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Évolution de l'EP (1936-1942) en France

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Texte GAY Lescot - De l’EP républicaine à l’EGS national (1936-1942) six années fondamentales, Jean- - Studocu

Tout d’abord nous allons vous présenter Jean Louis GAY LESCOT, l’auteur de l’extrait que nous allons
étudier aujourd’hui, ensuite nous reviendrons sur le contexte d’écriture de cet extrait puis nous pourrons passer à la
présentation du texte.

L’extrait De l’EP républicaine à l‘EGS nationale (1936-1942) six années fondamentales provient du livre
écrit par l’AFRAPS, l’association francophone pour la recherche sur les activités physiques et sportives, Education
physique et sport en France (1920-1980), qui est publié en 1989 à Clermont-Ferrand. Dans ce livre nous pouvons
retrouver plusieurs auteurs tels que Pierre Arnaud, Jean Paul Clément, MKHichel Herr, ainis que Jean-Louis Gay
Lescot, l’auteur de l’extrait d’aujourd’hui. Jean Louis GAY LESCOT est né le 24 Juin 1943 et décédé le 10
Décembre 2013. C’était un docteur en histoire contemporaine à Rennes en 1985 puis à Bordeaux en 1988. Gay
Lescot a également été un professeur d’Education Physique et Sportive à Bordeaux en obtenant son CAPEPS en
1972. Nous savons aussi qu'il a été directeur du service inter-universitaire des activités physiques et sportives à
l’université de Bordeaux en 1991 et titulaire de 2 thèses en Histoire. De plus il était qualifié par le CNU (conseil
national des universités) pour les concours de professeurs des Universités. Gay Lescot travail sur le thème des
“héritages” de Vichy et en particulier la place de l’EP avant et après cette période cruelle de l’histoire.

Ce livre a été publié en 1989, à ce moment-là, Lionel Jospin devient ministre de l’éducation nationale. Il a
pour objectif de rénover et réformer les contenus d’enseignement. Pour cela plusieurs choses sont mises en place, le
10 Juillet de la même année la loi d’orientation sur l'éducation est votée, souvent appelée loi Jospin elle constitue
une réforme majeure du système éducatif français. Son objectif est d’adapter le système scolaire aux évolutions de
la société ainsi qu’améliorer la réussite des élèves. Cette loi introduit de nombreux principes qui sont encore en
vigueur aujourd’hui,

Elle met en place les cycles d’enseignements : Le cycle des apprentissages premiers, le cycle des
apprentissages fondamentaux, le cycle de consolidation et le cycle des approfondissement. Ces cycles permettent de
structurer les apprentissages de la maternelle au collège et d’évaluer les progrès des élèves sur plusieurs années.

Le Conseil National des Programmes voit le jour, il est chargé d’élaborer et d'actualiser les programmes
scolaires en prenant en compte les évolutions de la société. Les IUFM ont été créés ayant pour mission de
moderniser et professionnaliser la formations des enseignants. Ils ont été remplacés en 2013 par les ESPE (Ecole
Supérieure du Professorat et de l'Éducation) puis INSPE.

Suite à cette loi d’orientation en 1989, il était important de repenser les programmes afin de conserver une
cohérence dans les niveaux d’enseignement. Le 20 Février 1992 : La Charte Nationale des programmes à donc été
créée. Cette charte est un texte fondateur dans la conception des programmes d'aujourd'hui bien qu’elle ait été
actualisée au cours des dernières années (réforme de 2005 avec la loi Fillon, ou encore 2013 la loi de refondation de
l’école).
L’extrait que nous avons étudié est réparti sous différentes parties qui retrace six années fondamentales de
l’histoire de l’EP, de 1936 à 1942.

1936

L’état scolaire de l’EP en 1936 est négligé, l’éducation physique en enseignement primaire est pratiquement
inexistante. En Mai 1936, le Front Populaire accède au pouvoir, le gouvernement à alors pour but de moderniser le
pays et établir des réformes sociales significatives. Sous l’influence du ministre de l’Education Nationale de
l’époque, Jean ZAY, la réforme de 1936 va avoir lieu. La réforme faite par Jean Zay en 1936 va apporter
énormément à l’intégration de l’EP au sein de l'École. En effet, dans ce texte GAY LESCOT cherche à montrer à
quel point le nouveau premier ministre de l’Education Nationale, Jean ZAY, va marquer le lancement de
L’évolution pour l’EPS.

