CONCOURS 1997
DES ÉCOLES DES MINES D’ALBI, ALÈS, DOUAI, NANTES
Epreuve commune de Mathématiques
Classements SUP (MPSI, PCSI, PTSI) et SPE (MP, PC, PT, PSI)
Instructions générales :
Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées
seront pénalisées.
PREMIER PROBLEME
Partie I : Etude d’une fonction
1
Soit la fonction f dé…nie sur ; +1 par :
2
8
< 1 ln(1 + 2x)
pour x dans ; 0 [ ]0; +1[ ; f (x) = 1
2 x
:
f (0) = 1
1. Donner le développement limité à l’ordre 1 de f (x) au voisinage de 0.
2. (a) Montrer que f est continue sur son ensemble de dé…nition.
(b) Montrer que f est dérivable en 0 et donner f 0 (0).
(c) Etudier les variations de f .
On montrera en particulier que f s’annule en un unique point dont on donnera une valeur approchée
à 10 2 près (en expliquant comment elle est obtenue).
3. Tracer la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (unité : 2 cm).
Partie II : Etude d’une suite convergeant vers
Soit la suite (un )n2N telle que : u0 > 0 et pour tout n dans N : un+1 = ln(1 + 2un ) = g(un ).
1. Véri…er que un est bien dé…ni pour tout n dans N.
2. On suppose que (un )n2N converge. Que vaut alors sa limite L ?
3. (a) On suppose que u0 est dans l’intervalle ]0; ].
Montrer que, alors, pour tout n, un est dans l’intervalle ]0; ].
Puis montrer que la suite (un )n2N est croissante et convergente vers .
(b) Montrer, de manière analogue, que (un )n2N converge aussi vers si on suppose u0 dans ] ; +1[.
4. On pose u0 = 1.
2 n
(a) Montrer que, pour tout n dans N, jun j6 .
3
(b) Au vu de cette majoration, à partir de quel rang n est-on sûr que un représente une valeur approchée
de à 10 4 près ?
1/3
III : Etude d’une primitive de f
Zx
1
On pose, pour x dans ; +1 , F (x) = f (t) dt.
2
0
1. Etudier les variations de F (sans chercher à savoir, pour l’instant, si F (x) a une limite quand x tend vers
1
ou +1).
2
2. Montrer que F (x) est équivalent à x quand x tend vers 0.
3. Montrer que F (x) tend vers 1 quand x tend vers +1.
1 1 1 4
4. (a) Montrer que, pour t dans ; , on a : ln(1 + 2t) > p puis : f (t) 6 p 1
2 4 1 + 2t 1 + 2t
1 1 1
(b) En déduire que l’expression F (x) F est minorée sur l’intervalle ;
4 2 4
1
(c) Prouver que F est prolongeable par continuité à droite en (on ne cherchera pas à calculer la valeur
2
de F ainsi prolongée en ce point ; on la notera seulement L1 )
1
(d) F , ainsi prolongée, est-elle alors dérivable à droite en ?
2
5. En admettant que L1 = 1;14 à 10 2 près, donner l’allure de la courbe représentative de F (sur le même
repère que celle de f ), l’étude de la branche in…nie n’étant pas demandée.
DEUXIEME PROBLEME
F est l’espace vectoriel des fonctions de classe C 1 sur R à valeurs dans R.
Questions préliminaires :
Soit l’application, dé…nie sur F , qui, à une fonction f , associe sa dérivée f 0 :
a) Montrer que est un endomorphisme de F .
b) Est-ce un automorphisme ?
On considère le sous-ensemble E de F des fonctions de la forme :
x 7! P (x) sin x + Q(x) cos x
où P et Q sont deux polynômes de R1 [X] (c’est-à-dire de degré inférieur ou égal à 1 et à coe¢ cients réels).
1. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de F , de base B = (f1 ; f2 ; f3 ; f4 ) où
f1 : x 7! sin x; f2 : x 7! x sin x; f3 : x 7! cos x; f4 : x 7! x cos x:
2. D est la restriction de à E.
(a) Montrer que D est un endomorphisme de E et donner sa matrice M dans la base B.
(b) Déterminer ker(D). En déduire que D est une bijection de E sur E.
3. est un réel, IdE est l’application identique de E.
(a) Déterminer, selon les valeurs de , le rang de D2 IdE .
(b) Déterminer une base et la dimension du noyau et de l’image de D2 + IdE .
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(c) En déduire que D4 + 2D2 + IdE est l’application nulle de E.
(d) Retrouver alors que D est bijective et calculer D 1 en fonction de D.
4. On note V le sous-espace de L(E) engendré par IdE et D2 .
(a) Véri…er que V est une sous-algèbre de L(E).
(b) Soit G l’ensemble des éléments inversibles de V .
Montrer que G est l’ensemble des éléments de la forme : IdE + D2 où 6= .
(c) G constitue-t-il un groupe pour la loi de composition des applications ?
5. (a) Résoudre dans R l’équation di¤érentielle : y 00 + y = 0.
2
(b) Déterminer le noyau de + IdF .
(c) Montrer que le noyau de ( 2 + IdF )2 est E. Puis montrer que E est exactement l’espace des solutions
de l’équation di¤érentielle :
y (4) + 2y (2) + y = 0:
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