Outils de contrôle de gestion chez SAMHA
Outils de contrôle de gestion chez SAMHA
Promotion 2015/2016
Ecole Supérieure de Commerce d’Alger
Promotion 2015/2016
Remerciements
Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé à adhérer à la
formation et à finaliser ce travail. Chacun de son côté, je
n’oublie pas :
Le Staff de SAMHA qui m’a accueilli : MM. Abdelouahab
Youcef, Brahim Moktif et Rabah Merzoug ;
Le Staff et les enseignants de l’ESC notamment M.
Abrous pour tous ce qui nous a appris ;
Dr. Bouhadida pour son participation dans ma réussite dans la
formation ;
M. Yantren pour son accompagnement, conseil et son
assistance ;
Ma famille, ma femme, mon père et ma mère pour son aide et
encouragement.
Table des matières
Introduction Générale ………………………………………………2
Chapitre un : Le contrôle de gestion et ses outils………………….5
Section 1 : Généralités sur le contrôle de gestion………………….6
1. L’historique de l’évolution du contrôle de gestion ……………6
2. Définition du contrôle de gestion ……………………………….8
3. Contrôle de gestion, stratégie, structure, performance et
information ……………………………………………………….9
4. La fonction du contrôle de gestion et le contrôleur …………..12
Section 2 : La comptabilité de gestion ……………………………16
1. Coût et système de calcul de coûts ……………………………..16
2. La méthode des coûts complets …………………………….…..18
3. Les aménagements au coût de revient complet ……………….21
4. Les coûts à base d’activités …………………………………….24
5. Les coûts de revient partiels et l’aide à la prise de décision …27
2
Quels sont les caractéristiques de l'environnement de SAMHA et les
besoins en matière de pilotage de performance ?
Comment utilise-t-elle ces outils ?
Notre étude est présentée sous deux chapitres. Le premier chapitre, à trait
théorique, aborde des généralités sur le contrôle de gestion et ses outils :
La comptabilité de gestion, la prévision, le contrôle budgétaire et les
indicateurs de pilotage de la performance.
Le deuxième chapitre prend en charge la partie pratique. Le cas de
SAMHA Home Appliance : Sa présentation, la stratégie et l’organisation
adoptées, sont l’objet de la première section. La deuxième et la troisième
section exposent le processus de la gestion budgétaire de l’entreprise. La
dernière section est réservée, quant à elle, aux perspectives de la fonction
du contrôle de gestion au sein de cette entreprise.
3
Chapitre un :
Les outils ou les groupes d’outils sont l’image de l’évolution qu’a connue
le contrôle de gestion. Après la présentation du contrôle de gestion dans
la section une de ce chapitre, les trois autres sections sont consacrés par
ordre à la comptabilité de gestion, la gestion budgétaire et à le pilotage
par les indicateurs de performance.
Section 1 : Généralités sur le contrôle de gestion
6
stratégiques essentiels de l’entreprise. Le premier champ d’action du
contrôle de gestion se limitait alors à la gestion de la production dans un
objectif de productivité et de rationalisation ;
À partir de la décennie 60, une deuxième fonction primordiale apparaît
pour l’ensemble des entreprises : la fonction commerciale. Après la forte
absorption de la demande, la saturation apparaît et les exigences du
marché se traduisent par une diversité et une qualité accrues des produits.
L’entreprise doit alors appliquer la démarche mercatique (l’inverse de
celle du producteur dans la phase précédente) pour connaître son marché
avant de produire les biens qui seront acceptés. Les orientations
stratégiques (diversification des produits et des marchés, raccourcissement
du cycle de vie des produits) obligent à de nouveaux choix de production
faisant émerger la nécessité d’une certaine flexibilité ;
Durant la décennie 70 : C’est l’émergence, la diffusion et la domination
au sein des grandes entreprises de la fonction ressources humaines. Les
choix stratégiques et les résultats des activités semblent essentiellement
corrélés à la gestion des acteurs. En tout état de cause, après cette période,
il n’est plus possible de négliger la dimension humaine au sein des
organisations ;
La décennie 80 peut constituer une quatrième étape dans l’évolution des
dominations des fonctions, en effet, avec les profondes modifications des
marchés financiers, la fonction finance apparaît comme prédominante
pour assurer la performance des entreprises. Après la domination
successive des quatre pôles de la gestion durant des décennies, les années
90 voient apparaître une approche systémique mettant en évidence les
influences réciproques, multiples et permanentes de toutes les dimensions
de la gestion.
7
Ainsi toutes ces phases aboutissent à une vision contemporaine nécessitant
l’intégration de toutes les variables de gestion. Le contrôle de gestion doit donc
servir au suivi opérationnel de court terme de toutes les fonctions et activités de
l’entreprise.
Cette définition est déjà très riche et comprend bien les enjeux auxquels doit
faire face le contrôle de gestion. Paradoxalement, quelques années plus tard, en
1988 Anthony a considérablement simplifié sa définition : « Le contrôle de
gestion est le processus par lequel les managers influencent d’autres membres de
l’organisation pour mettre en œuvre les stratégies de l’organisation »2. Au moins
deux évolutions sont frappantes. Le contrôle ne sert plus à s’assurer que, mais il
se contente d’influencer. L’outil devient alors moins contraignant davantage
tourné vers la communication des grandes orientations. Les objectifs atteints de
manière efficace et efficiente ont laissé la place à la mise en œuvre de la
stratégie. Sans doute parce que, pour Anthony, les objectifs ne suffisent plus à
définir la stratégie, mais aussi peut-être parce que la performance ne peut plus
être résumée par l’efficacité et l’efficience. Cette approche est bien celle pris par
Chiapello.
8
mieux ce qu’est, au fond, le contrôle de gestion1. Chiapello distingue six
dimensions permettant de caractériser un mode de contrôle :
A partir de ces dimensions, il serait plus sage de parler des contrôles de gestion
que du contrôle de gestion, tant cette pratique est riche et renvoie à des réalités
différentes.
1
Nicolas BERLAND et Yves DE RONGE, Op cit, page XIII ;
9
3.1. La réflexion et les choix stratégiques
10
ces entités. Il développe le système d’information de gestion permettant
d’évaluer et de comparer les performances des différentes unités.
Une des missions du contrôle de gestion est de s’impliquer directement dans les
différentes actions d’amélioration de la performance globale et ce à trois
niveaux.
La mesure de la performance
C’est dans cet esprit qu’il mettra en place un tableau de bord prospectif
(Balanced Scorecard) pour établir le lien entre stratégie et opérations et contrôler
le degré de réalisation des décisions stratégiques. Son système de pilotage,
11
construit d’une part sur des indicateurs de résultats pour établir le lien entre
objectifs stratégiques et atteinte de ces objectifs et d’autre part sur des
indicateurs de cause pour comprendre les relations de cause à effets, assure
l’indispensable articulation entre performance opérationnelle et résultats
financiers.
Les actionnaires et les autres parties prenantes ont besoin d’une information
claire, unique et fiable, concernant tant les résultats que les prévisions. Le
contrôleur de gestion est parmi les acteurs en matière de qualité et de
transparence de l’information, à double titre :
12
Rôle classique1
Traduction de la politique générale en plans, programmes, budgets ;
Analyse des résultats et des écarts, sur les coûts, les budgets et les
tableaux de bord ;
Coordination et liaison avec les autres services.
Nouveaux rôles
Démarche dynamique permanente d’amélioration ;
Accompagnement du changement, de l’organisation et des
compétences ;
Amélioration des systèmes d’information et des outils ;
Dialogue, communicateur, conseil et formateur, manager d’équipe et de
projet.
4.2. Les compétences requises
1
Claude ALAZARD et Sabine SEPARI, Op cit, page 28 ;
2
Ibid, page 29 ;
13
La diversité des missions du contrôleur de gestion montre le rôle stratégique de
ce système d’information et les compétences tant techniques
qu’organisationnelles et humaines requises par la fonction.
