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Fondamentaux de l'Éclairage Public

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Fondamentaux de

L’éclairage public
Avant propos
Le présent cours s’adresse aux
collectivités locales et plus
spécifiquement aux responsables
de l’éclairage public. Il a pour
objectif de présenter les notions
de bases concernant l’électricité,
l'éclairage, le réseau et les
paramètres à prendre en
considération pour penser et
intervenir sur l'espace public .
Introduction
En vertu de la loi organique 113-14, la gestion de l’éclairage public est une
compétence propre aux Communes. Celles-ci sont amenées à gérer les
services et équipements publics nécessaires à l’offre des services de
proximité, dont l’éclairage public, afin d'assurer la sécurité des personnes et
du trafic et de mettre en valeur le patrimoine architectural communal.
Selon les chiffres de la Banque Mondiale, environ 1,2 million de points
lumineux sont estimés rien que dans le milieu urbain au Maroc (1) et les
gestionnaires de l’éclairage public dans les Communes se trouvent face à de
nombreux défis pour une gestion optimale de ce service. Selon les chiffres
de la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL) en 2013, la
gestion de ce service coûte 1,3 Milliard de Dirhams. Parmi les nombreux
défis reportés par les responsables communaux pour ce qui est de la gestion
de l’éclairage public, le déficit en termes de formations dans l’éclairage
public, qu’elles soient initiales ou continues, est prépondérant (2). Ce déficit se
traduit par l’absence de documentation pour l’intervention sur le réseau, le
manque de maintenance préventive et le manque d’intérêt pour
l’investissement dans des équipements plus performants, entre autres.
Notions de base Notions de base
sur l’électricité de l’éclairage

FONDAMENTAUX DE
L’ÉCLAIRAGE
PUBLIC

Éclairage d’un Composants


espace public principaux d’un
réseau d’éclairage
public
Notion de base sur
1 l’électricité
I. LE COURANT ÉLECTRIQUE

•CIRCUIT ÉLECTRIQUE

K
K

La lampe est éteinte La lampe est allumée

Conclusion: Un courant électrique ne peut s'établir que dans un circuit fermé.


Un circuit électrique est constitué de générateurs et de récepteurs relié par
des fils de liaison (ou conducteurs. Opposé des conducteurs, les isolants –
bois, béton, caoutchou..)
L'interrupteur permet d'interrompre le courant électrique.
Le courant électrique provient de la circulation
Courant I
d’électrons dans un corps conducteur, il est en Temps

général continu ou alternatif.


Un courant est dit continu lorsqu’il s’écoule
continuellement dans une seule direction .

Un courant est dit alternatif lorsqu’il circule Courant i (t)


Temps
alternativement dans une direction puis dans l’autre
à intervalles réguliers appelés cycles . La forme la
plus utilisée pour la distribution de l’énergie
électrique est le courant alternatif aussi appelé
sinusoïdal.
Le monophasé est composé de deux conducteurs
distribuant une phase et un neutre. C’est le système le
plus utilisé pour les réseaux domestiques.

Le triphasé est essentiellement utilisé pour le transport de


l’électricité vu qu’il limite les déperditions. Il est aussi utilisé
par les appareils électriques professionnels consommateurs
d’électricité et pour l’éclairage public. Il est constitué de
quatre conducteurs distribuant trois phases et un
neutre.
Le courant triphasé correspond à une superposition de trois
courants sinusoïdaux de même amplitude et déphasés d’un
angle de 120˚ (Figure 3).
1.Intensité, tension et résistance
Les circuits électriques se
S caractérisent par les principales mesures suivantes :

L’intensité (I) d’un courant électrique représente le débit des électrons


qui circulent dans un circuit à un moment donné. Son unité de mesure
est l’Ampère (A)
dq: variation de la quantité
d'électricité en (C)
e-
e-
i= dq
e- e-
dt: sur un intervalle de temps (s) dt
e
-

La tension (U) correspond à la différence de la concentration des


R : résistance en
charges électriques, appelée potentiel électrique, entre deux points
d’un circuit électrique et se mesure en Volt (V) Ohm (Ω)
Pour comprendre la différence entre l’intensité et la tension, il est
R=ρxl
fréquent de comparer le déplacement électrique à une chute d’eau.
L’intensité pourrait être assimilée au débit de l’eau alors que la tension s
pourrait être assimilée à la différence d’altitude entre le haut et le bas
de la chute. ρ : Résistivité du matériau en Ohmmètre
La résistance (R) est la force avec laquelle le conducteur s’oppose au (Ωm)
passage du courant. Elle s’exprime en Ohms (Ω). Elle dépend du l : longueur du conducteur en mètre (m)
matériau et des dimensions dudit conducteur et se calcule par la S : section du conducteur en mètre carré (m2)
formule suivante
S :
Intensité et section du conducteur

Plus la section d’un fil (de cuivre p.ex.) de 1 cm de


longueur est grande, plus il renferme d’électrons libres.
Pour que les courants électriques à travers deux fils de
cuivre de sections différentes aient la même intensité, il
faut que les électrons se déplacent à des vitesses
différentes : dans un fil mince, les électrons sont plus
rapides que dans un fil plus gros:

Vitesse faible Vitesse plus élvée


–Puissance électrique
• Définition
• La puissance correspond à la quantité d’énergie électrique échangée
par unité de temps. Elle s’exprime en Watt (W) : 1 W équivaut à 1
Joule par seconde. La puissance correspond donc à un débit d’énergie.
Deux systèmes de puissances différentes pourront fournir la même
énergie, mais pour une durée différente. Dans le cas d’un appareil
électrique utilisant
• un courant continu dans lequel l’intensité du courant et la tension
sont constantes en fonction du temps, la puissance se calcule par la
formule suivante :
• P=U×I, P en Watts, U en Volts et I en Ampères

