SERADIKA Volume 00 Metatexte
SERADIKA Volume 00 Metatexte
SERADIKA, N° 00
Antananarivo
CERCOM, Mai 2012
Le mot du Doyen
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SERADIKA | N°00, Avril 2012
Serasera, Dinika, Karoka !
Ny Mpiandraikitra
Pr Raharinirina Rabaovololona
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SERADIKA, une revue interdisciplinaire en
ligne
Seradika a pour mission d’appuyer les dispositifs de partage et d’échanges
de connaissances et de savoirs scientifiques et techniques en sciences de la
communication, sciences de l’information, sciences de l’information et de la
communication, sciences connexes à la communication (telle sciences du
langage…) par le biais d’une revue électronique au sein de la communauté
scientifique de l’Université d’Antananarivo, notamment celle de la Faculté
des Lettres et Sciences Humaines à travers le CERCOM (Centre de
Recherche en Communication) et ses divers partenaires locaux, nationaux
et extérieurs.
Ainsi, la production présentée doit nécessairement respecter les normes
universitaires :
- les articles, quel qu'en soit l'auteur, seront retenus à l'issue d'une
procédure de validation, passant notamment par une lecture en double
aveugle par au moins deux des membres du conseil scientifique ;
- ces articles sont garantis par les auteurs comme originaux et exclusifs
dans leur formulation, même si le thème abordé a déjà pu être traité sous un
autre angle dans une autre publication scientifique.
A noter que Seradika accepte les articles écrits dans les trois langues de
travail du CERCOM : le malgache, le français et l’anglais.
Le numéro 00
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sociétés et aboutissent soit à des réflexions théoriques soit à des
propositions méthodologiques.
La Rédaction
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Dans ce Numéro 00 :
Article 1 : Crise malgache et approche langagière de l’information : un
enjeu pour la formation en communication
Auteur : Raharinirina Rabaovololona
Résumé : La crise actuelle donne des indices forts d’une interpellation des
pratiques langagières des médias dans l’espace public malgache. Le débat d’une
nécessaire émergence de la communication pour l’approche de l’information
s’en trouve ravivé, et ce dès la formation des acteurs médiatiques. Une réflexion
sur le profil de cette formation, appréhendée à travers les dimensions
langagières et les pratiques (intra/inter)culturelles confirme la logique
transversale annoncée par MacBride. Dans une communication, nécessairement
sociétale, le traitement discursif de l’information garantit la construction d’un
pluralisme national exigé par une véritable démocratie vers où Madagascar se
doit de tendre maintenant.
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la convocation d’une supposée "société de l'information" dont la plupart des
acteurs sociaux se gargarisent, sans distanciation aucune, aboutissant à une
profusion dangereuse et illusoire des lectures marquées de déterminisme
technologique.
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Auteurs
Comité de rédaction
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s’investit dans l’équipe de rédaction en tant que contrôleur de qualité et
responsable de la mise en page de la revue.
Contact :
Mme Hagasoa Tamby,
Secrétaire de Rédaction
[email protected]
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Mobilisation citoyenne et médias : promouvoir l’inclusion de la
population par l’ouverture à la culture de développement et la prise en
contexte de son environnement physique, culturel, économique… Il s’agit
surtout de poser des balises concernant les outils et les démarches de travail
en communication en se basant sur les existants dans le contexte local.
