Ministère de l'Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique
Institut Supérieur des Technologies de l'Environnement
de l'Urbanisme et du Bâtiment (ISTEUB)
Rapport Géotechnique (les sondages SC2, PR2, PST2)
Elaboré par :
Ahmed Chihaoui
1MPGC &RISQUE
Année universitaire :
2022-2023
A.Les essais In-Situ
I. Les sondages carottés
1. OBJECTIF :
Le sondage carotté dans une partie de structure en maçonnerie sert à faire des
prélèvements d’échantillons sur des profondeurs importantes. Ces prélèvements se font
à l’aide d’une sondeuse placée au dessus de la partie à carotter (généralement à partir de
la chaussée et parfois à partir d’un parement). Ils ont pour objet de réaliser des
observations et mesures sur les matériaux prélevés (nature et qualité, épaisseurs,
pourcentage de récupération et RQD – Rock Quality Designation – pour apprécier la
qualité des matériaux vis-à-vis de la fissuration) et/ou des essais mécaniques
(compression simple) sur les pierres prélevées. Outre la reconnaissance interne de la
maçonnerie, le carottage permet par ailleurs de réaliser des essais en place (essais d’eau
de type Lugeons pour apprécier la perméabilité des matériaux en place, évaluer la
possibilité de circulation d’eau et déceler des hétérogénéités ou des fissurations par
exemple) ou des reconnaissances complémentaires (introduction d’une sonde « gamma
- gamma » dans les trous de carottage pour mesurer la densité par exemple). Les
sondages carottés permettent de déterminer précisément les niveaux de fondation ; ils
sont souvent prolongés par des sondages pressiométriques lorsqu’il est nécessaire de
déterminer les natures et caractéristiques des sols de fondation.
2. PRINCIPE
Le principe des sondages carottés est de venir découper un cylindre de terrain le plus
intact possible afin de réaliser des observations et des essais représentatifs des
formations en place.
3. LES TYPES :
On distingue deux grandes familles :
- les carottiers poinçonneurs
- les carottiers rotatifs
A. Carottage par fonçage ou poinçonnage
Cette technique consiste à venir découper les terrains et faire pénétrer l’échantillon dans
l’outil par poinçonnement sans rotation. Deux méthodes sont utilisées :
fonçage par pression : le système de forage applique une force sur le carottier afin de
s’assurer une vitesse d’enfoncement supérieure ou égale à 2cm/s aussi constante
que possible.
fonçage par battage : l’outil est enfoncé sous l’effet de chocs générés par la tête de
forage et transmis par le train de tiges. Selon la fréquence de frappe, on distingue le
battage (< 2 Hz), la percussion (> 2 Hz).
Les carottiers utilisés ont des caractéristiques (géométriques notamment) adaptées à la
méthodologie de fonçage et à la nature des terrains à prélever. On distinguera les
techniques suivantes.
A.1 le carottier à paroi mince :
Il s’agit d’un tube d’épaisseur fine au regard de son diamètre intérieur (indice de surface
inférieur à 15%) qui permet de prélever des matériaux fins. Selon les configurations, le
tube du carottier peut directement servir au conditionnement de l’échantillon (tube à
changer après chaque passe) ou recevoir un étui intérieur extrait en fin de passe de
sondage
Figure n°1 : Carottier à paroi mince avec et sans étui
A.2 Carottier à paroi épaisse :
Le schéma et le principe de fonctionnement sont analogues à celui du carottier à paroi
mince, mais en raison de l’épaisseur de la paroi du tube carottier cet outil peut être mis
en œuvre par battage et permet de prélever des sols grenus.
A.3 Carottier à piston stationnaire :
Il s’agit d’un carottier à paroi mince associé à un système de piston qui permet de
prélever des sols très mous. Le verrouillage du piston commandé depuis la surface par
un câble, bloque l’entrée du carottier jusqu’à la cote de début de forage (descente),
permet la pénétration de l’échantillon durant la phase de fonçage et assure l’étanchéité
pour éviter la chute de la carotte lors de la remontée.
