Résidus de Pesticides: Rapport 1985
Résidus de Pesticides: Rapport 1985
BUREAU•CONJOINT: Via delle Terme di Caracalla 00100 ROME: Tel. 57971 Télex: 610181 FAO I. Cibles Foodagri
ALINORM 85/24A
La Haye
28 mai - 4 juin 1984
W/M7494
TABLE DES MATIERES
Par.
INTRODUCTION 1
OUVERTURE DE LA SESSION PAR LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA SANTE 2
QUESTIONS INTERESSANT LE COMITE
Questions découlant des sessions des Comités du Codex 7
Questions découlant des travaux d'autres organisations
internationales 9
EXAMEN DES RAPPORTS DE LA JMPR DE 1982 ET 1983 12
RAPPORT SUR LES ACCEPTATIONS DES LMR CODEX PAR LES GOUVERNEMENTS 31
INGESTION DE RESIDUS Dg PESTICIDES ET DE CERTAINS CONTAMINANTS DE
L'ENVIRONNEMENT
Directives pour l'étude de l'ingestion de contaminants chimiques
dans le régime alimentaire 37
Rapport sur les études de l'ingestion de résidus de pesticides et de
BPC exécut6es dans le cadre du Programme Mixte FAO/PNUE de surveillance
de la contamination des denrées alimentaires 41
Rapports sur les études de l'ingestion de résidus de pesticides dans
différents pays 50
PROJETS DE LMR CODEX AUX ETAPES 4, 5 ET 7 ET LIMITES D'ORIENTATION A L'ETAPE 4:
Par No de code Par.
No de code
095 ACEPHATE 100 034 ETHION
117 ALDICARHE 135 035 ETHOXYQUINE
264 108 ETHYLENETHIOUREA 261
134 AMINOCARBE 200
122 AMITRAZE 194 123 ETRIMFOS
068 AZINPHOS-ETHYL 248 085 FENAMIPHOS
129 AZOCYCLOTIN 210 109 FENBUTATIN OXYDE
137 BENDIOCARBE 222 036 FENCHLORPHOS
62 037 FENITROTHION 78
003 BINAPACRYL
093 BIORESMETHRINE 253 038 FENSULFOTHION
004 HROMOPHOS 64 039 FENTHION
040 FENTINE
071 CAMPHECHLOR 249 119 FENVALERATE 154
007 CAPTANE 73 041 FOLPET
072 CARBENDAZIME 85 042 FORMOTHION
008 BISULPHURE DE CARBONE 236
133
010 TETRACHLORURE DE CARBONE 238 114 GUAZATINE
080 CHINOMETHIONATE 93 043 HEPTACHLOR
012 CHLORDANE 74
94 044 HEXACHLOROBENZENE 244
081 CHLOROTHALONIL
017 CHLORPYRIFOS 76 045 ACIDE CYANHYDRIQUE Il
ANNEXES
Page
LISTE DES PARTICIPANTS ANNEXE I 37
RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL AD HOC SUR
LES METHODES D'ANALYSE ANNEXE II 51
RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL AD HOC SUR
L'OBTENTION DE DONNEES ET SUR
L'ECHANTILLONNAGE ANNEXE III 54
RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL AD HOC SUR
LES PROBLEMES POSES PAR LES RESIDUS
DE PESTICIDES DANS LES PAYS EN
DEVELOPPEMENT ANNEXE IV 56
RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL AD HOC SUR
LES PRINCIPES DE LA REGLEMENTATION ANNEXE V 65
RAPPORT DE GROUPE DE TRAVAIL AD HOC
SUR LES PRIORITES ANNEXE VI 68
ALINORM 85/24 A
INTRODUCTION
Le Comité du Codex sur les résidus de pesticides a tenu sa seizième session a la Haye
(Pays-Bas), du 28 mai au 4 juin 1984. La présidence a été assurée par M. A.J. Pieters, respon-
sable de la santé publique au Ministère de la santé pUblique et de la protection de l'environne -
ment, Division des denrées alimentaires. Ont participé & la session des délégués gouvernementaux,
des experts, des Observateurs et des conseillers des 46 pays ci-après:
1 644 limites maximales de résidus Codex pour les pesticides, réparties entre 84 substances;
ce Volume contient aussi des informationscomplétes sur les aspects de la mise au point des limites
de résidus en général.
A propos des BPC, M. Samsam a souligné que le CCPR pourrait contribuer stimuler la participa-
tion et la coopération d'autres organisations internationales aux activités déployées en vue de
parvenir à une solution coordonnée des problèmes cités dans les conclusions du séminaire sur les
BPC organisé par l'OCDE. Par la création d'une hase de données uniques sur les pesticides
combinée aux autres activités de la FAO et de l'OMS dans le domaine de l'emploi et de la gestion
des pesticides, le CCPR a contribué directement ou indirectement de manière notoire l'harmoni-
sation des critères d'homologation des pesticides. Même si le "Code de conduite" en matière de
pesticides ne figure pas l'ordre du jour de cette session, il convient de le mentionner en tant
qu'initiative utile dans ce domaine.
M. Samsam a déclaré que le Comité, conjointement avec les comités de coordination régionaux,
a
continuerait certainement mettre ses compétences techniques disposition en vue de contribuer
une utilisation responsable des pesticides.
ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR
Le Comité est convenu d'ajouter deux nouveaux points son ordre du jour, savoir au
point 4(b): "Répertoire des services officiels et des organisations internationales" publié par le
Service suédois responsable des denrées alimentaires; et "Déclaration du Conseil de l'Europe".
En réponse une proposition du délégué de la RépUblique fédérale d'Allemagne selon
laquelle le point 16 de l'ordre du jour "Rapport sur les contaminants de l'environnement et parti-
culièrement sur les BPC" devrait être examiné en mâte temps que le rapport du Groupe de travail
sur les méthodes d'analyse, le Comité a décidé qu'il n'examinerait au titre de ce point de l'ordre
du jour que les questions ayant trait 3—ITir7iTyse des BPC.
Le délégug de la République fédérale d'Allemagne a signalé que plusieurs documents
relatifs aux travaux des groupes de travail ad hoc n'étaient pas parvenus aux Services centraux
de liaison avec le Codex. Il a demandé que tous les Services centraux de liaison avec le Codex
soient cités dans la liste des participants aux groupes de travail ad hoc (M. Eckert pour la
République fédérale d'Allemagne). On a fait valoir que ces documents avaient été distribués
aux participants par les présidents des groupes de travail, sans l'aide du Secrétariat du
Codex. Les présidents des groupes de travail ont été priés d'envoyer des exemplaires de tous les
documents au Secrétariat qui les fera parvenir aux Services centraux de liaison avec le Codex.