L’équipe du CERCOM :
• CERCOM TICE - FC (Formation continue)
Responsable : Pr Raharinirina Rabaovololona Lucie
Partenaires : TICE : CNF, ENI, SAMIS, ACEEM, REEDS - FC :
UNESCO, AUF, FAIR, COMM- La Réunion, CONCORDE,
• CERCOM – CIDLO : Communication, savoir, patrimoine et
médias
Responsable : MC- HDR Razanamanana Marie Jeanne
Partenaires : Université de La Réunion, Inalco
• CERCOM Diversité langagière et jeux de langues :
Responsable : Pr Raharinirina Rabaovololona Lucie
Partenaires : EDR Lanpludev, SLANDI, Univ Alicante, Univ nova de
Lisboa, CLLC
• CERCOM- CODEL (Communication et Développement local):
Responsable : Dr Rakotoanosy Monique
Partenaires : Gender Links, Fnuap, Unicef, GDM, Cinu, Wwf, Uvsq
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Actualités du CERCOM
Résumé :
ZARAHAY propose d’acheminer dans l’axe de la médiation des savoirs
par une mise en réseau des informations. Il consiste à œuvrer par
l’intermédiaire de divers moyens de communication tels les médias locaux et
les TICs, afin de capitaliser les résultats de recherches ainsi que les diverses
expériences de différents acteurs compétents dans leur domaine respectif. Ce
qui permettra de connaître les demandes et de répondre aux besoins de
chaque utilisateur sur le marché de l’information. Le résultat attendu de ce
premier article est alors de lancer un appel à toux ceux qui veulent
contribuer à la réalisation effective de ZARAHAY de manière à assurer sa
pérennisation. Aussi, la méthodologie et les outils de travail accompagnés par
la présentation globale du produit sont développés. Une dernière partie est
réservée à l’estimation des avantages qui peuvent être tirés d’un tel projet.
Abstract :
ZARAHAY aims to put knowledge into circulation by a communication
network. All local communication tools and other technological means will
be taken into account in order to get and gather research results and also to
allow actors to share their experiences. These will lead to identify the actor’s
expectations, to satisfy the communication user’s needs. This article is
published to catch the attentions of those who want to contribute for the
execution of this project, in a way that it will last a long time. Bellow will be
described the way how ZARAHAY will be realized. And at the last part will
be developed the advantages of such project.
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La communication et l’échange dans la mondialisation, tels sont désormais les
préoccupations majeures de l’époque contemporaine. Aussi, dans un pays en
voie de développement comme Madagascar où l’écart entre les riches et les
pauvres est encore pertinent à cause du manque d’éducation, il est désormais
question d’appréhender le développement par la communication. C’est la raison
pour laquelle un projet de mise en réseau des informations est actuellement
envisagé : ZARAHAY, vers une médiation des savoirs pour la promotion de la
culture scientifique.
B – Le cadrage théorique
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Par contre, vu la considération de la promotion de la culture scientifique dont
ZARAHAY se veut être précurseur, une méthodologie théorique est également
considérée dans la réalisation de ce travail. ZARAHAY ambitionne de mettre
au service des acteurs de développement un site trilingue (malagasy-français-
anglais). Dans le cadre d’un tel projet de développement, le recours à la
traduction par l’équivalence constitue une méthodologie à adopter. En effet,
étant donné qu’il existe de nos jours une évolution de la mentalité engendrant
un dynamisme des langues et langages utilisés dans le quotidien, il est
primordial de trouver les mots adéquats pour les populations – cibles de
manière à être plus efficiente au niveau de la réception et de la compréhension.
De plus, cet emploi de l’équivalence pragmatique et fonctionnelle permettra de
tracer de nouvelles représentations relatives à l’interculturalité dont chacun des
récepteurs vit et trace ses modalités de pensées, sa mode de vie quotidienne et
de manière à y appliquer le produit offert.
A – Les interfaces
Le malagasy, le français et l’anglais seront les trois langues utilisées sur le site.
Une équipe de traduction assurera le travail. Ce sont les trois langues de travail
au Département Interdisciplinaire et de Formation Professionnel mais ce sont
également les langues dites officielles à Madagascar. Le français est une langue
qui occupe une place importante dans la situation linguistique de la Grande
depuis la période coloniale, tandis que l’anglais est la langue la plus utilisée
dans les communications internationales. Créer un site interactif trilingue
rassure tous les acteurs qui sauront trouver sa place au sein du groupe. De plus,
chacun s’identifiera au produit et se sentira concerné par le projet.
