07 Id-Thermo Poly-Prof
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Enthalpie libre
BLAISE PASCAL
Identités thermodynamiques
PT 2023-2024
Plan du cours
I Enthalpie libre 2
I.A Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
I.B Évolutions spontanées : G minimale à l’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.C Travail maximal récupérable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.D Généralisation : potentiels thermodynamiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II Identités thermodynamiques pour un système de composition constante 4
II.A Démonstrations et énoncés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.B Application importante : expression des fonctions d’état . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II.C Une autre interprétation de la température et de la pression. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
III Identités thermodynamiques pour un système de composition variable, potentiel chimique 6
III.A Énoncés, définition du potentiel chimique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
III.B Activité chimique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
III.C Conséquences pour les changements d’état . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Au programme
Extrait du programme officiel : partie 1 « Thermodynamique et mécanique des fluides », bloc 2 « Expression diffé-
rentielle des principes de la thermodynamique ».
Dans le but d’unifier la présentation en physique et en chimie, les identités thermodynamiques sont introduites
dans le cas d’un système de composition variable. Toute étude générale de la notion de potentiel thermodynamique
est strictement hors-programme. Pour une grandeur extensive A, on note a la grandeur massique et Am la grandeur
molaire associée.
se limite aux cas d’une espèce chimique pure, d’une espèce en solution aqueuse très diluée et d’une espèce en mélange
de gaz parfaits avec référence à l’état standard.
L’objectif de ce chapitre est d’avancer dans le formalisme de la thermodynamique en introduisant d’abord une
nouvelle fonction d’état, l’enthalpie libre, qui va permettre une reformulation du second principe plus efficace sur le
plan de la mise en œuvre calculatoire. Introduire l’outil essentiel des identités thermodynamiques fera l’objet de la
deuxième partie.
I - Enthalpie libre
I.A - Définition
On appelle enthalpie libre la fonction d’état
G = H − T S.
Considérons une transformation isobare isotherme et exprimons la différentielle de l’enthalpie libre à partir des
principes de la thermodynamique.
dG = dH − T dS
δQ
= δWi + δQ − T + δSc
T
= δWi − T δSc .
⇝ l’enthalpie libre fournit un critère précis (autre que l’intuition !) permettant de déterminer les variables d’état
à l’équilibre.
Exemple : Imaginons connaître l’enthalpie libre d’un système dans lequel a lieu une transformation
chimique isobare isotherme en fonction de l’avancement ξ de la transformation.
G
∆G = −W ′ − T Sc soit W ′ = −∆G − T Sc
Puisque W ′ > 0 par hypothèse, et que Sc > 0 d’après le second principe, on a forcément ∆G < 0. On peut alors
écrire
W ′ = |∆G| − T Sc ≤ |∆G| .
Wi ≤ |∆G|
⇝ plus la transformation est irréversible, moins il est possible d’en extraire du travail.
Que se passe-t-il au cours d’une transformation irréversible entre les mêmes états, lorsque la borne maximale n’est
pas atteinte ?
Les variations des fonctions d’état sont les mêmes, donc le premier principe impose que toute l’énergie qui n’a
pas été cédée sous forme de travail l’ait été sous forme de transfert thermique.
Les variations des fonctions d’état sont les mêmes, donc le premier principe impose que toute l’énergie qui n’a pas
été cédée sous forme de travail l’ait été sous forme de transfert thermique.
Les variations des fonctions d’état sont les mêmes, donc le premier principe impose que toute l’énergie qui n’a pas
été cédée sous forme de travail l’ait été sous forme de transfert thermique.
toto Espace 2
Exemple culturel : pour une transformation monotherme isochore au contact d’un thermostat à
température Text , le potentiel thermodynamique est appelé exergie ou énergie libre, donné par
F ⋆ = U − Text S .
... mais l’étude générale des potentiels thermodynamiques est hors programme en PT.
toto Espace 4
Application 2 : Variation d’entropie d’un gaz parfait lors d’une compression isotherme
M
Considérons un gaz parfait subissant une compression isotherme au cours de laquelle sa pression passe de P1 à P2 .