NOMINATION DES RAPPORTEURS
Mlle. E. Campbell (Etats-Unis d'Amérique) et M. A.F. Machin (Royaume-Uni) ont été
nommés rapporteurs du Comité.
QUESTIONS INTERESSANT LE COMITE
(a) Questions découlant des sessions des Comités du Codex
Le Comité était saisi des documents OC/PR 84/2 et CC/PR 84/2-Add 1 où figuraient les
questions découlant des réunions des Comités de coordination pour l'Afrique, l'Asie et l'Amérique
latine, ainsi que de celle d'un Groune de nays en développement d'Asie sur les nesticides (ALINORM
85/31). La réunion de ce Groupe avait été organisée par M. Prayoon Deema, Vice-Président du
Groupe de travail sur les próblémes posés par les résidus de pesticides dans les pays en dévelop-
pement, grâce à l'aimable hospitalité du Gouvernement de la Thaïlande.
Ces documents de travail ont été présentés par le Secrétariat. Le Comité a noté que
les points essentiels de ces documents soulignés par le Secrétariat seraient étudiés au titre de
points ultérieurs de son ordre du jour. Il a néanmoins consacré un débat aux questions suivantes:
(a) Propositions de la Chine selon laquelle les LNR pour les pesticides liposolubles dans la
viande et les produits carnés ayant une teneur en lipides inférieure A 10% devraient être
établies sur la base du produit entier (ALIN)RM 85/15, para. 142).
Au cours de la discussion consacrée à cette proposition, certaines délégations ont appuyé la
proposition de la Chine, tandis que d'autres ont été d'avis que les procédures d'échantillon-
nage actuelles comprenaient l'examen de la graisse de la carcasse et qu'un Changement dans ce
système serait une source de difficultés. On a fait valoir que les LMR Codex établies sur la
base des lipides pouvaient être inutilement basses dans le cas des viandes à faible teneur en
graisses, étant donné que dème si les résidus dans les lipides dépassaient la LMR, la teneur
totale en résidus de l'aliment serait encore extrémement faible. En outre, dans le cas de ces
viandes, il n'est pa commode de prélever la graisse de carcasse. Le Comité est convenu
- 3 -
que la proposition de la Chine posait un problème particulier pour les viandes a faible teneur
en lipides, telles que la chair de lapin, et que cette caractéristique devrait étre prise
en considération lors de l'établissement de LMR spéciales pour de tels produits, et en raison
aussi de problèmes analytiques. Le Comité a décidé de demander aux groupes de travail sur les
méthodes d'analyse, sur les données de résidus et sur l'échantillonnage d'étudier cette question
et d'en reprendre l'examen au titre d'un point ultérieur de son ordre du jour (voir par.282).
EtAblissement de LMR Codex pour la portion comestible des produits (voir ALINORM 85/36,
par.190, 191). Le Comité a été informé par la délégation de l'Espagne que ce pays avait récem-
ment décidé d'adopter le principe correspondant a la procédure suivie par le Codex qui consiste
a établir des LMR pour le produit entier et non pour la portion comestible. On a également
relevé que les informations données au paragraphe 191 du document ALINORM 85/36 n'étaient pas
exactes étant donné que le Comité du Codex sur les résidus de pesticides n'élabore pas un noMbre
croissant de limites maximales internationales applicables a la portion comestible des denrées
alimentaires.
Le Comité a également examiné une proposition présentée par la délégation de Cuba au Comité
de coordination pour l'Amérique latine, selon laquelle le Cbdex devrait établir des LMR pour les
produits tropicaux (ALINORM 85/36, par.188). A ce propos, le Secrétariat a fait valoir que les
procédures du Codex ne comportaient que l'évaluation de pesticides (par opposition aux combi-
naisons pesticide/Produit) a étudier en priorité et qu'il serait nécessaire d'établir un méca-
nisme pour l'identification des coMbinaisons aliment/Pesticide dont l'évaluation par la JMPR et le
CCPR est jugée prioritaire par le Codex. Le Comité est convenu de transmettre cette question
au Groupe de travail sur les priorités, notant que le Comité de coordination pour l'Amérique
latine avait recommandé que l'on charge également un expert-conseil d'étudier cette question.
Le Groupe de travail sur les priorités a estimé que cette question était plutôt du ressort du
Groupe de travail sur les problèmes posés par les résidus de pesticides dans les pays en
développement.
Le Comité a noté que le Comité du Codex sur les additifs alimentaires avait établi un Groupe
de travail chargé d'examiner les contaminants dans les denrées alimentaires, mais que cela ne
donnerait pas lieu a un chevauchement des activités du Comité du Codex sur les additifs alimen-
taires et du CCPR dans ce domaine (ALINORM 85/12).
m Questions découlant des travaux d'autres organisations internationales
Le représentant du Conseil de l'Europe a mis le Comité au courant des activités conduites
par le Conseil dans le domaine des pesticides; elles ont pour objectif une manutention appro-
priée de ces substances a toutes les étapes de la production, de l'utilisation et de leur éva-
cuation. La sixième édition de la brochure bien connue intitulée "Pesticidesuparattra probablement
vers la fin de 1984. Cette version mise a jour tiendra compte des progrès scientifiques récents
dans les divers domaines traités. Plusieurs chapitres ont fait l'objet d'une révision importante.
Le chapitre consacré aux effets de l'environnement a été complété par une section sur la lutte
intégrée contre les ravageurs. Celui sur les données relatives a l'efficacité a été complètement
remanié et comprend maintenant les résultats des travaux conduits par l'OEPP sur l'harmcnisation
des protocoles d'essais (voir par.10). Le Chapitre traitant de la classification et de
l'étiquetage des produits formulés est maintenant conforme aux indications données par le GIFAP
dans sa brochure de 1983 sur cette question. Le Comité a également été mis au courant de l'état
d'avancement des projets de résolution du Conseil de l'Europe au sujet des agents de conservation
du bois, de la pulvérisation aérienne des pesticides et des directives visant à éviter la conta-
mination des aliments d'origine animale, par suite de l'emploi de pesticides sur les animaux et
dans les installations destinées au bétail.
Le représentant de l'Organisation européenne pour la protection des plantes (OEPP) a
signalé les progrèS réalisés dans l'établissement des ngthodesagrééesa l'échelon international
pour tester l'efficacité. Les directives sur les BPA ont pour but d'encourager l'emploi de
pesticides plus efficaces et, le cas échéant, moins persistants. Des données sur l'efficacité
sont nécessaires pour diminuer les risques de vente de pesticides ne donnant pas satisfaction.
