Corrigé du problème
Partie I.
1. a) Soit t ∈
/ 2πZ. On a alors :
n
1 X ikt
Sn (t) + iCn (t) = + e
2
k=1
1 1 − eint 1 sin(nt/2)
= + eit it
= + ei(n+1)t/2
2 1−e 2 sin(t/2)
Si t ∈ 2πZ, Sn (t) + iCn (t) = n + 21 .
b) Ainsi, si t ∈
/ 2πZ :
1 sin(nt/2)
Sn (t) = + cos(n + 1)t/2
2 sin(t/2)
sin(n + 1/2)t − sin(t/2) + sin(t/2) sin(n + 1/2)t
= =
2 sin(t/2) 2 sin(t/2)
Si t ∈ 2πZ, Sn (t) = n + 21 .
sin(n + 1/2)t
c) La fonction t 7→ est continue sur ]0, π] et se prolonge par continuité en 0 par
2 sin(t/2)
(n + 1/2) (avec un développement limité immédiat). La fonction t 7→ Sn (t) est donc continue sur
[0, π], et :
Z π Z π n Z
sin(n + 1/2)t π X π π
dt = Sn (t)dt = + cos(kt)dt =
0 2 sin(t/2) 0 2 0 2
k=1
1 1
2. a) et b). La fonction f : t 7→ − est de classe C ∞ sur ]0, π]. Au voisinage de 0 :
2 sin(t/2) t
t
f(t) ∼
24
La fonction f se prolonge donc par continuité en 0 avec f(0) = 0. De plus, pour t ∈]0, π] :
cos(t/2) 1
f 0 (t) = − +
4 sin2 (t/2) t2
qui est équivalent au voisinage de 0 à 1/24.
La fonction f se prolonge en une fonction de classe C 1 sur [0, π]. La fonction f 0 est donc bornée
sur [0, π].
3. a) La fonction f étant de classe C 1 sur [0, π], on utilise une intégration par parties pour obtenir :
π π
1 2 1
Z Z
f(t) sin(n + )tdt = f 0 (t) cos(n + )tdt
0 2 2n + 1 0 2
b) Ainsi :
π
1 2π
Z
f(t) sin(n + )tdt ≤ sup |f 0 (t)|
0 2 2n + 1 t∈[0,π]
1
c) Et donc :
π
1
Z
lim f(t) sin(n + )tdt = 0
n→+∞ 0 2
4. La fonction f ? est de classe C ∞ sur ]0, π/2]. Pour tout t ∈]0, π/2] :
cos t
(f ? )0 (t) = (t − tan t)
t2
On obtient immédiatement que cette dérivée reste négative sur ]0, π/2]. La fonction f ? est donc
décroissante sur cet intervalle de 1 à 2/π. De plus f ? ademt un prolongement par continuité en 0
avec f ? (0) = 1.
b) On a :
Z π Z π/2
2 2 t sin2 u
2
sin dt = du
0 t 2 0 u2
L’étude des variations de f ? permet d’écrire :
π
2 2 t π
Z
≤ sin2 dt ≤
π 0 t2 2 2
5. a) L’égalité
x x
sin t 1 − cos x 1 − cos t
Z Z
dt = + dt
0 t x 0 t2
valable pour x > 0 s’obtient par une intégration par parties en prenant x 7→ 1 − cos x comme
primitive de x 7→ sin x.
