Électrocinétique
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PCSI
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Circuit électrique
en régime stationnaire
Un système est en régime stationnaire quand les grandeurs physiques qui le décrivent sont
indépendantes du temps.
Fig. 1 A B C
D2 D3
D1 D6 D4
Remarque
L’orientation arbi- D5
F E D
traire de la branche I
BCDE est donnée Le circuit est constitué des dipôles D1, D2 , D3 , D4 , D5 et D6 reliés par des fils de jonction.
par la flèche. L’inten-
sité I est positive si les Par exemple dans la figure 1 :
porteurs de charge • B et E sont des nœuds du circuit.
positive se déplacent
dans le sens choisi • La maille ABEFA est constituée des dipôles D2 , D6 , D5 , et D1. Les contours fermés
arbitrairement. ABCDEFA et BCDEB sont les deux autres mailles du circuit.
• BCDE, EFAB et EB sont les branches du circuit.
4
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2 Courant électrique – Intensité – Loi des nœuds
2.1. Courant électrique
Le courant électrique est un déplacement de porteurs de charge (électrons, ions) dans un
conducteur.
Le sens conventionnel du courant est celui du déplacement des porteurs de charge posi-
tive. C’est donc aussi le sens opposé au déplacement des porteurs de charge négative.
I en ampère (A)
Après calcul, c’est le signe de la valeur de l’intensité I qui donne le sens réel du courant :
• I 0 signifie que les porteurs positifs se
Fig. 2
déplacent dans le sens choisi arbitrai- A I = –3 A B
rement ;
• I 0 signifie que les porteurs positifs se
déplacent dans le sens inverse du sens choisi. Ici, le sens réel du courant est de B vers A.
∑
le longd’une maille
ε k U k = 0.
U2 U3
U U
I I
O O
Conseil
U tension aux bornes d’un conducteur ohmique (V) I
Orienter de préfé- U = RI R
rence un conducteur R résistance d’un conducteur ohmique en ohm (Ω)
ohmique en conven- I intensité du courant qui traverse le conducteur (A) U = RI
tion récepteur et ap-
pliquer la loi U = RI.
Si le conducteur oh-
La caractéristique d’un conducteur ohmique est
mique est orienté en Fig. 7
convention généra- une droite. C’est un dipôle passif. U
7
1 – Circuit électrique en régime stationnaire
retenir l’essentiel
E E
I I
I0
I = I 0 quel que soit U
I0 I
O
U
Conseil
Pour la modélisation
de Thévenin, la flè-
che tension corres-
pondant à la f.é.m. • Représentation de Thévenin • Représentation de Norton
U
doit être orientée du
pôle – du générateur
r′
vers le pôle +.
1 gU I
Pour la modélisation I g = -----
r′
r
de Norton, la flèche
courant correspon-
dant au c.é.m. doit E rI
être orientée du I0
pôle – du générateur
vers le pôle +. U = E – rI U
I = I 0 – gU , soit I = I 0 – -----
r′
• Caractéristique • Caractéristique
U U
Remarque
Up P
Dipôle 1 Dipôle 2
en convention Up en convention
générateur récepteur
(1)
Ip I
O
9
1 – Circuit électrique en régime stationnaire
retenir l’essentiel
8 Voltmètre et ampèremètre
8.1. Mesure des tensions
La tension U aux bornes d’un dipôle D se mesure en plaçant
D
un voltmètre en parallèle.
Un voltmètre est idéal si son branchement ne modifie pas la U
Attention tension aux bornes du dipôle dont il mesure la tension. V
Les voltmètres et Un voltmètre idéal n’est traversé par aucun courant ; sa résis-
ampèremètres sont tance est infinie.
toujours considérés
comme idéaux dans
les exercices, sauf in- 8.2. Mesure des intensités
dication contraire.
On ne doit pas tenir L’intensité I qui traverse un dipôle D se mesure en plaçant I
compte de leur pré- D A
sence dans les cal- un ampèremètre en série avec le dipôle.
culs. Un ampèremètre est idéal si son introduction ne modifie
pas l’intensité du courant qui traverse le dipôle.
La tension aux bornes d’un ampèremètre idéal est nulle ; sa résistance est nulle.