Quatorze ans d'étfldes d'un groupe international d'experts comprenant le GIFAP ont conduit
la publication de soixante-quatorze directives pour l'évaluation biologique des ravageurs,
des maladies et des adventices. Des normes nationales pour l'évaluation de l'efficacité ont
- 4 -
été établies dans plusieurs pays. La cinquième édition de "Pesticides" publiée par le
Conseil de l'Ebrope constitue un groupe de recarrnandations générales utiles lors de l'exécu-
tion de programmes d'essais de l'efficacité. Les schémas adoptés par l'OEPP pour les diffé-
rents essais ont été approuvés par la FAO et pourraient également convenir d'autres régions.
Les travaux exécutés par la Suède en vue de la publication d'un répertoire des services
officiels et des organisations internationales ont été brièvement décrits. Le Comité a noté
que la Suède prévoyait de mettre ce document jour, compte tenu des informations fournies par
les gouvernements et des renseignements concernant le Codex qui lui seraient communiqués par le
Secrétariat. Le Comité a remercié la Suède d'avoir entrepris un travail si utile, qui répondait
la recommandation NO.10 du Groupe de travail sur les problèmes posés par les résidus des pesti-
cides dans les pays en développement. Le Secrétariat du Codex a proposé de distribuer une nouvelle
lettre circulaire demandant que des informations permettant de mettre jour cette publication
soient envoyées en Suède. Le Comité a en outre rappelé qu'il avait été suggéré des sessions
antérieures d'identifier des personnes pouvant faire office de service central de liaison avec le
Codex pour les questions touchant aux pesticides, et que cela pourrait être un suivi utile
la pUblication de ce volume par la Suède.
EXAMENS DES RAPPORTS DE LA REUNION CONjOINTE FAO/OMS SUR LES RESIDUS DE
PESTICIDES orm DE 1982 ET DE 1983
Le COmité était saisi des rapports de la JMPR de 1982 et de 1983 (Etude FAO: Production
végétale et protection des plantes, Nb. 46 et 56). Ces rapports ont été présentés par les secré-
taires conjoints de la JMPR.
La délégation des Pays-Bas a appelé l'attention sur le paragraphe 3.2 du Rapport de 19E2
qui traite de l'importance du plasma par rapport à l'inhibition de la dholinestérase dans les
érythrocytes. Il serait important que cette question soit prise en considération lors d'une
des prochaines JMPR.
Le représentant de l'OMS a fait valoir que ce problème se posait particulièrement dans le cas
des composés du catbamate (voir Rapport de la JMPR de 1983, par.3.3). Il a déclaré au Comité
qu'il était prévu d'examiner cette question lors de la mise à jour de la méthodologie de l'éva-
luation toxicologique des résidus de pesticides (voir Rapport de la JMPR de 1983, par. 2.2.1).
Les principes de cette méthodologie avaient été établis par la JMPR de 1967 et modifiés provi-
soirement par les JMPR suivantes. On a estimé qu'il était important de procéder à une révision
systématique de la méthodologie afin d'établir une approche logique applicable par des JMPR dont
les membres ne sont pas toujours les mêmes.
On a attiré l'attention sur deux erreurs d'impression qui se sont glissées dans le
document Evaluations de 1982. Dans la section sur le phoxim, à la page 380, la DJA devrait étre
de 0,0005 au lieu de 0,005 mg/kg de poids corporel. Dans l'évaluation du bendiocarbe, la
conoentration sans effet pour le chien (page 71) doit étre de 0,7, au lieu de 0,07
mg/kg de poids
corporel. Ces deux chiffres étaient mentionnés correctement dans le rapport de 1982.
On a noté que la JMPR de 1982 avait une nouvelle fois souligné explicitement l'impor-
tance de renseignements complets sur de bonnes pratiques agricoles. Souvent les informations
disponibles se sont révélées insuffisantes, ou ont même fait complètement défaut. Le Comité et
le Secrétariat devraient s'efforcer d'améliorer la situation.
En présentant le rapport de la JMPR de 1983, le Secrétaire conjoint de la FAO a appelé
l'attention sur des erreurs aux pages 1 et 59. A la page 1, Section 2.1, de la version anglaise,
le pesticide éthiofencarbe figure par erreur sous le nom de "éthioca±b". A la page 59, le projet
de IMR pour le triazophos dans les céréales en grains et les pommes de terre est de 0,05 (*)
mg/kg et non de 0,5 (*) mg/kg.
Le Secrétaire conjoint de la FAO a attiré l'attention du Comité sur les sections des
rapports de 1982 et 1983 indiquant que l'anglais est utilisé comme langue de travail par la JMPR.
Répondant à une question posée par le délégué delaFrance, il a fait valoir que la FAO avait
d'autres langues de travail et qu'au besoin, les documents pourraient en principe être traduits.
TOutefois, la traduction de longs rapports soulève de nombreux problèmes, notamment lorsqu'il
s'agit de toxicologie, et exige de longs délais. Le représentant de la FAO a déclaré que les
données sur les dithiocatbamates dans la laitue, communiquées à la JMPR par la France, seront
examinées cette année.
La délégation des Etats-Unis a souligné qu'il était important de disposer à temps des
Rapports et des Evaluations de la JMPR. Le Secrétaire conjoint de la FAD s'est déclaré du même
avis et a formulé l'espoir que le Rapport ainsi que les Evaluations de la JMPR de 1984 seront prêts
temps pour la session de 1985 du CCPR.
- 5 -
avaient néanmoins été recommandées pour ce composé. Par ailleurs, le sel de sodium du 2-phényl-
phénol (SOPP) avait été déclaré certainement cancérogène pour le rat. La DJA qui lui avait été
précédemment attibuée a été transformée en DJAT a un niveau cinquante fois inférieur a celui
de la DJA initiale, dans l'attente des résultats d'un complément d'études. Le rapport ne faisait
toutefois aucune référence aux conséquences éventuelles pour les LMR.
Le représentant de 1' ŒS a déclaré qu'il n'existait pas de politiques générales applica-
bles dans ce genre de situation, et que chaque opinion émise correspondait l'interprétation
personnelle de spécialistes, sur la base des données disponibles. Il n'est donc pas possible
de simplement comparer la façon dont ces deux substances ont été prises en consieration. Un
membre de la délégation des Etats-Unis qui avait participé aux travaux de la JMPR de 1983 eh quali-
té de conseiller temporaire, a expliqué l'interprétation donnée de la situation - du SOPP, il a
exprimé l'espoir que ce cas serait expliqué en détail dans les Evaluations.
- 6 -
à jour.
La délégation de la Tchécoslovaquie a fait savoir au Comité que son pays étudiait
actuellement la possibilité d'accepter les LMR du Codex, et que sa position serait communiquée
en temps voulu. La délégation de l'Espagne a déclaré au Comité que son pays notifierait en
principe une acceptation rour le plus 7rand nombre possible de LMR du Codex, sans toutefois
- 7 -
partiellement due au volume élevé d'aliments consommés et provenir aussi du fait que les denrées
avaient été analysées a l'état cru, et non après voir été cuites.
