Cours de Route 1 2023-2024-1
Cours de Route 1 2023-2024-1
ROUTE I
PLAN DE COURS
ANNÉE ACADEMIQUE : 2022 - 2023
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IDENTIFICATION DU COURS
Université U.N.S.T.I.M Année académique 2023 - 2024
Domaine Sciences et Technologies Industrielles
Etablissement E.N.S.E.T de Lokossa
Mention Sciences pour le Technicien
Option Génie-Civil
Grade Licence
Cours Route 1
DETAILS DU COURS
Année d’étude GC2
Nombres d’heures
Nombre de crédits
Période, Jour et heure
Local
Noms et grade de AGBELELE Koffi Judicaël, Enseignant Chercheur à l’Ecole Normale
l’Enseignant Supérieure de l’enseignement technique (ENSET-Lokossa)
responsable
OBJECTIFS ET AUTRES
Objectifs Ce cours vise à identifier et de définir les différents paramètres à
généraux prendre en compte dans le dimensionnement d’une route. Réaliser un
projet routier face aux multiples problèmes théoriques et pratiques
L’étudiant à la fin du cours doit pouvoir :
Identifier les différents types de routes et leurs
caractéristiques
Objectifs
Faire une étude de la circulation
spécifiques
Connaitre les caractéristiques géométriques d’une route
Étudier les cubatures et mouvements de terre liés aux
routes
Contenu a) Généralités
b) Etude de la circulation
c) Niveaux d’aménagement et caractéristiques géométriques
d) Géométrie des chaussées : Raccordements Clothoïdiques
e) Cubatures et mouvement des terres
Méthodes Cours magistral
d’enseignement/ Travaux de groupes
d’apprentissage Travaux pratiques
Travaux personnels
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COURS DE ROUTE I
Les infrastructures routières sont très importantes dans le développement d’une nation
car elles garantissent la liberté de déplacement des personnes et des biens et assurent le
fonctionnement de l’économie de toute nation.
Il est alors impérieux de bien former de véritables techniciens afin qu’ils aient un certain
nombre de compétences techniques et organisationnelles pour construire correctement
ces infrastructures suivant les règles de l’art.
Objectif général :
Ce cours vise à identifier et de définir les différents paramètres à prendre en compte dans le
dimensionnement d’une route. Réaliser un projet routier face aux multiples problèmes
théoriques et pratiques
Contenu :
1. Généralités
2. Etude de la circulation
3. Niveaux d’aménagement et caractéristiques géométriques
4. Géométrie des chaussées : Raccordements Clothoïdiques
5. Cubatures et mouvement des terres
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CHAPITRE I : Terminologie routière
4
ième
o En Angleterre, au début du 19 siècle, on a construit des routes sur une base de
grosses pierres recouvertes de pierres brisées. Puis on a éliminé les grosses pierres pour
n’utiliser que des pierres brisées (Macadam).
o Aux Etats - Unis, au milieu du 19ième siècle, l’expansion vers l’ouest a nécessité
la construction de routes en terre pour le transport du bétail.
La route est une infrastructure de communication terrestre construire pour la circulation ses
personnes et tous ses usagers dans les meilleures conditions de sécurités et de confort
possible. Elle est donc un espace aménager pour la libre circulation des personnes et des
biens.
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Photo 1: route
Ce faisant, cette infrastructure est perçue et conçue pour promouvoir l’économie et servir
de vecteur de développement ou tout au moins d’outil collectif autour duquel des actions
de développement peuvent être menées. C’est pourquoi dans chaque pays, nous avons toute
une gamme de route organisées en réseaux puis classées selon leur niveau d’aménagement,
leur capacité et leur volume de service.
On distingue généralement dans les Pays d'Afrique les types de routes suivants :
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Photo 2: Piste rudimentaire ou piste piétonne que des véhicules ( éventuellement tout-
terrain) peuvent y circuler
La piste améliorée
Elle est encore appelée piste de desserte sur laquelle on a aménagé lespassages les plus
difficiles (réalisation de petits ouvrages, exhaussement de la route en terrain marécageux,
renforcement de la chaussée par apport partiel de matériaux ayant meilleure tenue). Cette
piste améliorée peut n'être que l'évolution d'une piste rudimentaire, mais peut aussi être
l'embryon d'une route définitive à condition que le tracé géométrique ait été correctement
étudié.
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Photo 3: piste améliorée
La route en terre
Elle peut être en gravier (graveleux) pour laquelle la chaussée est constituée en
général par un matériau d'apport sélectionné ou amélioré. Ce type de route peut comporter
différents stades d'aménagements, depuis celui de piste améliorée ayant une chaussée en
sol sélectionné de bout en bout, jusqu'à celui d'une route présentant des caractéristiques
larges, des ouvrages définitifs, une chaussée de qualité, convenablement drainée, une
couche de surface régulièrement entretenue. Une telle route permet déjà le passage
d'un trafic important et une vitesse de base élevée.
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superficiel hydrocarboné mono ou mieux bi- couche, ou bien axe-lourd avec corps de
chaussée multicouche en matériaux de qualité croissante, avec revêtement épais en
enrobés denses ou même en béton de ciment. Il est bien entendu qu'au préalable la route
doit être entièrement aménagée, les chaussées avec revêtement coûtant généralement très
cher et ne souffrant pas une infrastructure médiocre.
En fait, les types de routes sont très nombreux, et toute classification est une
simplification un peu arbitraire. Elle est cependant nécessaire pour fixer les idées. Le choix
du type de la route dépend de l'importance, de la nature et de la composition du trafic,
mais aussi du terrain, du relief et du climat.
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Les autres critères de classification peuvent être :
La vitesse de base :
Autoroute : C’est une route à plusieurs voies, sans croisement, réservée aux
automobilistes, dont les accès sont pleinement contrôlés. Les deux sens de roulement sont
matériellement séparés par un terre-plein central. S’il aura des croisements, ils doivent êtres
tous étagés.
Photo 6: Autoroutes
Route e x p r e s s : Elle est une route dont les accès sont complètement partiellement
contrôlés, réservée aux automobiles. Les croissements peuvent au même niveau. Le
terre-plein peut être remplacé par un îlot avec ou sans murs écrans.
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Photo 7: Route express
Route lente : C’est une route qui n’est ni autoroute, ni route express. Encore appelée
Rue, elle favorise la circulation entre les quartiers et très souvent cette circulation est
possible dans les deux sens.
La domanialité :
La rue : est un espace de circulation qui dessert habituellement des logements
et/ou d'autres structures fonctionnelles dans une agglomération. Elle met en relation et
structure les différents quartiers de cette dernière, s'inscrivant de ce fait dans un réseau de
voies à son échelle. Au niveau local, c'est aussi un espace public, lieu de rencontres et
d'échange (notamment par les commerces) où s'exerce et se construit la sociabilité des
individus et des groupes sociaux. Enfin, par le biais de la manifestation, la rue peut
devenir un lieu de contestation. C'est donc potentiellement un espace politique,
particulièrement dans les quartiers centraux.
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Photo 8: Rue
Route régionale :
La desserte : RN, RNIE, RL ;
Le niveau de service.