10
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savoir résoudre les exercices
U (V)
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
0,05 0,1 0,15 0,2 I (A)
Caractéristique du générateur
On considère que la caractéristique est linéaire tant que l’intensité du courant est
résolution méthodique
1 On lit sur la courbe caractéristique du générateur (page suivante) les coordonnées du
point limite de linéarité :
( 0,10 A ; 4,0 V )
Le générateur peut donc être considéré comme linéaire tant que la tension U est supé-
rieure à 4,0 V.
a. En respectant les pôles du générateur, la modélisation linéaire de Thévenin donne :
U = E – U r = E – rI (1)
Caractéristique du générateur
r est l’opposé de la pente de la droite ; pour la calculer on considère les points (0 ; 0,9 V)
9–4
et (0,10 A ; 4,0 V). Il vient r = ------------ , soit :
0,1
r = 50 Ω
r
I + − I + −
U E Ur
Ir ′ r′
I + − I
+ −
U
I0
Faire attention aux sens d’orientation des f.é.m. et c.é.m. : les flèches correspondantes doivent
être dirigées du pôle négatif du générateur vers le pôle positif.
Les modélisations linéaires de Thévenin et de Norton des générateurs réels ne sont que des
approximations. Selon la précision recherchée dans la détermination des valeurs de fonctionne-
ment, ces approximations sont valables dans un domaine plus ou moins étendu.
Le tracé d’une caractéristique n’a de sens que si les grandeurs correspondantes, U et I, sont défi-
nies sur un schéma.
U (V)
10
R R lim = 40 Ω
U (V)
10
9
8
7
6
5
4
3
point de fonctionnement
2
1
0
0,05 0,1 0,13 0,15 0,2 I (A)
Caractéristique du générateur
en conclusion
• La flèche tension correspondant à la f.é.m. d’un générateur, ou la flèche courant
correspondant au c.é.m., doit être orientée du pôle négatif vers le pôle positif du
résolution méthodique
1 Pour U D 0,60 V, l’intensité qui traverse la diode est nulle. La diode est équiva-
lente à un interrupteur ouvert.
Pour I 0, on peut écrire la tension U D sous la forme
E ′ = 0,60 V et r′ = 10 Ω r ′ = 10 Ω
E ′ = 0,60 V
La diode est équivalente à l’association série d’un généra-
teur idéal de tension et d’un résistor (figure ci-contre). UD
Il faut faire attention à l’orientation du circuit et aux sens respectifs des flèches représentant la
force électromotrice E ′ et la tension U D .
3 Un courant traverse le circuit, la diode est donc passante ; la diode est modélisable
par l’association série du générateur idéal de tension E ′ et du résistor r′. Représentons
le circuit équivalent.
15
1 – Circuit électrique en régime stationnaire
savoir résoudre les exercices
Orientons le circuit (flèche indiquant le sens arbitraire choisi pour I ) et choisissons la
convention récepteur pour chacun des résistors.
Il faut systématiquement représenter sur les schémas électriques les sens d’orientation des bran-
ches (sens de l’intensité) et les sens choisis pour les flèches tension avant d’appliquer la loi des
mailles et la loi des nœuds.
Diode
E′ r ′I
r′
−rI r
UD
UG R RI
I
Générateur
En choisissant le sens de parcours indiqué sur la figure ci-dessus pour appliquer la loi des
mailles, il vient :
9,4
E – RI – r′I – E ′ – rI = 0 ⇒ E – E ′ = ( R + r + r ′ )I ⇒ I = ------- = 0,3133.
Les calculs intermédiaires doivent être conduits sans être arrondis. Ainsi le calcul précédent de la
tension doit-il être conduit avec la valeur fractionnaire de I.
4 Le modèle utilisé est valide tant que la diode est passante ; la valeur E min de la f.é.m.
est celle pour laquelle l’intensité s’annule. D’après la relation E – E ′ = ( R + r + r′ )I, il
vient immédiatement :
E min = E ′ et U Gmin = E min = 0,60 V
La valeur de l’intensité (ou de la tension) obtenue par l’utilisation d’un modèle de dipôle doit
appartenir au domaine des intensités (ou des tensions) dans lequel ce modèle est valide.
16
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
5 La diode est équivalente à un interrupteur ouvert quand elle est bloquante, ce qui est
le cas quand U G U Gmin = 0,60 V. Représentons le circuit équivalent (ci-dessous). Les
tensions aux bornes des résistors sont nulles ; il vient immédiatement :
Diode
−rI = 0 r
UD
UD = UG UG R RI = 0
I=0
Générateur
6 Calculons les valeurs extrêmes E min et E max de la tension E imposée par les condi-
tions aux limites de fonctionnement de la diode :
• U Gmin = U Dmin = – 3,0 V ;
• U Gmax = E ′ + ( R + r′ )I max , soit U Gmax = 3,1 V.