Ces missions nombreuses portant sur des procédures de travail des individus
élargissent beaucoup le rôle initial du contrôleur de telle manière que l’on peut
s’interroger sur le profil nécessaire.
1
Claude ALAZARD et Sabine SEPARI, Op cit, pages 30 ;
14
Au directeur financier : cette position illustre une certaine dépendance du
contrôleur de gestion au directeur financier, ce qui peut nuire à la
communication avec les autres services et restreindre son terrain à un
domaine plus strictement financier, privilégiant des informations
comptables au détriment des informations plus opérationnelles (qualité,
délai…) ;
Au même niveau que d’autres directions : cette position accorde une place
égale à toutes les directions en dessous de la direction générale, ce qui
peut faciliter les échanges entre les directions et accorder au contrôleur un
pouvoir identique à celui des autres directeurs.
Dans des petites structures, le contrôleur de gestion peut être aussi directeur
financier et administratif. Alors que dans les structures décentralisées (filiales,
centres de profit), le contrôleur de gestion peut être aussi rattaché au responsable
de l’entité de base, en termes hiérarchiques, et au contrôleur de gestion central,
en termes fonctionnels. Quelle que soit sa position, le contrôleur de gestion doit
pouvoir être sur le terrain, écouter et communiquer avec tous les services et tous
les niveaux hiérarchiques, être le consultant interne de l’ensemble de
l’organisation.
Le contrôle de gestion est exercé à travers des outils qui seront présentés dans
les prochaines sections.
15
Section 2 : La comptabilité de gestion
1
Nicolas BERLAND et Yves De RONGE, Op cit, Pages 136-144 ;
16
Coûts semi variables : des coûts composés d’une partie fixe et d’une
partie variable. C’est le cas pour beaucoup de services (ex : coût de
transport) 1.
1.2.2. Directs vs Indirects
Directs : un coût direct peut être immédiatement affecté à un objet de
coût sans ambiguïté et sans calcul intermédiaire. La disparition de l’objet
de coût doit ainsi entraîner celle de tous ces coûts directs.
Indirects : sont ceux qui doivent faire l’objet d’un calcul intermédiaire de
répartition avant d’être affectés à un objet de coût. Il ne peut y avoir de
coût indirect qu’en présence d’au moins deux objets de coûts distincts 2.
1.3. Les paramètres d’un système de coûts
Le langage utilisé pour le système des coûts est généralement à
dominante monétaire, mais la part des unités physiques peut être plus ou
moins importante (ex : émission de CO2).
Le périmètre organisationnel : la conception d’un système de coûts
passe par la délimitation des frontières (inter) organisationnelles prises en
compte dans le choix des charges à incorporer.
Les mailles d’analyse et les objets de coût : les mailles d’analyse sont
utilisées pour l’analyse des coûts indirects. La définition de la maille
d’analyse dépend du niveau d’analyse (département, tâche, etc.). Par
ailleurs, une maile d’analyse peut devenir objet de coûts en fonction du
coût à calculer (Atelier, pour coût d’un produit).
Les règles de hiérarchisation et de déversement : les règles reflètent les
liens de causalité supposés entre les mailles d’analyse, les coûts qui leur
sont rattachés, ainsi que les objets de coûts. Il est possible d’organiser les
règles de trois façons différentes :
1
Nicolas BERLAND et Yves De RONGE, Op cit, Pages 145-147 ;
2
Richard MILKOFF et Thierry JACKOT, Comptabilité de gestion, paris, Ed Dareios et Pearson, 2007, pages 79-80;
17
- Hiérarchiser les objets de coût. Les mailles d’analyse (et leurs coûts)
sont donc toutes directes, mais par rapport à des objets hiérarchisés.
- Limiter les objets de coûts aux seuls produits. (atelier reçoit les
services des autres mailles).
- Faire abstraction des objets de coûts.
Les bases d’allocation : elle est l’élément qui permet d’allouer les coûts
rassemblés dans une même maille d’analyse à une autre maille ou un objet
de coûts.
Les systèmes de coûts sont soit des systèmes conventionnels (orientés coût
plutôt que valeur), ils visent uniquement la connaissance du coût d’un objet par
accumulation des charges liées à sa composition physique et à son processus de
production (ex : coût complet simple), ou des systèmes non conventionnels qui
regroupent différents types de systèmes, ils reposent sur une nouvelle
représentation du fonctionnement de l’organisation : vision transversale fondée
sur les activités et les processus.
L’objectif premier des techniques de coûts complets est de déterminer des coûts
de revient de produits en intégrant l’ensemble des charges sur une période
analysée.
Définitions 2 :
18
d'un service représente le coût de revient. Il s'agit d'une somme de
différents coûts. Classiquement, au sein d'une organisation industrielle, le
coût de revient comprend le coût d'approvisionnement, de production et
de commercialisation, auxquels s'ajoute le coût des charges communes.
Ce coût de revient est qualifié de « complet» car il intègre l'ensemble des
charges sélectionnées par la comptabilité de gestion.
Une marge est obtenue par la différence entre un prix et un coût donné,
une partie du coût de revient. Ainsi, la marge sur approvisionnement est
évaluée en soustrayant le seul coût d'approvisionnement du prix.
Le résultat, couramment appelé résultat analytique, est obtenu par la
différence entre le prix d'un produit et son coût de revient complet. Ainsi,
le résultat intègre l'ensemble des coûts de la comptabilité de gestion.
2.2. La mise en œuvre de la méthode des coûts complets :
2.2.1. L’affectation des charges directes
19
garantissant une gestion de moyens (techniques, humains) qui lui sont propres. Il
existe deux types de centres, principaux (liés directement à la production) et
auxiliaires (des centres de support à l'activité de production, ex : DRH).
Répartition secondaire
Elle consiste à valoriser les sorties de stock par une moyenne pondérée des
achats (qui intègre le coût du stock initial-SI-). La formule utilisée pour évaluer
le CMUP est la suivante : CMUP = ∑ (Siv + Entrées v)/∑ {Si q + Entrées q)3
1
Claude ALAZARD et Sabine SÉPARI, Op cit, pages 69-71 ;
2
Ibid, pages 78-83 ;
3
v : valeur et q : quantité ;
20
La méthode du premier entré premier sorti (First ln First Out -
FIFO)
La valorisation des sorties de stock est réalisée aux coûts d'achat du stock le plus
ancien. Ce mécanisme est répété jusqu'à épuisement des quantités.
La méthode des coûts complets s'est rapidement imposée comme une référence.
Toutefois, il est apparu assez rapidement que la pertinence des coûts complets
qu'elle générait était mise à mal dans certains contextes de production, par
exemple lors qu'il y avait de fortes saisonnalités dans l'activité. Très tôt, divers
aménagements de la méthode des coûts complets ont été proposés.
1
Nicolas BERLAND et Yves De RONGE, Op cit, Page 184 ;
2
Ibid, Page 188 ;
22
Du point de vue financier, l'analyse du coût de la qualité fait apparaître quatre
composantes majeures : Le coût de la prévention, la détection, les coûts internes
de non-qualité et les coûts externes de non-qualité (ex : service après-vente).
Les promoteurs de la méthode UVA montrent qu'il n'est pas facile de mesurer le
coût des produits d'une entreprise multi produits/multiservices. Le problème
peut être déplacé en recherchant l'unification de la production. Dans la méthode
UVA, il est déterminé en ce sens un effort de production qui représente tous les
efforts directs et indirects de production nécessaires à la fabrication. Il est
dénommé article de base ou article UVA1.
1
François-Xavier SIMON et Nicolas BERLAND, le contrôle de gestion en mouvement, Paris, Ed Eyrolles,
2010, page 19;
23
3.4.1. La mise en œuvre de la méthode
Le calcul des taux de poste : La méthode UVA détermine la
consommation de charges de chaque poste de travail dans ses conditions
habituelles d'exploitation. Le poste de travail est utilisé dans des
conditions technico-économiques parfaitement définies et dont, par
conséquent, les ressources directement consommées par unité d'œuvre
sont parfaitement définies.