Dans le cas d’un appareil utilisant un courant alternatif, les grandeurs


électriques sont variables en fonction du temps et la puissance est donc
exprimée sous forme de :
p(t)=u(t)×i(t)
• Types de puissance
• Dans les circuits alternatifs triphasés, on distingue trois types de

puissances :
• La puissance active (P) : C’est la puissance moyenne consommée par
le système au cours d’un temps donné. Elle se mesure en watts (W).
• P=√3×U×I×cos(Ø)
• U : Tension composée entre phases en Volts (V) I :Intensité dans un fil de
ligne en Ampères (A) Φ :Déphasage entre la tension et l’intensité
• La puissance réactive (Q) : Ce type de puissance est créé par les
éléments réactifs du circuit, qui sont des condensateurs ou des
(3)

inductances . La puissance réactive est indispensable au fonctionnement


(4)

de certains appareils mais n’apporte aucune valeur ajoutée. Elle se mesure


en voltampères réactifs (VARS).
• Q=√3×U×I×sin(Ø)
• La puissance apparente (S) : Elle correspond à la valeur maximale
que peut atteindre la puissance active pour des amplitudes de tension et
d’intensité fixées. Elle est exprimée en voltampère (VA). Cette puissance
est utilisée pour choisir le matériel électrique et est calculée en utilisant la
formule :
• S= √(P +Q )
2 2


• Facteur de puissance

• Le facteur de puissance, qui est le cosØ, est le rapport de la puissance active


sur la puissance apparente.
• cosØ = P , Ø étant le déphasage entre l’intensité et la tension
S

• Autrement dit, le facteur de puissance désigne le rapport entre la


quantité de puissance consommée (ou produite) et la quantité de
puissance absorbée. Le schéma à droite représente le lien entre le cosØ
et les différentes puissances
Intérêt d’un facteur de puissance proche de 1
: Un cosØ inférieur à 1 conduit à une consommation d’énergie
réactive d’autant plus importante qu’il se rapproche de 0. Il permet
d’identifier les appareils plus ou moins consommateurs de l’énergie
réactive.
Dans le contexte de l’éclairage public, un bon cosØ, notamment
supérieur à 0,8, a les avantages suivants :
•La suppression des pénalités liées à la surconsommation d’énergie
réactive ;
•La réduction de l’intensité véhiculée dans l’installation permettant
de :
•Diminuer les pertes d’énergie active dans les conducteurs ;
•Réduire la section des câbles ;
•Améliorer le niveau de tension en bout de ligne.
• Compensation de l’énergie réactive
• Pour une même puissance active, plus la puissance réactive est importante plus il faut fournir
du courant. Cette énergie réactive doit être ainsi compensée à travers des dispositifs
appropriés notamment des condensateurs ou des batteries de condensateurs permettant par
conséquent de réduire l’énergie totale tirée du réseau, les pertes associées, et finalement la
facture de la consommation électrique.

• La compensation de l’énergie réactive est possible sous trois formes :

• Compensation globale
• Une seule batterie de condensateurs est mise en place en amont de l’installation.

• Compensation locale
• Les batteries de condensateurs sont introduites au plus près des consommateurs d’énergie
réactive. L’installation est compensée mais le coût est important.

• Compensation partielle
• Plusieurs batteries de condensateurs compensent, chacune, une zone de l’installation. Par
conséquent, une partie de l’installation reste sans compensation.
Notion de base de l’éclairage
2 public
La lumière
• On appelle lumière la partie visible d'un vaste
groupe de radiations, qui vont des rayons
cosmiques aux ondes radar. Toutes ces ondes
sont
de même nature (électromagnétique) et se
déplacent dans le vide à la même vitesse: environ
300'000 km/s.
• Elles diffèrent par contre les unes des autres
selon leurs longueurs d'onde et l'énergie qu'elles
transportent, qui devient très grande dans le cas
des rayons cosmiques
Dualité onde-particule
La nature profonde de la lumière est double: elle peut être décrite soit
comme un ensemble de particules élémentaires de masse nulle, les
photons, soit comme des ondes continues. Dans ce dernier cas, on
emploie de préférence la longueur d'onde pour caractériser les
différents rayonnements visibles.

La longueur d'onde de la lumière s'exprime en nanomètres


[nm]
En faisant passer de la lumière
blanche à
travers un dispositif dispersif, tel
qu'un prisme
de verre, on peut la décomposer
en une
figure nommée spectre visible, qui
s'étend de
380 nm à 780 nm.
Toutes les couleurs du spectre
sont qualifiées
de pures, car elles ne peuvent être
séparées
par un second passage à travers
un prisme.
– Composition de la lumière
• La lumière est une énergie radiante perçue visuellement par l’œil. Elle
provient de sources naturelles (soleil, étoiles) ou artificielles (ampoule) ou
• d’un objet réfléchissant la lumière comme la lune quand elle est éclairée
par le soleil. La lumière est composée de plusieurs couleurs allant du
rouge au violet qui correspondent à différentes longueurs d’onde .
L’ensemble de ces longueurs d’onde constituant la lumière est appelé
spectre, il est compris entre 380 et 780 nanomètre (1 nm = 10–9 m).
• La composition de la lumière revêt une grande importance pour refléter
exactement et réellement les objets qu’elle éclaire. La lampe à vapeur de
sodium à basse pression par exemple émet une lumière orange
monochromatique (longueur d'onde 589 nm). Elle a une grande efficacité
lumineuse mais a l’inconvénient d’avoir un très mauvais rendu de couleur,
ce qui affecte la visibilité des objets ayant des couleurs différentes de
l’orange et peut engendrer dans certains cas des dégâts importants.
Grandeurs photométriques
• Flux lumineux

• Intensité lumineuse

• Éclairement

. Luminance
Flux lumineux

flux
Le flux lumineux (Ø) est la quantité
de lumière rayonnée par une source
dans toutes les directions de
l’espace. L’unité du flux lumineux est
le lumen (lm).

Le flux lumineux représente I


'énergie Lumineuse rayonnée
par une source. II caractérise I
'émission gIobaIe de Ia source
= la quantité de lumière totale
émise par
la source
C’est une donnée fournie par Ies
fabricants.
•Intensité lumineuse

• La lumière sortant d’une source lumineuse n’est pas


forcément émise d’une façon uniforme dans toutes les
directions. Pour connaître l’intensité rayonnée dans
chacune des directions, les éclairagistes ont été
conduits à définir la notion d’intensité lumineuse.
L’intensité I en candélas est la valeur du rapport du flux
lumineux Ø en lumens par l’angle solide Ω en stéradian
(sr) recevant ce flux lumineux.

