Résolution Équations Non Linéaires
Résolution Équations Non Linéaires
Université de Jijel
Faculté des Sciences Exactes et Informatique
Département de Mathématiques
Table des matières
i
TABLE DES MATIÈRES ii
1.1 Objectif
L’objectif est d’approcher les solutions d’équations de la forme
f (x) = 0
α0 α1 α2
2
1.2. RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES D’ANALYSE 3
manière générale, trouver la solution exacte n’est pas trivial. Par exemple,
si f est un polynôme générique de degré supérieur à 4, il n’existe pas de
formule explicite pour la solution exacte. Par conséquent, des méthodes
itératives qui permettent d’approcher les racines sont considérées.
D’une manière générale, une méthode itérative consiste en une approxi-
mation initiale x0 , désignée par itération initiale, etb en un processus où la
nouvelle itération xn+1 est obtenue à partir des itérations antérieures xn ,
xn−1 , · · · . Des suites sont ainsi construites qui, "avec un peu de chance",
convergeront vers la solution α de l’équation f (x) = 0. Il est évident que
s’il y a convergence, alors l’erreur commis en = xn − α tend vers zéro.
Dans ce chapitre, nous passerons en revue un certain nombre méthodes
classiques pour l’approximation des solutions d’équations non-linéaires.
Nous commencerons par la méthode de la bissection, qui est une mé-
thode géométrique dont l’application nécessite des conditions minimales
sur f (continuité et changement de signe dans l’intervalle de travail). Nous
considérons ensuite la méthode du point fixe aui consiste à regarder les
zéros de f comme des points fixes d’une fonction φ. Nous énonçons des
conditions suffisantes pour l’existence et l’unicité d’un point fixe pour φ.
Nous montrons que ces mêmes conditions garantissent la convergence
globale (i.e. pour n’importe quel choix de l’itération initiale dans l’intervalle
de travail) de la méthode itérative associée, que cette covergence est li-
néaire et que, sous des conditions supplémentaires relativement à φ, elle
est d’odre supérieur. Nous montrons aussi que sous des hypothèses plus
faibles, nous pouvons garantir la convergence locale (i.e. pour une itéra-
tion initiale choisie dans un voisinage du point fixe) de la méthode.
La méthode de Newton, qui peut-être regardée comme une méthode du
point fixe particulière, est ensuite analysée. De la même manière, nous
énonçons des résultats de convergence globale, de convergence locale et
nous analysons l’odre de la convergence.
In ⊂ In−1 ⊂ I1 ⊂ I0 = [a, b]
et tel que
an +bn −
xn = n−→
−−→
∞ α.
2
1.3. MÉTHODE DE LA BISSECTION 5
I0
I1
I2
a0 x0 x1 x2 b0
f I3
0
−3 −2 −1 0 1 2
−2
−4
x2 = cos(x1 ) = 0.85755321584639
..
.
x10 = cos(x9 ) = 0.74423735490056
..
.
x20 = cos(x19 ) = 0.73918439977149
qui convergera vers α = 0.73908513 · · · Une fois que par définition,
(
xn+1 = cos(xn ) pour n = 0, 1, 2, · · ·
x0 = 1
⇐⇒ α = cos(α)
Le point α est appelé point fixe de la fonction cosinus. Ce point peut-être
vu comme le zéro de la fonction f (x) = x − cos(x) et par conséquent,
la méthode itérative que nous venons d’utiliser peut-être vue comme une
méthode pour calculer les zéros de f .