DDT
En Australie, l'ingestion de DDT (906me percentile) s'est élevée a 30% de la DJA chez les
enfants en bas-age et les nourrissons; elle était de 10% chez les .adultes. L'ingestion élevée
Chez les nourrissons peut être attribuable a une forte consommation de produits laitiers. Au
Canada et aux Etats-Unis, l'ingestion de DDT n'a pas dépassé 1 a 3% de la DJA, tandis que dans les
autres pays, les valeurs médianes et le 90éme percentile se trouvaient entre 10 et 30%.
tindane
L'ingestion de lindane dans le régime alimentaire constatée au Guatemala, au Japon, en
Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis était généralement en-dessous de 1% de la DJA,
même au niveau du 90ème percentile.
Autres pesticides organochlorés
Aucune évaluation des aspects toxicologiques de l'ingestion d'autres pesticides, de
BHC ou d'autres isomers de l'HCH n'a pu être effectuée en raison de l'absence de données sur une
ingestion quotidienne admissible.
Pesticides organophosphorés
Dans tous les cas présentés, les ingestions de pesticides organophosphorés tels que le
diazinon, le malathion, le parathion et le parathion-méthyl étaient extrémement faibles, et ne
dépassaient pc 2,2% de la DJA.
Biphénylpolychlorés
Les ingestions variaient entre 0,06 et 0,12/ug/kg de poids corporel. Au Japon,
l'ingestion de BPC était plus élevée que dans d'autres pays. Ce fait résulte peut-être d'une
consommation élevée de poisson dans lequel les BPC peuvent s'accumuler.
Le Comité a noté que ces travaux sur l'ingestion de contaminants Chimiques dans le
régime alimentaire, exécutés par le Programme de surveillance de la contamination des denrées
alimentaires, étaient d'une grande valeur pour établir si les LMR et les LPE étaient a
des niveaux appropriés, compte tenu de la santé du consommateur.
En réponse aux Observations du Comité, le représentant du Programme de surveillance a
déclaré qu'il devrait 'être possible d'améliorer a l'avenir la qualité des données fournies dans
le rapport.
Rapports sur les étudPs de l'ingestion de résidus de pesticides dans différents pays
Australie
L'Australie a entrepris des études de l'ingestion de résidus de pesticides depuis 1969.
Le résultat d'une enquête sur le "panier de la ménagère" visant connaitre les substances
nocives, exécutée en 1982, a été communiqué au Comité en tant que document de séance No.6. Cette
étude a démontré que les ingestions de dieldrine, de DDT et d'un certain nonibre de pesticides
organochlorés étaient bien en-dessous des DIA.
Thaïlande
Les repas effectivement consommés par des hommes de 20 ans a Bangkok ont été prélevés
pendant 30 jours consécutifs et analysés pour connaitre leur teneur en résidus de pesticides.
L'ingestion de dieldrine était voisine de la DJA, tandis que ceibs de DDT et d'endrihe étaient
respectivement égales a 30 et 16% de leur DJA. Un résumé de cette étude, paru dans le Bulletin
du Département des sciences médicales (3.E. 2526 25(3) 131-141), a été communiqué en tant que
document de séance po.7.
République fédérale d'Allemagne
Des données sur les concentrations de substances organochlorées dans le lait maternel
ont été communiquée8 au Comité dans le document de séance No.8, comme indication de la présence
de ces substances dans l'organisme. Plusieurs pesticides, comprenant l'alpha et le bêta-HCH,
l'aldrine, ladieldrine et le DDT ont été interdis en République fédérale d'Allemagne après la
découverte de faibles concentrations médianes dans le lait maternel. Des valeurs beaucoup plus
élevées ont été cbservées pour le 98ème percentile et le maximum, indiquant une forte exposition
pour une petite fraction de la population. Les valeurs médianes élevées pour les BPC et le BHC
iécelées dans le lait maternel peuvent être attribuées ê une contamination de l'environnement
d'origine industrielle.
- 9 -
Etats-Unis d'Amérique
53. La délégation des Etats-Unis d'Amérique a fourni des données sur les concentrations de
résidus de pesticides dans quelque 76 000 denrées alimentaires et aliments pour animaux pendant
une période de 7 ans (1969-1976). Les études du régime alimentaire total effectuées pendant
cette période ont démontré que l'ingestion de pesticides était bien inférieure aux DIA.
Royaume-Uni
54. La délégation du Royaume-Uni a communiqué les concentrations de résidus de pesticides
présentes dans les denrées alimentaires pendant la période 1977-1981. Les résultats de ces
travaux confirment une situation généralement rassurante, a savoir une diminution régulière de la
présence de résidus de pesticides dans l'approvisionnement alimentaire. Des études du régime total
ont été exécutées de 1980 a 1981. Le Royaume-Uni entreprendra prochainement une étude du régime
total portant sur 20 groupes différents de denrées alimentAires et un grand nombre de pesticides.
Une étude approfondie des différents groupes de denrées permettra d'identifier tout élément
constitutif du régime renfermant des quantités exceptionnellement élevées de résidus de pesticides.
GIFAP
55. Le représentant du GIFAP a informé le Comité de la présence d'une publication intitulée
"Résidus de pesticides dans les aliments" (mars 1984), récapitulant les données officielles prove-
nant d'activités de surveillance fournies par différents pays.
EXAMEN DE PROJETS DE LIMITES MAXIMALES DE RESIDUS COMPTE TENU DES
OBSERVATIONS; NOUVEL EXAMEN DES LIMITES MAXIMALES DES RESIDUS
MAINTENUES A L'ETAPE 7
56. Le Comité était saisi des documents suivants:
EX/PR 84/4 contenant les LMR et les LRE aux étapes 3, 4, 6 et 7, les limites a l'étape 5
(a propos desquelles des Observations avaient été demandées), ainsi que des projets d'amendement
aux LMR Codex.
OC/PR 84/5 et Add 1, 2, 3 ainsi que des documents de séance contenant les Observations des
gouvernements a ce propos.
57. Le Comité est convenu d'examiner les projets de LMR (ainsi que les projets d'amendement)
contenus dans le rapport de la JMPR de 1983 a sa session de 1985. Il a en outre décidé d'examiner
les LMR Codex pour lesquelles la JMPR a recommandé le retrait de la DJA. Le Comité a en outre
examiné, compte tenu des observations préliminaires, les LMR qui avaient été transmises a la
Commission a l'étape 5 de la Procédure, a la dernière session. Dans les cas (Da ces LMR a
l'étapP 5 ont été avancées a l'étape 8, maintenues a l'étape 7 ou renvoyées pour un complément
d'information, la Commission a été priée de les considérer comme ayant été examinées aux étapes
6 et 7.
