Combinatoire et Probabilités en Informatique
Combinatoire et Probabilités en Informatique
Christophe Clavier
Université de Limoges
Licence 3 informatique
Sommaire
1 Combinatoire et dénombrement
Notions de base sur les ensembles
Arrangements, permutations, combinaisons
2 Probabilités et statistiques
Espace de probabilités, événement
Distributions de probabilité
Probabilité conditionnelle, théorème de Bayes
Variable aléatoire, espérance, écart-type
Des boules et des urnes
1 Combinatoire et dénombrement
Notions de base sur les ensembles
Arrangements, permutations, combinaisons
2 Probabilités et statistiques
Espace de probabilités, événement
Distributions de probabilité
Probabilité conditionnelle, théorème de Bayes
Variable aléatoire, espérance, écart-type
Des boules et des urnes
Définition
On appelle cardinal d’un ensemble fini E , noté Card(E ), le nombre d’éléments
de cet ensemble.
Définition
On appelle cardinal d’un ensemble fini E , noté Card(E ), le nombre d’éléments
de cet ensemble.
Exemples
Le cardinal de l’ensemble E = {0, 1, 3, 4, 5, 8, 9} est . . . ?
Définition
On appelle cardinal d’un ensemble fini E , noté Card(E ), le nombre d’éléments
de cet ensemble.
Exemples
Le cardinal de l’ensemble E = {0, 1, 3, 4, 5, 8, 9} est 7.
Définition
On appelle cardinal d’un ensemble fini E , noté Card(E ), le nombre d’éléments
de cet ensemble.
Exemples
Le cardinal de l’ensemble E = {0, 1, 3, 4, 5, 8, 9} est 7.
Le cardinal de l’ensemble des entiers premiers inférieurs à 30 est . . . ?
Définition
On appelle cardinal d’un ensemble fini E , noté Card(E ), le nombre d’éléments
de cet ensemble.
Exemples
Le cardinal de l’ensemble E = {0, 1, 3, 4, 5, 8, 9} est 7.
Le cardinal de l’ensemble des entiers premiers inférieurs à 30 est 10.
(E = {2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29})
Définition
On appelle cardinal d’un ensemble fini E , noté Card(E ), le nombre d’éléments
de cet ensemble.
Exemples
Le cardinal de l’ensemble E = {0, 1, 3, 4, 5, 8, 9} est 7.
Le cardinal de l’ensemble des entiers premiers inférieurs à 30 est 10.
(E = {2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29})
Définition
On appelle complémentaire d’un ensemble A dans un ensemble E , noté A,
l’ensemble des éléments de E qui n’appartiennent pas à A.
Définition
On appelle partition d’un ensemble fini E , une famille de sous-ensembles de E
notés A1 , . . . , An vérifiant les propriétés suivantes :
∀16i <j 6n Ai ∩ Aj = ∅
∪ni=1 Ai = A1 ∪ . . . ∪ An = E
Définition
On appelle partition d’un ensemble fini E , une famille de sous-ensembles de E
notés A1 , . . . , An vérifiant les propriétés suivantes :
∀16i <j 6n Ai ∩ Aj = ∅
∪ni=1 Ai = A1 ∪ . . . ∪ An = E
Proposition
Soit {A1 , . . . , An } une partition d’un ensemble E , alors :
Proposition
Soit A et B deux parties d’un ensemble E , alors :
Card(A ∪ B) = Card(A) + Card(B) − Card(A ∩ B)
d’où, si A et B sont disjoints alors :
Proposition
Soit A et B deux parties d’un ensemble E , alors :
Card(A ∪ B) = Card(A) + Card(B) − Card(A ∩ B)
d’où, si A et B sont disjoints alors :
Exemple
Dans une classe de ne étudiants, nr d’entre eux aiment le rap et nv pratiquent
le vélo. n0 étudiants n’aiment ni le rap ni la pratique du vélo.
Combien d’étudiants aiment le rap et pratiquent le vélo ?
Arrangements
Arrangements
Définition
Étant donné un ensemble E de n éléments, on appelle arrangement de taille k
de E une suite ordonnée de k éléments distincts de E .
Notation
On note Akn le nombre d’arrangements de taille k d’un ensemble à n éléments.
Arrangements
Définition
Étant donné un ensemble E de n éléments, on appelle arrangement de taille k
de E une suite ordonnée de k éléments distincts de E .
Notation
On note Akn le nombre d’arrangements de taille k d’un ensemble à n éléments.
Exemple
Lors de la finale du 400 mètres des jeux olympiques huit coureurs sont au
départ. Combien de podiums sont possibles ?
Arrangements
Réponse
Le vainqueur peut être n’importe lequel des 8 coureurs.
Connaissant le vainqueur, le deuxième peut être n’importe lequel des 7
autres.
Il reste 6 façons d’attribuer la médaille de bronze.
Donc le nombre de podiums possibles est :
8!
A38 = 8 × 7 × 6 = = 336
5!
Arrangements
Réponse
Le vainqueur peut être n’importe lequel des 8 coureurs.
Connaissant le vainqueur, le deuxième peut être n’importe lequel des 7
autres.
Il reste 6 façons d’attribuer la médaille de bronze.
Donc le nombre de podiums possibles est :
8!
A38 = 8 × 7 × 6 = = 336
5!
Proposition
n!
Akn = n × (n − 1) × . . . × (n − k + 1) =
(n − k)!
Permutations
Définition
Dans le cas où k est égal à n, un arrangement de taille k est appelé une
permutation de l’ensemble à n éléments.
Notation
On note Pn = Ann = n! le nombre de permutations d’un ensemble à n éléments.
Permutations
Définition
Dans le cas où k est égal à n, un arrangement de taille k est appelé une
permutation de l’ensemble à n éléments.
Notation
On note Pn = Ann = n! le nombre de permutations d’un ensemble à n éléments.