Par ailleurs, les parlers locaux peuvent être utilisés dans les échanges dans
Zaravaovao. Mais aussi, les collectes de données sur terrain auprès des acteurs
locaux sont également à réaliser dans leurs habitudes langagières. L’équipe de
traduction se chargera ensuite de la traduction vers le malgache standard.
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Pourquoi ce projet ? Il est inutile d’élaborer un projet s’il n’est pas profitable à
tous les acteurs concernés. Aussi, les acteurs doivent faire des échanges afin
d’aboutir à d’éventuelles évolutions. En effet, l’écart considérable entre les
acteurs est très flagrant : entre autre l’écart entre ville-campagne et l’écart
entre chercheur et praticien. Il n’y a pas de développement possible si chacun
ne participe pas à son effectivité. Les acteurs locaux sont sensés être les
premiers bénéficiers dans son projet. Mais, il permettra également aux
organismes de développement d’avoir à leur portés les informations dont ils
besoins dans leurs activités.
Les éléments d’intégration des paramètres du développement peuvent être
fournis par des facteurs catalyseurs tels l’éducation et l’alphabétisation,
l’information, le tourisme, les industries culturelles, l’artisanat ainsi que les
échanges culturels. Or, pour le cas de la Grande Ile, malgré les divers efforts
notamment en matière de projets de développement, les problèmes
socioculturels aggravés par ceux des politico-économiques ne permettent pas
de fournir à bon escient les conditions de ces paramètres.
Un des problèmes pertinents de Madagascar réside dans le niveau d’instruction
et d’alphabétisation très faible. En effet, malgré les diverses politiques telles
l’ajustement structurel avec des campagnes de sensibilisation notamment pour
l’introduction des enfants dans les écoles primaires publiques ne portent pas
assez leur fruits même en moyennant d’importantes ressources humaines et
financières. Plusieurs contextes, en particulier celui de la carence en éducateur
notamment dans les milieux ruraux encore aggravés par la sous-alimentation
chronique des élèves en période de soudure obligent dans la plupart des cas
tout un chacun à quitter très tôt l’école pour affronter la vie professionnelle.
Chaque parcelle de territoire malgache n’est pas épargnée par ce problème.
Cependant, arriver dans le milieu professionnel, le manque d’expérience et de
compétence accru par un taux de chômage assez élevé issu de l’immigration
dans la sphère de la dichotomie rural-urbain oblige les acteurs sociaux sensés
être le vecteur du développement à se retourner vers la nature pour se
ressourcer. Il faut reconnaître que l’Etat malgache essaie tant bien que mal de
faire face à ces difficultés notamment dans l’instauration de divers partenariats
publics- privés afin de pouvoir fournir les appuis financiers nécessaires aux
divers microprojets qui peuvent mener vers une dynamique locale. Telle a été
une des stratégies pour la réduction de la pauvreté.
Aussi, ZARAHAY, à travers un travail de médiation par la mise en réseau des
informations et par la traduction, favorise l’échange entre la communauté
scientifique et la population locale afin de soumettre les résultats de recherche
au service du développement. De plus, ZARAHAY accompli également un
principe fondamental des droits de l’Homme et du Citoyen, le droit de chaque
individu à l’information et de faire des échanges librement dans le cadre de la
démocratie citoyenne. En outre, ZARAHAY va permettre la promotion de
la langue malgache qui est actuellement handicapée par le manque d’une
politique linguistique rigoureuse. Aussi, le néologisme ainsi que la terminologie
seront favorisés sont oubliés le recueil des parlers locaux. Ici, il est proposé de
mettre en exergue l’interdépendance entre langue et développement. Ce qui
amène vers un accord d’angle d’optique sur la notion de « développement ».
Zarahay ambitionne également à effacer la distance entre les zones
d’interventions, le milieu professionnel et le monde universitaire. En effet, à
quoi sert la formation en dynamique locale si cela va rester dans les quatre
murs de l’université ? Les résultats de recherche doivent être profitables à tous
les acteurs concernés par le domaine d’intervention.
