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Maîtriser l'Art de Parler en Public

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PRISE DE PAROLE EN PUBLIC

Afin de réussir sa prise de parole en public, il existe 5 fondamentaux :


– Le discours, qui est la forme que vous allez donner à vos mots, ainsi que votre charisme.
– L’interaction avec le public
– La préparation de la présentation
– La gestion du stress
– La gestion des supports

1 – Le discours
Bien parler en public peut être un don, mais si on ne l’a pas naturellement on peut l’acquérir avec un peu de travail.
Les 3 éléments essentiels du discours sont :
1) Le non-verbal : les gestes, la posture, le sourire, l’expression… qui contribuent à 55 % de la réussite.
2) Le para-verbal : le débit, le volume et les intonations, qui comptent pour 38% du discours.
3) Le verbal : c’est-à-dire le message (mots et contenu), qui compte que pour 7% du résultat.
Le message global que vous souhaitez faire passer doit prendre en compte ces 3 éléments, afin de ne pas créer de
dissonance et rester dans la cohérence (ex: prôner l’ouverture et rester les bras croisés…)
Attention, même si le verbal a relativement peu impact lors d’un discours, cela ne veut pas dire qu’un discours bien
présenté suffit. En effet si un beau discours peut prendre sur l’instant, il n’aura pas d’efficacité dans le court et moyen
terme car les auditeurs n’adhèreront pas au message ou se rendront compte qu’il était fallacieux.
Pour travailler sa communication para-verbale et non verbale il faut travailler son débit, son volume, ses gestes… pour
se créer un charisme scénique.
Ex: Obama travaille son expression corporelle pour faire passer des messages, il sait poser son regard, travailler ses
gestes, sourire, faire des pauses, insister sur un mot clé…
C’est la répétition et l’expérience qui font les bons orateurs, il ne faut donc pas manquer une occasion pour s’entrainer:
dans des réunions, lors des repas de famille…
Il faut également avoir un état d’esprit positif. Si vous êtes dans une mentalité “Je n’aime pas parler en public / Je n’ai
pas envie de le faire / …” vous vous placez dans un cercle vicieux qui ne vous fera pas progresser.
En entreprise comme dans la vie de tous les jours, la prise de parole est un choix personnel, il ne faut donc pas forcer
les personnes qui n’aiment pas parler en public. Si la personne est timide, il faut la faire intervenir en la soutenant en lui
demandant juste quelques mots ou son avis, puis ensuite reprendre la parole.
Pour réussir sa prise de parole il faut au préalable avoir les idées claires, il faut savoir ce que l’on veut et va dire afin de
travailler le verbal.
Le verbal passe par dire des phrases courtes et simple (sujet+verbe+complément) pour simplifier son message, et
s’interrompre régulièrement pour laisser le temps à son interlocuteur d’assimiler.
Pour le non verbal et le para-verbal :
– Regardez tout l’auditoire, surtout les personnes au fond de la salle et sur les côtés. Elles auront l’impression que vous
leur parlez.
– Fixez-vous des axes aux 4 coins de la salle pour regarder de temps en temps dans toutes les directions. Repérez 3 ou
4 personnes souriantes dans l’auditoire, elles vous serviront de repère et vous permettront de garder confiance.
– Travaillez votre gestuelle : écartez les bras, souriez…
– Privilégiez la position débout pour plus de puissance dans la voix et une visibilité par toute la salle.
– Ne vous déplacez pas tout le temps. Il faut rester droit et poser son discours, et ne changez de place que lors des
pauses du discours et ne parlez pas lorsque vous bougez.
– Respirez et apprenez à faire des silences, et retenez que pour vous un silence peut sembler long, mais pour les
auditeurs c’est bien plus court. Le silence permet de mémoriser, de mettre une emphase autour d’une idée et de
remobiliser l’attention. Un silence permet de faire une pause après une grande idée.

2 – L’interaction avec le public.


Il est essentiel de fixer le cadre de la prise de parole dès le début :
– Durée de la présentation.
– Le déroulé de la présentation, avec autorisation ou pas des interventions tout au long de la présentation.
Pour faire vivre son intervention il est intéressant de poser des questions à son auditoire, cela permet de rebondir sur
des idées, d’intéresser le public au sujet et de le maintenir en éveil. Ce dialogue avec le public permet de renforcer
l’efficacité d’une présentation, et d’éviter que les incompréhensions ne perdurent tout au long de la présentation.
Lors des interventions avec le public il faut faire attention :
– A l’écoute active : c’est-à-dire écouter jusqu’au bout votre interlocuteur avant de réagir et éventuellement recadrer le
débat et les interventions (ex: on ne parle pas de la même chose).
– A la reformulation : c’est-à-dire reprendre avec vos mots ce qu’à dit l’autre personne afin d’être certain que vous parlez
de la même chose.
– A distinguer ses opinions de l’objectif de la réunion : il faut mettre de côté son avis personnel pour rappeler l’objectif de
la réunion et dépersonnaliser le débat en utilisant des chiffres et des informations tangibles. II faut bannir les “on dit que”,
“tu as tors, je pense que”…
Atelier pratique pour s’entrainer à argumenter: demandez à un de vos amis de faire une assertion généraliste de
mauvaise foi, et essayer de continuer la discussion et d’influencer la position radicale de votre interlocuteur.
Exemples : les jeunes ne sont pas sérieux, les prix ont augmentés depuis l’euro…
Lors de vos dialogues avec le public faites attention à l’humour et l’ironie, si c’est mal préparé cela peut être perçu
comme une agression verbale…
Quelques trucs pour améliorer sa prise de parole en public :
– Lorsque deux personnes parlent entre elles lors de votre réunion, le mieux est de rester silencieux et automatiquement
celle-ci s’arrêteront de discuter en voyant qu’elles parasitent le débat.
– Si dans la salle vous observez quelques personnes qui grimacent, et que vous craignez que lors de la session de
question / réponses cela peut devenir un problème ou si vous voyez que votre discours ne convainc pas, vous pouvez
décider d’arrêter votre présentation et demander aux indécis leurs avis. Mais attention, dans ce cas vous ne maitriserez
plus votre présentation.
– Lors d’un entretien de recadrage pour essayer de faire prendre conscience un employé du problème, il est très
intéressant d’utiliser le questionnement afin d’analyser le problème, de venir à la source et de le résoudre.