Exemple
De combien de manières peut-on attribuer quatre cadeaux à quatres
personnes ? (un cadeau par personne !)
Permutations
Définition
Dans le cas où k est égal à n, un arrangement de taille k est appelé une
permutation de l’ensemble à n éléments.
Notation
On note Pn = Ann = n! le nombre de permutations d’un ensemble à n éléments.
Exemple
De combien de manières peut-on attribuer quatre cadeaux à quatres
personnes ? (un cadeau par personne !)
Réponse
De P4 = 4! = 24 manières différentes.
Combinaisons
Définition
On appelle combinaison de taille k d’un ensemble E à n éléments tout
sous-ensemble de k éléments distincts de E .
Notation
On note Cnk le nombre de combinaisons de taille k d’un ensemble à n éléments.
Remarque : en anglais on note kn et on dit n choose k .
Combinaisons
Définition
On appelle combinaison de taille k d’un ensemble E à n éléments tout
sous-ensemble de k éléments distincts de E .
Notation
On note Cnk le nombre de combinaisons de taille k d’un ensemble à n éléments.
Remarque : en anglais on note kn et on dit n choose k .
Exemple
Supposons que l’on n’accorde pas d’importance à l’ordre d’arrivée des trois
athlètes formant un podium.
Combien de tels podiums indifférenciés existe-t-il ?
Combinaisons
Réponse
Un podium indifférencié correspond au choix d’un sous-ensemble de 3 coureurs
parmi les huit participants.
Si (A, B, C ) est un podium indifférencié, ces trois coureurs auraient pu se
classer de 6 manières différentes pour former un podium :
Combinaisons
Réponse
Un podium indifférencié correspond au choix d’un sous-ensemble de 3 coureurs
parmi les huit participants.
Si (A, B, C ) est un podium indifférencié, ces trois coureurs auraient pu se
classer de 6 manières différentes pour former un podium :
Proposition
Akn n!
Cnk = =
k! k! (n − k)!
Coefficients binomiaux
Exercice
Développer l’expression : (a + b)5
Coefficients binomiaux
Exercice
Développer l’expression : (a + b)5
Réponse
(a + b)5 = (a + b) · (a + b) · (a + b) · (a + b) · (a + b)
= a5 + 5a4 b + 10a3 b 2 + 10a2 b 3 + 5ab 4 + b 5
Coefficients binomiaux
Exercice
Développer l’expression : (a + b)5
Réponse
(a + b)5 = (a + b) · (a + b) · (a + b) · (a + b) · (a + b)
= a5 + 5a4 b + 10a3 b 2 + 10a2 b 3 + 5ab 4 + b 5
Définition
Les nombres Cnk sont appelés coefficients binomiaux car
Quelques identités
Donner des interprétations (souvent ensemblistes) permettant d’établir les identités
suivantes :
a) Cn0 = 1 et Cnn = 1
b) Cn1 = n
c) Cnk = Cnn−k
d) Σnk=0 (−1)k · Cnk = 0
e) Σnk=0 Cnk = 2n
k
f) Cn+1 = Cnk + Cnk−1
Quelques identités
Donner des interprétations (souvent ensemblistes) permettant d’établir les identités
suivantes :
a) Cn0 = 1 et Cnn = 1
b) Cn1 = n
c) Cnk = Cnn−k
d) Σnk=0 (−1)k · Cnk = 0
e) Σnk=0 Cnk = 2n
k
f) Cn+1 = Cnk + Cnk−1
Convolution de Vandermonde
Comment généraliser la dernière identité ?
k
Si n, m > k alors Cn+m =?
Quelques identités
Donner des interprétations (souvent ensemblistes) permettant d’établir les identités
suivantes :
a) Cn0 = 1 et Cnn = 1
b) Cn1 = n
c) Cnk = Cnn−k
d) Σnk=0 (−1)k · Cnk = 0
e) Σnk=0 Cnk = 2n
k
f) Cn+1 = Cnk + Cnk−1
Convolution de Vandermonde
Comment généraliser la dernière identité ?
k
Si n, m > k alors Cn+m = Σki=0 Cni Cm
k−i
Le triangle de Pascal
k 0 1 2 3 4
n
0 C00
1 C10 C11
2 C20 C21 C22
3 C30 C31 C32 C33
4 C40 C41 C42 C43 C44
5 ...
Le triangle de Pascal
k 0 1 2 3 4
n
0 1
1 1 C11
Cn0 = 1 2 1 C21 C22
3 1 C31 C32 C33
4 1 C41 C42 C43 C44
5 ...
Le triangle de Pascal
k 0 1 2 3 4
n
0 1
1 1 1
Cn0 = 1 2 1 C21 1 Cnn = 1
3 1 C31 C32 1
4 1 C41 C42 C43 1
5 ...
Le triangle de Pascal
k 0 1 2 3 4
n
0 1
1 1 1
Cn0 = 1 2 1 2 1 Cnn = 1
3 1 C31 C32 1
4 1 C41 C42 C43 1
5 ...
k−1
Cnk = Cn−1
k
+ Cn−1
Le triangle de Pascal
k 0 1 2 3 4
n
0 1
1 1 1
Cn0 = 1 2 1 2 1 Cnn = 1
3 1 3 C32 1
4 1 C41 C42 C43 1
5 ...
k−1
Cnk = Cn−1
k
+ Cn−1
Le triangle de Pascal
k 0 1 2 3 4
n
0 1
1 1 1
Cn0 = 1 2 1 2 1 Cnn = 1
3 1 3 3 1
4 1 C41 C42 C43 1
5 ...
k−1
Cnk = Cn−1
k
+ Cn−1
Le triangle de Pascal
k 0 1 2 3 4
n
0 1
1 1 1
Cn0 = 1 2 1 2 1 Cnn = 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 ...
k−1
Cnk = Cn−1
k
+ Cn−1
Coefficients multinomiaux
Exercice
De combien de manières différentes est-il possible de placer les 32 pièces d’un jeu
d’échec sur l’échiquier ?