I= Ø

Schéma représentative de l’intensité lumineuse

I Ø Ω
flux (candela)
intensité représente la portion
de flux lumineux
émise par une
source dans une
direction donnée de
l’espace.
C’est une donnée
fournie par les
fabricants.
Les courbes photométriques des luminaires (fournies par
les fabricants) donnent la répartition des intensités dans les
différentes dimensions de l’espace et permettent ainsi de
calculer les éclairements.
•Éclairement

• L’éclairement (E) est la quantité de flux


lumineux reçue par une surface S. Il est
exprimé en lux (lx)
• ou lm/m². L’éclairement ne se voit pas.

• E=Ø
s
L’éclairement (en lux) représente la
quantité de lumière (ou plutôt la densité de
flux lumineux) reçue par une surface .
L’éclairement est indépendant de la
nature de la surface, mais dépend : de
l’intensité lumineuse arrivant dans une
direction donnée ; de la distance à la
source et de l’inclinaison de la surface
éclairée.
L’éclairement se mesure ponctuellement
(en un point donné) et toujours par rapport
à une surface (sol, mur, table…).
On peut calculer une éclairement moyen à
partir de mesures d’éclairements ponctuels

E2
Dans le projet, I’écIairement se caIcuIe à partir de la
formule générale suivante :
E = (l cosa ) / d2 en Ix
Dans le cas ci−dessous (en raison des propriétés du triangle
rectangle) :
Ep = l cosa3 / h2 en Ix
Cette formule permet d’utiliser la hauteur de feu h (élément de projet),
plutôt que la distance d.

l
(Iuminaire)

I : intensité lumineuse au point


P considéré (donnée par le
fabricant du luminaire) a

d
d : distance de la source h
au
point P
h : hauteur source−point P
a : angle d’inclinaison de la
surface éclairée
xEP (éclairement
ponctuel)
La luminance

La luminance permet de
caractériser la sensation visuelle
produite par une source ou une
surface lumineuse.
Elle renvoie en langage commun à
la luminosité ou à la brillance d’une
source.
C’est la seule grandeur
photométrique
« perceptible », même si elle reste
une mesure approximative de notre
perception visuelle de la lumière,
cette dernière étant influencée par
de nombreux facteurs
physiologiques et psychologiques.
La luminance dépend de I’intensité de Ia
source et de Ia surface visibIe qu’eIIe couvre
depuis un point d’observation donné ; eIIe est
donc en ceIa fonction de I’angIe et de Ia
distance d’observation. . L1
= Intensité par unité de (primaire)

surface :Candela/m2ou cd/m2


On distingue :
− Ies luminances primaires, . L2 (par
réflexion)
produites «directement » par Ies sources (ce
sont a priori Ies pIus éIevées) ;
- Ies luminances secondaires

• produites
par réflexion sur des surfaces ou des objets. .L3 (par
Les Iuminances secondaires dépendent de Ia réflexion)

nature des surfaces (réflexion diffuse,


spécuIaire) et de Ieur coeficient de réflexion.
La luminance est la seule grandeur
réellement perçue par l’œil humain. Elle
représente le rapport entre l’intensité de
la source dans une direction donnée et la
surface apparente de cette source. Elle
s’exprime en candelas par mètre carré
(cd/m²). L’œil humain perçoit des valeurs
de luminance allant de 0,001 à 100 000
cd/m².
Tableau 2 : Luminance de certaines sources lumineuses (AFE)

Source primaire Luminance cd/m²


Soleil 16.5x108

Lampe à incandescence 100w claire 600x104

Lampe fluorescente tubulaire 40W Ø 38 mm 5 000 à 8 000

Source secondaire Luminance cd/m²


Lune 2 500 à 3 000

Pour un éclairement de 400 lux sur du :


• Papier blanc (facteur de réflexion : 0,8) 100
• Papier gris (facteur de réflexion : 0,4) 50
• Papier noir (facteur de réflexion : 0,04) 5
r

Flux Lumineux (Ø)


Unité : Lumen (m)
Luminance (L)
Unité : cd/m²

Intensité lumineuse
Unité : Candela (cd) ou Im/sr

Éclairement (E)
Unit é : Lux (Im/m²)
MESURES PHOTOMETRIQUES

1. Luxmètre :
Niveaux d’éclairement du plan de travail

2. Luminancemètre :
Luminance, facteur de réflexion.
Caractéristiques lumineuses des lampes

.Température de couleur

.Indice de rendu des couleurs (IRC)


La température de lumière

Définition : si on chauffe un « corps noir » (objet idéal ayant la


propriété d'absorber uniformément toutes les longueurs d'onde de
la lumière), sa couleur passerait :

-+ du noir
-+ au rouge
-+ au rouge vif
-+ à l'orange
-+ au jaune
-+ au blanc
-+ au bleu pâle
• La température de couleur d’une source lumineuse
caractérise principalement la couleur de la lumière émise
et donc l’ambiance lumineuse créée. Elle s’exprime en
degrés kelvins (K). La plage de températures de couleur est

illustrée
• On parle des couleurs froides (tirant vers le bleu) lorsque la
température de couleur est élevée (supérieure à 5 000 K) et
de couleurs chaudes (tirant vers le rouge orange) lorsque
cette température est inférieure à 3 300 K.
Définition: La température de couleur (TO)- d'une source
lumineuse est « la couleur apparente» de cette source,
mesurée en degré K

3000° K

Teintes chaudes Teintes froides

Quelques exemples:

- Filament Tungstène de la lampe à incandescence:

2500° K
- Flash appareil photo: 4280° K
- Lumière du soleil: 6000° K
La température de couleur d’une
source lumineuse est évaluée à
partir d’un étalon qui est « le corps
noir ».
Le corps noir est un corps
imaginaire étalon, qui permet de
comparer et caractériser l’émission
de différentes sources.
La température de couleur d’une
source lumineuse représente ainsi
la température à laquelle il faudrait
chauffer le corps noir pour qu’il ait le
même aspect coloré que cette
source.
La température de couleur d’une source (en degrés Kelvin) caractérise
sa teinte et permet de comparer objectivement les teintes de plusieurs
sources entre elles. Cette caractéristique est donnée par les fabricants.
Une température de couleur élevée correspond à une teinte froide (>
3200 K) Une température de couleur faible correspond à une teinte
chaude (< 3 200 K)
1 800 K 2 700 K 3 500 K 5 000k 7 500 K 12 000
Rouge Chaud Neutre Froid Très froid Glacé

Températures de couleur
L'Indice de Rendu des Couleurs (IRC)

Définition: Indice sur une échelle de 1 à 100 exprimant la faculté d'une


source lumineuse à restituer correctement les couleurs des objets éclairées

Référence:
Lumière solaire: 1Re = 100
• Afin de voir la couleur d’un objet, il est nécessaire que cette couleur existe
dans le spectre de la source de lumière employée.