Le calcul des indices des postes UVA : Pour chaque poste, on calcule un
indice. C'est le rapport entre sa consommation de ressources et celle de
l'article de base (l'unité de valeur ajoutée). L'indice d'un poste UVA est
égal au taux de poste divisé par le taux de base.
Le prix de revient des gammes en UVA : On calcule également la
valeur des différents processus en unités de valeur ajoutée pour
déterminer l'équivalent UVA des produits.
Le calcul du coût de l'UVA : A chaque période, on établit le coût de
l'UVA, obtenu à partir de l'ensemble des charges de la comptabilité
financière de la période, hors matières premières et coûts spécifiques des
clients.
Le coût des factures : On obtient le coût des ventes à un client en
ajoutant le coût des matières incorporées aux produits vendus, les
dépenses spécifiques « client » correspondantes et les coûts de la valeur
ajoutée.
4. Les coûts à base d’activités
24
la résultante d'une allocation des charges indirectes aux objets de coût, qui ne
correspond pas au profil de leur consommation.
25
entre différentes entités qui gèrent les mêmes activités afin d'identifier la
meilleure façon de les réaliser et de construire des références.
Parmi les raisons qui expliquent le peu de succès du modèle ABC dans la
pratique des entreprises sont le coût prohibitif de construction et la difficulté de
collecter des données objectives sur la base d'interviews. Face aux critiques
adressées à l'ABC, une « évolution », le Time-Driven Activity-Based Costing
(TD ABC), est proposée.
26
chaque groupe, il faudra évaluer le coût de capacité par unité, unité qui sera le
plus souvent le temps travaillé1.
Il faut mettre à jour la méthode dès que nécessaire : lorsque le modèle change,
lorsqu'il y a ajout d'activités, lorsque les prix des ressources fournies affectent
leur coût par unité de temps ou lorsque l'amélioration de la productivité permet
d'obtenir le même résultat avec moins de temps ou de ressources.
Dans une optique de prise de décision à court terme, les frais fixes, ou coûts de
capacité, sont le résultat de décisions antérieures. Seuls les coûts variables sont
gérables à court terme. Le levier d'action devient la marge sur coûts variables,
ou marge brute. Sur l'horizon de temps considéré, le manager dispose de deux
leviers d'action pour améliorer le résultat de l’entreprise : augmenter la
contribution unitaire et accroître le volume des ventes.
Le point mort correspond à la quantité vendue telle que le chiffre d'affaires est
exactement égal au coût total de la production vendue ou la quantité minimale
de produits qu'il faut vendre pour couvrir l'ensemble des coûts fixes et variables
de l'organisation : Point mort = Frais fixes (FF) / Contribution unitaire (CU)
1
François-Xavier SIMON et Nicolas BERLAND, Op cit, pages 20-23;
27
5.1.3. La méthode du coût de revient direct
Une deuxième version du Direct Cost est la méthode du coût de revient direct.
La méthode permet une analyse de la contribution à la rentabilité de chaque
produit/service. Elle permet de dégager une marge sur coûts directs égale à la
différence entre le chiffre d'affaires réalisé sur le produit et la somme des coûts
variables et des coûts fixes directs du produit.
Pour chaque type de décision, il importe d'identifier avec soin les coûts
pertinents qui sont souvent des coûts de revient partiels, en particulier si
l'horizon est de court terme.
Le recours à la sous-traitance
28
celles qui sont abandonnées. Il faut comparer les coûts et revenus
pertinents en interne aux coûts d'acquisition auprès d'un sous-traitant.
S'il s'agit d'activités nouvelles, il faut réunir l'information sur les revenus
et coûts pertinents générés par les activités en interne pour la comparer au
prix demandé par un fournisseur extérieur.
Le choix d’un mix optimal de production
1
Nicolas BERLAND et Yves De RONGE, Op cit, Pages 251 ;
29
Section 3 : La gestion budgétaire
1. Décliner la stratégie
1.1. Une déclinaison contingente au type de stratégie
Une entreprise qui choisit une stratégie de domination par les coûts cherche à
réduire ces derniers en jouant sur les économies d'échelle et d'apprentissage.
Cette recherche de l'efficience doit se faire en gardant, systématiquement un
niveau de qualité donné1. Les entreprises qui développent de telles stratégies
comptent généralement sur un système de contrôle fondé sur des normes
financières à respecter. Celles-ci ont été définies à partir de situations normales
de production. Elles évoluent dans le temps afin de prendre en compte les effets
d'apprentissage.
1
Ulrike MAYRHOFER, management stratégique, Paris, Ed Barel, 2007, page 86 ;
30
Différentiation par le haut et système de contrôle
Une entreprise cherchant à se différencier par le haut créera une offre pour
laquelle le marché sera prêt à payer un prix plus élevé. Cette survaleur attribuée
par les consommateurs peut provenir d'un positionnement sur le luxe ou d'une
focalisation sur un marché étroit pour lequel l'entreprise a développé des
réponses à la demande des clients. Le coût de revient de production est aussi un
élément essentiel, mais, il est relativement secondaire en comparaison de la
qualité du produit ou du niveau de service rendu aux clients. Le système de
contrôle de l'entreprise est alors davantage orienté sur des indicateurs de qualité
ou de satisfaction que sur le respect des coûts. Le reporting financier n'est pas un
poste clé dans ce type d'entreprise, contrairement au cas de l'entreprise suivant
une stratégie par les coûts1.
Une entreprise qui se différencie par le bas cherche à épurer son offre afin de
faire baisser ses coûts. Contrairement à l'entreprise qui pratique une domination
par les coûts, elle ne recherche pas les volumes et l'expérience pour faire baisser
ces derniers. À l'instar d'un système de contrôle de gestion d'une stratégie de
différenciation par le haut, le système de contrôle de ce type d'entreprise est très
tourné vers ce qui se passe à l'extérieur de ses frontières, toujours à la recherche
de la moindre opportunité de baisse des coûts. Plus qu'ailleurs, la qualité n'est
pas un critère essentiel. Comme pour la domination par les coûts, ce type de
contrôle sera, lui aussi, très financier.
1
Alain SCHAT, Laurence GODARD et Thierry ROY, Elaboration et utilisation de l’information comptable, Paris,
Presses universitaires franc-comtoises, 2002, Page 101-102;
31
L'entreprise réalise un diagnostic stratégique de sa situation ensuite elle choisit
ou subit des FCS. L’ensemble de ces analyses permet aux organisations de se
fixer des objectifs à atteindre. Les objectifs sont déclinés sous forme de sous-
objectifs qui ne sont que des moyens pour l'atteindre.
Dans le cadre de l'année, les plans stratégiques sont traduits sous forme de plans
d'action et d'objectifs annuels à atteindre. Les plans d'action ont un impact sur le
budget et les indicateurs de gestion, interprétés sous forme de tableaux de bord.
Les données budgétaires et les indicateurs apparaissent donc comme la
conséquence des choix stratégiques de l'entreprise et des actions décidées pour
les atteindre.
Dès que les managers ont identifié les objectifs de l'entreprise, ils doivent les
décliner afin de faire part de la stratégie à toute l'organisation.
Le budget est l'outil central du contrôle de gestion. Il est présent dans la quasi-
totalité des organisations et constitue bien souvent le cœur de l'activité des
1
Nicolas BERLAND et Yves De RONGE, Op cit, pages 259-262 ;
32
contrôleurs. Il est (ou devrait être) l'expression comptable et financière des plans
d'action retenus pour que les objectifs visés et les moyens disponibles sur le
court terme (l'année en général) convergent vers la réalisation de plans
opérationnels ». Il est ainsi le document qui fait le lien entre les prévisions
opérationnelles et leur traduction financière.