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La communication facilite les échanges de biens et services favorables au
développement économique d’un territoire. Mais dans la mesure où le
développement local se repose un peu plus sur la dimension sociale, les divers
agents économiques ne peuvent impérativement qu’orienter leurs activités en
fonction des besoins de la population autochtone. Or, chaque être possède ses
propres représentations de ce qu’est le développement. Ce relativisme de points
de vue peut entraîner un conflit d’intérêt. La communication à travers les
diverses médiations de savoirs locaux et scientifiques peut à elle seule
permettre une bonne perception de la problématique de base du terroir par les
autochtones. C’est ainsi que le diagnostic territorial participatif qui met au
courant les besoins respectifs de chaque individu peut être connu.
Car il importe de savoir que le succès du développement local requiert comme
principe-clé la synergie et la coopération de chaque acteur du développement
local qui est lié par un seul terroir, un seul territoire. Or, ce partenariat ne peut
être mis à jour sans un principe d’informations qui permet à chaque individu de
connaître les divers objectifs à atteindre dans un projet de développement. Ce
recours constitue un impératif de manière à ce que les concernés puissent
individuellement se projeter dans l’avenir et faire des évaluations sur les
intérêts qu’ils ont à gagner ou à perdre. ZARAHAY peut alors entrer en jeu
dans la mise en considération des divers contextes de situations ainsi que les
divers éléments-clés d’un projet de développement. Les données qu’il fourni
peuvent révéler des indicateurs fiables, indiscutables, compréhensibles pour
inciter la participation de tout un chacun.
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A – L’utilisation des six universités de Madagascar comme points de relais
d’information :
Procéder de manière efficace et efficiente dans l’instauration de ZARAHAY
requiert la prise en considération des moyens déjà utilisés, notamment les
divers établissements socioculturels de Madagascar. Faire des six universités
de Madagascar les six de relais d’information est parmi les moyens efficaces
dans les échanges d’information.
Les informations seront issues des résultats de recherche ainsi que des diverses
rencontres scientifiques qui sont dans la plupart des cas, appuyés par des
travaux sur terrain. La médiation de la culture scientifique est ici escomptée.
Université d’Antsiranana,
BP « O » Antsiranana 201 Université de Fianarantsoa,
BP 1264 Fianarantsoa
Université de Toamasina,
BP 501 – Toamasina 501 Université de Toliara,
BP 185 – Toliara 601
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B – Les médias et les centres culturels comme moyens de diffusion
d’information et consommateurs des produits ZARAHAY
LES MEDIAS
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LES CENTRES CULTURELS ET INSTUTIONS
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Les Centres Culturels Contact Apport possible dans
et Institutions la diffusion
ZARAHAY
Conclusion
Aussi, par ce premier chapitre, nous invitons tous ceux qui ont des
propositions, des idées et mêmes des points critiques à soumettre leur avis
notamment sur les éventuels problèmes mais également les diverses activités
qui peuvent être développés dans ZARAHAY. Ensemble pour la dynamique
locale !
Références
- MOUNIN Georges, 1995, Les Belles Infidèles, études de la traduction, dir Coll. BALLARD Michel,
D’HUST Lieven, Presses Universitaires de Lilles, 1994, 1 ère édition : Paris, Cahiers du Sud, 28.
- Ministère de l’Education Nationale, 2008, Stratégie nationale d’alphabétisation, décembre 2008, pp 14-
16.
- DEMANUELLI Jean et Claude, 1995, Glossaire de la Traduction : mode d’emploi, France, Masson.
- DESLILE Jean, 1993, La traduction raisonnée, Canada : Les Presse de l’Université d’Ottawa.
- WALD Paul et MANESSY Gabriel, 1979, Plurilinguisme – Normes Situations Stratégies, Paris,
Editions l’Harmattan.
- http:// www.ethesis.net/corrida.htm. Consulté le 15 octobre 2010.
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Annexe
Appel à publication
La prochaine édition de Seradika aura pour thème :
Courriel : [email protected]
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