Décret sur l'énergie et l'électricité en Wallonie
Décret sur l'énergie et l'électricité en Wallonie
Session 2021-2022.
Documents du Parlement wallon, 871 (2021-2022) N° s 1 à 1quater à 8.
Compte rendu intégral, séance plénière du 4 mai 2022.
Discussion.
Vote.
Le Parlement wallon a adopté et Nous, Gouvernement wallon, sanctionnons ce qui suit :
Chapitre 1er
Modifications du décret du 12 avril 2001 relatif à l'organisation du marché régional de
l'électricité
Art. 1er.
Le présent décret transpose partiellement les directives 2019/944/UE du 5 juin 2019 concernant des règles
communes pour le marché intérieur de l'électricité et 2018/2001/UE du 11 décembre 2018 relative à la
promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables.
Art. 2.
Dans le décret du 12 avril 2001 relatif à l'organisation du marché régional de l'électricité, modifié en
dernier lieu par le décret 27 mai 2021 (NDLR : le décret 27 mai 2021 n'est pas la dernière modification),
les termes « compteur intelligent » et « compteurs intelligents » sont à chaque fois remplacés
respectivement par les termes « compteur communicant » et « compteurs communicants ».
Art. 3.
A l'article 1er du même décret, les modifications suivantes sont apportées :
1° l'alinéa 1er est abrogé ;
2° l'article est complété par un alinéa 5 rédigé comme suit :
« Il transpose partiellement la directive 2019/944/UE du Parlement européen et du Conseil du 5 juin 2019
concernant des règles communes pour le marché intérieur de l'électricité et modifiant la directive 2012/27
/UE. ».
Art. 4.
A l'article 2 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 1er octobre 2020, les modifications
suivantes sont apportées :
1° les 2° ter à 2° quinquies sont remplacés par ce qui suit :
« 2° ter « autoconsommation » : activité exercée par un client actif sur le lieu d'implantation de
l'installation de production, sans que l'électricité ne soit injectée sur le réseau, consistant à consommer, le
cas échéant après stockage, pour ses propres besoins l'électricité qu'il a produite ;
79° « petite et moyenne entreprise » : une entreprise qui occupe moins de 250 personnes et dont le chiffre
d'affaires annuel n'excède pas 50 millions d'euros ou dont le total du bilan annuel n'excède pas 43 millions
d'euros ;
80° « microentreprise » : une entreprise qui emploie moins de dix personnes et dont le chiffre d'affaires
annuel et/ou le total du bilan annuel n'excède pas 2 millions d'euros ;
81° « marchés de l'électricité » : les marchés pour l'électricité, y compris les marchés de gré à gré et les
bourses de l'électricité, les marchés pour le commerce de l'énergie, les capacités, l'équilibrage et les
services auxiliaires à différents délais de transaction, y compris les marchés à terme, à un jour et à moins
d'un jour ;
82° « acteur du marché » : toute personne physique ou morale qui produit, achète ou vend des services
liés à l'électricité, qui participe à l'agrégation ou aux services de stockage de l'énergie, y compris la
passation d'ordres, sur un ou plusieurs marchés de l'électricité, y compris des marchés de l'énergie
d'équilibrage ;
83° « efficacité énergétique » : le rapport entre les résultats, le service, la marchandise ou l'énergie que
l'on obtient et l'énergie consacrée à cet effet ;
84° « congestion » : une situation dans laquelle toutes les demandes d'échange d'énergie entre des
portions de réseau formulées par des acteurs du marché ne peuvent pas toutes être satisfaites parce que
cela affecterait de manière significative les flux physiques sur des éléments de réseau qui ne peuvent pas
accueillir ces flux ;
85° « équilibrage » : l'ensemble des actions et processus, à toutes les échéances, par lesquels le
gestionnaire de réseau de transport maintient, en permanence, la fréquence du réseau dans une plage de
stabilité prédéfinie et assure la conformité avec le volume de réserves nécessaires pour fournir la qualité
requise ;
86° « contrôle » : contrôle d'une société au sens de l'article 1, 14, du Code des sociétés et des associations ;
87° « entreprise d'électricité » : toute personne physique ou morale qui assure au moins une des fonctions
suivantes : la production d'électricité, le transport, la distribution, l'agrégation, la participation active de la
demande, le stockage d'énergie, la fourniture ou l'achat d'électricité et qui est chargée des missions
commerciales, techniques ou de maintenance liées à ces fonctions, à l'exclusion des clients finals. ».
Art. 5.
Dans l'article 2bis du même décret, inséré par le décret du 19 juillet 2018, le mot « présent » est inséré
entre les mots « prévues dans le » et le mot « décret ».
Art. 6.
A l'article 4, alinéa 3, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2008, les mots «
ou une filiale de celui-ci » sont abrogés.
Art. 7.
Dans l'article 7, l'alinéa 1er, 5°, du même décret, tel que remplacé par le décret du 11 mai 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
1° le mot « soit » est inséré entre les mots « détenues divisément » et les mots « par des pouvoirs publics
»;
2° les mots « au sens de l'article 1, 22, du Code des sociétés et des associations, » sont insérés entre les
mots « des participations » et les mots « dans le capital social d'un producteur » ;
Art. 8.
A l'article 8 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les modifications
suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, alinéa 4, les mots « d'énergie renouvelable » sont remplacés par les mots « d'énergie
et ne peut être membre de ces dernières » ;
2° au paragraphe 2, alinéa 3, 1°, les mots « conformément aux lignes directrices établies, le cas échéant,
par la CWaPE pour aider les gestionnaires de réseau de distribution à garantir l'équité des procédures de
marché public » sont insérés entre les mots « gestionnaire de réseau de distribution » et les mots « , aucun
acteur de marché » ;
3° au paragraphe 2, alinéa 3, 2°, les mots « directement utile » sont remplacés par le mot « nécessaire » ;
4° sont insérés les paragraphes 2/1 et 2/2 rédigés comme suit :
« § 2/1. Le gestionnaire de réseau de distribution ne peut pas être propriétaire d'installations de stockage
d'énergie, ni les développer ni les gérer, ni les exploiter.
Par dérogation à l'alinéa 1er, la CWaPE peut autoriser un gestionnaire de réseau de distribution à être
propriétaire d'installations de stockage d'énergie à les développer, les gérer, ou les exploiter :
1° soit, lorsqu'il s'agit de composants pleinement intégrés au réseau, conformément aux lignes directrices
établies par la CWaPE à ce sujet ;
2° soit, lorsque les conditions cumulatives suivantes sont remplies :
a) à la suite d'un marché public organisé par le gestionnaire de réseau de distribution conformément aux
lignes directrices établies, le cas échéant, par la CWaPE pour aider les gestionnaires de réseaux de
distribution à garantir l'équité des procédures de marché public, aucun acteur du marché n'a démontré sa
capacité à détenir, développer, gérer ou exploiter pareille activité ;
b) l'activité visée à l'alinéa 1er est nécessaire à l'exercice des tâches et obligations du gestionnaire de
réseau de distribution et que ces installations ne sont pas utilisées pour acheter ou vendre de l'électricité
sur les marchés de l'électricité ;
c) après avoir contrôlé la conformité de la procédure de marché public, la CWaPE évalue la nécessité
d'une telle dérogation en tenant compte des conditions visées aux a) et b) et approuve son exercice par le
gestionnaire de réseau de distribution.
Concernant l'alinéa 2, 2°, c), dans son autorisation, la CWaPE précise la ou les activités ainsi autorisées,
en prenant soin de détailler leurs modalités d'exercice et, notamment, leur durée maximale qui ne dépasse
pas cinq ans, la zone géographique concernée s'il y a lieu, ainsi que les conditions de reconduction de
l'autorisation et de retrait progressif du gestionnaire de réseau de distribution desdites activités.
La CWaPE organise, au moins tous les cinq ans, une consultation publique portant sur les installations
existantes de stockage d'énergie afin d'évaluer la disponibilité et l'intérêt potentiels à investir dans ces
installations. Lorsque la consultation publique indique que des tiers sont en mesure d'être propriétaires de
ces installations, de les développer, de les exploiter ou de les gérer, et ce de manière rentable, la CWaPE
veille à ce que le gestionnaire de réseau de distribution cesse progressivement ses activités dans ce
domaine dans un délai de dix-huit mois.
Par dérogation à l'alinéa 4, la consultation publique ne porte pas sur les composants pleinement intégrés
au réseau ni sur les installations de stockage composées d'accumulateurs dont la décision d'investissement
définitive est prise avant le 4 juillet 2019 à condition que ces installations de stockage composées
d'accumulateurs remplissent les conditions cumulatives suivantes :
1° elles sont connectées au réseau dans les deux ans à compter de la décision d'investissement définitive ;
2° elles sont intégrées au réseau de distribution ;
En vigueur du 15/10/22 au ... page 7 / 60
2° elles sont intégrées au réseau de distribution ;
3° elles sont uniquement utilisées pour le rétablissement réactionnel et instantané de la sécurité du réseau
en cas d'événements imprévus sur le réseau, lorsqu'un tel rétablissement débute immédiatement et
s'achève quand le redispatching régulier est capable de régler le problème ;
4° elles ne sont pas utilisées pour acheter ou vendre de l'électricité sur les marchés de l'électricité, y
compris d'équilibrage.
En cas de décision de retrait progressif décidé par la CWaPE suite à la consultation publique, la CWaPE
peut autoriser le gestionnaire de réseau de distribution à recevoir de l'acteur de marché reprenant les
activités une compensation raisonnable et, notamment, à récupérer la valeur résiduelle des
investissements réalisés dans les installations de stockage d'énergie.
La CWaPE peut reconduire l'autorisation visée à l'alinéa 2, 2°, pour une durée inférieure ou équivalente à
cinq ans si les conditions visées à l'alinéa 2, a), b) et c), sont remplies.
L'activité autorisée en vertu du présent paragraphe est exercée de manière transparente et non-
discriminatoire.
§ 2/2. Le gestionnaire du réseau de distribution ne peut pas être propriétaire de points de recharge, ni les
développer ni les gérer, ni les exploiter sauf lorsqu'il est propriétaire de points de recharge privés réservés
à son propre usage.
Par dérogation à l'alinéa 1er, le Gouvernement peut autoriser un gestionnaire de réseau de distribution à
être propriétaire de points de recharge, à les développer, les gérer, ou les exploiter aux conditions
déterminées par le Gouvernement. » ;
5° au paragraphe 2bis, alinéa 1er, les mots « au paragraphe 2 » sont remplacés par les mots « aux
paragraphes 2 et 2/1 » ;
6° le paragraphe 3, tel qu'inséré par le décret du 11 avril 2014, est abrogé.
Art. 9.
Dans l'article 11 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 19 juillet 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 2, alinéa 2, 3°, les mots « à cette fin, » sont abrogés ;
2° au paragraphe 2, alinéa 2, 4°, le mot « finals » est inséré entre le mot « clients » et les mots « et aux
points d'échange » ;
3° au paragraphe 2, alinéa 2, 4°, les mots « le comptage des volumes d'électricité partagés entre des
clients actifs agissant collectivement au sein d'un même bâtiment ou dans le cadre d'un partage d'énergie
au sein d'une communauté d'énergie ainsi qu'en cas d'échange de pair-à-pair, » sont insérés entre les mots
« avec les producteurs d'électricité, » et les mots « de même que la pose » ;
4° au paragraphe 2, alinéa 2, 6°, les mots « en ce qui concerne le gestionnaire de réseau de distribution, »
sont ajoutés ab initio ;
5° au paragraphe 2, alinéa 2, 8°, le mot « ou » est remplacé par les mots « et ensuite » ;
6° le paragraphe 2, alinéa 2, 9°, est complété par les mots « et en agissant comme facilitateur neutre du
marché » ;
7° au paragraphe 2, alinéa 2, 10°, les mots « des mesures d'efficacité énergétique, de gestion de la
demande » sont remplacés par les mots « ou lors de la gestion de la congestion, des mesures d'efficacité
énergétique, de stockage, de services de flexibilité » ;
8° au paragraphe 2, alinéa 2, 10°, les mots « afin d'éviter l'augmentation ou le remplacement de capacités
du réseau » sont remplacés par les mots « afin d'éviter l'augmentation, le remplacement de capacités du
réseau ou le recours aux limitations d'injection prévues aux articles 25decies, §§ 3 et 4, et 26, §§ 2bis à
2quinquies » ;
9° au paragraphe 2, alinéa 2, le 13° est remplacé par ce qui suit :
« 13° l'information de la CWaPE de toute situation dont il a connaissance, notamment dans le cadre de
l'examen des demandes d'autorisation ou de notification en cas de partage d'énergie, et qui lui paraît prima
En vigueur du 15/10/22 au ... page 8 / 60
facie non compatible avec le respect par les utilisateurs du réseau des obligations qui leur incombent par
ou en vertu du présent décret ; » ;
10° au paragraphe 2, alinéa 2, 14°, les mots « en ce qui concerne le gestionnaire de réseau de distribution,
» sont ajoutés ab initio ;
11° au paragraphe 2, l'alinéa 2 est complété par les 16°, 17°, 18° et 19° ré digés comme suit :
« 16° la coopération avec le gestionnaire de réseau de transport et les autres gestionnaires de réseau en
vue de la participation effective des acteurs du marché raccordés à leur réseau aux marchés de détail, de
gros et d'équilibrage, aux activités de partage d'énergie et d'échange de pair à-pair ainsi que pour
l'exercice de leurs missions légales ou réglementaires ;
17° la fourniture aux utilisateurs du réseau des informations dont ils ont besoin pour un accès efficace au
réseau, y compris pour l'utilisation de celui-ci ;
18° en ce qui concerne le gestionnaire de réseau de distribution, assurer le rôle de fournisseur de
substitution, en déléguant, si besoin, tout ou partie de cette fonction à un tiers par le biais d'une procédure
transparente et non-discriminatoire ;
19° en ce qui concerne le gestionnaire de réseau de distribution, l'opération d'une plateforme de gestion
des données des points de recharge. Cette plateforme est accessible à tous les utilisateurs et exploitants de
point de recharge situés en Région wallonne. Le régulateur peut définir un tarif d'accès à cette plateforme.
Tous les points de recharge ouverts au public doivent se connecter à cette plateforme à partir d'une date
déterminée par le Gouvernement. »;
12° au paragraphe 2, est inséré après l'alinéa 2, un alinéa rédigé comme suit :
« Concernant le 4°, seul le gestionnaire de réseau peut collecter les données de comptage sur son réseau.
Il peut les communiquer au gestionnaire de réseau de transport conformément à l'article 35septies, § 4. » ;
13° au paragraphe 2, alinéa 3, devenu 4, le mot « définit » est remplacé par les mots « peut définir » ;
14° au paragraphe 2, est inséré après l'alinéa 3, devenu 4, un alinéa rédigé comme suit :
« Concernant le 18°, le Gouvernement détermine, sur proposition de la CWaPE concertée avec les
gestionnaires de réseaux de distribution et les fournisseurs, les modalités de mise en oeuvre et, le cas
échéant, de délégation, de ce rôle de fournisseur de substitution. Ces modalités peuvent être différenciées
selon le type de clients finals concernés ainsi que selon la taille du fournisseur défaillant. » ;
15° le paragraphe 3 est remplacé par ce qui suit :
« § 3. Lors de l'acquisition de services auxiliaires visés au paragraphe 2, alinéa 2, 3°, le gestionnaire de
réseau traite de façon non-discriminatoire les acteurs de marché pratiquant l'agrégation et les producteurs.
Il adopte à cet effet des règles objectives, transparentes et non-discriminatoires, fondées sur le marché,
élaborées en coordination avec le gestionnaire de réseau de transport et les autres acteurs concernés. Le
gestionnaire de réseau tient notamment compte des contraintes liées aux capacités techniques.
Les exigences techniques pour la participation au marché sont établies en collaboration avec les acteurs
concernés et sur proposition des gestionnaires de réseaux par la CWaPE, en tenant compte des
caractéristiques techniques desdits marchés et des capacités de tous les acteurs du marché.