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* Niveau B : il représente une circulation très stable, bien que l'automobiliste
commence à ressentir l'interférence des autres véhicules. La vitesse d'opération est
légèrement diminuée. Ce niveau s'utilise pour la planification des routes en milieu rural.
* Niveau C : Il représente encore une circulation stable, bien que l'interférence des
autres véhicules soit plus apparente qu'au niveau B ; les volumes sont aussi plus grands. La
vitesse d'opération et les volumes représentent des conditions urbaines typiques.
Le choix d'un niveau de service doit se faire en tenant compte des principales
qualités d'opération que l'on recherche sur la route à concevoir.
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En résumé nous avons le tableau suivant :
Le niveau de service d’une route est apprécié pour le commun des usagers par le confort et
la vitesse moyenne de circulation possible et pour les techniciens par l’IRI (International
Roughness Index) qui est un indice de rugosité.
Dans le cadre de la programmation des interventions, le niveau de service est défini
comme suit :
Code du niveau Etat du niveau Vitesse moyenne Fourchette de
de service de service (km/h) l’uni (IRI)
NS5 Excellent 90 4–6
NS4 Bon 70 6 – 10
NS3 Passable 50 10 – 16
NS2 Mauvais 30 16 – 20
NS1 Très mauvais 10 20 – 24
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NB : Conscient de toutes les exigences techniques qu’exigent le niveau de service NS5
c’est-à-dire, l’indice structurel, l’état des équipements de la route et ses ouvrages
connexes, il est plus indiqué pour le système d’entretien souhaité de ne s’en tenir qu’aux
niveaux de service Bon, Moyen et Mauvais.
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I.5. Coupe transversale de la route
Elle illustre essentiellement la largeur de la chaussée et celle des accotements. Elle indique
aussi les pentes transversales, les fossés, les talus, les bermes.
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tablier reposant sur des appuis appelés piles ou culées. Il existe plusieurs types de ponts :
pont à travée unique, pont à travée multiples, pont à arche en maçonnerie, pont Bailey,
pont flottant et pont suspendu.
Regard de visite : c’est un ouvrage d’accès qui permet aux agents d’entretien d’y
pénétrer pour assurer le service et la surveillance. Il assure aussi une ventilation du reseau.
Bouche à avaloir : encore appelée bouche à grille, elle est destinée à recueillir les
eaux pluviales ruisselant sur la chaussée vers les regards de visite. C’est en fait l’entrée
des eaux à un regard de visite.
Bande cyclable : c’est une bande qui fait partie de la chaussée, d’environ 1,50 m de
largeur réservée de côté de celle-ci pour la circulation des deux roues.
Piste cyclable : c’est une voie aménagée sur l’accotement , séparer de la
chaussée proprement dite par un terre-plein central ou une bordure.
Voie d’arrêt : c’est une bande auxiliaire adjacente à la chaussée destinée au
freinage et à l’arrêt de véhicules en panne.
Trottoir : c’est une partir de l’accotement spécialement aménagée pour la
circulation permanente des piétons ; il est généralement séparé de la chaussée par une
bordure surélevée.
Bordure : c’est un dispositif de séparation ou de limite le long des voies, de la
chaussée, en béton coffré, pavés, pierres taillées. Elle peut être arasée ou surélevée.
Berme : elle est la portion de terre aménagée pour séparer les deux voies de sens
contraire d’une autoroute (ici, elle a le même sens que le terre-plein central). Elle est aussi
le chemin tracé entre une levée de terre ou un talus et le bord d’un canal ou d’un fossé.
La république du bénin comporte 7 route RNIE qui en principe doivent relier notre état à un
autre :
La Route Nationale Inter-Etats 1 (RNIE 1) est une route béninoise allant de la
frontière togolaise à la frontière nigériane, en passant par Cotonou et Porto-Novo. Sa
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longueur est de 177 km. ( Togo - Grand- Popo-Comè-Ouidah-Cotonou-Sèmè-Kpodji-
Porto-Novo-Akpro-Missérété- Sakété-Ifangni-Nigeria ).
La Route Nationale Inter-Etats 2 (RNIE 2) est une route béninoise allant de
Cotonou à la frontière nigérienne. Sa longueur est de 729 km (Cotonou- Abomey-
Calavi-Allada-Bohicon-Dassa-Zoumè-Glazoué-Savè-Tchaourou- Parakou-N'Dali-
Bembéréké-Kandi-Malanville-Niger )
La Route Nationale Inter-Etats 3 (RNIE 3) est une route béninoise allant de Dassa-
Zoumè à la frontière burkinabé. Sa longueur est de 456 km (Dassa- Zoumè-Savalou-
Bantè-Bassila-Djougou-Natitingou-Tanguiéta-BurkinaFaso )
La Route Nationale Inter-Etats 4 (RNIE 4) est une route béninoise allant de la
frontière togolaise à la frontière nigériane, en passant par Aplahoué, Bohicon et Kétou.
Sa longueur est de 155 km ( Togo- Aplahoué-Abomey-Bohicon-Kétou-Nigeria)
La Route Nationale Inter-Etats 5 (RNIE 5) est une route béninoise allant de la
frontière togolaise à la frontière nigériane, en passant par Savalou, Glazoué et Savè.
Sa longueur est de 106 km ( Togo-Savalou- Glazoué-Savè-Nigeria)
La Route Nationale Inter-Etats 6 (RNIE 6) est une route béninoise allant de la
frontière togolaise à la frontière nigériane, en passant par Djougou, Parakou et Nikki.
Sa longueur est de 296 km ( Togo-Ouaké- Djougou-Bétérou-Parakou-Pèrèrè-Nikki-
Nigeria)
La Route Nationale inter-états 7 (RNIE 7) est une route béninoise allant de la
frontière burkinabé à la frontière nigériane, en passant par Banikoara, Kandi et
Segbana. Sa longueur est de 222 km ( Burkina Faso- Banikoara-Kandi-Segbana-
Nigeria)
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14 www.fondsroutier.bj
La Route Nationale 1 (RN 1) est une route béninoise allant de Ouidah à Allada. Sa
longueur est de 35 km (Ouidah-Tori-Bossito-Allada)
La Route Nationale 2 (RN 2) est une route béninoise allant de Comè à Aplahoué. Sa
longueur est de 77 km (Comè-Lokossa-Aplahoué)
La Route Nationale 3 (RN 3) est une route béninoise allant de Sakété à Kétou. Sa
longueur est de 81 km (Sakété, Pobè, Kétou)
La Route Nationale 4 (RN 4) est une route béninoise allant de Akpro-Missérété à la
RNIE 4 au sud-ouest de Kétou. Sa longeur est de 91 km.
La Route Nationale 5 (RN 5) est une route béninoise allant de Tchaourou à Bétérou.
Sa longueur est de 54 km (Tchaourou-Goro- Alafiarou-Bétérou)
La Route Nationale 6 (RN 6) est une route béninoise allant de Djougou à Nikki. Sa
longueur est de 182 km (Djougou-N’Dali-Nikki)
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La Route Nationale 7 (RN 7) est une route béninoise allant de la RNIE 2, au sud de
Bembéréké, à Korontière, en passant par Pehonko, Natitingou et Boukoumbé. Sa
longueur est de 225 km (Bembéréké-Pehonko-Kouandé-Natitingou-Boukoubé-
Korontière)
La Route Nationale 8 (RN 8) est une route béninoise allant de Djougou à Banikoara.
