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Introduction à l'Aquaculture Marine

L'aquaculture

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INSTITUT SUPERIEUR DES PECHES MARITIMES

AGADIR

LICENCE PROFESSIONNELE PECHE

MODULE AQUACULTURE

AQUACULTURE MARINE

REGRAGUI Aziz
Chapitre 1 : INTRODUCTION ET GENERALITES
1.1 Définition de l’aquaculture :
1.1.1 Définition de la FAO :
1.1.2 Définition de l'aquaculture animale par une approche " énergétique " :
1.2 Les objectifs de l’aquaculture
1.3 Les spécificités de l’aquaculture par rapport à la pêche
1.3.1 Techniques :
1.3.2 Juridiques :
1.4 Caractéristiques d’élevage :
1.5 Les bases de biologie et d’océanographie (cours de biologie et d’océanographie)
1.6 Les modes d’élevage
1.7 Les étapes d’élevage
1.8 Les types d’élevage
2. Historique sur l'aquaculture
3. Aquaculture dans le monde et au Maroc
3.1 Aquaculture dans le monde
3.2 Aquaculture au Maroc

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REGRAGUI Aziz -2- S4 : Module Aquaculture
Chapitre 1 : INTRODUCTION ET GENERALITES
L'aquaculture correspond à une activité de culture de végétaux et d'animaux dans l'eau. Elle
s'est considérablement développée dans certaines régions du monde et fournit, aujourd'hui plus du
tiers des ressources mondiales aquatique et 40 % en valeur. Ceci tient à ce que les éleveursmet
essentiellement en culture et élevage des espèces de haut intérêt économique et donc bien
rémunérées sur les marchés.

1.1 Définition de l’aquaculture :

« L'aquaculture désigne toutes les activités de production animale ou végétale en milieu aquatique».

1.1.1 Définition de la FAO :

« Élevage d’organismes aquatiques incluant poissons, mollusques, crustacés et plantes aquatiques


avec une intervention humaine dans le processus d’augmentation de la production : mise en charge
régulière, alimentation, protection contre les prédateurs, etc.
L’élevage comprend également la notion de propriété individuelle ou juridique du stock en
élevage».

L'aquaculture se pratique en mer (cultures marines), ou dans les rivières ou les étangs. Elle
concerne la production de poisson, de coquillages, decrustacés ou d’ algues.
1.1.2 Définition de l'aquaculture animale par une approche " énergétique " :
L'aquaculture de production consiste à produire des protéines animales de bonne qualité en
élevant des espèces phytophages: moule, coquille Saint-Jacques, oursin, carpe, etc. ;

L'aquaculture de transformation consiste à produire des protéines animales de bonne qualité à


partir d'une autre protéine animale de bonne qualité (farine de poisson) ; c'est l'élevaged'espèces
zoophages, carnivores (crevette, truite, thon, dorade, loup, sériole, etc.). Les rendements ne sont pas
de un pour un. Par exemple, pêcher 3,5 kg d'anchois ou de chinchard pour produire, en élevage, un
kilo de loup ou de saumon. D'autre part, ces activités posent le problème de la transformation des
protéines.

1.2 Les objectifs de l’aquaculture sont multiples :

1.2.1 Économiques:
 La croissance de la production
 Répondre à la demande du consommateur en produits aquacoles
 Le contrôle de la production d’une manière efficace et économique
 Substitution à l’activité de pêche

1.2.2 Biologiques:
 Contrôle de la production des animaux aquatiques. (l’élevage et culture)
 Problème d’espèces introduites et leur dissémination
 Zootechnie: nutrition, physiologie, génétique, pathologie…

1.2.3 Environnementaux
– Impact de l’aquaculture sur l’environnement et de l’environnement sur l’aquaculture
– Reconstitution de la ressource et de l’écosystème
– Purification des eaux

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REGRAGUI Aziz -3- S4 : Module Aquaculture
1.3 Les spécificités de l’aquaculture par rapport à la pêche :

1.3.1 Techniques :
– mise en charge régulière (conduite du stock)
– alimentation plus ou moins contrôlée,
– protection contre les prédateurs

1.3.2 Juridiques :
– propriété du stock en élevage,
– mais pas toujours de la ressource (aquaculture semi-intensive),
– allocation personnelle du foncier d’élevage (concession temporaire ou propriété privée)

1.4 Caractéristiques d’élevage :

Culture ou élevage Types d’élevages


Algues Monoculture
Crustacés Polyculture
Poissons Mixte
Amphibiens
Reptiles
Mollusques
Milieux d’élevages Lieu d’élevage
Eau douce Étang
Eau salée Bassins aménagés
Eau saumâtre Offshore
Estran
Modes d’élevages Système d’élevage
Extensive Ouvert
Intensive Semi-ouvert
Semi-intensive Fermé

1.5 Les différents aspects de l’aquaculture :


- Aspects biologiques
- Aspects techniques
o Techniques d’élevages.
o Technologies d’élevage (Ingénierie)
- Aspects juridiques
- Aspects commerciaux
- Aspects environnementaux

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REGRAGUI Aziz -4- S4 : Module Aquaculture
L’élevage de poissons marins dans des
L’élevage des coquillages (naissains bassins artificiels à terre alimentés en eau
sauvages ou d’écloserie), animaux de mer. La recirculation d’eau est
filtreurs. nécessaire pour les écloseries et
Techniques: sur le fond, sur tables, sur L’aquaculture extensive en eau
nourriceries d’espèces marines.
pieux de bois, sur cordes, douce, le développement de la faune
Exemples – Turbot, sole commune, bar,
Huîtres, moules, palourdes, ormeaux. aquatique à un rendement supérieur
dorade royale.
à celui de l’écosystème naturel. La
densité est faible et l’alimentation
des poissons est naturelle. Parfois
Mer côtière Estran Terre apport de nourriture.

Les poissons dans des cages


ancrées sur le fond et ⌂ ⌂⌂⌂⌂⌂ parcs plaine
d’affinage inondable
récifs artificiels parcs
maintenues en surface par un étangs
cadre flottant en plastique. de pousse
Cette forme d’élevage se
pratique surtout dans des zones
abritées proches de la côte, filières
mais des techniques plus
sophistiquées (cages pacage prise d’eau fermes Les animaux sont maintenus
submersibles, télésurveillance, (thon) aquacoles dans des lagunes aménagées
zone agro-piscicole
nourrissage automatique, etc.) digue L’introduction d’alevins
permettent l’élevage offshore d’écloserie et l’apport de
Saumon, bar, dorade royale, valliculture compléments de nourriture
maigre commun, etc. ( semi-extensif ).
cages d’élevage
(Bar, anguille, sole dorade,
mulet, esturgeon, crevettes
sièges d’entreprises
établissements et coquillages.
réservoir
radeaux bouchots
mytilicoles

Les différents lieux d’élevage


1.5 Les bases de biologie et d’océanographie (cours de biologie et d’océanographie)

1.5.1 Biologie :
Biologie et écologie des espèces d’élevage : Reproduction, Croissance, Alimentation,pathologies…

1.5.2 Océanographie :
Milieu d’élevage : Caractéristiques physiques (T, S, Lumière, Turbidité, courant…), Chimiques (OD,
CO2, pH, SN…), biologiques (MO, microorganismes, …)

1.6 Les modes d’élevage

1.6.1 Système extensif avec faible densité d'élevage et pas (ou peu) d'apport alimentaire. L’élevage
extensif permet la production d'animaux dans de vastes environnements pouvant aller jusqu'à l'échelle
d'un océan (le Pacifique Nord par exemple pour leranching de saumons à partir des écloseries de
l'ouest de l'Amérique du Nord ou de l'est de l'Asie, du Japon et de la Russie

1.6 .2 Système intensif : Permet la production d'animaux sur de petites surfaces, étangs, enclos,
bassins, cages, etc. mais avec des rendements élevés. Par exemple, pour les crevettes, 150 à 800 kilos
par hectare et par an) ; l'apport alimentaire est de 3 à 25 tonnes par hectare et par an. L'apport
alimentaire est alors indispensable et ce sont des entreprises privées, parfois de très puissantes
multinationales, qui se livrent à ces activités.

1.6 .3 Système semi-intensif : avec une densité moyenne et complément alimentaire. C’est un système
intermédiaire, avec des surfaces de production de quelques hectares, des rendements situés entre 1
et 3 t.ha -1.an -1 (crevette par exemple), où l'alimentation est possible mais discontinue ou même
absente (huître et moule). Même sans alimentation artificielle, les rendements peuvent être
considérablement plus importants que sur les gisements naturels exploités par la pêche. Ce type
d'activité est également l'apanage de structures privées, mais plus petites, souvent de la taille d'un
groupe familial. Elle concerne principalement la carpe, le poisson-chat, la crevette, l'huître et la moule.
1.7 Les étapes d’élevage

Les étapes d’élevage dépendent de l’activité aquacole, c’est-à-dire de l’espèce et du système


d’élevage.

1.8 Les types d’élevage

C’est le contrôle de la production des animaux aquatiques. (L’élevage et culture)


C’est une activité très ancienne pratiquée par les égyptiens et les chinois (+ de 3000 ans)
Deux types de milieu:Eau douce et eau salée.

Les types de cultures sont :

Algoculture: Algues Crevéculture: Crevette


Venericulture: Palourdes Pisciculture: Poisson
Ostréiculture: Huîtres Valliculture: Anguille
Mytiliculture: Moules Potamoculture: Carpe
Pectiniculture: Pétoncle Carcinoculture: Crabe

2. Historique sur l'aquaculture

- 2000 avant J.C. pisciculture rudimentaire Carpe en Chine


Tilapia en Egypte
- 600 pacage d'huîtres Grèce
XVème Valliculture (maintien en enceinte close des Italie
poissons capturés lors de leur remontée vers les
eaux saumâtres)
XVIIIème découverte de la fécondation artificielle
application aux salmonidés
XIXème transplantation appliquée aux salmonidés
développement de l'ostréiculture
1950 élevage de l'anguille Japon
1960 explosion de la production de la truite Arc en Ciel Europe
(TAC) Amérique du Nord
1970 Ranching ou parcage marin avec l’aquaculture de Amérique du Nord
la Sériole, du Poisson-chat et des Pectinidés
1980 "nouvelle aquaculture" avec la production des
Saumons, des Crevettes, du Bar, de la Daurade
1990 émergence du Turbot, des Esturgeons, et d’espèces
tropicales comme le Mérou, le Loup tropical ou
l’Ombrine
2000 Thon

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REGRAGUI Aziz -7- S4 : Module Aquaculture
3. Aquaculture dans le monde et au Maroc

3.1 Aquaculture dans le monde


L’aquaculture poursuit son essor à un rythme plus rapide que celui de tous les autres secteurs de
production alimentaire d’origine animale et a dépassé la croissance démographique.
La production aquacole a connu une grande évolution depuis les années 50 soit en quantité ou en
nombre d’espèce élevées
La production mondiale de poisson a continué d'augmenter plus rapidement que la population
mondiale. En 2012, alors que la production mondiale de la pêche en mer, de l'ordre de 80 millions de
tonnes, était stable, la production mondiale de l'aquaculture établissait un nouveau record
historique à plus de 90 millions de tonnes (dont près de 24 millions de tonnes de plantes
aquatiques). L'aquaculture demeure l'un des secteurs de la production alimentaire dont la croissance
est la plus rapide et devrait jouer un rôle déterminant dans la satisfaction de la demande croissante de
produits halieutiques

3.1.1 Production aquacole mondiale

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REGRAGUI Aziz -8- S4 : Module Aquaculture
Les principaux pays aquacoles en 2010 (Production animale & végétale)

3.1.2 Historique de l'aquaculture marocaine

Aquaculture continentale en eau douce :


1924 : création de la station de Pisciculture d’Azrou dont l’objectif la promotion de la pêche sportive
par le biais de la reproduction et le déversement d’alevins dans les plans d’eau appropriés
1980 : Installation de communautés de pêcheurs et mise à la disposition des populations rurales
1990 : investissement dans l’élevage de poisson et coquillage (Truite arc en ciel; Anguille; Tilapia ;
Ecrevisses…)
2004 : Société d’élevage du Tilapia du Nil à Tanger.

Aquaculture marine :
1950 : L’aquaculture marine a démarré par la conchyliculture dans la lagune de l’Oualidia par les
français. Trois espèces d’huîtres ont été introduite : l’huître plate, l’huître creuse portugaise et l’huître
creuse japonaise. C’est l’huitre japonaise qui s’est adaptée aux conditions de la lagune et a montré
une bonne croissance et qui est encore élevée à nos jours.
1985, la société Marost s’est installé à la Lagune de Merchika à Nador et a diversifié les espèces
élevées et a introduit de nouvelle technologiques d’élevage. Sa production comportait les bivalves ;
huître plate et la palourde, les poissons marins ; loup-bar et dorade et la crevette. Cette société assurait
une production qui dépassait les 1 400 tonnes en 2005 composée essentiellement de loup (59 % de la
production aquacole nationale). En 2006, pour des raisons commerciales, fermeture de la société
Marost.
1998 : création de la société piscicole AquaM’Diq qui pratique l’élevage du poisson en mer ouverte
spécialisé dans le Loup-bar.
Actuellement, la production aquacole marine est dominée par la production d’huîtres et du loup bar.

