantité
d’eau varie en fonction de la teneur en eau du matériau). Nous avons exécuté
cette tâche en une journée avec une équipe de trois maçons et deux manœuvres.

4.3.3-Analyse critique

Pour cette tâche nous avons malaxé le béton dans notre gâchoir ; cela nous a pris
un peu de temps. Nous proposons que l’entreprise ait une bétonnière qui aidera à
couler tout type de béton pour avoir un béton homogène.
4.3.4-Conclusion

Le béton de propreté rend propre et protège le fond de fouille. De ce fait, il est


indispensable de le réaliser. Après le coulage du béton de propreté, nous avons
procédé à la réalisation des semelles.

4.4- Les semelles

4.4.1-Contexte
Elles sont des parties d’ouvrage en béton armé réalisées dans la fondation. Nous
les avons réalisées sous les poteaux pour supporter et transmettre au sol le poids
de l’ensemble de la construction.

4.4.2-Procédure adoptée
Nous avons réalisé pour cet ouvrage les semelles de mêmes dimensions : elles ont
une section carrée de 60cm*60cm et d’épaisseur 25cm. Sur ces semelles sont
implantés des poteaux de section 8cm*15cm. Après la pose du ferraillage des
semelles, nous avons fixé les armatures des poteaux sur celles des semelles (voir
figure 5). Le béton du coulage est dosé en ciment à 350kg/m 3 soit, 400l de sable
et 800l de gravier, correspondant en proportion pratique, à une brouette de sable,
deux brouettes de gravier et un paquet de ciment de 50kg. Une fois le coffrage
terminé, nous avons commencé le bétonnage en prenant soin de bien remouiller
puisque nous n’avions pas de vibreur.

4.4.3-Analyse critique

Pour ce coulage aussi, nous l’avions fait manuellement dans un gâchoir, une
pratique qui ne fait pas avancer les travaux et ne rend pas le béton homogène.
Nous recommandons que l’entreprise place sur chaque site des bétonnières.
4.4.4-Conclusion

Les semelles étant les ouvrages en contact avec le sol, il est primordial de bien les
couler. Après la fixation des poteaux et le bétonnage des semelles, nous avons
entamé les murs de fondation.

4.5-Les murs de fondation

4.5.1-Contexte et objet
Nous avons commencé l’élévation des murs de fondation par la première assise
pour faciliter l’élévation.

4.5.2-Procédure adoptée

Pour être sûr d’avoir réussi l’implantation, la première assise est posée sur le
béton de propreté en laissant l’espace des poteaux, en vérifiant toujours les
dispositions et les dimensions réelles des compartiments. Cette opération nous a
permis d’élever les murs avec le mortier de pose. Les parpaings sont ensuite
alignés provisoirement ; les parpaings de référence, souvent aux extrémités, sont
plombés. Ces parpaings pris à plomb sont liés par les cordeaux afin d’aligner
définitivement ceux d’intermédiaire. Cette assise est exécutée avec les parpaings
de 15 pleins.

Une fois que l’assise est jointoyée, l’élévation du mur de fondation continue.
Nous avons construit notre fondation en trois couches. (Voir figure 6 de l’annexe)

4.5.3-Analyse critique

Nous avons rencontré des difficultés lors de la première assise qui prend
généralement du temps dans le bâtiment car, elle est la base d’une bonne
construction et, une fois qu’elle est ratée le bâtiment risque de ne pas tenir.
4.5.4-Conclusion

La fondation est indispensable pour une bonne consolidation du bâtiment. Une


bonne fondation avec le respect des dimensions donne une meilleure stabilité de
l’ouvrage.

4.6- La longrine

4.6.1-Contexte et objet

La longrine est une partie de l’ouvrage en béton armé (BA) réalisée sur les murs
de fondation. Elle relie les poteaux de fondation entre eux et ceinture tout le
bâtiment.

4.6.2-Procédure adoptée

Les longrines que nous avons réalisées ont une section de 15cm*10cm. Après la
pose du ferraillage et du coffrage, nous avons coulé la longrine avec un béton
dosé à 350kg/m3 soit, 400l de sable et 800l de gravier, ce qui correspond, en
proportion pratique, à une brouette de sable, deux brouettes de gravier et un
paquet de ciment de 50kg.