Bien que l'Éducation Physique soit obligatoire à l’école avant 1936, très peu d’établissements étaient
capables, avaient les moyens, ne prenaient la peine de donner une place équitable à l’EPS au sein des autres
matières. C’est pour cela que La réforme va permettre de changer les choses. On va pouvoir voir une continuité
entre ce qui était déjà mis en place auparavant et ce que la réforme va mettre en place : il va s’agir de réorganiser
les horaires en enseignement primaire pour laisser une place à l’EP plus importante dans l’emploi du temps. On va
donc passer de 2h d’EP sur les 30h hebdomadaires à 5h. Dans ces 5h, il y aura 30 minutes quotidiennes ainsi
qu’une demie journée en plein-air.

La réforme de 1936 ne se veut pas forcément brutale mais plutôt tournée autour du corps. C’est pour cela que
les méthodes française et naturelle sont adoptées. Ces vieilles méthodes reconnues de tous les professeurs d’EPS
prouvent encore la volonté de continuité avec les institutions précédentes.

Cependant, des opposants se dressent face à cette réforme, Léo LAGRANGE critique alors “le sport
spectacle” et dénonce les dangers de la compétition au primaire. Suite à ces critiques, LAGRANGE met en place le
Brevet Sportif Populaire (BSP) en 1937. Celui-ci a été créé pour former des animateurs capables d’encadrer des
activités physiques et sportives dans le cadre des associations et des loisirs populaires. L'objectif est donc de
démocratiser le sport pour tous en permettant à tout le monde, même aux classes défavorisées, de pratiquer. Il
deviendra par la suite le CEP, certificat d’études primaires.
Les idées de Léo Lagrange vont avoir un impact considérable dans cette évolution. Il s’exprime sur le fait
que l’éducation physique à l’école doit évidemment avoir sa place, mais qu’il ne faut pas ancrer dans la tête des
élèves cette idée de compétition, qui irait à l’encontre de la volonté sportive, qui est en toute évidence d’utiliser
cette éducation physique dans un but précis : la construction du corps.

En 1938, les “loisirs dirigés” se développent et deviennent des “activités dirigées” en proposant de nouvelles
matières, on retrouve alors des activités manuelles, scientifiques, historiques ou encore musicales. Le décret du 27
Juillet 1938 impose 3 heures d’éducation physique par semaine pour tous les élèves.

Afin de promouvoir le sport auprès des élèves en dehors des temps de classe, l’Office sportif Universitaire OSU
créé en 1931 devient l’OSSU, Association du sport scolaire universitaire le 23 Juin 1938. La gestion est donc
confiée aux professeurs d'éducation physique et elle devient une organisation publique en mettant à la tête au moins
un représentant politique. Cela a fortement favorisé l’expansion du sport scolaire.