Sa longueur est de 212 km (Djougou- Pehonko-Banikora)
La Route Nationale 9 (RN 9) est une route béninoise allant de Tanguiéta à la
frontière togolaise. Sa longueur est de 67 km (Tanguiéta-Togo)
La Route Nationale 10 (RN 10) est une route béninoise allant de Nikki à Segbana. Sa
longueur est de 148 km (Nikki-Segbana)
La Route Nationale 11 (RN 11) est une route béninoise allant de Porto Novo à Idi
Iroko, les deux villes sont situées sur la RNIE 1 entre Cotonou et Lagos, la porte sur la
RN11 est une alternative à cette route. Sa longueur est d’environ 50km en boucle à
travers le département de l’Ouémé et du Plateau.
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CHAPITRE II : ETUDE DE LA CIRCULATION
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a. Méthodes d'estimation des volumes
Les volumes de circulation peuvent être estimés de différentes manières : par les comptages
de circulation, par l'analyse des statistiques, des enquêtes et des tendances et par la prise en
compte de la circulation induite aussi appelée circulation générée.
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à une autre. Ce volume peut atteindre 5 à 30 % du volume total à prévoir pour une nouvelle
route.
V g=
‖⃗
M 1 M 2‖
∆t
Avec ∆ t=t 2−t 1+ T oû T est le temps incluant les délais ( arrêts; feu de circulation ;
accidents… etc.)
Exercice d’application
Un automobile roule sur une route express. La position de l’automobile dans le repère
( O , ⃗i ) est définir par ⃗
OM =( 2 t 2 +1 ) ⃗i. On suppose que le temps incluant les délais
(d’arrêt ; feu de circulation ; accidents… etc.) est estimé à 5min.
1. Calculer la vitesse instantanée de l’automobile à t=2s.
24
2. Calculer sa vitesse d’opération entre t 1=2 s et t 2=4s.
3. Calculer sa vitesse globale entre t 1 et t 2.
Résultats
⃗
OM =( 2 t 2+1 ) i⃗
1. Calcul de la vitesse instantanée de l’automobile à t=2s.
d⃗
OM
V t=
dt
d
V t= ( 2t 2 +1 ); V t =4 t
dt
A t=2s on a V t =8 m/s
2. Calcul de la vitesse d’opération de l’automobile entre t 1=2 s et t 2=4s.
V op=
‖⃗
M 1 M 2‖
t 2−t 1
À t=2s on a ⃗OM 1= (2(4)+1) i⃗
⃗
OM 1=9i⃗
À t=4s on a ; ⃗
OM 1 =33i⃗
M 1 M 2‖=√ ( x 2−x 1 )
‖⃗ 2
‖⃗
M 1 M 2‖=24 m
24
V op=
2
; V op=12 m/s
3. Calcul de la vitesse globale entre t 1 et t 2:
V g=
‖⃗
M 1 M 2‖
∆t
∆ t=t 1−t 2+ 5× 60
¿ 4−2+300
∆ t=302 s
24
V g=
302
12
V g= m/s
151
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Vitesse globale : c'est la vitesse moyenne utilisée pour se déplacer d'un endroit à
un autre, en incluant les délais (arrêts, feux de circulation, accidents …etc.). Elle définit le
temps de voyage et sert à quantifier la fluidité de la circulation surtout en milieu urbain.
Vitesse de référence : Elle est la vitesse théorique servant à calculer les éléments
d'une route (courbure, dévers, distance de visibilité, distance d'arrêt…).
Le débit de service est le nombre maximum de véhicules qui peut passer dans une
section donnée d'une route, dans une direction, pendant une période de temps définie
durant laquelle sont maintenues les conditions d'opération correspondant au niveau de
service choisi. Ce volume correspond au volume de la trentième heure de l'année.
Le débit de service de toutes les routes à plusieurs voies est donné par la formule :
Exercice d'application :
Trouver le nombre de voies requis au niveau de service C pour la section d'une route
rurale non divisée (à plusieurs voies) située dans une pente ascendante de 3 % de 1,5 km
de longueur. La vitesse moyenne est de 100 km/h. La largeur des voies est de 3,50 m.
Les camions constituent 8 % du trafic. Un mur de 1 m de hauteur est situé à 1,50 m du
bord de la voie de droite. Le débit de service désiré est de 1500 véhicules à l'heure.
e. Distance d'arrêt :
La distance d'arrêt est celle qu'un véhicule franchit après que son conducteur ait vu
(ou aurait dû voir) un objet sur la route nécessitant un arrêt. Cette distance est la somme de
deux distances :
celle parcourue après que l'objet soit devenu visible au conducteur jusqu'à ce qu'il
commence par appliquer les freins ;
celle parcourue depuis le début de l'application des freins jusqu'à l'arrêt
complet du véhicule.
Cette deuxième distance appelée distance de freinage s'obtient par la formule
suivante :
V2
d=
2×g×f
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Le temps que le conducteur met avant de commencer à appliquer les freins est appelé
temps de réaction ; le système employé pour mesurer ce temps est le système P.I.E.V.
(Perception Intelligence Emotion Volonté). Des observations ont montré que le temps
de réaction varie avec la vitesse et que le minimum est de 2,5 secondes. Pour les grandes
vitesses on estime que ce temps atteint 3,5 secondes lorsque la vitesse du véhicule est de
140 km/heure. Pour la conception, on adopte une variation de 2,5 secondes pour une
vitesse de 40 km/heure, à 3,5 secondes pour 140 km/heure.
d 2 =V ×t
Où
t est le temps de réaction :
V la vitesse initiale
La distance d'arrêt est donc obtenue par l'expression :
V2
d=V ×t +
2×g×f
Où
f, est le coefficient de frottement des pneus,
g, l'accélération de la pesanteur,
V, la vitesse initiale,
et t, le temps de réaction.
La distance d'arrêt dépend donc :
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du temps de réaction
et de la vitesse initiale du véhicule : les vitesses élevées n'étant jamais
maintenues par les conducteurs lorsqu'ils aperçoivent des obstacles, on considère pour les
calculs que quand la vitesse initiale passe de 90 km/h à 140 km/h, la vitesse actuelle passe
de 90 km/h à 112,6 km/h.
du coefficient de frottement des pneus : des mesures effectuées sur différents
états de chaussée et avec plusieurs types de pneus ont montré que le coefficient de
frottement varie en fonction de l'état de la chaussée, de la vitesse du véhicule et du type de
pneus. Le tableau ci-après donne les valeurs généralement utilisées.
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lorsque la possibilité de doubler se présente, le conducteur qui veut doubler prend
un certain temps pour réaliser cette possibilité et à réagir en conséquence ;
le véhicule qui double accélère rapidement et sa vitesse moyenne dépasse de 15
km/h celle du véhicule doublé pendant le temps qu'il occupe la voie de circulation de
sens inverse ;
lorsque le véhicule qui double retourne à sa voie de circulation, une bonne distance
(50 à 100 m) le sépare d'un véhicule venant à sa rencontre.