4.6.3-Analyse critique

Les bois de coffrage des longrines n’étaient pas de mêmes dimensions. Par
conséquent, nous avons eu des difficultés à respecter le niveau et l’épaisseur des
longrines. Nous proposons à l’entreprise de scier les bois de coffrage sur les
mêmes dimensions pour faciliter le respect des niveaux et épaisseur des
longrines.

4.6.4-Conclusion

La longrine est indispensable dans un bâtiment afin de limiter la continuité des


fissures qui pourraient se produire. Pour continuer à travailler librement, nous
avons fait le remblai dans les pièces avant de démarrer les travaux d’élévation des
murs.

4.7- Les murs d’élévation

4.7.1-Contexte et objet

Partie d’ouvrage en maçonnerie de ciment, les murs en élévation sont construits


avec les parpaings de 12 creux pour donner forme au bâtiment et protéger les
futurs usagers.

4.7.2-Procédure adoptée

La technique de construction des murs d’élévation et la composition du mortier


de pose sont identiques à celles de la réalisation des murs de fondation. Nous
avons réservé les baies portes dès la longrine et, au niveau allège, soit environ
1,10m de hauteur, nous avons laissé les murs qui devaient continuer leur
élévation jusqu’au niveau sous chainage avec les claustras. Nous avons continué
l’élévation avec les parpaings de 12creux jusqu’au niveau sous chainage avec les
autres murs qui n’ont pas de claustras selon le plan. Comme matériel, nous avons
utilisé les règles métalliques, les cordeaux, les niveaux à bulle d’air, etc.

4.7.3-Analyse critique

Nous avons eu des difficultés pour les élévations en hauteur, faute


d’échafaudages adéquats. Nous avons percé les murs pour créer des échafaudages
avec les planches, ce qui n’est pas sécurisant. Nous souhaitons que l’entreprise ait
des échafaudages métalliques pour les travaux en hauteur. Nous avons réalisé ce
travail en sept (07) jours avec une équipe de trois maçons et un manœuvre. Notre
équipe était faible techniquement, ce qui entrainait trop de travaux à rependre,
retardant ainsi l’avancement du travail.
4.7.4-Conclusion

L’élévation des murs donne une idée de la forme du bâtiment et permet la


protection des futurs occupants du bâtiment ; alors, il est indispensable que
l’élévation soit bien faite pour offrir un cadre confortable et sécurisant. Après la
construction des murs en élévation, nous sommes passés au coulage des poteaux.

4.8-Les poteaux

4.8.1-Contexte et objet

Les poteaux sont des éléments verticaux en béton armé qui transmettent les
charges aux semelles quand ils sont porteurs et, jouent le rôle de chainage vertical
ou raidisseur quand ils sont non porteurs.

4.8.2-Procédure adoptée

Le béton des poteaux est malaxé dans le gâchoir ; ce béton est dosé à 350kg/m 3,
soit 400l de sable et 800l de gravier ou en proportion pratique, 3 brouettes de
sable plus, 6 brouettes de gravier de 50l et 3 paquets de ciment de 50kg. Avant le
bétonnage, nous avons arrosé les parties intérieures du coffre pour que le béton
coulé ne se colle pas au coffre en laissant un vide dans le béton. Ainsi avons-nous
commencé à couler notre béton.

4.8.3-Analyse critique

Tout comme le cas des murs d’élévation, nous avons eu des difficultés à travailler
en hauteur par manque d’échafaudages adéquats. Nous souhaitons que
l’entreprise ait des échafaudages métalliques pour les travaux en hauteur, une
bétonnière pour un béton homogène et gagner aussi en temps. Aussi faudra-t-il
mettre des vibreurs pour le bétonnage sur le chantier. Nous avons réalisé cette
tâche en une journée avec une équipe de quatre personnes.
4.8.4-Conclusion

Les poteaux dans un bâtiment jouent plusieurs rôles (porteurs ou raidisseurs)


donc, sont indispensable ; alors une bonne mise en œuvre et un respect des
prescriptions techniques s’imposent lors de leur réalisation.

4.9-Le chainage

4.9.1-Contexte et objet

Le chainage est une partie d’ouvrage en béton armé horizontal au-dessus des
murs d’élévation permettant de relier les poteaux et de ceinturer le bâtiment. Il
limite les baies dans la partie supérieure.

4.9.2-Procédure adoptée

Nous avons réalisé le chainage sur tous les murs en élévation. Le chainage que
nous avons réalisé a une section de 12cm*20cm. Nous rappelons que la technique
de réalisation ainsi que le dosage du béton sont identiques à ceux utilisés pour la
réalisation de la longrine.