Coefficients multinomiaux
Exercice
De combien de manières différentes est-il possible de placer les 32 pièces d’un jeu
d’échec sur l’échiquier ?
Réponse
Étant donnée une configuration des pièces, permuter entre eux de manière quelconque
les 8 pions noirs ne modifiera pas la configuration.
On commence donc par choisir 8 cases parmi les 64 sur lesquelles seront placés les
pions noirs. Puis il reste à placer les 24 pièces restantes sur les 56 cases vides.
Coefficients multinomiaux
Exercice
De combien de manières différentes est-il possible de placer les 32 pièces d’un jeu
d’échec sur l’échiquier ?
Réponse
Étant donnée une configuration des pièces, permuter entre eux de manière quelconque
les 8 pions noirs ne modifiera pas la configuration.
On commence donc par choisir 8 cases parmi les 64 sur lesquelles seront placés les
pions noirs. Puis il reste à placer les 24 pièces restantes sur les 56 cases vides.
De même, on choisit 8 cases parmi 56 pour les pions blancs, puis 2 cases parmi 48
pour les tours noires, . . .
Coefficients multinomiaux
Exercice
De combien de manières différentes est-il possible de placer les 32 pièces d’un jeu
d’échec sur l’échiquier ?
Réponse
Étant donnée une configuration des pièces, permuter entre eux de manière quelconque
les 8 pions noirs ne modifiera pas la configuration.
On commence donc par choisir 8 cases parmi les 64 sur lesquelles seront placés les
pions noirs. Puis il reste à placer les 24 pièces restantes sur les 56 cases vides.
De même, on choisit 8 cases parmi 56 pour les pions blancs, puis 2 cases parmi 48
pour les tours noires, . . . puis enfin il faut placer successivement les 4 dernières pièces
différentes (rois et dames) sur les 36 cases encore libres.
8 8 2 2 2 2 2 2 1 1 1 1
N = C64 · C56 · C48 · C46 · C44 · C42 · C40 · C38 · C36 · C35 · C34 · C33
Coefficients multinomiaux
Exercice
De combien de manières différentes est-il possible de placer les 32 pièces d’un jeu
d’échec sur l’échiquier ?
Réponse
Étant donnée une configuration des pièces, permuter entre eux de manière quelconque
les 8 pions noirs ne modifiera pas la configuration.
On commence donc par choisir 8 cases parmi les 64 sur lesquelles seront placés les
pions noirs. Puis il reste à placer les 24 pièces restantes sur les 56 cases vides.
De même, on choisit 8 cases parmi 56 pour les pions blancs, puis 2 cases parmi 48
pour les tours noires, . . . puis enfin il faut placer successivement les 4 dernières pièces
différentes (rois et dames) sur les 36 cases encore libres.
8 8 2 2 2 2 2 2 1 1 1 1
N = C64 · C56 · C48 · C46 · C44 · C42 · C40 · C38 · C36 · C35 · C34 · C33
64! 56! 38! 36! 35! 34! 33!
= · ... · · · ·
8! · 56! 8! · 48! 2! · 36! 1! · 35! 1! · 34! 1! · 33! 1! · 32!
Coefficients multinomiaux
Exercice
De combien de manières différentes est-il possible de placer les 32 pièces d’un jeu
d’échec sur l’échiquier ?
Réponse
Étant donnée une configuration des pièces, permuter entre eux de manière quelconque
les 8 pions noirs ne modifiera pas la configuration.
On commence donc par choisir 8 cases parmi les 64 sur lesquelles seront placés les
pions noirs. Puis il reste à placer les 24 pièces restantes sur les 56 cases vides.
De même, on choisit 8 cases parmi 56 pour les pions blancs, puis 2 cases parmi 48
pour les tours noires, . . . puis enfin il faut placer successivement les 4 dernières pièces
différentes (rois et dames) sur les 36 cases encore libres.
8 8 2 2 2 2 2 2 1 1 1 1
N = C64 · C56 · C48 · C46 · C44 · C42 · C40 · C38 · C36 · C35 · C34 · C33
64! 56! 38! 36! 35! 34! 33!
= · ... · · · ·
8! · 56! 8! · 48! 2! · 36! 1! · 35! 1! · 34! 1! · 33! 1! · 32!
64!
=
8! · 8! · 2! · 2! · 2! · 2! · 2! · 2! · 1! · 1! · 1! · 1! · 32!
Coefficients multinomiaux
Proposition
Le nombre de façons de permuter n objets répartis en k groupes de n1 , . . . , nk
objets indistinguables est :
n!
Cnn1 ,...,nk =
n1 ! . . . nk !
C’est aussi le nombre de façons de ranger n objets dans k boı̂tes où ni est le
nombre d’objets placés dans la boı̂te numéro i.
Coefficients multinomiaux
Proposition
Le nombre de façons de permuter n objets répartis en k groupes de n1 , . . . , nk
objets indistinguables est :
n!
Cnn1 ,...,nk =
n1 ! . . . nk !
C’est aussi le nombre de façons de ranger n objets dans k boı̂tes où ni est le
nombre d’objets placés dans la boı̂te numéro i.
Définition
n ,...,nk
Les nombres Cn 1 sont appelés coefficients multinomiaux car
n
(a1 + . . . + ak )n = Σn1 +...+nk =n Cnn1 ,...,nk a1n1 . . . akk
1 Combinatoire et dénombrement
Notions de base sur les ensembles
Arrangements, permutations, combinaisons
2 Probabilités et statistiques
Espace de probabilités, événement
Distributions de probabilité
Probabilité conditionnelle, théorème de Bayes
Variable aléatoire, espérance, écart-type
Des boules et des urnes
Espace de probabilités
Définition
On appelle expérience aléatoire une expérience dont on ne connaı̂t pas le
résultat à l’avance.
Espace de probabilités
Définition
On appelle expérience aléatoire une expérience dont on ne connaı̂t pas le
résultat à l’avance.