L'obligation d'acquisition des services auxiliaires sur base de procédures fondées sur le marché ne
s'applique pas aux composants pleinement intégrés au réseau ou lorsque la CWaPE l'a évaluée comme
étant non judicieuse d'un point de vue économique et a accordé une dérogation. Dans ce cadre, l'article 8,
paragraphes 2 et 2/1, ne sont pas d'application. La CWaPE peut établir des lignes directrices relatives à
l'évaluation économique de l'appel au marché pour ce type de services. » ;
16° il est inséré un paragraphe 4 rédigé comme suit :
« § 4. Lors de l'acquisition des mesures visées au paragraphe 2, alinéa 2, 10°, le gestionnaire de réseau
adopte des règles objectives, transparentes et non-discriminatoires, fondées sur le marché.
Les gestionnaires de réseaux définissent en concertation avec les utilisateurs de réseaux concernés et
après approbation de la CWaPE, les spécifications pour les services de flexibilité acquis et le cas échéant,
les produits standards relatifs à ces services de façon à garantir l'accès non-discriminatoire et la
participation effective de tous les acteurs du marché.
Art. 10.
Dans l'article 12 du même décret, modifié par le décret du 11 avril 2014, les modifications suivantes sont
apportées :
1° au paragraphe 1er, les mots « dudit réseau » sont remplacés par les mots « du réseau » ;
2° au paragraphe 1erbis, alinéa 1er, les mots « le gestionnaire du réseau de distribution » sont remplacés
par les mots « le gestionnaire de réseau » ;
3° au paragraphe 1erbis, l'alinéa 2 est remplacé par ce qui suit :
« Le gestionnaire de réseau ainsi que son personnel s'abstiennent de transférer les informations susvisées
à des acteurs de marché ou à des entreprises associées ou liées à un acteur de marché. » ;
4° au paragraphe 1erbis, alinéa 3, les mots « à de telles entreprises » sont remplacés par les mots « à des
acteurs de marché ou à des entreprises associées ou liées à un acteur de marché » ;
5° au paragraphe 1erbis, alinéa 4, les mots « le gestionnaire du réseau » sont remplacés par les mots « le
gestionnaire de réseau » et les mots « , lorsqu'il vend ou achète de l'électricité à une entreprise
d'électricité, » sont abrogés;
6° au paragraphe 1erbis, un alinéa rédigé comme suit est inséré entre les alinéas 5 et 6 :
« Le gestionnaire de réseau transmet à la CWaPE toute information éventuellement sensible dont il a
connaissance au cours de l'exécution de ses activités et qui sont utiles à l'exécution, par la CWaPE, des
missions qui lui sont confiées par ou en vertu du présent décret. » ;
7° au paragraphe 1erbis, alinéa 6, devenu 7, les mots « gestionnaire du ré seau de distribution » sont
remplacés par les mots « gestionnaire de réseau ».
Art. 11.
A l'article 13, § 1er, alinéa 1er, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018,
les modifications suivantes sont apportées :
1° les mots « § 1er » sont ajoutés ab initio ;
2° les mots « approuvé par le Gouvernement et » sont abrogés ;
3° au 1°, les mots « en ce compris les installations de stockage, » sont insérés entre les mots « des
utilisateurs de ce réseau, » et les mots « ainsi que les délais de raccordement; » ;
4° au 12°, les mots « aux communautés d'énergie et aux représentants des clients actifs agissant
collectivement au sein d'un même bâtiment, » sont insérés entre les mots « par le gestionnaire de réseau
de distribution aux fournisseurs, » et les mots « notamment en matière de comptage » ;
5° le 14° est abrogé.
Art. 12.
A l'article 13bis, alinéa 2, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 avril 2014, les mots
« et les détenteurs d'accès et gestionnaires de réseaux de transport » sont remplacés par les mots « , les
détenteurs d'accès et les gestionnaires de réseaux ».
Art. 13.
Art. 14.
A l'article 15 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 19 juillet 2018, les modifications
suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, alinéa 1er, les mots « et après consultation des utilisateurs du réseau et des autres
gestionnaires de réseaux concernés dont les résultats sont publiés sur le site du gestionnaire de réseau, »
sont ajoutés entre les mots « En concertation avec la CWaPE, » et les mots « les gestionnaires de réseau
établissent chacun un plan d'adaptation » ;
2° au paragraphe 1er, un alinéa, rédigé comme suit, est inséré entre les alinéas 1er et 2 :
« La CWaPE établit des lignes directrices afin de préciser les modalités de la consultation visée à l'alinéa
1er. » ;
3° au paragraphe 1er, alinéa 2, devenu 3, les mots « de gestion active de la demande » sont remplacés par
les mots « de flexibilité, de stockage » ;
4° au paragraphe 1er, alinéa 4, devenu 5, les mots « correspondant à la période tarifaire » sont remplacés
par les mots « de cinq ans et, à partir de la quatrième année de la période tarifaire en cours, il permet au
minimum de couvrir la période tarifaire suivante » ;
5° au paragraphe 1er, alinéa 4, devenu 5, la deuxième phrase est remplacée par la phrase suivante :
« Chaque nouvelle version du plan d'adaptation est publiée sur le site du gestionnaire de réseau de
distribution lors de son établissement. » ;
6° au paragraphe 1er, l'alinéa 5, devenu 6, est remplacé par les alinéas suivants :
« Chaque année, le gestionnaire du réseau de transport local soumet à la CWaPE son plan d'adaptation du
réseau de transport local fondé sur l'offre et la demande existantes ainsi que sur les prévisions en la
matière. Ce plan couvre une période de dix ans et tient compte des éléments repris dans le plan de
développement du gestionnaire de réseau de transport visé à l'article 13, § 1er, alinéa 2, de la loi
électricité.
Chaque nouvelle version du plan d'adaptation est publiée par le gestionnaire de réseau du transport local
sur son site internet.
Le plan d'adaptation du réseau de transport local indique aux acteurs du marché les principales
infrastructures qui doivent être construites ou mises à niveau durant les dix prochaines années. Il reprend
le planning détaillé de tous les investissements décidés pour les trois prochaines années et dresse
également un planning indicatif de l'ensemble des projets susceptibles d'être réalisés dans les cinq
prochaines années. Le règlement technique prévoit une procédure simplifiée pour les mises à jour. » ;
7° au paragraphe 1er, le dernier alinéa est abrogé ;
8° au paragraphe 2, alinéa 2, 2°, les mots « des scenarii de développement de l'écomobilité, » sont abrogés
;
9° au paragraphe 2, alinéa 2, 2°, les mots « gestion de la demande » sont remplacés par le mot « flexibilité
»;
10° au paragraphe 2, l'alinéa 2, 3°, les mots « les moyens informatiques et équipements de communication
et, » sont insérés entre les mots « les besoins estimés, y compris » et les mots « et le cas échéant » ;
11° au paragraphe 5, les mots « peut imposer » sont remplacés par le mot « impose » ;
12° le paragraphe 5 est complété par ce qui suit :
« Si ceux-ci sont toujours pertinents compte tenu de la version la plus récente des plans d'adaptation ».
Art. 15.
Dans l'article 15ter du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les modifications
suivantes sont apportées :
19° l'obligation prévue par l'article 35quater, § 4, de ne pas être fournisseur de services de flexibilité.
Par dérogation à l'alinéa 1er, la CWaPE peut exempter le gestionnaire de réseau fermé professionnel des
obligations suivantes :
1° l'obligation prévue à l'article 8, § 2/1, de ne pas être propriétaire d'installation de stockage d'énergie, ni
de les développer, de les gérer ou de les exploiter ;
2° l'obligation prévue à l'article 8, § 2/2, de ne pas être propriétaire de points de recharge pour les
véhicules électriques, ni de les développer, de les gérer ou de les exploiter ;
3° l'obligation prévue à l'article 11, § 2, alinéa 2, 9°, d'acheter de l'énergie pour couvrir les pertes et
maintenir une capacité de réserve ;
4° l'obligation prévue par l'article 11, § 3, portant sur l'achat de services auxiliaires ;
5° l'obligation de veiller à ce que les tarifs soient approuvés avant leur entrée en vigueur, conformément
aux règles prévues dans le décret tarifaire.
La CWaPE peut, par décision à portée générale, exempter les réseaux fermés professionnels existants à la
date d'entrée en vigueur du présent paragraphe des obligations listées à l'alinéa 3. » ;
3° au paragraphe 2, la phrase « Par dérogation au présent décret, les gestionnaires de réseaux fermés
professionnels sont tenus aux obligations suivantes » est remplacée par la phrase « Le gestionnaire d'un
réseau fermé professionnel est tenu aux obligations spécifiques suivantes » ;
4° au paragraphe 2, le 3° est remplacé par ce qui suit :
« 3° tout gestionnaire de réseau fermé professionnel élabore ses tarifs de réseaux suivant une méthode de
calcul transparente, précise et clairement définie. La méthode de calcul et les tarifs sont publiés sur le site
internet du gestionnaire de réseau fermé professionnel avant leur entrée en vigueur. » ;
5° au paragraphe 2, le 4° est remplacé par ce qui suit :
« 4° tout gestionnaire de réseau fermé professionnel fixe les modalités relatives au raccordement et à
l'accès à son réseau par contrat avec les utilisateurs du réseau fermé professionnel. Ces contrats précisent
notamment :
a) les exigences techniques minimales de conception et de fonctionnement des installations raccordées au
réseau fermé professionnel, les puissances maximales au raccordement et les caractéristiques des
alimentations fournies ;
b) les modalités commerciales du raccordement au réseau fermé professionnel et d'accès à celui-ci ;
c) les conditions de coupure du raccordement pour non-respect des engagements contractuels ou pour la
sécurité du réseau fermé professionnel. » ;
6° au paragraphe 2, 5°, a), les mots « les principes tarifaires et/ou les rémunérations susvisées au présent
article » sont remplacés par les mots « les tarifs » ;
7° au paragraphe 2, 5°, b), les mots « le cas échéant, » sont insérés ab initio ;
8° au paragraphe 2, les 6°, 7° et 8°, sont abrogés ;
9° au paragraphe 2, 9°, le mot « aval » est inséré entre le mot « client » et les mots « qui en fait la
demande » ;
10° il est inséré un paragraphe 2bis rédigé comme suit :
« § 2bis. Conformément à la procédure visée à l'article 48bis, un utilisateur d'un réseau fermé
professionnel peut adresser une contestation à la CWaPE pour toute contestation portant sur la méthode
de calcul ou des tarifs du gestionnaire de réseau fermé professionnel.
La CWaPE publie des lignes directrices fixant des critères clairs et transparents sur base desquelles elle
exercera la vérification et le contrôle de la fixation des méthodes de calcul des tarifs et des tarifs des
gestionnaires de réseaux fermés professionnels.
Art. 16.
Dans l'article 16, § 2, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 mai 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
1° au 2°, les mots « Si la filiale est détenue par les actionnaires du ou des gestionnaires de réseau de
distribution, » sont ajoutés devant les mots « les seuils de détention » ;
2° au 2° bis, le mot « soit » est inséré entre les mots « détenues divisément » et les mots « par des
pouvoirs publics » ;
3° au 2° bis, les mots « au sens de l'article 1, 22, du Code des sociétés et des associations, sauf lorsqu'il
s'agit d'une participation dans une communauté d'énergie, soit par des pouvoirs publics qui sont eux-
mêmes producteurs mais non auto-producteurs, fournisseurs ou intermédiaires, » sont insérés entre les
mots « fournisseur ou intermédiaire, » et les mots « les statuts »;
4° au 3°, le b) est abrogé ;
5° au 3°, c), le 2 e tiret est abrogé.
Art. 17.
Dans l'article 16bis, § 1er, alinéa 1er, du même décret, inséré par le décret du 17 juillet 2018, les mots «
ou au Ministre, à conditions qu'elles soient expressément prévues ou autorisées par le présent décret ou
ses arrêtes d'exécution, ou par toute autre disposition législative ou réglementaire en vigueur. » sont
remplacés par les mots « , au Ministre ou à des tiers agissant sous couvert du secret professionnel
expressément prévues ou autorisées par des dispositions légales ou réglementaires. ».
Art. 18.
Dans l'article 18 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 26 octobre 2017, les
modifications suivantes sont apportées :
1° les mots « le gestionnaire de réseau, le gestionnaire de réseau privé ou le gestionnaire de réseau fermé
professionnel » sont à chaque fois remplacés par les mots « le gestionnaire de réseau ou le gestionnaire de
réseau privé » ;
2° au paragraphe 3, alinéa 2, 7°, les mots « les gestionnaires de réseaux, les gestionnaires de réseaux
privés ou les gestionnaires de réseaux fermés professionnels » sont remplacés par les mots « les
gestionnaires de réseaux ou les gestionnaires de réseaux privés » ;
3° au paragraphe 3, alinéa 2, 8°, les mots « du gestionnaire de réseau, du gestionnaire de réseau privé ou
du gestionnaire de réseau fermé professionnel » sont remplacés par les mots « du gestionnaire de réseau
ou du gestionnaire de réseau privé ».
Art. 19.
Art. 20.
A l'article 25ter du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 avril 2014, les modifications
suivantes sont apportées :
1° lorsqu'ils sont absents, les mots « de distribution » sont à chaque fois ajoutés après les mots «
gestionnaire de réseau » ;
2° au paragraphe 2, alinéa 1er, le mot « final » est inséré entre les mots « démarche du client » et le mot «
concerné » ;
3° au paragraphe 2, alinéa 2, le mot « final » est inséré entre les mots « le client » et les mots « dans les
trente » ;
4° au paragraphe 2, alinéa 3, le mot « final » est inséré entre les mots « en informe le client » et « dans les
trente » ;
5° au paragraphe 3, alinéa 1er, le mot « final » est inséré entre les mots « le client » et les mots « peut
saisir ».
Art. 21.
Dans l'article 25quater du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 31 janvier 2019, les
modifications suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, alinéa 1er, 1°, les mots « de distribution » sont insérés après les mots « gestionnaire
de réseau. » ;
2° au paragraphe 1er, alinéa 1er, le 1° est complété par la phrase :
« Lorsqu'un renforcement ou une extension du réseau en amont des travaux de raccordement est
indispensable, le délai est porté à soixante jours calendrier » ;
3° au paragraphe 1er, alinéa 1er, 2°, les mots « autres clients » sont remplacés par les mots « clients non
résidentiels » ;
5° au paragraphe 1er, alinéa 3, 1° et 2°, les mots « l'utilisateur du réseau » sont à chaque fois remplacés
par les mots « le client final » ;
6° au paragraphe 2, alinéa 1er, le mot « final » est inséré entre les mots « démarche du client » et le mot «
concerné » ;
7° au paragraphe 2, alinéa 2, le mot « final » est inséré entre les mots « indemnise le client » et « dans les
trente » ;
8° au paragraphe 3, alinéa 1er, le mot « final » est inséré entre les mots « le client » et les mots « peut
saisir » ;
9° au paragraphe 3, alinéa 3, les mots « ou du fournisseur » sont abrogés ;
10° au paragraphe 4, les mots « de distribution » sont abrogés.
Art. 22.
Dans l'article 25quater/1 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 31 janvier 2019, les
modifications suivantes sont apportées :
1° les mots « de distribution » sont à chaque fois insérés derrière les mots « gestionnaire de réseau » ;
2° au paragraphe 1er, alinéa 2, les mots « l'utilisateur du réseau » sont remplacés par les mots « le
producteur » ;
3° le mot « client » est à chaque fois remplacé par le mot « producteur » ;
4° au paragraphe 3, alinéa 3, le mot « ou » est inséré entre les mots « auprès du demandeur » et les mots «
du gestionnaire de réseau » et la virgule est supprimée après les mots « auprès du demandeur » ;
5° au paragraphe 3, alinéa 3, les mots « ou du fournisseur » sont abrogés ;
6° au paragraphe 3, alinéa 4, les mots « client final » sont remplacés par le mot « producteur ».