Figure n°2 : Étapes du prélèvement d’échantillons avec un carottier à piston stationnaire
A.4 carottage vibratoire haute fréquence :
Le carottage vibratoire utilise une tête de forage munie d’un moteur hydraulique qui
entraîne deux masses dans des sens de rotation opposés et génère ainsi, sur le train de
tiges, une force « sinusoïdale » . La fréquence de vibration peut varier de façon à
optimiser la pénétration de l’outil dans le sol (généralement fréquence comprise entre
50 et 120 Hertz). Un système de double tubage permet de remonter le tube
échantillonneur en fin de passe en laissant un tubage en place. Les carottes prélevées
peuvent être extraites par vibration, elles sont alors recueillies dans un film plastique
maintenu à la sortie du tube ou conditionnées dans une gaine équipant le tube intérieur.
Cette technique est particulièrement adaptée pour le prélèvement de sols graveleux non
consolidés.
B. Carottage rotatif
Le carottage rotatif est adapté à tous les types de terrains présentant une certaine
cohésion. Il nécessite l’utilisation d’un fluide de forage qui circule par un train de tiges
creuses et qui permet le refroidissement de l’outil, l’évacuation des matériaux détruits et
éventuellement le maintien des parois du forage.
Figure n°3 : Principe de fonctionnement des carottiers rotatifs
b.1 carottier simple :
Ce carottier destiné à prélever des échantillons dans des terrains homogènes ne possède
pas de tube intérieur L’absence de tube intérieur ne permet pas de conserver l’intégrité
de la carotte lorsque l’on fore des terrains hétérogènes.
Le système se limite à un tube carottier muni d’une couronne. Lors du forage, le fluide de
forage passe le long de l’échantillon qui peut également être en contact avec le tube du
carottier en rotation, de telle sorte que la qualité de l’échantillon est limitée et ne permet
qu’une caractérisation de la nature des sols. Cette technique est couramment pratiquée
en carottage de chaussée.
b.2carottier double :
Le carottier T2 est un carottier double à paroi mince avec tube intérieur monté sur
roulements. La préservation de la carotte est donc son principal avantage. Disponibles
dans les diamètres extérieurs de 46 mm à 101 mm. Le système comporte un tube
extérieur entraîné en rotation portant la couronne et un tube intérieur monté sur pivot
en partie haute qui ne tourne pas et emmagasine l’échantillon. Le fluide de forage circule
entre le tube extérieur et le tube intérieur. À l’exception des sols mous, les prélèvements
réalisés par cette méthode permettent de caractériser la nature et partiellement l’état
des sols (à l’exception des caractéristiques mécaniques). Cette méthode est la plus
couramment appliquée en géotechnique.
Figure n°4 : carottier simple et carottier double
b.3 carottier triple :
ce carottier ajoute au carottier double un étui amovible qui recueille l’échantillon et
permet l’extraction d’une carotte directement conditionnée. À l’exception des sols mous
et fins, cet outil assure le meilleur type de prélèvement et autorise la caractérisation de
la nature et de l’état des sols. L'échantillon n'est jamais en contact avec le fluide de
forage et directement protégé par une gaine en PVC. Cette gaine peut être fendue ou non,
translucide ou non.
Figure n°5 : carottier triple
b.4 carottier à trousse dépassant :
- carottage des terrains alternant des duretés variables
- ressort intérieur permettant au tube intérieur muni d’une trousse coupante de
dépasser la couronne lorsque le sol est mou et de se rétracter lorsque la résistance du
terrain s‘accroit.
b.5 Le carottier à câble :
La particularité de ce système ne réside pas dans le mode de découpage de l’échantillon,
mais dans la liaison entre le carottier et la machine. Les tiges reliant la machine à l’outil
sont remplacées par un tubage de section constante depuis la surface jusqu’au fond. Ce
tubage est entraîné en rotation et en pression, son extrémité inférieure portant une
couronne. Dans ce tubage, on descend un carottier, qui se verrouille lorsqu’il atteint sa
place en bas du tubage sur des épaulements prévus à cet effet. Lorsque la passe de
carottage est achevée, le carottier est déverrouillé à l'aide d’un système repêcheur
(l’overshot). L’ensemble repêcheur-carottier-carotte est remonté à l’aide d’un treuil.