Ces conditions ont permis d'évaluer les distances consignées dans le tableau ci- après.
50 340
60 420
70 480
80 560
90 620
100 680
110 740
120 800
130 860
140 920
II.2.1. Le conducteur
Son comportement et ses aptitudes physiques influencent la circulation. Des observations
ont montré que dans sa conduite, les comportements du conducteur dépendent de plusieurs
facteurs qui sont : l'environnement, les conditions géométriques de la route, les
caractéristiques de la circulation (fort volume, pourcentage de camions etc.), ses conditions
physiologiques (fatigue, alcool, médicaments, drogues, maladies, infirmité, etc..), et de ses
30
conditions psychologiques (colère, soucis, motivations, etc.). Les aptitudes physiques
recommandées pour un conducteur sont généralement :
l'habileté visuelle : le conducteur doit pouvoir identifier les objets, détecter
les mouvements périphériques, voir quand il fait sombre, ne pas être ébloui la nuit,
discerner les couleurs, apprécier les distances relatives des objets vus. Pour des fins de
conception, on considère que l'œil du conducteur situé à 1.05 m au-dessus de la surface de
la chaussée doit voir un objet de 150 mm de hauteur situé sur le pavage.
l'habileté auditive : l'ouïe est le sens qui conditionne les réflexes les plus
rapides, le conducteur doit donc être un bon entendant.
le temps de réaction : le cerveau est le centre d'analyse et de commande il
est influencé par la vue, l'ouïe, et le toucher. Ces sens lui fournissent les renseignements.
La réaction se fait par le toucher, grâce à la machine humaine avec ses perfections et ses
diversités de réaction. L'intelligence des conducteurs devrait donc permettre la vigilance et
l'attention, la capacité de capter une situation et de l'analyser, la capacité d'apprendre et de
retenir d'où mémorisation et expérience.
II.2.2. Le véhicule
Cinq types de véhicules ont été choisis et leurs dimensions mesurées sont
devenues pour ainsi dire les véhicules théoriques servant à la conception des routes. Ces
types de véhicules sont : les automobiles, les camions, les autobus, les camions semi-
remorque et les véhicules articulés.
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Chapitre III : CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES
NIVEAUX D’AMENAGEMENT ET
INTRODUCTION
Les caractéristiques géométriques d’une route peuvent être classées sous les diverses
rubriques suivantes qui seront étudiées dans la suite :
tracé en plan,
profil en travers,
profil en long,
largeur des ouvrages d’art.
Les caractéristiques techniques d’une route sont essentiellement le type de chaussée, la
nature des ouvrages de franchissement, la signalisation et les aménagements de sécurité.
CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES
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5) Indiquer les distances (partielles et cumulées)
6) Indiquer la déclivité du projet
7) Indiquer les caractéristiques géométriques du projet : alignements et courbes (vue
en plan), dévers des profils en travers
8)Echelle adoptee 1/1000 pour les longueurs 1/100 pour les hauteurs
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III.3. LES TRAVAUX D’AMENAGEMENT
Les choix techniques, qui sont effectués dès l’étude de factibilité et qui déterminent le
niveau d’aménagement de la route, résultent de nombreuses considérations :
Dans beaucoup de pays ont été définies des normes techniques routières qui précisent
des caractéristiques, ou même seulement des fourchettes de caractéristiques en fonction de
divers paramètres : nature de la route et vitesse maximale assurée, en particulier. Il n’existe
pas de normes routières internationales mais des normes propres à chaque Pays.
Sur le plan économique (coût d’aménagement comparé aux avantages ultérieurs) on
peut bien sûr en théorie comparer la rentabilité économique de très nombreuses variantes
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techniques en s’aidant des outils informatiques et choisir la solution économiquement
optimale. Mais les données économiques fiables et universellement reconnues pour ce type
de problèmes sont souvent inexistantes.
Au cours des dernières années on a procédé à des études assez systématiques de
l’influence sur la sécurité d’un certain nombre de caractéristiques à observer dans les
aménagements routiers, notamment en matière de successions de courbes ou de courbes et
alignements droits et en matière d’aménagement des intersections. La sécurité est
aujourd’hui le critère fondamental pris en considération lorsqu’on fixe un certain nombre de
paramètres géographiques de base à respecter dans un projet routier.
La fonction de la route : route d’intérêt national, régional ou local constitue un critère
à prendre en considération pour fixer le niveau d’aménagement.
Le trafic et sa croissance constituent évidemment un élément essentiel de choix du
niveau d’aménagement.
La topographie et les caractéristiques géologiques, géotechniques et hydrogéologiques
interviennent largement : les routes de montagne sont bien différentes des routes de plaine ;
les routes en terrain graveleux des routes à travers les dunes de sables.
Le mode de construction et d’entretien ultérieur de la route peut gouverner le choix de
certaines caractéristiques.
Enfin la considération de l’histoire de la route et son évolution sont à l’origine de
certains choix.
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Pour un projet routier envisagé, il faudra donc fixer quelle vitesse de référence on va
associer au projet. Cette vitesse de référence correspondra en fait à un niveau
d’aménagement de la route.
La vitesse de référence présente les caractères :
global : elle n’est définie que pour une certaine longueur de route dont elle caractérise les
points particuliers ;
homogène : elle implique une cohérence interne entre les divers maxima ou minima qui
s’y rattachent et qu’elle résume (rayons en plan, rayons en crête, rampes…) ;
indicatif : elle donne une idée de la vitesse permise par la route aux véhicules légers
rapides, en ses points particuliers, dans la plupart des conditions d’adhérence
rencontrées ;
(*) Le dévers minimal est 2,5 % pour chaussée en béton bitumineux, 2 % pour chaussée en béton de ciment.
36
dessus.
Dans les calculs correspondants, la valeur de la vitesse prise en compte est celle de la
vitesse effective du véhicule isolé.
Source : Instruction d’Avril 1970 sur les conditions techniques d’aménagement des routes nationales en France .
Les paramètres les plus importants pour déterminer la vitesse réelle des véhicules sont
le rayon en plan des courbes et les déclivités des rampes ; ni la courbe de raccordement, ni le
dévers n’ont d’incidence significative sur les vitesses en virage. La largeur de la chaussée a
également une influence notable sur les vitesses observées. La figure 1 donne le résultat des
études françaises sur routes nationales pour les vitesses observées dans les virages.