Définition
On appelle univers des possibles, ou espace de probabilités, l’ensemble de tous
les résultats possibles d’une expérience aléatoire.
Remarque : dans toute cette section, on n’étudiera que des cas où l’univers des
possibles est fini.
Événement
Soit E un espace de probabilités.
Définitions
On appelle événement toute partie de E .
Un événement ne contenant qu’un unique élément de E est appelé
événement élémentaire.
L’ensemble E est l’événement certain, l’ensemble vide est l’événement
impossible.
On appelle événement contraire d’un événement A (que l’on note A)
l’événement constitué par le complémentaire de A dans E .
On dit qu’un événement A est réalisé lors d’une exéprience aléatoire si
l’événement élémentaire issu de l’expérience aléatoire appartient à A.
Deux événements sont dits incompatibles s’ils ne peuvent être réalisés
simultanément. Ils correspondent à deux ensembles disjoints de E .
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est . . . ?
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est . . . ?
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un . . . ?
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est . . . ?
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
A = ∅ est . . . ?
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
A = ∅ est l’événement impossible.
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
A = ∅ est l’événement impossible.
Le contraire de l’événement A = {4, 5} est . . . ?
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
A = ∅ est l’événement impossible.
Le contraire de l’événement A = {4, 5} est A = {1, 2, 3, 6}.
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
A = ∅ est l’événement impossible.
Le contraire de l’événement A = {4, 5} est A = {1, 2, 3, 6}.
Les événements A = {4, 5} et B = {2, 6} sont . . . ?
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
A = ∅ est l’événement impossible.
Le contraire de l’événement A = {4, 5} est A = {1, 2, 3, 6}.
Les événements A = {4, 5} et B = {2, 6} sont incompatibles.
Exemple
Exemple
Considérons l’expérience aléatoire d’un jet de dé.
L’univers des possibles est E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
L’événement la valeur du dé est paire est A = {2, 4, 6}.
Le dé est tombé sur 5 est un événement élémentaire. (A = {5})
L’événement certain est A = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
A = ∅ est l’événement impossible.
Le contraire de l’événement A = {4, 5} est A = {1, 2, 3, 6}.
Les événements A = {4, 5} et B = {2, 6} sont incompatibles.
Distributions de probabilité
Distributions de probabilité
Distributions de probabilité
Distributions de probabilité
Proposition
Soit P une fonction de probabilité sur E . Pour tout A, A1 , A2 ⊆ E :
0 6 P(A) 6 1
P(A1 ∪ A2 ) = P(A1 ) + P(A2 ) − P(A1 ∩ A2 )
P(A) = 1 − P(A)
Distributions de probabilité
Distribution uniforme
Distributions de probabilité
Distribution uniforme
Définition
On appelle distribution uniforme la distribution qui assigne une même
probabilité à chaque événement élémentaire.
Distributions de probabilité
Distribution uniforme
Définition
On appelle distribution uniforme la distribution qui assigne une même
probabilité à chaque événement élémentaire.
Proposition
Soit p est une distribution uniforme sur E .
1 Card(A)
∀e ∈ E p(e) = et ∀A ⊆ E P(A) =
Card(E ) Card(E )
Distributions de probabilité
Exemple
Au loto chaque tirage de 6 numéros est un événement élémentaire. Il existe
6
C49 = 13 983 816 tirages possibles. L’événement les 6 numéros issus du tirage
sont précisément ceux que j’ai cochés sur ma grille est élémentaire.
1
Donc la probabilité qu’une grille permette de gagner le gros lot est : 13 983 816
Distributions de probabilité
Exemple
Au loto chaque tirage de 6 numéros est un événement élémentaire. Il existe
6
C49 = 13 983 816 tirages possibles. L’événement les 6 numéros issus du tirage
sont précisément ceux que j’ai cochés sur ma grille est élémentaire.
1
Donc la probabilité qu’une grille permette de gagner le gros lot est : 13 983 816
Exercice
1 Une salle de classe compte 40 élèves. Quelle est la probabilité qu’au moins
deux élèves aient la même date d’anniversaire ? (l’année ne compte pas)
1
2 À partir de combien d’élèves cette probabilité excède 2
?
Distributions de probabilité
Exemple
Au loto chaque tirage de 6 numéros est un événement élémentaire. Il existe
6
C49 = 13 983 816 tirages possibles. L’événement les 6 numéros issus du tirage
sont précisément ceux que j’ai cochés sur ma grille est élémentaire.
1
Donc la probabilité qu’une grille permette de gagner le gros lot est : 13 983 816
Exercice
1 Une salle de classe compte 40 élèves. Quelle est la probabilité qu’au moins
deux élèves aient la même date d’anniversaire ? (l’année ne compte pas)
1
2 À partir de combien d’élèves cette probabilité excède 2
?
Réponse
1 Un événement élémentaire est un 40-uplet de dates d’anniversaire.
P40 (A) = 1 − P40 (A) = 1 − A40
365 /365
40
' 0, 891
2 On a : P22 (A) ' 0, 476 et P23 (A) ' 0, 507
Distributions de probabilité
Loi de Bernoulli
Distributions de probabilité
Loi de Bernoulli
Définitions
Une expérience de Bernoulli est une expérience aléatoire ne pouvant
avoir que deux issues possibles.
Par convention on notera souvent 0 et 1 ces deux issues possibles.
(0 ↔ échec, 1 ↔ succès, si ces notions ont du sens)
Distributions de probabilité
Loi de Bernoulli
Définitions
Une expérience de Bernoulli est une expérience aléatoire ne pouvant
avoir que deux issues possibles.
Par convention on notera souvent 0 et 1 ces deux issues possibles.