58. Par commodité, les paragraphes ci-après ne mentionnent que les LMR et LRE ayant fait
l'Objet d'un débat, au sujet desquelles les délégués ont exprimé des réserves ou lorsque le Comité
a recommandé l'omission des étapes 6 et 7. Les étapes de la Procédure Codex auxquelles le Comité
a soit avancé, soit renvoyé les LMR ou les LRE, ou auxquelles ces limites ont été maintenues, sont
indiquées dans le Guide concernant les recommandations du Codex pour les résidus de pesticides,
Partie II (CAC/PR 2-1984). Par commodité, la Partie II du Guide mentionne toutes les LMR et LRE
existantes ainsi que les projets de LMR et LRE Codex, y compris les amendements proposés des
LMR et des LRE Codex. En plus de la Partie II du Guide, le Secrétariat du Codex publiera tout
nouveau document qui devrait se révéler nécessaire pour l'examen des limites maximales par la
Commission, ou par les gouvernements lors de la préparation d'Observations sur les projets de
limites.
59. La délégation des Etats-Unis s'est déclarée préoccupée par la tendance permanente
des pays a ne pas accepter les bonnes pratiques agricoles d'autres pays. La JMPR a demandé a
de nombreuses reprises des informations sur les bonnes pratiques agricoles, afin de pouvoir en
tenir compte lors de l'établissement des LMR Codex. Lorsque des pays estiment que les bonnes
pratiques agricoles d'autres pays ne sont pas acceptables pour des motifs toxicologiques, ils
devraient communiquer des données justifiant leur opinion a la JMPR. Ni la JMPR, ni le CCPR ne
possèdent les compétences techniques nécessaires ou les informations leur permettant d'apprécier
les bonnes pratiques agricoles des pays, compte tenu des circonstances particulières a Chacun
d'entre eux.
60. Le délégué de la Suisse a fait savoir au Comité que la révision de la loi suisse sur les
substances étrangères dans les aliments était presque terminée. La délégation de la Suisse est
dans l'obligation de réserver sa position au sujet de la plupart des LMR examinées, dans
l'attente que la loi révisée ait été officiellement acceptée dans son pays.
Le Président du Comité a attiré l'attention sur les différentes modalités d'accep-
tation, particulièrement sur l'acceptation restreinte et les autres formes de contrôle des
importations en fonction des LMR Codex, qui contribuent faciliter le commerce international.
BINAPACRYL (003)
Le Comité a noté que la JMPR de 1982 avait retiré la DJA attribuée ces substances.
Au cours de la discussion, il est apparu que le binapacryl était peu utilisé dans certains pays.
Les Pays-Bas ont interdit l'emploi de cette substance. Aucune utilisation du binapacryl n'est
homologuée aux Etats-Unis, et par conséquent il n'existe pas de limites maximales dans ce pays.
Le représentant du GIFAP a fait valoir qu'une éturIP de confirmation sur le chien était disponible
et qu'elle serait transmise la JMPR avec des renseignements sur les utilisations actuellement
homologuées. Il a signalé que les résultats de l'étude sur le chien semblaient favorables,
Le Comité. est convenu de proposer a la Commission de transformer les LMR Codex en
"teneurs indicatives", en attendant que la JMPR ait établi une DJA sur la base de données toxico-
logiques transmises par le fabricant. Les gouvernements devraient être invités a faire connaitre
les utilisations existantes du binapacryl et a indiquer les denrées alimentaires pour lesquelles
dPs Lb4R Codex (OU des teneurs indicatives) devraient être établies sur la base des données de
résidus qui seraient fournies a la JMPR.
BROMOPHOS (004)
Pommes
- La délégation de la République fédérale d'Allemagne a été de l'avis qu'une LMR Codex de
2 mg/kg serait plus appropriée, et que celle-ci ne devrait pas être portée a 5 mg/kg comme cela
était proposé. La délégation a indiqué que cette proposition était fondée sur des données
provenant de son pays, compte tenu cependant d'un intervalle pré-récolte plus court que celui
habituellement respecté.
Le Comité a décidé de prier la JMPR de réexaminer la LMR proposée de 5 mg/kg, compte
tenu des observations ci-dessus. La Commission devrait être invitée a ne pas accepter cet
amendement dans l'attente de son examen par la JMPR.
Carottes
La délégation de la Finlande a réservé sa position en ce qui concerne la nouvelle LMR
de 2 mg/kg proposée, compte tenu des résidus résultant de bonnes pratiques agricoles dans son
pays.
Chou
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a fait savoir qu'elle demandera
aux fabricants de communiquer des données de résidus a la JMPR justifiant une LMR plus élevée
de 1 mg/kg. Le Comité a demandé a la JMPR d'examiner ces données.
Laitue
Les délégations de la France et de l'Italie ont réservé leur position en ce qui concerne
la nouvelle LMR de 2 mg/kg proposée, car les données de résidus résultant de bonnes pratiques
agricoles ne justifient as ce Chiffre. Sur proposition de la délégation des Pays-Bas, le Comité
a demandé a la JMPR de reevaluerles données et d'envisager une limite de 1 mg/kg.
Pois, fourrage de
On a noté que ce produit devrait être désigné par "paille de pois" comme cela avait
été recommandé par la JMPR de 1982. Des doutes subsistant sur la nature exacte du produit
visé par la LMR, le Comité est convenu de transmettre cette.question la JMPR pour clarifica-
tion.
Prunes
Selon la délégation des Pays-Bas, une LMR de 1 mg/kg serait suffisante d'après les
BPA mentionnées dans l'évaluation de la JMPR. Les délégations de la France, de l'Espagne et de
l'Italie ont estimé que la nouvelle LMR proposée de 5 mg/kg était trop élevée, compte tenu de
leurs bonnes pratiques agricoles. La délégation du Royaume-Uni a fait valoir que la JMPR
devrait examiner une série de données de résidus résultant de bonnes pratiques agricoles
différentes. Les LMR devraient être considérées dans cette perspective, plutôt que dans le cadre
de données de résidus résultant de chaque pratique agricole. Le Comité est COnvenu Oe
Tétourner le DroeBe,demouvelles LMR a la JMPR pour réexamen.
Epinards
Pour des raisons semblables à celles concernant les prunes, le nouveau projet de LMR
a été renvoyé à la JMPR pour un nouvel examen.
Paille d'orge, cerises, paille d'avoine, oignons, pêdhes, framboises,
fanes de betteraves à sucre, tomates
Le Comité a décidé d'inviter la Commission à omettre les étapes 6 et 7 de la Procédure.