Quand la diode est bloquante U D = U G . Pour ce régime, la courbe U D = f ( U G ) est le
segment de pente unitaire compris entre les points (−3,0 V ; −3,0 V) et (0,60 V ; 0,60 V)
1
9 + 10U G
A.N. : U D = ----------------------- . 0,60 V
25
Pour ce régime, la courbe U D = f ( U G ) est
−3 −2 −1 0,60 V 3,1 V UG (V)
le segment de pente 0,40 compris entre les
points (0,60V ; 0,60 V) et (3,1 V ; 1,6 V). −1
en conclusion
• Il faut systématiquement représenter sur les schémas électriques les sens d’orienta-
tion des branches (sens de l’intensité) et les sens choisis pour les flèches tension avant
d’appliquer la loi des mailles et la loi des nœuds.
• La valeur de l’intensité (ou de la tension) obtenue par l’utilisation d’un modèle de
dipôle doit appartenir au domaine des intensités (ou des tensions) dans lequel ce
modèle est valide.
17
1 – Circuit électrique en régime stationnaire
retenir l’essentiel
Puissance en régime
stationnaire
• Conséquences
La puissance reçue par un dipôle en convention générateur est :
= – UI.
La puissance fournie par un dipôle est égale à l’opposée de la puissance reçue.
La somme des puissances fournies par les dipôles générateurs d’un circuit est égale
à la somme des puissances reçues par les dipôles récepteurs de ce circuit.
On peut aussi écrire : la somme des puissances reçues par les dipôles d’un circuit est nulle.
Fig. 1
Section d’aire S
longueur L
19
2 – Puissance en régime stationnaire
savoir résoudre les exercices
1 – Transfert de puissance
On considère un générateur de f.é.m. E = 10 V et de i
résistance interne r = 5,0 Ω alimentant un résistor de
résistance R = 5,0 Ω.
r
1 Déterminer la tension U aux bornes du résistor R
et l’intensité I du courant qui le traverse. R U
E
2 Calculer les puissances dissipées par effet Joule.
résolution méthodique
Ce choix des orientations est « naturel » car nous « devinons » qu’il conduira à des valeurs positives
de l’intensité I et de la tension U. Nous pourrions aussi en choisir d’autres, les résultats seraient les
mêmes.
R = 5,0 W
Le résistor r étant en convention récepteur, il reçoit la puissance :
r = U r I = rI 2 = 5,0 W
20
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
Vérifier que les dipôles sont en convention récepteur avant d’appliquer la relation reçu = UI ;
U et I sont orientés en sens opposés.
4 La puissance fournie par le générateur idéal (10 W) est entièrement dissipée par effet
Joule pour moitié dans le résistor r (5,0 W) et pour moitié dans le résistor R (5,0 W).
en conclusion
2 – Adaptation d’impédance
On considère un générateur de force électromotrice E
et de résistance interne r qui alimente un radiateur
électrique modélisable par un dipôle résistif de résis-
r
tance R. L’effet du passage du courant est thermique ;
c’est l’effet Joule. R U
21
2 – Puissance en régime stationnaire
savoir résoudre les exercices
résolution méthodique
2 (R = 0 ) = 0
La résistance r est négligeable devant R quand R est très grand, d’où :
RE 2 E 2
( R r ) ≈ ----------
- = ------ ≈ 0
R2 R
R est toujours positive, nulle pour R = 0 et R infini ; il existe donc (au moins) un maxi-
mum de la puissance.
Prendre l’habitude de confronter ses résultats à une analyse physique élémentaire. Une analyse
trop rapide, faite à partir de l’expression R = RI 2 conduirait à proposer que R est maximale
quand R est infini ! Ce serait oublier que I dépend également de R.
Point Maths. Une fonction f ( x ) de la variable est extrémale (minimale ou maximale) quand la
df
dérivée ------ par rapport à x est nulle.
dx
22
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
R étant une fonction de R, sa valeur est extrémale (minimale R
ou maximale) quand sa dérivée par rapport à R est nulle.
d ( r + R ) – 2R ( r + R )
----------R- = E 2 -----------------------------------------------
-
dR ( r + R )2
d R
----------- = 0 si r + R – 2R = 0 ⇒ R 0 = r
dR
Cette condition est appelée « adaptation d’impédance ».