Un procédé plus général consiste à transformer f (x) = 0 en une équation
équivalente x − φ(x) = 0. Par conséquent
f (α) = 0 ⇐⇒ α = φ(α).
f (x) = 0 ⇐⇒ x = x + ω f (x) .
| {z }
φ(x)
y = φ1 (x) = 1 − sin(2x)
1
y = φ2 (x) = 2
arcsin(1 − x)
1
y=x
0
0 1
g(x) = φ(x) − x,
1.4. MÉTHODE DU POINT FIXE 10
Exemple 10. La fonction φ définie par φ(x) = cos x admet un point fixe
unique α dans [0, 1]. En effet, vu que
y = cos x
y=x
1.5
1.0
0.5
0 α
0 1
−0.5
y = ex
y=x
1.5
1.0
0.5
0
0 1
−0.5
et donc
|en+1 | = |φ′ (θxn + (1 − θ)α) en |
= |φ′ (θxn + (1 − θ)α)| |en |
≤ K |en |
..
.
≤ K n+1 |e0 | .
Prenant en compte le fait que 0 < K < 1, nous déduisons que
et par conséquent, on a
lim |en+1 | = 0.
n→+∞
Ainsi, pour tout x0 ∈ [a, b], la suite (xn )n définie par xn+1 = φ(xn ) converge
vers α. De manière similaire, vu que
en+1
en
= φ′ (θxn+1 + (1 − θ)α)
1.4. MÉTHODE DU POINT FIXE 13
y = cos x
1.5
y=x
1.0
0.5
0
0 x0 1
−0.5
Solution.
1 Considérons la fonction φ définie par φ(x) = e−x dans l’intervalle
2
, 1 . Une fois que φ′ (x) = −e−x < 0, il vient que
φ (1) = 1e < φ(x) < φ 12 = √1e pour tout x ∈ 12 , 1
=⇒ 12 < φ(x) < 1 pour tout x ∈ 21 , 1
Par conséquent, il existe au moins un point fixe dans 12 , 1 . De l’autre côté,
une fois que
|φ′ (x)| = e−x ≤ √1e < 1 pour tout x ∈ 21 , 1
nous concluons que le point fixe est unique et que la méthode itérative du
point fixe associée converge pour tout x0 ∈ [ 12 , 1]. Les résultats correspon-
dant à x0 = 1 sont présentés dans le tableau suivant.
n 1 2 3 4 5 6 7 8
xn 0.3679 0.6922 0.5005 0.6062 0.5454 0.5796 0.5601 0.5712
y = e−x
1.5
y=x
1.0
0.5
0
0 1
−0.5
φ′1 (x) = √ 1
2x+3
>0
n 1 2 3 4 5 6 9 10
xn 2.23607 2.73520 2.90982 2.96979 2.98991 2.99664 2.99987 2.99995
4
√
y = 2x + 1
y=x
3
0
0 1 2 3 4
√
Convergence de xn+1 = 2xn + 3 avec x0 = 1. On approche α1 = 3
x2 − 2x − 3 = 0 ⇐⇒ x(x − 2) = 3 ⇐⇒ x= 3
x−2
1.4. MÉTHODE DU POINT FIXE 16
n 1 2 3 4 5 6 7 8
xn −1.5 −0.8571 −1.05 −0.9836 −1.0055 −0.9982 −1.0006 −0.9998
0
−2 −1
3
y = x−2
y=x
−1
−2
2
Convergence de xn+1 = xn −2
avec x0 = 0. Encontra-se α2 = −1
Alors φ”(α)
lim en+12 = .
n→+∞ (en ) 2
x2 − x = 0 ⇐⇒ x = x2
Considérons la fonction φ définie par φ(x) = x2 dans l’intervalle − 41 , 14 .
On a
0 ≤ φ(x) ≤ φ 41 = 161
< 41
|φ′ (x)| = 2|x| ≤ 1
2
< 1,
et donc, la méthode converge vers un point fixe dans − 41 , 41 . Les résultats
correspondants sont présentés dans ce qui suit
n 1 2 3 4 5
xn 0.36 0.1296 16.8 × 10−3 2.82 × 10−4 7.96 × 10−8
en+1
(en )2
1 1 1 1 1
y = x2
y=x
1
0
−1.0 −0.5 0 0.5 1.0 1.5
−1
2
Convergence quadratique de xn+1 = (xn ) avec x0 = 0.6
La convergence vers α1 = 0 est quadratique, ce qui est prévisible (cf le
Théorème 18) une fois que
Observons
1 1 aussi que l’itération initiale x0 = 0.6 n’appartient à l’intervalle
− 4 , 4 où φ1 est une contraction. Mais il n’y a pas de contradiction car la
condition exigeant que la fonction d’itération soit une contraction est une
condition suffisante mais pas nécessaire.