Le Royaume du Maroc avec un littoral de 3500 km (500 km sur la Méditerranée et 3 000 km


sur la façade Atlantique), le secteur halieutique contribue à hauteur de 2,5% de son PIB.
Le secteur halieutique marocain est dominé par l’activité de pêche. Celle-ci assure une production
annuelle d’environ 1 million de tonnes par an, d’une valeur de 8,2 milliards de Dirhams.
L’aquaculture marine est peu développée et ne produit que d’environ 400 tonnes /an. La
stratégie de développement du secteur des pêches maritimes "Halieutis", qui a visé la dynamisation du
secteur halieutique, dans un cadre de durabilité du par la préservation de la ressource halieutique, le
développement de l’aquaculture. L’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture
(ANDA https://www.anda.gov.ma/fr) a été créée en 2011dans l’objectif de la promotion et le
développement du secteur de l’aquaculture.

Les écloseries de poissons marins et les unités de prégrossissement


Au Maroc, deux écloseries de poissons marins fournissaient durant les années 90 des millions
d’alevins de daurade et de loup (Marost et Sam). Aujourd’hui, il n’y a plus d’écloserie produisant des
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REGRAGUI Aziz -9- S4 : Module Aquaculture
alevins et pour assurer sa semence, la ferme Aqua M’diq est obligée d’importer des alevins prégrossis
de France et de se procurer des alevins de loup produit le Centre Aquacole de l’INRH à M’Diq.
En 2016, à Dakhla une écloserie "AZURA" s’est installée pour la production des naissains de palourde,
huitre et ormeau.

3.1.4 Potentialités de l’aquaculture marocaine (voir site ANDA : https://www.anda.gov.ma/fr)

Les espèces et les sites potentiels au développement de l’aquaculture


A l’heure actuelle, les zones lagunaires, la baie de Dakhla et la région comprise entre F’nideq et Oued
Laou ont fait l’objet d’études approfondies de la part de l’INRH.
Le potentiel en sites et en espèces reste à déterminer car son évaluation est complexe et nécessite une
approche globale basée sur les aspects environnementaux, technologiques, socio économiques,
stratégiques et financiers.

Les espèces favorables à une production par aquaculture au Maroc


D’une manière générale, les espèces favorables sont celles qui existent localement, dont les
technologies d’élevage sont maîtrisées et qui présentent à la fois un cycle de production si possible
court et un marché valorisant.
L’introduction de nouvelles espèces endogènes obéit actuellement à des contraintes zoo sanitaires très
strictes.
Les espèces favorables actuellement à un développement substantiel de l’aquaculture marine au Maroc
sont :
 Coquillages : Moule, Huître, Palourde ;
 Poissons : Bar, Dorade, M aigre, Turbot et Sole à moyen terme.
Les conditions climatiques et d’environnement ne sont pas favorables aux crevettes et pour le thon il
faut attendre au moins 10 ans que les méthodes d’élevage soient mises au point et rentables.

Les sites favorables au développement de l’aquaculture


Les côtes marocaines présentent deux caractéristiques importantes du point de vue de l’aquaculture.
 Un marnage réduit : très faible sur la côte méditerranéenne, faible sur la côte atlantique (0,5 à
2,5m). Ce faible marnage permet d’envisager des projets en zone basse avec relevage de l’eau
par pompage ;

 Un régime climatique présentant de fortes précipitations sur de courtes périodes provoquant


des crues qui constituent des inconvénients majeurs sur tous les sites d’embouchures et sur
certains sites côtiers du fait : des volumes d’eau concernés (effet d’érosion et d’entraînement) ;
des variations de niveau (submersion) ; des variations de salinités et de la turbidité des eaux.

Il existe cinq types de site.


a) Les lagunes :
Sur la façade méditerranéenne, la seule lagune importante est celle de Nador dont la vocation
s’affirme dans le tourisme.
Sur la façade atlantique on trouve :
 Lagune de Moulay Bousselham
 Lagune de Sidi Moussa
 Lagune de Oualidia
 Lagune de Khnifiss
b) Les baies :
Il y a quelques petites baies sur le littoral méditerranéen (Ras Kebdana, cala Iris, Djebha) avec une
protection partielle et un potentiel limité.
Sur la côte atlantique, la baie de Dakhla, le golfe de Cintra.
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REGRAGUI Aziz -10- S4 : Module Aquaculture
c) Les zones d’estuaire :
Moulouya, KaaSrass/Oued Alou et Martil sur la façade méditerranéenne, Tahadart, Loukkos et Tamri
à l’embouchure de l’oued ameur sur la façade atlantique. Il s’agit de zones basses faciles à aménager
mais qui comportent des risques d’inondations et de pollutions et des protections environnementales
(Site d’intérêt biologique et écologique, classement RAMSAR par exemple). Sous réserve de leur
aménagement, la majorité des estuaires sont à l’heure actuelle des égouts à ciel
Les zones basses en bordure de mer
Le potentiel de développement de la pisciculture dans les zones basses en bordure de mer, en
particulier pour le turbot puis ensuite la sole. Leursstatuts fonciers, l’intervention de l’Etat est une
condition absolument nécessaire pour l’exploitation de ces zones. Elles sont situées entre :
 Azila et Larache ;
 El Jadida et Safi ;
 Les Sebkhas situées dan la région sud du Maroc et en particulier celles comprises entre Tarfaya et
Laayoune.

d) La pleine mer (Offshore)


L’aquaculture offshore concerne plus la façade méditerranéenne que celle de l’atlantique qui est sujette
à des conditions climatiques sévères. Les nouvelles techniques actuelles en offshore présentent des
possibilités mais les besoins en technicité (installation et maintenance) et en investissements sont
nettement plus importants et élevés dans le but de limiter les risques de production. C’est une
perspective à moyen ou long terme pour le Maroc.

L’élaboration d’un plan d’aménagement à des fins d’aquaculture marine par l’ANDA vise ainsi
à équilibrer des intérêts sectoriels souvent concurrents en vue de :
- Utiliser l'espace et les ressources maritimes de manière efficace et durable;
- Prendre des décisions fondées sur des données fiables et une connaissance approfondie du milieu
marin;
- Renforcer la sécurité juridique des investisseurs et encourager le développement économique.

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REGRAGUI Aziz -11- S4 : Module Aquaculture
Chapitre 2 : L’algoculture

2.1 Introduction
La flore marine se compose de :
 Microphytes(Microalgues)
- Benthiques : Cyanobactérie benthiques (bactéries autotrophes)
- Pélagiques : Cyanobactéries pélagiques et le Phytoplancton
 Macrophytes(Macroalgues)
 Phanérogames :Posidonia

Les algues sont des êtres vivants aquatiques capables de photosynthèse. Elles constituent une part très
importante de la biodiversité, et sont la base des réseaux trophiques des milieux aquatiques d'eaux
douces, saumâtres et marines. Elles sont aussi utilisées dans l'alimentation humaine, l'agriculture et
l'industrie.

Macroalgues : Il existe trois grands groupes de macroalgues qui sont les Chlorophytes (algues vertes),
les Rhodophytes (algues rouges) et les Phéophytes (algues brunes). Aujourd’hui, on compte parmi
les macroalgues : 800 espèces d’algues brunes, 6 000 espèces d’algues rouges et rnviron 1 200 espèces
d’algues vertes.
Les cultures d'algues se sont développées en Asie alors qu’en Europe comme au Maroc est basée sur la
cueillette.
La demande en algues pour les secteurs alimentaires ou parapharmaceutiques est de plus en plus
importante et a permis de développer des essais de culture sur un certain nombre d'espèces. Ces
utilisations exigent, en effet, des produits présentant des qualités stables et rentables pour le secteur
industriel.
Les possibilités qu'offre l'exploitation des algues sont considérables. Les diverses utilisations des
algues sont :
- utilisation dans l'alimentation humaine (Porphyra, Spirulina, ...),
- utilisation dans l'alimentation du bétail, sous forme de farine plus oumoins enrichie en protéines
ou en d'autres éléments (Fucus, Laminaria, Ascophyllum, ..,)
- utilisation en agriculture comme engrais, directement ou sous formed'extraits concentrés,
- utilisation dans l'industrie pour leurs constituants chimiques comme source de matières gélifiantes
(alginates pour les algues brunes, carraghénanespour les algues rouges),
- utilisation médicale, paramédicale et pharmaceutique;
- de nouvelles utilisations se font jour comme celles relatives à la lutte contre la pollution ou la
production d'énergie par l'intermédiaire d'une méthanisation.

Laminariadigitata Porphyra sp

Posidonia Zostera Cyanobactérie


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REGRAGUI Aziz -12- S4 : Module Aquaculture
Microalgues : Les microalgues sont des végétaux aquatiques unicellulaires dérivant avec les courants
d’eau, c’est le phytoplancton. Ils vivent isolés ou en chaîne. La taille varie, selon les espèces de
quelques micromètres (µm) à quelques centaines de µm.
Il est à la base de la chaîne alimentaire.
C’est l'alimentation de nombreux animaux d'aquaculture, surtout les bivalves filtreurs. Elles leur
apportent les vitamines et les acides gras poly-insaturés nécessaires à leur développement.
De nombreux projets de recherche pour la valorisation des microalgues se multiplient au
niveau international. Ils trouvent des applications industrielles dans plusieurs domaines tels que la
cosmétique, l’énergie, la chimie verte, l’alimentation animale et humaine

Les diatomées :
Les diatomées (encore appelées bacillariophycées ou diatomophycées) sont des algues microscopiques
de nature végétale, vivant dans l’eau, soit en suspension (plancton), soit sur le fond, libres ou fixés à
des supports divers. Ce sont des algues unicellulaires dont la taille varie entre quelques micromètres et
millimètres. Il existe plus de 6000 espèces de diatomées et peuvent représenter jusqu’à 80 % du
phytoplancton.

Les diatomées marines

Les dinoflagellés :
Ce sont des organismes unicellulaires microscopiques essentiellement marins dont la taille varie de
quelques micromètres (millièmes de millimètres) à quelques millimètres. Ils possèdent deux flagelles
différenciés insérés généralement dans des sillons de la cellule (cingulum et sulcus). Leurs cellules
sont le plus souvent isolées mais quelquefois coloniales. Ils sont planctoniques, benthiques,
symbiotiques ou parasites d’autres organismes.

Les dinoflagellés
Morphologie d’une micro algue :

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REGRAGUI Aziz -13- S4 : Module Aquaculture
1.2 Culture du phytoplancton

Les micro-algues présentent l’avantage d’avoir un cycle de division très court, de l’ordre de quelques
heures, permettant la production rapide de biomasse.

La multiplication des micro-algues: les microalgues ne grandissent pas, par contre, certaines d'entre
elles, comme les diatomées, peuvent voir leur taille diminuer. Elles colonisent leur milieu en se
divisant par mitose, rapidement et activement, si les conditions physico-chimiques et nutritives sont
favorables. Lors de cette reproduction asexuée, leur taille diminue jusqu'à ce qu'elles ne puissent plus
se diviser.

La culture des cellules suit des techniques basées sur l’expérimentation. La culture est discontinue, soit
en extérieur, en bacs ou en bassins, soit en intérieur, dans de grands cylindres en plastique.
La qualité des algues des cultures dépend de la maîtrise plus des conditions de culture et induit des
fluctuations de la croissance des animaux qui s'en nourrissent.
Les cultures sont menées pendant des périodes de trois à sept jours au terme desquels l'ensemble du
volume est distribué aux animaux.

1.2.1 Etapes de production algale :


Les souches (250 ml ou moins) sont maintenues séparément sous des conditions contrôlées de lumière
et de température (basse). Elles ne sont ni aérées ni alimentées en dioxyde de carbone.
Les souches mères (250 ml à 4 litres) sont cultivées rapidement pendant 7 à 14 jours à des
températures et intensités lumineuses élevées avec un apport d'air enrichi en dioxyde de carbone.
Quand la culture est prête, une quantité est utilisée pour redémarrer une culture et la fraction principale
permet d'initier une culture de volume intermédiaire.
Les cultures de volume intermédiaire (variant normalement entre 4 et 20 litres) sont utilisées pour
nourrir les larves ou pour commencer les cultures en grand volume.
Les cultures en grand volume sont généralement de 50 litres minimum ou bien plus importants.

Etapes de production algale des souches aux cultures à grande échelle

Dans certaines écloseries les volumes concernés peuvent tourner autour d'une centaine de mètres cubes
par jour.