• L’indice de rendu de couleurs IRC désigne la manière dont une source


restitue les différentes longueurs d’onde du spectre visible, c’est-à-dire la
précision avec laquelle les couleurs d’un objet seront restituées. L’IRC
s’établit sur une échelle de 0 (mauvais) à 100 (parfait). Une source
caractérisée par un bon indice de rendu des couleurs émet une lumière
contenant toutes les couleurs (toutes les longueurs d’onde) du spectre
visible, restituant ainsi la couleur réelle des objets.

• Ci-dessous deux images faisant la comparaison entre deux sources


lumineuses avec un IRC différent :
Image restituée sous une lampe dont Image restituée sous une lampe dont
l'IRC = 70 l'IRC = 90
Type de sources Valeur de l'1Re

Ballon fluo 50 à 70

Sodium Basse Pression Monochromatiq ue (jaune-orangée)

Sodium Haute Pression 25

Sodium blanc 80

Iodures métalliques 90

Tube fluorescent > 85

Fluo compacte 85

Induction > 80
Halogène /
100
Incandescence
Sources lumineuses artificielles
II existe aujourd’hui 3 principales familles de sources artificieIIes :
•Ies sources à incandescence (dont haIIogène), pour IesqueIIes Ia
Iumière est émise par un fiIament de tungstène porté à incandescence ;
•Ies sources à décharge, dont Ia Iumière est produite par un arc
éIectrique à I’intérieur
d’une ampouIe renfermant un ou pIusieurs gaz ;
Ies LED, qui fonctionnent avec Ia technique des semi−conducteurs.
• Sources d’éclairage artificiel = lampes (ampoules)

• Le choix d’une source résulte d’un compromis (économie ƒ qualité de lumière)


entre ces différents critères :

• Caractéristiques non lumineuses

• puissance en Watt
• efficacité lumineuse (fluxƒpuissance)
• durée de vie (heures)

. Caractéristiques lumineuses
• spectre lumineux
• flux lumineux
• température de couleur
• indice de rendu des couleurs
• Tous ces critères sont fournis par les fabricants.
Les sources à incandescence, malgré leur qualité de
lumière (IRC = 100, teinte chaude proche de celle de la
flamme), ne sont pas utilisées en éclairage urbain pour
des raisons énergétiques :
•elles ont une très faible efficacité lumineuse (80% de
chaleur et 20% de lumière pour
une incandescence classique) ;
elles ont une durée de vie réduite (2000 à 4000h pour
les halogènes, 1000h pour les incandescences
classiques).

Efficacité lumineuse : 13,8 lmƒW


Les sources à décharge présentent aujourd’hui une
très large gamme de techniques et de qualités de
lumière.
Toutes fonctionnent sur le même principe : la lumière est
produite dans une ampoule électrique renfermant un ou
plusieurs gaz (vapeurs métalliques). Lorsqu’une tension
suffisante est appliquée, un arc électrique se crée, qui
met en mouvement les atomes de gaz (ionisation).
C’est en changeant la composition en gaz ou en
modifiant la pression qu’on obtient des qualités de
lumière différentes.
Les principales sous−familles de sources à décharge :
•lampes à vapeur de mercure (teintes froides)
•lampes à vapeur de sodium (teintes chaudes)
Les sources à décharge requièrent un appareillage
spécial : système d’allumage et ballast.
Exemple : principe des lampes fluorescentes
(vapeur de mercure basse pression).
La vapeur de mercure excitée à cette pression émet un
spectre ultra−violet. L’ajout de poudres fluorescentes
sur les parois intérieures de l’ampoule permet de
transformer cette énergie en rayonnement visible
(fluorescence).

À droite : tube dont seulement une partie est recouverte de poudre fluorescente
Les lampes à vapeur de sodium sont Ies sources
actueIIement Ies pIus empIoyées en écIairage pubIic.
EIIes sont reconnaissabIes à Ieur teinte jaune-orangé.
Les caractéristiques techniques des lampes à vapeur de sodium sont variables.

Les lampes à vapeur de sodium basse pression ont un très mauvais IRC
(lumière monochromatique) mais une grande efficacité et durée de vie. Elles
sont aujourd’hui réservées à l’éclairage des tunnels (accès maintenance
difficile, critère de contraste > perception des couleurs).
Les lampes à vapeur de sodium haute pression (2000−2500 K) répondent
aux exigences d’éclairage urbain : efficacité lumineuse (50−100 lmƒW), grande
durée de vie (12000−24000h). Leur IRC est aujourd’hui amélioré (65−85) ; leur
principal « défaut » reste leur teinte orangée, très connotée « éclairage de voirie
».
Mais on trouve aujourd’hui des lampes dites à « sodium blanc », de teinte plus
doré, avec un IRC > 85.
Sources d’éclairage urbain