Outre le gain de temps, le maintien du tubage en place assure la stabilité du forage.
Carottier fixé au tubage Phase de remontée carottier remonté en surface au treuil
désolidarisé du tubage dans le terrain
4. Mode opératoire :
Le carottage se déroule selon les opérations suivantes :
− implanter le sondage carotté et niveler sa tête, régler son inclinaison éventuelle ;
− réaliser le sondage carotté sur toute la profondeur convenue (hauteur de l’appui et de
son éventuel massif de fondation par exemple).
Au cours du sondage, noter en fonction de la profondeur :
− Le type de carottier et son diamètre ;
− Toute anomalie d’enfoncement (chute d’outil) ou de blocage d’outil ;
− Toute anomalie telle que la diminution de pression d’injection ou la perte de fluide de
forage ;
− Le pourcentage de récupération et le RQD ;
− la cote d’arrêt.
A la fin du sondage, récupérer les carottes et les mettre en caisses de bois fermées,
comportant le repérage du sondage et les cotes de prélèvement. Reboucher le forage sur
toute la hauteur par du béton ou un coulis de ciment.
5. NORMES :
× Norme XP P 94-202 : « Sols : Reconnaissances et essais – Prélèvement des sols et des roches.
Méthodologie et procédure »
× Norme NF EN ISO 22282-3: « Reconnaissance et essais géotechniques – Essais géo
hydrauliques – Partie 3 : essais de pression d’eau dans des roches » (Anciennement essai
Lugeon).
× Norme ISO 22475-1
6. MATÉRIEL SPÉCIFIQUE EMPLOYÉ
Machine de sondage dont la puissance est adaptée au diamètre du forage et à la
profondeur à atteindre.
L’outil de forage est choisi en fonction de la nature présumée des matériaux à carotter
et doit être changé si nécessaire :
− Carottier type T6 diamètre 131 avec une couronne diamantée pour une qualité
optimale et un pourcentage maximum de récupération du matériau ;
− Couronne avec pastilles de carbure de tungstène pour le carottage du bois (matériau
parfois rencontré dans les ouvrages en maçonnerie).
Tubage éventuel.
Moyens d’alimentation en eau.
Obturateur simple destiné à isoler la cavité de la partie supérieure du forage et dilaté
par un fluide sous pression type Parker ou double obturateur pour d’éventuels essais
Lugeon réalisés en cours de forage ou après.
II. les sondages pressiométriques :
1. Objectif de l’essai:
Il s’agit d’un essai de chargement statique du terrain en place, effectué grâce à une sonde
cylindrique dilatable radialement introduite dans un forage. Cet essai fait l’objet de la
norme française NF P 94- 110-1.
Les informations recueillies grâce au forage ainsi que les caractéristiques mécaniques
obtenues lors des essais permettent :
• D’apprécier la succession des couches de sol et éventuellement leur nature ;
• De définir l’aptitude des terrains à recevoir certains types de constructions et
d’orienter le choix des fondations d’ouvrages ;
• De dimensionner les fondations ;
• D’évaluer les déplacements des structures en fonction des sollicitations auxquelles
elles sont soumises.
2. Principe de l’essai:
Le procédé consiste à introduire dans le sol, une sonde cylindrique dilatable (figure 6).
Cette sonde est reliée à un appareil de mesure pression-volume, appelé Contrôleur
Pression Volume (CPV), situé à la surface du sol. L'essai permet d'obtenir une courbe
"pression appliquée-volume injecté", représentative de la relation contrainte-
déformation jusqu’à la rupture du sol en place. Pour cela on injecte de l’eau sous
pression dans la sonde de mesure qui vient déformer le sol. Le volume injecté et la
pression appliquée sont mesurés. Le volume d'eau injecté nous renseigne sur la
déformation du sol, et la pression de l'eau nous renseigne sur la contrainte reprise par le
sol.
Figure 6 : Schéma de principe de l’essai pressiométrique Ménard.