Pour autant, le baccalauréat ne fait pas de place aux activités physiques, malgré qu’elles soient enseignées.
“L’EP ne peut que souffrir : elle est admise, certes, mais pas reconnue entièrement”
1939
Lors de sa conférence de presse le 7 mars 1939 à Paris, J.ZAY se livre à propos de la “réorganisation des sports, de
l’EP et de la préparation militaire”. Pour lui, il est devenu important de réagir face à l’EP scolaire. Dans son
discours, il dit qu’il en va de la vitalité et de l’avenir de la nation française. il a un discours très péjoratif ou il ne
trouve aucun élément de réconfort par exemple: “ nos défaillances qui enregistrent les palmarès sportifs” . Suite à
cette conférence, le 26 Avril 1939, la commission du ministère de l’éducation nationale met en place un “plan de
réorganisation de l’EP et des sports”. Les constatations faites sont que l’Etat n’a aboutit à rien avant 1939 au niveau
de l’EP, et donc maintenant son rôle consistera à se préoccuper du développement physique des jeunes français en
assurant un contrôle médical. L'EP sera aussi la base de toute activité physique. et l'athlétisme reste le sport de base.
il est important de noter que malgré la bonne volonté d’induire l’EP elle reste cependant encore trop insuffisante
pour J zay “ jusqu’ici l’EP a bien figuré dans les programmes, mais il faut reconnaître que trop souvent leur
application s’est révélée notoirement insuffisante”.
Ensuite, nous assistons à la création d’un conseil supérieur des sports placé sous la présidence du ministre de l’EN
(éducation nationale). On peut remarquer qu’en 3 ans Jean Zay n’a pu atténuer tous les points négatifs déjà présents
auparavant. Pour autant on constate que l’envie de voir enseigner l’EP est plus importante, il a fallu attendre la loi
du 5 avril 1937, pour que l’Etat laisse enfin place aux enseignants, au niveau des responsabilités, et dans la
réalisation de leurs fonctions. L’auteur se demande comment on a pu laisser des enseignants instituer l’EP alors
qu’ils étaient mal formés pour la plupart. Pendant, cette période, l’Etat a d’autres priorités (début de la deuxième
guerre mondiale) que de s’occuper de l’EP scolaire du pays même si celle-ci se porte très mal

1940-42

L’EGS et le commissariat de Borotra 1940-1942

Il faut savoir que la défaite de mai juin 1940 laisse le pays atterré. c’est donc le général Pétain qui avait été vu
comme un héros pendant la première guerre mondiale, qui continue de prendre les commandes au niveau politique
et instaure ainsi le régime de Vichy en 1940 durant l’occupation nazi.

La défaite de mai-juin 1940 subie par la France lors de la seconde guerre mondiale amène à dire pour le régime de
Vichy que la réforme mise en place 1 an plutôt par Jean Zay et Léo Lagrange n’a pas fonctionné. Il veut montrer
que le Front Populaire n’est pas bon et qu’à cause d’eux, l’éducation et l’endurcissement du corps auraient été
négligés. Pour lui, le Front Populaire a trop été dans l’idée de loisirs et a négligé le fait d’avoir le culte du corps.
Pour Pétain, l’éducation de la jeunesse doit être unique . Il dit qu’il faut “reconstruire, restituer à l’autorité et à la
hiérarchie leur place perdue et surtout refonder l'école”. en somme il veut rompre avec ce que le Front Populaire a
mis en place.
Il faut donc modifier ce que faisait le FP et on a alors Jean Borotra (commissaire à l’EGS) de 1940 à 1942 qui opte
pour une solution nationale qui se produit très vite et qui le 20/12/1940 signer une charte des sports qui réorganise
le mouvement sportif fédéral, mais surtout prépare une doctrine ou l’EP sera élargie. l'idée de départ est donc de
réunir en une éducation générale et sportive un ensemble d'activités scolaires dont le massif central serait composé
d'activités physiques. en somme, borota souhaite passer du Brevet Sportif Populaire au Brevet Sportif Nationale.
C’est la même chose sauf que le nom change mais pour Vichy c’est une rupture car on a cette idée de visée
nationale. Borotra va donc mettre en place la Charte des Sports pour élargir l’éducation physique pour réorganiser
le mouvement sportif avec la création de l’EGS (éducation générale et sportive). On a alors un ensemble d’activités
scolaires centré autour des activités physiques. Mais l’EP manque de moyens, peu d’argent, peu d’infrastructures.
Sous le régime de Vichy on a aussi Ernest Loisel a qui on demande l’avis qui est le directeur de l’ENEP école
normale d’éducation physique depuis 1935. Le 15/10/1940 il fait parvenir au commissariat un véritable programme
d’EP qui reprend des méthodes et des expériences antérieures. et lorsque qu’il évoque ce programme il dit “Il faut
la détourner de la vie facile, lui enseigner la nécessité de l’effort, l’obliger à lutter contre l’obstacle et vaincre les
résistances.”ainsi grâce à son poste de directeur il sera entendu et même il sera promu ET NOMMÉ PAR
BOROTRA inspecteur général de l’EGS. L’EGS va mettre 9h d’EGS par semaine dans les écoles primaires et
secondaires et préconise 3 après midi par semaines des activités physiques dans l’enseignement supérieur et qui
vont remplacer les 3h d’EP, les 3h d’activités dirigées, et 1h de chant.
Selon Evesque, “la fréquentation scolaire doit être une fois pour toutes imposée”.