CAPTANE (007)
La délégation des Etats-Unis a informé le Comité que la définition du résidu du captane
était en cours de révision. Notant que la JMPR avait l'intention d'examiner cette substance, le
Comité a décidé de ne pas examiner ce pesticide, dans l'attente de nouvelles indications de la
part de la JMPR.
CHLORDANE (012)
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a présenté au Comité une enquéte
comprenant l'analyse de plusieurs milliers d'échantillons de produits d'origine végétale et animale,
exécutée entre 1978 et 1982. Aucun échantillon ne contenait des résidus de chlordane en quantités
supérieures à 0,01 mg/kg. La délégation de la Finlande a indiqué que des résultats similaires
avaient été obtenus dans son pays. La délégation des Etats-Unis a déclaré que des données de
surveillance avaient été communiquées comme cela lui avait été demandé.
Le Comité a noté que les LMR étaient de caractère temporaire et qu'elles sPraient
maintenues à l'étape 7 tant que le caractère temporaire de la DJA n'aura pas été modifié.
CHLORPYRIFOS (017)
Le Comité a fait avancer les LMR pour le fruit du Kiwi et les amendements à la LMR Codex
pour le lait et les produits laitiers (ce qui comporte la suppression de la LMR pour les produits
laitiers) dans la Procédure Codex.
2,4-D (020)
Le Comité a fait avancer les LMR dans la Procédure Codex notant que la délégation des
Etats-Unis contrôlera s'il existe des données sur les résidus de 2,4-D dans la farine et si elles
peuvent 'être communiquées à la jMPR.
FENITROTHION (037)
Le Comité a noté que la JMPRde 1983 avait modifié la définition du résidu. Cette
modification fera l'objet d'un débat à la prochaine session.
Farine de blé (blanche)
Les délégations de l'Inde, des Pays-Bas, de la Suède et de la République fédérale
d'Allemagne ont fait part de leurs préoccupations au sujet de la forte teneur en résidus résultant
de l'addition directe de cette substance dans les céréales, compte tenu de sa toxicité. On est
convenu de renvoyer l'examen de ce point, en attendant que la JMPR ait révisé la DIA, ce travail
étant prévu pour 1984. Le projet de LMR a été maintenu à l'étaPe 7.
METHIDATHION (051)
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a attiré l'attention sur les réserves
qu'elle avait exprimées au sujet de la toxicologie de cette substance, et qui sont déjà mentionnées
au par. 98 du document ALINORM 83/24 A.
Mandarines
Les délégations de la Hongrie, de la France et de l'Italie ont estimé qu'une LMR de
5 mg/kg était trop élevée, compte tenu de la DJA. La délégation de l'Australie a appelé l'atten-
tion sur les informations qu'elle avait communiquées à la JMPR de 1979 qui indiquaient clairement
que des résidus de 2 à 5 mg/kg pouvaient être attendus après l'application de bonnes pratiques
agricoles. La plupart des résidus se trouvent néanmoins dans la peau, ce qui n'entraine aucun
problème d'ingestion. Cette opinion a été partagée par la délégation d'Israël qui a demandé une
LMR de 5 mg/kg pour un plus grand nombre d'agrumes ou pour tous ces fruits. --
On a fait valoir qu'il existait déjà une LMR de 2 mg/kg pour les agrumes (sauf les mandarines)
à l'étape 8.
Le Comité a été informé par la délégation de la Suisse que de nouvelles données sur la
toxicité chronique chez les souris et les rats seraient communiquées au début de 1986. Le
représentant de l'OMS a indiqué que les données IBT ne comptaient que marginalement dans le cas
de cette substance. Les aspects toxicologiques seront étudiés lorsque l'on possédera les
données promises par la Suisse. Le Comité a décidé de faire progresser le projet des LMR dans
la Procédure.
- 12 -
PARAQUAT ( 357)
Fèves de soja
La delégation dPc Pays-Bas a estimé que les données présentées dans les Evaluations de
la JMPR de 1981 justifiaient une LMR de 0,1 mg/kg sur la base des BPA des pays dans lesquels cette
substance est utilisée. La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité que l'utilisation dont
il était question n'était pas encore acceptée en tant que BRA dans son pays. Le Comité a décidé
de renvoyer le projet de LMR a l'étape 6, pour une nouvelle série d'observations.
CYHEXATIN (067)
Le Catité a constaté que la note de bas de page qui figure dans le document OC/PR 84/4
sous "haricots", selon laquelle la LMR vise le résidu total résultant de l'application de cyhexatin
et/du d'azocyclotin, est également applicable aux pommes et aux fraises. A la demande de la délé-
gation des Etats-Unis, les observations concernant la définition du résidu n'ont été formulées qu'au
cours de la discussion consacrée a l'azocyclotin (par. 210-211).
CARBENDAZIME (072)
Les délégations de la Finlande et de la République fédérale d'Allemagne ont estimé que
lea LMR pour le thipphanate-méthyl, le carbendazime et le bénomyl devraient figurer sous cette
rubrique. Bien que les LMR proposées pour le thiophanate-méthyl soient déjà' des limites Codex,
le Comité a décidé de demander la JMPR d'examiner cette question.
Plusieurs délégations ont souhaité que les trois projets de LMR soient examinés en même temps,
afin de pouvoir harmoniser les limites relatives ces substances. La discussion a été remise
a la prochaine session, lorsque les Evaluations de la JMPR de 1983 seront disponibles.
DEAETON-S-METENL (073)
La JMPR de 1982 avait retiré les DJA pourcessubstances et leurs métabolites l'oxyméton-
méthyl (déméton-S-méthyl sulfoxideiet le déméton-S-méthyl sulfone. qui sont en eux-m&mes des
pesticides. Les raisons de cette décision étaient clairement énoncées dans le rapport de cette
réunion. La toxicologie de ce groupe de substances fera l'objet d'un nouvel examen par la JMPR
de 1984. Jusqu'a ce jour, aucune donnée n'est parvenue en vue de cette évaluation par le Groupe
FAD de la JMPR.
Les prbblèmes posés par ce groupe de substances sont extrémement complexes et proviennent
partiellement de la confusion causée par la nomenclature. On a fait valoir que le déméton et le
disulfoton, qui sont des esters diéthyliques, n'appartiennent pas à ce groupe qui comprend les
esters diméthyliques.
A la suite d'un long débat, le Comité a décidé d'attendre l'issue des travaux de la
JMPR de 1984 avant de prendre une décision. Des renseignements sur les schémas d'utilisation
actuels des différentes substances qui composent ce groupe seraient néanmoins très utiles.
L'oxydéméton-méthyl est probablement la substance la plus généralement utilisée aujourd'hui.
La délégation de la France a appuyé les observations écrites des Pays-Bas s'opposant
ces projets de LMRqui représentent des concentrations pouvant affecter la santé des animaux
lorsqu'ils sont nourris selon les pratiques usuelles.