L'exploitation des résultats permettra de connaître deux caractéristiques pressiométriques
importantes du sol que l'on utilise pour le dimensionnement des fondations :
• pl* : pression limite du sol (caractéristique de rupture du sol) ;
• EM : module pressiométrique Ménard (caractéristique de déformabilité du sol)
3. Appareillage :
L'ensemble du matériel pressiométrique comprend :
3.1 Contrôleur pression-volume CPV
Il est rempli d'eau et connecté à la sonde de mesure par des tubulures coaxiales en
rilsan. Il permet d'envoyer l'eau, jusqu'à une pression d'au moins 5 MPa, d'un gaz
comprimé et de mesurer le volume injecté par un tube gradué (figure 7).
Figure 7 : Contrôleur pression volume.
3.2 Sondes
Les plus utilisées sont les sondes AX de 44 mm et BX de 58 mm. Elles comportent
trois cellules fermées par un unique cylindre métallique revêtu dans sa partie
centrale d'une membrane en caoutchouc. Le cylindre étant lui-même recouvert par
une gaine (figure 8). La division en trois cellules, deux cellules de garde entourant la
cellule de mesure, permet d'assurer une déformation cylindrique plane de cette
dernière. On distingue les sondes à gaine souple, des sondes avec tubes fendus. La
sonde avec tube fendu est une sonde du type décrit précédemment, placée à l'abri
d'un tube fendu longitudinalement selon six génératrices. L’usage du tube fendu ne
doit pas être systématique mais réservé aux cas où les autres méthodes s’avèrent
très difficiles à mettre en œuvre.
Figure 8 : Sonde pressiométrique
. 3.3 Tubulures
Elles assurent les connections entre le CPV et les cellules de la sonde. L'une sert au
passage de l’eau, l'autre sert au passage du gaz
4. Déroulement de l’essai
5. Exploitation des résultats
Pour un essai à une profondeur donnée, la courbe pressiométrique brute est la
représentation graphique du volume d'eau injecté dans la sonde en fonction de la
pression d'eau V = f(pr). pr est la pression d'eau lue au manomètre du CPV et V le volume
de liquide injecté dans la sonde et mesuré à la fin de chaque palier de pression. Cette
courbe brute doit être corrigée en prenant en compte la résistance propre de la sonde, et
la pression hydrostatique dans les tubulures.
La courbe pressiométrique corrigée (figure 9) est la représentation de V = f(p) et prend
donc en compte la pression réellement appliquée au sol.
Figure 9 : Courbe type d’un essai pressiométrique Ménard.
On repère sur cette courbe les points A (pA ; VA) et B (pB ; VB) marquant les limites
inférieures et supérieures de la partie linéaire (pseudo-élastique, voir la figure ci-
dessous)
A partir de cette courbe trois phases sont identifiables :
• Partie OA: phase de mise en contact de la sonde avec le sol,
• Partie AB: phase pseudo-élastique,
• Parte BC: phase de grandes déformations et de développement de la rupture.
Le module pressiométrique EM est déterminé dans la plage pseudo élastique qui a pour
origine (pA ; VA) et pour extrémités (pB ; VB).
Il est calculé en considérant le sol en élasticité linéaire, en déformation plane :
Où :
Vs : est le volume de la cellule centrale de mesure de la sonde
Va : est le volume correspondant à l’origine de la plage pseudo-élastique de la courbe
Vb : est le Volume correspondant à l’extrémité de la plage pseudo-élastique de la courbe
Pa : est la Pression correspondant à l’origine de la plage pseudo-élastique de la courbe
Pb : est la Pression correspondant à l’extrémité de la plage pseudo-élastique de la courbe
: est le Coefficient de Poisson
L’essai pressiométrique est un essai de courte durée, donc identifiant un comportement
tendant à être non drainé. Le coefficient α est une variable d’ajustement qui permet
d’introduire les effets de la consolidation dans l’utilisation des modules pressiométriques et
d’évaluer les modules de déformation du sol : « Ce coefficient est le rapport entre le module
pressiométrique et le module de déformation E + du sol dans un champ de contrainte quasi
isotropique » (Louis Ménard, 1968).