4.9.3-Analyse critique

Tout comme le cas des murs d’élévation, nous avons eu au niveau des poteaux
des difficultés à travailler (couler le béton) en hauteur par manque
d’échafaudages adéquats. Nous suggérons à l’entreprise de se procurer des
échafaudages métalliques pour les travaux en hauteur pour plus de sécurité.

4.9.4-Conclusion

Le chainage est un élément indispensable dans la construction d’un bâtiment,


alors nous devons veiller sur sa bonne mise en œuvre et le respect des
prescriptions techniques surtout le temps du décoffrage de ses fonds.
4.10- La chape au sol

4.10.1-Contexte et objet

La chape au sol est réalisée en béton ; elle joue le rôle de stabilisateur du sol. Elle
est faite pour recevoir le carrelage ou la barbotine.

4.10.2-Procédure adoptée

La chape que nous avons réalisée a une épaisseur de 7cm. Pour la réaliser, nous
avons arrosé la surface sur laquelle nous voulions faire le bétonnage. Nous avons
étalé le béton à l’aide de la pelle et nous avons dressé la surface à l’aide de la
règle et du niveau. Ce béton est dosé à 250kg/m 3 soit, en proportion pratique, 10
brouettes de sable, 20 brouettes de gravier de 50l pour 5 paquets de ciment CPJ45
de 50kg.

4.10.3-Analyse critique

Nous avons rencontré les difficultés lors de cette tâche parce que nous avons fait
notre béton manuellement ; les manœuvres se sont sentis très abattus à la fin de la
tâche. Nous recommandons une fois encore à l’entreprise de mettre des
bétonnières en place pour faciliter la tâche aux ouvriers, gagner en temps et
surtout avoir une bonne homogénéité du béton

4.10.4-Conclusion

La chape au sol est une activité indispensable en génie civil car elle donne un bon
rendement à la finition du sol (lissage ou carrelage).
4.11-La dalle

4.11.1-Contexte et objet

La dalle est un ensemble composé d’entrevous (hourdis) et d’une dalle de


compression en béton armé, le tout, formant une plateforme séparant deux
niveaux d’une construction et capable de supporter les charges.

4.11.2-Procédure adoptée

Les hourdis sont des blocs en ciment fabriqués comme les parpaings de section
60cm*20cm*12cm. D’abord, les menuisiers ont coffré le fond des nervures ;
ensuite, les ferrailleurs ont posé les nervures (Voir figure 7 de l’annexe). Après la
pose des nervures, nous avons fait la pose des entrevous. Ils sont placés
parallèlement aux nervures. Ils sont dosés en ciment à 350kg/m 3, le sable de 400l,
soit en proportion pratique, 14 brouettes de sable rasé de 50l pour un paquet de
ciment pour avoir 12 entrevous. Avant de commencer le bétonnage, nous avons
premièrement humidifié toute la surface à daller ; ensuite, nous avons coulé les
nervures ; après, nous avons pris des repères en dirigeant les pentes. Nous avons
comblé les vides après avoir pris les repères. Enfin, à l’aide de la règle, nous
avons dressé la surface plane (Voir figure 8 de l’annexe). Nous rappelons que
nous avons appliqué le dosage des nervures de 350kg, 400l de sable et 800l de
gravier, soit en proportion pratique, une brouette de sable, deux brouettes de
gravier pour un paquet de ciment.

4.11.3-Analyse critique

Nous avons eu des difficultés dans la manutention du béton et le calage du


niveau. Nous suggérons à l’entreprise de solliciter l’aide d’un topographe pour
caller le niveau de la dalle et de multiplier les moyens de manutention du béton.
Nous étions 14(4 maçons et 10 manœuvres), répartis dans différentes activités, à
avoir coulé la dalle.
4.11.4-Conclusion

La dalle étant un support pour les niveaux à venir, il est indispensable de veiller à
sa bonne mise en œuvre dans le respect de l’art et des techniques prescrites.

4.12-L’Acrotère

4.12.1-Contexte et objet

Il s’agit d’une barrière qui est construite autour du périmètre pour éviter les
chutes des usagers et fournir une protection des murs contre les moisissures
provenant de l’humidité.