Démonstration. Vu que |φ′ (α)| < 1 et que φ′ est continue, il existe uma
constante K < 1 et il existe δ > 0 tel que
Autrement dit φ est une contcation sur Vα . La conclusion est une consé-
quence du Théorème 9.
Théorème 22. (Divergence - Point fixe répulsif) Soit φ : [a, b] −→ [a, b]
une fonction de classe C 1 . Supposons que φ admet un point fixe α tel
que
|φ′ (α)| > 1.
Il existe alors δ > 0 tel que pour tout x0 ∈ [α − δ, α + δ] (x0 6= α), la suite
xn+1 = φ(xn ) ne converge pas vers α.
1.4. MÉTHODE DU POINT FIXE 20
Démonstration. Vu que
φ(x)−φ(α)
|φ′ (α)| = lim x−α
> 1,
x→α
x2 − 1.9x = 0 ⇐⇒ x = x2 − 0.9x.
n 1 2 3 4 5 6
xn 0.56 0.1232 −0.08052 0.08544 −0.0623 0.05599
y = 2x2 − 0.9x
y=x
0.8
0.4
0
−0.4 0 0.4 0.8
−0.4
n 1 2 3 4
xn 1.1 1.43 2.8028 13.189
y = 2x2 − 0.9x
12 y=x
10
0 1 2 3
n 1 2 3 4 5 6
xn −0.16 0.1856 −0.1512 0.1740 −0.1437 0.1644
y = x2 − x
y=x
0.8
0.4
0
−0.4 0 0.4 0.8
−0.4
⇐⇒ α ponto fixo de φN
x2 x0
x1
qui passe par le point (xn , f (xn )) avec une pente égale à f ′ (xn ).
1.5. MÉTHODE DE NEWTON 24
x0
f (a) < 0
f (b) > 0
(1.5)
f ′ (x) > 0 para quelquer x ∈ [a, b]
f ”(x) > 0 para quelquer x ∈ [a, b].
Si x0 satisfait f (x0 )f ”(x0 ) > 0 alors f (x0 ) > 0 et, vu que f est croissante,
nous déduisons que
x0 > α, (1.6)
où α est l’unique zéro de f . Il vient alors que
f (x0 )
f (x0 ) > f (α) = 0 =⇒ f ′ (x0 )
>0
f (x0 )
=⇒ x1 = x0 − f ′ (x0 )
< x0 . (1.7)
De l’autre côté, appliquant le théorème de Taylor-Lagrange autour de x0 ,
on obtient
f (α) = f (x0 ) + f ′ (x0 )(α − x0 ) + 21 f ”(ζ0 )(α − x0 )2
⇐⇒ 0 = f (x0 ) + f ′ (x0 )(α − x0 ) + 12 f ”(ζ0)(α − x0 )2
⇐⇒ f (x0 ) + f ′ (x0 )(α − x0 ) = − 21 f ”(ζ0 )(α − x0 )2
⇐⇒ x1 < α. (1.8)
Prenant en compte (1.6), (1.8), (1.7) et reproduisant les mêmes arguments
à l’ordre n et n + 1, nous obtenons que
La suite est donc décroissante et minoréé, elle converge vers une limite β.
Ainsi, on a
lim xn+1 = lim xn − ff′(x n)
(xn )
⇐⇒ β = β − ff′(β)(β)
n→+∞ n→+∞
⇐⇒ f (β) = 0.