1
Claude ALAZARD et Sabine SÉPARI, Op cit, pages 307-351 ;
33
La démarche implique de faire des choix sur les quantités vendues de chaque
produit ainsi que sur les prix de vente. Si l'entreprise réalise des ventes à
l'international, cette prévision suppose de faire aussi des hypothèses sur le taux
de change. Cela implique de prendre en compte les facteurs macroéconomiques,
l'évolution de la réglementation, le comportement des concurrents et l'évolution
de la demande des consommateurs. Lors de cette étape, la place des vendeurs,
marketeurs et chefs de produit est évidemment déterminante. À partir de ce
budget des ventes, il est possible de faire celui des coûts commerciaux.
34
On appelle centre de coût discrétionnaire un centre de responsabilité dont le
niveau de dépense n'a pas de rapport direct avec le niveau d'activité. Cela
concerne essentiellement l'administration (siège, direction générale, direction
financière, service des ressources humaines ...) et la recherche et
développement.
35
régulière. Les écarts mis en évidence seront interprétés tant du point de vue de
leur matérialité que du sens qu'on peut leur donner. Le contrôle budgétaire et
l'analyse des écarts s'inscrivent dans un processus complexe dont le cycle
démarre lors de l'établissement du budget d'une année et se termine par
l'établissement du budget de l'année suivante. 1
Le concept d'écart
Le budget flexible
1
Nicolas BERLAND et Yves De RONGE, Op cit, pages 298-320 ;
36
3.2. Méthodologie d'analyse des écarts
3.2.1. L'analyse comparative du résultat d'exploitation
V 𝑖 : Vente de produit 𝑖
Y𝑖 = V 𝑖/∑ 𝑖 V 𝑖
37
Lorsque l'on fait face à un écart entre les montants réalisé et budgété, il est
nécessaire d'estimer en premier lieu sa matérialité. Pour ce faire, il s'agit d'une
part d'être conscient que la grandeur absolue d'un écart ne détermine pas son
importance. En effet, certains petits écarts peuvent fortement influencer le
résultat d'une organisation, alors que l'impact de grands écarts peut être infime.
D'autre part, la signification d'un écart s'évalue en fonction de la connaissance
des processus de l'organisation. L'interprétation doit également tenir compte des
interdépendances existant entre les différentes activités qui composent un
processus.
38
Section 4 : Les indicateurs de performance
Outre le fait qu'il soit incertain, le résultat comptable ne dit rien sur l'effort
relatif que l'entreprise a produit pour le générer. Elle doit le ramener, pour le
39
rendre pertinent, aux moyens mis en œuvre afin de calculer un taux de
rentabilité, ou ROI. ROI : Profit/Actifs nets
C'est un résultat divisé par des actifs (Soit les immobilisations nettes soit les
immobilisations nettes augmentées du besoin en fonds de roulement.
Le calcul d'un ROI présente également une difficulté originale. Prendre les actifs
nets pour les mettre au dénominateur revient, toutes choses égales par ailleurs, à
voir la rentabilité des investissements les plus anciens augmenter avec le temps
alors qu'aucun changement économique ne justifie une telle évolution.
Le ROI est un indicateur de long terme. Il faut s'en servir dans une
perspective pluriannuelle. En le considérant comme un indicateur de court
terme (par exemple l'année), on risque fort de subir des effets pervers ;
Le ROI ne permet pas de comparer plusieurs sites ou plusieurs segments
d'activité. 1
1.3. La création de valeur et l’EVA
EVA= NOPAT – K x CE
1
Françoise GIRAUD, Olivier SAULPIC, Gérard NAULLEAU, Marie-Hélène DELMOND et Pierre-Laurent
BESCOS, Contrôle de Gestion et Pilotage de la Performance, Paris, Ed GUALINO, 2004, page 77-78 ;
2
Hélène Löning, Véronique Malleret, Jérôme Méric, Yvon Pesqueux, Ève Chiapello, Daniel Michel et
AndreùSolé, Le contrôle de gestion : Organisation, outils et pratiques, Paris, Ed DUNOD, 2008, pages 27-30 ;
40
Ou :
CE : capitaux employés.
41
physiques présentent l'avantage d'être mieux compris par ceux, nombreux, qui
n'ont pas de culture ou de formation financière. À la place, des relations de
causes à effets apparaissent, dont la nature est plus incertaine. Les managers et
les contrôleurs doivent émettre l'hypothèse que telle ou telle variable agit sur
telle autre.
Les managers comptent aussi sur des indicateurs non financiers mesurant la
satisfaction des clients, le bon déroulement des opérations, la performance du
personnel, l'intégration dans la communauté et la préservation de
l'environnement, ou encore le degré plus ou moins innovant de l'entreprise.
D'autres dimensions pourraient être ajoutées à celles-ci en fonction des besoins
de l'entreprise.
42
allant de 1 (très insatisfait) à 5 (très satisfait) la même valeur. La mesure
ne porte dans ces cas que sur des perceptions très subjectives. 1
La satisfaction peut aussi être mesurée par les plaintes reçues formellement.
Comme peut également être mesurée par les retours marchandises de clients qui
ne s'estiment pas satisfaits et choisissent de se faire rembourser. Enfin, les
retards de paiement ou la perte de clients fidèles (ce qui nécessite encore une
fois un système pour tracer les clients, d'où l'apparition de système de
fidélisation par point dans de nombreuses entreprises ces dernières années).
1
Jean-Michel MOUTOT et Manuel LANGE, Mesurer la performance de la fonction commerciale, Ed
d’organisation, Paris, 2008, page 56 ;
2
Farouk Hémici et Christophe Hénot, Contrôle de gestion, Paris, Editions Bréal, 2007, page 157 ;
43
Plusieurs raisons rendent en outre la variable RH difficile à piloter. Les
dimensions de cette ressource sont hautement immatérielles, donc difficiles à
représenter et, a fortiori, à mesurer et elles ne se laissent donc pas manipuler
facilement. 1
1
Jean-Yves Le LOUARN, Les tableaux de bord Ressources humaines: Le pilotage de la fonction RH, Paris, Ed
Wolters Kluwer France, 2008, page 46
2
Ibid, page 55 ;
44
La masse salariale est l'une des dimensions clés pour l'entreprise. Il s'agit d'en
maîtriser les coûts en mettant les bons collaborateurs aux bons endroits, en
nombre juste suffisant, avec une division du travail permettant l'efficience
maximale.
Les conditions de travail vont s'appréhender avec des ratios très simples de type
nombre de m2 par personne ou le nombre de fois où une personne aura eu accès
à la formation. De même, il est possible de mettre en œuvre des actions
spécifiques pour améliorer les conditions de travail, comme des entretiens
annuels d'évaluation qui sont alors des moments d'échange et de remontée
d'information ou, plus anecdotiques, des actions liées aux œuvres sociales de
l'entreprise (animations collectives, actions du comité d'entreprise et montant qui
lui est versé). On peut penser qu'un mauvais climat social se traduira par une
45
moindre implication dans le travail et donc une baisse de performance pour
l'entreprise. 1
C'est en tant qu'employeur responsable que l'entreprise est alors jugée et elle doit
mettre en place de nouvelles métriques de pilotage qui dépassent ces besoins
immédiats de performance.
1
Joëlle IMBERT, Les tableaux de bord RH: construire, mettre en œuvre et évaluer le système de pilotage, Paris,
Editions Eyrolles, 2007, page 47 ;
2
Nicolas BERLAND et Yves DE RONGE, Op cit, page 416 ;
46
Sur un plan humain, Il favorise les échanges sur la performance de
l'organisation et sur la façon dont les acteurs s'inscrivent dans la
stratégie suivie ;
Sur un plan organisationnel, Le tableau de bord permet d'améliorer
les relations entre les différents centres de responsabilité de
l'organisation. 1
3.2. Les enjeux de l'implantation d'un système de tableaux de bord
3.2.1. Les trois niveaux de tableau de bord
Le tableau de bord stratégique
1
Nicolas BERLAND et Yves DE RONGE, Op cit, page 417 ;
47
d'adapter leurs comportements, mais aussi de comprendre comment leurs actions
individuelles s'inscrivent dans la performance de l'organisation.