4.12.2-Procédure adaptée

Nous avons réalisé notre acrotère avec les parpaings de 10 pleins (10cm*
20cm*10cm) à une hauteur d’environ 44cm soit deux couches. Nous avons
d’abord arrosé la barbotine sur tout le périmètre ; ensuite, nous avons préparé
notre mortier de dosage 300kg/m3 pour enfin l’étaler comme pour tous travaux
d’élévation.

4.12.3-Analyse critique

Nous avons eu des difficultés à réaliser cette petite tâche à cause de la hauteur. La
méthode manuelle utilisée pour monter les matériaux sur la dalle a été fatigante
pour les ouvriers. Ainsi, nous souhaitons que l’entreprise trouve une solution avec
le système de poulie afin de faciliter la tâche et de gagner en temps. En un jour
nous avons réalisé cette tâche avec deux maçons et un manœuvre.
4.12.4-Conclusion

La construction du mur d’acrotère sur une dalle est très indispensable car il assure
la protection des usagers.
4.13-La construction de la fosse

4.13.1-Contexte et objet

Une fosse est un trou d’aisance destiné à recevoir des matières fécales. On
distingue des fosses septiques et le puisard :
- La fosse septique : elle est destinée à recevoir les matières fécales ;
- Le puisard : Il est destiné à recevoir les eaux usées en provenance des latrines.
4.13.2-Procédure adaptée

a) L’implantation de la fosse
Nous l’avons matérialisée à base des cordeaux, équerre, piquets, marteau sur une
dimension de 9,00m sur 2,50m et de profondeur 150m et un puisard de rayon
80cm et de profondeur 2,00m (voir figure 9).
b) La fouille
Nous avons réalisé ce déblai à ciel ouvert à base des pioches, des pelles, des
masses et des barres à mine.
c) L’élévation de la fosse
Nous avons réalisé un béton de propreté dosé à 150kg/m 3 dans toute la fouille
avant la première pose de couche avec des agglos de 15 pleins. L’élévation de la
fosse a été réalisée à l’aide de l’équerre, du double mètre, des cordeaux et des
règles. Elle a été faite sur une hauteur de 1,50m en redan sous forme d’escalier
avec fixation des poteaux à chaque coin. Le puisard, quant à lui, nous l’avons
réalisé à une profondeur de 2m avec des parpaings de 12 pleins.
d) Le crépissage
C’est un processus par lequel nous avons réalisé le revêtement des murs et du sol
dans la fosse (voir figure 10).
e) Le coffrage
C’est une procédure par laquelle le coffreur réalise un support solide pouvant
soutenir le poids du béton à couler.
f) Le ferraillage
C’est une procédure d’assemblage des fers à béton mise en œuvre pour
l’exécution de l’ouvrage.
g) Le béton
C’est une procédure de mélange dans une bétonnière avec du sable, du ciment, du
gravier et de l’eau, le tout coulé dans la partie coffrée après la pose des armatures.
4.13.3-Analyse critique
Nous avons eu de difficultés à réaliser cette tâche à cause de la profondeur. Il
était difficile de recevoir les matériaux dans la fosse à cause de leur poids. Nous
souhaitons que l’entreprise recrute plus de manœuvres pour réduire cette
difficulté et également vite finir la tâche. En deux jours, nous avons réalisé cette
construction avec deux maçons et un manœuvre.
4.13.4-Conclusion
La construction des latrines passe impérativement par la réalisation d’une fosse. Il
donc est très important que la fosse qui est la base de cette réalisation soit bien
fondée.
4.14-Les travaux de crépissage ou enduit

4.14.1-Contexte et objet

Le crépissage est un revêtement de mortier que l’on applique par couche mince
sur la surface d’un ouvrage. Il assure l’imperméabilité de la façade afin de la
décorer et de la protéger des intempéries.