3 – Le plan et la préparation
Avant de commencer il faut mener une réflexion :
– Qu’est-ce que je veux dire, mon message principal.
– Quel est l’objectif : convaincre, informer, sensibiliser, faire agir…
– Quel est l’auditoire et ses attentes : son niveau de connaissances, ses freins actuels…
A partir de ce travail de réflexion il faut choisir ses mots, ses anecdotes, son plan… Il ne faut pas vouloir trop en dire
sinon l’auditoire va perdre le fil.
Il est également nécessaire de formuler une seule idée par phrase selon le schéma suivant :
– Une idée
– Un argument
– Un exemple
Les anecdotes, les histoires, les exemples permettent de faire vivre le discours et de reformuler l’idée sous une forme
plus concrète et casser le rythmer la présentation.
Il faut également s’approprier le discours, ne pas l’apprendre par cœur sinon lorsque l’on se perd ou que l’on manque
une phrase on se retrouve coincé. Par contre il peut être intéressant d’apprendre une ou deux phrases clés par cœur
pour être certain de bien débuter sa présentation ou le début des différentes parties.
Pour s’entrainer il faut apprendre uniquement les grandes lignes, par exemple en répétant chez soit le discours à voix
haute. Ainsi on peut travailler la tournure des phrases, les pauses, les silences, les exemples…
Lors du début de la présentation il est important de prévenir du plan avec le déroulé global, ainsi que la durée totale afin
de ne prendre personne au dépourvu. En reprenant les objectifs de la présentation vous pourrez aussi verrouiller son
cadre et éviter le hors sujet.
Lors de la présentation vous pouvez marteler vos idées en les faisant passer sous différentes formes : slogan,
exemples…
Pour le plan d’une présentation, il existe 2 méthodes :
– Thèse / Antithèse pour convaincre un auditoire. Si l’auditoire est déjà majoritairement convaincu il faut présenter en
premier la thèse. S’il reste à convaincre il faut faire l’inverse. Dans tous les cas il faudra finir par une synthèse très
explicite avec le rappel de l’idée principale à retenir. Si jamais dans la salle se trouvent des experts de votre sujet, il est
important de finir sur une ouverture et non pas une affirmation afin de laisser la place au débat et éviter les retours de
flamme.
– Idée principale (c’est-à-dire l’accroche et le pourquoi de cette présentation) => L’argumentation (avec des exemples
concrets) et enfin la solution.
4 – La gestion du stress et les supports
Se préparer aide à être à l’aise car l’on évacue l’incertain et le stress de la dernière minute.
La source du stress vient du fait d’avoir peur d’être jugé (est-ce que je vais être compétent, on va me juger…).
Pour éviter le stress il faut :
– Ne pas se focaliser sur le stress mais sur l’objectif de la présentation et son sujet.
– Dire franchement au public que l’on est un peu stressé, afin de se sentir mieux, voire attirer la sympathie du public.
– Faire un peu d’exercice, par exemple en faisant un tour du pâté de maison 5 minutes avant la présentation pour ne
pas accumuler de la tension physique.
Souvent les 10 premières secondes sont les plus dures, mais passé ce cap le stress est moins fort. Pour éviter de
perdre contenance se tourner vers les visages positifs de l’assistance pour obtenir une réassurance (ou un de ses
collègue par exemple). Si nécessaire utiliser ses notes sur une fiche bristol d’une taille légèrement supérieure à celle de
la main.
Il existe certains petits trucs pour décompresser avant une présentation :
– Dire n’importe quoi avant et plaisanter pour faire descendre la tension.
– Faire échauffements (voix et muscles)
– Respirer la bouche et par le ventre quelques minutes avant de se lancer.
Ateliers pratiques : Faire un discours en public sur n’importe quel sujet, et faire intervenir des “perturbateurs” (le
grincheux, celui qui fait sonner son portable, le mécontent, celui qui dort…) pour essayer d’y faire face.
Quelques conseils :
– Il ne faut pas lire son powerpoint et se retourner sans cesse vers lui, mais préparer soit des notes ou un retour devant
soit.
– Ne pas paniquer si les slides ne défilent pas, mais dire tout simplement “dans la diapositive suivante…” (éviter les Next
slide ou merci de passer la prochaine diapositive).
Pour s’entrainer à parler en public il est possible de s’exercer en lisant un texte difficile à l’oral (en apprenant à faire des
pauses), ou de broder un discours à partir d’un mot banal.

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