Exemple lampe à sodium blanc pouvant


servir aux illuminations
(catalogue Philips)
Les « ballons fluorescents » sont des
sources à vapeur de mercure. Ils sont
apparus en éclairage public après−guerre
et équipent encore certaines vieilles
installations (lotissements, villages…) ;
on les reconnaît à leur lumière très
blanche,
« blafarde » (mauvais IRC).
Ce type de lampes possède de nombreux
désavantages comparé aux autres types
de sources lumineuses disponibles à
l'heure actuelle : efficacité lumineuse plus
faible, IRC inférieur. On les remplace
aujourd’hui par d’autres sources à
décharge : sodium haute pression, iodures
métalliques ou sources fluorescentes plus
performantes.
Les iodures métalliques* sont aussi des
sources à vapeur de mercure. Elles
étaient initialement dédiées à l’éclairage
d’installations sportives.
Elles ont depuis été miniaturisées et on les
utilise maintenant pour éclairer les
espaces publics (70W suffit à l’éclairage
d’une rue de centre−ville).
Leur efficacité lumineuse (70−90 lmƒW) et
leur durée de vie (jusqu’à 15000h) sont un
peu moins bonnes que pour les sodium
haute pression. On les privilégie quand on
recherche une lumière de teinte blanche
plus ou moins dorée (3000 ou 4200K) et
un très bon indice de rendu des couleurs
(>80).
Sources d’éclairage urbain
Les tubes fluorescents et fluo-
compactes (vapeur de mercure) s’utilisent
aujourd’hui aussi en ville.
Leur gamme, en IRC (40 − 98) et en
température
de couleur (2700 − 7000 K), est très large.
Elles sont moins chères à l’achat que des
iodures métalliques, mais leur efficacité
lumineuse (60−100 lmƒW) et leur durée de
vie (max.
12000h) sont souvent un peu moins
bonnes. Les tubes sont adéquats à
certaines formes de mobilier type colonne.
Les sources fluorescentes permettent
aussi le mélange de couleurs.
Les LED, longtemps réduites à une
fonction de signalisation, ont fait leur
apparition sur le marché de l’éclairage il y
a une dizaine d’années.
Les LED sont toujours des sources
colorées. On obtient des LED blanches
de 2 manières :
•on ajoute de la poudre fluorescente
jaune dans la capsule d’une LED bleue
•on mélange, selon les principes de la
synthèse additive, des LED
rouge−vert−bleu + éventuellement ambre.
Les avantages des LED en éclairage :
•caractère miniature des sources
•très longue durée de vie (50 000h)
•gamme chromatique (couleurs saturées)
•gradation d’intensité et de couleur
Leurs inconvénients :
•les industriels ont du mal pour le moment à
s’engager sur des valeurs d’efficacité lumineuse
•puissance nominale limitée (10W)
•instabilité de qualité de teinte dans la production de
série
•problème de tenue dans le temps des LED blanches
•coût d’investissement
•technique de production moins propre que pour les
autres lampes
Extrait du « guide lumière » Philips septembre 2008
Extrait du « guide lumière » Philips
septembre 2008

Extrait du « guide lumière » Philips septembre 2008

Exemple d’application LED : candélabre d’éclairage urbain.


Diversités des matériels
Composantes principaux d’un
réseau d’éclairage public 3
Un réseau d’éclairage public est principalement composé d’armoires permettant de commander
et de protéger le réseau électrique, de câbles électriques servant à transporter l’électricité à
partir des sources d’alimentation et de points lumineux qui éclairent l’espace public.

1.Armoire
Également appelée coffret de commande et de protection (CCP), l’armoire d’éclairage public
permet l’alimentation du réseau d’EP à partir du réseau de distribution d’énergie. Il renferme des
équipements ou dispositifs de comptage, de commande et de protection. Une armoire est
généralement constituée d’une partie pour le comptage de la consommation électrique, une
partie de commande d’allumage des points lumineux contenant des composantes telles que les
horloges et les contacteurs, comportant toutes les deux des appareils de protection (disjoncteur,
fusible…).

Équipement de protection générale : Disjoncteur différentiel

ÉquipementÉquipement de commande :
de comptage
: Horloge astronomique
Équipement de
comman
Compteur de :
électromécani Contacte
que ur

Équipement de protection
par départ :
Fusibles
La figure ci-dessous décrit les principaux composants d’une armoire d’éclairage public.

Équipement de protection générale : Disjoncteur différentiel

Équipement de commande :
Equipement de protection
général
Horloge astronomique
disjoncteur différentiel

Equipement de
Équipement de comptage : commande
Compteur horloge astronomique
électromécanique
Équipement de commande
: Contacteur

Équipement de protection
par départ : Fusibles
Choix des dispositifs de commande

• Les dispositifs de commande permettent de contrôler la


mise en service et la mise hors service des équipements de
l’éclairage public qui lui sont raccordés par les réseaux
d’alimentation. Ci-dessous les principaux dispositifs de
commande en éclairage public.

1 Les horloges électromécaniques


• Ce type d’horloge commande l’extinction et l’allumage de
l’éclairage public à des heures spécifiques. Elles sont
installées dans les armoires d’éclairage public et doivent
être réglées et actualisées régulièrement afin de suivre
approximativement les heures de lever et de coucher du
soleil.
2.Les interrupteurs crépusculaires

• Un éclairage commandé par interrupteur crépusculaire permet de


façon automatique de déclencher l’extinction et l’allumage de
l’éclairage public en fonction de la lumière du jour.

• Pour assurer la fiabilité et la précision de l’interrupteur, il est


essentiel de positionner et d’orienter correctement le capteur de
sorte à ne pas subir l’effet des sources lumineuses aléatoires ou ne
pas être perturbé par des ombres. Il faut en outre le contrôler et le
nettoyer régulièrement afin d’empêcher l’accumulation de
poussière.

• Les interrupteurs crépusculaires peuvent être associés à des


horloges afin de couper la commande pendant une partie de la
nuit.
3.Les horloges astronomiques

• Une horloge astronomique, qui s’installe également dans l’armoire,


permet de suivre parfaitement les heures d’éclairement naturel. En
calculant la position du soleil grâce à un ensemble d’informations
géographiques et temporelles, l’horloge astronomique permet de
déterminer les instants de commutation de l’éclairage public.

• Les avantages des horloges astronomiques se résument comme suit :


• Prise en compte des changements d’heure ;
• Programmation hebdomadaire et annuelle ;
• Maîtrise de la durée d’éclairage annuelle ;
• Synchronisation entre les différentes horloges.
Ballasts
• Les ballasts représentent des auxiliaires d’alimentation. Ils permettent
d’adapter le courant nécessaire au fonctionnement des lampes suivant
leur type et leur puissance et sont interposés entre le réseau électrique et
la lampe. On distingue deux principaux de ballasts :

– Ballasts ferromagnétiques
• Ces ballasts nécessitent l’utilisation d’un condensateur pour la limitation
de l’énergie réactive et d’un amorceur pour l’allumage de la lampe. La
vérification et le remplacement de ces deux composants reste essentiel
afin d’éviter toute surconsommation et tout dysfonctionnement.