4.14.2-Procédure adoptée

Deux types d’enduit ont été effectués sur l’ouvrage : l’enduit vertical sur les murs
et l’enduit horizontal sous le plancher haut :

a) L’enduit sur les murs


L’enduit que nous avons réalisé dans ce cas est une couche de revêtement en
mortier de ciment d’épaisseur de 2cm. Nous avons, dans un premier temps,
humidifié la surface à crépir et avons commencé par remplir les joints qui
n’étaient pas bien remplis après avoir chargé d’abord certaines parties. Nous
avons pris des repères dans le sens de la longueur et de la hauteur afin de pouvoir
réussir ce travail ; après nous avons projeté le mortier avec la truelle pour qu’il se
colle bien au mur et nous l’avons étalé sur lui pour obtenir une couche épaisse de
2cm. De peur de faire tomber le mortier étalé, nous giclons la deuxième surface à
crépir avant de revenir sur la précédente. Ensuite, nous dressons le mortier à la
surface avec la règle puis nous remplissons le mortier dans les parties où la règle
n’a pas touchée et on revérifie avec la règle pour nous assurer que toutes ces
parties sont remplies ; ceci fait, nous lissons avec la taloche et enfin, nous passons
au moussage de la surface (voir figure 10). Le mortier utilisé ici est dosé à
350kg/m3 soit en proportion pratique, 14 brouettes de sable de 50l pour 7 paquets
de ciment CPJ45 et de l’eau.
b) L’enduit sous plancher
Nous avons crépi notre plafond encore appelé le fond de la dalle en une couche
mince de mortier dosé en ciment à 500kg/m 3 soit en proportion pratique, 15
brouettes de sable de 50l pour 10 paquets de ciment de CPJ45. Avant de
commencer, nous avons arrosé le fond de la dalle ; après cela, nous avons fermé
le sous plancher avec un mortier un peu ferme.
Nous avons passé ensuite le mortier sur toute la surface après avoir pris des
repères dans les deux sens (longueur et largeur). Enfin, à base de ces repères,
nous avons dressé la surface plane et horizontale à l’aide de la règle métallique
avant de talocher.

4.14.3-Analyse critique

Nous avons eu des difficultés pour le crépissage en hauteur faute d’échafaudages


adéquats. Nous avons percé les murs pour créer des échafaudages avec les
planches ce qui n’était pas sécurisant et retardait le travail. Nous exhortons
l’entreprise à disposer des échafaudages pour les travaux en hauteur. Nous avons
réalisé ce travail en 10 jours avec une équipe de trois maçons et deux manœuvres.

4.14.4-Conclusion

Le crépissage se traduit par un enduit de finition que l’on pose sur les murs afin
de les protéger ou les décorer ; alors, sa réalisation doit être soignée et
respectueuse des règles de l’art.

4.15-Les travaux de ferraillage

4.15.1-Contexte et objet

Le ferraillage est un assemblage d’aciers façonnés par attache ou par ligature à


l’aide des fils de fer recuits suivant un plan de ferraillage. Il augmente la
résistance de l’ouvrage en béton.

4.15.2-Procédure adoptée

a)-Ferraillage semelle-poteau

Les semelles isolées que nous avons réalisées ont une section de base
70cm*70cm et de crochet 5cm. L’armature de la semelle a une forme carrée et est
composée de 8HA10. Sur ces semelles sont fixées les armatures des poteaux de
section rectangulaire de 15cm*8cm. Les poteaux sont composés d’aciers
longitudinaux en 4HA10 et les cadres en ronds lisses de 6mm espacés de 15cm.

b) -Ferraillage de la longrine
La longrine a une section rectangulaire de 15cm*10cm. La pose des armatures fut
la première étape de sa réalisation. Les armatures sont composées des barres
longitudinales de 4HA10 et d’armatures transversales en cadres de ronds lisses de
6mm de diamètre et espacés de 15cm. Les armatures de la longrine sont reliées à
celles des poteaux et attachées par le fil recuit.
c)-Ferraillage du chainage
Il est composé d’armature filante de 4HA10 et les cadres en ronds lisses de 6mm
(RL6) espacés de 15cm. Nous avons ferraillé aussi un auvent de 25cm.

d)-Ferraillage de la dalle

Le ferraillage de notre dalle est constitué de nervures, de chainage, de poutres


noyées de 2HA12 au lit inférieur et 2HA10 au lit supérieur avec des cadres de
15cm*15cm espacés de 15 cm. Les nervures sont façonnées en RL6 de 12cm en
partie inférieure qui relient 2 barres de 10(2HA10) et de 12cm en partie
supérieure qui relient une barre de 10 c’est-à-dire 3HA10 et RL6. Les armatures
des nervures sont reliées à celles des poutres. Le quadrillage fut façonné après la
pose des entrevous. Ce quadrillage est composé de RL6 seulement espacés de
40*40.
4.15.3-Analyse critique

Le ferraillage est une tâche délicate qui demande beaucoup de précision. Nous
avons eu des difficultés à vérifier le diamètre réel des aciers livrés sur le chantier
par manque de pierre à coulisse. Par ailleurs, pour découper les aciers, les
cisailles étaient vétustes. Nous recommandons à l’entreprise d’avoir une pierre à
coulisse pour vérifier les diamètres des aciers et d’avoir de bons outils de
façonnage des aciers.