On retrouve les valeurs de α dans les tableaux fournis par Louis Ménard dès les origines et
reporté dans les normes NF P 94-261 et NF P 94-262 (fondations superficielles et profondes
respectivement). Ils sont rappelés ci-dessous pour les sols et les roches :
Pour rappel, Ménard précise que le coefficient α à prendre pour des remblais est de 1. Ces
tableaux montrent une tendance à l’augmentation du coefficient rhéologique avec le
potentiel de compressibilité du sol, et de la sous-consolidation à la surconsolidation. Ils
conduisent également à l’utilisation de 5 valeurs : 1, 2/3, 1/2, 1/3, 1/4. En décomposant les
sols en argile, limon, sable et grave. Une représentation des valeurs pressiométriques dans
un graphique bi-logarithmique, figurant les limites et les valeurs du tableau 1 est proposée
ci-dessous :
Figure 10. Représentation des limites entre domaines de consolidation issu des tableaux de
Ménard, dans un graphique bi-logarithmique, fonction de EM/10 et Pl* et des catégories de
sols considérés.
6. Présentation des résultats :
Les résultats expérimentaux relevés par l’opérateur ou enregistrés sont interprétés soit
« manuellement », soit le plus souvent par ordinateur. Dans ce dernier cas, le
programme calcule la courbe corrigée qu’il présente à l’écran et sur imprimante puis les
caractéristiques pressiométriques EM et Pl.
Les valeurs de EM et Pl déterminées sur un forage sont ensuite présentées sur un profil
en fonction de la profondeur z. Ce profil est appelé profil pressiométrique (figure 10). En
plus des caractéristiques pressiométriques, ce profil indique la nature des sols
rencontrés ainsi que le niveau éventuel de la nappe d’eau souterraine, ces informations
étant obtenues lors du forage préalable nécessaire à la mise en œuvre de la sonde.
L’outil de foration utilisé est également indiqué.
Figure 11 : Profil pressiométrique.
III. sondage au pénétromètre statique
1. Objectif de l’essai:
L'essai de pénétration statique est un des outils privilégiés d'une bonne reconnaissance
des sols de fondation, par la mesure continue de la résistance de pointe et du frottement
latéral sur manchon. La mesure idéale par la pointe électrique se heurte en France à la
présence de niveaux rapidement compacts.
2. Principe de l’essai:
Les pénétromètres statiques sont « vérinés » dans les terrains à vitesse lente et
régulière. Le test consiste à enfoncer un pieu muni d'un embout conique dans le sol.
Pendant l'avancement de la pointe, à une vitesse constante, la résistance à la pénétration
et de frottement latéral sont mesurées.
Sur certains pénétromètres des capteurs supplémentaires peuvent également être
installés, tels que les transducteurs de pression, qui apportent plus d'informations et
une précision améliorée.
Figure 12 : Schéma du CPT et de sa pointe mécanique statique GOUDA
3. Appareillage :
Les matériels de pénétration comprennent : les tiges, Pointe électrique, le mécanisme
de fonçage et un système de réaction. Les véhicules utilisés pour pousser le
pénétromètre comportent normalement un vérin hydraulique et un système de
réaction.
Figure 13 : Pointe électrique avec une coupe du manchon de frottement
A l’intérieur de la pointe il y a deux pesons. Un qui se situe en bas et qui mesure la force
axiale à l’intérieur de la pointe générée par la résistance sur le cône et la partie
cylindrique au dessus de ce dernier. Celui du haut mesure la force axiale générée par le
frottement latéral sur le manchon de frottement ainsi que la force de pointe.