– Ballasts électroniques
• Grâce à un allumage progressif et une régulation électronique de la
tension d’alimentation, ces appareils permettent d’augmenter la durée de
vie des lampes. Ils assurent également une lumière constante. Lorsqu’ils
sont gradables, ils permettent en outre de faire varier le niveau
d’éclairement. Par contre, ils nécessitent l’installation de parasurtenseurs
pour les protéger des surtensions du réseau de distribution.
2.Câbles réseau électrique
On distingue deux types principaux de réseaux dans l’éclairage public : le réseau
indépendant en câbles souterrains qui est le plus recommandé, sécurisé et offre un
éclairement plus approprié et le réseau mixte sur poteaux et sur façade. Ce dernier
continue à représenter un certain pourcentage du réseau d’éclairage public dont une
partie sur façade. Néanmoins, l’éclairage public sur un réseau aérien ne permet pas
d’obtenir un éclairement conforme aux normes en vigueur vu que l’inter-distance entre
supports est imposée par le réseau BT de distribution desservant les habitations et
non en
fonction des besoins d’éclairement.

Exemple d'un réseau aérien sur poteaux


•Câbles réseau électriques

Câbles armé en cuivre ou en


Aluminium

•Mise à la terre en cuivre nu

•Canalisation (Tube annelé)


•Génie civile

•Tranché

•Regard de visite et de manœuvre

•Massif (confectionné ou
préfabriqué)
Point lumineux
Luminai
Cros re
se
Le point lumineux représenté dans la
Point
figure constitue l’une des parties les plus Suppo
lumineux

importantes et les plus sensibles du rt

réseau d’éclairage public. En effet, c’est la


partie qui porte la source lumineuse et qui
est la plus exposée aux pannes et aux
aléas. Elle nécessite une attention
particulière, tant au niveau conception
qu’au niveau maintenance. Un point
lumineux est composé essentiellement
d’un luminaire, d’une crosse et d’un mât.
Luminaire
• Élément appelé également lanterne ou appareil d’éclairage, il est composé d’une enveloppe regroupant
la source lumineuse, le réflecteur, la vasque et généralement l’appareillage comme indiqué ci-après :
Lampe ou source lumineuse : Élément produi- sant la lumière, les grandes familles étant les lampes à
décharges (ballons fluorescents, sodium haute pression, iodures métalliques, …), les lampes à filament
(halogènes, incandes- centes) et les semi-conducteurs (module LED).
Appareillage ou ballast : Élément électrique permettant l’allumage et le fonctionnement des lampes, il
peut être ferromagnétique ou électronique.
Optique ou réflecteur : Élément mettant en forme la lumière émise par les sources, de manière à
adapter l’éclairage à la voie tout en limitant les nuisances lumineuses. Les deux grandes familles étant
les optiques symétriques ou circulaires adaptées pour l’éclairage de place ou de parking et les optiques
asymétriques ou routières favorisant un éclairage devant et sur les côtés.
Vasque : Élément permettant de protéger la lampe et le réflecteur de l’environnement extérieur, il est en
verre ou en matière plastique et diffuse la lumière émise par la source.

Crosse
Élément le plus souvent métallique permettant de déporter la lumière.

Mât ou support
Élément supportant le luminaire, parfois accompagné d’une crosse. Il peut être droit ou incliné, en acier,
en aluminium, en fonte ou en bois, de forme tubulaire, cylindro-conique, octogonale, avec ou sans
embase.
Composants de luminaire

peut être composé de :


-L'armature :
permet l'assemblage des différents composants du luminaire
(réflecteurs, Vasque, platine,,...) et la fixation du luminaire.
-La platine :
permet la fixation des auxiliaires électriques (ballasts, Amorceurs,...).
-Le réflecteur :
réfléchi la lumière émise par la lampe et la dirige selon des directions
préférentielles.
-Le diffuseur ou protecteur :
protège la lampe de l'ambiance. On parle aussi de "vasque".
L'ensemble des dispositifs chargés de contrôler la lumière émise
(réflecteurs, Vasque ) est aussi appelé "optique« .
Composants de luminaire conventionnel
Luminaire à décharge Exemple : SHP

Calcul des performances :


Pertes de l’équipement ferromagnétique (10%),

Pertes optiques dans le luminaire (25%)


Rôle des composantes
électriques
-Pour que le gaz soit ionisé
la tension appliquée aux bornes du tube à décharge doit
atteindre une tension suffisamment élevée
dite tension d'amorçage -> amorceur
-Lorsque l'amorçage est obtenu
le courant augmente rapidement et il faut réduire la tension
pour stabiliser la décharge -> ballast
-Souvent, cet allumage ne réussit pas en une seule
tentative. Si la lampe ne s'est pas allumée, le cycle
recommence.
-À partir de cet instant, le ballast joue le rôle de limiteur de
courant et empêche la destruction de la lampe.
-Le condensateur permet d'améliorer le facteur de
puissance
MAÎTRISE DE LA QUALITÉ DES ÉQUIPEMENTS

Type de vasques

1)Verre bombé, semi bombé, plat

2)Polycarbonate bombé, semi bombé, plat


Composants de luminaire LED
Composants de luminaire LED
Module LED

Pertes Pertes
optique Thermique
s s

LED Lentille
Composants de luminaire LED
Luminaire

Modules LED

Driver

Nœud de protection
Rôle des composantes électriques
a)Driver:
•Transforme courant alternatif en courant continu
•Pilotage du courant des LED pour varier la température du couleur
•Protège les LED contre surtension, surintensité et surchauffe
•Diming pour faire de l’économie de l’énergie
•Communiquer pour faire la télégestion
a)Lentille :
dispositif optique composé d’une matière transparente et dont
la forme est étudiée pour diriger la lumière d’une façon
spécifique, convergente ou divergente.
b)Nœud de protection: Protection de tous les équipements
contre les surtensions

Eclairage d’un espace public
4
Dimensionnement et implantation

Les Les
hauteurs distances
de mâts inter-
ou des luminaires
supports (inter-distances)
Le type d’implantation Le type de
des points lumineux sur lumi
l’espace public naire
s

