Devoir du deuxième trimestre- 3as
Désormais, l'homme s'avise que, dans son propre intérêt bien entendu, il faut surveiller,
contrôler sa conduite envers la nature, et souvent protéger celle-ci contre lui-même.
Ce souci, ce devoir de sauvegarder la nature, on en parle beaucoup à l’heure actuelle et ne sont plus
seulement les écologistes qui en rappellent la nécessité: il s’impose à l’attention des hygiénistes, des
médecins, des sociologues, des économistes, des spécialistes de la prospective, bref de tous ceux qui
s’intéressent à l’avenir de la condition humaine...
Multiples sont, de vrai, les motifs que nous avons de protéger la nature. Et d'abord, en
défendant la nature, l'homme défend l'homme: il satisfait à l'instinct de conservation de l'espèce. Les
innombrables agressions dont il se rend coupable envers le milieu naturel - envers
«l'environnement», comme on prend coutume de dire - ne vont pas sans avoir des conséquences
funestes pour sa santé et pour l'intégrité de son patrimoine héréditaire.
Protéger la nature, c'est donc, en premier lieu, accomplir une tâche d'hygiène planétaire.
Mais il y a, en outre, le point de vue, plus intellectuel mais fort estimable, des biologistes, qui,
soucieux de la nature pour elle-même, n'admettent pas que tant d'espèces vivantes - irremplaçable
objet d'étude - s'effacent de la faune et de la flore terrestres, et qu'ainsi, peu à peu, s'appauvrisse, par
la faute de l'homme, le somptueux et fascinant Musée que la planète offrait à nos curiosités.
Enfin, il y a ceux-là - et ce sont les artistes, les poètes, et donc un peu tout le monde - qui
simples amoureux de la nature, entendent la conserver parce qu'ils y voient un décor vivant et
vivifiant, un lien maintenu avec la plénitude originelle, un refuge de paix et de vérité - «l'asile vert
cherché par tous les cœurs déçus» (Edmond Rostand) - parce que, dans un monde envahi par la
pierraille et la ferraille, ils prennent le parti de l'arbre contre le béton, et ne se résignent pas à voir les
printemps devenir silencieux ...
D’après Jean ROSTAND
Extrait de la préface du livre d’Edmond Bonnefous, L’Homme ou la nature?
Questions :
1) Quel est le thème abordé dans le texte ?
2) D’après l’auteur, l’idée de protéger la planète à pris de l’ampleur et elle n’est plus seulement la
préoccupation des écologistes mais le souci de tout le monde.
Relevez du texte une phrase qui justifie ce propos.
3) Choisissez la bonne réponse :
4) « Ils ne se résignent pas à voir les printemps devenir silencieux ». Veut dire :
a) N’accepter pas de voir un printemps sans floraison et verdure
b) Refuser de voir un printemps en plaine floraison
c) N’accepter pas de voir un beau paysage.
5) Trouvez dans le texte quatre (4) mots appartenant au champ lexical de « La Nature »
6) Quelle est la thèse défendue par l’auteur ?
7) Quels sont les arguments avancés par l’auteur ?
8) Relevez tous les articulateurs logiques qui structurent le texte.
9) a) - « Dans le passé, l’homme redoutait la nature, aujourd’hui l’essor scientifique et technique
ont fait de lui un ennemi redoutable. »
b)- « Tout les gens sont conscients du danger, ils continuent de polluer. »
Quel est le rapport de sens exprimé dans chaque phrase ?
Reliez les propositions juxtaposées, soit par un outil coordonnant, soit par un outil de
subordination.
10) Complétez par les verbes explicatifs pour exprimer les rapports logiques donnés dans les
phrases ci-dessous.
« La pollution de la nature………………….un déséquilibre de l’écosystème.»
« Le déséquilibre de l’écosystème …………………la pollution de la nature. »