R
Il n’existe qu’un extremum ; c’est un maximum.
d2f
Point Maths. Une fonction f ( x ) est maximale quand la dérivée seconde -------2- par rapport à x est
dx
négative au point où elle est extrémale.
d 2 R E2
Vérifions qu’il en est bien ainsi pour la puissance : ------------- = – ---------3 < 0.
dR 2 R0 8R
E2 E2 E2
4 R = R 0 I 2 = --------
- et r = rI 2 = R 0 I 2 = --------- ; donc : R = r = ---------
0 4R 0 4R 0 0 4R 0
E2
5 De façon générale le rendement η est le rapport entre ce que l’on récupère (ce qui
nous « intéresse ») et ce que l’on fournit (ce que l’on « dépense »). Ici, il s’agit de transfé-
rer de l’énergie électrique du générateur au radiateur. Le rendement s’écrit donc :
R 1
η = – ---------0 = --- = 50 %
E 2
R RI 2 RI R
η = – ------- = --------- = ------ = ------------ . Le rendement est une fonction décroissante de r ; il est
E EI E R+r
maximal quand r = 0 ! Le rendement est alors égal à 100 %.
On voit, et le résultat était attendu, que pour obtenir un bon rendement, on doit alimen-
ter un radiateur avec un générateur de faible résistance interne.
en conclusion
• En général, quand on cherche la valeur d’un paramètre pour laquelle une grandeur phy-
sique est extrémale, il faut calculer la dérivée de la grandeur par rapport au paramètre.
• Prendre l’habitude de confronter ses résultats à une analyse physique élémentaire.
23
2 – Puissance en régime stationnaire
retenir l’essentiel
Méthodes d’étude
d’un circuit électrique
en régime permanent
En complément de la loi des nœuds et de la loi mailles, l’étude d’un circuit électrique en
régime permanent se fait à l’aide « d’outils » dont le choix facilite la résolution de problèmes.
U = U1 + U2 + U3 U
Démonstration : U = U 1 + U 2 + U 3 = R 1 I + R 2 I + R 3 I = ( R 1 + R 2 + R 3 )I = R éq I.
L’intensité du courant étant la même en tout point de la branche, rien n’est modifié si l’on
permute les positions des résistors.
24
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
Fig. 2 I1 I2
R1 R2 • R 1 et R 2 ne sont pas en série ( I 1 ≠ I 2 ).
I3 • R 1 et R 3 ne sont pas en série ( I 1 ≠ I 3 ).
• Seuls R 2 et R 4 sont en série (le courant
E R3 R4 I 2 qui traverse R 2 est le même que celui
qui traverse R 4). On peut appliquer
R éq = R 2 + R 4 .
Démonstration :
Pour les associer, on les modélise en utilisant la représentation de Thévenin (fig. 5) :
25
3 – Méthodes d’étude d’un circuit électrique en régime permanent
retenir l’essentiel
E1 E2 E3
Attention
R1 R2 R3
Ne pas appliquer ces I
relations pour un cir-
cuit constitué de plu- E1 – E2 – E3
sieurs mailles. Il est Pour la figure 6, on obtient I = ---------------------------------------------------------------- .
r1 + r2 + r3 + R1 + R2 + R3
erroné d’écrire pour
la figure 2 que : Démonstration : On utilise la représentation de Thévenin pour les générateurs. Les lois
E
d’association série pour les générateurs et résistors conduisent au circuit équivalent de la
I 3 = ------------------ .
R1 + R3 figure 7 :
Fig. 7 Représentation d’un circuit équivalent
U r éq
E éq ; r éq
+ −
r éq
E éq = – E 1 + E 2 + E 3
I E éq I
⇔ R éq = R 1 + R 2 + R 3
r éq = r 1 + r 2 + r 3
R éq R éq
U R éq
26
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
Par exemple, en appliquant la loi des mailles dans le sens anti-horaire, on obtient :
U Réq + U réq + E éq = 0 E éq E1 – E2 – E3
⇒ I = – r-------------------- -.