THIOMETON (076)
La délégation de la République fédArale d'Allemagne a réservé sa position en ce qui
concerne cette substance pour des raisons de caractère toxicologique (voir également ALINORM
85/24, par.121)
Mals (fourrages et paille)
Cette proposition a été avancée a l'étape 5, l'omission des étapes 6 et 7 étant
recommandée.
VAMMDOTHION (078)
L'évaluation la plus récente des aspects agricoles de cette substance remonte a 1973.
Plusieurs délégations se sont demandé si les informations relatives aux schémas d'utilisation
qui figurent dans les Evaluations de 1973 sont encore valables. Plusieurs délégations se sont
déclarées opposées aux projets de LMR qu'elles ont considéré trop élevées par rapport a une DJAT
a un faible niveau.
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a préféré ne pas mentionner la
sulfone du vamidothion dans la définition du résidu. On a fait valoir que cela était da a des
raisons pratiques concernant l'analyse. Le Secrétariat demandera aux gouvernements des
informations sur les BRA.
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CEDITONETHICNVIE (080)
Tomates
La JMPR de 1983, répondant a une demande de LMR pour les tomates formulée par la déléga-
tion des Pays-Bas n'a pas été en mesure de fixer une telle LMR; les données étant insuffisantes.
CBLORDTHALONIL (081)
Les délégations de la RépUblique fédérale d'Allemagne et des Pays-Bas ont réservé leur
position au sujet de cette substance en raison d'incertitudes concernant la toxicologie. L'examen
des aspects toxicologiques de cette substance est prévu par la JMPR de 1985.
On a noté- que la JMPR de 1983 avait modifié la définition du résidu qui ne comporte plus
le métabolite 4-hydroxy qui contribueraitau résidu total jusqu'a un maximum de 10%. Le Comité
a décidé de renvoyer la discussion de ce projet de modification a sa prochaine session.
DICBLOFLUANIDE (082)
Graines céréalières
La délégation des Etats-Unis s'est déclarée opposée au remplacement des LMR individuelles
pour l'orge, l'avoine, le seigle et le blé par une LMR de groupe de 0,1 mg/kg pour les graines
céréalières. A son avis, les données sont en général nécessaires au moins pour le blé, le sorgho,
le riz et le mais frais sec avant qu'une LMR de groupe pour les graines céréalières puisse être
•
établie. Dans le cas présent, on avait estimé que des données sur le blé suffisaient.
Le Comité a décidé de transmettre cette question à la JMPR, étant donné qu'il est important de
parvenir à un accord sur les bases d'une LMR de groupe.
Houblon (sécha)
La délégation de la Répbblique fédérale d'Allemagne s'est engagée a communiquer les
données la JMPR justifiant une augmentation de la LMR de 100 a 150 mg/kg, sur la base de BPA
applicables en Europe centrale.
CYANOFENPHOS (091)
La DJAT pour cette substance ayant été retirée par la JMPR de 1983 et la fabrication de
ce composé ayant été interrompue, le Comité a décidé de supprimer tous les projets de LMR et de
recommander a la Commission le retrait des LMR Codex.
DEMETON (092)
Bien que cette substance n'appartienne pas au groupe du démétan-S-méthyl et des substances
apparentées (voir par.86), elle a été ajoutée a la liste de ces substances qui seront examinées
par la JMPR de 1984. Voir également ALINORM 85/24, par.130 et 131. Le Comité a décidé de renvoyer
l'examen de cette question en attendant de connaitre l'issue des travaux de la JMPR.
ACEPHATE (095)
Le Comité a noté que la JMPR de 1984 étudiera l'acéphate. La délégation des Etats-Unis
a fait savoir au Comité que les informations toxicologiques dont avait besoin la JMPR et demandées
par le CCPR de 1983 avaient été communiquées.
La DJA de l'acéphate étant de caractère temporaire, le Comité est convenu de renvoyer
l'examen des projets de LMR, qui se trouvent tous a l'étape 7, la prochaine session du CCPR,
lorsque l'issue de l'étude de la JMPR de 1984 sera connue.
Les définitions utilisées aux Etats-Unis et par le CCPR pour les résidus de l'acéphate
et de méthamidophos étant différentes, la délégation des Etats-Unis a réservé sa position au
sujet de l'acceptation des projets de UNIR en attendant que les Etats-Unis aient examiné la
possibilité d'utiliser les définitions Codex (voir par .105).
DIALIFOS (098)
Le Comité a noté que la JMPR de 1982 avait retiré la DJA du dialifos, l'évaluation
toxicologique ayant été fondée sur des études IBT qui devaient étre vérifiées; par ailleurs, des
études de remplacement ne semblaient pas étre prévues dans un avenir immédiat. Le Comité a été
informé par le représentant du GIFAP que l'industrie n'était pas intéressée par de nouvelles études
toxicologiques et que les livraisons de ce pesticide étaient actuellement en diminution.
Aucune délégation n'ayant manifesté de l'intérêt pour l'emploi du dialifos, le Comité
est convenu de proposer la Commission le retrait de tous les projets de LMR.
- 14 -
METBAM1DOPHOS (100)
Quelques délégations ont été de l'avis que la méthamidophos étant un métabolite de
l'acéphate, ces deux substances devraient étre examinées en mâle temps par la JMPR. L'acéphate
figure a l'ordre du jour de la JMPR de 1984, ce qui n'est pas le cas du méthamidophos. Le Comité
a cependant noté que pour de bonnes raisons (voir rapport de la JMPR de 1979), la JMPR avait
examiné séparément le méthamidophos et l'acéphate, et proposé des LMR distinctes. Le Comité
a amis l'avis que lors d'un prochain examen, la JMPR devrait proposer des t1 pour le mgthamidophos
et l'acéphate convenant toutes les situations dans lesquelles l'une ou l'autre de ces substances
sont appliquées.
Aubergines
La délégation dPs Etats-Unis a déclaré que l'organisme américain qui avait homologué cette
substance fournirait des données a la JMPR a l'appui d'une LMR de 1 mg/kg dans les aubergines.
PIRIMICAPBE (101)
La délégation de l'Italie a rappelé au Comité les débats de sa dernière session (ALINOPM
85/24, par.139) et a exprimé sa réserve pour toutes les LMR, en attendant que la question posée
par la République fédérale d'Allemagne au sujet de la cancérogénicité de cette substance ait été
clarifiée sans possibilité de doute. Le Comité a noté que la JMPR de 1982 avait examiné le piri-
micarbe et qu'elle avait recommandé de remplacer la DJA temporaire par une DJA a un niveau plus
élevé, en raison de l'absence de conclusions positives des études sur la mutagénicité et la can-
cérogénicité de cette substance. C'est de la que proviennent les préoccupations mentionnées ci-
dessus.