III.4. PROFIL
III.4.1. Comparaison entre les profils en travers des routes en terre et des
routes revêtues
37
le coefficient de ruissellement est plus faible sur la route en terre ; on observera en
conséquence des pentes transversales plus élevées entre 3 et 4 % ;
du fait de son entretien par reprofilages au motor grader et par rechargements successifs,
le niveau d’une route en terre est sujet à des variations fréquentes. Les travaux
d’amélioration de la couche de roulement, par un apport de matériaux sélectionnés ou
finalement, la construction d’un revêtement bitumineux, seront simplifiés si la largeur
initiale de la plate-forme permet une élévation de cotes sans rechargement des talus ;
Enfin, le seuil de trafic justifiant l’exécution d’un revêtement peut se situer entre 80 et
300 véhicules/jour. Ainsi, à titre indicatif et, compte tenu des largeurs des voies de
circulation et des accotements, la plate-forme d'une route en terre à chaussée
bidirectionnelle sera le plus souvent comprise entre 9 et 11m, dans les terrains de
topographie facile, et pour des trafics importants (disons pour fixer un ordre de grandeur,
des trafics dont on prévoit qu’ils dépasseront dans 10 ans, 200 véhicules/jour).
Les diverses caractéristiques de base à fixer dans le cadre d’une étude de factibilité routière
sont tout ou partie des suivantes :
Acquisition ou réservation des terrains : le problème se pose surtout dans les pays où
le terrain est rare, cher ou loti et pour les routes principales ou secondaires. On doit prendre
en considération l’avenir lointain de la route et selon les cas, ou bien acquérir dès la première
étape du projet la totalité les terrains dont on prévoit qu’on aura probablement besoin un
jour. Ou bien chaque fois que les crédits sont limités ou que l’avenir est incertain, faire au
moins promulguer des règles de sauvegarde des abords (zone non edificandi en particulier).
Les largeurs réservées doivent ménager non seulement les élargissements futurs de la
route, mais le cas échéant, prévoir également le passage possible de réseaux (électricité,
téléphone, etc.…) ;
Largeur d’emprise de la route : dans de nombreux cas, cette largeur d’emprise résulte
seulement de la largeur des plates-formes du type de drainage et des pentes des talus. Elle
n’est mentionnée ici que pour rappeler qu’en grande forêt. On doit aussi prendre en
considération une largeur de déforestage ou Débroussaillage qui peut être plus large que la
38
limite précédemment définie. Ceci pour assurer un bon assainissement de la route. La largeur
de déforestage recommandée mesurée de chaque côté de la route à partir des bords extérieurs
de la plate-forme, est égale en principe à la hauteur des arbres les plus élevés de la forêt.
Pentes des talus : la pente à donner aux talus résulte d’un compromis à réaliser entre
le prix et les phénomènes dûs à l’érosion et la stabilité des masses découpées (déblais) ou
édifiées (remblais).
Largeur des plates-formes, des chaussées et des accotements :
Ces questions sont à définir dès l’étude de factibilité.
Le nombre de voies à prévoir est en relation avec la capacité de la route et son trafic.
Pour des trafics inférieurs à 5000 véhicules/jour, la route à 2 voies, si elle est
convenablement tracée et dégagée, est suffisante.
Les largeurs de chaque voie de circulation pour des trafics élevés et des vitesses de
référence rapides (à partir de 80 km /heure) doivent être comprises entre 3 et 3,50 mètres ;
les variations entre ces deux limites dépendent des caractéristiques des véhicules empruntant
la route.
L’aménagement normal d’une chaussée à 2 voies comporte donc en principe une
largeur de 6 à 7m en section courante. Pour des routes à très faible circulation, et à faible
vitesse de référence, la largeur peut même être réduite à 5m.
Catégorie Vr 2. TMJA
0 à 500 500 à 2000 >2000
1 100 - 7m 7m
2 80 - 6m 7m
3 60 5m 6m 7m
4 40 5m 6m 7m
39
envisagée dans certains cas exceptionnels et si l’ensemble des conditions suivantes est
réalisé, n’est cependant pas généralement recommandables :
trafic faible ;
climat sec ;
faibles pentes du profil en long ;
existence de bons terrains routiers permettant de réaliser à faible coût des accotements qui
se dégradent peu sous l’action de la circulation ou des pluies.
Pour permettre aux véhicules de grandes longueurs de s’inscrire dans la largeur d’une
voie dans les virages de forte courbure, on augmente la largeur de la voie d’une distance
appelée surlargeur et donnée par la formule :
L2
s=
2×R
Où :
R, est le rayon de la courbe en mètres.
S, la surlargeur en mètres.
En alignement droit, le profil de la chaussée est constitué par deux versants plans
raccordés sur l’axe. Toutefois les chaussées de largeur réduite peuvent comporter un seul
versant plan ; c’est le cas l de la chaussée à voie unique de 3,50 m quelquefois utilisée pour
de faibles trafics. Enfin, le versant plan unique est le profil usuel des chaussées
unidirectionnelles.
Les pentes transversales recommandables sont fonction de la nature des revêtements :
chaussées non revêtues: 3 à 4 %
enduits superficiels et enrobés: 2 à 2,5 %
40
béton de ciment: 2 %
En courbe, le profil comporte un seul versant plan incliné vers l’intérieur de la courbe
lorsque celle-ci est déversée.
III.4.6. Dévers
Exemple :
La vitesse de référence de la section considérée est Vr = 60 km/h
La courbe à déverser a un rayon R = 300 m
La valeur correspondante du dévers est d = 4 %
Par ailleurs, le dévers est introduit par un raccordement à courbure progressive. La
variation du dévers étant limitée à 4 % par seconde pour éviter un effet de roulis, il est
nécessaire de respecter pour le raccordement progressif une longueur minimale fonction de
la vitesse de référence et telle que le dévers atteigne progressivement sa valeur en respectant
la loi de variation de 4 % par seconde. Cette longueur minimale calculée pour une variation
de dévers de 1 % est donnée par le tableau suivant :
Vitesse de référence
(km/h) 120 80 60 40 20
Longueur par fraction
de 1 % du dévers (m) 8 7 5,5 4 3
Exemple :
La chaussée projetée est bidirectionnelle à deux voies inclinées sur l’axe suivant deux
versants plans 2,5 % et, pour reprendre l’exemple ci-dessus, on suppose que :
Vr = 60 km/h, R = 300 m, d = 4 %
41
Le profil en travers en courbe sera constitué par un versant plan incliné à 4%.
Le dévers de la voie intérieure variera de – 2,5 % à – 4 %, celui de la voie extérieure de –
2,5 % à + 4 %.
La plus grande variation de dévers à introduire est celle de la voie extérieure, soit 6,5 %.
En application des valeurs données par le tableau ci-dessus, la longueur du raccordement
progressif sera au minimum de : 6,5 x 5,5 # 36 m.
Remarque :
Tel qu’il est exposé ici, le calcul du dévers concerne les routes revêtues. On peut, pour
les routes en terre, s’inspirer des mêmes principes, mais les valeurs à donner dépendront des
sols dont les propriétés mécaniques sont largement variables avec les conditions climatiques.
Enfin, le dévers ne doit pas dépasser la pente au-delà de laquelle les ravinements dûs au
ruissellement deviennent importants.
III.4.7. Accotements
Outre l’accroissement de sécurité qu’ils procurent par une amélioration des conditions
de visibilité, les accordements offrent une possibilité de garage des véhicules. La plus ou
moins grande importance donnée à cette fonction conditionne sa largeur et sa structure.