Exprimer sa variation d’entropie ∆S.
V dP
dH = T dS + V dP = Cp dT = 0 d’où dS = − dP = −nR
↑ ↑ T P
IT Joule
V dP
dH = T dS + V dP = Cp dT = 0 d’où dS = − dP = −nR
↑ ↑ T P
IT Joule
V dP
dH = T dS + V dP = Cp dT = 0 d’où dS = − dP = −nR
↑ ↑ T P
IT Joule
toto Espace 5
⇝ connaître l’expression de df en fonction de dx et dy permet d’identifier les expressions des dérivées partielles.
∂U ∂H ∂G
µi = = =
∂ni S,V,nj̸=i ∂ni S,P,nj̸=i ∂ni T,P,nj̸=i
En pratique, il est impossible de travailler à entropie constante donc seule la définition à partir de l’enthalpie libre
a un intérêt. On admet alors le résultat suivant, ni intuitif, ni simple à démontrer :
L’enthalpie libre d’un système fermé est reliée aux potentiels chimiques par
X
G(T, P, {nj }) = ni µi .
i
La différence tient au caractère extensif des variables fixées dans les dérivées partielles définissant µi .
pi
▷ Gaz parfait pur ou en mélange : ai = p◦
➽ Pour approfondir : Les expressions des activités peuvent se démontrer à l’aide des identités thermodynamiques.
La pression et la quantité de matière étant deux variables indépendantes, le théorème de Schwartz permet de permuter
l’ordre de dérivation. Ainsi, en dérivant par rapport à la pression à température et composition fixées,
!
∂µi ∂ ∂G ∂ ∂G ∂V ∂
X
= = = = nk Vm,k = Vm,i
∂P T,nj̸=i ∂P ∂ni ↑ ∂ni ∂P ↑ ∂ni ∂ni
Schwartz IT k
On voit apparaître le volume molaire, que l’on peut ensuite exprimer en fonction de la nature du système avant d’intégrer.
Par exemple, pour un gaz parfait pur, Vm = RT /P , et en intégrant par rapport à la pression à température fixée,
ˆ ˆ
µ(P,T ) P
dP P
dµ = RT soit µ(P, T ) = µ(p◦ ) + RT ln ,
µ(p◦ ,T ) p◦ P p◦
▷ si µV = µL : alors le chgt d’état peut avoir lieu dans les deux sens tout en restant à l’équilibre
alors le chgt d’état peut avoir lieu dans les deux sens tout en restant à l’équilibre
toto Espace 10
La phase de potentiel chimique le plus élevé d’un système diphasé est consommée jusqu’à disparaître.
R
Le système reste diphasé si et seulement si les deux phases ont même potentiel chimique.
➽ Pour approfondir : C’est ainsi que s’explique le phénomène d’évaporation, à première vue contradictoire avec ce que
l’on vous a toujours dit des changements d’état, car il s’agit d’un passage de l’état liquide à l’état de vapeur sous pression
atmosphérique alors que la température est inférieure à 100 °C. Le secret vient de la présence de l’air : la vapeur d’eau
n’est pas un corps pur. Pour qu’elle soit en équilibre diphasé, il faudrait que le potentiel chimique de l’eau liquide µ◦L (T )
soit égal au potentiel chimique de la vapeur d’eau dans l’air,
pH2 O xH O Patm
µV (T, xH2 O ) = µ◦V (T ) + RT ln ◦
= µ◦V (T ) + RT ln 2 ◦ = µ◦V (T ) + RT ln xH2 O
p p
Lorsque la fraction molaire d’eau contenue l’air xH2 O est suffisamment faible,
ce qui implique que de l’eau liquide passe en phase vapeur ... même si T ̸= 100 °C. Lorsque l’égalité est atteinte, on dit
que l’air est saturé en humidité : il y a alors de la rosée, voire du brouillard. ■
Conclusion : .
L’enthalpie et l’entropie de changement d’état sont reliées par
R! ∆vap h(P )
∆vap s(P ) =
Tsat (P )
⇝ dans la pratique, les entropies de changement d’état ne sont jamais données mais se déduisent des enthalpies.