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REGRAGUI Aziz -14- S4 : Module Aquaculture
Culture d'algues à différentes échelles (station INRH M’Diq)

1.2.2 Les photobioréacteurs de culture algale à grande échelle

Photobioréacteur d’une usine Allemande. (Source : Roquette)


1.2.3 Processus de culture algale :
Le développement des algues fait intervenir plusieurs facteurs de croissance et conditions de culture
comme : l’eau, les nutriments, la lumière, le CO2, la température et le pH de la culture, ainsi que
l’agitation. En fonction des souches cultivées l’eau est douce, marine ou saumâtre.
Les nutriments nécessaires à la croissance des algues varient en fonction du mode trophique, de la
souche cultivée et de la source d’eau. Dans le mode autotrophe, les micro-algues sont capables
d’utiliser des formes minérales azotées (nitrate, nitrite, ammonium), et phosphatées (phosphate). Les
algues nécessitent également du potassium, du fer et de la silice (pour les diatomées), du soufre, des
métaux sous forme de traces, et des vitamines.

Processus de culture algale montrant les différents intrants nécessaires

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REGRAGUI Aziz -15- S4 : Module Aquaculture
Schéma de fonctionnement d’une micro-algue, intrants, Cycle de Calvin
produits, applications. (Rosenberg et al., Biotechnology,2008)

1.2.4 Phases de croissance des cultures d’algues :


1- Inoculation des cultures à la densité cellulaire de 25 à 50 cellules par ml
2- Phase de latence: 2 à 3 jours division rapide et acclimatation aux conditions de culture
3- Phase de croissance: exponentielle de 4 à 6 jours accélération de division cellulaire
4- Phase stationnaire: division cellulaire ralentit quand la pénétration de la lumière dans la culture
et/ou les sels nutritifs deviennent des facteurs limitant.

Phases de croissance des cultures d'algues: Tetraselmissuecica.

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REGRAGUI Aziz -16- S4 : Module Aquaculture
Micro-algues produites commercialement, quantités, localisations, applications et valeur du marché en
2004. (Source : Brennan & Owende 2010, traduite par nos soins)

Les micro-algues, le champ des applications possibles. (Source : Étude TecKnowMetrix - 2010)

Les biocarburants extraites les microalges.


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2. Les macroalgues
Les Algues sont des végétaux aquatiques, sans racines, ni tiges, ni feuilles. Leur corps simple est
nommé thalle; ces plantes sont des Thallophytes.
Les principaux pigments du végétal intervenant dans la photosynthèse sont les chlorophylles. Les
Algues prennent des couleurs différentes selon leurs autres pigments; elles peuvent être vertes, rouges,
jaunes, brunes. Les macroalgues sont fixées au fond du littoral ; elles appartiennent au phytobentos
La distribution des algues marines est en fonction du rythme des marées et la profondeur de la zone
littorale : Algues vertes, puis les Algues brunes, enfin, les Algues rouges (30 à 50 mètres de
profondeur).

La distribution des macroalgues marines

2.1 La classification des macroalgues :

Les algues constituent un ensemble très diversifié de végétaux aquatiques. Ce sont des :
 Cryptogames: Reproduction cachée,
 Thallophytes: (~pareil végétatif non différencié en racines, tiges et feuilles. Cet appareil
s’appelle un thalle
 Chlorophylliennes: Possèdent tous de la chlorophylle a
Elles sont divisées en plusieurs groupes en algues bleues: Cyanophycées, algues rouges :
Rhodophycées, algues vertes: Chlorophycées et algues brunes: Phéophycées

La plupart des algues macroscopiques (Mégaphycées) sont benthiques et leur distribution dépend de la
nature du substrat de fixation; rocheux, sableux ou vaseux.
On distingue plusieurs groupes d’algue en fonction des pigments photosynthétiques. Ces pigments
jouent le rôle de récepteur d'énergie lumineuse. Parmi ces pigments on trouve la chlorophylle a, b, c
et. d, la phycoxantine, la phycoérythrine.

Les algues brunes: Elles contiennent la chlorophylle a et c et de la phycoxantine, qui est un pigment
de couleur brune. Ces algues sont résistantes aux rayons solaires, on les trouves a proximité de la
surface ou dans la zone intertidale.
Exemples: Fucus : Fucus serratus et Fucus visiculosus

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Les algues vertes: Elles contiennent un pigment qui leur confère couleur verte; c'est la chlorophylle a.
Elles sont tendres et sensibles à la lumière, elles sont généralement protégées par une certaine couche
d'eau abritées sous une couche d'algue brune.
Exemples: L'acétabulaire: Acétabularia méditerranea
L'ulve ou laitue de mer: Ulva lactuca

Les algues rouges: Elles contiennent de la chl. a et d associée à la phycoérythrine. Ce sont les plus
sensibles à la lumière et peuvent vivre de 180 à 200 m de profondeur.

Exemples1 : Porphyra: Porphyra umbilicalis


C’est uneespèce très cultivée au japon, elle est comestible et riche en protéines.
Algue rouge: Nori (japonais)
Distribution: populations naturelles en Atlantique NE, Pacifique NW, Russie, Chine et
Japon
Utilisation pour l’alimentation et en en pharmacie.

Exemples2 : F / Gélidiacée :Gelidium


Algue fréquente sur les rochers de l'étage infralittoral, espèce sciaphile et mode battu
dans l'Atlantique du NE.Espèce riche en agar (parois cellulaires contiennent des
galactanes)
Nom courant Nom scientifique
Alarie Alaria marginata
Algues brunes Costaria costata
Algues vertes Enteromorpha spp.
Algue rouge Gelidium
Kombu Laminaria saccharina
Laminaire (groenlandica) Laminaria groenlandica
Algue géante Macrocystis integrifolia
Neurocystis de Lutke Nereocystis luetkeanna
Porphyre Porphyra spp.
Wakame Undaria
Laitue de mer Ulva lactuca
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2.2 La reproduction des algues marines :
La reproduction chez les végétaux marins est soit sexuée ou végétative asexuée. La forme de
reproduction des algues est en fonction des conditions du milieu. Deux modes de reproduction:

2.2.1 Par reproduction asexuée:


Mode de reproduction le plus fréquent. L’algue est capable d’assurer sa descendance par mitose ou
sporulation. le génotype est conservé et les individus obtenus sont identiques génétiquement à
l'individu souche.
Une partie du thalle se brise, est emportée par les courants et les vagues et redonnera un nouvel
individu. C'est un véritable bouturage.
Formation des spores: Une partie du thalle ou la totalité du thalle donne des cellules fertiles
ou cystes appelées sporocystes (ou sporanges) qui contiennent les cellules-mères des spores.
Les spores libérées sont dispersées, tombent sur un substrat et après germination donnent naissance à
un nouvel individu. Les spores incapables de mouvements sont aplanospores et ceux capables de
mouvements sont les zoospores.

Aplanospore Zoospores : Flagelles égaux Flagelles inégaux Touffe de flagelles

Certaines cellules du thalle "s'enkystent" quand les conditions sont défavorables en spores résistantes
appelées acinètes. Si ces conditions redeviennent favorables, elles germent.

Alternance de générations à n et à 2n

2.2.2 Par reproduction sexuée


Mode de reproduction le moins fréquent et le plus aléatoire. Un nouvel individu naît de la fusion des
gamètes mâle et femelle. Les individus obtenus sont génétiquement différents.
Les gamètes naissent d'une cellule fertile du thalle ou cyste appelée gamétocyste qui par divisions
donnent des cellules reproductrices ou gamètes qui peuvent être morphologiquement semblables, les
algues sont alors dites isogames ou morphologiquement différentes, les algues sont
dites hétérogames .

Les gamètocystes qui donnent naissance à des gamètes mâles flagellés, mobiles sont
des spermatocystes et les gamètes, des spermatozoïdes (sauf chez les Algues rouges où ils sont
dépourvus de flagelles et portent le nom de spermaties).
Les gamètocystes qui donnent naissance à des gamètes femelles immobiles sont des oocystes (ou
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oogones) et les gamètes des oosphères.

Cycle de Chondrus

3. La culture des macroalgues :

Les plants sont souvent cultivés sur un substrat : cordes,filets, blocs rocheux.
Les techniques de bouturage consistent à insérer périodiquement des brins d'algues entre les torons de
cordages qui seront suspendus en mer (Gracilaria, Palmaria), à attacher des brins d'algues à un fil fin
(Kappaphycus) ou à ensemencer des filets avec un broyat d'algues (Asparagopsis).

Laminaria digitata Chondrus crispus Palmaria palmata

Les algues peuvent également être cultivées en bassin avec une agitation par roue à aube (Chondrus),
en bac agité par un bullage intense basse pression (Gracilaria, Palmaria).
Pour d'autres espèces, il est plus intéressant de recourir à leur mode de reproduction sexuée pour
assurer un bon ensemencement des systèmes de culture.

La composition biochimique des macro-algues est très variable selon les espèces, la saison, les
conditions de croissance, de stress… la plupart des composés bioactifs décrits à ce jour sont issus des
algues brunes et des algues rouges, tandis que les algues vertes sont moins utilisées. L’intérêt pour les
macroalgues résulte de trois grandes catégories de composants (fibres, minéraux et protéines), et de
leurs propriétés antioxydantes et antiradicalaires tels que caroténoïdes, polyphénols, vitamines ou
acides gras polyinsaturés.

Une particularité liée à l’origine marine de ces grandes algues c’est leur richesse en minéraux et
oligoéléments.
Les algues tirent de la mer les minéraux (jusqu’à 40% de leur masse sèche pour les algues brunes). La
diversité des éléments représentés est grande :

- macroéléments comme le sodium, calcium, magnésium, potassium, chlore, soufre, phosphore,


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- oligo-éléments tels que l’iode, le fer, le zinc, le cuivre, le sélénium, le molybdène, ainsi que
d’autres
comme le fluor, le brome, le manganèse, le bore, le nickel, le cobalt. (la richesse en iode est
exceptionnelle, en particulier les laminaires (algues brunes) et les gracilaires (algues rouges)
pouvant contenir de l’iode jusqu’à 10 000mg/kg.)
- protéines varie en fonction des espèces : les algues brunes (5-11% de la matière sèche), les
algues rouges dont certaines possèdent une fraction protéique importante (30-40% de la matière
sèche). Les
algues vertes, actuellement (20% de la matière sèche).
- vitamines A dans les algues rouges, vitamine C dans les algues brunes et vertes et vitamine E
dans les algues brunes. dans les algues, des teneurs importantes en vitamine B12, dont

3.1 Facteurs de culture


1- Substrat : roches, cordages ou filets
2- Température : germination des spores
3- Cycle de la lumière : germination des spores, taux de croissance
4- Nutriments.

3.2 Exemples
Exemple 1: La culture d’Undaria
La culture est basée sur la maîtrise du cycle de développement et les méthodes sont les mêmes qu'en
agriculture traditionnelle : sélection des géniteurs, protection des jeunes, milieu favorables, engrais
azotés…
L'espèce devient fertile en mai et fabrique des spores qui vont nager à l'aide de leurs 2 flagelles
latéraux puis vont se fixer pour germer et donner un gamétophyte: les gamétophytes mâles sont fins et
bourgeonnent en « buissons», les gamétophytes femelles sont courts et massifs.
La gamétogenèse s'effectue à des conditions de température très précises entre 12 et 17 degrés: Le
gamète mâle vient, en nageant, féconder le gamète femelle. Ceci forme un zygote qui va se développer
en algue visible, le sporophyte à 2N chromosomes qui donnera les spores au bout de 2 ans de
croissance.

Cycle biologique d’Undaria

Deux techniques pour cultiver cette espèce :

1ère Culture sur cordage :

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Collecte des spores (fin du printemps) Culture dans des bassins mise en mer sur des cordages
porteurs (Septembre) Récolte (après 5 mois)

Schéma des étapes de la culture sur cordes. (Source : afd-ld.org)

Filière subflottante pour les laminaires

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La culture des algues brunes et rouges en radeaux, cordes et filets

2ème Culture au laboratoire de gamétophyte :


Les spores sont collectées au printemps et cultivées en laboratoire selon des techniques proches de
celles utilisées pour les microalgues. Par le contrôle de la quantité de lumière délivrée et de la
température il est possible de bloquer la formation des éléments reproducteurs (les gamètes) au profit
du développement des cellules qui leur donne naissance (les gamétophytes). Cette technique permet la
possibilité de produire des quantités très importantes de cellules reproductrices qui pourront, à
n'importe quel moment de l'année, être amenées à maturité pour la formation des gamètes.

Exemple 2 : Laminaria japonica (Areschoug, 1851)


La laminaire japonaise se développe dans des zones tempérées d'eau froide. Ses crampons développés
sont fermement attachés à la roche ou à d'autres substrats solides dans la zone sublittorale. Sa
distribution en profondeur peut atteindre jusqu’à 10 m, ou plus, selon la turbidité de l'eau de mer

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Le cycle de production :

Cycle de production des laminaires

Les techniques de grossissement


Quand le niveau total d’azote est moins de 100 mg/m³, l’eau de mer est fertilisée, en pulvérisant le
nitrate d'ammonium,
Les techniques de grossissement sont semblables dans tous les pays qui produisent la laminaire du
Japon. Il y a trois méthodes, décrites ci-dessous.

verticale
horizontale
mixte
Les techniques de grossissement

Laminaria japonica

jeunes plantes dans un bac de culture Récolte d’algues Séchage d’algue

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Valorisation du produit
Les algues brunes de la famille des laminariales peuvent très bien se consommer crues alors que les
algues rouges demandent souvent à être séchées au préalable.
Les algues alimentaires favorisent la défense de l'organisme et sont riches en sels minéraux et en
vitamines.