Dans le cas le plus courant des chaussées bidirectionnelles à deux voies les
accotements sont stabilisés et non revêtus et reposent sur une surlargeur de la fondation de la
chaussée. Une telle conception permet l’arrêt des véhicules légers hors de la surface de
roulement de la chaussée : par contre son utilisation par les véhicules lourds pour des raisons
d’économie n’est guère envisageable que sur des courtes bandes renforcées localement et
dont les emplacements sont choisis en fonction du trafic. La largeur des accotements est à
modeler en fonction de l’importance du trafic de piétons. Les largeurs usuelles à donner aux
accotements en fonction de l’importance de la chaussée sont à titre indicatif et en région de
topographie facile de :
2 m pour une chaussée de 7 m de large,
1,50 m pour une chaussée de 6 m de large,
1 m pour une chaussée de 5 m de large.
La pente dirigée vers l’extérieur est de 4 à 5 %
La conception des accotements telle qu’elle est décrite ci-dessus comme simple
dégagement de la chaussée ne peut répondre aux nécessités d’un éventuel trafic lent (traction
42
animale, cycles…) si son importance a été reconnue. La prise en considération de ce trafic
peut se traduire par la création d’une bande de roulement de largeur et de résistance
appropriées et qui ne peut être confondue avec l’accotement.
Dans le cas de routes très importantes à accroissement de trafic très rapide, on peut
envisager dès le premier stade de construction ou d’aménagement, de construire la plate-
forme correspondant au stade suivant soit une ou deux largeurs de chaussée supplémentaire
et le cas échéant une largeur de terre-plein central. Une telle disposition suppose que le
passage au stade suivant se fera au cours de la période prévue dans l’étude de factibilité et
exige une justification économique.
43
maximale par catégorie de route. Mais la déclivité optimale peut être fixée aussi en principe
par une étude économique. On doit d’ailleurs faire la différence entre le problème du
rattrapage des dénivellations obligées (passage d’une vallée à un col), et celui de
l’écrêtement de points hauts ou du développement d’une rampe sans accroissement des
longueurs. Dans le premier cas en effet, la diminution des pentes se traduit par un
allongement du parcours, et les calculs économiques montrent qu’en général, une pente de 6
à 7 % est aussi économique qu’une pente de 4 % avec un parcours allongé. Par contre, pour
les écrêtements, on a en 100 véhicules/jour.
Dans le cas particulier, et rare où des chaussées séparées à sens unique sont
envisagées, la pente maximale de la chaussée descendante peut être supérieure véhicules/jour
à celle de la chaussée montante.
44
réalise en général à l’aide de courbes paraboliques.
Afin de ménager des distances de visibilité d’arrêt et de dépassement assurant la
sécurité des usagers à la vitesse de référence, on est conduit à fixer des rayons de courbure
minima aux points hauts (angles saillants) et d’une façon générale à tous les angles convexes
du profil en long de la route. Ce rayon de courbure minimal est donné dans le tableau III-1.
On cherche à placer le plus grand rayon possible chaque fois que cette disposition
n’entraîne pas de terrassements importants. Parfois on constate que pour assurer la visibilité
de dépassement, on devrait ménager aux points hauts des rayons de courbure de plusieurs
kilomètres qui conduisent souvent à des terrassements considérables, grevant lourdement
l’économie du projet routier. Il est généralement préférable de prévoir alors dans les cas de
très forts trafics l’élargissement de la route aux points hauts de façon à ménager deux fois
deux voies de circulation, et en cas de trafics faibles ou moyens, de déplacer seulement une
signalisation horizontale interdisant le dépassement. Le rayon de courbure n’est alors
gouverné que par la distance d’arrêt. Sinon on peut abaisser la vitesse de référence.
Dans les points bas, c’est la considération du confort des usagers qui intervient seule
pour déterminer les rayons minima. (voir tableau III-1).
Le tracé en plan d'une route est la courbe qui relie les itinéraires de la route. Elle est
une succession de parties courbes et de parties droites.
Le choix d'un tracé en plan se fait sur une carte topographique de la région après des
études économique, environnementale, géotechniques et des principaux facteurs (volumes,
composition, distribution et vitesse du trafic ; population à desservir ; industries à alimenter,
etc..).
Le choix d'un tracé en plan se fait aussi en fonction des considérations esthétiques et
selon des principes fondamentaux dont quelques-uns sont :
- Chercher le plus court chemin du point de vue technique et du point de vue
économique ;
- Localiser la route pour avoir un bon agencement avec les industries, les
commerces, les marchés et les activités agricoles ;
- Ne pas avoir peur de sacrifier la longueur de la route à la sécurité ;
- Garder toujours la fondation de la route au-dessus de la nappe phréatique
45
- En terrain plat, élever la route au-dessus du terrain naturel afin d'avoir un meilleur
drainage, moins de risque d'inondation ;
- Eviter de longer de près les lits de ruisseaux, les berges des lacs et des rivières ;
- Rechercher le profil naturel le plus doux possible ;
- Entre deux points d'élévations différentes, procéder dans la mesure du possible de
façon ascendante ou de façon descendante et non des deux façons ;
- Donner le plus grand rayon possible aux courbes horizontales afin de permettre une
circulation rapide ;
- Dans les régions montagneuses, passer sur le flanc d'une montagne plutôt que par
dessus, éviter les versants nord (neige et glace) éviter les côtés avec vents
prédominants, choisir les versants ayant les strates les moins dangereuses ;
- Choisir sur une rivière le site le plus propice à la construction d'un pont, là où les
rives sont stables et lit étroit. Traverser la rivière perpendiculairement autant que
possible;
- Eviter de traverser les chemins de fer et, lorsque c'est impossible, les traverser à
angle droit ;
- Tenir compte de la structure géologique du sol ;
- Réduire au minimum le volume des déblais et des remblais, mais toujours garder le
volume des remblais sensiblement supérieur à celui des déblais.
Le profil en long de la ligne centrale est une coupe longitudinale du terrain faite le
long de la ligne centrale de la route. Cette coupe n'est pas une projection sur un plan vertical,
mais le déroulement en une surface verticale plane d'une surface verticale incurvée suivant
les courbes horizontales de la route. Le profil en long est fait à partir des altitudes de tous les
points relevés dans la ligne centrale lors de la prise des sections en travers sur le terrain.
L'échelle horizontale est 1/1000 et l'échelle verticale est généralement 1/100. Cette disparité
d'échelles permet de mieux visualiser le relief du terrain et de choisir plus judicieusement le
profil final pertinent.
46
On veillera soigneusement à assurer une lisibilité parfaite de la route et en particulier
on évitera qu’une courbe commence ou qu’une bifurcation se trouve immédiatement après
le point haut du profil long.
On évitera aussi dans la mesure du possible les pertes de tracé, c’est-à-dire les
discontinuités du tracé en perspective. A titre indicatif, il faudra s’efforcer de rendre visible
d’un seul tenant une longueur de route au moins égale aux distances de visibilité de
dépassement du tableau.
Il convient toutefois de noter qu’il est souvent difficile de respecter ces dernières conditions
en tous les points d’un itinéraire donné sans entraîner des coûts supplémentaires de
construction grevant lourdement la rentabilité de l’opération.