Ces tableaux de bord se complètent en répondant à des acteurs qui ont des
positions hiérarchiques distinctes et donc des besoins informationnels
différents1.
1
Nicolas BERLAND et Yves DE RONGE, Op cit, page 420 ;
2
Yves DE RONGE et Karine CERRADA, Contrôle de gestion, Paris, Pearson Education, 2012, page 255 ;
48
Un indicateur est une information chiffrée représentée sous des formes et des
unités variées et dont l'utilisation doit aider à la prise de décision. Pour atteindre
cet objectif, un indicateur doit posséder un certain nombre de qualités :
Quantifiable, pertinent, objectif, fidèle, simple et compréhensible, sensible et
fiable. L’indicateur peut être de suivi ou de contrôle, de reporting ou de pilotage
aide à l'autocontrôle.
La nature de l’indicateur :
1
Claude JEANRENAUD, L'utilisation des indicateurs de performance dans les services publics locaux, Ed
Council of Europe, 1 janvier 1997, Strasbourg, page 9 ;
2
Nicolas BERLAND et Yves DE RONGE, Op cit, page 426 ;
49
Une performance n'est pas restreinte à des mesures financières, elle intègre des
données plus qualitatives, non financières, comme la satisfaction des clients, qui,
à long terme, peuvent engendrer l'amélioration des performances financières.
Des mesures de performance issues de l'environnement pour mieux analyser la
situation de l'organisation. Le Balanced Scorecard (BSC) propose un système de
mesure de la performance réactif, qui se traduit par la présence d'indicateurs de
résultat mais aussi de pilotage.
L'architecture de ce tableau de bord repose sur les liens de causalité entre les
différentes composantes de la performance. Or, il semble que ces liens ne soient
pas automatiques. Il est parfois difficile de gérer simultanément l'ensemble des
indicateurs choisis pour évaluer la performance « objectifs contradictoires ».
50
L'organisation peut donc être dans l'incapacité de maximiser simultanément
l'ensemble des indicateurs du tableau de bord.
51
Conclusion du chapitre
Avant de parler de la filiale, il n’est pas inutile de faire le passage sur le groupe
Cevital.
Le Groupe Cevital est créé officiellement en 2007, présent dans 10 métiers avec
plus de 20 filiales dont la première a été créée en 1997 (Hyundai Motors
Algérie), il est regroupé sur 4 pôles d’activités (Agro-industrie, Automotive et
Services, Industrie et Distribution) il compte plus de 12 000 collaborateurs.1
1.2. SAMHA :
55
l’électronique et l’électroménager par sa filiale Samsung Electronics qui a été
créée dans les années soixante. C’est un leader mondial et une marque d’une
grande notoriété qui détrône beaucoup de label à travers le monde. La firme
adopte un modèle de partenariat très intéressant avec le groupe Cevital qui
comprend :
Le transfert de technologie ;
La fourniture des équipements de production et des chaines de montages ;
L’assistance technique au démarrage et durant l’exploitation ;
La formation continue sur les nouvelles techniques et technologies ;
La formation du Service Après-Vente (SAV) ;
La fourniture des outils de gestion de la maintenance ;
L’assistance marketing ; et
La fourniture des pièces et composants non intégrés.
56
et il serait préférable d’investir sur place au lieu de rester dépendant des
importations qui sont de valeur ajoutée très minime en termes d’emploi. Au plus
du recrutement direct, SAMHA a créé des milliers d’emplois indirects dans les
activités de sous-traitance telles le transport, le gardiennage, l’emballage (les
cartons -packing-), les produits chimiques et d’autres.
Sétif est choisie pour des facilités foncières accordées dans cette wilaya. Sur 9,4
hectares accordés 4,5 bâti. Le complexe est constitué de 3 bâtiments dont un
pour l’administration. Le deuxième bâti est réservé aux trois unités de
production des Réfrigérateurs, machines à laver et climatiseurs, le troisième bâti
est celui des unités CTV1 et l’injection plastique/ polyester. Cette dernière
s’occupe des activités d’injection plastique et polyester pour la production de
toutes les composantes en plastique de tous les produits SAMHA, des
emballages en plastique et du polyester pour la protection des produits fabriqués.
Les produits du complexe et ceux importés sont présentés dans l’élément
suivant.
1
ColorTelevision : télévision en couleur
2
en 2012 ;
57
Réfrigérateurs (REF) En 18 modèles
Machine A Laver (WM1) En 9 modèles, plastiques et métalliques
Climatiseurs (AC2) Disponibles en 17 modèles
Aspirateurs (ASP) 4 modèles
Micro-Ondes 6 modèles
DVD Un seul modèle
Audio 3 modèles
Cuisinières 2 modèles
Source : élaboré par nos soins à partir du budget 2012
58
2. L’analyse stratégique de l’activité :
2.2. Vision :
Maintenir la position de leader sur la marché national ;
Aller à l’export.
2.3. Environnement socio-économique :
Population à plus de 37 million habitant, dont environ 65% entre 20 et 30
ans ;
Nombre de mariages et logements supérieur à 25000/an ;
Généralisation de l’utilisation des climatiseurs ;
Probabilité de réintroduction du crédit à la consommation pour la
production nationale.
1
CA : Chiffre d’Affaire
59
Les suiveurs : qui se caractérisent par une source d’approvisionnement en
Chine, et un réseau de distribution basé sur les grossistes ;
Les nicheurs et les importateurs de produits finis de toutes gammes: ils
ont une stratégie qui cible les consommations des particuliers, comme les
ménages à moyen et faible revenu.
Le taux de croissance ;
Le volume des ventes (par série de produit et par part de marché).
Quant aux objectifs qualitatifs, on prend des exemples sur quatre niveaux :
60
Les ressources humaines :
Les prestations :
Le niveau opérationnel :
Le niveau concurrentiel :
61
3. L’organisation de SAMHA :
D G SAMHA
DFC
D. Maintenance
DRH
D. Qualité
D.Supply Chain
D. Développement
Unité WM D. SI
D. Complexe
Unité CTV D Achats
Unité AC D Marketing
D juridique & AG
Source : élaboré à partir des documents internes et des interviews avec
des responsables de la société
62
Elle compte en début 2013, plus de 13 directions. La direction du complexe (de
production) les directions supports (DFC, DRH, DSI, Achats….) et les
directions business (commercial, marketing, ventes, SAV…). Parmi les
différentes directions on va prendre l’exemple de trois : les achats qui est
caractérisée par la notion d’économies d’échelles, les ressources humaines qui
est un axe stratégique pour la société et enfin les finances et comptabilité où est
rattaché le département de contrôle de gestion.
Les achats des matières premières (MP), hors matières agricoles, portent
essentiellement sur des matières et additifs utilisés dans des différents process,
les principaux segments étant constitués de produits issus de la chimie et de la
pétrochimie utilisés pour la fabrication des emballages et conditionnements en
pièces plastiques que le groupe s’approvisionne d’Asie et d’Europe, des semi-
produits métallurgiques utilisés pour certains activités comme pour la
production des composants pour les produits de SAMHA, également importés
d’Asie, d’Europe ou du Maghreb. Beaucoup d’autres produits chimiques,
comme la résine, sont également importés mais pour des volumes moindres.
Enfin, certains intrants tels que des emballages, films plastiques ou des
composants spécifiques plus particulièrement pour la production de SAMHA,
1
Données présentées en 2009 ;
63
sont approvisionnés généralement d’Europe, de Chine ou du Sud-est asiatique,
quelques-uns de pays du Maghreb.