Théorème 26. Supposons que f ∈ C 2 ([a, b]) satisfait les hypothèses 1.,
2. et 3. du Théorème 25. Si f satisfait
f (a) f (b)
4. f ′ (a)
<b−a et f ′ (b)
< b − a,
alors pour tout x0 ∈ [a, b], la suite de Newton converge vers α, le zéro de
f dans [a, b].
et vu que f (x) < f (α) = 0 pour tout x ∈ [a, α] et que f ”(x) > 0, nous
concluons que
φ′N (x) < 0 pour tout x ∈ [a, α].
Par conséquent, la fonction φN est décroissante dans cet intervalle et
Ceci implique que x1 appartient à l’intervalle ]α, b[ et satisfait donc f (x1 ) >
f (α) = 0, ce qui donne
f (x1 )f ”(x1 ) > 0.
La conclusion est alors une conséquence du Théorème 25.
1.5. MÉTHODE DE NEWTON 27
Ainsi
1 f ”(ζn ) 1 f ”(ζn )
en+1 = xn+1 − α = 2 f ′ (xn )
(α − xn )2 = 2 f ′ (xn )
(en )2 ,
et donc
|en+1 | = − 12 ff ”(ζ n)
′ (x ) (en )
n
2
1 |f ”(ζn )|
= 2 |f ′ (xn )|
(en )2
max |f ”(x)|
1 x∈[a,b] .
≤ 2 |f ′ (xn )|
(en )2
max |f ”(x)|
1 x∈[a,b]
≤ 2 min |f ′ (x)|
(en )2
x∈[a,b]
Théorème 27. Supposons que f ∈ C 2 ([a, b]) admet un zéro α tel que
f ′ (α) 6= 0. Il existe alors δ > 0 tel que para x0 ∈ [α − δ, α + δ], la suite de
Newton
xn+1 = xn − ff′(x n)
(xn )
Démonstration. Vu que
f (α)f ”(α)
φ′N (α) = (f ′ (α))2
= 0,
nous déduisons que α est un point fixe attractif pour φN . Il existe alors
δ > 0 tel que pour tout x0 ∈ [α − δ, α + δ], la suite
f (xn )
xn+1 = φN (xn ) = xn − f ′ (xn )
n 1 2 3 4
xn 0.56631111218 0.5671433029 0.5671434285 0.5671434285
et par conséquent
m(h(α))2
φ′N (α) = 1 − (m h(α))2
=1− 1
m
< 1.
lim en+1
= φ′N (α) = 1 − 1
m
.
n→+∞ en
xn+1 = xn − m ff′(x n)
(xn )
n = 0, 1, · · ·
et soit
φN M (x) = x − m ff′(x)
(x)
m(x−α)m h(x)
=x− (x−α)m−1 (mh(x)+(x−α)h′ (x))
m(x−α) h(x)
=x− mh(x)+(x−α)h′ (x)
.
Il est facile de voir que
m(h(α))2
φ′N M (α) = 1 − m(h(α))
= 0,
1.5. MÉTHODE DE NEWTON 31
n xn n xn n xn n xn
1 0.58198 5 0.04380 9 2.7750 × 10−3 13 1.7416 × 10−4
2 0.31906 6 0.02206 10 1.3881 × 10−3 14 8.8041 × 10−5
3 0.16800 7 0.01107 11 6.9411 × 10−4 15 4.2610 × 10−5
4 0.08635 8 0.00555 12 3.4703 × 10−4 16 1.9142 × 10−6
n xn n xn n xn n xn
1 0.16305 2 0.00448 3 4.6904 × 10−6 4 1.3453 × 10−6
Interpolation et approximation
polynômiale
où x0 , x1 , · · · , xn sont distincts.
y0
y1 Πn
yn
y2
x0 x1 x2 xn
33
2.1. POSITION DU PROBLÈME 34
Πn
f
x0 x1 xn
Exemple d’interpolation d’une fonction continue
Autrement dit
ϕk (xi ) = δik ,
où δik est le symbole de Kronecker.