Utilisation des algues :


Les alginates sont extraits des algues brunes. Les plus importants sont : E400 Acide alginique E401
Alginate de sodium E402 Alginate de potassium de potassium On recense près de 300 applications des
alginates. Exemples :
- Agro-alimentaires : crème glacée fouettée pâtissière confiture (présence crème glacée,
fouettée, pâtissière, confiture, ... (présence d'alginates signalée sous les symboliques de
E401 à E404) Pharmaceutiques : capsule de comprimés pâtes dentifrices moulage dentaire
capsule de comprimés, pâtes dentifrices, moulage dentaire, ...
- Peintures : coloration des tissus grands teints, augmentation de la viscosité et du temps de
sédimentation
- Divers : enrobage des électrodes de soudure, moulage de statues…

Les algues brunes de la famille des laminariales peuvent très bien se consommer crues, les algues
rouges demandent souvent à être séchées au préalable.
Les algues alimentaires favorisent la défense de l'organisme et sont riches en sels minéraux et en
vitamines.

Le tableau présente une classification des différents composés présents dans les différentes
familles de macro-algues.

Algues rouges Algues brunes Algues vertes

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Chapitre 3 : La conchyliculture

La conchyliculture marine est liée au cycle biologique des mollusques. Les espèces élevées sont des
lamellibranches bivalves filtreurs.Dans le milieu naturel, la nourriture est fournie par les premiers
maillons de la chaîne alimentaire qui est le phytoplancton.
La plupart des mollusques sont comestibles, de nombreux présentent un intérêt commercial important,
parmi eux, quelques-uns se cultivent ou ont fait l’objet d’études pour leur reproduction.
Exemples :
La palourde japonaise (Ruditapesphilippinarum),
La palourde européenne (Ruditapesdecussata),
L’huître creuse (Crassostrea gigas)
L’huître plate (Ostreaedulis).
La moule Mytilusgalloprovinciali
La mouleafricainePernapernas
La coquille saint jaque

Écloseries de mollusques :
Dans les écloseries (suivant une méthodologie précise et des conditions contrôlées):
- la ponte est induite
- l’élevage larvaire est effectué
Dans la salle d'algues,différents types de phytoplancton sont cultivés pour nourrir les géniteurs, les
larves et le naissain afin d'obtenir une croissance optimale.

Le conditionnement des géniteurs:


La maturité sexuelle fait appel à la stabulation en milieu thermostable pendant certaines durées afin
de forcer la maturité des animaux.Les techniques de stabulation sont basées surle contrôle de
température (environ 18-20ºc) et le contrôle de l’alimentation (algues unicellulaires).
Il est important de connaître la biologie de l’animal, son métabolisme et sa pathologie pour éviter des
problèmes de mortalité ou maladies durant son conditionnement.
Les bivalves sont des filtreurs et leurs branchies retiennent et sélectionnent les particules alimentaires
en suspension. Ils contrôlent la quantité d’aliments grâce au contrôle de l’aspiration d’eau.
Les reproducteurs sont choisis selon des critères de taille, d’âge, de couleur, de forme et de provenance.

Récolte des larves à la sortie du bac de stabulation:


Le mécanisme de récolte est constitué de deux tamis, un de 200µ pour retenir les particules en
suspension et l’autre en dessous de 80µ pour retenir les larves. L’eau de mer est mélangée, avant
distribution, avec des algues unicellulaires sélectionnées en quantité et taille requises d’entre 3 et 30µ
de type diatomées.
Exemple: Isochrysisaffgalbana, Skeletonemacostatum, Pavlovalutheri, Chaetoceroscalcitrans.

Schéma d’un système de stabulation

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La ponte désigne l’émission de gamètes mâles et femelles lorsque les gonades ont atteint leur
développement maximum. En écloserie, une simple observation visuelle des gonades permet de
déterminer la période de ponte et une observation au microscope indiquera plus précisément le
moment de passage en pondoir.
La ponte se fait par chocs thermiques, il faudra pouvoir utiliser de l’eau de mer chauffée (26ºc) et de
l’eau froide (14 à 20 ºc). Les géniteurs sont donc soumis à des chocs thermiques par intervalle de 30
minutes pendant lesquels on passe de 14ºC à 26ºC.
Après la ponte, les géniteurs sont retirés ; le sperme est tamisé sur filtre de 40 et les œufs sur 100µ. Un
mélange est ensuite réalisédans le récipient contenant les œufs avec une quantité minimale de sperme
pour éviter la polyspermiece qui donnerai lieu à des divisions des œufs anormales.

Environ 10 heures après la fécondation apparaissent les premières larves mobiles trochopores. Pendant
ce stade qui peut durer de 24 à 48 h suivant les espèces, l’embryon va développer les différents
organes et la coquille pour donner la larve véligère ou larve D.
La croissance et transformations successives des larves donnent naissance aux larves œillées puis
larves pédiveligères dont une glande émettrice de byssus et des filaments branchiales primitifs.
La larve trochophore s’alimente de ses propres réserves alors que dès le stade veligère il faudra
distribuer du phytoplancton.
Après la métamorphose, la larve devient donc une petite huître : le naissain. C'est le naissain qui sera
mis en élevage.

Exemples :
1. L’huître creuse (Crassostrea gigas) dure 21 jours et sa taille finale avant fixation est de 275µ. Au stade
véligère, la larve atteint 180µ.

2. Les palourdes tardent 12 jours à se métamorphoser à une taille de 160µ. Les larves passent au stade
véligère en 24 à 48 h et à la taille de 100µ puis le stade larve umbo à 140.

3. La coquille Saint-jacques, son développement larvaire est proche de celui des palourdes mais durera de
30 à 35 jours avant fixation à une taille de 230µ. La larve atteint le stade véligère en 48 h à une taille de
120µ.

1. Huître 2. Palourde 3. Coquille saint Jaque

Stades larvaires des bivalves :

Larve trochophore LarveVéligère Larve D Naissain

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REGRAGUI Aziz -28- S4 : Module Aquaculture
3.1 L’ostréiculture :
L’ostréiculture est élevage des huîtres.

Exemples d’espèces sont cultivées :

Huître plate (Ostreaedulis)Huître creuse (Crassostrea gigas) (Diploïde et Triploïde)

3 étapes principales dans l’activité ostréicole :

1ère étape : Production de larves


2ème étape : Fixation des naissains sur un support.
3ème étape : Grossissement des huîtres durant 2 à 4 ans dans les parcs.

3.1.1 Cycle de développement de l'Huître

Cycle de développement de l'Huître


creuse (Crassostrea gigas)

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Captage

Fixation sur Naissain


collecteurs Exploitation des naissains

Adulte
Larve Cycle de l’huître

Exploitation de la taille
commerciale
Ponte

Cycle de développement de l'Huître


creuse (Crassostrea gigas)

3.1.2 Production de naissains

Micro-nurserie
Après la fixation, les larves deviennent des répliques en miniature des adultes. Elles ne sont plus
élevées dans des cuves mais dans des tamis où elles pousseront dans un milieu contrôlé (chauffage de
l’eau, apport de phytoplancton pour la nourriture, contrôle de la qualité de l'eau...), et ce, jusqu'à une
taille de 800 à 1000 µm (0,8 à 1 mm), taille à laquelle ces petites huîtres sont transférées à la nurserie,
où elles grandiront jusqu'à la taille marchande.
La nurserie
C’est le lieu d'élevage du naissain. Le naissain arrive à la taille de 800 à 1000 µm, et y reste jusqu'à la
taille commerciale, de 6 mm (le T6) à 10 mm (le T10). Le naissain est élevé dans des conditions
naturelles mais contrôlées (contrôle de la qualité de l'eau, apport de phytoplancton en tamis, ou en
poche). Afin de bien suivre la croissance des jeunes huîtres, il faut effectuer régulièrement un tri du
naissain. Une tamiseuse, permet d'obtenir des lots de naissains de même taille et parfaitement connue.

Le grossissement :
Les méthodes de l’ostréiculteur différent suivant le profil de l’estran:

- La méthode traditionnelle est celle du parc découvrant, le fond doit être assez ferme pour que l’huître
ne s’envase pas.
- L’élevage en eau profonde est pratiqué quand l’espace côtier manque sur le littoral. Les fonds
doivent être fermes également.

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REGRAGUI Aziz -30- S4 : Module Aquaculture
- L’élevage en poches sur tables est le plus courant et le mieux adapté aux côtes exposées à la houle et
courants.
- L’élevage sur cordes est particulier à la Méditerranée qui se caractérise par une faible amplitude des
marées.
- L’élevage sur corde en pleine mer, ou « long lines », est pratiqué dans de nombreux endroits sur
l’atlantique. L’investissement en matériel est important (bateau équipé…) mais de bons résultats sont
en général obtenus, l’huître reste en pleine eau et grossit vite dans des zones favorables.

3.1.3 Avantages des naissains d'écloserie :

1) Le captage naturel est très variable et dépend beaucoup des aléas climatiques, alors que le
naissain d'écloserie est produit en continu et sans influence climatique.

Pour l'ostréiculteur qui achète ce produit, c'est un moyen d'être indépendant face aux aléas climatiques
et c'est donc pour lui une disponibilité en naissain toute l'année et une sécurité d'approvisionnement, et
ceci dans toutes les tailles.
2) Le naissain est issu d'une huître sélectionnée pour une meilleure rentabilité.
3) Le naissain est parfaitement identifiable jusqu'à la taille adulte (traçabilité du produit).
4) De plus, le travail sur du naissain d'écloserie demande moins de main d'œuvre car il n'y a pas
de détrocage (les huîtres étant vendues en "une à une", avec un très faible pourcentage de collées).
5) Pour des espèces comme la palourde, pour laquelle il n'y a pas de techniques de captage, ou
pour l'huître plate, pour laquelle il y a très peu de sites de captage naturel, le naissain d'écloserie est la
solution idéale

Certains éleveurs font leur propre fixation suivant une méthode mise au point par l’écloserie:
C’est le télécaptage ou captage (fixation) contrôlée à distance.

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2.2.2. La mytiliculture : c’est l’élevage de la moule

La méthode traditionnelle de la Mytiliculture est celle du bouchot. Les bouchots sont des alignements
de 50 à 100 m de pieux en chêne avec l’écorce. Hauts de 4 à 6 m, ils sont enfoncés de la moitié.Les
bouchots de captage pour le naissain (ou « essaims » pour les moules) sont deux rangées de pieux
espacés d’environ 1,20 m sur 50 m. ils sont relies dans la largeur par des perches. Des cordes sont
tendues sur ces perches tous les 20 à 25 cm sur lesquelles viennent se fixer les larves de moules.

Pieu
x
Perche
s

Corde
s

Mytiliculture sur bouchot

Technique d’élevage sur corde

c) Autre technique : élevage sur filière


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REGRAGUI Aziz -32- S4 : Module Aquaculture
Le captage des naissains de moule :

La technique des "cordes de coco" permet de capter le naissain sur une zone qui s'y prête pour le
transporter ensuite sur les divers sites d'élevage.Les cordages en fibres de coco sont tendus entre des
pieux de bouchots ou bien sur des cadres accrochés sous les filières. Ce sont des cordages assez
pelucheux qui fixent bien les larves.Ils détériorent facilement. Une fois "captés", ils doivent donc être
associés à un support d'élevage plus résistant.Ce support est soit un bouchot, soit une suspension de
filière.
La deuxième technique pour mettre les moules en élevage consiste à les placer dans des boudins en
filet, appelés parfois "chaussettes".
Deux méthodes :
- confectionner un boudin de moules indépendant et le fixer ensuite au support (en parallèle ou en
spirale).
- confectionner un boudin en y incluant le support au milieu, le filet ceinturant les moules autour.

Confection des boudins

La mise en place des boudins indépendants : en parallèle ou en spirale autour de la suspension .

La durée du cycle d'élevage dépend de beaucoup de facteurs. Elle est très liée à la taille des moules
utilisées pour garnir la filière.

Donc, en mytiliculture, il faut :


1. Choisir l’espèce de moules ; Mytilus galloprovincialis ou Mytilus edulis…

2. Garnir la filière par captage naturel ou par boudinage.


a. Le captage naturel peut se pratiquer soit sur la suspension d'élevage soit, au préalable,
sur une corde de coco.
b. Le boudinage peut être "simple" (un boudin indépendant fixer à la suspension d’élevage)
ou à "l'espagnole" (boudin avec la suspension d'élevage aumilieu).

3. Une fois récoltées, les moules doivent traitées avec soin. (Pour éviter qu'elles bâillent trop vite,
certains conseillent de les"tromper" en bassin avant de les vendre.)