La DRH de SAMHA gère un effectif dont soixante pour cent (60%) concentré
au niveau du complexe de production. En Janvier 2012 l’effectif de SAMHA
était, selon la classification professionnelle, répartit comme suit : 23 Managers
Confirmés et Intermédiaire, 301 Cadre Premières Ligne et 1570 entre
Maîtrise/Technicien et Ouvrier/Employé (MT et OE). SAMHA suit une stratégie
de recrutement des jeunes, qui s’inscrit dans le cadre de ces axes de
développement dans le moyen et le court terme. La majorité des effectifs sont
âgées de moins de 35 ans, cette stratégie de recrutement se situe sur les jeunes
diplômés, elle met en œuvre des plans de formation pour réduire l’écart des
compétences. Comme SAMHA est en phase de stabilité, en Ressources
Humaines, elle cherche à préserver ses compétences et talents.
La direction qui gère le processus de contrôle de gestion est celle des finances et
comptabilité où un département rattaché à elle est dédié à ça. La DFC de
SAMHA est organisée sous 3 départements :
64
Le Département Comptabilité ;et
Le Département Trésorerie.
Assistante DFC
Comptable
Fiscaliste
65
chargé du processus de gestion budgétaire. Cet outil sera l’objet des sections
suivantes du présent chapitre.
66
Section 2 : l’élaboration des budgets prévisionnels
67
cadre d’élaboration du budget pour l’année (N)1, les orientations à caractère
générale (pour toutes les filiales) et spécifiques (à certaines filiale), les
hypothèses de travail et le planning de réalisation du processus budgétaire :
1
La diffusion se fait le mois de septembre de l’année N-1
2
Mois de chiffre d’affaire :
3
FOB : Free On Bord
68
fixation des stocks de Matières Premières (MP) et des CKD Kits1 en mois
de production et les stocks de produits finis en mois de chiffre d’affaire
hors taxe. Un planning d’élaboration des différents budgets est joint
(budgets : ventes, production, investissement, approvisionnement et
fonctionnement) ;
Les objectifs arrêtés par la DG de SAMHA ;
Des informations requises pour l’élaboration des budgets en matière de :
Budget de ventes : les quantités vendues et les prix de vente plus le
stock du Produit Fini et des produits CBU (début N) ;
Budget de production : les quantités produites, le stock moyen (PF
(Produits Finis), CKD Kits et MP) et les consommations des MP et des
CKD Kits ;
Budget d’investissement : l’état des immobilisations de production, des
matériels de transport, des équipements de bureau et d’autres
investissements ;
Budget d’approvisionnement : les quantités d’achats (CBU, CKD Kits
et MP) et les prix FOB2 ;
Budget de fonctionnement (voir canevas dans l’élément suivant): les
consommations en Pièces De Rechange (PDR), fourniture de bureau et
autres consommations.
Les canevas : ce sont des tableaux à remplir par chaque structure
constituants une base pour la préparation des pré-budgets. Le tableau N° 3
montre un modèle de canevas envoyé à une unité de production.
1.3. La collecte des pré-budgets
69
1.4. La consolidation :
70
Outillage
Autres
Energie
Electricité
Gaz
Eau
Autres
Transport su vante
Fret et transport sur ventes
Transport conteneurs vides
Locations
Véhicules légers/ lourds
Matériel de transport
Dépôt Bouira
Loyers
Locaux administratifs
Locaux commerciaux
Dépôt Sétif
Sécurité (gardiennage)
Entretien et Réparation
Bâtiment administratifs et commerciaux
Matériel de transport
Equipement de bureau/communication
Autres
Frais de déplacement
Frais de voyage
Frais d’hébergement
Frais de restauration
Déplacements à l’étranger
Tel & Internet
Téléphone & Fax
Abonnement internet
Assurances
Incendie
Auto
71
Marchandises
Autres
Marketing
Publicité
Foires et expositions
Charges et rémunérations
des distributeurs
Frais de personnel
Masse salariale
Heures supplémentaires
Formation
Impôts et taxes
TAP
Droits de douane
Timbres
Frais d’envoi courriers
Frais financiers
Amortissements
Frais divers
Transport de personnel
Source : Documents de l’élaboration du budget
Ce canevas est accompagné par des annexes qui donnent un plus détail sur
les objets consommables un par un (rames de papiers pour les fournitures de
bureau, etc.). La responsabilité des structures s’arrête dans la détermination
des quantités, la valorisation est l’affaire du département de la comptabilité.
72
2. Les différents budgets préparés
2.1. Programme des ventes :
Le programme des ventes est établi selon des prévisions sur les quantités
vendues. Ces prévisions sont basée sur certains éléments notamment les
objectifs de vente pour l’année concernée par le budget.
Les quantités prévisionnelles sont ensuite valorisées sur la base des tarifs prévus
pour obtenir le Chiffre d’Affaire mensuel prévisionnel. Les tarifs prévus sont
déterminés selon la politique générale des prix de la société1.
Le programme des ventes est préparé par la Direction Marketing de SAMHA sur
2 grands types de produits, en CBU (pour les produits importés et vendus en
l’état) et en CKD (pour les produits fabriqués dans son usine). Le programme
des ventes, présenté sous forme de tableaux, pour chaque produit, en quantités
(Q) et en Valeur (PV2 * Q) puis le tableau consolidé des ventes en CBU plus
CKD en quantités en en valeur aussi.
Tableau N° 4: programme des ventes
Total
Produit Jan. Fév. ………………………. Nov. Déc.
Annuel
CTV
REF
WM
AC
1
La politique des prix est fixée sur la base des prix pratiqués par les concurrents ;
2
Prix de Vente
73
ASP
M.OD
DVD
Audio
Cuisi
Total
Source : budget prévisionnel de l’année 2012
En fonction du niveau des stocks fixé1, le budget de stocks des produits finis est
établi en quantité. Ce budget permet de déterminer le stock final mensuel désiré
pour les produits CBU et CKD et donc les quantités à acheter et à produire.
1
Fixé selon le CA pour les produits finis, et le la production annuelles pour les CKD Kits et MP
74
Grands Comptes Frais de personnel
Ventes Indirectes Frais de personnel
Entretiens
Source : élaboré par nos soins à partir du budget prévisionnel de l’année 2012
1
Les coûts de production utilisés, sont calculés sur la base des différentes charges
2
Le directeur marketing est le négociateur avec les fournisseurs des CKD Kits, elle mène des négociations sur
les achats notamment sur les prix FOB ;
75
Kits et les Matières Premières. Il est établi à partir des prévisions de vente et de
production, et en fonction du niveau du stock souhaité pour les produits
fabriqués et celui des matières premières.
Résine
Métal
P. Chimique
Packing
Total
Source : budget prévisionnel de l’année 2012
Le budget des ressources humaines est élaboré par la DRH. Il contient des
informations mensuelles sur l’effectif, la masse salariale, les heures
supplémentaires et les dépenses de formation, pour chaque direction. Prenant
l’exemple de la direction AC1, À partir des prévisions de production, le
responsable de l’unité établi des prévisions sur les charges mensuelles qui tienne
en compte les conditions suivantes :
1
Air Conditionner : Climatiseur
76
Temps non productif ;
Horaires de travail (équipes de 1*81, 2*8 ou 3*8, heures supplémentaires
ou réductions d’horaires) ;
Absentéisme (déterminé en fonction de l’historique).
1
8 heures de travail dans les 24 heures ;
77
salariale
Total heures
supplément
Total
formation
TOTAL
GENERALE
Source : budget prévisionnel de l’année 201 2
78
D. REF
D. AC
D.WM
D. imm/eps
Total Général
Source : budget prévisionnel de l’année 2012
79
des comptes de résultat (et prévisionnel). Ces données permettent de calculer
l’Excédent Brut d’Exploitation pour s’assurer de la possibilité d’atteindre les
objectifs fixés et de faire une première évaluation des budgets proposés.