Art. 23.
Dans l'article 25sexies du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 avril 2014, les
modifications suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, les mots « de distribution » sont à chaque fois insérés après les mots « gestionnaire
de réseau » ;
2° au paragraphe 3, alinéa 1er, les mots « de distribution » sont insérés après les mots « gestionnaire de
réseau » ;
3° au paragraphe 3, alinéa 3, les mots « de distribution » sont insérés entre les mots « gestionnaire de
réseau » et les mots « en informe le client » ;
4° au paragraphe 3, alinéa 4, le mot « concerné » est inséré entre les mots « gestionnaire de réseau » et les
mots « indemnise le client » ;
5° au paragraphe 3, un alinéa rédigé comme suit est inséré entre les alinéas 4 et 5 :
« En cas de refus d'indemnisation, la réponse du gestionnaire de réseau est motivée en fait.
Elle est accompagnée de tout rapport détaillé et étayé notamment d'éléments techniques, de bulletins
météorologiques, de photos ou de procès-verbaux, concernant les circonstances de l'évènement
dommageable. » ;
6° au dernier alinéa, les mots « de distribution » sont abrogés.
Art. 24.
Art. 25.
Dans la même sous-section III/1 insérée par l'article 24, il est inséré un article 25sexies/1 rédigé comme
suit :
« Art. 25sexies/1. Sur proposition de la CWaPE, concertée avec les gestionnaires de réseau et les acteurs
concernés, le Gouvernement peut mettre en place un régime d'indemnisation pour les limitations
d'injection des installations de production et de stockage d'électricité verte raccordées en basse tension. Ce
régime d'indemnisation peut prévoir des dérogations pour les limitations d'injection de courte durée. ».
Art. 26.
Dans le chapitre IV « Droits et obligations du gestionnaires de réseau », section III « Obligations
d'indemnisation », le titre de la sous-section IV est remplacé par « Dispositions communes aux sous-
sections I e à III/1 ».
Art. 27.
Dans l'article 25septies du même décret, inséré par le décret du 17 juillet 2008, les modifications
suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, les mots « sous-sections I eà III » sont remplacés par les mots « sous-sections I e à III
/1 » ;
2° au paragraphe 4, le mot « finals » est inséré entre le mot « clients » et les mots « raccordés au réseau
de distribution » ;
3° au paragraphe 5, alinéa 1er, les mots « 25quinquies » sont remplacés par les mots « 25sexies/1 » ;
4° au paragraphe 5, alinéa 4, les mots « 25quinquies » sont remplacés par les mots « 25sexies/1 ».
Art. 28.
Dans l'article 25decies du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, les mots « et de stockage » sont insérés entre les mots « de production » et les mots
« à leur réseau » ;
2° au paragraphe 2, les mots « ou de stockage » sont insérés entre les mots « de production » et les mots «
pour cause d'éventuelles limitations »; 3° le paragraphe 3 est remplacé par ce qui suit :
« § 3. Le raccordement des installations de production ou de stockage au réseau moyenne et haute tension
fait l'objet d'une étude préalable par le gestionnaire de réseau.
L'étude préalable fournit les meilleures estimations du volume d'énergie non produite suite aux limitations
d'injection qui pourraient le cas échéant être imposées par le gestionnaire du réseau afin de lever une
congestion, et du volume d'énergie non produit suite aux limitations d'injection qui n'est pas soumis à
compensation financière conformément à l'article 26, § 2bis.
Le cas échéant, l'étude préalable contient également les informations nécessaires à la réalisation de
l'analyse coût-bénéfice visée à l'article 26, § 2ter.
Les gestionnaires de réseau sont tenus de fournir les informations relatives au raccordement et à l'accès
des installations de production et de stockage aux réseaux.
Sur proposition de la CWaPE concertée avec les gestionnaires de réseaux et les acteurs concernés, le
Gouvernement précise les modalités de calcul et de mise en oeuvre de l'étude préalable. » ;
4° le paragraphe 4 est remplacé par ce qui suit :
Art. 29.
Dans l'article 26 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 19 juillet 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
1° le paragraphe 1er, alinéa 1er, est remplacé par ce qui suit :
« L'accès aux réseaux est réglementé. Les producteurs, fournisseurs et clients finals ont un droit d'accès
aux réseaux selon les tarifs publiés conformément aux règles prévues dans le décret tarifaire. » ;
2° au paragraphe 2, alinéa 2, les mots « au demandeur » sont remplacés par les mots « à l'utilisateur du
réseau » ;
3° au paragraphe 2, alinéa 2, les mots « 47 et 48 » sont remplacés par les mots « 48 et 49 » ;
4° le paragraphe 2bis est remplacé par ce qui suit :
« § 2bis. Sur proposition de la CWaPE, le Gouvernement précise les critères permettant de définir,
conformément à l'article 11, § 2, alinéa 2, 8°, l'ordre de priorité pour les limitations d'injection imposées
aux unités de production et de stockage en vue de lever une congestion.
Pour les raccordements au réseau moyenne et haute tension des unités de production et de stockage d'une
puissance supérieure à 250 kVA, le contrat mentionne :
1° la capacité d'injection et, le cas échéant, de prélèvement ;
2° sur base de l'étude préalable, l'estimation du volume d'énergie non produite suite aux limitations
d'injection, exprimé en MWh/unité de temps, susceptibles d'être imposées par le (ou les) gestionnaire(s)
de réseau en vue de lever une congestion, tant dans des conditions normales du réseau qu'en cas de perte
d'un élément du réseau ayant un effet critique sur le fonctionnement de celui-ci, en tenant compte des
investissements prévus dans les plans d'adaptation du réseau de distribution, de transport local et de
transport ainsi que de tout autre moyen mis en oeuvre pour rencontrer en tout ou partie la demande de
raccordement ;
3° sur base de l'étude préalable, le seuil contractuel en-dessous duquel le volume d'énergie non produite
suite aux limitations d'injection n'est pas soumis à compensation financière. Il est calculé sur base de
l'estimation, au stade de l'étude préalable, et plafonné à cinq pourcents du volume de production attendu
de l'installation de production et de stockage, du volume d'énergie non produit suite aux limitations
d'injection susceptibles d'être imposées par le (ou les) gestionnaire(s) de réseau en vue de lever une
congestion, tant dans des conditions normales du réseau qu'en cas de perte d'un élément du réseau ayant
un effet critique sur le fonctionnement de celui-ci. » ;
5° le paragraphe 2ter est remplacé par ce qui suit :
« § 2ter. Pour les installations de production et de stockage d'une puissance supérieure à 250 kVA mises
en service à une date postérieure à la date d'entrée en vigueur de la présente disposition, une
compensation financière est octroyée au producteur d'électricité verte. Cette compensation financière
porte sur les pertes de revenus dues aux limitations d'injection imposées par le gestionnaire de réseau dont
le volume d'énergie ainsi limité est supérieur au seul contractuel visé au § 2bis.
Par dérogation à l'alinéa 1er, lorsque le volume estimé d'énergie non produite suite aux limitations
d'injection est supérieur à un volume jugé non raisonnable, le gestionnaire de réseau peut disposer d'un
volume additionnel d'énergie non produite suite à des limitations d'injection qui n'est pas soumis à
compensation financière, le cas échéant le temps de la réalisation des investissements qui ont été jugés
économiquement justifiés à la suite de l'analyse coût-bénéfice visée à l'alinéa suivant. Le volume
d'énergie non produite suite aux limitations d'injection qui est jugé non raisonnable correspond à quinze
pourcents du volume de production attendu de l'installation de production et de stockage.
Le délai de réalisation des investissements qui ont été jugés économiquement justifiés à la suite d'une
analyse coût-bénéfice est plafonné à cinq ans. Ce délai pourra être prolongé par une décision motivée de
la CWaPE lorsque le retard dans l'adaptation du réseau est dû à des circonstances que le gestionnaire de
réseau ne maîtrise pas.
Lorsque le seuil contractuel visé au paragraphe 2bis, alinéa 2, 3°, et le volume additionnel d'énergie non
produite suite à des limitations d'injection qui n'est pas soumis à compensation financière résultent de la
prise en compte de plusieurs éléments limitants du réseau, ils sont répartis entre les gestionnaires de
réseau concernés en vue de répartir l'obligation de compensation financière conformément au § 2septies.
»;
6° le paragraphe 2quater est abrogé et trois nouveaux paragraphes sont in- sérés après le paragraphe 2ter,
rédigés comme suit :
« § 2quater. Lorsque l'étude préalable met en évidence des limitations d'injection attendues en vue de
lever une congestion, les installations de production et de stockage d'une puissance supérieure à 56 et
inférieure ou égale à 250 kVA raccordées en moyenne et haute tension, et mises en service à une date
postérieure à la date d'entrée en vigueur de la présente disposition, peuvent bénéficier du régime visé aux
paragraphes 2bis et 2ter pour autant que l'utilisateur du réseau soit capable de réduire son injection en cas
de congestion.
§ 2quinquies. Sur proposition de la CWaPE, concertée avec les gestionnaires de réseaux et les acteurs
concernés, le Gouvernement définit les modalités de mise en oeuvre des dispositions visées aux
paragraphes 2bis, 2ter et 2quater, ainsi que des dispositions transitoires qui s'appliquent aux installations
de production disposant d'un contrat conclu avant l'entrée en vigueur de la présente disposition.
§ 2sexies. Dans le cadre de la mise en oeuvre de la présente disposition, les unités de stockage raccordées
au réseau de distribution ou de transport local et mises en service à une date postérieure à la date d'entrée
en vigueur de la présente disposition sont assimilées à des unités de production d'électricité non verte, à
moins qu'elles ne concernent un site qui ne peut pas prélever de l'énergie sur le réseau. Dans ce dernier
cas, ces unités sont assimilées aux unités de production qu'elles desservent et la compensation financière
serait plafonnée à la capacité d'injection associée à celles-ci. » ;
7° au paragraphe 2quinquies, devenu paragraphe 2septies, les mots « qui limite la capacité contractuelle »
sont remplacés par les mots « à l'origine de la limitation d'injection » ;
8° au paragraphe 3, alinéa 1er, les mots « toute maison d'habitation individuelle et tout immeuble à
appartement » sont remplacés par les mots « tout logement » ;
9° au paragraphe 3, alinéa 2, le mot « final » est inséré entre les mots « Tout client » et les mots «
raccordé au réseau public » ;
10° au paragraphe 3, alinéa 2, le mot « aval » est inséré entre les mots « tout client » et les mots «
raccordé au réseau privé ou au réseau fermé professionnel, » ;
11° au paragraphe 3, alinéa 3, les mots « et, dans le cas d'un compteur intelligent, si l'activation de la
fonction communicante du compteur est considérée comme non-économiquement raisonnable
conformément à l'article 35, § 1er, alinéa 3 » sont abrogés ;
12° au paragraphe 4, troisième phrase, les modifications suivantes sont apportées :
a) le mot « final » est inséré entre les mots « Le client » et les mots « peut communiquer » ;
b) les mots « dont notamment par l'intermédiaire d'une interface appropriée, » sont insérés entre les mots
« par le gestionnaire de réseau de distribution, » et les mots « sur la base d'une périodicité ».
Art. 30.
Art. 31.
Dans l'article 29 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les mots « , telles
que notamment, le raccordement d'un utilisateur à un point de recharge détenu par un tiers et alimenté par
les installations de production de ce dernier, » sont insérés entre les mots « pas à une ligne directe » et les
mots « la redevance à payer ».
Art. 32.
L'intitulé du chapitre VI du même décret est remplacé par ce qui suit :
« Fournisseurs, intermédiaires et acteurs du marché pratiquant l'agrégation ».
Art. 33.
A l'article 30 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les modifications
suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 3, l'alinéa 4, est complété par un 4° rédigé comme suit :
« 4° le respect des règles applicables en matière de transaction et d'équilibrage. » ;
2° au paragraphe 5, alinéa 2, les mots « , ni partagées entre les participants à une communauté d'énergie
ou entre des clients actifs agissant collectivement, ni échangées de pair-à-pair, » sont insérés entre les
mots « qui ne sont ni autoproduites » et les mots « ni facturées par un fournisseur » ;
3° au paragraphe 6, alinéa 1er, les mots « ouvert au public » sont abrogés ;
4° le paragraphe 6, alinéa 1er, est complété par les mots « ou lorsque le point de recharge est alimenté par
une installation de production et que tous deux sont situés en aval du même point d'accès. » ;
5° l'article est complété par deux paragraphes rédigés comme suit :
« § 7. La vente, aux utilisateurs d'un réseau fermé professionnel, de l'électricité produite par le
gestionnaire du réseau fermé professionnel ou un client aval de ce dernier au sein de ce réseau fermé
professionnel, à l'exception de l'électricité produite par une installation exploitée par un tiers et raccordée
en ligne directe au réseau fermé professionnel, ne doit pas être couverte par une licence de fourniture
d'électricité.
§ 8. La vente, aux utilisateurs d'un réseau privé, de l'électricité produite par le gestionnaire du réseau privé
ou un client aval de ce dernier au sein de ce réseau privé, à l'exception de l'électricité produite par une
installation exploitée par un tiers et raccordée en ligne directe au réseau privé, ne doit pas être couverte
par une licence de fourniture d'électricité. ».
Art. 34.
A l'article 31 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les modifications
suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, un nouvel alinéa est inséré entre les alinéas 1er et 2 rédigé comme suit :
« Tout client final est libre de conclure plus d'un contrat de fourniture à la fois, pourvu que la connexion
requise et les points de mesure soient établis. Le Gouvernement peut définir les conditions précises
d'application du présent alinéa. » ;
En vigueur du 15/10/22 au ... page 20 / 60
d'application du présent alinéa. » ;
2° au paragraphe 1er, alinéa 3, devenu 4, le mot « renouvelable » est abrogé et les mots « non
autoconsommée collectivement » sont remplacés par les mots « prélevée sur le réseau et qui ne leur a pas
été allouée suite au partage d'énergie au sein de la communauté » ;
3° au paragraphe 1er, alinéa 4, devenu 5, les mots « alinéas 2 et 3 » sont remplacés par les mots « alinéas
3 et 4 » ;
4° au paragraphe 2, alinéa 1er, les mots « à l'article précédent » sont remplacés par les mots « à l'article 30
»;
5° au paragraphe 2, alinéa 2, 1°, les mots « pour la partie de l'électricité auto- produite et consommée sur
le site » sont remplacés par les mots « et ce, uniquement pour la quantité d'électricité autoconsommée sur
le lieu d'implantation de l'installation » ;
6° au paragraphe 2, alinéa 2, 3°, les mots « ouvert au public » sont abrogés ;
7° au paragraphe 2, alinéa 2, le 4° est remplacé par ce qui suit :
« 4° exerce une activité de partage d'énergie et ce, uniquement pour la quantité d'électricité partagée
effectivement consommée ; » ;
8° le paragraphe 2, alinéa 2, est complété par les 5° et le 6° rédigés comme suit :
« 5° est raccordé à un réseau fermé professionnel ou qui est le gestionnaire d'un réseau fermé
professionnel et ce, uniquement pour la quantité d'électricité produite au sein de ce réseau par le
gestionnaire du réseau fermé professionnel ou un client aval de ce dernier, à l'exception de l'électricité
produite par une installation exploitée par un tiers et raccordée en ligne directe au réseau fermé
professionnel, et qui lui est allouée ;
6° est raccordé à un réseau privé ou qui est le gestionnaire d'un réseau privé et ce, uniquement pour la
quantité d'électricité produite au sein de ce réseau par le gestionnaire du réseau privé ou un client aval de
ce réseau, à l'exception de l'électricité produite par une installation exploitée par un tiers et raccordée en
ligne directe au réseau privé, et qui lui est allouée. ».
Art. 35.
Dans l'article 31bis, § 1er, alinéa 2, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 avril
2014, le mot « final » est inséré entre le mot « client » et les mots « peut recourir ».