1 − cos x 2
b) La fonction x 7→ 2
est continue sur R+ , et majorée en module sur [1, +∞[ par x 7→ 2 .
x x
1 − cos x
Cette fonction est donc sommable sur R+ . De plus lim = 0. Ainsi :
x→+∞ x
Z x
sin t
lim dt existe
x→+∞ 0 t
6. a) Un changement de variable évident donne :
π (2n+1)π/2
sin(n + 1/2)t sin u
Z Z
dt = du
0 t 0 u
x
sin t
Z
et comme lim dt existe, il vient :
x→+∞ 0 t
+∞ (2n+1)π/2 π
sin t sin t sin(n + 1/2)t
Z Z Z
dt = lim dt = lim dt
0 t n→+∞ 0 t n→+∞ 0 t
b) On écrit :
+∞ π π
sin t sin(n + 1/2)t
Z Z Z
dt = − sin(n + 1/2)tf(t)dt + dt
0 t 0 0 2 sin(t/2)
2
et on utilise les questions 1.c) et 3.c) pour obtenir :
+∞
sin t π
Z
dt =
0 t 2
sin mx
7. a) b) La fonction x 7→ est continue sur R. De plus, pour tout X > 0 :
x
X mX
sin mx sin t
Z Z
dx = dt
0 x 0 t
• si m > 0,
mX +∞
sin t sin t
π
Z Z
lim dt = dt =
X→+∞
0 0 t 2 t
Z +∞
sin mx π
• si m < 0, la fonction x 7→ sin mx étant impaire, on obtient dx = −
0 x 2
• si m = 0, il vient A(0) = 0.
Partie II.
cos ax − cos bx
1. a) et b) La fonction x 7→ est continue sur R+∗ . Au voisinage de 0, on a :
x2
cos ax − cos bx b2 − a 2
∼
x2 2
b2 − a 2
En posant k(0) = c = , la fonction k est continue sur R+ .
2
2
2. a) La fonction k est continue sur R+ et pour x ≥ 1, |k(x)| ≤ . Ceci entraı̂ne la convergence
x2
de l’intégrale I(a, b).
b) On a vu (I. 7) que, pour m 6= 0 :
+∞ +∞
sin mx 1 1 − cos(mx)
Z Z
dx = dx
0 x m 0 x2
donc
+∞ +∞ +∞
sin(ax) sin(bx) cos(ax) − cos(bx)
Z Z Z
−a dx + b dx =
0 x 0 x 0 x2
Donc :
π
I(a, b) = (|b| − |a|), a 6= 0, b 6= 0
2
π π
I(a, 0) = −|a| , I(0, b) = |b|
2 2
3. a) b) En éliminant les cas triviaux où l’un des deux réels α ou β est nul, il vient :
1 (α − β)x (α + β)x
sin(αx) sin(βx) = cos − cos
2 2 2
3
1 α−β α+β
ce qui donne J(α, β) = I , .
2 2 2
4. a) Les cas x = 0 et x = 1 sont triviaux. Limitons-nous à x ∈]0, 1[. La fonction g x est de classe
C ∞ sur R+∗ .
Au voisinage de 0+ , on a :
2 x3 − x 3 x(x2 − 1)y
gx (y) ∼ y ∼
πy2 6 3
Ceci justifie la continuité de gx sur R+ .
4
b) La fonction y 7→ gx (y) sin(ty) est continue sur R+ est majorée sur [1, +∞[ par y 7→ πy 2
. Elle est
donc sommable sur R+ .
c) fx est impaire, puisque la fonction sinus l’est.
d) Il vient :
Z +∞
2
fx (t) = 2
(sin(xy) sin(ty) − x sin(y) sin(ty)) dy
0 πy
2
= (J(x, t) − xJ(1, t))
π
1 x−t x+t 1−t 1+t
= I( , ) − xI( , )
π 2 2 2 2
En utilisant les valeurs de I(a, b) trouvées en II. 2 b), il vient :
t(1−x)
2 si 0 ≤ t < x
fx (t) = x(1−t)
si x ≤ t ≤ 1
2
0 si t > 1
5. Si x ∈]0, 1[, fx est dérivable sur [0, x[∪]x, 1[∪]1, +∞[ et :
( 1−x
2 si 0 ≤ t < x
fx0 (t) = −x
si x < t < 1
2
0 si t > 1
Les dérivées ne se raccordent pas, donc B = R+ \{x, 1}.