80
Section 3 : Le processus de suivi budgétaire chez SAMHA
Les opérations du processus de suivi budgétaire peuvent être résumées dans les
éléments suivants :
81
présenté au début sous forme de factures classées dans un tableau qui
contient des colonnes1 :
Tableau N° 10: Exemple des informations reçues sur le CA envoyées par la DSI
N° Facture Point de Vente N° Client Montant Produits ……………
LED 32
19/0001/2013 Plaza Eulma
1.3. Dans l’opération suivante, un rapprochement est effectué sur les données
des réalisations (reçues) et celles prévisionnelles (des budgets
prévisionnels).
1.4. Après le rapprochement, le Chef du Département CDG analyse les écarts
entre réalisations et prévisions (ex : l’analyse des écarts sur CA par
produit) ;
1.5. La cinquième étape concerne l’établissement du reporting qui est le
résultat des opérations précédentes. Le département CDG établi plusieurs
types de reporting selon la périodicité et le contenu : hebdomadaire,
mensuel et d’autres composés du cumul de ce dernier (trimestriel et
annuel) ;
1.6. La communication du reporting à la Direction Générale et aux autres
Directions par le DFC ;
1.7. La dernière opération consiste à présenter le reporting mensuel en comité
de Direction.
1
C’est un exemple non officiel conçu selon des informations obtenues lors d’une interview avec un contrôleur
de gestion ;
82
2. Les types de reporting établis par le département CDG
2.1. Le reporting ou les Tableaux de Bord Hebdomadaire
2
J = jour de début de la semaine
83
Tableaux d’évolution des ventes physiques par série de produit :
Tableau N° 11 : Tableaux d’évolution des ventes physiques par série de produit
Cumul de
Ventes Cumul du mois
Objectif Réalisation en l’année
Série Semaine du du
(prévu) % du 01/01 au
j/m3 au j+6/m 1/m au j+6/m
j+7/m
CTV
REF
WM
AC
M.OD
Four
Machine à Café
ASP
AUDIO
DVD
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
Informatique
Remises
TOTAL
3
M : mois
84
Après la consolidation des ventes par famille de produit et le rapprochement
avec les prévisions sur les quantités vendues de la semaine, on calcul le
pourcentage de réalisation : (Quantités vendues/quantité prévues) X 100.
Il est conçu sous la même forme du tableau précédent, mais cette fois pour
résumer les données de vente en chiffre d’affaire, et en procédant au même
calcul du taux de réalisation ;
Les tableaux 3 et 4 concernent les évolutions des ventes pas pour les ventes
totales mais en CBU (les produits importés et vendus en l’état) en quantité et
en chiffre d’affaire successivement ;
Les tableaux 5 et 6 présente des analyses sur l’évolution des ventes des
produits finis en quantité puis en chiffre d’affaire comme suit :
85
Tableau N° 12: Modèle d’un tableau d’évolution des ventes des produits finis par série de produit
Ventes Cumul du mois Cumul de
Objectif Réalisation en
Série hebdomadaires du l’année du
(prévu) %
du j/m au j+6/m 1/m au j+6/m 01/01 au j+7/m
CTV
CRT
PDP
LCD
LED
REF
WM
AC
TOTAL
Le septième tableau présente l’évolution des (CA Hors Taxe -HT-), mais
cette fois par région de distribution comme suit :
Tableau N° 13: Modèle d’un tableau d’évolution des ventes HT par région de distribution
Cumul de
Ventes Cumul du mois
Objectif Réalisation en l’année
Région hebdomadaires du 1/m au
(prévu) % du 01/01 au
du j/m au j+6/m j+6/m
j+7/m
Alger
Blida
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
SETIF
86
BBA
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
ORAN
BELABBES
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
EL OUED
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
TOTAL
87
Dans ces tableaux les colonnes des cumuls sont insérées selon la nécessité pour
répondre aux besoins des différentes structures sur l’avancement des réalisations
et l’atteinte des objectifs et pour aussi faciliter la préparation des reporting
antérieurs comme le reporting mensuel.
Le classement des données de vente mensuelles prend une autre forme, selon 3
catégories (l’électroménager, l’électronique et les téléviseurs) les tableaux sont
présentés en quantité puis en CA.
88
TOTAL 1
2/ CTV
CRT
PDP
LCD
LED
TOTAL 2
3/ Electronique
Audio
DVD
Caméra
Autres
TOTAL 3
T. GENERAL
Source : reporting mensuel du décembre 2012
Le tableau de présentation des ventes par chiffre d’affaire contient des données
en plus (par rapport à celui en volume) sur Les ventes des produits résiduels, les
prestations de service (par les centres de Services Après Vente) et les remises du
mois :
89
Tableau N° 15: Modèle d’un tableau d’évolution des ventes mensuelles globales en CA
Produit Réalisation du mois Cumul de la période de 01 à m Objectif Réal
N objectif
en %
Prévu Réalisé Taux de Cumul Cumul Taux
Réal N N-1 d’évolution
1/
Electroménager
TOTAL 1
2/ CTV
TOTAL 2
3/ Electronique
TOTAL 3
4/Produits
résiduels
5/Prestation de
service
6/Remises
T. GENERAL
Source : reporting mensuel du décembre 2012
PLAZA
Distributeurs
90
Grands comptes
Autres4
TOTAL
Source : reporting mensuel du décembre 2012
Tableau N° 17: Modèle d’un tableau de production mensuel en volume/ en coût de production
Produit Réalisation du mois Cumul de la période de 01 à m Objectif Réal
N objectif
en %
Prévu Réalisé Taux de Cumul Cumul Taux
Réal N N-1 d’évolution
1/CTV
CRT
PDP
LCD
LED
2/ REF
3/ AC
4/ WM
TOTAL
Source : reporting mensuel du décembre 2012
4
Par exemple : les clients-distributeurs, ce sont des revendeurs en détail caractérisés par des achats de grands
volume ;
5
Voir page 93
91
Tableau N° 18 : Modèle d’un tableau d’utilisation des capacités installées
Unité Capacité Taux d’utilisation Objectif
Réal objectif
Nominale Mois en cours Cumul de l’année en %
en %
mensuelle
1/CTV
CRT
PDP
LCD
LED
2/ REF
3/ AC
4/ WM
TOTAL
Source : reporting mensuel du décembre 2012
92
Tableau N° 19 : Modèle du tableau de mouvements de stock
Stock Initial Mois m Stock Final Objectif Réal en
Désignation
(fin m-1) Entrées Sorties (fin m) de l’année %
1/ MP
Produits Chimiques
Métal
Résine
Gaz
Packing
Total MP
2/ MARCHANDISES
a- Electroménager
.
.
.
.
.
.
.
Total a
b- CTV
.
.
.
.
.
.
.
Total b
c- électronique
.
.
.
.
.
.
.
93
Total c
Total Marchandise
3/ PF
a- CTV
b- REF
c- AC
d- WM
Total PF
4/ CKD Kits
a- CTV
b- REF
a- AC
b- WM
Total CKD Kits
TOTAL GENERAL
Source : reporting mensuel du décembre 2012
94
Tableau d’avancement des projets : il est établi pour faire le suivi des
projets dont la durée de réalisation est supérieure à une année :
2.2.4. Gestion :
Tableau des comptes d’exploitation : il est établi après la réception du TCR
mensuel envoyé par le Département Comptabilité. Le contrôleur de gestion
effectue des analyses sur les prévisions/réalisations et le cumul des mois
précédents. Une autre ligne détermine la part du chiffre d’affaire réalisée
avec les autres filiales du Groupe CEVITAL figure aussi sur le tablaeau.