47
CHAPITRE IV : GEOMETRIE DES CHAUSSEES : RACCORDEMENTS
CLOTHOÏDIQUES
IV.1. Eléments pour la conception
Le dégagement latéral dans les courbes horizontales doit, tout au long de la route,
assurer la visibilité requise par la distance minimale d’arrêt. Ceci implique souvent
l’éloignement du revers d’une coupe, l’enlèvement d’arbres ou de haies, etc.
Le dégagement D requis pour la visibilité d’arrêt, sur une route conçue pour une
certaine vitesse de référence peut être calculé pour chaque courbe de rayon R, en remplaçant
dans la formule ci-après R par sa valeur et A par la distance minimale d’arrêt pour cette
vitesse de référence.
90× A
D=Rvers
π ×R
versA=1−cos A
(
D=R 1−cos
90× A
π ×R )
Si on pose :
90× A
α=
π×R
D=R ( 1−cosα )
IV.1.2. Dévers
48
L’inclinaison transversale de la chaussée qui sert à annuler l’effet de la sollicitation
centrifuge sur un véhicule circulant dans une courbe circulaire est appelée dévers et notée
« e ».
Il est fonction du type de route, de la vitesse de base et du rayon R de courbe
considérés.
PV 2 cos α
P×f ×cos α+ sin α− =0
g×R
Divisons l’équation par P cos , on a :
v2
f +tan α =
g×R
Comme le dévers excède rarement 10 % (généralement compris entre 3 et 8 %), on peut
poser que :
Tan = e = dévers
D’où
V2
=f +e
g×R
ou encore
V2
R=
g (f +e )
v2
e +f =
127×R 49
ou encore
v2
g ( e+ f ) =
R
40 0,17
50 0,16
60 0,15
70 0,15
80 0,14
90 0,13
100 0,13
110 0,12
120 0,12
130 0,11
140 0,11
Ce coefficient est empirique, il varie beaucoup avec la vitesse, l’état des pneus et de
l’état du pavage (sec, mouillé, glacé). Sa valeur varie entre 0,35 et 0,50 sur une surface sèche
de béton, avec des pneus neufs.
Sur une autoroute aux USA, on a obtenu à une vitesse de 170 km/h une valeur de 0,30.
S'agissant de la valeur du dévers maximal, la pratique courante est d'admettre
Routes rurales : e = 0,08
50
Autoroutes urbaines : e = 0,08
Routes urbaines : e = 0,06
Rues locales urbaines : e = 0,02
Le rayon minimal pour chacune des vitesses de référence est le rayon pour lequel le
V2
R min =
127 ( e+ f )
Pour des angles de déviation inférieurs à 0°20’, il est inutile de prévoir une courbe.
Les véhicules n’éprouvent aucune difficulté à négocier ces faibles changements de direction
sans courbes.
Quand est compris entre 0°20’ et 10° la route semblera cassée si la courbe est trop
courte. Une longueur minimale de 500 m est conseillée.
Lorsque est supérieur à 10° la courbe devrait être aussi longue que possible.
51
IV.2. Raccordement par courbes
Soient deux alignements horizontaux donnés qui doivent être reliés par une courbe
circulaire dont le rayon R est connu.
Rappels :
T : Longueur de la tangente
52
c : Corde intermédiaire
cf : Contre-flèche principale
Δ
T=R tan ............................(1)
2
(
f =R 1−cos
Δ
2 )
.....................(2)
(
Δ
)
cf =R sec −1 ......................(3)
2
C=2×R×sin ()
Δ
2
......................( 4)
π×Δ° ×R
L=R×Δrad= .............(5)
180
c=2×R×sin δ ...........................(6)
δ=sin−1 ( )
C
2×R
...........................(7)
a=L× ( ) 2×δ
Δ
δ
=2×L .................(8)
Δ
° a×Δ°
δ= ....................................(9)
2×L
53
Chaînage des points caractéristiques
Ch TC = Ch PI – T ………………………… (10)
Ch CT = Ch TC + L ……………………….. (11)
= 1 + 2
Δ1 sin Δ 2
t 1=R 1×tan l 1 =( t 1 +t 2 )
2 sin Δ
Δ2 sin Δ 2
t 2=R 2×tan l 2 =( t 1 +t 2 )
2 sin Δ
π×Δ 1 ×R 1
T 1=t 1 +l 1 L1 =
180°
π× Δ2 ×R2
T 2=t 2 + l 2 L2 =
180°
√ 2 2
GC = T 1 + T 2 +2×T 1 ×T 2×cos Δ
54
Ch TC1 = Ch PI – T1
Ch C.TC = Ch TC1 + L1
Ch CT2 = Ch C.TC + L2
Une courbe circulaire renversée est une courbe formée de deux arcs de cercle situés de part
et d'autre de leur tangente commune. De la figure ci-dessous, on tire les relations suivantes :
Distance O1 O2 = R1 + R2
Ch TC1 = Ch PI1 – T1
Ch CTC = Ch TC1 + L1
Ch CT2 = Ch CTC + L2
Il est impossible à un conducteur de passer d'une droite à une courbe circulaire sans
effectuer sur la route une courbe de transition personnelle qui malheureusement empiète
parfois sur une voie de circulation adjacente ; sinon, il doit ralentir. Aussi faut-il prévoir une
55
courbe de transition. La clothoïde (ou spirale naturelle) est utilisée comme courbe de
transition. Son rayon varie de l'infini jusqu'à la valeur du rayon de l'arc de cercle.
Cette spirale est donc tangente à l'alignement droit à une de ses extrémités et possède
avec le cercle une tangente commune à son autre extrémité. La variation du rayon r de la
spirale est telle qu'en tout point de la courbe, le rayon est inversement proportionnel à la
distance l de ce point à l'origine :
Cette constante est notée A 2 car elle représente le produit de deux longueurs. A est
appelé le paramètre de la spirale ; il mesure le taux de changement du rayon.
Caractéristiques de la spirale
RLs =A 2
90 Ls
θ s=
πR
θ=
Ls( )
l 2
θs
l5 l9 l 13
x=l− 2
+ 4
− 6
+. .. . .. .. .
40 R L 2 3456 R L 4 599040 R L 6
s s s
l3 l7 l 11
y= − + +. .. .. . .. ..
6 RL s 336 R 3 L 3 42240 R 5 L 5
s s
56
Les termes du développement allant toujours en décroissant, nous pouvons utiliser
sans faire d'erreur appréciable les valeurs suivantes :
l5
x=l−
40 R2 L
s2
l3
y=
6 RL s
Remplaçant l par Ls dans les coordonnées ci-haut, on obtient pour les coordonnées du
point S.C. :
L 3
s
x=L s−
40 R 2
L
s2
y=
6R
57
p=Y −R ( 1−cos θs )
q=X −R sin θs
1
E s= ( R + p ) sec 2
Δ−R
T s =( R+ p ) tan 1 2 Δ+q
T l= X−Y cot an θ s
T c=Y cos ec θ s
L .C .=√ X 2 +Y 2
IV.2.4.2. Calcul des angles de déflexion à partir de T.S.
l3
y 6 RLs
tan ϕ= =
x l
Si nous ne prenons que le 1er terme de chacun des deux développements des formules [d].