2.2.3. Vénériculture: c’est l’élevage de la palourde

Les palourdes sont élevées sur estran et dans le sol. Un sol sableux d’une granulométrie de 2mm est
recommandé et dans de nombreux cas, le substrat est même rajouté de façon périodique. C’est le cas
d’élevages situés dans les estuaires ou l’envasement des parcs est rapide.

Quelques conditions requises pour l’installation d’un parc à palourdes sont les suivantes :

Le site doit être facile d’accès pour permettre une mécanisation future, Les terrains sableux et
coquilliers faciliteront les moyens de locomotion à la basse mer.
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REGRAGUI Aziz -33- S4 : Module Aquaculture
Le milieu ouvert devra être protégé des fortes houles pouvant provoquer des mouvements du substrat.

Le site de semis doit être nivelé, nettoyé de ses pierres et hersé quelques jours avant le semis et le jour
antérieur pour rendre le sédiment moins compact, détruire les crabes verts et oxygéner le sol et ainsi
favoriser l’enfouissement des jeunes palourdes.

1 2

3
41

Préparation du sol et semis de palourdes

Le semis se réalise mécaniquement ou manuellement sur des bandes d’élevage de 1,2 à 1,5 m de large
sur 20 à 100 m de long et sous filet.

Il est laissé un passage de 30 cm entre chaque bande d’élevage.

Le filet, de maille de 6mm pourra être changé, retiré ou non au cours de l’élevage suivant le danger du
à la présence de prédateurs (crabes verts, bigorneaux perceurs, poissons…), ou son envasement.

Les filets sont nettoyés périodiquement.

Toutes ses opérations peuvent se faire de façon manuelle ou mécanique car pour de grosses
productions existent aujourd’hui des machines qui hersent, sèmes, tendent et enterrent les filets en
même temps.

Les densités de semis varient selon les sites et choix des éleveurs mais en général il est préconisé de
semer de 300 à 400 animaux /m2.

La pêche, elle aussi mécanisable, à lieu de 14 à 20 mois plus tard pour des animaux de semis de 8mm
de tamis. Les rendements varient de 3 à 12 kg/m2 dans le meilleur des cas.

TD Conchyliculture :
Culture de la coquille saint Jaque : Pecten maximus
- Cycle biologique
- Cycle de production
- Méthodes d’élevage : De l’écloserie au bassin de grossissement
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REGRAGUI Aziz -34- S4 : Module Aquaculture
CHAPITRA 4 : LA CREVETTICULTURE

La crevetticultureest l’élevage des crevettes jusqu’à la commercialisation. Elle nécessite maîtrise de


cycle biologique de la crevette, de l’œuf jusqu’à la taille marchande.
L'élevage des crevettes est passé d'une activité traditionnelle à petite échelle (en Asie) à une échelle
industrielle mondiale. Les technologiques d’élevage ont permis d'élever des crevettes avec des densités
toujours plus élevées à partir de géniteurs.
La grande partie des crevettes d'élevage appartiennent à de la famille des Penaeidae avec deux
espèces : Penaeusvannamei (crevette à pattes blanches) et Penaeusmonodon (crevette géante tigrée)

L’origine de l'élevage industriel remonte aux années 1930 au Japon, par la reproduction et l'élevage de
crevettes impériales (Penaeusjaponicus). Depuis les années 1960, une petite activité d'élevage de
crevettes est apparue au Japon.
L’élevage industriel des crevettes a commencé par les méthodes traditionnelles extensives en
étangs. Avec les progrès techniques les pratiques d’élevage sont devenues plus intensives afin
d’obtenir des rendements plus élevés. Des exploitations semi-intensives et intensives sont apparues,
dans lesquelles les crevettes étaient nourries à l’aide d’aliments industriels et les étangs gérés
activement.
Les premiers élevages de crevettes étaient effectués avec de jeunes crevettes sauvages, appelées post-
larves capturées dans le milieu naturel. Puis, pour garantir un approvisionnement régulier des élevages,
la production des crevettes à partir d'œufs était assurée en écloseries.

Cycle biologique de la crevette

Les crevettes se reproduisent dans un habitat marin. Les femelles pondent de 50 000 à 1M d’œufs, qui
éclosent au bout de 24 heures pour donner de petites larves nauplius (vitellus) qui se transforment par
métamorphose en zoés (algues) qui se transforme à son tour en mysis (algues et de zooplancton).
Après trois à quatre jours supplémentaires, elles se métamorphosent une dernière fois en post-larves,
jeunes crevettes ayant toutes les caractéristiques des adultes.
L’ensemble du processus prend environ douze jours depuis l’éclosion. Dans la nature, les post-larves
migrent alors dans les estuaires où elles grandissent. A la maturité, elles migrent vers la mer pour
mener une vie benthique.

Cycle biologique des crevettes du genre Penaeus

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Développement larvaire de la crevette et séquence alimentaire

Technique d’élevage

Le cycle d’élevage des crevettes se déroule dans des conditions contrôlées et accéléré par le contrôle
des paramètres de croissance. (Élevage sous serres dans les régions tempérées). Du fait qu’ils
nécessitent de l’eau salée, les élevages de crevettes sont installés sur les côtes ou à proximité. Des
élevages à l’intérieur des terres sont aussi possible à condition d’assurer une alimentation en eau salée.

Étapes d’élevage :

En écloseries : la production des nauplius ou même des post-larves, pour élevage ou


commercialisation. Dans les écloseries, les crevettes en croissance ont un régime à base d’algues et
plus tard de larves d’artémies, parfois complété d’aliments artificiels. Le régime des stades ultérieurs
comprend aussi des protéines animales fraîches ou lyophilisées. Les aliments et les antibiotiques sont
transmis aux larves par l’intermédiaire des artémies qu’elles consomment.

Dans les bacs de maturation de 5 à 15 m3, les géniteurs sont maintenus à 29°C.Les femelles matures
prêtes à pondre sont sélectionnées visuellement avant d’être mises dans les pondoirs. Les Bacs
pondoirs de 150 à 200 litres, 29°C constant, 1 femelle par bac pour une durée de 12 à 16 heures. Les
œufs fécondés éclosent environ 12 heures après la ponte. Les larves nauplius sont récoltées par
phototactisme puis mises en élevage.

En nurseries : élevages et acclimatation de crevettes où les post-larves aux conditions de


grossissement.

Les crevettes au stade post-larvaire sont élevées jusqu’au stade juvéniles pendant trois semaines
supplémentaires dans des étangs ou des bassins rectangulaires peu profonds dans lesquels l’eau est
renouvelée en permanence.
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Dans une nurserie moyenne, on compte 150 à 200 crustacés au mètre carré. Ils sont alimentés sur la
base d’un régime enrichi en protéines pendant environ trois semaines avant d’être transférés dans les
étangs de grossissement. Ils pèsent alors entre un et deux grammes. La salinité de l’eau est
graduellement ajustée sur celle des étangs de grossissement.

Le passage en nurserie n’est pas indispensable, mais il permet une meilleure utilisation des aliments et
améliore l’homogénéité en taille et contribue à une meilleure utilisation des installations.
L’inconvénient des nurseries est la mortalité d’une partie des post-larves de crevettes lors du transfert
dans les étangs de grossissement.

Certaines fermes d’élevage n’utilisent pas de nurserie mais transfèrent les post-larves directement dans
les étangs de grossissement après le passage dans un bassin d’acclimatation. En l’espace de quelques
jours, l’eau de ces bassins est progressivement changée pour correspondre à celle des étangs de
grossissement.

En bassins de grossissement : Dans la phase de grossissement, les crevettes sont conduites à maturité.
Les post-larves sont transférées dans des étangs où elles sont nourries jusqu’à atteindre une taille
commerciale, ce qui demande de trois à six mois. Les crevettes sont récoltées en les pêchant dans les
étangs à l’aide de filets ou par vidange des étangs. La taille des étangs et leur niveau d'équipement sont
variables. La majorité des élevages se fait à proximité de la mer, même si certaines espèces supportent
des eaux dessalées. La taille des bassins diminue avec le degré d’intensification:

- Semi-intensif = 5 hectares et plus = 10 à 20 crevettes/m2


- Intensif = 0,5 à 3 hectares => 100 crevettes/m2
- Hyper-intensif = <0,5 hectares => crevettes/m2. Ces bassins sont tous tapissés de liners avec
une forte aération et recyclage d’eau.

De puissantes stations de pompage envoient l’eau de mer dans des canaux de distribution qui
alimentent les bassins.

L'alimentation est basée sur la productivité naturelle des étangs par la croissance du phytoplancton et
divers organismes qui entrent dans l'alimentation des crevettes ou artificielle par fertilisation. Les
aliments artificiels sont spécialement formulés et sont sous forme de granulés de calibres variés et
adaptés à la taille des crevettes aux différents stades d'élevage.

La plupart des élevages assurent un ou deux élevages par an.

Ecloserie Nurserie Bassin de grossissement

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SPE (exempt de pathogènes spécifiques)
SPR (résistant à des pathogènes spécifiques)

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Chapitre 5 : La Pisciculture

La pisciculture est une activité aquacole qui désigne l'élevage des poissons en eaux douces, saumâtres
ou salées.
L'aquaculture en générale et la pisciculture en particulier est une activité qui nécessite la maîtrise du
cycle de vie de l’espèce pour pouvoir conduire l’élevage de l’œuf à la taille adulte. Le contrôle du
processus de croissance passe par la connaissance des exigences alimentaires et comportementales des
poissons.
Deux aspects important doivent être pris en considération dans l’élevage :
- Le respect de l'environnement car la pisciculture est productrice de déchet.
- La commercialisation du produit final pour la pérennité de l’élevage
Dans les techniques systèmes d’élevage, plusieurs méthodes sont utilisées suivant l’importance de la
culture ; vivrière ou industrielle.

Les systèmes d’élevage en pisciculture sont comme pour les autres élevages système extensif,
système semi-intensif et le système intensif.

L’élevage peut avoir comme objectif le repeuplement des zones côtières, des lacs ou des rivières par
la libération de juvéniles pour l'accroissement des pêcheries (Ranching)
La nourriture utilisée pour élever les poissons est complexe et adaptée à l’équilibre nutritionnel
correspondant aux régimes alimentaires naturel. La nourriture artificielle se trouve sous forme de
granulés.
Chez les poissons, la ration de nourriture indispensable à la croissancedépend de l’âge et la
taille. L'alimentation est étroitement liée, non seulement à la croissance des poissons mais aussi à sa
santé.

L’aquaculture extensive en eau douce : Les étangs sont entretenus de manière à y favoriser le
développement de la faune aquatique à un rendement supérieur à celui de l’écosystème naturel. La
densité est faible et l’alimentation des poissons est naturelle. Certains producteurs apportent un
complément de nourriture. Ces étangs jouent un rôle important et positif dans le paysage, la gestion de
l’eau et la biodiversité. Exemples : Carpe, d’autres espèces en polyculture (brochet, poisson-chat, etc.).
En pisciculture extensive, les apports d’intrants économiques et demain-d’œuvre sont généralement
faibles. La production naturelle desaliments joue un rôle très important, et la productivité du système
estrelativement basse. Un apport d’engrais peut accroître la fertilité et parconséquent la production de
poissons.

En pisciculture semi-intensive, les apports d’intrants sont moyens, etla production de poissons est
augmentée en utilisant des engrais et/oudes aliments supplémentaires. Cela implique davantage de
frais demain-d’œuvre et d’alimentation, mais normalement ces derniers sontlargement compensés par
l’accroissement des rendements.
La densité optimale d'empoissonnement d'un étang de pisciculture est la quantité de poisson placée
dans le milieu en début d'élevage qui permet d'obtenir en fin de cycle le meilleur résultat économique.
La détermination de la densité d'empoissonnement est certainement un des facteurs clé de la réussite
ou de l'échec d'un élevage.

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REGRAGUI Aziz -39- S4 : Module Aquaculture
L’aquaculture intensive en eau douce : Dans les systèmes intensifs, les poissons sont élevés dans des
bassins jusqu’à ce qu’ils atteignent la taille commerciale. Deux techniques existent : l’écoulement
continu (les bassins sont alimentés par l’eau de la rivière en amont et la lui restituent en aval) et la
recirculation (l’eau reste en circuit fermé et est recyclée afin de pouvoir "recirculer" dans les bassins).
Les systèmes en recirculation sont plus coûteux (énergie), mais permettent une meilleure maîtrise des
conditions d’élevage (température, oxygène) et de la qualité de l’eau. Exemples : Truite arc-en-ciel,
anguille, poisson-chat, esturgeon, tilapia, etc.

L’aquaculture extensive en eau saumâtre : Les animaux sont maintenus dans des lagunes
aménagées à cet effet (ex. : valliculture). L’introduction d’alevins d’écloserie et l’apport de
compléments de nourriture renforcent le caractère semi-extensif de cet élevage. Cette forme
d’aquaculture joue un rôle important dans la conservation des richesses naturelles côtières. Exemples :
Bar, anguille, sole commune, sole du Sénégal, dorade, mulet, esturgeon, crevettes et coquillages.