(0 ↔ échec, 1 ↔ succès, si ces notions ont du sens)
p(1) = p
p(0) = 1−p
Distributions de probabilité
Loi binomiale
Distributions de probabilité
Loi binomiale
Définition
On appelle loi binomiale de paramètres p ∈ [0, 1] et n ∈ N? la distribution de
probabilité définie pour chaque entier k ∈ E = {0, 1, . . . , n} par la probabilité
que n expériences de Bernoulli indépendantes de paramètre p aient conduit
à k succès.
Distributions de probabilité
Loi binomiale
Définition
On appelle loi binomiale de paramètres p ∈ [0, 1] et n ∈ N? la distribution de
probabilité définie pour chaque entier k ∈ E = {0, 1, . . . , n} par la probabilité
que n expériences de Bernoulli indépendantes de paramètre p aient conduit
à k succès.
On a donc :
Distributions de probabilité
Loi binomiale
Définition
On appelle loi binomiale de paramètres p ∈ [0, 1] et n ∈ N? la distribution de
probabilité définie pour chaque entier k ∈ E = {0, 1, . . . , n} par la probabilité
que n expériences de Bernoulli indépendantes de paramètre p aient conduit
à k succès.
On a donc :
Distributions de probabilité
Loi binomiale
Définition
On appelle loi binomiale de paramètres p ∈ [0, 1] et n ∈ N? la distribution de
probabilité définie pour chaque entier k ∈ E = {0, 1, . . . , n} par la probabilité
que n expériences de Bernoulli indépendantes de paramètre p aient conduit
à k succès.
On a donc :
Exemple
On lance 5 fois une pièce équilibrée. Quelle est la distribution de probabilité
associée au nombre de fois où la pièce est tombée sur pile ?
Distributions de probabilité
Loi binomiale
Réponse
Il s’agit d’une loi binomiale de paramètres p = 21 et n = 5. On a donc :
0 1 5 1 5 1 0
p(0) = C50 12 ' 0, 03 ; p(5) = C55
2 2 2
' 0, 03
1 4 1 4 1 1
p(1) = C51 12 1
' 0, 16 ; p(4) = C54
2 2 2
' 0, 16
2 3 1 3 1 2
p(2) = C52 12 1
' 0, 31 ; p(3) = C53
2 2 2
' 0, 31
Distributions de probabilité
Loi binomiale
Réponse
Il s’agit d’une loi binomiale de paramètres p = 21 et n = 5. On a donc :
0 1 5 1 5 1 0
p(0) = C50 12 ' 0, 03 ; p(5) = C55
2 2 2
' 0, 03
1 4 1 4 1 1
p(1) = C51 12 1
' 0, 16 ; p(4) = C54
2 2 2
' 0, 16
2 3 1 3 1 2
p(2) = C52 12 1
' 0, 31 ; p(3) = C53
2 2 2
' 0, 31
Exemple
20% des conducteurs conduisent en état d’ébriété. (les soirs de réveillon)
Un gendarme effectue 10 alcotests. Quelle est la probabilité pour que 3 d’entre
eux se révèlent positifs ?
Distributions de probabilité
Loi binomiale
Réponse
Il s’agit d’une loi binomiale de paramètres p = 21 et n = 5. On a donc :
0 1 5 1 5 1 0
p(0) = C50 12 ' 0, 03 ; p(5) = C55
2 2 2
' 0, 03
1 4 1 4 1 1
p(1) = C51 12 1
' 0, 16 ; p(4) = C54
2 2 2
' 0, 16
2 3 1 3 1 2
p(2) = C52 12 1
' 0, 31 ; p(3) = C53
2 2 2
' 0, 31
Exemple
20% des conducteurs conduisent en état d’ébriété. (les soirs de réveillon)
Un gendarme effectue 10 alcotests. Quelle est la probabilité pour que 3 d’entre
eux se révèlent positifs ?
Réponse
3
B(3; 10, 0.2) = C10 (0, 2)3 (0, 8)7 ' 0, 20
Probabilité conditionnelle
Probabilité conditionnelle
Définition
Soit A et B deux événements. On appelle probabilité conditionnelle de A
sachant B le rapport :
P(A ∩ B)
P(A | B) =
P(B)
Probabilité conditionnelle
Définition
Soit A et B deux événements. On appelle probabilité conditionnelle de A
sachant B le rapport :
P(A ∩ B)
P(A | B) =
P(B)
Probabilité conditionnelle
Définition
Soit A et B deux événements. On appelle probabilité conditionnelle de A
sachant B le rapport :
P(A ∩ B)
P(A | B) =
P(B)
Proposition
Si P(A) > 0 alors la fonction pA : E → R définie par pA (e) = P(e | A) est une
distribution de probabilité.
Événements indépendants
Événements indépendants
Définition
On dit que deux événements A et B sont indépendants si et seulement si :
Événements indépendants
Définition
On dit que deux événements A et B sont indépendants si et seulement si :
Remarque
Soit A et B deux événements indépendants.
P(A)P(B)
Si P(B) > 0 alors P(A | B) = P(B)
= P(A)
P(A)P(B)
Si P(A) > 0 alors P(B | A) = P(A)
= P(B)
Événements indépendants
Définition
On dit que deux événements A et B sont indépendants si et seulement si :
Remarque
Soit A et B deux événements indépendants.
P(A)P(B)
Si P(B) > 0 alors P(A | B) = P(B)
= P(A)
P(A)P(B)
Si P(A) > 0 alors P(B | A) = P(A)
= P(B)
Exemple
Parmi les 132 étudiants d’une promo 25 jouent de la guitare et 45 sont enfants
uniques. 18 étudiants sont enfants uniques et jouent de la guitare.
1 Vous rencontrez un étudiant. Pensez-vous qu’il est fils unique ?
Exemple
Parmi les 132 étudiants d’une promo 25 jouent de la guitare et 45 sont enfants
uniques. 18 étudiants sont enfants uniques et jouent de la guitare.
1 Vous rencontrez un étudiant. Pensez-vous qu’il est fils unique ?
Réponse
1 La probabilité a priori de l’événement enfant unique est :
Card({enfants uniques}) 45
P(enfant unique) = Card(promo)
= 132 ' 0, 34.