Donc
l2
tan ϕ=ϕ ( rad . )=
6 RLs
( )
Ls 360 l 2 1 90 L s
( ) ( )
2 2
0 l 360 l
ϕ = = 2 × = 2 ×
6 RLs 2 π 6 R 2π 3 πR
Ls Ls
0
ϕ =
( )
l 2 θs
Ls 3
θ
ϕ= −C
3
ϕ=
( )
l 2 θs
Ls 3
−C
58
C étant une petite correction remplaçant les facteurs que nous avons laissé tomber dans le
développement de y et de x.
θ
ϕ= −C
3
Exemple de calcul
On demande de calculer à 0,1 minute près les angles de déflexion à partir de T.S., pour
pouvoir implanter une spirale joignant un alignement droit à une courbe circulaire de 220 m
de rayon. Le paramètre de la spirale choisie A = 160 m. Le chaînage de T.S. est 3 + 710,274.
59
IV.2.5. Les autres courbes utilisées
Les autres courbes que l'on pourrait utiliser pour les raccordements à courbure
progressive sont les suivantes :
- la lemniscate de Bernoulli
- la parabole cubique
60
CHAPITRE V : CUBATURES ET MOUVEMENT DES TERRES
V.1. INTRODUCTION
La cubature des terrassements consiste à calculer les volumes des terres à enlever (déblais) et
les volumes à apporter (remblais), pour donner à la route une allure uniforme et homogène
pour recevoir un corps de chaussée qui permettra aux véhicules de circuler en toutes sécurité
e sérénités.
A partir des :
- Surfaces de remblai ou de déblais obtenus par le profil en travers ;
- Distances entre profils en travers, indiquées sur le profil en long ;
On peut évaluer les volumes de terrassement.
61
les surfaces S, , sont parallèles entre elles ;
les surfaces extrêmes S1 et S2 sont distantes de la valeur h hauteur du volume ;
la surface S’ est située à la mi-hauteur h/2.
62
Soit par exemple une partie de terrassement comprise entre les profils en travers P 1 et P2
ayant une distance entre eux d1 et si on suppose que la variation de surface est linénaire
c’est-à-dire
63
Les résultats seront présentés sur un tableau appelé « tableau du métrédes terrassements » de
type suivant :
64
Tableau du métré des terrassement
Longueur Déblai Remblai
N° des Distance en
d’application Surface Volume Surface Volume
profils profils (m)
(m) (m²) (m3) (m²) (m3)
1 12,50 8,50 106,25 0,00 0,00
25,00
2 27,50 4,60 126,50 5,20 143,00
30,00
3 35,00 2,30 80,50 7,70 269,50
Pour calculer une surface (déblai ou remblai) d’un profil en travers il faut diviser la surface
élémentaire plus petit comme suit :
Dans le cas de présence d’un profil fictif le tableau de métré des terrassements sera comme
suit :
Tableau du métré des terrassements
Longueur Déblai Remblai
N° des Distance en
d’application Surface Volume Surface Volume
profils profils (m)
(m) (m²) (m3) (m²) (m3)
1 13,50 10,69 144,31 5,59 75,47
27,00
2 35,00 14,80 518,00 2,25 78,75
43,00
3 28,55 3691 1033,78 / /
14,10
PF1 12,50 / / / /
10,9
65
4 20,50 / / 28,00 572,60
30,00
5 31,00 2,30 71,30 13,60 421,60
32,00
6 16,00 / / 22,50 360,00
Rappelons que le profil fictif est le profil dont il y a une intersection entre la ligne de projet
et la ligne de terrain naturel.
D'après ce tableau on peut conclure qu'il y a un excès de déblai.
66
La marre 35% à 40% 21% à 33%
Argile marneuse très compacte 40% à 55% 23% à 30%
Les éboulis d’oued 30% à 40% 17% à 18%
Tout venant d’oued 40% à 65% 10% à 15%
V.4.1. Généralité
Le transport des terres représente une part importante des travaux à effectuer sur un projet
routier (40 à 50% du prix total) : une étude soignée doit être réalisée lors des phases de
soumission des prix du marché, de préparation du projet, d'exécution des travaux. Les
mouvements des terres ont pour objet :
La compensation déblais/remblai sur le long du projet ;
L'évacuation des déblais excédentaires aux dépôts ;
Emprunt des matériaux sur chantier pour remblaiement lorsqu'il y a un manque ;
Recherche de la distance moyenne de transport la plus courte possible ;
Exclure le transport en sens contraire qui se croisent ;
Choix de matériels de transports de terrassement (Motor Scraper, chargeur-
camions...) ;
Calcul du coût réel de terrassement ;
Permet d'évaluer les rendements nécessaires en fonction de la durée prévue du
chantier ;
Permet de choisir le matériel adapté au matériau, aux rendements, aux distances de
transport ;
Permet d'établir le planning général des travaux pour l'ensemble du chantier.
67
V.4.2.2. Les transports longitudinaux
On ne fait les transports longitudinaux qu'après avoir fait les transports transversaux. La
recherche de ces transports les plus économiques est effectuée par une méthode graphique.
V.4.3.1. Description
L'épure de Lalanne est un graphique inventé par l'ingénieur Léon Lalanne¹ au XIXe siècle.
Elle sert à optimiser le profil en long pour la construction d'une route et ainsi minimiser la
distance de transport moyenne des terres pour les opérations de terrassement qui vont
suivre. Il permet :
D'équilibrer des déblais et remblais longitudinalement ;
de trouver rapidement un mouvement des terres ayant la distance de transport
moyenne minimum ;
de minimiser les coûts de transport.
68
On porte
les déblais de bas en haut
les remblais de haut en bas
69
V.4.6.2. 2ème cas : un dépôt de déblai placé à droite de l’épure
70
V.4.6.5. 5ème cas : un emprunt unique de remblai placé à gauche
de l’épure
71
TABLE DES MATIERES
Contenu :...................................................................................................................................3
14 www.fondsroutier.bj...................................................................................................20
72
e. Distance d'arrêt :.....................................................................................................27
II.2.1. Le conducteur.........................................................................................................30
II.2.2. Le véhicule.............................................................................................................31
III.1. INTRODUCTION......................................................................................................32
III.4. PROFIL.......................................................................................................................37
III.4.1. Comparaison entre les profils en travers des routes en terre et des routes revêtues
...........................................................................................................................................37
III.4.6. Dévers....................................................................................................................41
III.4.7. Accotements..........................................................................................................42
73
III.4.10. Déclivités maximales...........................................................................................43
IV.1.2. Dévers....................................................................................................................48
V.1. INTRODUCTION........................................................................................................61
74
V.3. Calcul des volumes de terrassement.............................................................................61
V.4.1. Généralité................................................................................................................67
V.4.3.1. Description...........................................................................................................68
REFERENCES........................................................................................................................75
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REFERENCES
- Cours de route 1 de l’Ecole Supérieure de Genie Civil Verechaguine
- www.genie-civil.com
- www.fr.slideshare.net
- Les sites utilizes: www.google-scolar.com
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