- = ---------------------------------------------------------------
U réq = r éq I et U Réq = R éq I éq + R éq r1 + r2 + r3 + R1 + R2 + R3
2 Association en parallèle
Conseil Des dipôles sont en parallèle (ou en dérivation) quand tous les dipôles ont leurs deux bor-
Pour savoir si des di- nes en commun. Ils sont soumis à la même tension.
pôles sont en parallè-
le, toujours se poser la
question : sont-ils tous 2.1. Association de résistors en parallèle
soumis à la même
tension ? 2.1.1. Loi d’association
I2 G éq = G 1 + G 2 + G 3
I I
R2 ⇔ 1 1 1 1
G éq = --------- = ------- + ------- + -------
R éq R1 R2 R3
I3
R3
U U
U U U
Démonstration : I = I 1 + I 2 + I 3 = ------ + ------ + ------ = ( G 1 + G 2 + G 3 )U = G éq U.
R1 R2 R3
La tension U étant la même aux bornes de chaque résistor, rien n’est modifié si l’on per-
mute les positions des résistors
Fig. 9 U1 U2
• R 1 n’est pas en parallèle avec R 3 ( U 1 ≠ U 3 )
R1 R2 • R 3 n’est pas en parallèle avec R 4 ( U 3 ≠ U 4 )
• Seuls R 3 et l’ensemble ( R 2 + R 4 ) sont en
parallèle ( U 3 = U 2 + U 4 )
R3 U3 R4 U4
E 1 1 1
-------- = ------ + -----------------------
R éq R3 ( R2 + R4 )
27
3 – Méthodes d’étude d’un circuit électrique en régime permanent
retenir l’essentiel
2.1.2. Diviseur de courant
La figure 10 représente un diviseur de courant : deux résistors en parallèle sont soumis à
un courant d’intensité totale I. On cherche les intensités I 1 et I 2 parcourant chacun
d’entre eux.
I éq = ε 1 I 01 + ε 2 I 02 + … + ε k I 0k + … + ε N I 0N
1- = ---1 1 … 1
g éq = g 1 + g 2 + … + g N -----
r r
- + ---- +
r2
+ -----
rN
éq 1
I 02 ; r 02 I 0éq ; r éq
+ − − + I
⇔ I 0éq = I 01 – I 02 + I 03
I 03 ; r 03
− +
1- = ---
1 1 1
g éq = g 1 + g 2 + g 3 ----- - + ---- + ----
r éq r 1 r 2 r 3
28
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
Démonstration :
Pour les associer, on les modélise en utilisant la représentation de Norton (fig. 12) :
Fig. 12 Cas a) Cas b)
I1
r1
Conseil
Pour associer des gé-
nérateurs en parallè-
le, commencer par
I 01
modéliser tous les gé- I2 I éq
nérateurs en repré- r2 r éq
I I
sentation de Norton. ⇔
I 02 I 0éq
I3
r3
U
I 03
Démonstration :
U = r1 I1 = r2 I2 = r3 I3 U = r éq I éq
• Cas a) • Cas b)
I = I 1 + I 01 + I 2 – I 02 + I 3 + I 03 I = I éq + I 0éq
E = r I 0 r = --1- – gU E
I 0 = ----
g r
I
I = I 0 – gU
⇔
U = E – rI U
29
3 – Méthodes d’étude d’un circuit électrique en régime permanent
retenir l’essentiel
Démonstration :
E U
Figure 13 a) : U = E – rI ⇒ I = --- – ---- .
r r
Or figure 13 b) : I = I 0 – gU.
Par identification entre les deux expressions de I, on obtient :
E 1
I 0 = --- et g = --- .
r r
30
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
V1 – VN V2 – VN VL – VN
- + ------------------- + … + ------------------
et peut s’écrire sous la forme : ------------------ - = 0,
R1 R2 R2
ou G 1 ( V 1 – V N ) + G 2 ( V 2 – V N ) + … + G L ( V L – V N ) = 0 (3)
Remarque : la relation (3) est indépendante des sens d’orientation choisis pour les différentes
intensités.
Conseil La relation (3) conduit à l’expression du théorème de Millman :
Il est souvent très utile
pour simplifier les cal- V V V
culs, quand aucune -----1- + -----2- + … + -----L-
R1 R2 RL G1 V1 + G2 V2 + … + GL VL
masse n’apparaît sur VN = --------------------------------------------- ou V N = -----------------------------------------------------------------
-
un circuit, d’en choi- 1 1 … 1 G1 + G2 + … + GL
------ + ------ + + ------
sir une, placée de fa- R1 R2 RL
çon pertinente, en un
point donné du cir- Remarque :
cuit. Cela ne pose Si certaines branches arrivant en N contiennent des sources de courant, il suffit de tenir
aucun problème car compte de leurs c.é.m. dans l’expression de la loi des nœuds.
le potentiel est défini
à une constante près.