De plus, il est indiqué que le professeur d’EP, considéré comme technicien et pédagogue est placé dans les lycées
sous la tutelle pédagogique des maîtres d’éducation générale.
Le décret du 26 Mars 1941 marque une étape importante dans l’histoire du sport à l’école car il introduit une
épreuve facultative d’éducation physique au baccalauréat. Bien que cette épreuve soit facultative, elle a gagén assez
vite en popularité.
Le 01 juin 1941, après une année de réflexion sur les Instructions Officielles qui définissent l’EGS, il en découle 7
rubriques principales :
- l’EP générale (exos naturels et formation de base)
- initiation et formation sportives (sports indiv et co)
- jeux
- exercices rythmiques
- travaux manuels
- sorties, excursions, activités au grand air
- secourisme
Nous pouvons donc observer que la méthode naturelle a été conservée et occupe une place importante, elle est la
plus facile à assimiler et à mettre en place (espace naturel, peu de matériel…).

Du côté de l’OSSU, elle sera remplacée par l’USSU en mars 1942 comme l’écrit FLOURET “le gouvernement de
Vichy remplaça l’OSSU par l’USSU”. Ce changement démontre la place importante qu’occupe les Associations
sportives au sein des établissements.

L’EP progresse donc dans les écrits comme dans les faits, cela se démontre par la décision en mars 1941 d’inscrire
une épreuve particulière au programme du baccalauréat. Cette décision représente la reconnaissance des activités
physiques dans l'enseignement secondaire. En 1942, 50% des candidats se font inscrire pour passer ces épreuves
soit 10416 lycéens.

Pour conclure sur cette partie, en avril 1942 c’est le départ de Borotra, les difficultés de tous les ordres s’aggravent
encore et l’Etat sombre. Colonel Pascot lui succède et prend rapidement des mesures autoritaires, il prendra alors
des décisions sur l’EGS qui deviendront par leur esprit et leur méthode d’application dictatoriales.

Conclusion:

Pour conclure, nous pouvons dire que durant ces 6 années, 1936-1942, l’éducation physique a évolué avec les
nouvelles innovations et se voit de plus en plus soutenue par le régime qui s’installe en 1940. On remarque une
continuité entre certains projets éducatifs du Front populaire et les réalisations de Vichy.

On remarque que durant cette période l’éducation physique a réussi à s’intégrer dans le système éducatif, avec des
horaires plus importantes, de nouveaux postes d'enseignants, la reconnaissance de la matière dans les examens
scolaires. Vichy souhaite une rupture avec ce que le Front Populaire a instauré car pour le régime c’est à cause de la
mauvaise institution de Jean Zay et Léo Lagrange que les français perdent leurs premières batailles durant la
Seconde Guerre mondiale.
Sauf que dans les faits, on assiste plus à une continuité car Vichy reprend les idées du Front Populaire en allant
parfois juste changer le nom de certaines institutions. Pour l’auteur le mot rupture et le mot continuité n’ont jamais
pu être autant accolés que dans ce contexte là. Pour certains auteurs on va parler de ruptures, pour d’autres de
continuité, cela dépend du point de vue de l’auteur.

I. POINT DICTIONNAIRE

Problématique: L’EGS sous vichy, rupture ou continuité de l’EP républicaine


L’EGS c’est l’éducation général sportive, un ensemble d’activité scolaire, c’est une version
plus importante de l’EP.
Vichy c’est régime mit en place en 1940 par le général Pétain pour s’opposer au Front
Populaire mit en place juste avant.
Une rupture c’est le fait d'interrompre brusquement quelque chose.
Continuité c’est le fait dans ce cas là de poursuivre les principes mises en place
précédemment.
L’EP républicaine, c’est l’éducation physique dirigé par l’Etat

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