Théorème 33. Soient x0 , x1 , · · · , xn , n+1 points distincts. Alors la famille
(ϕk )k=0,1,··· ,n est une base de IP n [x] et tout Pn ∈ IP n [x] s’écrit sous la forme
n
X
Pn (x) = Pn (xk )ϕk (x).
k=0
Choisissant x = xi , i = 0, · · · , n, on obtient
n
X n
X
0= αk ϕk (xi ) = αk δik = αi
k=0 k=0
ϕ1 (x) = (x(x−x
−x
0 )(x−x2 )
)(x1 −x2 )
= −(x + 1)(x − 1)
1 0
ϕ (x) = (x−x0 )(x−x1 ) = 1 x(x + 1)
2 (x2 −x0 )(x2 −x1 ) 2
ϕ0 ϕ2 ϕ1
2. Degré n = 2 avec x0 = 0, x1 = 3π
2
et x2 = 3π. On a
f (x0 ) = 0, f (x1 ) = −1 e f (x1 ) = 0.
2.3. FORMULE D’ITÉRATION DE NEWTON 38
= − (x(x−x 0 )(x−x2 )
1 −x0 )(x1 −x2 )
= 4
9π 2
x(x − 3π)
Π4 (x)
sin x
0 3 6 9
Π2 (x)
Vu que
n
X n
X n
Y
x−xi
Πn (x) = yk ϕk (x) = yk xk −xi
,
k=0 k=0 i=0
i6=k
on a n
X
yk
f [x0 , x1 , · · · , xn ] = n
Y
k=0 (xk − xi )
i=0
i6=k
Πn+1 (xi ) = yi i = 0, 1, · · · , n, n + 1.
Alors n
Y
Πn+1 (x) = Πn (x) + f [x0 , x1 , · · · , xn , xn+1 ] (x − xi ).
i=0
Démonstration. Soit Qn+1 le polynôme défini par
n
Y
Qn+1 (x) = Πn (x) + f [x0 , x1 , · · · , xn , xn+1 ] (x − xi ).
i=0
Pour tout xi , i = 0, 1, · · · , n, on a
et donc
Qn+1 = Πn+1 .
Conséquence.
2.3. FORMULE D’ITÉRATION DE NEWTON 40
Π0 (x) = y0
Πn (x) = y0
+f [x0 , x1 ](x − x0 )
+f [x0 , x1 , x2 ](x − x0 )(x − x1 )
+···
+f [x0 , x1 , · · · , xn ](x − x0 )(x − x1 ) · · · (x − xn−1 ).
x0 y0 = f [x0 ]
x1 y1 = f [x1 ] f [x0 , x1 ]
x2 y2 = f [x2 ] f [x1 , x2 ] f [x0 , x1 , x2 ]
x3 y3 = f [x3 ] f [x2 , x3 ] f [x1 , x2 , x3 ] f [x0 , x1 , x2 , x4 ]
−1 0
−1−0
−0.5 −1 −0.5−(−1)
= −2
0−(−1) 2−(−2)
0 0 0−(−0.5)
=2 0−(−1)
=4
1−0 2−2 0−4
0.5 1 0.5−0
=2 0.5−(−0.5)
=0 0.5−(−1)
= − 83
0−1 −2−2 −4−0
1 0 1−0.5
= −2 1−0
= −4 1−(−0.5)
= − 83 0
∆yi = yi+1 − yi i = 0, 1, · · · n − 1
∆k yi = ∆(∆k−1 yi ) k = 2, · · · .
x0 y0
x1 y1 ∆y0
x2 y2 ∆y1 ∆2 y0
x3 y3 ∆y2 ∆2 y1 ∆3 y0
x4 y4 ∆y3 ∆2 y3 ∆3 y1 ∆4 y0
−1 0
−0.5 −1 −1 − 0 = −1
0 0 0 − (−1) = 1 1 − (−1) = 2
0.5 1 1−0=1 1−1 =0 0 − 2 = −2
1 0 0 − 1 = −1 −1 − 1 = −2 −2 − 0 = −2 0
où n
Y
ωn (x) = (x − xi ) = (x − x0 )(x − x1 ) · · · (x − xn ).
i=0
et donc
F possède au moins n + 2 zéros dans [a, b].