Figure 14. Composition de l’intérieur de la pointe
4. Normalisation
L’essai est normalisé en France sous les références :
NF P 94-113 d’octobre 1996 – Essai de pénétration statique,
La norme NF EN ISO 22476-12 d’octobre 2010
– Essai de pénétration statique au cône à pointe mécanique reproduit intégralement la
norme internationale ISO 22476-12 : 2009. Enfin, la norme NF EN ISO 22476-1
- norme EN ISO 22476-1:2006)
5. Déroulement de l’essai
L'essai est réalisé à l'aide d'un pénétromètre avec une pointe conique normalisée
(norme EN ISO 22476-1:2006) pénétrant le sol à vitesse constante (2cm/s). Pendant la
pénétration, les forces sur le cône et sur le manchon de frottement sont mesurées. Les
mesures sont effectuées en utilisant un transfert et un enregistrement électronique des
données, avec une fréquence de mesure qui peut assurer des informations détaillées sur
les conditions de sol. Si P est la réaction qu’oppose le sol à l’enfoncement du cône et B le
diamètre de la base du cône, on définit l’effort de pointe par la relation :
Les résultats d’un essai de pénétration statique peuvent être utilisés principalement
pour évaluer :
× La stratigraphie ;
× Le type de sol ;
× la densité de sol et l’état de contraintes in situ ;
× Les caractéristiques de cisaillement.
Les résultats peuvent être aussi utilisés directement pour le dimensionnement des
fondations profondes dans les sables ou indirectement (paramètres de cisaillement)
dans les argiles. Le rapport de frottement, Rf = fs/qc (%) est utilisé pour la classification
des sols.
La capacité de force nécessaire dans un essai de pénétration varie de 10 à 20 tonnes
(100 à 200 kN), mais aussi les capacités de 50 et 20 kN sont couramment utilisées dans
le cas des sols mous. La force maximale permise sur les tiges en acier de 35,7 mm est de
20 tonnes (200 kN). Dépasser cette valeur peut causer la détérioration ou le flambement
de tiges.
6. Exploitation des résultats
- Effort total de pénétration Qt :
Force totale nécessaire pour enfoncer dans le sol, sans choc, ni vibration, ni rotation le train
de tiges avec à sa base une pointe terminée par un cône, exprimée en kN. L’effort total est
donné pour la profondeur atteinte à la base du cône.
- Effort apparent sur le cône Qc et résistance apparente à la pénétration du cône qc :
L’effort total apparent sur le cône Qc est la force nécessaire pour enfoncer dans le sol, sans
choc ni vibration, ni rotation, le cône seul de la pointe pénétromètrique.
La résistance apparente à la pénétration du cône qc est obtenue en divisant l’effort total
Qc
apparent Qc sur le cône par la surface Ac de la base du cône : qc= (MPa)
Ac
- Effort total de pénétration Qst :
Force obtenue par différence entre l’effort total de pénétration du train de tige Qt et l’effort
total apparent Qc sur le seul cône : Qst Qt Qc Ces valeurs sont affectées à la profondeur
atteinte par la base du cône.
- Effort de frottement latéral local Qs et frottement latéral unitaire local fs :
Le frottement latéral unitaire local fs est obtenu conventionnellement en divisant la force Qs
Qs
nécessaire à l’enfoncement du manchon de frottement par sa surface latérale As : fs=
As
(MPa ou kPa)
Cette valeur attribuée à la profondeur correspond au milieu du manchon de frottement. Le
diamètre du manchon (ds) est supérieur ou égal au diamètre de la partie cylindrique du cône
(dc).
- Rapport de frottement Rf :
Le rapport Rf est le quotient du frottement latéral unitaire local fs par la résistance
apparente à la pénétration du cône qc mesurée à la même profondeur (et non au même
fs
instant) Rf (%)
qc
- Indice de frottement If
If est le quotient de la résistance apparente à la pénétration du cône qc par le frottement
qc
latéral unitaire local fs mesuré à la même profondeur (et non au même instant). I f fs (%)
b. Synthèse des résultats de la compagne
géotechnique :
I. INTRODUCTION
1. Projet
Dans le cadre de la construction d’un Centre Logistique au Pôle Technologique El Fejja‐
lot N°13 d’une superficie de 16466 m², La SOPIAT a confié à GEOCONSEIL la réalisation
d’une campagne de reconnaissances géotechniques relative à ce projet.
2. Mission de GEOCONSEIL
Cette étude a été effectuée dans le cadre d'une mission du type G 1 (voir norme NF P 94‐
500, décembre 2013).
Conformément à la demande du client et du programme des investigations préalable,
l'intervention du GEOCONSEIL porte sur les points suivants :
- Description lithologique des couches rencontrées.