95
(78) Reprise: pertes de valeurs et prov
(68) Dotations aux amort et prov
RESULTAT OPERATIONNEL
(76) Prod financiers
(66) Charges financières
RESULTAT FINANCIER
R. ORDINAIRE AVANT IMPOT
CA Inter Filiales
Source : reporting mensuel du décembre 2012
Tableau des autres indicateurs de gestion : il contient des analyses sur les
stocks, d’autres sur les données de créances et dettes (envoyées par la
comptabilité) et sur l’effectif (données envoyées par la DRH) :
1/Créances
Clients externes
Distributeurs /réseau
Autres
Filiales
TOTAL CREANCES
2/Stocks
MP
Marchandises
PF
Autres (CKD Kits)
TOTAL STOCKS
3/Dettes
Fournisseurs d’immobilisation (externes
Fournisseurs d’immobilisation (filiales)
96
Fournisseurs stocks et services
TOTAL DETTES
4/Personnel
Cadres
Maîtrise
Exécution
TOTAL PERSONNEL
Source : reporting mensuel du décembre 2012
Tableau des flux de trésorerie : après la réception d’un rapport sur les flux
mensuelles de trésorerie, le contrôleur de gestion consolide les données par
trois activités (opérationnelles, investissements et financement) :
97
On observe que le tableau contient des prévisions des 2 mois qui suivent celui
du reporting, ils sont établis sur la base des réalisations et aussi les nouvelles
informations disponibles sur les flux financiers.
Le Département CDG procède au calcul d’un seul type d’écart, c’est l’écart sur
chiffre d’affaire selon la fonction suivante :
1
Pr : Prix réalisé, Pb : Prix budgété
2
Qr : Quantité réalisée, Qb : Quantité budgétée
98
Section 4 : Analyse des écarts et perspectives de la fonction du
contrôle de gestion chez SAMHA
C’est le point de départ pour les autres méthodes de calcul d’écart. Son
interprétation nécessite un détail et une décomposition sur plusieurs types
d’écart (écart de marge sur coûts préétablis, sur coût de production et sur
charges de structure).
Les éléments réels sont indicés « r », les éléments budgétés sont indicés « b ».
Après certains retraitements, l’écart sur le résultat peut être calculé comme suit :
L’écart chez SAMHA peut être calculé par type de magasin (CLR1 ou PLAZA2),
par type de produit « CBU ou CKD » et pour chaque produit.
1
Centre de Livraison Régionale pour les vents en gros ;
2
Show Room pour les ventes en détail ;
100
Coût de production réel Coût de production budgété
CP r « Quantité produite » CP a « Quantité produite »
(1) (2)
Ecart sur coût de production
(1) – (2)
Source : Elaboré par nos soins.
Pour les produits CBU en met coût d’achat à la place du coût de production.
Les sources d’information pour le calcul de l’écart sur marge sont présentées
dans les tableaux suivants :
101
Tableau N° 29: Source d’information et calcul de la marge sur coût de production
Qr CP r CP b CP r CP b Ecart sur
Information (produite) (unitaire) (unitaire) (Quantité (Quantité coût de
(1) (2) (3) produite) produite) production
Tableau des Tableau des
Source Prévision (1)x(2) (1)x(3) CP r - CP a
stocks3 stocks
Source : Elaboré par nos soins.
(1) (2)
Source TCR4 TCR (1) – (2)
Le cas de SAMHA conduit au calcul d’un écart de marge pour des gammes de
produits. L’écart de marge pour gamme de produit est décomposé en trois sous
écarts :
3
Etabli par la comptabilité ;
4
Tableau des Comptes de Résultat;
102
Ecart de volume :
(Quantité total réelle – Quantité total budgétée) x Marge budgétée
103
5
Ecart Ecart
CAr CPa Marge r CAa Marge a CAb CPb QT5r QTb Borne Marge b Ecart de Ecart
sur de
compos de
prix marge
ition volume
Quantité Totale
(1) (2) (1) - (3) (3)– (2) (4) (5) R B (4)–(5) (4)–(5) (I)–(II) (III)– (IV)- X
PDP
(2) x R/B (II) (III) +
LCD
Y
LED
(I) (II) (III) (IV) X Y Z +
Z
104
Le coût de production et le chiffre d’affaire adaptés (CP a et CA a) sont calculés
comme le montre les deux tableaux suivants :
Les trois sous écart sont favorable avec une valeur supérieur à 0.
Le tableau dans la page suivante résume le calcul des trois sous écarts :
6
C’est le type d’écart calculé par SAMHA selon une interview en janvier 2013.
105
CAr CAa CAb QTr QTb QTr Ecart Ecart Ecart Ecart
/ prix compos volume CA
QTb ition
(1)
-
(3)
Tableau N° 34: Calcul de l’écart sur chiffre d’affaire pour une gamme de téléviseurs
106
Le chiffre d’affaire adapté (CAa) est le total de l’ensemble des produits des
quantités réelles et des prix de vente budgétés :
La pertinence des calculs des écarts repose sur la qualité des informations
recensées dans les budgets et sur leur capacité à correctement anticiper le
devenir de l’entreprise. Le calcul de certains écarts basé sur des informations
fiables sur les coûts des produits et des fonctions de l’entreprise. La présence
d’une méthode de calcul des coûts pertinente c’est le souci de SAMHA
matérialisé par l’adoption de la méthode de calcul des coûts par activité
« ABC ».
107
La structure des charges de l’entreprise est figée depuis de nombreuses
années ou ne correspond qu’au découpage hiérarchique par service ;
La gamme des produits et prestations est de plus en plus large, avec des
degrés de complexité différents.
3. Le contrôle de gestion et la gestion de la logistique intégrée :
108
Conclusion du chapitre
111
Bien que l’outil de la gestion budgétaire est un outil « standard » qui
s’applique dans la plupart des entreprises et en suivant les mêmes
démarches à partir de la construction d’un budget de vente, jusqu’à la
production du tableau des comptes de résultat et du bilan
prévisionnels. Les deux autres catégories d’outils sont plus spécifiques
aux caractéristiques d’une entreprise. Par exemple le choix de la
méthode d’imputation rationnelle des charges ou de la méthode des
coûts complets dépend de l’environnement interne et externe d’une
entreprise. Comme pour le pilotage de la performance, le contrôle de
gestion s’adapte pour intégrer de nouvelles variables essentielles
comme le temps et la valeur au plus de l’aspect financier pour
répondre aux besoins de la gestion.
SAMHA adopte l’outil de la gestion budgétaire comme axe centrale
de la fonction du contrôle de gestion. Il utilise les données de l’outil
de la comptabilité de gestion « comme le prix de revient » et produit
via le contrôle budgétaire un reporting d’aide à la décision et au
pilotage. Le choix de cet outil comme outil central est adapté à
l’environnement national de l’activité de l’entreprise. Ce dernier est
caractérisé par une certaine stabilité qui ne nécessite pas d’utiliser des
outils de contrôle de gestion dynamiques ce qui confirme la deuxième
hypothèse.
La stratégie de SAMHA qui peut être une stratégie de domination par les
prix explique la conception de simple de l’outil de la comptabilité
analytique. Par contre si son activité s’oriente vers le marché extérieur
« l’exportation », donc un changement des contraintes
environnementales, la conception des outils qui s’adapte à ces derniers est
indispensable. C’est ce que l’entreprise a pensé par le lancement d’un
projet pour installer la méthode des coûts par activité « ABC ».
111
A la fin de notre mémoire, en ce qui concerne la fonction du contrôle de
gestion de SAMHA, nos recommandations résultant des observations
faites sont :
Cette étude sur les outils de contrôle de gestion mis en place par les
entreprises, notamment Algériennes, qu’elle n’a pas pris en considération
les évolutions récentes de la fonction du contrôle de gestion (à titre
d’exemple on cite le contrôle de l’activité Recherche et Développement)
mais elle a cerné le sujet sur les outils généralement utilisés de la
fonction. L’étude peut être considérée comme le point de départ pour
d’autres études, dans ce sens, on propose une étude sur l’amélioration du
reporting périodique pour un meilleur suivi de la réalisation des objectifs
à court terme.
111
Bibliographie :
I. Livres