Formateur : LA BRUME INNOCENTE
DISCIPLINE : LITTERATURE
CONTACT : 0143001647
HISTOIRE-GEOGRAPHIE (2ndA)
Leçon 2 : Les méthodes d’étude de l’histoire
Les sources, outils indispensable à l’étude de l’histoire
La source en histoire est tout support qui atteste d’un fait ou d’un évènement relatif au passé
humain. Ces sources sont variées et diverses.
1-Les sources écrites Les sources écrites sont des textes : manuscrits, correspondances, comptes
rendus des documents officiels (traités, lois…) des ouvrages (autobiographies, mémoires, exposés
scientifiques etc.), les livres saints… Ces sources sont plus moins bien conservés et accessibles.
Elles sont propres aux sociétés de l’écriture comme l’Egypte Antique, l’occident, la Chine….
2- Les sources orales ou la tradition orale
Une source orale est un témoignage transmis d’un individu à un autre, de génération en
génération. La tradition orale constitue la principale source de l’histoire des peuples et des
civilisations qui n’ont pas connu tôt l’expansion de l’écriture (croyances populaires, mythes et
légendes, contes, épopées, récits, chants etc..). C’est le cas dans certaines régions du continent
africain.
3- Les sources archéologiques
Les sources archéologiques sont les vestiges matériels de l’existence de l’humanité (ossements,
monnaies, gravures rupestres, sarcophages, monuments…). C’est la source la plus utilisée pour
l’étude de la préhistoire. Elles sont mises à jour à partir des fouilles archéologiques. Elles sont
difficiles d’accès du fait de la cherté des fouilles, des problèmes de conservation et de datation…
4- Les sources audiovisuelles et numériques
Les sources audiovisuelles, sources récentes, sont l’ensemble des canaux de transmission des
images et des sons (des films documentaires, des reportages, des interviews, des photographies).
Ce sont le cinéma, la radio, la télévision, le phonographe etc… Les sources numériques sont
l’ensemble des nouvelles techniques de l’information et de la communication (ordinateur, clé USB,
internet, téléphone portable) Ces sources sont d’accès instantané et permettent de faire revivre les
faits. Toutefois, elles présentent des insuffisances relatives à la conservation, à la qualité des
supports et à la subjectivité (fake news, mauvaises manipulations…).
ACTIVITE D’APPLICATION N°1
Indique par une croix dans la colonne qui convient si l’affirmation est Vraie ou fausse.
N° AFFIRMATIONS Vrai Faux
1 L’Histoire en Afrique ne peut se faire qu’avec les sources orales.
2 Toutes les sources participent à la restitution des faits du passé.
3 Les sources écrites sont les plus répandues de nos jours.
4 Aucune source n’est à négliger dans la recherche historique.
II- LA DEMARCHE DE L’HISTORIEN, UN PROCESSUS SCIENTIFIQUE
A partir d’un sujet et des hypothèses de recherches, l’historien adopte une démarche en quatre
étapes : la collecte des données, le traitement des données, l’interprétation des faits et la synthèse
historique.
1 -Le choix du thème
Avant toute recherche il faut choisir un thème. Ce thème doit être précis, sans équivoque. Il doit
être digne d’intérêt.
2-La collecte des données
Elle consiste à rassembler le maximum possible de documents et d’informations sur l’objet de
recherche. Pour ce faire, l’historien ne néglige aucune source.
3- Le traitement des données
Il consiste à apprécier les qualités d’un document historique. Cette critique se fait sous deux
formes : la critique externe et la critique interne. La critique externe porte sur la nature, la forme et
la crédibilité du document. Il s’agit d’examiner la source du document, la qualité de son auteur et
de ses motivations ; le contexte de production du document (originalité, témoin ou acteur). Dans
ces conditions la date du document revêt une importance particulière, il faut éviter les
anachronismes. La critique interne porte sur le fond du document. Elle permet de vérifier
l’authenticité des textes ou des informations à partir des contenus de plusieurs documents
(comparaison) et de la sincérité de leurs auteurs. Ce double critique du document permet à
l’historien de faire ressortir la véracité des faits.