Le type d’éclairage :
fonctionnel (à Et les types et puissances
systématiser sur les voies
structurantes) de lampes

ou d’ambiance
(envisageable sur
les trottoirs,

p
l
a
c
e
Types d’implantation sur l’espace public

Pour identifier l’implantation appropriée à un espace public, il est primordial de tenir


compte des paramètres suivants, indiqués dans la Figure

I : largeur de la
chaussée à
Hauteur h éclairer
•a : avancée du
feu par rapport
au bord de la chaussée
Avancée a Largeur l
•h : hauteur du feu
•e : espacement
entre deux foyers
lumineux
Implantation unilatérale (gauche ou droite)

• Dans ce type d’implantation, tous


les luminaires sont implantés sur
un seul côté de la route. On l'utilise
principalement lorsque la largeur
de la route est inférieure ou égale
à la hauteur des candélabres. La
luminance de la partie de la chaus-
sée située loin des luminaires est
inévitablement plus faible que celle
située du même côté. Ce type
d'installation est habituellement
utilisé pour l'éclairage d'une route
constituant une chaussée simple à
double sens de circulation
Implantation bilatérale en quinconce

– Dans ce type d’implantation,


les luminaires sont situés de
chaque côté de la route, en
implanta-
• tion alternée (ou zigzag). On l'utilise
principalement
• lorsque la largeur de la route est comprise
entre 1 et 1,5 fois la hauteur des
candélabres. Un soin particulier devra être
apporté à l'uniformité des luminances de la
chaussée. En effet, l'alternance de zones
sombres puis éclairées peut produire un
effet 'zigzag' désagréable. Ce type
d'installation est habituellement utilisé
pour une route constituant chaus- sée
simple à double sens de circulation
Implantation bilatérale vis-à-vis
– Ce type
d’implantation est
caractérisé par des
luminaires implantés
des deux côtés de la
route
• et en opposition. On l'utilise
principalement
• lorsque la largeur de la route
est supérieure à 1,5 fois la
hauteur des candélabres. Ce
type d'installation est
habituellement utilisé pour
une route constituant une
chaussée simple à double sens
de circulation
Figure 21 : Implantation axiale

Implantation axiale (rétro-bilatérale)

• Les luminaires sont


implantés au-dessus de la
zone centrale. Cette
solution équivaut à une
installation unilatérale
pour chaque chaussée
individuelle .
• Le Tableau synthétise les
principaux types
d’implantation des points
lumineux en fonction de la
hauteur des feux et la
largeur de la chaussée.
Calcul des inter-distances et hauteurs de feu

• Les hauteurs de feux sont à préciser sur la base d’une étude


photométrique lors du choix du matériel. Les distances
inter-luminaires nommées inter-distances dépendent
également de la hauteur du feu. À titre d’ordres de
grandeurs :
• La largeur de la chaussée (L) peut être égale à la hauteur de
feux (H). Donc L = H.
• L’inter-distance est comprise entre 3,5 x H et 4 x H.

Il est à noter que certains luminaires LED permettent d’atteindre des inter-distances
allant jusqu’à 6 fois la hauteur de feux, ce qui contribue à la diminution du nombre de
points lumineux et par conséquent ce qui réduit les frais d’exploitation, de maintenance
et la facture énergétique.
Récapitulatif des principaux types d’implantation des points lumineux

Type d’implantation Rapport entre h et l Type de chaussée Observations


recommandé

La luminance de la
Implantation Chaussée simple à partie de la chaussée
l≤h
unilatérale double sens de située loin des
circulation luminaires est plus
faible que celle située
du même côté

Un soin particulier
doit être apporté à
Implantation h < l ≤ 1,5 h
l’uniformité des
bilatérale en luminances de la
quinconce chaussée

Implantation 1,5 < h -


bilatérale vis-à-vis

Implantation axiale Chaussées doubles à


(rétro-bilatérale) deux sens de
l≤h -
circulation
Choix des luminaires

• Types de luminaires
• On distingue deux principaux types de luminaires,
le luminaire conventionnel notamment
fonctionnel, décoratif, ou projecteur, et le
luminaire LED qui est Projecteur
• Décoratif
• Fonctionnel

actuellement en pleine évolution
Choix des luminaires
Types de luminaires
On distingue deux principaux types de luminaires, le luminaire conventionnel
notamment fonctionnel, décoratif, ou projecteur, et le luminaire LED qui est
actuellement en pleine évolution

Module
LED

Driver

Vasque

Fonctionnel Décoratif Projecteur


Avantages du LED
La technologie du LED a plusieurs caractéristiques avantageuses et présente un
grand intérêt pour les responsables de l’éclairage public souhaitant optimiser et
développer leur service d’EP. D’après l’AFE, son efficacité énergétique s’améliore
de 20% tous les ans. Selon la même source, le pourcentage du LED dans le parc
de l’éclairage public européen devrait passer de 25% en 2015 à 75% à l’horizon
2020. Ci-dessous les principaux avantages du LED :
•Durée de vie : Plus de 50 000 heures ;
•Efficacité lumineuse : jusqu’à 130 lumen/watt (efficacité du luminaire) ;
•Compatibilité avec le courant continu, alimentation directe par source solaire ;
•Économie d’énergie : 50% en remplacement du Sodium, 80% en remplacement
HG ;
•Confort et sécurité : uniformité de l’éclairage améliorée ;
•Lumière instantanée (pas de temps de chauffe ni de refroidissement) ;
•Maintenance aisée et moins onéreuse ;
•Éclairage flexible : possibilité de variation des intensités sur plusieurs paliers ;
•Gestion sans-fil des luminaires individuellement ou par groupes ;
Éclairage dynamique permettant des jeux de lumières pour l’animation. L’éclairage
LED peut produire des millions de couleurs grâce au mélange de couleurs de base
rouge, bleu et vert.
• Critères de choix de luminaire
• Tel que mentionné auparavant, le luminaire est composé de la lampe, du ballast, du réflecteur et de la
vasque. Cette section explique les 12 critères de choix de luminaires que sont :

L’étanchéité,
• La solidité,
• La protection électrique,
• L’efficacité lumineuse,
• L’optique,
• L’indice ULOR,

La maintenabilité,
• La durée de vie moyenne,
• La forme de la vasque,
• La puissance de la lampe,
• L’indice de rendu de couleurs,
• Et la température de couleurs.