L’aquaculture d’espèces marines dans des installations à terre : L’élevage de poissons marins peut
se faire dans des bassins artificiels à terre, mais alimentés en eau de mer. La recirculation d’eau,
offrant un environnement clos et contrôlé, est nécessaire pour une production optimale dans les
écloseries et nourriceries d’espèces marines. Exemples – Turbot, sole commune, sole du Sénégal, bar
commun, dorade royale.

L’aquaculture marine en cage : Les poissons sont maintenus dans des cages ancrées sur le fond et
maintenues en surface par un cadre flottant en plastique. Cette forme d’élevage se pratique surtout
dans des zones abritées proches de la côte, mais des techniques plus sophistiquées (cages submersibles,
télésurveillance, nourrissage automatique, etc.) devraient permettre de s’en éloigner. Exemples –
Saumon de l’Atlantique, bar commun, dorade royale, maigre commun, etc.

Impact de la culture en cage :


Les cages sont des lieux où on introduits le granulé et d’autres éléments nutritifs.Lesdéchets
métaboliques sont libérés et l’oxygène est retiré de la colonne d’eau, directement par la respiration
despoissons et indirectement en raison de la décomposition de granulé et des déchets métaboliques
parles micro-organismes marins.

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REGRAGUI Aziz -40- S4 : Module Aquaculture
Ces changements peuvent se produire à proximité des cages et à quelque distance de celles-ci. Les
effets possibles de ces processus sur lesécosystèmes marins côtiers doivent être surveillés.
L’emplacement des cages de pisciculture et leur capacité maximale sont en fonction de sites
spécifiques mais ils doivent tenir compte de la qualité des écosystèmes marins.

La pisciculture en cages peut avoir des effets sur les organismes benthiqueset la composition des
sédiments autour des installations d’élevage, qui se manifesteront deplusieurs façons d’où la nécessité
d’une surveillance des propriétés biologiques etchimiques du benthos et des sédiments de surface dans
la zone entourant les cagesd’aquaculture.

Etape de production en écloserie marine :


Les écloseries pour la reproduction et l'élevage larvaire des poissons nécessitent une technologie de
traitement et de recyclage des eaux d'élevage en circuit fermé permettant de maîtriser pour toutes les
phases d'élevage les paramètres physico-chimiques des eaux. Cette technique est nécessaire pour
obtenir des résultats industriels au niveau de la reproduction de ces poissons. Il faut également
maitriser les protocoles de reproduction et d'élevage larvaire.

Chaque écloserie contient les unités suivantes :

L'unité de géniteurs, en circuit fermé, afin de contrôler les paramètres physico-chimiques et la


photopériode pour l'obtention de pontes décalées.Le traitement de l'eau se fait par des filtrations
mécanique, de stérilisation, et de traitements biologiques et thermiques permet de maîtriser l'éclosion
des œufs.

Fécondation et incubation des œufs en écloserie

L'unité larvaire : avec bacs d'élevage aux conditions hydrodynamiques très précises, généralement
cylindro-coniques. Mise en place des installations pour la production de microalgues, de rotifères, et
d'artémias.

L'unité de sevrage : dans laquelle les larves sont transférées dans des bassins plus grands et habituées
à une nourriture inerte. Elles sont ensuite acheminées à l'unité nurserie après quelques semaines.

L'unité nurserie : les alevins y sont transférés après les dernières métamorphoses. Ils seront grossisen
poissons de quelques grammes déjà commercialisables.

L'unité de pré-grossissement : dans des bassins de plus grand volume et dont l'objectif dépendra de
la nature et de la demande des sites. Chacun bassin est optimisé pour reproduire les meilleures
conditions hydrodynamiques.

L'unité de pompage et de traitement de l'eau : unité clé qui permet de contrôlerles paramètres
d'élevage, de maîtriser la qualité du produit et de limiter les consommations d'eau tout en concentrant
les rejets. Elle est fonction de la qualité de l'approvisionnement en eau. Les traitements se font par
filtration mécanique, par stérilisation et biofiltration. Un réseau hydraulique distribuera l'eau recyclée
dans les différentes unités d'élevage. Cette

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Exemples d’espèce d’élevage :

La Daurade
Famille des sparidés
Sparusaurata Larves de daurades
Taillemaximum70 cm pour un poids de l'ordre de 5 kg

La daurade est une espèce dont l'aquaculture intensive. L'élevage des larves de daurade est complexe
en raison de la petite taille des larves à l'éclosion, qui implique l'utilisation de rotifères comme
première proie vivante, avant les crustacés du genre Artémia (utilisésau stadelarvaire nauplius).

Modes d'élevage et cycle de production


La daurade est une espèce hermaphrodite successive protandre1. Les pontes naturelles sont facilement
obtenues en captivité. Une femelle peut pondre 1 million d'œufs par kg chaque année en plusieurs
pontes successives. Les oeufs d'environ 0,9 mm de diamètre donnent naissance à des larves minuscules
(moins de 3 mm) dont le poids n'excède pas quelques dixièmes de milligrammes.
La ponte chez la daurade peut se faire toute l'année en agissant sur la température d'élevage et la durée
du jour (lumière).

Le diagramme alimentaire des larves de daurade est celui utilisé pour les poissons marins.
- par des rotifères (0.15 à 0.25 mm), période la plus critique de l'élevage,
- par des larves de petits crustacés (Artemiaau stade nauplius de 0,4 à 0,5 mm),
- par de micro-granulés, lorsque leur poids est de l'ordre de 20 à 50 mg, soit après un peu plus d'un
mois d'élevage à 20°C.

Il faut un an et demi à deux ans, selon les conditions climatiques, pour produire des poissons de taille
de 300 à 500 g.
La dorade est une espèce résistante de haute valeur commerciale. Elle se caractérise par une
reproduction naturelle facile en captivité. Le prégrossissement et grossissement sont rapides. Seule la
phase d’élevage larvaire est délicate car les alevins peuvent montrer une malformations surtout au
niveau de l’opercules et les mâchoires.

Cycle de production de la daurade

1
mâle, puis femelle
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Le Bar ou le Loup
Famille des Moronidés
Dicentrarchuslabrax
Taille :maximum, 100 cm pour un poids de 10 Kg à 12 Kg
Le bar est également une espèce d’aquaculture intensive. Les technique d'élevage reposent sur les
étapes ont été suivantes :
- maîtrise de la reproduction artificielle permettant les croisements contrôléset amélioration génétique
de l'espèce.
- obtention des premières pontes en captivité et identification des besoins alimentaires de l’élevage
larvaire : aliment vivant puis granulés (sevrage2)
- l'alimentation des larves par les rotifèrespuis l’Artémia au stade nauplius puis des aliments de sevrage
et de grossissement adaptés à l'espèce

Modes d'élevage et cycle de production


Le bar est une espèce gonochorique3 ou les individus sont mâles ou femelles. Les femelles, qui ont une
meilleure croissance que les mâles, atteignent leur maturité sexuelle à trois ans et peuvent pondre
spontanément en captivité. En modifiant la température d'élevage et la durée du jour on peut obtenir
chez cette espèce des pontes décalées toute l'année. Chaque ponte est constituée de centaines de
milliers d'œufs d'un diamètre de 1,2 mm Les larves à l'éclosion sont aveugles et leur bouche n'est pas
encore ouverte.

Cycle de production et d'élevage

Œufs avec embryons de bar Larve de bar avecle sac vitellin


Pour assurer un développement normal des larves, le début de l'élevage se fait dans l'obscurité totale
sans alimentation. La lumière n'est utilisée que vers 10 jours, lorsque les vessies natatoires des larves
se gonflent d'air.
La larve de bar étant d'une taille suffisante, l'alimentation peut se faire directement sur Nauplius
d'Artemiaou, depuis peu, sur des micro-granulés .
Le grossissement se fait en bassins à terre ou en cages flottantes. La taillecommerciale est atteinte
après deux ans d'élevage à température ambiante mais la croissance peut être accélérée en réchauffant
l'eau des bassins d'élevage.

2
Transition alimentaire des proies vivantes aux granulés
3
Sexes séparés
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Le bar espèce très appréciée par le consommateur. C’est une espèce marine dont la totalité du cycle
peut être accomplie sans proies vivantes c’est-à-dire par de l’aliment artificiel. Mais il reste une espèce
à croissance lente, à faible rendement au filetage (40%).

Le turbot (Psetta maxima)


Le turbot mesure entre 40 et 50 cm.Il peut vivre plus de 20 ans. Poissonplat en forme de losange, le
turbot sedistingue par ses yeux situés sur le côté gauche et parsa peau pourvue de tubercules osseux
qui le rendentrude au toucher.
Le turbot imite la coloration et la granulométrie dusubstrat où il se trouve. On parle de mimétisme. Il
senourrit de poissons et de crustacés.
Sa maturité sexuelle a lieu au cours de la 3e annéepour les mâles et de la 4e ou 5e année pour
lesfemelles. Il se reproduit entre la fin de l’hiver et le moisde juillet selon les régions. Le turbot choisit
des fondsde graviers ou de pierres entre 10 et 80 m. Aprèsmétamorphose, le jeune turbot (âgé de 3 à 6
mois)rejoint une plage sableuse qui sera sa nourricerie.

Systèmes de production

Approvisionnement en juvéniles
Psetta maxima est une espèce gonochorique avec des sexes séparés. Les géniteurs sont maintenus dans
des bassins carrés en béton ou dans des bacs en ciment, avec des volumes variant de 20-40 m3 à des
densités de 3-6 kg/m3 et sont alimentés par des granulés humides. La ponte est faite par lacération. Les
femelles entreprennent le cycle d'ovulation durant une période approximative de 70-90 heures. Les
œufs sont pélagiques et de forme sphérique. Le diamètre des œufs varie entre 0,9 mm et 1,2mm. Le
développement embryonnaire dure 60-70 jours. Après éclosion, les larves de turbot sont de 2,7-3,1 mm
de long.

Production d'écloserie
La culture larvaire peut être semi-intensive ou intensive. Dans les systèmes semi-intensifs, les larves
sont cultivées à des faibles densités (2-5 larves/litre) dans un grand volume (50m3), alors que dans les
cultures intensives la densité larvaire est élevée (15-20/litre) et le volume du bac est 20-30 m3. Dans
les deux systèmes d'élevage la température est de 18-20ºC. Les larves qui viennent d'éclore se
nourrissent des réserves de leur sac vitellin, La bouche s'ouvre le 3ième jour. L'alimentation est alors,
basée sur des rotifères et les nauplius d'artémia. Les phytoplanctons sont rajoutés au milieu de culture.
Le sevrage se fait dans des bacs carrés de coins ronds avec une eau de mer pompée en flux ouvert.
Différents aliments artificiels sont utilisés pendant le stade de sevrage.
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Nurserie
Ces poissons sont pré-grossis dans des bacs carrés ou circulaires 18-20ºC avec un flux d'eau ouvert.
Les systèmes d'aération sont normalement utilisés pour maintenir l'oxygène de l'eau à saturation. Les
juvéniles sont alimentés avec du granulé sec, distribué manuellement ou automatiquement. Le poids
varie entre 5-10 g et 80-100 g durant la période de pré-grossissement (durée 4-6 mois).

Développement larvaire avec séquences alimentaires

Techniques de grossissement
Les turbots sont soit élevés dans des bacs à terre (la technique la plus courante pour cette espèce) soit
dans des cages à fond plat.

Bacs à terre
Des bacs carrés ou circulaires en ciment (25-100 m3) sont utilisés, avec de l'eau de mer pompée en
flux ouvert. Les systèmes d'oxygénation sont normalement utilisés pour maintenir l'oxygène de l'eau à
saturation. L'alimentation consiste en un granulé extrudé, distribué manuellement ou automatiquement.
Les éléments qui déterminent la productivité sont la température et la qualité des juvéniles. Les
températures optimales pour l'alimentation varient de 14-18ºC, alors que la gamme extrême de culture
de turbot est de 11-23ºC. Les facteurs limitants sont la pathologie, les technologies de culture et le
marché.

Cages
Ce sont des cages submergées à des niveaux variés, ou des cages flottantes, dans les deux cas à fonds
plats. Les cadres sont en métal, avec un fond en filet métallique. Les granulés extrudés sont
manuellement distribués. Les éléments qui déterminent le rendement sont disponibles, le site, la
température de l'eau, et la qualité des juvéniles.

Apport de nourriture
Les aliments commerciaux de turbot sont disponibles (900 EUR/tonnes). Le taux de conversion
alimentaire (TCA) courant est de 1,1-1,2:1.

Techniques de récolte
Les poissons sont récoltés manuellement et tués en les plaçant dans des récipients remplis de glace et
d'eau de mer et ils sont transportés aux unités de traitements.

Manipulation et traitement
Les poissons récoltés sont emballés dans des caisses en polystère, ouvertes avec une couche de glace et
un film en plastique. Le turbot est généralement commercialisé en entier et frais. Des filets de turbot
sont également pour satisfaire la demande d'autres marchés. La taille varie entre 0,7 kg et 2,0 kg.