31
3 – Méthodes d’étude d’un circuit électrique en régime permanent
retenir l’essentiel
2e étape. Associer l’ensemble des générateurs et/ou résistors situés dans le « reste du
circuit » (lois d’associations série et/ou parallèle des générateurs et/ou résistors) afin de
se ramener à un circuit simple (par exemple un résistor ou un générateur en représen-
tation de Norton ou de Thévenin). On dit qu’on a « réduit le circuit ».
3e étape. Si le circuit simple obtenu est :
• un générateur en représentation de Norton, alors il suffit d’appliquer la relation du
diviseur de courant pour obtenir l’intensité I ;
• un résistor ou bien un générateur en représentation de Thévenin, alors on a un circuit
équivalent à une seule maille et il suffit d’appliquer la loi de Pouillet pour obtenir l’inten-
sité I.
Ayant I on peut alors facilement en déduire la tension U AB .
32
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
savoir résoudre les exercices
résolution méthodique
On choisit un sens arbitraire pour les différentes intensités circulant dans les trois bran-
ches, mais les choix retenus ici sont assez « naturels », c’est-à-dire que l’on s’attend, lors-
que E 0, à des valeurs positives pour I 1 , I 2 et I r .
• Méthode 1 : loi des nœuds en termes de potentiels
Aucune masse n’apparaît sur le schéma de l’énoncé, il faut en placer une en un point donné afin
Prendre l’habitude de vérifier, quand on a une expression sous la forme d’une fraction, que le
dénominateur ne contient pas de différences. En effet, dans ce cas, pour des valeurs particulières
de résistances, on pourrait aboutir à une valeur infinie, ce qui n’a pas de sens physique.
33
3 – Méthodes d’étude d’un circuit électrique en régime permanent
savoir résoudre les exercices
N N
R1 R1
R2 r E ⇔ Re1 E
M I1 M I1
E E ( r + R2 )
I 1 = ----------------------- ⇒ I 1 = -----------------------------------------
R 1 + R éq1 R 1 ( r + R 2 ) + rR 2
Quand on réduit un circuit, il faut toujours se poser la question : en associant tel ou tel dipôle,
quelle est l’information perdue ? En ai-je besoin ?
• Calcul de I 2
On isole donc la branche CM dans laquelle circule I 2 :
C C
R1
I2 I2
R2 r E ⇔ R2 r R1
R
E
----
1
M M
Figure 1 Figure 2
Quand un générateur est en parallèle avec un autre dipôle, il faut utiliser la représentation de
Norton.
34
Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
On associe les deux résistors en parallèle (fig. 3),
rR 1
soit R e2 = --------------- .
r + R1 C
I2
Il y a alors deux possibilités.
E
• Première possibilité : on applique la formule du divi- R2 Re 2 ----
R 1
seur de courant, ce qui conduit à :
E G2 E R e2 rR 1
I 2 = ------ -------------------- = ------ --------------------- avec R e2 = --------------
- M
R 1 G e2 + G 2 R 1 R e2 + R 2 r + R1
Figure 3
Er
I 2 = ------------------------------------------- .
rR 1 + R 2 R 1 + R 2 r
R 1 R e2 + R 2 r + R1
M
Er Figure 4
I 2 = -------------------------------------------
rR 1 + R 2 R 1 + R 2 r
ER 2
I r = I 1 – I 2 = -------------------------------------------
R2 r + R1 r + R2 R1
On pourrait penser à tort que le circuit est constitué de trois mailles en considérant aussi la
maille ( R 2 ; R 1 ; E ) mais cette dernière n’est pas indépendante des deux autres.
En revanche, au lieu de choisir les deux mailles ( R 2 ; r ) et ( r ; R 1 ; E ), on pourrait tout aussi
bien choisir ( R 2 ; r ) et ( R 2 ; R 1 ; E ) ou encore ( r ; R 1 ; E ) et ( R 2 ; R 1 ; E ), cela ne changerait
rien au résultat.
Méthode :
1re étape. La représentation de Thévenin est déjà utilisée pour le générateur ( E ; R 1 )
2e étape. Les sens arbitraires pour les intensités ont été choisis précédemment.
3e étape. Appliquer la loi des nœuds au point N, ce qui donne l’intensité du courant I r dans la
branche contenant r.