1. L’étanchéité
L’indice de protection IP détermine le niveau d’étanchéité du luminaire. Il représente le degré de
protection du matériel contre la pénétration des corps solides (1er chiffre) et liquides (2ème chiffre). Afin
d’assurer une étanchéité suffisante, il est recommandé de choisir des luminaires dont l’indice de
protection est au minimum de 55 (IP ≥ 55). Le Tableau 9 explique plus en détails les différents indices de
protection.
Signification des indices de protection

1er chiffre : Introduction de corps solides 2éme chiffre : Pénétration des corps
liquides
IP 0X Non protégé IP X0 Non protégé

IP 1X Protégé contre les corps solides de IP X1 Protégé contre des chutes verticales
plus de 50 mm de gouttes d’eau

IP 2X Protégé contre les corps solides de IP X2 Protégé contre des chutes d’eau pour
plus de 12 mm une inclinaison maximale de 15°

IP 3X Protégé contre les corps solides de IP X3 Protégé contre des chutes d’eau pour
plus de 2,5 mm une inclinaison maximale de 60°

IP 4X Protégé contre les corps solides de IP X4 Protégé contre les projections d’eau
plus de 1 mm

IP 5X Protégé contre la poussière IP X5 Protégé contre les jets d’eau

IP 6X Étanche à la poussière IP X6 Protégé contre les paquets d'eau


2.La solidité
La solidité du luminaire est identifiée par l’indice (IK) qui
détermine le degré de protection du matériel contre les
chocs pour garantir une résistance suffisante en fonction de
l’emplacement et de l’environnement de l’équipement.

Code IK06 IK07 IK08 IK09 IK10

Énergie de choc 1 joule 2 joules 5 joules 10 joules 20 joules


–La protection électrique
• Tout matériel électrique raccordé à une alimentation doit comporter une
protection contre les chocs électriques adaptée aux conditions d’installation. Cette
protection est assurée :
• Soit par des dispositions internes propres aux matériels eux-mêmes ;
• Soit par des conditions externes d’alimentation et, éventuellement,
d’environnement ;
• Soit par une combinaison appropriée de dispositions internes et de conditions
externes.

• Les protections ne peuvent être assurées que si les matériels sont en bon état et
s’ils sont correctement choisis et installés. L’installation de luminaires de classe II
est recommandée.

–L’efficacité lumineuse (K)
• Elle est définie par le rapport entre le flux lumineux fourni Ø en Lumens et la
puissance P de la source lumineuse en Watts :

• K=Ø
P
. L’efficacité lumineuse s’exprime en lumens par
watt. Du point de vue énergétique, la
caractéristique la plus importante d’une lampe est
sa capacité à transformer l’énergie électrique en
lumière. Plus grand est l’indice K, mieux c’est

Catégorie Lumen/watt

Lampe à incandescence 10 à 35
Lampe à vapeur de 30 à 70
mercure
Lampe fluorescente 40 à 100
Lampe aux halogénures 50 à 110
Lampe à vapeur de 70 à 130
sodium haute pression
Lampe LED 80 - 130
–L’indice ULOR

• L’ULOR (Upward Light Output Ratio) est le flux


lumineux sortant du luminaire vers le ciel

• Ce flux correspond à une perte énergétique et


génère une nuisance lumineuse. Les luminaires
présentant un ULOR déplorable sont les luminaires
boules qui sont de moins en moins utilisés par les
Communes. L’inclinaison des projecteurs et des
encastrés de sol est également un facteur primordial
à déterminer avec vigilance pour réduire l’ULOR.
–Maintenabilité
Un luminaire doit être bien entretenu pour conserver ses
performances et principalement son niveau d’éclairement et
sa consommation d’électricité. À cet effet, il est recommandé
d’intégrer l’accessibilité et la facilité de maintenance dans la
conception des installations et le choix du matériel. Une
maintenance facilitée par des luminaires bien conçus est une
maintenance plus efficace, plus rapide et moins chère. Les
caractéristiques qui facilitent la maintenance sont définies
comme suit :
– Un indice de protection convenable réduisant le taux d’encrassement
des luminaires ;
– Mode d’ouverture et de fermeture rapide ;
– Conception et forme adéquate de l’appareillage facile à démonter et
manipuler : Une vasque en verre se nettoie mieux qu’une en
polycarbonate.

• Les luminaires LED nécessitent une maintenance réduite sur la source.


Mais la surface éclairante et le dessus du capot requièrent un nettoyage
fréquent.
–Durée de vie moyenne

La durée de vie moyenne correspond à la durée


pendant laquelle un équipement atteint ses limites
d'exigences de fonctionnement. Elle représente l’un
des indicateurs de la qualité du luminaire et doit être
pris en considération lors du choix du matériel.
–Forme de la vasque
• La forme et la matière du luminaire, et particulièrement de la vasque,
affectent le flux lumineux. Les vasques des luminaires sont en général
caractérisées par leur forme et par les matériaux qui les composent.
• les différentes formes de vasque de luminaires.
Conclusion
La maîtrise des notions de bases de l’éclairage public, la connaissance du
cadre normatif en vigueur en la matière et la maîtrise des critères de choix des
équipements d’un projet d’éclairage public sont les premières pierres pour
atteindre un objectif d’optimisation du service de l’éclairage public et de la
réduction de la facture énergétique.
Avant de définir son équipement, il est essentiel de définir les classes
d’éclairage de l’espace à éclairer afin de prévoir un niveau d’éclairement
satisfaisant les besoins visuels des usagers.
Le choix des équipements s’établit en tenant compte non seulement des coûts
initiaux d’acquisition, mais aussi des coûts d’exploitation et de maintenance,
d’où la nécessité de prêter une attention particulière aux caractéristiques des
différentes composantes d’un réseau d’éclairage public.
Le respect des exigences normatives en vigueur au Maroc en matière
d’éclairage public est obligatoire en vertu de la loi 12-06. Dans le cas d’un
accident ou dommage causé par une déficience d’EP, le respect de la norme
constituera une preuve de la qualité de l’installation contestée. Concernant la
voirie et les réseaux des lotissements privés qui sont en général rétrocédés
aux Communes après réalisation et réception, il est recommandé aux
Communes de s’assurer de la conformité de la conception et des équipements
aux exigences normatives et règles d’éclairage public, à l’aide d’un cahier des
charges destiné aux lotisseurs.

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