Art. 36.
Dans l'article 31ter du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 avril 2014, lorsqu'il est
absent, le mot « final » est à chaque fois ajouté après le mot « client ».
Art. 37.
L'article 32bis du même décret, inséré par le décret du 17 juillet 2008 et abrogé par le décret du 11 avril
2014, est rétabli dans la rédaction suivante :
« Art. 32bis. Tout utilisateur du réseau a le droit d'acheter et de vendre des services d'électricité, y
compris l'agrégation, auprès de l'entreprise d'électricité de son choix, indépendamment de son contrat de
fourniture d'électricité et sans être soumis à un traitement discriminatoire.
Les acteurs du marché pratiquant l'agrégation informent pleinement leurs clients des conditions de contrat
qu'ils leur proposent. ».
Art. 38.
Dans le même décret, au chapitre VI, il est inséré un 32ter rédigé comme suit :
« Art. 32ter. Tout changement de fournisseur ou d'acteur du marché pratiquant l'agrégation effectué dans
le respect des conditions contractuelles est effectif dans un délai maximal de trois semaines à dater de la
demande de l'utilisateur du réseau.
Les délais visés aux alinéas 1er et 2 sont sans préjudice de la volonté expresse de l'utilisateur de solliciter
le début de son nouveau contrat à une date ultérieure.
Les clients résidentiels et petites entreprises ne peuvent se voir imposer aucun frais lié à un changement
de fournisseur ou d'acteur du marché pratiquant l'agrégation. ».
Art. 39.
L'article 32bis/1 du même décret, inséré par le décret du 17 juillet 2018, est renuméroté en article
32quater.
Art. 40.
L'article 33 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, est complété d'un
paragraphe 3 rédigé comme suit :
« § 3. Tout client protégé visé au paragraphe 1er est un « client vulnérable » au sens de la directive 2019
/944/UE. Le Gouvernement peut étendre la liste des clients vulnérables en tenant compte, notamment, de
critères tels que le niveau de revenus, la part des dépenses d'énergie dans le revenu disponible, l'efficacité
énergétique du logement, la forte dépendance à l'égard d'équipements électriques pour des raisons de
santé. ».
Art. 41.
A l'article 33bis, alinéa 3, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
1° le mot « protégé » est inséré entre les mots « du clients » et les mots « vers le gestionnaire de réseau de
distribution » ;
2° les mots « de résiliation » sont insérés entre les mots « en cours sans frais » et les mots « ni indemnités
de résiliation ».
Art. 42.
Dans l'article 33ter du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
1° lorsqu'il est absent, le mot « protégé » est à chaque fois ajouté après le terme « client » ;
2° au paragraphe 1er, l'alinéa 2 est complété les mots « ainsi que le nom de leurs suppléants ».
Art. 43.
Dans l'article 34 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 1er octobre 2020, les
modifications suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, le mot « le » est inséré entre les mots « de la CWaPE, » et le mot « Gouvernement »
;
2° au paragraphe 1er, 2°, a), les mots « conformément à l'article 14 » sont remplacés par les mots « et
approuvés par l'autorité compétente » ;
3° au paragraphe 1er, 2°, f), les mots « permettant à tout client d'exercer les droits associés à son
éligibilité » sont remplacés par les mots » « à tout client final qui en fait la demande » ;
« k) mettre à disposition des clients finals un numéro de téléphone gratuit pour toute question utile
relative aux missions des gestionnaires de réseaux et, en ce qui concerne le gestionnaire du réseau de
distribution, relative également à l'utilisation et aux fonctionnalités du compteur communicant. » ;
6° au paragraphe 1er, 3°, les mots « en ce qui concerne le gestionnaire du réseau de distribution, » sont
insérés entre les mots « en matière sociale, » et le mot « notamment » ;
7° au paragraphe 1er, 5°, a), le mot « finals » est ajouté entre le mot « clients » et les mots « et assurer à
cet égard » ;
8° au paragraphe 1er, 6°, les mots « conformément à l'article 14 » sont remplacés par les mots « et
approuvés par l'autorité compétente » ;
9° au paragraphe 1er, 7°, les mots « pour le gestionnaire du réseau de distribution » sont insérés ab initio ;
10° au paragraphe 1er, 11°, les mots « pour le gestionnaire du réseau de distribution, » sont insérés ab
initio ;
11° au paragraphe 1er, 11°, les mots « procéder à l'information et la sensibilisation des utilisateurs » sont
remplacés par les mots « informer et sensibiliser individuellement les utilisateurs ».
Art. 44.
Dans l'article 34bis, paragraphe 1er, alinéa 1er, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du
1er octobre 2020, les modifications suivantes sont apportées :
1° au 2°, a), le mot « gratuitement » est inséré entre le mot « assurer » et les mots « une facturation claire
»;
2° au 2°, le a) est complété par les mots « ainsi qu'une information précise, claire et compréhensible y
relative ; » ;
3° au 2°, b) les mots « , simple, équitable et rapide » sont insérés entre les mots « un service efficace » et
les mots « de gestion des plaintes » ;
5° au 2°, d) les mots « et services offerts, la possibilité de recevoir des factures et des informations
relatives à la facturation par voie électronique » sont insérés entre les mots « le prix des fournitures » et
les mots « , les conditions d'acceptation » ;
« Les conditions générales sont équitables, transparentes, formulées dans un langage clair, dénué
d'ambiguïté, et ne contiennent pas d'obstacles non contractuels à l'exercice par les clients de leurs droits ;
»;
f) informer les clients finals en temps utile de toute modification des conditions contractuelles ou des
ajustements de prix et de leur possibilité de résiliation ;
h) pour les fournisseurs totalisant au minimum 200 000 clients finals sur le territoire national, proposer,
lorsque le dispositif technique sera opérationnel, un contrat à tarification dynamique et assurer la pleine
information du client final quant aux opportunités, coûts et risques liés à un tel contrat ainsi que sur la
nécessité d'installer un compteur communicant dont la fonction communicante est activée ou d'un
compteur qui transmet les données de comptage sous forme électronique. Les fournisseurs recueillent le
consentement explicite écrit de chaque client final avant que celui-ci ne passe à un contrat d'électricité à
tarification dynamique; » ;
8° au 4°, d), le mot « final » est inséré entre le mot « client » et les mots « sur la base des index » ainsi
qu'entre le mot « client » et les mots « et validé » ;
9° au 5°, a), le mot « final » est inséré entre les mots « de clients » et les mots « et assurer ».
Art. 45.
A l'article 34ter du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 avril 2014, les modifications
suivantes sont apportées :
1° à l'alinéa 1er, les mots « et au gestionnaire de réseau fermé professionnel » sont insérés entre les mots
« gestionnaire de réseau privé » et les mots « , de façon exclusive » ;
2° à l'alinéa 1er, les mots « contrôlées par la CWaPE » sont remplacés par les mots « visées à l'article 34 »
;
« Le respect des obligations de service public par les gestionnaires de réseaux privés et les gestionnaires
de réseaux fermés professionnels fait l'objet d'un contrôle particulier et distinct par la CWaPE de celui
appliqué aux gestionnaires de réseau de distribution et dont le contenu ainsi que les modalités sont arrêtés
par le Gouvernement. ».
Art. 46.
A l'article 35 du même décret, abrogé par le décret du 19 décembre 2002 et rétabli par le décret du 19
juillet 2018, les modifications suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, alinéa 2, la phrase commençant par les mots « au plus tard le 1er janvier 2023 » et
finissant par les mots « ou non économiquement raisonnable » est complétée par les mots « ou en cas de
refus conformément au paragraphe 3 » ;
« A partir du 1er janvier 2024, l'installation et l'activation de la fonction communicante d'un compteur
communicant a lieu systématiquement lorsque l'utilisateur du réseau acquiert une nouvelle installation de
production d'électricité d'une puissance égale ou inférieure à dix KVA, à moins que cela soit
techniquement impossible ou non économiquement raisonnable ou en cas de refus conformément au
paragraphe 3. » ;
« Au plus tard au 31 décembre 2029, le gestionnaire de réseau de distribution atteint l'objectif de quatre-
vingts pour cent de compteurs communicants installés sur son réseau auprès des utilisateurs suivants :
1° lorsque l'utilisateur de réseau a une consommation annuelle standardisée supérieure ou égale à 6.000
kWh ;
« Le rapport visé à l'alinéa 1er comprend des recommandations. Notamment, la CWaPE peut proposer au
Gouvernement des mesures visant à favoriser l'interopérabilité technique des compteurs avec les
différents services développés par le marché, ainsi que des mesures portant sur la capacité des compteurs
communicants de fournir un port de sortie pour les systèmes de gestion énergétique des consommateurs. »
;
5° au paragraphe 2, alinéa 5, les mots « actives en fourniture de services et d'énergie et d'énergie » sont
remplacés par les mots « d'électricité » ;
« § 3. Tout client final peut refuser le placement d'un compteur communicant ou l'activation de la
fonction communicante. En fonction de ses disponibilités techniques, le gestionnaire de réseau de
distribution place soit un compteur communicant dont la fonction communicante est désactivée, soit un
compteur non doté de la capacité de transmettre et de recevoir des données.
Il informe le client final que son refus de placement ou d'activation entraîne les conséquences suivantes :
4° l'impossibilité technique de fournir des services de flexibilité dans le cadre d'un produit régulé d'un
gestionnaire de réseau ou du gestionnaire du réseau de transport le nécessitant ;
5° l'impossibilité technique de participer à toute autre activité de marché nécessitant une transmission
quotidienne des données de comptage.
A partir du 1er janvier 2024, par dérogation à l'alinéa 1er, l'utilisateur de réseau visé à l'article 35, § 1er,
alinéa 3, peut uniquement refuser l'activation de la fonction communicante. ».
Dans l’article 35bis du même décret, tel qu’inséré par le décret du 19 juillet 2018, les modifications
suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, alinéa 1er, le mot « quasi » est chaque fois inséré entre les mots « en temps » et le
mot « réel » ;
2° au paragraphe 1er, alinéa 1er, les mots « du gestionnaire de réseau de distribution » sont ajoutés après
les mots « plage horaire tarifaire » ainsi qu’après les mots « plage horaire tarifaire active » ;
3° au paragraphe 1er, alinéa 1er, les mots « du compteur et disponibles » sont remplacés par les mots « du
compteur ou disponibles » ;
4° au paragraphe 3, alinéa 1er, le mot « communicant » est ajouté après le mot « compteur » ;
5° au paragraphe 3, alinéa 2, la dernière phrase est remplacée par la phrase :
« Le Gouvernement précise les modalités de communication du dépassement du seuil ainsi que les
modalités relatives au rechargement gratuit, sécurisé et au moyen de différents modes de paiements non-
discriminatoires des compteurs communicants dont la fonction de prépaiement est activée. ».
Art. 48.
.Dans l'article 35ter du même décret, tel qu'inséré par le décret du 19 juillet 2018, les modifications
suivantes sont apportées :
« Après avis de la CWaPE, le Gouvernement peut déterminer les autres actes que ceux visés à l'alinéa 1er
que le gestionnaire du réseau de distribution peut poser à distance sur un compteur communicant. » ;
3° au paragraphe 3, dans la deuxième phrase devenue troisième phrase, les mots « de consommation »
sont abrogés.
Art. 49.
Dans l'article 35quater du même décret, inséré par le décret du 19 juillet 2018, les modifications suivantes
sont apportées :
« Par dérogation à l'alinéa précédent, l'utilisateur de réseau n'est pas soumis à cette obligation dans les cas
suivants :
2° au paragraphe 1er, alinéa 3, le 2° est complété par les mots « pratiquant l'agrégation » ;
« La licence de fourniture de services de flexibilité est retirée par la CWaPE en cas de non-respect des
obligations prévues par le présent décret. » ;
4° au paragraphe 3, l'alinéa 2 est complété par les mots « après accord de ceux-ci pour figurer dans une
telle liste » ;
Le règlement technique précise les cas dans lesquels le fournisseur de services de flexibilité doit conclure
un contrat d'accès de flexibilité avec le gestionnaire de réseau de chacun de ses clients.
§ 6. Tout fournisseur de services de flexibilité a le droit d'entrer sur les marchés de l'électricité sans le
consentement d'autres acteurs du marché sans préjudice des procédures non-discriminatoires visant à
permettre à un point d'accès de fournir des services de flexibilité. ».
Art. 50.
A l'article 35quinquies du même décret, inséré par le décret du 19 juillet 2018, les modifications suivantes
sont apportées :
1° au paragraphe 1er, alinéa 2, les mots « est propriétaire de » sont remplacés par les mots « a accès à » ;
« Sur demande auprès du gestionnaire de réseau, l'utilisateur peut recevoir gratuitement toutes les données
relatives à l'exercice de sa flexibilité au moins une fois par période de facturation. » ;
3° au paragraphe 1er, alinéa 3, les mots « pratiquant l'agrégation » sont insérés entre les mots « son
fournisseur de service de flexibilité » et les mots « indépendamment de son fournisseur d'électricité » ;
Art. 51.
A l'article 35quinquies du même décret, inséré par le décret du 19 juillet 2018, les modifications suivantes
sont apportées :
« Sur demande auprès du gestionnaire de réseau, l'utilisateur peut recevoir gratuitement toutes les données
relatives à l'exercice de sa flexibilité au moins une fois par période de facturation. » ;
3° au paragraphe 1er, alinéa 3, les mots « pratiquant l'agrégation » sont insérés entre les mots « son
fournisseur de service de flexibilité » et les mots « indépendamment de son fournisseur d'électricité » ;
Art. 52.
Dans le même décret, après l'article 35septies, il est inséré un chapitre VIII/2 intitulé « Clients actifs et
communautés d'énergie ».
Art. 53.
Dans le chapitre VIII/2 inséré par l'article 52, il est inséré une section 1 e intitulée « Clients actifs ».
Art. 54.
Dans la même section 1 e insérée par l'article 53, il est inséré un article 35octies rédigé comme suit :
« Art. 35octies. § 1er. Au sens des matières réglées par le présent décret, tout client final a le droit
d'exercer les activités suivantes et devient de ce fait un client actif :
1° produire de l'électricité ;
3° stocker tout ou une partie de l'électricité issue du réseau ou qu'il a lui- même produite ;
5° autoconsommer l'électricité qu'il a lui-même produite, le cas échéant après stockage, sur le lieu
d'implantation de l'installation de production ;
6° consommer l'électricité partagée au sein d'un même bâtiment ou au sein d'une communauté d'énergie à
laquelle il participe ;
7° vendre l'électricité autoproduite et injectée sur le réseau, et, lorsqu'il s'agit d'électricité issue de sources
d'énergie renouvelables, le cas échéant par un contrat d'achat d'électricité renouvelable, ou par un échange
de pair-à- pair ;
Le client actif a le droit d'exercer les activités visées à l'alinéa 1er sans être soumis à des exigences ou des
traitements discriminatoires tout en conservant ses droits et obligations en tant que client final.
Le client actif dispose sur ses installations de production d'électricité et de stockage d'un droit de propriété
ou d'un droit de jouissance susceptible de lui conférer le statut de producteur.
§ 2. Le client actif peut déléguer la gestion de ses activités ainsi que la gestion de ses installations de
production et de stockage. Le délégué assume la responsabilité de la gestion des activités et des
installations dans la limite des conventions et conformément au présent décret et à ses arrêtés d'exécution.
Dans le cadre de ces missions, le délégué n'est en aucun cas considéré comme un client actif.
La gestion des activités ou des installations de production ou de stockage d'un client actif est une activité
commerciale liée à l'énergie telle que visée à l'article 8, § 2.
§ 3. Pour exercer les activités visées au paragraphe 1er, alinéa 1er, 6°, 7° et 8°, le client actif est équipé
d'un compteur qui mesure de manière distincte l'énergie prélevée et injectée et qui transmet les données
agrégées par période de règlement des déséquilibres sous forme de communication électronique.