4e étape. Choisir un sens pour les flèches de tensions, un sens de parcours pour chacune des
deux mailles et appliquer la loi des mailles.
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3 – Méthodes d’étude d’un circuit électrique en régime permanent
savoir résoudre les exercices
UR2 = R2 I2 ; UR1 = R1 I1 ; Ur = r ( I1 – I2 )
U R1
N
R1
I1 – I2
U R2 (2) Ur
R2 r (1) E
I2 I1
Maille (1) : U R1 – E + U r = 0
R1 I1 + r ( I1 – I2 ) – E = 0 (1)
Maille (2) : U R2 – U r = 0
R2 I2 – r ( I1 – I2 ) = 0 (2)
rI 2 + E
(1) ⇒ I 1 = ------------------ .
Er
I 2 = ----------------------------------------
rR 1 +R 2 R 1 +R 2 r
E(r+R 2 )
I 1 = ----------------------------------------
R 2 R 1 +rR 1 +R 2 r
Et on en déduit :
ER 2
I = I – I = -------------------------------------------
r 1 2
R2 r + R1 r + R2 R1
en conclusion
• Vérifier, quand on a une expression sous la forme d’une fraction, que le dénominateur
ne contient pas de différences.
• Quand on réduit un circuit, il faut toujours se poser la question : en associant tel ou
tel dipôle, quelle est l’information perdue ? En ai-je besoin ?
• La loi des nœuds en terme de potentiel est bien adaptée ici pour trouver rapidement
l’ensemble des intensités recherchées.
• La réduction du circuit est une méthode lourde ici car on cherche I1 et I2. Toutefois
si l’on ne cherchait que l’une ou l’autre de ces valeurs, cette méthode nécessite moins
de calculs que l’utilisation directe des lois de Kirchoff.
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Électrocinétique PCSI, MPSI, PTSI - © Nathan, Classe prépa
2 – Étude d’un circuit comportant
un potentiomètre
Considérons un réseau constitué de 2 générateurs A
idéaux de f.é.m. E 1 et E 2 alimentant une même I
résistance r. Le circuit est fermé par l’intermé-
r
diaire d’un potentiomètre CD et muni d’un cur- E E2
1
résolution méthodique
On ne cherche que la valeur d’une seule intensité, la méthode de réduction du circuit est donc
bien adaptée. On pourrait aussi utiliser la loi des nœuds en terme de potentiel mais nous ne la
On isole tout d’abord la branche AB à travers laquelle circule l’intensité que l’on veut cal-
culer. Pour cela, on retrace le circuit en mettant clairement en évidence les associations
en parallèle et en série. On reconnaît en effet les associations suivantes :
• le générateur de f.é.m. E 1 et le résistor xR sont en série ;
• le générateur de f.é.m. E 2 et le résistor ( 1 – x )R sont en série ;
• les générateurs de Thévenin ( E 1 ; xR ) et ( E 2 ; ( 1 – x )R ) sont en parallèle.
E A G
E1 r E2
C D
xR I ( 1 – x )R
F B H
37
3 – Méthodes d’étude d’un circuit électrique en régime permanent
savoir résoudre les exercices
Pour mieux séparer la branche AB du reste du circuit, on permute les positions des bran-
ches AB et GH, cela facilite le travail de réduction à un générateur équivalent du réseau
alimentant AB.
E G A
E1 E2 r
C D
xR ( 1 – x )R I
F H B
On peut positionner les trois branches en parallèle EF, AB et GH dans n’importe quel ordre car
cela ne modifie pas les propriétés du circuit. En effet, les points E, A et G sont tous les trois au
même potentiel, de même que F, B et H. Il est souvent utile de le faire.
et de résistance interne :
( xR ) ( 1 – x )R
R éq = ---------------------------------- = x ( 1 – x )R.
xR + ( 1 – x )R
On reconnaît un diviseur de courant, d’où :
I 0éq R éq E 1 ( 1 – x ) – xE 2
I = ----------------- ⇒ I = -------------------------------------
-
R éq + r Rx ( 1 – x ) + r
en conclusion
• Représenter différemment un schéma électrique pour faciliter les associations de
dipôles.
(1) Quand un générateur est en série avec un autre dipôle, il faut utiliser la représen-
tation de Thévenin du générateur pour les associer.
(2) Quand un générateur est en parallèle avec un autre dipôle, il faut utiliser la
représentation de Norton du générateur pour les associer.
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