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CHAPITRE 6 : IMPLANTATION DE PROJET AQUACOLE

1. Site d'implantation

Les principales techniques utilisées pour l’élevage de poissons sont :


- l’élevage intensif de poissons en cages marines, en lagunes ou en lacs et ensuite,
- l’élevage en installations terrestres dans des bassins avec ou sans recirculation.
Chaque technique possède ses avantages et ses inconvénients.
1.1. Évaluation des sites potentiels
Sélection d’un site pour l’élevage en cages nécessite de considérer: plusieurs paramètres :
- l’accessibilité au site,
- la bathymétrie du site et de ses alentours,
- la direction et la vitesse des courants,
- la hauteur des vagues,
- les conditions de température, d’oxygène et de salinité.
1.2. Etude climatique, hydrologique et géomorphologique
Les conditions idéales pour un élevage son la stabilité des caractéristiques physico-chimiques de l'eau,
correspondant aux besoins de l'espèce élevée. La stabilité de ces paramètres se rencontre au mieux au
large en pleine eau. Au contraire, la protection contre les intempéries se trouve dans les zones
protégées, où l'on se trouve confronté au danger des conséquences du confinement. Une autre voie de
protection est de se situer à terre et d'assurer l'approvisionnement en eau par écoulement gravitaire,
sans relevage en bénéficiant du marnage de la marée, ou, le plus souvent, après relevage.
En ce qui concerne les mollusques, on retrouve le même type d'option entre pleine mer et sites
protégés, avec moins de variétés dans les réalisations étant donné que les espèces de cette classe n'ont
pas besoin d'enceintes pour limiter leurs déplacements. Par ailleurs, les palourdes se distinguent des
huîtres et des moules car elles sont élevées le plus généralement dans le sol au contraire des deux
premières espèces qui sont élevées posées sur le sol, en élévation ou en pleine eau.
2. Etudes d'impact environnemental
L’Etude d’Impact sur l’Environnement (EIE) constitue un instrument de prévention dans le cadre
d’une politique de protection de l’environnement qui comprend généralement trois volets :
- la surveillance et le suivi de l’état de l’environnement ;
- la réparation des dégâts déjà causés par l’homme ;
- la prévention de futurs dégâts
L’objectif principal de l’EIE est de prévenir de nouvelles dégradations de
l’environnement liées aux activités humaines.
A. L’Etude d’Impact sur l’Environnement a été adoptée par de nombreux pays comme instrument
de protection de l’environnement.
B. Du point de vue légal, l’étude d’impact sur l’environnement est un document exigé en vue de
l’obtention de l’autorisation administrative d’un projet pouvant avoir des impacts négatifs sur
l’environnement.
C. Techniquement, l’Etude d’Impact sur l’Environnement est une étude approfondie qui permet de:
a. déterminer et mesurer à l’avance les effets sur l’environnement naturel et humain d’une
activité ou d’un aménagement qui en est encore au stade de projet ;
b. définir à l’avance les mesures éventuellement nécessaires pour supprimer, atténuer ou
compenser les effets négatifs du projet sur l’environnement.
D. L’Etude d’Impact sur l’Environnement permet de préserver l’intérêt général en évitant la
réalisation de projets polluants et/ou destructeurs des ressources naturelles, la procédure des EIE
permet à la collectivité :
a. d’économiser le coût exorbitant de la réparation des dommages causés à l’environnement
(ressources financières pour réparer des dégâts et non pour développer de l’activité
économique et sociale);
b. d’éviter les graves conséquences de dégâts irréversibles, constituant une perte définitive;
c. de préserver son cadre de vie.
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3. L’impact de l'aquaculture sur le milieu naturel et d’élevage
La réussite de l’aquaculture tout en préservant l’environnement, est tributaire d’un certain nombre de
paramètres notamment la domestication4, l’introduction d’espèces exogènes, capture des stocks
sauvages, ingrédients des aliments, matière organique dans les effluents, le transfert de pathogènes, les
produits thérapeutiques et les procédés antifouling5.

3.1. L’autocontamination
Pour la plupart des espèces, une eau de la meilleure qualité possible est indispensable car elle constitue
souvent l’essentiel pour l'impact environnemental, l'éleveur ne doit pas polluer pour ne pas contaminer
le site d’élevage.
Des calculs faits sur les rejets des fermes aquacoles peuvent permettre de relativiser les impacts là
où les courants de marée ou autres sont puissants, assurant la dilution de la nuisance. La diminution de
la charge en protéines de la rationalimentaire (augmentation des lipides) a permis de réduire
considérablement les impacts (excrétion d'azote et de phosphore), mais a conduit à des produits
d'élevage de plus en plus richesen graisses.
De plus en plus, on établit des relations entre la qualité de l'eau (dont l'appauvrissement en oxygène) et
la possibilité de pathologies infectieuses ; virosedes élevages de crevettes (maladie des " taches
blanches")

3.2. Les aménagements aquacoles


Les aménagements aquacoles peuvent déstabiliser des littoraux s'ils sont très étendus ; cas de la
crevetticulture.
Des destructions massives de la mangrove affectent sérieusement les recrutements pour les stocks
halieutiques.
Il faudra nécessairement un meilleur respect de l'écosystème littoral, qui, "malade", ne permettrait plus
de production en élevage.

3.3. Introduction d'espèces


Un autre problème important est l'introduction d'espèces et de la dissémination "sauvage" d'animaux
ou de plantes sur la planète. Ainsi, l'huître creuse est presque sur tout le globe aujourd'hui, la truite
arc-en-ciel également ; les tilapias africains et asiatiques sont en Amérique tropicale, le saumon de
l'Atlantique dans le Pacifique au Canada ou au Chili, la coquille Saint-Jacques française au Pérou et au
Maroc, les carpes chinoises en Europe de l'Ouest, etc.
En plus du danger parfois représenté pour les stocks sauvages locaux, fuite des animaux d’élevage.
Egalement, l’introduction de pathogènes, virus, bactéries ou parasites peut conduire à la destruction
des élevages

Figure 1 : Les risques environnementaux de l’aquaculture marine

4
Trois étapes pour la domestication : le choix d’espèces sauvage ; la maîtrise du cycle biologique ; l’amélioration génétique
de l’adaptation aux conditions d’élevage.
5
Agent d’imprégnation et de revêtement des filets afin d’en faciliter le nettoyage et le séchage
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REGRAGUI Aziz -47- S4 : Module Aquaculture
4. Aspect économique de l’aquaculture durable :

La durabilité de l'aquaculture se base sur les mesures de gestion et de rendement. Le secteur de


l'aquaculture réfère, de manière générale, à la science, à la gestion et aux opérations liées à la culture
ou à l'élevage de poissons, de mollusques ou de crustacés et de plantes aquatiques.Pour que
l’aquaculture durable, il faut que :

4.1. Les écosystèmes aquatiques sains et productifs


La Mise en valeur de la santé des écosystèmes dans le secteur aquacole nécessite la réduction au
minimum les interactions environnementales en s’appuyant sur des données scientifiques, et la
collaboration de l’industrie et le l’état pour garantir la protection du poisson et de son habitat au
moyen de mesures telles que :
- Le choix d'un site adéquat est important pour assurer la productivité des écosystèmes aquatiques pour
les espèces élevées et celles présentes dans ces zones. Il est un élément important de l'atténuation des
répercussions de la nourriture excédentaire sur l'écosystème. Le choix d'un emplacement stratégique
pour les fermes marines dans des secteurs où l'eau est plus profonde et les courants sont forts permettent
de minimiser les effets sur l’environnement.

4.2. Maintenir la santé et le bien-être des animaux


Les éleveurs doivent adopter des pratiques fondées sur des données scientifiques, visant à réduire le
stress, à maintenir un milieu aquatique sain, à réduire les risques de maladies et à prendre des mesures
pour éviter la propagation des maladies lorsqu'elles se déclarent.

4.3. Assurer des produits sains et sécuritaires


Il est donc essentiel de s'assurer que les produits de l'aquaculture sont sains et salubres. Les poissons et
fruits de mer contiennent des éléments nutritifs qui jouent un rôle bien établi dans la croissance et le
développement du consommateur. La traçabilité de la chaîne de valeur est un mécanisme qui assure la
surveillance et le maintien de la salubrité, de l'apport nutritionnel et des autres attributs des produits.

4.4. Utilisation efficace des ressources


Une utilisation efficace des ressources est nécessaire à l'exploitation aquacole dans un environnement
hautement concurrentiel dont la capacité d'atteindre l'efficacité opérationnelle contribue énormément
au succès économique, cette efficacité concerne:
- La gestion des aliments,
- La consommation de l'eau et de l'énergie,
- L’optimisation de la zone de production.
-
4.5. Encourager la responsabilité sociale
La réglementation garantit les la confiance des consommateurs et du public envers l'industrie de
l'aquaculture. Le secteur de l'aquaculture doit se comporter de manière à respecter la population locales,
et de créer des lieux de travail sécuritaires, et à démontrer que tous ces systèmes en place fonctionnent.

4.6. Assurer la viabilité économique et le succès de l'industrie


La durabilité du secteur de l'aquaculture est directement liée à sa viabilité économique et à sa capacité
de connaître une croissance économique, de la création d'emplois et du commerce national et
international. Ces objectifs peuvent s'appliquer aux nombreuses activités du secteur, y compris celles
liées aux écloseries, au grossissement, à la production de nourriture et aux activités de transformation,
ainsi qu'à la prestation de biens et de services.

La chaîne de valeur de l’aquaculture va des fabricants d’intrants, comme les producteurs d'aliments
pour poissons, jusqu’aux consommateurs qui achètent des produits de la mer et connexes

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REGRAGUI Aziz -48- S4 : Module Aquaculture
Figure 2 : Diagramme correspondent aux éléments de la chaîne de valeur : les
trois premières flèches axées sur les fabricants d’intrants, la production de l’aquaculture et
la transformation. Les deux dernières représentent les détaillants et les consommateurs.

5. Développement durable en aquaculture


Les opérations aquacoles varient en fonction des espèces élevées, de l'environnement (milieu marin,
eau douce) et des technologies de culture utilisées (sur terre, dans l'océan ou dans un lac). Les
principaux types d'installations piscicoles sont : les parcs en filet en eau douce et les systèmes basés à
terre; les fermes conchylicoles à culture à plat dans les zones intertidales; les parcs en filet sur filières
et les opérations de repeuplement en eau libre; et les zones de croissance des mollusques à culture à
plat dans les zones subtidales.

Figure 3 : Les éléments socio-économiques et les types d’échange pour la réussite de l’aquaculture et du
transfert technologique (Rosenthal &Boghen 1995)

Le système de monoculture intensive en mer ou à terre, en système ouvert ou recyclé, s’est


principalement développé dans la plus part des pays (truite, saumon, bar, dorade,…),.
Cela a entraîné des conflits dans l’occupation de l’espace et des problèmes de pollution des rivières et
des eaux littorales. Selon les espèces 1/4 à 1/3 de l’azote et 1/3 environ du phosphore, introduit dans le
système d’élevage sous la forme d’aliment composé, sont intégrés dans la chair du poisson et les 2/3 à
3/4 de l’azote restant enrichissent des eaux rejetées et sont renvoyés dans l’environnement, sous forme
principalement de :
- matière dissoute ; azote ammoniacal, urée,
- matière particulaire fèces, aliment non consommé.
Pour un développement durable dans les pays développés, l’aquaculture s’oriente aujourd’hui dans
deux directions :
- La réduction de l’intensification en développant, les concepts d’aquaculture biologique ou
d’aquaculture écologique,
- La recirculation de l’eau et le traitement des rejets des piscicultures intensives.

5.1. Systèmes intégrés en aquaculture:


Différentes techniques sont envisageables selon le système d’élevage, mais elles entraînent des coûts
supplémentaires inévitables, par l’installation de filtres mécaniques, décanteurs, marais artificiels ou
autres systèmes spécifiques. D’autres solutions marquent un retour vers le concept de la polyculture ou
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plus exactement de la co-culture; elles reposent sur le principe de chercher à transformer les "déchets"
en ressources. Il devient alors possible de couvrir les charges de traitement de l’eau par la vente de
produits aquacoles supplémentaires. Ces systèmes d’élevage sont appelés "systèmes intégrés" ou
parfois encore "systèmes multi-trophiques". Le concept du système intégré a été bien décrit qui
identifie cinq modules principaux, reliés par des flèches représentant les flux de nutriments azotés et
phosphorés.

Figure 4 : Concept du système intégré illustrant les flux de macronutriments (N et P), et identifiant les cinq modules
possibles d’une aquaculture intensive intégrée. Les lignes pointillées correspondent à des flux possibles dans le futur,
les lignes pleines aux flux des systèmes existants (source projet ZAFIRA et Schneider et al. 2005)

Exemple 1 : Les systèmes photosynthétiques en suspension


Les systèmes photosynthétiques en suspension est une forme particulière de système intégré,
développée en bassin artificiel ou étang. Elle concerne les systèmes d’élevage « eau verte ». Le
renouvellement d’eau est réduit au minimum, de façon à ce que la matière organique et les nutriments
rejetés par l’élevage soient digérés et assimilés par des bactéries et/ou par des organismes
photosynthétiques, en agitant et en aérant les eaux et les particules. Ces systèmes sont plus
particulièrement développés en eau douce pour le tilapia ou le poisson chat, et en eau de mer pour les
crevettes pénéidés.