Dans le cadre des activités visées à l'alinéa précédent, le client actif est soumis à la contribution de la
couverture du coût global du réseau ainsi qu'aux taxes, surcharges et autres frais régulés, déterminée
conformément à l'article 4, § 2, 23°, du décret tarifaire.
2° au moyen d'un contrat contenant les conditions préétablies régissant l'exécution et le règlement
automatiques de la transaction.
Toute activité d'échange de pair-à-pair est soumise à l'octroi d'une autorisation délivrée par la CWaPE,
moyennant le respect des conditions fixées par ou en vertu décret.
Le client actif introduit sa demande auprès de la CWaPE au moyen du formulaire type établi par celle-ci
en concertation avec les gestionnaires de réseaux.
La CWaPE notifie sa décision au client actif ainsi qu'aux gestionnaires de réseaux concernés.
Le Gouvernement précise les modalités de l'échange de pair-à-pair ainsi que la procédure d'autorisation.
Sur base d'une évaluation de la CWaPE relative aux échanges de pair-à- pair, le Gouvernement est
habilité à remplacer l'autorisation visée à l'alinéa 2 par une notification à la CWaPE et au gestionnaire de
réseau concerné. Le Gouvernement est habilité à préciser les modalités de la notification.
L'évaluation visée à l'alinéa 7 analyse le développement des échanges de pair-à-pair dans le respect du
fonctionnement du marché, de leurs apports bénéfiques en termes d'implication d'acteurs locaux et
§ 5. Le client actif est financièrement responsable des déséquilibres qu'il provoque sur le réseau. Il assure
la fonction de responsable d'équilibre ou en délègue la responsabilité à un responsable d'équilibre.
§ 6. Le client actif qui exerce l'activité de stockage visée au paragraphe 1er, aliéna 1er, 3°, a le droit de
fournir plusieurs services simultanément pour autant que cela soit techniquement possible.
§ 7. Le client actif qui exerce une des activités visées au paragraphe 1er, alinéa 1er, 6°, 7° ou 8°, ne
bénéficie pas du régime de la compensation annuelle entre les quantités d'électricité prélevées et injectées
sur le réseau de distribution octroyée aux installations de production d'électricité verte d'une puissance
nette développable inférieure ou égale à dix kW.
§ 8. Tout client actif disposant d'une installation de production d'électricité ou de stockage d'une puissance
inférieure ou égale à dix kVA, déclare celui- ci, avant sa mise en service, directement ou via son
installateur, à son gestionnaire de réseau selon les modalités prévues dans le règlement technique. Le
client actif notifie également la mise hors service de son installation selon les mêmes modalités.
Le client actif disposant d'un point de recharge est tenu de déclarer sa mise en service ou hors service
selon la même procédure que celle prévue dans le règlement technique pour les installations de
production d'électricité d'une puissance nette développable inférieure ou égale à dix kW et de stockage.
Les gestionnaires de réseaux transmettent à la CWaPE, sur demande et selon les modalités définies par
celle-ci, la liste des nouvelles installations de production d'électricité, points de recharge et installations
de stockage, ainsi que de celles qui ont été démantelées.
§ 9. Le client actif disposant d'une installation de production d'électricité ou de stockage d'une puissance
inférieure ou égale à dix kVA ou d'un point de recharge existant au jour d'entrée en vigueur de la présente
disposition et qui ne l'aurait pas encore déclaré à son gestionnaire de réseau, procède à la déclaration de
cette installation.
Aucune amende administrative visée aux articles 53 à 53septies ne peut être imposée au client actif qui ne
respecte pas l'obligation prévue à l'alinéa 1er avant le 31 décembre 2023.
§ 10. Le gestionnaire de réseau de distribution qui constate qu'un client actif n'a pas déclaré son
installation de production d'électricité conformément au paragraphe 8 procède à un calcul du tarif que n'a
pas payé ledit client actif au titre de la contribution aux frais d'utilisation de réseau, ainsi qu'aux taxes,
surcharges et autres frais régulés.
Le gestionnaire de réseau de distribution en informe le client actif qui fournit la preuve de la date à
laquelle l'installation de production non déclarée a été installée. A défaut de preuve suffisante, le
gestionnaire de réseau de distribution prend en compte la date de l'entrée en vigueur de l'obligation de
contribuer aux frais d'utilisation du réseau, ainsi qu'aux taxes, surcharges et autres frais régulés.
La CWaPE exige du client actif le paiement au gestionnaire de réseau de distribution du tarif calculé par
ce dernier.
Par dérogation à l'alinéa 1er, pour les clients actifs disposant d'installations de production d'une puissance
inférieure ou égale à dix kVA qui existent au jour de l'entrée en vigueur de la présente disposition et qui
§ 3. Le gestionnaire de réseau de distribution intègre dans le fichier électronique visé à l'article 34, § 3,
alinéa 6, le montant des primes payées en vertu du présent alinéa. ».
Art. 55.
Dans la même section 1 e insérée par l'article 53, il est inséré un article 35nonies rédigé comme suit :
« Art. 35nonies. § 1er. Le partage d'énergie entre clients actifs agissant collectivement est soumis aux
conditions suivantes :
1° les clients actifs sont situés ou établis dans un même bâtiment et sont raccordés à un réseau de
distribution ou de transport local ;
2° chaque client actif est équipé d'un compteur visé à l'article 35octies, § 3, permettant de déterminer
précisément les quantités d'électricité partagées sur base des clés de répartition définies dans la
convention visée au 7° ;
3° chaque client actif renonce à l'application du tarif social pour la part d'électricité consommée provenant
du partage d'énergie ;
5° l'électricité partagée provient d'unités de production d'électricité produite à partir de sources d'énergies
renouvelables, situées dans ou sur le bâtiment visé au 1° ;
6° un représentant est désigné afin d'assurer, notamment, les missions suivantes relatives au partage
d'énergie :
a) constituer le point de contact unique pour toutes communications avec le gestionnaire de réseau auquel
le bâtiment est raccordé ;
b) le cas échéant, être le responsable de la facturation de l'électricité partagée, à l'exception des frais de
réseau, taxes, surcharges et autres frais régulés applicables ;
c) être le responsable de l'obligation visée à l'article 39, § 1er, concernant la remise à l'Administration des
certificats verts ;
7° une convention est établie entre les clients actifs concernés ; elle comprend au minimum les éléments
suivants :
a) les règles et responsabilités applicables en matière de respect de la vie privée et de protection des
données à caractère personnel ;
b) les droits et obligations de chaque client actif relatifs aux règles de partage, dont la clé de répartition
applicable à l'électricité partagée et, le cas échéant, à la facturation de l'électricité partagée ;
d) la désignation du bâtiment au regard des critères de localisation tels que fixés par ou en vertu de
l'article 2, 2° nonies ;
f) la procédure applicable en cas de défaut de paiement relatif aux quantités d'électricité partagées
comprenant au minimum l'envoi d'un rappel et d'une mise en demeure ;
Le Gouvernement peut compléter et préciser les éléments que contient la convention visée à l'alinéa 1er,
7°, et peut préciser les modalités d'application du présent paragraphe.
§ 2. Toute activité de partage est préalablement notifiée, par le représentant désigné, au gestionnaire de
réseau auquel le bâtiment est raccordé et est subordonnée à la conclusion préalable d'une convention entre
ceux-ci.
La notification s'effectue selon le formulaire type établi par la CWaPE après avis des gestionnaires de
réseaux.
La notification au gestionnaire de réseau comprend, notamment, la clé de répartition applicable ainsi que
les modalités relatives à l'activité de partage, les coordonnées du représentant, les caractéristiques, la
puissance et la date de mise en service de la ou des unités de production, le bâtiment concerné, les points
d'accès concernés et la preuve de la renonciation à l'application du régime de compensation annuelle pour
les points d'accès concernés. Le Gouvernement peut modifier la liste des documents à transmettre.
Le gestionnaire de réseau vérifie, selon les modalités déterminées par le Gouvernement, que les
conditions liées à l'activité de partage sont respectées.
Suite à la vérification du respect des conditions visées au paragraphe 1er, une convention est conclue
entre le représentant désigné et le gestionnaire de réseau auquel le bâtiment est raccordé portant
notamment sur les droits et responsabilités de chacune des parties, la transmission des informations de
comptage et la clé de répartition à appliquer. Le représentant désigné transmet une copie de la convention
à chacun des clients actifs concernés. Le gestionnaire de réseau informe les fournisseurs des points
d'accès concernés de la date de début de l'activité de partage.
La CWaPE et le gestionnaire de réseau sont responsables du traitement des données à caractère personnel
communiquées dans le cadre de la notification, et seules les personnes en charge des matières relatives
aux données collectées peuvent y avoir accès.
1° de suivre le développement de l'activité de partage entre des clients actifs agissant collectivement au
sein d'un même bâtiment et de contrôler leur conformité avec les obligations qui leur sont imposées par
ou en vertu du présent décret ;
Le gestionnaire de réseau peut utiliser ces données en vue de réaliser ses missions relatives au comptage
des volumes d'électricité partagés et pour constater une éventuelle situation non conforme aux
dispositions prévues par ou en vertu du présent décret.
Les données à caractère personnel traitées par la CWaPE et par le gestionnaire de réseau sont conservées
pendant cinq ans après l'arrêt de l'activité de partage d'énergie. Les données relatives aux clients actifs ne
participant plus à l'activité de partage sont supprimées après cinq ans à dater de la notification de leur
sortie.
§ 3. Les participants à l'activité de partage sont informés par la CWaPE et par le gestionnaire de réseau
préalablement au traitement des données fournies :
§ 4. Par dérogation à l'article 30, § 2, le partage d'énergie ne requiert pas l'obtention d'une licence de
fourniture d'électricité.
§ 5. L'électricité produite par une installation de production dans le cadre d'une activité de partage
d'énergie au sein d'un même bâtiment peut uniquement être partagée par les clients actifs au sein du
bâtiment concerné. L'électricité produite et non consommée dans le cadre de l'activité de partage peut être
vendue, le cas échéant par un contrat d'achat d'électricité renouvelable.
§ 6. L'utilisation du réseau de distribution dans le cadre du partage d'électricité par des clients actifs
agissant collectivement au sein d'un même bâtiment est prise en compte dans le calcul des frais de réseau,
taxes, surcharges et autres frais régulés applicables conformément au décret tarifaire et qui sont facturés
par le détenteur d'accès.
Le calcul des frais visés à l'alinéa 1er se base sur le volume d'électricité mesurée au point d'accès de
chaque client actif, en tenant également compte dans ce cas du volume d'électricité partagée dont il
bénéficie. ».
Art. 56.Dans la même section 1 e insérée par l'article 53, il est inséré un article 35decies rédigé comme
suit :
« Art. 35decies. A partir du 1er décembre 2026, le Gouvernement peut imposer des charges non-
discriminatoires et proportionnées aux clients actifs exerçant une activité de partage d'énergie au sein d'un
même bâtiment si les conditions cumulatives suivantes sont remplies :
1° s'il est avéré que la part globale des installations d'électricité destinées à une activité de partage
d'énergie au sein d'un même bâtiment dépasse 8% de la capacité électrique totale installée en Région
wallonne ;
2° s'il est démontré suite à la réalisation d'une analyse coûts-bénéfices effectuée par la CWaPE après une
procédure ouverte, participative et transparente, que la part d'énergie partagée au sein d'un même bâtiment
fait peser une importante charge disproportionnée sur la viabilité financière à long terme du système
électrique ou crée une incitation excédant ce qui est objectivement nécessaire pour parvenir à un
déploiement économique rentable des énergies renouvelables ;
3° et s'il est démontré par cette même analyse que cette charge ou incitation ne peuvent pas être réduites
en prenant d'autres mesures raisonnables.
La CWaPE détermine annuellement, dans le cadre de son rapport visé à l'article 43, § 3, la part globale
des installations d'électricité destinées à une activité de partage d'énergie au sein d'un même bâtiment
visée à l'alinéa 1er, 1°. ».
Art. 57.Dans le chapitre VIII/2 inséré par l'article 52, il est inséré une section 2 intitulée « Communautés
d'é
Art. 57.
Dans le chapitre VIII/2 inséré par l'article 52, il est inséré une section 2 intitulée « Communautés
d'énergie ».
Art. 58.
Dans la même section 2 insérée par l'article 57, il est inséré un article 35undecies rédigé comme suit :
« Art. 35undecies. § 1er. Au sens des matières réglées par le présent décret, une communauté d'énergie a
le droit d'exercer les activités suivantes :
1° produire de l'électricité ;
2° fournir de l'électricité ;
3° autoconsommer l'électricité produite par sa ou ses installations, le cas échéant après stockage, sur le
lieu d'implantation de sa ou de ses installations de production ;
5° pratiquer l'agrégation ;
7° stocker tout ou une partie de l'électricité issue du réseau ou qu'elle a elle-même produite ;
10° vendre l'électricité qu'elle produit, non autoconsommée et non partagée conformément au 4° et,
lorsqu'il s'agit d'électricité issue de sources d'énergie renouvelables, le cas échéant par un contrat d'achat
d'électricité renouvelable ou par un échange de pair-à-pair.
Lorsque les services visés à l'alinéa 1er, 8°, sont uniquement accessibles aux participants à la communauté
d'énergie, les points de recharge ne sont pas considérés comme des points de recharge ouverts au public
au sens de l'article 2, 27° sexies.
Dans l'exercice de ses activités, la communauté d'énergie a accès aux différents marchés de l'énergie, soit
directement, soit par agrégation et ce de manière non-discriminatoire.
Les communautés d'énergie n'ont pas le droit d'être propriétaires de réseaux ni de les établir, de les
acheter, de les louer ou de les gérer.
§ 2. La communauté d'énergie peut déléguer la gestion de ses activités ainsi que de ses installations de
production et de stockage. Le délégué assume la responsabilité de la gestion dans la limite des
conventions et conformément au présent décret et à ses arrêtés d'exécution et sans que cela ne porte
préjudice à l'autonomie de la communauté d'énergie vis-à-vis du ou des acteurs à qui elle délègue cette
gestion. Dans le cadre de cette mission, le délégué n'est en aucun cas considéré comme un fournisseur
d'électricité, ni comme un participant de la communauté d'énergie.
La gestion d'une communauté d'énergie ou de ses installations de production est une activité commerciale
liée à l'énergie telle que visée à l'article 8, § 2.
§ 3. La communauté d'énergie est financièrement responsable des déséquilibres qu'elle provoque sur le
réseau. Elle assure la fonction de responsable d'équilibre ou en délègue la responsabilité à un responsable
d'équilibre.
§ 4. Les participants à une communauté d'énergie conservent leurs droits et obligations découlant de leur
qualité de client final et sont traités de manière non-discriminatoire par rapport aux autres utilisateurs du
réseau. ».
Art. 59.
Dans la même section 2 insérée par l'article 57, il est inséré un article 35duodecies rédigé comme suit :
1° les dispositions relatives au contrôle effectif de la communauté d'énergie par ses participants
comprenant, notamment, des règles relatives aux conflits d'intérêts et, dans le cas d'une communauté
d'énergies renouvelables, la façon dont sera évalué le critère de proximité permettant d'établir quels
membres et actionnaires détiennent le contrôle effectif de la communauté ;
4° la destination et la répartition des éventuels revenus générés par les activités de la communauté
d'énergie avec pour objectif principal de procurer des avantages environnementaux, sociaux ou
économiques aux membres et actionnaires ou aux territoires locaux où la communauté d'énergie exerce
ses activités ;
5° les conditions de participation et de retrait à la communauté d'énergie dans le respect des délais visés à
l'article 32ter ainsi que les conditions de cession et de transmission des parts et apports des actionnaires ;
6° les dispositions relatives à la durée de vie ainsi qu'à la dissolution de la communauté d'énergie.
Le Gouvernement peut compléter ou préciser les dispositions minimales des statuts des communautés
d'énergie. Il peut faire varier ces règles en fonction notamment du type de communauté concerné, de la
qualité des participants ou de la forme juridique revêtue par ladite communauté.