- Détermination des caractéristiques géotechniques des sols.
- Définition du type de fondations envisageables en fonction des éléments
communiqués concernant le projet.
3. Programmes des investigations in situ
Le programme des reconnaissances et des essais avait été communiqué par le client. Les travaux
réalisés à ce jour, sont :
Six (06) sondages carottés de 20,00 de profondeur ont été réalisés et ont fait l’objet des
prélèvements d’échantillons intacts pour des essais en laboratoire.
Huit (08) sondages pressiométriques c de 20,00 de profondeur avec essais pressiométriques
tous les mètres. Ils ont été réalisés conformément à la norme NF P 94.110 et ont permis la
mesure des paramètres de portance et de déformabilité des sols : module
pressiométrique (Ep), pression limite nette (pl‐po), pression de fluage (pf)
Septe (07) Sondages au Pénétromètre Statique poussés au refus.
II. Interprétation
On va faire une coupe géotechnique selon le point du sondage SC2, PR2 et PST2.
Pour le sondage SC2 on détermine les couches qui trouve d'amplitude 20m:
0 à 2.4 mètre on trouve la 1ére couche c'est argile sableuse graveleuse de couleur marron
somblre, puis à 2.4 m à 14 mètre on trouve la 2éme couche de l’argile sableuse à nodules
carbonatées de couleur beige à rouge brique, dans ce couche on prend 3 échantillon pour
faire des essais en laboratoire et on trouve dans ce coucha la nappe d'eau à profondeur 7.3
m.
Pour la 3éme couche du l'épaisseur 0.8m (14m à 14.8m) on trouve l'argile sableuse beige à
brunâtre, et à la fin du sondage de la profondeur 20m on va trouver une couche de l'argile
mameuse de couleur brune à grisâtre de profondeur 14.8 mètre à 20 mètre c'est à dire
l'épaisseur de ce couche c'est 5.2 mètre et on va prend un échantillon pour les essais en
labo.
Pour le sondage pressiometrique 2 on va mesurer Pl* et Em à chaque 1 mètre de
profondeur .Si il ya un grand changement des valeurs c’est à dire il ya un changement du
couche.
Le grand changement de valeur se trouve premièrement à profondeur du 2.4m puis la
deuxième changement à profondeur 14metre, la 3éme changement du pl et Em à
profondeur 14.8m et à la fin du sondage les valeur sont proche, donc il ya 4 couche du sol
selon le changement du Em,Pl*.
Pour calculer la moyenne de chaque couche du Em on va faire le moyenne harmonique
Et pour le Pl* on va faire le moyenne géométrique.
Par exemple pour la dernière couche:
On calculer le Pl* :
^5√(29.9*27.5*25.8*25.9*28.2)=27.42 bars
Em:
5/((1/276)+(1/293)+(1/211)+(1/299)+(1/297))=270.46 bars
Ensuite, on va déterminer le rapport Em/Pl* pour connaitre le nature de chaque couche par
exemple le 1ére couche Le rapport Em/pl
271/22.5 = 12.044
Ce rapport est entre 9-16 alors la c'est une argile normalement consolidé ou normalement
serré.
Apres calculer le rapport du tout couche on trouve que toute les couche d'argile c'est une
argile normalement consolidé ou normalement serré.
Pour le sondage au pénétromètre statique (PR2) on va mesurer le résistance de pointe "qc"
et frottement latéral "fs" pour plus connaitre le sol du fondation.
Après détermine le résistance de pointe et frottement latéral à chaque point d'altitude
ensuite on va faire le moyenne de chaque couche.
Par exemple par le couche 1:
qc=(350+50)/2=250 bars
fs=(1.75+0.8)/2=1.275 bars
III. Coupe géotechnique :
IV. Conclusion
Après faire les 3 types de sondage (SC2, PR2, PST2) Nous pouvons connaître le type du sol et
certain de ses caractéristiques comme qc,fs, Pl, Em, et pour déterminer toutes les
caractéristique on va prendre des échantillon puis faire des essais en labos, et après
compléter les caractéristique du sol on va calculer le capacité portante du sol puis
déterminer le type de fondation.