L’étudiant rencontré n’est probablement pas fils unique.
Exemple
Parmi les 132 étudiants d’une promo 25 jouent de la guitare et 45 sont enfants
uniques. 18 étudiants sont enfants uniques et jouent de la guitare.
1 Vous rencontrez un étudiant. Pensez-vous qu’il est fils unique ?
2 L’étudiant vous apprend qu’il joue de la guitare. Changez-vous d’avis ?
Réponse
1 La probabilité a priori de l’événement enfant unique est :
Card({enfants uniques}) 45
P(enfant unique) = Card(promo)
= 132 ' 0, 34.
L’étudiant rencontré n’est probablement pas fils unique.
Exemple
Parmi les 132 étudiants d’une promo 25 jouent de la guitare et 45 sont enfants
uniques. 18 étudiants sont enfants uniques et jouent de la guitare.
1 Vous rencontrez un étudiant. Pensez-vous qu’il est fils unique ?
2 L’étudiant vous apprend qu’il joue de la guitare. Changez-vous d’avis ?
Réponse
1 La probabilité a priori de l’événement enfant unique est :
Card({enfants uniques}) 45
P(enfant unique) = Card(promo)
= 132 ' 0, 34.
L’étudiant rencontré n’est probablement pas fils unique.
25
2 La probabilité qu’un étudiant joue de la guitare est 132 ' 0, 15.
La probabilité a posteriori de l’événement enfant unique est :
P(enfant unique & guitare)
P(enfant unique | guitare) = P(guitare)
= 18/132
25/132
' 0, 72.
Vous estimez maintenant que cet étudiant est probablement fils unique.
Théorème de Bayes
Théorème de Bayes
Théorème des probabilités totales
Soit {Ai }i∈I une partition de E . Alors :
P(B) = Σi∈I P(B | Ai )P(Ai )
Preuve
{B ∩ Ai }i∈I forme une partition de B, donc P(B) = Σi∈I P(B ∩ Ai )
Théorème de Bayes
Théorème des probabilités totales
Soit {Ai }i∈I une partition de E . Alors :
P(B) = Σi∈I P(B | Ai )P(Ai )
Preuve
{B ∩ Ai }i∈I forme une partition de B, donc P(B) = Σi∈I P(B ∩ Ai )
Théorème de Bayes
Si P(A) > 0 et P(B) > 0 alors :
P(B | A)P(A)
P(A | B) =
P(B)
Preuve
On remarque simplement que : P(A | B)P(B) = P(A ∩ B) = P(B | A)P(A)
Théorème de Bayes
Théorème de Bayes (variante)
Soit {Ai }i∈I une partition de E . Alors pour tout i ∈ I :
P(B | Ai )P(Ai )
P(Ai | B) =
Σj∈J P(B | Aj )P(Aj )
Théorème de Bayes
Théorème de Bayes (variante)
Soit {Ai }i∈I une partition de E . Alors pour tout i ∈ I :
P(B | Ai )P(Ai )
P(Ai | B) =
Σj∈J P(B | Aj )P(Aj )
Exemple
On étudie la propriété G (grand) qu’un homme (H) ou une femme (F ) ait une
taille supérieure à 1,75 mètres. À partir d’un échantillon représentatif on
constate que p(H) = p(F ) = 0, 5, p(G | H) = 0, 60 et p(G | F ) = 0, 06.
Calculer p(H | G ) et p(F | G ).
Théorème de Bayes
Théorème de Bayes (variante)
Soit {Ai }i∈I une partition de E . Alors pour tout i ∈ I :
P(B | Ai )P(Ai )
P(Ai | B) =
Σj∈J P(B | Aj )P(Aj )
Exemple
On étudie la propriété G (grand) qu’un homme (H) ou une femme (F ) ait une
taille supérieure à 1,75 mètres. À partir d’un échantillon représentatif on
constate que p(H) = p(F ) = 0, 5, p(G | H) = 0, 60 et p(G | F ) = 0, 06.
Calculer p(H | G ) et p(F | G ).
Réponse
P(G |H)P(H) 0,60×0,5
P(H | G ) = P(G |H)P(H)+P(G |F )P(F )
= 0,60×0,5+0,06×0,5
' 0, 91
P(G |F )P(F ) 0,06×0,5
P(F | G ) = P(G |H)P(H)+P(G |F )P(F )
= 0,60×0,5+0,06×0,5
' 0, 09
Variable aléatoire
Variable aléatoire
Définition
On appelle variable aléatoire une fonction X : E → R
Variable aléatoire
Définition
On appelle variable aléatoire une fonction X : E → R
Une variable aléatoire assigne donc une valeur à tout événement élémentaire.
On notera :
p(X = v ) = p X −1 (v )
= p ({e ∈ E : X (e) = v })
Variable aléatoire
Définition
On appelle variable aléatoire une fonction X : E → R
Une variable aléatoire assigne donc une valeur à tout événement élémentaire.
On notera :
p(X = v ) = p X −1 (v )
= p ({e ∈ E : X (e) = v })
Exemple
Un jet de dé permet de gagner les nombres de points suivants :
Dé Points Dé Points Dé Points
1 10 3 1 5 1
2 1 4 -15 6 10
On appelle X la variable aléatoire correspondant au nombre de points gagnés.
1 2 3
p(X = −15) = 6
p(X = 10) = 6
p(X = 1) = 6
p(X ∈
/ {−15, 1, 10}) = 0
Variable aléatoire
Exemple
On considère la variable aléatoire X comme le nombre de fois qu’une pièce
lancée 3 fois est tombée sur pile.
3
Par exemple : p(X = 2) = p({PPF } ∪ {PFP} ∪ {FPP}) = 8
Variable aléatoire
Exemple
On considère la variable aléatoire X comme le nombre de fois qu’une pièce
lancée 3 fois est tombée sur pile.