§ 2. Les participants à une communauté d'énergie concluent chacun une convention avec la communauté
d'énergie portant sur leurs droits et obligations et contenant, notamment, les éléments suivants :
1° les règles et responsabilités applicables en matière de respect de la vie privée et de protection des
données à caractère personnel ;
a) les droits et obligations relatives aux règles de partage, dont la clé de répartition applicable à
l'électricité partagée et, le cas échéant, de facturation de l'électricité partagée dans le respect de l'article
35terdecies ;
c) la procédure applicable en cas de défaut de paiement relatif aux quantités d'électricité partagée
comprenant au minimum l'envoi d'un rappel et d'une mise en demeure ;
3° les modalités d'exercice de la ou des différentes activités concernées par la convention en ce compris,
le cas échéant, le respect des règles en matière d'équilibrage ;
Le Gouvernement peut compléter ou préciser le contenu minimal de la convention visée à l'alinéa 1er.
Art. 60.
Dans la même section 2 insérée par l'article 57, il est inséré un article 35terdecies rédigé comme suit :
« Art. 35terdecies. § 1er. Toute création d'une communauté d'énergie ayant pour objet une ou plusieurs
activités sur le marché de l'électricité est notifiée à la CWaPE avant le début de ses activités.
La notification s'effectue selon le formulaire type établi par la CWaPE, dans le délai et selon la procédure
déterminés par le Gouvernement.
Le Gouvernement peut compléter ou préciser la liste des documents à transmettre et également déterminer
la procédure de notification en cas de fin d'activités ou de dissolution de la communauté d'énergie.
§ 2. Après avis de la CWaPE, le Gouvernement détermine les catégories de modifications nécessitant une
notification complémentaire à la CWaPE.
§ 3. La CWaPE est responsable du traitement des données à caractère personnel communiquées dans le
cadre de la notification, et seules les personnes en charge des matières relatives aux données collectées
peuvent y avoir accès.
Les données à caractère personnel traitées dans le cadre de la notification sont conservées par la CWaPE
pendant cinq ans après la dissolution de la communauté d'énergie. Les données relatives aux participants
ayant quitté une communauté d'énergie sont supprimées après cinq ans à dater de la notification de leur
sortie.
§ 4. Les participants à la communauté d'énergie sont informés par la CWaPE préalablement au traitement
des données fournies :
Art. 61.
Dans la même section 2 insérée par l'article 57, il est inséré un article 35quaterdecies rédigé comme suit :
« Art. 35quaterdecies. § 1er. Le partage d'énergie au sein d'une communauté d'énergie est soumis aux
conditions suivantes :
1° chaque participant est raccordé à un réseau de distribution ou de transport local et est équipé d'un
compteur visé à l'article 35octies, § 3, permettant de déterminer précisément les quantités d'électricité
partagées sur base des clés de répartition définies dans la convention visée à l'article 35duodecies, § 2, 2° ;
2° chaque participant renonce à l'application du tarif social pour la part d'électricité consommée provenant
de l'activité de partage d'énergie ;
4° un point d'accès ne peut participer qu'à une seule activité de partage d'énergie ;
5° l'électricité partagée par la communauté d'énergie est produite et injectée sur le réseau, soit par les
installations dont elle est propriétaire, soit par les installations sur lesquelles elle dispose d'un droit de
jouissance susceptible de lui conférer le statut de producteur, soit par les installations en auto-production
détenues par ses membres ;
7° la communauté d'énergie est responsable de l'obligation visée à l'article 39, § 1er, concernant la remise
à l'Administration des certificats verts.
Le Gouvernement est habilité à supprimer la limitation visée au 4° sur base des recommandations de la
CWaPE visées à l'article 43, § 3, alinéa 2.
§ 2. Par dérogation à l'article 30, § 2, le partage d'énergie au sein d'une communauté d'énergie ne requiert
pas l'obtention d'une licence de fourniture d'électricité.
§ 3. Toute activité de partage d'énergie au sein d'une communauté d'énergie est soumise à l'octroi
préalable d'une autorisation délivrée par la CWaPE, moyennant le respect des conditions fixées par ou en
vertu du décret et après avis technique du ou des gestionnaires de réseaux concernés et est subordonnée à
la conclusion préalable d'une convention entre la communauté d'énergie et le ou les gestionnaires de
réseaux concernés. La communauté d'énergie introduit sa demande d'autorisation auprès du ou des
gestionnaires de réseaux auxquels la ou les installations de production et les participants sont raccordés.
La demande s'effectue au moyen du formulaire type établi par la CWaPE en concertation avec les
gestionnaires de réseaux.
1° la preuve de notification à la CWaPE relative à la création de la communauté d'énergie telle que visée à
l'article 35terdecies, § 1er ;
2° la clé de répartition applicable ainsi que les modalités relatives à l'activité de partage ;
3° la preuve de la renonciation à l'application du régime de compensation annuelle pour les points d'accès
concernés ;
Le ou les gestionnaires de réseaux vérifient, selon les modalités déterminées par le Gouvernement, que
les conditions techniques liées à l'activité de partage sont respectées. En cas de constat de non-respect de
ces conditions, le gestionnaire de réseau le mentionne dans son avis et en informe la CWaPE.
La CWaPE notifie sa décision à la communauté d'énergie ainsi qu'aux gestionnaires de réseaux concernés.
En cas d'autorisation, une convention est conclue entre la communauté d'énergie et le ou les gestionnaires
de réseaux avec lesquels elle est raccordée portant notamment sur les droits et responsabilités de chacune
des parties, la transmission des informations de comptage et la clé de répartition à appliquer.
L'autorisation relative à l'activité de partage d'une communauté d'énergie qui ne respecte plus les
obligations prévues par ou en vertu du présent décret est retirée par la CWaPE.
Après avis de la CWaPE, le Gouvernement détermine les catégories de modifications nécessitant une
notification ou une autorisation complémentaire ou la rédaction d'un avenant à la convention avec le ou
les gestionnaires de réseau. Le Gouvernement détermine également les délais inhérents au démarrage de
l'activité de partage.
La CWaPE et le gestionnaire de réseau sont responsables du traitement des données à caractère personnel
communiquées dans le cadre de la notification, et seules les personnes en charge des matières relatives
aux données collectées peuvent y avoir accès.
1° d'analyser, traiter et statuer sur une demande d'autorisation, de révision, de renonciation ou sur un
retrait ;
3° de remplir toute mission légale ou réglementaire qui lui est assignée. Le gestionnaire de réseau a accès
aux données visées à l'alinéa 2 aux fins :
1° d'analyser les demandes d'autorisation et, le cas échéant, de révision des communautés d'énergie et de
proposer à la CWaPE un avis technique ;
Les données à caractère personnel traitées par la CWaPE et par le gestionnaire de réseau sont conservées
pendant cinq ans après l'arrêt de l'activité de partage d'énergie. Les données relatives aux clients actifs ne
participant plus à l'activité de partage sont supprimées après cinq ans à dater de la notification de leur
sortie.
§ 4. Les participants à l'activité de partage sont informés par la CWaPE et par le gestionnaire de réseau
préalablement au traitement des données fournies :
§ 5. Sur base d'une évaluation de la CWaPE concertée avec les gestionnaires de réseaux, le Gouvernement
est habilité à remplacer l'autorisation visée au paragraphe 3 par une notification. Le Gouvernement est
habilité à préciser les critères et modalités de la procédure de notification.
L'évaluation visée à l'alinéa 1er analyse le développement des activités de partage d'énergie par les
communautés d'énergie dans le respect du fonctionnement du marché et de l'impact des procédures
administratives en vigueur. Cette évaluation comprend des recommandations, notamment, en termes de
simplifications administratives.
En vigueur du 15/10/22 au ... page 40 / 60
simplifications administratives.
§ 6. Le gestionnaire de réseau informe, les fournisseurs des points d'accès concernés de la date de début
de l'activité de partage.
§ 7. L'électricité produite par une installation de production dans le cadre d'une activité de partage
d'énergie peut uniquement être partagée au sein de la communauté. L'électricité produite et non
consommée dans le cadre de l'activité de partage peut être vendue, le cas échéant par un contrat d'achat
d'électricité renouvelable.
§ 8. L'utilisation du réseau de distribution dans le cadre du partage d'électricité au sein d'une communauté
d'énergie est prise en compte dans le calcul des frais de réseau, taxes, surcharges et autres frais régulés
applicables conformément au décret tarifaire et qui sont facturés par le détenteur d'accès.
Le calcul des frais visés à l'alinéa 1er se base sur le volume d'électricité mesurée au point d'accès de
chaque participant, en tenant également compte dans ce cas du volume d'électricité partagée dont il
bénéficie. ».
Art. 62.
Dans la même section 2 insérée par l'article 57, il est inséré un article 35quindecies rédigé comme suit :
L'activité de partage d'énergie au sein d'une communauté d'énergie renouvelable s'exerce à proximité des
installations de production utilisées pour l'activité de partage.
Art. 63.
Dans le chapitre VIII/2 inséré par l'article 52, il est inséré une section 3 intitulée « Rôle des GRD ».
Art. 64.
Dans la section 3 insérée par l'article 63, il est inséré un article 35sexdecies rédigé comme suit :
« Art. 35sexdecies. § 1er. Les gestionnaires de réseaux coopèrent avec les communautés d'énergie et les
clients actifs agissant collectivement au sein d'un même bâtiment pour favoriser leur développement dans
des conditions transparentes et non-discriminatoires.
§ 2. Les gestionnaires de réseaux mettent en oeuvre, selon les tarifs régulés, les dispositifs techniques,
administratifs et contractuels nécessaires, notamment en ce qui concerne le comptage d'électricité.
A cet effet, ils déterminent les volumes d'électricité consommés dans le cadre de l'opération de partage
d'énergie et ceux prélevés individuellement sur base des relevés de production, de consommation et de la
clé de répartition applicable fixée dans la convention.
Ils transmettent à la communauté d'énergie ou au représentant des clients actifs agissant collectivement au
sein d'un même bâtiment les données de mesure relatives à l'électricité produite et injectée par la ou les
unités de production et prélevée individuellement respectivement par chaque participant ainsi que les
informations nécessaires à leur facturation. Ils transmettent aux fournisseurs respectifs des participants ou
clients actifs, les données nécessaires à la facturation.
Le Gouvernement peut, après avis de la CWaPE et concertation des gestionnaires de réseaux, préciser les
missions des gestionnaires de réseaux en ce compris les modalités opérationnelles de comptage et de
répartition des volumes produits, dont le détail de la vérification des flux échangés, ainsi que les
dispositifs techniques, administratifs et contractuels à mettre en place.
Ces missions peuvent varier en fonction notamment qu'il s'agisse d'une communauté d'énergie ou d'un
groupe de clients actifs agissant collectivement.
§ 3. Les gestionnaires de réseaux transmettent à la CWaPE selon les modalités définies par celle-ci, les
données de comptage, sur base annuelle, relatives aux différentes communautés d'énergie et aux activités
de partage établies au sein d'un même bâtiment répertoriées sur leurs réseaux.
§ 4. Les gestionnaires de réseaux élaborent et transmettent à la CWaPE selon les modalités définies par
celle-ci, tous les trois ans, une analyse technique des impacts des activités de partage établies sur leurs
réseaux. ».
Art. 65.
Dans le chapitre VIII/2 inséré par l'article 52, il est inséré une section 4 intitulée « Soutien ».
Art. 66.
Dans la section 4 insérée par l'article 65, il est inséré un article 35septdecies, rédigé comme suit :
« Art. 35septdecies. § 1er. Le Gouvernement est habilité à mettre en place des mesures facilitant la
création de communautés d'énergie.
§ 2. Après avis de la CWaPE, le Gouvernement est habilité à mettre en place un mécanisme de soutien, le
cas échéant différencié en fonction de la date de mise en service de l'unité de production, pour les
activités de partage d'énergie exercées par les communautés d'énergie conformément à l'article
35terdecies et les clients actifs agissant collectivement au sein d'un même bâtiment conformément à
l'article 35nonies.
2° les points d'accès des clients actifs ou des participants à la communauté d'énergie sont situés à
proximité des installations de production.
Art. 67.
Dans le même décret, après l'article 35septdecies inséré par l'article 66, il est inséré un chapitre VIII/3
intitulé « Electromobilité ».
Art. 68.
Dans le même chapitre VIII/3 inséré par l'article 67, il est inséré un article 35octodecies rédigé comme
suit :
« Art. 35octodecies. Le Gouvernement est chargé du déploiement des points de recharge ouverts au
public à la suite d'une évaluation du parc de points de recharge ouverts au public existants à l'entrée en
vigueur de la présente disposition et des perspectives de développement du marché.
Le Gouvernement peut fixer les objectifs à atteindre en termes de déploiement de points de recharge
ouverts au public et les trajectoires pour y parvenir. ».
Art. 69.
Dans le même chapitre VIII/3 inséré par l'article 67, il est inséré un article 35novodecies rédigé comme
suit :
« Art. 35novodecies. § 1er. Les gestionnaires de réseaux de distribution collaborent à l'évaluation visée à
l'article 35octodecies selon les modalités déterminées par le Gouvernement. Ils coopèrent avec le
Gouvernement, selon les modalités déterminées par ce dernier, au déploiement des points de recharge,
notamment en fonction des capacités du réseau.
§ 2. Les gestionnaires de réseaux de distribution coopèrent sur une base non-discriminatoire avec toute
personne qui met en place ou exploite des points de recharge. Cette coopération s'opère, notamment, via
la mise à disposition d'informations relatives, aux zones géographiques du réseau jugées les plus aptes à
accueillir des points de recharge.
§ 3. Les gestionnaires de réseaux de distribution opèrent une plateforme de gestion des données des points
de recharge telle que prévue à l'article 11, § 2, alinéa 2, 19°. ».
Art. 70.
A l'article 36 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 4 octobre 2007, les mots « labels de
garantie d'origine » sont remplacés par les mots « garanties d'origine ».
Dans l'intitulé du chapitre IXbis du même décret, tel qu'inséré par le décret du 4 octobre 2007, le mot «
Labellisation » est remplacé par les mots « Garantie d'origine ».
Art. 72.
Dans l'article 36bis du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 31 janvier 2019, les
modifications suivantes sont apportées :
Art. 73.
Dans l'article 36bis du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 31 janvier 2019, les
modifications suivantes sont apportées :
Art. 74.
Dans l'article 36quater du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 4 octobre 2007, les
modifications suivantes sont apportées :
1° à l'alinéa 1er, les mots « labels de garantie » sont remplacés par le mot « garanties » ;
3° à l'alinéa 2, les mots « les labels de garantie d'origine produits » sont remplacés par les mots « les
garanties d'origine produites » et le mot « reconnus » est remplacé par le mot « reconnues ».
Art. 75.
2° au paragraphe 4, les mots « à l'article 270, § 1er, du règlement général des installations électriques
(RGIE) adopté par l'arrêté royal du 10 mars 1981 rendant obligatoire le règlement général sur les
installations électriques pour les installations domestiques et certaines lignes de transport et de
distribution d'énergie électrique, » sont remplacés par les mots « au chapitre 6.4., des Livres 1 et 2, du
règlement général des installations électriques (RGIE) adopté par l'arrêté royal du 8 septembre 2019
établissant le Livre 1 sur les installations électriques à basse tension et à très basse tension, le Livre 2 sur
les installations électriques à haute tension et le Livre 3 sur les installations pour le transport et la
distribution de l'énergie électrique, ».
Art. 76.
Dans l'article 39 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les modifications
suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, alinéa 1er, les mots « , les communautés d'énergie et les clients actifs agissant
collectivement au sein d'un même bâtiment pour l'électricité consommée et provenant d'une activité de
partage d'énergie, les clients actifs pour l'électricité échangée de pair-à-pair » sont insérés entre les mots «
d'assurer leur propre fourniture » et les mots « et les auto-producteurs conventionnels » ;
2° au paragraphe 2, alinéa 1er, les mots « , les communautés d'énergie et les clients actifs agissant
collectivement au sein d'un même bâtiment pour l'électricité consommée et provenant d'une activité de
partage d'énergie, les clients actifs pour l'électricité échangée de pair-à-pair » sont insérés entre les mots «
d'assurer leur propre fourniture » et les mots « et les auto- producteurs conventionnels ».