Si x = 0 ou si x = 1, fx (t) = 0, donc B = R+ .
sin(xy) − x sin y
6. a) La fonction y 7→ cos(ty) est continue sur R+ . De plus :
y
2 sin(xy) − x sin y 1
cos(ty) = (sin((x + t)y) − sin((x − t)y) − x[sin((1 + t)y) + sin((1 − t)y)])
π y πy
On reprend les notations de la question I.6.b) et on obtient :
+∞
sin(xy) − x sin y 1
Z
cos(ty)dy = (A(x + t) + A(x − t) − x(A(1 + t) + A(1 − t)))
0 y π
ce qui donne l’exitence cherchée.
4
b) c) d) On a, pour x ∈]0, 1[ :
1 − x = 2fx0 (t) si t<x
−x = 2f 0 (t)
si x<t<1
x
L(x, t) = 0 = 2fx0 (t) si t>1
1/2 − x si t = x 6= 1
−x/2 si t=1
On obtient le même type de résultat pour x = 0 et x = 1.
Partie III.
1. g est une fonction 2π périodique, paire.
2. b) La fonction g est continue sur R, 2π périodique et C 1 par morceaux. Le théorème de Dirichlet
s’applique et on trouve :
2 2
a0 (g) = , et ∀k ≥ 1 ak (g) = − 2 2
3 k π
et pour tout t ∈ [0, 2]
+∞
1 2 X cos kx
g(t) = − 2
3 π k2
k=1
la convergence de cette série étant normale sur [0, 2].
3. Si 0 ≤ x − t ≤ 1, F (x, t) = t(1 − x) = 2fx (t) si 0 ≤ t < x ≤ 1, et
si −1 ≤ x − t ≤ 0, F (x, t) = x(1 − t) = 2fx (t) si x ≤ t ≤ 1.
c) On a :
+∞
1 X cos(k(x + t)) − cos(k(x − t))
fx (t) = − 2
π k2
k=1
Corrigé de l’exercice
1. a) On cherche une solution développable en série entière de l’équation (E1). En supposant son
rayon de convergence non nul et en dérivant terme à terme, on obtient, pour p ≥ 0 :
2p(p + 1)ap+1 + (p + 1)ap+1 − ap = 0
b) Donc si a0 6= 0, ap 6= 0, ∀p ≥ 1 et :
ap+1 1
=
ap (p + 1)(2p + 1)
qui tend vers 0 lorsque p tend vers l’infini. Le rayon de convergence de la série entière est donc
infini.
2p
c) d) On obtient pour tout p ≥ 1, ap = et
(2p)!
+∞ √
(2x)p
X ch( √2x) si x ≥ 0
f(x) = =
p=0
(2p)! cos( −2x) si x ≤ 0
5
2. En posant y(x) = z(x)f(x), l’équation (E1) devient :
2xf(x)z”(x) + (4xf 0 (x) + f(x))z 0 (x) = 0
b) Sur un intervalle I où rien ne s’annule, en séparant les variables, on obtient :
C
z 0 (x) = p
|x|f 2 (x)
C
• si I ⊂ R+ , on résoud z 0 (x) = √ √ , soit :
x ch2 ( 2x)
√ √
z(x) = C 2 th( 2x) + K
et
√ √ √
y(x) = C 2 sh( 2x) + K ch( 2x)
C
• si I ⊂ R− , on résoud z 0 (x) = √ √ , soit :
−x cos2 ( −2x)
√ √
z(x) = C 2 tan( −2x) + K
et
√ √ √
y(x) = C 2 sin( −2x) + K cos( −2x)
On s’aperçoit que, dans les deux cas, la fonction y obtenue est définie et de classe C ∞ sur R+
(resp. R− ).
Le théorème de Cauchy linéaire nous permet de conclure que l’ensemble des solutions de (E1)
√ √
sur R+ (resp. R− ) est un espace vectoriel de dimension 2 de base (sh 2x, ch 2x) (resp.
√ √
(sin −2x, cos −2x).
Et qu’en est-il des solutions sur R ?