3
Par exemple : p(X = 2) = p({PPF } ∪ {PFP} ∪ {FPP}) = 8
Espérance mathématique
Espérance mathématique
Définition
On appelle espérance mathématique d’une variable aléatoire X définie sur E
équipé d’une distribution de probabilité p, la valeur :
E (X ) = Σe∈E p(e)X (e)
Espérance mathématique
Définition
On appelle espérance mathématique d’une variable aléatoire X définie sur E
équipé d’une distribution de probabilité p, la valeur :
E (X ) = Σe∈E p(e)X (e)
Espérance mathématique
Définition
On appelle espérance mathématique d’une variable aléatoire X définie sur E
équipé d’une distribution de probabilité p, la valeur :
E (X ) = Σe∈E p(e)X (e)
Proposition
E (X ) = Σe∈E p(e) · X (e) = Σv ∈X (E ) v · p(X = v )
Espérance mathématique ↔ Moyenne pondérée par la probabilité
Espérance mathématique
Espérance mathématique
Exemple
Pour le jeu de dé précédent, l’espérance du nombre de points gagnés est :
E (X ) = 10 · p(dé = 1) + 1 · p(dé = 2) + 1 · p(dé = 3)
+(−15) · p(dé = 4) + 1 · p(dé = 5) + 10 · p(dé = 6)
Espérance mathématique
Exemple
Pour le jeu de dé précédent, l’espérance du nombre de points gagnés est :
E (X ) = 10 · p(dé = 1) + 1 · p(dé = 2) + 1 · p(dé = 3)
+(−15) · p(dé = 4) + 1 · p(dé = 5) + 10 · p(dé = 6)
= −15 · p(X = −15) + 1 · p(X = 1) + 10 · p(X = 10)
Espérance mathématique
Exemple
Pour le jeu de dé précédent, l’espérance du nombre de points gagnés est :
E (X ) = 10 · p(dé = 1) + 1 · p(dé = 2) + 1 · p(dé = 3)
+(−15) · p(dé = 4) + 1 · p(dé = 5) + 10 · p(dé = 6)
= −15 · p(X = −15) + 1 · p(X = 1) + 10 · p(X = 10)
1 3 2
= −15 · + 1 · + 10 ·
6 6 6
' 1, 33
Espérance mathématique
Définition
On dit que deux variables aléatoires X et Y sont indépendantes si et seulement
si :
p(X = v et Y = w ) = p(X = v ) p(Y = w )
Espérance mathématique
Définition
On dit que deux variables aléatoires X et Y sont indépendantes si et seulement
si :
p(X = v et Y = w ) = p(X = v ) p(Y = w )
Propositions
E (X1 + . . . + Xn ) = E (X1 ) + . . . + E (Xn )
E (a · X + b) = a · E (X ) + b (a, b ∈ R)
Espérance mathématique
Exercice
1 Quelle est l’espérance d’une variable aléatoire X suivant une loi de
Bernoulli de paramètre p ?
2 Quelle est l’espérance d’une variable aléatoire Y suivant une loi binomiale
de paramètres p et n ?
Espérance mathématique
Exercice
1 Quelle est l’espérance d’une variable aléatoire X suivant une loi de
Bernoulli de paramètre p ?
2 Quelle est l’espérance d’une variable aléatoire Y suivant une loi binomiale
de paramètres p et n ?
Réponse
1 E (X ) = 0 · (1 − p) + 1 · p = p
2 On peut exprimer Y comme la somme de n variables aléatoires suivant
une loi de Bernoulli.
⇒ E (Y ) = E (X1 + . . . + Xn ) = n p
Variance et écart-type
Variance et écart-type
Définitions
On appelle variance et écart-type d’une variable aléatoire X , les valeurs :
V (X ) = E (X − E (X ))2
p
σ(X ) = V (X )
Variance et écart-type
Définitions
On appelle variance et écart-type d’une variable aléatoire X , les valeurs :
V (X ) = E (X − E (X ))2
p
σ(X ) = V (X )
Variance et écart-type
Définitions
On appelle variance et écart-type d’une variable aléatoire X , les valeurs :
V (X ) = E (X − E (X ))2
p
σ(X ) = V (X )
Propositions
V (a · X + b) = a2 · V (X ) (a, b ∈ R)
Variance et écart-type
Exemple
Considérons la variable aléatoire X définie comme le nombre de points affichés
par un dé normal. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
Variance et écart-type
Exemple
Considérons la variable aléatoire X définie comme le nombre de points affichés
par un dé normal. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
1+2+3+4+5+6
=
6
= 3, 5
Variance et écart-type
Exemple
Considérons la variable aléatoire X définie comme le nombre de points affichés
par un dé normal. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
1+2+3+4+5+6
=
6
= 3, 5
V (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · (X (i) − 3, 5)
2
Variance et écart-type
Exemple
Considérons la variable aléatoire X définie comme le nombre de points affichés
par un dé normal. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
1+2+3+4+5+6
=
6
= 3, 5
V (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · (X (i) − 3, 5)
2
(−2, 5)2 + (−1, 5)2 + (−0, 5)2 + (0, 5)2 + (1, 5)2 + (2, 5)2
=
6
Variance et écart-type
Exemple
Considérons la variable aléatoire X définie comme le nombre de points affichés
par un dé normal. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
1+2+3+4+5+6
=
6
= 3, 5
V (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · (X (i) − 3, 5)
2
(−2, 5)2 + (−1, 5)2 + (−0, 5)2 + (0, 5)2 + (1, 5)2 + (2, 5)2
=
6
' 2, 92
Variance et écart-type
Exemple
Considérons la variable aléatoire X définie comme le nombre de points affichés
par un dé normal. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
1+2+3+4+5+6
=
6
= 3, 5
V (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · (X (i) − 3, 5)
2
(−2, 5)2 + (−1, 5)2 + (−0, 5)2 + (0, 5)2 + (1, 5)2 + (2, 5)2
=
6
' 2, 92
p
σ(X ) = V (X )
' 1, 71
Variance et écart-type
Exemple
X est maintenant définie comme le nombre de points gagnés dans le jeu