Art. 77.
Dans l'article 40 du même décret, alinéa 1er, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les mots
« durant une période maximale de cent quatre- vingt mois à dater du mois suivant la mise en service de
l'installation concernée » sont remplacés par les mots « durant la durée d'octroi des certificats verts ».
Art. 78.
Dans l'article 41bis, § 7, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 31 janvier 2019, les
mots « à l'article 270, § 1er, du règlement général des installations électriques (RGIE) adopté par l'arrêté
royal du 10 mars 1981 rendant obligatoire le règlement général sur les installations électriques pour les
installations domestiques et certaines lignes de transport et de distribution d'énergie électrique, » sont
remplacés par les mots « au chapitre 6.4., des Livres 1 et 2, du règlement général des installations
électriques (RGIE) adopté par l'arrêté royal du 8 septembre 2019 établissant le Livre 1 sur les installations
électriques à basse tension et à très basse tension, le Livre 2 sur les installations électriques à haute
tension et le Livre 3 sur les installations pour le transport et la distribution de l'énergie électrique, ».
Art. 80.
L'article 42bis/1 du même de décret, inséré par le décret du 31 janvier 2 019, est remplacé par ce qui suit :
« Art. 42bis/1. Préalablement à l'exercice des voies de recours ordinaires, dans le cadre des chapitres IX à
X ou de leurs arrêtés d'exécution, toute partie lésée a le droit de présenter, devant le Ministre, une plainte
en réexamen dans les deux mois suivant la publication d'une décision de l'Administration. De même, à
défaut de décision de l'Administration dans le délai fixé par le décret ou ses arrêtés d'exécution, la partie
lésée peut présenter, devant le Ministre, une plainte en réexamen, dans les deux mois qui suivent la date
d'expiration du délai fixé.
Cette plainte n'a pas d'effet suspensif, sauf lorsqu'elle est dirigée contre une décision imposant une
amende administrative. Dès réception de la plainte, le Ministre en accuse réception en indiquant la date à
laquelle cette plainte a été réceptionnée.
Le Ministre confirme ou annule totalement la décision contestée dans un délai de deux mois à dater de la
réception de la plainte ou des compléments d'informations qu'il a sollicités. A défaut de confirmation ou
d'annulation, la décision initiale est confirmée. En cas d'annulation, l'Administration est ressaisie de la
demande initiale de la partie lésée et prend une nouvelle décision dans un délai de trois mois à dater de la
décision du Ministre ou des compléments d'informations qu'elle a sollicités. ».
Art. 81.
L'article 42ter du même décret, tel qu'inséré par le décret du 17 juillet 2008, est abrogé.
Art. 82.
Les articles 42quater à 42septies du même décret, insérés par le décret du 2 mai 2019, sont abrogés.
Art. 83.
A l'article 43 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les modifications
suivantes sont apportées :
« 2° contribuer à assurer, de la manière la plus avantageuse par rapport au coût, la mise en place de
réseaux non-discriminatoires qui soient sûrs, fiables, performants et axés sur les consommateurs, et
promouvoir l'adéquation des réseaux et, conformément aux objectifs généraux de politique énergétique,
l'efficacité énergétique ainsi que l'intégration de la production d'électricité, à grande ou à petite échelle, à
partir de sources d'énergie renouvelables et de la production distribuée, tant dans le réseau de transport
local que dans ceux de distribution, et faciliter leur exploitation en relation avec d'autres réseaux
énergétiques de gaz ou de chaleur; »;
« 1° le contrôle du respect, par les gestionnaires de réseaux et les gestionnaires de réseaux privés, de leurs
obligations ; si les gestionnaires de réseaux ont confié l'exploitation journalière de leurs activités à une
filiale, conformément à l'article 16, § 2, le contrôle de la CWaPE s'exerce également sur cette filiale ; » ;
4° au paragraphe 2, alinéa 2, 3°, le mot « fournisseur » est remplacé par les mots « titulaire d'une licence
de fourniture » et les mots « fournisseur de services de flexibilité » sont remplacés par les mots « titulaire
d'une licence de fourniture de services de flexibilité » ;
5° au paragraphe 2, alinéa 2, 4°, les mots « et les gestionnaires de réseaux fermés professionnels » sont à
chaque fois abrogés, et le mot « et » est inséré à la place de la virgule entre les mots « , si les
gestionnaires de réseaux » et les mots « les gestionnaires de réseaux privés ont confié l'exploitation
journalière » ;
6° au paragraphe 2, alinéa 2, 7°, les mots « et les gestionnaires de réseaux fermés professionnels » sont
abrogés ;
7° au paragraphe 2, alinéa 2, les 8° à 11°, abrogés par le décret du 31 janvier 2019, sont rétablis dans la
formulation suivante :
« 8° la mise en oeuvre des codes de réseau et des lignes directrices adoptés en vertu des articles 59, 60 et
61 du Règlement 2019/943/UE ;
9° bis le contrôle du respect, par les communautés d'énergie et par les clients actifs agissant
collectivement au sein d'un même bâtiment, ou réalisant des échanges de pair-à-pair, de leurs obligations
imposées par le présent décret et ses arrêtés d'exécution ;
10° l'approbation de la méthode d'établissement des conditions de prestation de services auxiliaires qui
sont assurés de la manière la plus économique possible et qui fournissent aux utilisateurs du réseau des
éléments d'incitation appropriés pour qu'ils équilibrent leur apport et leur consommation, sauf dans les cas
où l'ACER est compétente pour définir et approuver les conditions ou méthodes pour la mise en oeuvre
des codes de réseaux adoptés en vertu du chapitre VII du Règlement 2019/943/UE en vertu de l'article 5,
§ 2, du Règlement 2019/942/UE en raison de leur nature coordonnée. Ces services auxiliaires sont fournis
de manière équitable et non-discriminatoire et sont fondés sur des critères objectifs ;
11° la fixation de la méthode d'établissement des conditions d'accès aux infrastructures transfrontalières,
lorsque celles-ci sont de compétence régionale, y compris les procédures d'allocation de capacité et de
gestion de la congestion, sauf dans les cas où l'ACER est compétente pour définir et approuver les
conditions ou méthodes pour la mise en oeuvre des codes de réseaux adoptés en vertu du chapitre VII du
Règlement 2019/943/UE en vertu de l'article 5, § 2, du Règlement 2019/942/UE en raison de leur nature
coordonnée; » ;
9° au paragraphe 2, alinéa 2, 13°, les mots « et la transparence » sont insérés entre les mots « visant à
améliorer le fonctionnement » et les mots « du marché de l'électricité » ;
10° au paragraphe 2, alinéa 2, 14°, les mots « aux articles 15bis et 15ter, les conditions de rémunération
des réseaux privés et des réseaux fermés professionnels » sont remplacés par les mots « à l'article 15ter, la
vérification et le contrôle de la fixation des méthodes de calculs et des tarifs des réseaux fermés
professionnels ; lorsqu'elle est saisie conformément à l'article 48bis, la CWaPE dispose d'un pouvoir
d'appréciation dans le cadre de l'approbation des tarifs des gestionnaires de réseau de distribution, qu'elle
exerce en tenant compte, notamment, des critères de stabilité, de raisonnabilité et de proportionnalité, de
l'intérêt général et de l'intérêt des utilisateurs du réseau de distribution ; » ;
11° au paragraphe 2, alinéa 2, le 14° bis est complété par la phrase « la CWaPE dispose d'un pouvoir
d'appréciation dans le cadre de l'élaboration et du contrôle de la méthodologie tarifaire, qu'elle exerce en
tenant compte, notamment, des critères de stabilité, de raisonnabilité et de proportionnalité, de l'intérêt
général et de l'intérêt des utilisateurs du réseau de distribution » ;
12° au paragraphe 2, alinéa 2, 17°, le mot « fournisseurs » est remplacé par les mots « titulaires d'une
licence de fourniture » ;
13° au paragraphe 2, alinéa 2, 18°, le mot « renouvelable » est remplacé par les mots « ou les clients actifs
agissant collectivement au sein d'un même bâtiment » ;
14° le paragraphe 2, alinéa 2, est complété par les 19° et 20° rédigés comme suit :
20° l'établissement et la publication, sur son site internet, de contrats type d'échanges de pair-à-pair de
même que leurs modifications. » ;
15° le paragraphe 2 est complété par deux alinéas rédigés comme suit :
« Concernant le 13°, la CWaPE développe, notamment, un outil de comparaison des offres des
fournisseurs de gaz et d'électricité y compris les offres pour des contrats d'électricité à tarification
dynamique pour les clients résidentiels, et les microentreprises dont la consommation annuelle estimée est
inférieure à 100.000 kWh et qui répond aux exigences suivantes :
2° il indique clairement que le simulateur est développé par la CWaPE ainsi que son mode de
financement ;
3° il garantit l'indépendance par rapport aux acteurs du marché notamment en réservant le même
traitement à toutes les entreprises d'électricité dans les résultats de recherche ;
4° il publie les critères clairs et objectifs sur la base desquels la comparaison est effectuée, y compris les
services ;
6° il fournit des informations exactes et à jour et indique la date et l'heure de la dernière mise à jour ;
7° il est accessible aux personnes handicapées en étant perceptible, exploitable, compréhensible et robuste
;
8° il prévoit une procédure efficace de signalement des informations inexactes quant aux offres publiées ;
9° il effectue des comparaisons en limitant les données à caractère personnel demandées à celles qui sont
strictement nécessaires à la comparaison.
Les fournisseurs transmettent à la CWaPE, des informations précises et actualisées sur les différents
produits qu'ils proposent aux clients résidentiels et aux microentreprises dont la consommation annuelle
estimée est inférieure à 100.000 kWh en vue de leur inclusion dans l'outil de comparaison visé à l'alinéa
3. Après concertation des fournisseurs, la CWaPE établit les modalités relatives au transfert d'information.
»;
16° au paragraphe 3, alinéa 1er, la phrase « Pour le 30 juin au plus tard, la CWaPE communique au
Gouvernement et au Parlement wallon un rapport sur l'exécution de ses missions et l'évolution du marché
régional de l'électricité » est complétée par les mots « ainsi qu'une évaluation des dispositions du présent
décret » ;
17° le paragraphe 3 est complété par deux alinéas rédigés comme suit :
« Le rapport visé à l'alinéa 1er contient un volet spécifique relatif à l'évaluation de la mise en place et du
développement du partage d'énergie, des communautés d'énergie et de l'autoconsommation et formule, le
cas échéant, toute recommandation en la matière notamment en termes de mesures permettant de les
favoriser et d'éliminer les obstacles injustifiés.
« § 4. La CWaPE peut mettre certaines des informations auxquelles elle a accès dans l'exercice de ses
missions à la disposition des acteurs du marché à condition qu'il ne soit pas divulgué d'informations
commercialement sensibles sur des acteurs du marché ou des transactions déterminées et sans préjudice
des cas dans lesquels la CWaPE est tenue de communiquer des informations, en vertu d'une disposition
légale ou réglementaire. ».
Art. 84.
Dans l'article 43bis, § 2, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 avril 2014, les
modifications suivantes sont apportées :
1° dans l'alinéa 3, les mots « élaborées par la CWaPE, telles que celles visées par l'article 8, § 2/1, alinéa
2, 2°, a), » sont insérés entre les mots « Les lignes directrices » et les mots « donnent, de manière générale
»;
3° l'alinéa 5 est complété par la phrase « Ils sont publiés sur le site internet de la CWaPE dans les quinze
jours ouvrables de leur adoption. ».
Art. 85.
Dans l'article 45 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 6 mai 2019, les modifications
suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 2, alinéa 1er, 2°, les mots « acteur du secteur » sont remplacés par les mots « acteur du
marché » ;
2° au paragraphe 2, alinéa 1er, le 2° est complété par les mots « ou d'un gestionnaire de réseau » ;
3° au paragraphe 2ter, alinéa 2, 5°, les mots « ou d'un gestionnaire de réseau » sont insérés entre les mots
« du marché de l'énergie » et les mots « , et de préoccupations énergétiques ».
Art. 86.
A l'article 47 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les modifications
suivantes sont apportées :
« § 1er. La CWaPE peut enjoindre à toute personne physique ou morale soumise à l'application du présent
décret de lui fournir, dans un délai qu'elle précise, toutes les informations nécessaires pour l'exécution de
ses tâches. Elle motive sa décision. Le destinataire de l'injonction transmet les informations demandées
dans le délai fixé. » ;
2° le paragraphe 2 actuel est intégré au paragraphe 1er et le paragraphe 3 est renuméroté en paragraphe 2 ;
3° le paragraphe 1er, anciennement § 2, alinéa 2, les mots « la décision formulée conformément au § 1er
» sont remplacés par les mots « l'injonction formulée par la CWaPE et sans préjudice de la possibilité
d'infliger une amende administrative au sens de l'article 53 pour non-respect de l'injonction » ;
4° au paragraphe 1er, alinéa 5, anciennement § 2, alinéa 4, les mots « et les gestionnaires de réseaux
fermés professionnels » sont abrogés ;
5° au paragraphe 3, devenu paragraphe 2, les mots « et les gestionnaires de réseaux fermés professionnels
» sont abrogés.
Art. 87.
La CWaPE peut toutefois communiquer, au Ministre, à l'Administration et aux régulateurs des marchés de
l'électricité et du gaz, les informations qui sont nécessaires à l'accomplissement de leurs missions
respectives. Ceux-ci respectent la confidentialité des informations transmises.
Quiconque transmet à la CWaPE un document contenant des données qu'il considère confidentielles, lui
transmet également une version non confidentielle de ce document.
Lorsque le caractère confidentiel des données fournies par l'intéressé, ou de certaines d'entre elles,
apparaît douteux, la CWaPE demande à l'intéressé de motiver ce caractère confidentiel. Si l'intéressé
s'abstient de communiquer la motivation sollicitée ou en cas d'un abus manifeste, la CWaPE peut, de
manière motivée et après avoir entendu l'intéressé, divulguer ces informations. ».
Art. 88.
Au chapitre XIbis intitulé « Règlement des différends », est inséré un nouvel article 47quinquies rédigé
comme suit :
« Art. 47quinquies. Le Gouvernement peut mettre en place un guichet unique afin de fournir aux clients
finals l'ensemble des informations nécessaires concernant leurs droits et obligations, la réglementation
applicable relative au fonctionnement des marchés de l'énergie, ainsi que les mécanismes de règlement
des litiges à leur disposition en cas de litige. Le Gouvernement peut préciser les missions de ce guichet,
les modalités relatives à sa désignation ainsi qu'à sa composition. ».
Art. 89.
A l'article 48 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 19 juillet 2018, les modifications
suivantes sont apportées :
« § 1er. La CWaPE organise au sein de la direction des services aux consommateurs et des services
juridiques un Service régional de médiation, compétent pour l'examen et le traitement des questions et
plaintes concernant le fonctionnement du marché régional du gaz et de l'électricité ou ayant trait aux
activités d'un acteur du marché ou d'un gestionnaire de réseau ou d'un gestionnaire de réseau fermé
professionnel sans préjudice de l'article 48bis, ou d'un gestionnaire de réseau privé dans la mesure où
cette demande ou cette plainte relève de la compétence régionale. » ;
Art. 90.
Au chapitre XIbis intitulé « Règlement des différends », est inséré un nouvel article 48bis rédigé comme
suit :
« Art. 48bis. § 1er. Tout utilisateur d'un réseau fermé professionnel peut introduire devant la CWaPE une
contestation portant sur la méthode de calcul ou les tarifs du gestionnaire de réseau fermé professionnel.