4.15.4-Conclusion

Le ferraillage est indispensable pour tous les ouvrages en béton. Il renforce


l’ouvrage en béton pour éviter les risques de cassure ; alors il faut toujours
respecter les normes qui le régissent.
4.16-Travaux de coffrage

4.16.1-Contexte

Le coffrage est un dispositif provisoire en bois ou en métal destiné à recevoir le


béton frais en lui donnant sa forme géométrique après le durcissement.

4.16.2-Procédure adoptée

a)-Coffrage longrine-chainage
Dans notre cas, nous avons utilisé les coffres en bois ; les planches sont disposées
horizontalement contre le mur des deux côtés. Elles sont maintenues par la
latérite du remblai, les pointes pour relier les planches entre elles, et les serre-
joints solidement serrés.
b)-Coffrage poteau
Nous avons toujours utilisé les coffres en bois. Les planches sont disposées
verticalement contre le mur des deux côtés. Elles sont maintenues stables et
rigides par les serre-joints solidement serrés.
c)-Coffrage dalle
Ici, le coffrage concerne le fond de la dalle et les arrêts bétons. Toujours avec le
bois, nous avons coffré le fond de la dalle. Nous avons mis les tés en bois vertical
pour supporter le fond de dalle afin de pouvoir maintenir la jusqu’à son délai de
durcissement. Après, les menuisiers ont coffré l’arrêt béton pour le coulage du
béton. Nous avons décoffré notre arrêt béton après 48 heures pour construire les
acrotères et pour le fond de dalle, après 28 jours, un décoffrage total pour
commencer la finition.
CONCLUSION
Le stage passé dans l’entreprise SARA-GROUP nous a permis de mettre en
application les connaissances théoriques acquises au cours de notre formation en
brevet de technicien au CET Pya. En effet, durant ces quatre mois passés dans
l’entreprise SARA-GROUP sur ses chantiers de construction de latrine à usage
public, notamment celui du CHP Tchamba, nous ont permis d’acquérir davantage
de notions pratiques en génie civil. Il s’agit entre autres de l’installation du
chantier, de l’implantation sur chaise d’un ouvrage, du choix judicieux des
matériaux, du ferraillage, de l’exécution des travaux de bétonnage manuellement
ou avec une machine, et surtout, l’organisation des travaux sur le chantier. Nous
avons eu aussi l’occasion d’assister à certains travaux d’ouvrage d’art tels que la
production des voiles préfabriquées et leur pose, le coulage des voiles sur place
ainsi que la réalisation des dalots. Nous ne saurons exprimer notre joie et notre
satisfaction pour le stage passé aux cotés des techniciens expérimentés et très
professionnels de SARA-GROUPE. Nous réitérons notre gratitude au directeur
de cette entreprise et espérons que nos suggestions et recommandations seront
prises en compte pour une amélioration notable des différentes prestations et
l’atteinte des objectifs nobles de l’entreprise, contribuant ainsi au développement
du secteur de génie civil au Togo.
ANNEXES
Annexe 1 : Production de parpaings

Source : Personnelle

37
Annexe 2 : Plan de fondation

38
Source : l’entreprise

Annexe 3 : Implantation sur chaise

Source : Personnelle

Annexe 4 : Fouille en rigole et en puits

39
Source : Personnelle

Annexe 5 : Fixation des poteaux

Source : Personnelle

Annexe 6 : Mur de fondation

40
Source : Personnelle

Annexe 7 : Pose des armatures

S
o u
r ce
:

Personnelle

41
Annexe 8 : Dalle

Source : Personnelle

42
Annexe 9 : Plan de la fosse

43
Source : Entreprise

44
Annexe 10 : Crépissage sur les murs et pour la fosse

Source : Personnelle

AUTRES CORRECTIONS

 LA PAGE DE GARDE : (partie à corriger)

Ministère des Enseignements Primaire, Secondaire et Technique

(MEPST)

45
Ministère Délégué chargé de l’Enseignement Technique

(MET)

Direction des Examens, Concours et certifications

(DECC)

46

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