introduit précédemment. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
Variance et écart-type
Exemple
X est maintenant définie comme le nombre de points gagnés dans le jeu
introduit précédemment. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
10 + 1 + 1 − 15 + 1 + 10
=
6
= 8/6
' 1, 33
Variance et écart-type
Exemple
X est maintenant définie comme le nombre de points gagnés dans le jeu
introduit précédemment. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
10 + 1 + 1 − 15 + 1 + 10
=
6
= 8/6
' 1, 33
V (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · (X (i) − 8/6)
2
Variance et écart-type
Exemple
X est maintenant définie comme le nombre de points gagnés dans le jeu
introduit précédemment. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
10 + 1 + 1 − 15 + 1 + 10
=
6
= 8/6
' 1, 33
V (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · (X (i) − 8/6)
2
Variance et écart-type
Exemple
X est maintenant définie comme le nombre de points gagnés dans le jeu
introduit précédemment. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
10 + 1 + 1 − 15 + 1 + 10
=
6
= 8/6
' 1, 33
V (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · (X (i) − 8/6)
2
Variance et écart-type
Exemple
X est maintenant définie comme le nombre de points gagnés dans le jeu
introduit précédemment. Alors :
E (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · X (i)
10 + 1 + 1 − 15 + 1 + 10
=
6
= 8/6
' 1, 33
V (X ) = Σi=6
i=1 p(i) · (X (i) − 8/6)
2
Covariance
Covariance
Définitions
On appelle covariance de deux variables aléatoires X et Y , la valeur :
Cov (X , Y ) = E ((X − E (X )) (Y − E (Y )))
Covariance
Définitions
On appelle covariance de deux variables aléatoires X et Y , la valeur :
Cov (X , Y ) = E ((X − E (X )) (Y − E (Y )))
Propositions
Cov (X , Y ) = E (XY ) − E (X )E (Y )
Si X et Y sont indépendantes, alors Cov (X , Y ) = 0
Cov (X , X ) = V (X )
Cov (a · X , Y ) = a · Cov (X , Y ) (a ∈ R)
Cov (X + a, Y ) = Cov (X , Y ) (a ∈ R)
V (X + Y ) = V (X ) + V (Y ) + 2 Cov (X , Y )
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev
Soit X une variable aléatoire d’espérance E (X ) = µ et de variance V (X ) = σ 2 .
Alors : 1
P (|X − µ|) > λ · σ 6 2
λ
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev
Soit X une variable aléatoire d’espérance E (X ) = µ et de variance V (X ) = σ 2 .
Alors : 1
P (|X − µ|) > λ · σ 6 2
λ
Exemple
Soit H32 le poids de Hamming d’un
√ entier aléatoire codé sur 32 bits.
On a E (H32 ) = 16 et σ(H32 ) = 8 ' 2, 83.
Soit λ = 16−4
√
8
1
On en déduit que P(H32 6 4 ou H32 > 28) 6 λ2
.
λ ' 4, 24 ⇒ p 6 0, 056
Remarque : en exercice on a vu que p < 2.10−5
Motivation
Des nombreuses situations concrètes peuvent se ramener au problème générique
abstrait consistant à répartir aléatoirement des boules dans des urnes.
Motivation
Des nombreuses situations concrètes peuvent se ramener au problème générique
abstrait consistant à répartir aléatoirement des boules dans des urnes.
Nous allons donner des réponses à ces questions, sans toujours les justifier.
Collisions
Quelle est la probabilité pour que deux boules données collisionnent ?
Collisions
Quelle est la probabilité pour que deux boules données collisionnent ?
1
→ p= n
Collisions
Quelle est la probabilité pour que deux boules données collisionnent ?
1
→ p= n
(sauriez-vous expliquer pourquoi ?)
Collisions
Quelle est la probabilité pour que deux boules données collisionnent ?
1
→ p= n
(sauriez-vous expliquer pourquoi ?)
Collisions
Quelle est la probabilité pour que deux boules données collisionnent ?
1
→ p= n
(sauriez-vous expliquer pourquoi ?)
Collisions
Quelle est la probabilité pour que deux boules données collisionnent ?
1
→ p= n
(sauriez-vous expliquer pourquoi ?)
Collisions
Quelle est la probabilité pour que deux boules données collisionnent ?
1
→ p= n
(sauriez-vous expliquer pourquoi ?)
Collisions
Quelle est la probabilité pour que deux boules données collisionnent ?
1
→ p= n
(sauriez-vous expliquer pourquoi ?)
Urnes vides
Urnes vides
Urnes vides
Urnes vides
Urnes vides
Charge maximale
Charge maximale
Quelle est une majoration raisonnable (avec forte proba) de la charge maximale ?
Charge maximale
Quelle est une majoration raisonnable (avec forte proba) de la charge maximale ?
→ avec probabilité (1 − n1 ) la charge maximale est majorée par 3 ln n
ln ln n
Charge maximale
Quelle est une majoration raisonnable (avec forte proba) de la charge maximale ?
→ avec probabilité (1 − n1 ) la charge maximale est majorée par 3 ln n
ln ln n
Charge maximale
Quelle est une majoration raisonnable (avec forte proba) de la charge maximale ?
→ avec probabilité (1 − n1 ) la charge maximale est majorée par 3 ln n
ln ln n
Charge maximale
Quelle est une majoration raisonnable (avec forte proba) de la charge maximale ?
→ avec probabilité (1 − n1 ) la charge maximale est majorée par 3 ln n
ln ln n
ln n 3 ln n
Exemple, pour n = 10 000, ln ln n
' 4, 15 ln ln n
' 12, 44
Christophe Clavier
Université de Limoges
Licence 3 informatique