Sans préjudice pour la CWaPE de suspendre ce délai de manière raisonnable pour solliciter des
informations et documents supplémentaires auprès du gestionnaire de réseau fermé professionnel, la
CWaPE rend une décision endéans les soixante jours suivant l'expiration du délai visé à l'alinéa 1er ou
endéans les soixante jours suivant la complétude du dossier.
Le Gouvernement peut préciser les modalités de procédure et d'instruction des dossiers de contestation. ».
Art. 91.
Dans l'article 49bis du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 1er, alinéa 1er, les mots « , sans préjudice de l'article 48bis, » sont insérés entre les mots
« présent décret ou du décret gaz, » et les mots « à l'exception de ceux portant » ;
« Les décisions de la Chambre des litiges peuvent, dans un délai de trente jours à partir de leur
notification ou à défaut de notification, à partir de leur prise de connaissance, faire l'objet d'un recours de
pleine juridiction devant la Cour des marchés. Le recours est ouvert aux parties au litige devant la
Chambre des litiges ainsi qu'à toute personne ayant un intérêt. » ;
A l'article 50 du même décret, remplacé par le décret du 11 avril 2014, les modifications suivantes sont
apportées :
3° dans l'alinéa 3, les mots « tout acte préparatoire, rapport d'experts, commentaire » sont remplacés par
les mots « les rapports d'experts et les commentaires » ;
4° dans l'alinéa 3, les mots « , dans le respect de la confidentialité des informations commercialement
sensibles et/ou des données à caractère personnel » sont abrogés.
Art. 93.
Dans l'article 50bis du même décret, inséré par le décret du 11 avril 2014, les modifications suivantes sont
apportées :
1° à l'alinéa 1er les mots « Sans préjudice des voies de recours ordinaires, » sont abrogés ;
2° un alinéa est inséré entre les alinéas 1er et 2, rédigé comme suit :
« Dès réception de la plainte, la CWaPE en accuse réception en indiquant la date à laquelle cette plainte a
été réceptionnée. ».
Art. 94.
L'article 50ter du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, est remplacé par
ce qui suit :
« Art. 50ter. § 1er. Les décisions de la CWaPE prises sur base du présent décret, du décret GAZ, du
décret du 19 janvier 2017 relatif à la méthodologie tarifaire applicable aux gestionnaires de réseaux de
distribution de gaz et d'électricité ainsi que sur base de leurs arrêtés d'exécution peuvent faire l'objet d'un
recours en annulation devant la Cour des marchés, visée à l'article 101, § 1er, alinéa 4, du Code judiciaire,
statuant comme en référé. De même, à défaut de décision de la CWaPE dans le délai fixé par le décret, la
partie la plus diligente peut porter le différend devant la Cour des marchés.
§ 2. Toute personne ayant un intérêt pour agir peut introduire le recours visé au paragraphe 1er.
§ 3. Le Gouvernement ou toute partie intéressée peuvent intervenir à la cause, dans un délai de 30 jours
suivant la publication de la requête sur le site internet de la CWaPE, conformément au § 4, alinéa 6.
§ 4. Le recours visé au paragraphe 1er est formé, à peine d'irrecevabilité prononcée d'office, par requête
déposée au greffe de la cour d'appel de Bruxelles, à laquelle est jointe la décision attaquée, dans un délai
de trente jours de la notification de la décision ou à défaut de notification, à partir de la publication de la
décision ou à défaut de publication, à partir de la prise de connaissance de la décision.
En cas de plainte en réexamen, le délai de recours à la Cour des marchés est interrompu jusqu'à la
décision de la CWaPE, ou, en l'absence de décision de la CWaPE, pendant deux mois à dater de la
réception de la plainte ou des compléments d'information sollicités par la CWaPE.
2° si le demandeur est une personne physique, ses nom, prénoms, profession et domicile, ainsi que, le cas
échéant, son numéro d'entreprise; si le demandeur est une personne morale, sa dénomination, sa forme
juridique, son siège social et la qualité de la personne ou de l'organe qui la représente, ainsi que, le cas
échéant, son numéro d'entreprise ;
4° l'exposé complet des moyens ; sans préjudice de l'article 748 du Code judiciaire, aucun nouveau
moyen ne peut être développé par le requérant pendant la mise en état de la cause, à l'exception des
moyens d'ordre public qui peuvent être soulevés à tout moment de la procédure, jusqu'à clôture des
débats, par la Cour des marchés et par les parties ;
5° l'indication des lieu, jour et heure de la comparution fixés par le greffe de la cour d'appel ;
Si la requête contient des éléments que le requérant considère comme confidentiels, il l'indique de
manière explicite et il dépose, à peine de nullité, une version non-confidentielle de celle-ci.
Le greffe de la cour d'appel notifie sans délai la requête, et le cas échéant sa version non-confidentielle,
par pli judiciaire à la CWaPE. La CWaPE publie la version non-confidentielle de la requête sur son site
Internet.
L'audience d'introduction a lieu dans les huit jours au moins à dater de la notification de la requête, visée
à l'alinéa 1er.
§ 5. Le dossier administratif initial de la CWaPE est communiqué aux autres parties en même temps que
les conclusions de la CWaPE.
La CWaPE indique au regard de chaque pièce de son dossier si celle-ci est confidentielle ou non, et
précise le cas échéant à l'égard de qui la confidentialité se justifie. Les pièces confidentielles ne sont pas
transmises aux parties. S'il est possible d'établir une version non-confidentielle des pièces confidentielles,
seule cette version non-confidentielle est transmise aux parties.
La Cour des marchés tranche les éventuels différends quant à la confidentialité des pièces.
§ 6. Le recours visé au paragraphe 1er n'est pas suspensif sauf lorsqu'il est dirigé contre une décision
imposant une amende administrative.
La suspension de l'exécution ne peut être ordonnée qu'en cas d'urgence et que si des moyens sérieux
susceptibles de justifier l'annulation de la décision attaquée sont invoqués et pour autant que la balance
des intérêts penche en faveur de la suspension demandée.
§ 7. La Cour des marchés veille à ce que la confidentialité du dossier transmis par la CWaPE soit
préservée tout au long de la procédure devant la Cour.
§ 8. A la demande d'une partie adverse ou intervenante, la Cour des marchés indique ceux des effets des
décisions individuelles annulées ou, par voie de disposition générale, ceux des effets des règlements
annulés, qui doivent être considérés comme définitifs ou maintenus provisoirement pour le délai qu'elle
détermine.
Une telle mesure ne peut être ordonnée que pour des raisons exceptionnelles justifiant de porter atteinte
au principe de légalité, par une décision spécialement motivée sur ce point et après un débat
contradictoire. Cette décision peut tenir compte des intérêts des tiers. ».
Art. 95.
Dans l'article 51sexies, § 1er, du même décret, inséré par le décret du 17 juillet 2008, le mot « finals » est
à chaque fois ajouté après les mots « des clients ».
Art. 96.
Dans l'article 53, § 1er, du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, les
modifications suivantes sont apportées :
« Sans préjudice des autres mesures prévues par le présent décret, la CWaPE peut enjoindre à toute
personne physique ou morale soumise à l'application du présent décret et sur qui pèsent des obligations en
vertu du présent décret, du décret du 19 janvier 2017 relatif à la méthodologie tarifaire applicable aux
gestionnaires de réseaux de distribution de gaz et d'électricité, et de leurs arrêtés d'exécution, y compris en
ce qui concerne la méthodologie tarifaire applicable aux gestionnaires de réseaux de distribution de gaz et
d'électricité ou les règlements techniques, de se conformer à ces dispositions, y compris les décisions
prises par la CWaPE en vertu de ces dispositions, dans le délai qu'elle détermine. » ;
2° à l'alinéa 3, la phrase « La CWaPE peut également infliger, dans les six mois de la prise de
connaissance de leur commission et au plus tard dans les cinq ans de leur commission, une amende
administrative pour des manquements à des dispositions déterminées du présent décret » est complétée
par les mots « , de ses arrêtés d'exécution, du décret du 19 janvier 2017 relatif à la méthodologie tarifaire
applicable aux gestionnaires de ré seaux de distribution de gaz et d'électricité, des règlements techniques
ou de la méthodologie tarifaire ».
Art. 98.
L'article 53sexies du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, est abrogé.
Art. 99.
L'article 54/1 du même décret, inséré par le décret du 31 janvier 2019, est complété par un nouvel alinéa
rédigé comme suit :
« L'Administration peut également infliger, dans les six mois de la prise de connaissance de leur
commission ou dans les douze mois suivants l'entrée en vigueur du présent alinéa, et au plus tard dans les
cinq ans de leur commission, une amende administrative pour des manquements à des dispositions
déterminées des chapitres IX à X ou de leurs arrêtés d'exécution. Le montant de l'amende administrative
est compris entre 250 euros et 200.000 euros ou trois pour cent du chiffre d'affaires que la personne en
cause a réalisé sur le marché régional de l'électricité au cours du dernier exercice écoulé, si ce dernier
montant est supérieur. ».
Art. 100.
L'article 63 du même décret, abrogé par le décret du 17 juillet 2008 et rétabli par le décret du 19 juillet
2018, est remplacé par ce qui suit :
« Art. 63. Les compteurs communicants déjà installés ou pour lesquels le début des travaux a eu lieu
avant le 4 juillet 2019 peuvent rester en fonctionnement pendant toute leur durée de vie mais, dans le cas
de compteurs communicants qui ne satisfont pas aux exigences de l'article 35bis, sont mis en conformité
pour le 5 juillet 2031 au plus tard.
Pour l'application du présent article, l'on entend par « début des travaux » :
2° soit le premier engagement ferme de commande d'équipement ou tout autre engagement rendant
l'investissement irréversible, selon l'événement qui se produit en premier.
L'achat de terrains et les préparatifs tels que l'obtention d'autorisations et la réalisation d'études de
faisabilité préliminaires ne sont pas considérés comme le début des travaux. Dans le cas des rachats, le «
début des travaux » est le moment de l'acquisition des actifs directement liés à l'établissement acquis. ».
Art. 101.
Dans l'article 64 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, l'alinéa 1er est
abrogé.
Dans le chapitre XIV du même décret, sont insérés les articles 66/1 et 66/2 rédigés comme suit :
« Art. 66/1. Les gestionnaires de réseaux fermés professionnels publient leur méthode de calcul de leurs
tarifs et leurs tarifs, conformément à l'article 15ter, § 2, 3°, dans les vingt-quatre mois de l'entrée en
vigueur de la présente disposition.
Art. 66/2.
Chapitre 2
Modifications du décret du 19 janvier 2017 relatif à la méthodologie tarifaire applicable aux
gestionnaires de réseaux de distribution de gaz et d'électricité
Art. 103.
A l'article 4 du décret du 19 janvier 2017 relatif à la méthodologie tarifaire applicable aux gestionnaires
de réseaux de distribution de gaz et d'électricité, modifié en dernier lieu par le décret du 2 mai 2019, les
modifications suivantes sont apportées :
1° au paragraphe 2, alinéa 1er, 1°, les modifications suivantes sont apportées :
a) la phrase suivante est insérée entre la 1 eet la 2 e phrase :
« Elle peut faire référence à des notions telles que la stabilité, la raisonnabilité, la proportionnalité,
l'intérêt général, l'intérêt des utilisateurs du réseau de distribution, nécessitant l'exercice d'un pouvoir
d'appréciation de la CWaPE en fonction des circonstances concrètes qui lui sont soumises au moment où
elle exerce le contrôle du respect de la méthodologie tarifaire par les gestionnaires de réseau de
distribution. » ;
b) la dernière phrase est complétée par ce qui suit :
« et définis dans la méthodologie tarifaire. Ils peuvent impliquer l'exercice d'un pouvoir d'appréciation par
la CWaPE en fonction des circonstances concrètes qui lui sont soumises. La méthodologie tarifaire fixe
les critères de rejet de coûts de manière cohérente, précise la manière dont ils seront interprétés par la
CWaPE, et garantit qu'ils soient compatibles entre eux et puissent être simultanément respectés par les
gestionnaires de réseau de distribution. Lorsqu'elle prend une décision de rejet de coûts, la CWaPE
indique de manière expresse quels critères ne sont pas respectés et motive les raisons de ce non-respect. » ;
2° au paragraphe 2, alinéa 1er, 5°, le b) est remplacé par ce qui suit :
« b) ils reflètent les coûts de réseaux de manière globale et solidaire, notamment de façon à assurer un
accès à l'énergie pour tous, tout en tenant compte des évolutions technologiques ; » ;
3° au paragraphe 2, alinéa 1er, 7°, les mots « ou dans les zones correspondant aux territoires desservis par
les gestionnaires de réseau de distribution au 31 décembre 2012 » sont abrogés ;
4° au paragraphe 2, alinéa 1er, 22°, le mot « intelligents » est remplacé par le mot « communicants » ;
Art. 104.
Les principes visés à l'article 103, 2° à 7°, s'appliquent aux périodes tarifaires suivant l'entrée en vigueur
du présent décret.
Chapitre 3
Modifications du décret du 19 décembre 2002 relatif à l'organisation du marché régional du
gaz
Art. 105.
Dans l'article 2 du décret du 19 décembre 2002 relatif à l'organisation du marché régional du gaz, modifié
en dernier lieu par le décret du 8 novembre 2018, le 32° est remplacé par ce qui suit :
« 32° « fournisseur de substitution » : fonction assumée par le gestionnaire de réseau de distribution qui
consiste à reprendre, à titre transitoire et pour une durée déterminée, les droits et obligations d'un
fournisseur défaillant afin d'assurer la continuité de fourniture aux clients finals sur son réseau ; ».
Art. 106.
L'article 8 du même décret, remplacé par le décret du 21 mai 2015, est abrogé.
Art. 107.
Dans l'article 12 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 11 mai 2018, les modifications
suivantes sont apportées :
Art. 108.
Dans l'article 14 du même décret, modifié en dernier lieu par le décret du 17 juillet 2018, le 12° est
abrogé.
Chapitre 4
Dispositions transitoires
Art. 109.
L'article 4, 25°, modifiant l'article 2, 35°, et l'article 9, 12°, modifiant l'article 11, § 2, alinéa 2, 18°, du
décret du 12 avril 2001 relatif à l'organisation du marché régional de l'électricité concernant le mécanisme
du fournisseur de substitution entrent en vigueur à une date fixée par le Gouvernement.
Le régime transitoire d'application jusqu'à la date d'entrée en vigueur visée à l'alinéa 1er est le suivant :
1° le gestionnaire de réseau distribution désigne un fournisseur de substitution pour remplacer un
fournisseur d'électricité défaillant afin de garantir la continuité de la fourniture aux utilisateurs de son
réseau ;
2° le fournisseur de substitution est le fournisseur d'électricité qui, lors de la libéralisation des clients
concernés, était le fournisseur désigné.
Art. 110.
La nouvelle procédure visée à l'article 14, modifiant l'article 15 du décret du 12 avril 2001 relatif à
l'organisation du marché régional de l'électricité, est applicable pour l'établissement des plans d'adaptation
des gestionnaires de réseaux à partir de 2023.
Art. 111.
Les articles 105 à 108, modifiant les articles 2, 32°, 8, 12, § 2, alinéas 2, 10°, et 6, et 14 du décret du 19
décembre 2002 relatif à l'organisation du marché régional du gaz concernant le mécanisme du fournisseur
de substitution, entrent en vigueur à une date fixée par le Gouvernement.
Le régime transitoire d'application jusqu'à la date d'entrée en vigueur visée à l'alinéa 1er est le suivant :
1° le gestionnaire de réseau désigne un fournisseur de substitution pour remplacer un fournisseur de gaz
défaillant afin de garantir la continuité de la fourniture aux utilisateurs de son réseau ;
2° le fournisseur de substitution est le fournisseur de gaz qui, lors de la libéralisation des clients
concernés, était le fournisseur désigné.
Le Ministre-Président
W. BORSUS
Ph. HENRY
Ch. MORREALE
V. DE BUE
Ch. COLLIGNON
A. DOLIMONT
C. TELLIER