4- L’interprétation des informations
L’interprétation consiste à tirer toutes les informations possibles et utiles de chaque document
traité. Cela permet de donner une signification aux événements, de donner un sens aux objets du
passé. Exemple : une statuette découverte peut représenter un dieu ou un simple objet
d’ornement. Pour parvenir à une meilleure interprétation, il faut comparer et analyser toutes les
informations obtenues.
5-La synthèse historique
Il s’agit à cette étape de reconstituer les faits. L’historien classe les informations selon l’ordre
chronologique pour établir les dates et selon l’ordre logique des faits pour les mettre en relation
les uns avec les autres, afin de tenter de comprendre leur enchainement et leurs répercussions
proches ou lointaines C’est le résultat certifié de toute la démarche de l’historien. Elle est retenue
comme vérité historique et peut servir de document source ou de référence.
CONCLUSION
Pour reconstituer les faits passés, l’historien se sert de quatre types de sources. Cette volonté de
cerner tous les contours du passé humain est confortée par l’observation d’une démarche
historique hautement scientifique dont le résultat est accepté.
Exercice 1
Classe dans le tableau ci-dessous les sources historiques suivantes : Les récits de griots ; 2-les
gravures rupestres, 3-les récits d’explorateurs ; 4-des monnaies de l’antiquité ; 5-la linguistique ; 6-
la légende baoulé, 7-le squelette d’un australopithèque ; 8-le mémoire d’un dirigeant politique ; 9-
la paléontologie ; 10-l’internet.
Sources écrites Sources orales Sources muettes Sources audiovisuelles
et sciences auxiliaires
Exercice 2
Indique par une croix dans la case appropriée l’affirmation vraie ou l’affirmation fausse
N° Affirmations Vrai Faux
1 Les sources sont des outils indispensables à l’étude de l’histoire.
2 Les faits rapportés par les sources écrites sont toujours vrais et ne souffrent
d’aucun doute.
3 L’histoire en Afrique ne peut se faire qu’avec les sources orales
4 Les sources orales ne sont pas utiles dans l’étude de l’histoire de l’Europe.
5 Etant donné que les sources écrites sont rares en Afrique, on peut affirmer
que le continent noir est sans histoire.
6 Quelle que soit la nature des documents utilisés pour faire ses investigations,
l’historien doit les soumettre à la critique historique.
7 Les sciences auxiliaires ne sont d’aucune utilité pour l’historien dans son
travail.
8 La critique interne porte sur le fond du document c’est-à-dire sur l’essentiel
de l’information que donne le document.
9 La critique externe porte sur la forme du document et permet d’établir
l’authenticité du document.
10 Le bon historien est impartial.
Exercice 3
L’histoire dit –on se fait avec des documents écrits ; les sources arabes sont parmi les plus
importantes parce qu’elles peuvent éclairer les plus grandes zones d’ombres de cette histoire (…).
La tradition orale est encore très discutée comme source historique (…). L’absence de
chronologie assurée rend difficile la perspective historique. Par contre de nombreux auteurs
considèrent la tradition orale comme une source aussi respectable quoiqu’en général moins
précise que les écrits. Par contre, une place de choix revient à l’archéologie qui souffre de moyens,
et d’autres handicaps.
Néanmoins, des techniques auxiliaires puissantes sont mises aujourd’hui à la disposition des
chercheurs ; la méthode du carbone 14, le test au fluor.
La science linguistique, grâce à elle, on peut arriver à déduire de la parenté linguistique,
parenté ethnique. En anthropologie, la méthode consiste à se baser sur les traits culturels
comparés pour suivre l’évolution des sociétés (…).
Source : Ki-Zerbo Joseph, Histoire de l’Afrique Noire d’hier à demain, Paris, Hatier, 1978, p13-22
Questions / Consignes
1- Dégage l’idée générale du texte
2- Explique le passage suivant du texte : « La tradition orale est encore très discutée comme source
historique. » 3. Es- tu d’accord avec l’auteur dans le passage suivant du texte : « une place de choix
revient à l’archéologie qui souffre de moyens, et d’autres handicaps. »