Appliquant le théorème de Rolle, il vient que
2.4. ERREUR D’INTERPOLATION 44
F (n+1) (ζ) = 0.
Vu que
f (x)−Πn (x)
F (n+1) (t) = f (n+1) (t) − Π(n+1)
n (t) − ωn (x)
(ωn (t))(n+1)
f (x)−Πn (x)
= f (n+1) (t) − ωn (x)
(n + 1)!,
Autrement dit
f (n+1) (ζ)
f (x) − Πn (x) = (n+1)!
ωn (x).
= (x − x0 )(x1 − x) n!hn−1 .
Dans l’intervalle [x0 , x1 ], la fonction (x − x0 )(x − x1 ) atteint son maximum
au point x∗ = x0 +x
2
1
et donc
(x − x0 )(x1 − x) ≤ (x∗ − x0 )(x1 − x∗ )
h2
= 41 (x1 − x0 )2 = 4
.
Ainsi,
n
Y 2 hn+1
(x − xi ) ≤ h4 n!hn−1 = 4
n!,
i=0
2.4. ERREUR D’INTERPOLATION 46
et
max f (n+1) (t) Y
n
t∈[a,b]
|f (x) − Πn (x)| ≤ (n+1)!
(x − xi )
i=0 .
(n+1)
max f (t)
t∈[a,b]
≤ 4(n+1)
hn+1
tend vers zéro quand n tend vers l’infini. Il est suffisant, par exemple, qu’il
existe M > 0 indépendent de n tel que
Ainsi
lim En = 0,
n→+∞
1
2π n+1
= 4(n+1) n
−→ 0 quand n → +∞.
2.4. ERREUR D’INTERPOLATION 47
0.5
0.05
0.005
1.5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1.5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1.5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1.5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1
Points équidistants- Fonction d’erreur E10 (x) = 1+x2 − Π10 (x)
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1
Points de Chebychev- Fonction d’erreur E10 (x) = 1+x2
− Π10 (x)
Exemple 47. Considérons les fonctions Πh1 linéaires par section qui in-
.
terpollent la fonction de Runge dans [−5, 5] avec 5 et 10 sous-intervalles.
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
Définition 49. Un spline cubique d’interpolation est une fonction g tel que
g(xi ) = yi , i = 0, 1, · · · , n,
Dans chaque sous-intervalle [xi , xi+1 ], g coincide avec um poly-
nôme de degré 3,
g ∈ C 2 [a, b].
gi (x) = mi
6hi
(xi+1 − x)3 + m6hi+1
i
(x − xi )3
h2
+ h1i yi − mi 6i (xi+1 − x)
h2
+ h1i yi+1 − mi+1 6i (x − xi ) i = 0, 1, · · · , n − 1.
où
yi+1 −yi yi −yi−1
si = 6 hi
− hi−1
,
définie par
2(h0 + h1 ) h1 0 0 ··· 0
h1 2(h1 + h2 ) h2 0 ··· 0
0 h2 2(h2 + h3 ) h3 ··· 0
. . . . . . .
.. .. .. .. .. ..
0 ··· hn−2 2(hn−2 + hn−1 ) hn−1 0
0 ··· ··· 0 hn−2 2(hn−1 + hn )
h
où h = max hi et β = mini hi
.
i=0,··· ,n−1
Ce résultat montre que non seulement f mais aussi ses dérivées d’ordre
1, 2 et 3 sont approchées de manière précise quand h tend vers zéro.
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
2.8. MÉTHODE DES MOINDRES CARRÉS 57
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
où !2
n
X n
X
D = (n + 1) x2i − xi .
i=0 i=0
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
1.0
0.5
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5