Exemple 2 : Les systèmes intégrés multitrophiques (à plusieurs espèces)


Le système comprend un champ de culture agricole (fruits, légumes, plantes médicinales, etc.), un
étang à poissons et un élevage (canards, poulets, vaches..). Un aspect central du système est la
reproduction d’un cycle naturel de nutriments: les produits ou sous-produits du jardin sont utilisés pour
nourrir le bétail et la volaille; le fumier de vache, les excréments de canard et de poulet sont utilisés
pour fertiliser l’étang; et tous les deux ou trois ans, la vase de l’étang est extraite et épandue dans le
verger. Une rizière est parfois associée au système de rotation des nutriments, faisant de celui-ci un
véritable système de production couvrant l’ensemble de l’exploitation agricole

Figure 5 : élever des poissons dans un système avec un champ de culture agricole, un étang à poissons et
un élevage d’animaux de ferme

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REGRAGUI Aziz -50- S4 : Module Aquaculture
Les systèmes à plusieurs espèces occupant différentes niches, il peut être construit un système
d’élevage dans lequel les différentes cultures interagiront entre elles, et auront pour effet de diminuer
les rejets de carbone, azote, et phosphore d’une culture principale, via des espèces autotrophes (micro-
ou macroalgues) ou hétérotrophes (bactéries de l’eau et du sédiment). La chaîne trophique simplifiée
mise en place, conduira à une production extensive complémentaire d’animaux herbivores, détritivores,
ou carnivores, diversifiant la production aquacole de l’exploitation.

Figure 6 : élever des poissons, des invertébrés (comme des moules et des holothuries) et des macroalgues à proximité
l’un de l’autre au profit de chaque culture et de l’environnement.

Exemple 3 : Les systèmes d’aquaponie


L’aquaponie est une culture de poissons et de plantes ensemble dans un écosystème construit en circuit
fermé, en utilisant des cycles bactériens naturels pour transformer les déchets des poissons en
nutriments pour les plantes.
C’est une façon écologique et naturelle de produire de la nourriture riche en protéine qui réunit à la
fois les meilleures qualités de l’aquaculture et de l’hydroponie, sans avoir besoin de rejeter d’eau, de la
filtrer ou d’utiliser des fertilisants chimiques.
- Les Poissons sont nourris et produisent des déchets riches en ammoniac. Trop de déchets est
toxique pour eux, mais ils peuvent tolérer des concentrations élevées de nitrates,
- Les Bactéries qui sont naturellement élevées dans les bacs de culture et les bassins à poisson
décomposent ces déchets azotés riches en ammoniac, en nitrites, puis en nitrates,
- Les Plantes utilisent les nitrates comme un de leurs principaux nutriments. Ces nutriments sont
fertilisants pour elles. Par cette action, les plantes purifient l’eau des poissons et la filtrent.
- L’Eau du système est filtrée à travers le substrat de culture. Elle contient l’ensemble des
nutriments pour les plantes. Elle est réutilisée indéfiniment dans le système (moins
l’évaporation et la croissance des plantes).
L’idée consiste à boucler la boucle en instituant un écosystème équilibré : on réussit la symbiose entre
la culture de végétaux et l’élevage de poissons sans pratiquement de rejets nuisibles.
On nourrit les poissons, les excrétions des poissons via leur transformation par des bactéries naturelles
deviennent des nutriments que puisent les plantes, purifiant par là même l’eau des poissons.

Figure 7 : Les systèmes d’aquaponie


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6. Les activités aquacoles au Maroc

Les activités aquacoles sont aujourd’hui très modestes avec :


 Une ferme piscicole à M’Diq sur la côte méditerranéenne ; la production est de l’ordre de 250 tonnes
de loups par an. L’importation des alevins et des aliments soumis à des droits de douane élevés
constitue un grave handicap pour cette entreprise.
 8 exploitations ostréicoles à Oualidia produisant environ 50 tonnes d’huîtres par an.
 9 fermes ostréicoles à Dakhla réalisant une production moyenne de 200T d’huîtres annuellement. Le
nombre d’emplois directs dans ce secteur n’atteint pas la centaine.

L’organisation professionnelle des aquaculteurs est à l’échelle de la profession, c’est à dire très
modeste, mais le rattachement à la puissante Fédération de la pêche maritime et de l’aquaculture
(DPMA) est un atout très précieux, sans oublier que l’aquaculture est représentée au sein de quatre
Chambres des pêches maritimes, au niveau du Collège des activités littorales. Une coopération étroite
entre les professionnels et l’ANDA et avec les institutions officielles sera privilégiée.

Adresse aquaculture marine au Maroc


INRH : https://www.youtube.com/watch?v=bZKR6g04Sf4
AGENCE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE : https://www.anda.gov.ma/
AQUA M’DIQ (Elevage poissons) : http://www.aquamdiq.com/
NOUNE MAROC AQUACULTURE : http://nounemaroc.ma/
PARC A HUITRES OUALIDIA : http://huitre-maroc.blogspot.com/2014/12/le-parc-huitres-007.html
ECLOSERIE “AZURA AQUACULTURE” : https://www.youtube.com/watch?v=bZKR6g04Sf4

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ANNEXES

I- Les bases de biologie et d’océanographie

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II- Risques sanitaires liés aux coquillages
http://www.inrh.ma/fr/surveillance-sanitaire

Cas des coquillages issus des zones de production, c’est à dire les zones d’élevages et les gisements
classés.
Le contrôle administratif s’exerce sur deux niveaux :
- la zone d’élevage, par un contrôle de la qualité du milieu (eau marine) au travers d’un «biomarqueur»
que constitue le coquillage.
- Le coquillage avant commercialisation.

Classement des zones de production conchylicole :


Le contrôle sanitaire des mollusques bivalves se base sur une circulaire du Ministère de l’Agriculture
et de la Pêche Maritime n° 1508/12 du 15 Août 2012, fixe les conditions de commercialisation et de
mise sur le marché de ces produits de la pêche, conformément aux exigences sanitaires requises.
Ainsi, et conformément aux spécifications techniques définies dans la circulaire, un classement des
zones de production conchylicole des mollusques bivalves vivants (élevages et gisements naturels)
selon leur degré de salubrité, est prononcé par le Département des Pêches Maritimes, qui fait appel à
l'appui scientifique et technique de l'INRH en vue de la surveillance permanente des zones et du
contrôle de la qualité des mollusques bivalves dans le milieu marin.
Cette surveillance est menée par le biais d’un Réseau de Surveillance de la Salubrité du Littoral de
l’INRH (RSSL), ayant pour objectifs d’assurer la protection du milieu marin et la préservation de la
santé du consommateur des produits de la mer.

STRATEGIE DE SURVEILLANCE DE LA SALUBRITE DU LITTORAL


Les sites utilisés pour l'élevage ainsi que les bancs naturels de coquillages sont classés par ordre
décroissant de salubrité en 4 catégories A, B, C et D et ce selon l’estimation de la qualité
microbiologique et évaluation de la contamination chimique (circulaire 15.08.12 d’Aout 2012).
Après classement, les zones cibles font l’objet d’une surveillance sanitaire régulière, destinée à vérifier
la pérennité des caractéristiques ayant fondé leur classement et à dépister d’éventuels épisodes de
contamination.
Cette surveillance porte sur la mesure des paramètres microbiologiques, chimiques (métaux lourds) et
des biotoxines marines dans les mollusques bivalves, ainsi que le phytoplancton nuisible dans l’eau de
mer.

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Les mollusques bivalves vivants provenant d'une zone de production de classe A peuvent être mis sur
le marché, pour la consommation humaine directe.
Les mollusques bivalves vivants provenant d'une zone de production de la classe B ne peuvent être mis
sur le marché, pour la consommation humaine, qu'après que ceux-ci ont été traités dans un centre de
purification agréé ou après reparcage dans une zone autorisée.
Les mollusques bivalves vivants provenant d'une zone de production de classe C ne peuvent être mis
sur le marché, pour la consommation humaine, qu'après reparcage pendant une durée d'au moins deux
mois, dans une zone de reparcage autorisée.
Après leur purification ou leur reparcage, les mollusques bivalves vivants provenant de zones de
production de classe B ou C doivent satisfaire à toutes les normes sanitaires exigées dans la circulaire
15.08.12. Zones faisant objet de surveillance sanitaire par l’INRH

Dans le cadre de la surveillance des zones d’élevages et des gisements classés, une surveillance des
espèces phytoplanctoniques toxiques et des phycotoxines associées est exercée. La présence éventuelle
de ces toxines dans les coquillages à des seuils équivalents ou supérieurs aux normes, conduit les
services administratifs à prendre des interdictions de pêche et de commercialisation des coquillages
issus des zones, mesures appelées communément « fermetures temporaires de zones ».

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Cas des coquillages issus des zones de production, c’est à dire les zones d’élevages et les gisements
classés.

Le contrôle administratif s’exerce sur deux niveaux :


- la zone d’élevage, par un contrôle de la qualité du milieu (eau marine) au travers d’un
«biomarqueur » que constitue le coquillage.
- Le coquillage avant commercialisation.

Classement des zones de production conchylicole :

Afin de s'assurer de la qualité du produit, les zones de production conchylicole sont classées selon la
directive de la communauté européenne du 15/07/91 (91/492/CEE) relative aux règles régissant la
production et la mise sur le marché des mollusques bivalves vivants.

Historiquement, il a été universellement admis que les coquillages répondant au critère "moins de 230
E. Coli/100g de chair et de liquide intervalvaire" (ou < 300 Coliformes Fécaux CF/100 g), pouvaient
être mis directement sur le marché. La norme adoptée, aussi bien en Europe qu'aux USA, a amené les
Etats à classer zones de production selon quatre niveaux de salubrité associés à des usages
réglementés : la zone A, produits pouvant être expédiés directement pour la consommation humaine, la
zone B, impliquant une purification de la production avant consommation, la zone C où l’élevage est
interdit sauf dérogation pour l’élevage et/ou la pêche de juvéniles et la zone D où tous les usages sont
interdits.

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Dans le cadre de la surveillance des zones d’élevages et des gisements classés, une surveillance des
espèces phytoplanctoniques toxiques et des phycotoxines associées est exercée. La présence éventuelle
de ces toxines dans les coquillages à des seuils équivalents ou supérieurs aux normes, conduit les
services administratifs à prendre des interdictions de pêche et de commercialisation des coquillages
issus des zones, mesures appelées communément « fermetures temporaires de zones ».

La purification des coquillages


Dans le contexte réglementaire, seuls les coquillages en provenance des zones classées A peuvent être
commercialisés directement pour la consommation humaine. Les coquillages en provenance des zones
B nécessitent un traitement de purification. Pour l’origine C, c’est une opération de reparcage dans une
zone de qualité satisfaisante pour une durée minimum de 2 mois qui est réglementairement demandée,
opération complétée éventuellement par une purification.

L’opération de purification consiste à immerger des coquillages vivants dans des bassins alimentés en
eau de mer naturellement propre ou rendue propre par un traitement approprié, pendant le temps
nécessaire à l’élimination des contaminants microbiologiques pour les rendre aptes à la consommation
humaine immédiate.

Selon les systèmes, les temps de purification varient de deux à plusieurs jours. En France ( Maroc) le
principe retenu est celui des 48 heures, temps semble-t-il suffisant pour limiter le nombre de bactéries,
le but de la purification étant d'obtenir des produits conformes à la norme (< 230 E.coli/100 g).

Contexte sanitaire
La contamination des coquillages est liée à l'arrivée, dans les eaux côtières, de rejets domestiques ou
agricoles non suffisamment traités. Ces rejets sont souvent sporadiques et dus soit à de mauvais
fonctionnement des structures d'épuration (rupture de réseaux, panne de pompes de relevage, sous
capacité de traitement en été, by-pass d'eaux brutes..), soit à des actions non conformes à la
réglementation (épandage agricole sauvage…), soit enfin à des conditions météorologiques
exceptionnelles (pluies d'orage l'été, crues en hiver simultanée à une vive eaux…). Dans ces conditions,
différents polluants dont des microorganismes potentiellement pathogènes pour l'homme, peuvent être
déversés.

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Règles HACCP

"Le Guide des Bonnes Pratiques Hygiéniques pour la Purification et l'Expédition des coquillages
vivants", Février 2001).
Dans ce guide très complet, on retrouve les différentes phases de préparation des coquillages pour la
mise en marché. L'élaboration du guide est basée sur les principes de l'HACCP (Analyse des dangers
potentiels, points critiques pour leur maîtrise). Il rappelle les principales exigences de la
réglementation en matière d'hygiène et propose des mesures complémentaires permettant d'assurer la
salubrité des coquillages au moment de leur mise en marché.

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