La délégation de l'Espagne a informé le Comité d'une étude en cours dans son pays
pouvant conduire a une révision de la LMR pour le pirimicarbe dans les oranges. La délégation
a accepté de communiquer les données disponibles a la JMPR. Pour cette raison, le Comité a décidé
de n'avancer la LMR pour les oranges qu'a l'étape 5, au lieu de l'étape 7.
HYDRAZIDE MALEIQUE 102)
(
A la suite des discussions consacrées a ces substances par le CCPR a sa quinzième session
(ALINORM 85/24, par.143), le Secrétariat a décidé de procéder a la révision des spécifications de
l'hydrazide maléique, et transmis cette question a la Division compétente de la FAO. Cette question
sera étudiée lors d'une réunion qui se tiendra a la FAO, a Rome, en octobre 1984.
On a longuement discuté de la teneur en hydrazine de ce pesticide. L'hydrazide maléique
technique contient 15 mg/kg d'hydrazine, tandis que le sel de sodium ou de potassium renferme
1,5 mg/kg d'hydrazine au maximum, étant donné que la formation du sel entraine une réduction
considérable de la teneur en hydrazine. L'hydrazide maléique se trouve dans le commerce en tant
que pesticide dans deux formulations: l'une est un liquide renfermant 15% d'hydrazide maléique,
l'autre étant une formulation en granulés renfermant 80% d'hydrazide maléique, en tant que sel de
sodium ou de potassium. Ces deux formulations renferment moins de 1 mg/kg d'hydrazine.
Le Comité a noté que les informations a sa disposition, qui sont énoncées dans le
paragraphe ci-dessus, rendaient nécessaire une modification de la dénomination de ce pesticide.
Le Comité a également noté que la DJA attribuée a ce pesticide par la JMPR de 1980 (voir
Evaluations de 1980, page 285) n'était applicable qu'aux produits renfermant moins de 1,5 mg/kg
d' hydrazine.
Le Comité a décidé de modifier la dénomination de cette substance en "hydratide maléique
(sels de Na et K)" et que sa DJA serait la suivante:
"Dose journalière admissible temporaire (jusqu'en 1984):
1 mg/kg de poids corporel (sur la base du sel de Na ou de K renfermant moins de 1,5 mg/kg
d'hydrazine)".
Le Comité a accepté la proposition de la délégation de la République fédérale d'Allemagne
visant a changer la définition du résidu de la manière suivante:
"Somme de l'hydrazide maléique libre et lié, exprimée en hydrazide maléique", et décidé de porter
cette modification a l'attention de la JMPR en vue de connaitre son opinion.
Oignons
Les délégations des Etats-Unis et du Canada se sont déclarées en faveur de la LMR
actuelle de 15 mg/kg. Ce chiffre a été considéré comme inacceptable par la délégation des Pays-
Bas qui a proposé de le ramener à 10 mg/kg en se référant à une nouvelle série d'essais de
résidus exécutés en 1976 dans lacruelle une nouvelle Méthode d'analyse plus sûre avait été
utilisée. Ces études Ont démontré clairement qu'une LMR de 10 mg/kg était suffisante, mène
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dans le cas d'un entreposage relativement court des oignons. Les délégations de la France et de
la République fédérale d'Allemagne ont appu yé le Chiffre de 10 mg/kg proposé par les Pays-Bas.
La délégation des Etats-Unis a accepté de vérifier si des données complémentaires étaient dispo-
nibles et pouvaient être communiquées.
Pommes de terre
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a fait part de ses réserves dues
a des préoccupations d'ordre toxicologique, l'hydrazide maleique étant relativement stable au
cours du traitement des pommes de terre.
PHOSMET (103)
La délégation des Etats-Unis a fait savoir au Comité qu'elle avait communiqué de nou-
velles données sur le BPA concernant leurs cultures fourragères qui pourront être examinées par
la JMPR lors de l'examen de ce pesticide en 1984.
DITHIOCARBAMATES (105)
Le Comité a été informé que ce pesticide sera étudié par la JMPR de 1984 et a décidé
de ne prendre aucune décision dans l'attente de connaitre les résultats de ces travaux.
ETHIOFENCARBE (107)
Haricots (en gousses)
Le Comité a noté qu'une nouvelle LMR était proposée pour les haricots (en gousses), la
JMPR de 1983 ayant augmenté cette LMR de 0,5 a 2 mg/kg.
3rassicas (sauf le chou chinois) et chou chinois
a
Le Comité a fait passer les LMR l'étape 5, l'omission des étapes 6 et 7 étant recom7
mandée a la Commission.
PHORATE (112)
Le Comité a noté que la définition actuelle du résidu était fondée sur une recommandation
du CCPR de 1982. Le CCPR de 1982 avait demandé a la JMPR d'examiner si l'analogue oxygéné pouvait
être supprimé dans la définition. La délégation des Etats-Unis a été de l'avis que l'analogue
oxygéné ne devait pas être enlevé de la définition (Monographie de la JMPR de 1977, page 37a).
La délégation du Royaune-Uni s'est déclarée préoccupée par la mention dans la définition
de l'expression "résidu liposoluble"; a son avis, la substance mère est effectivement liposoluble,
tandis que les autres constituants du résidu ne le sont pas. Le Comité a noté cependant que
l'expression "résidu liposolUble"figurait pour indiquer que la LMR temporaire pour le lait devait
être interprétée de la façon convenue pour les résidus liposolubles. Le Secrétariat a accepté
d'étudier une autre maniere d'indiquer cette information.
Le Comité a été informé que la limite de détermination de 0,05 mg/kg concernait les
produits d'origine animale, mais qu'elle était plus basse pour les produits d'origine végétale.
Luzerne; orge, fourrage de betteraves, viande de carcasse, graines de coton,
oeufs, raisins, houblon (séché), sorgho, soja, blé •
Le Comité a fait passer a l'étape 5 les LMR existantes, l'omission des étapes 6 et 7
étant recommandée a la Commission.
La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité qu'a son avis ni la méthode d'analyse
utilisée ni les données transmises a la JMPR de 1977 ne justifiaient une LMR de 0,1 mg/kg sur
le houblon (séché).
Elle a aussi demandé que la JMPR précise le sens du terme de "mais (vert)" afin d'établir
s'il s'agit de "mais", de "mals 'doux" ou de mais fourrager.
Haricots, carottes, céleri, pois (liébé), aubergines, laitue, lait,
arachide, pommes de terre, colza, betteraves sucrières, betteraves sucrières (fanes),
tomates
Les délégations des Pays-Bas, de la République fédérale d'Allemagne, des Etats-Unis,
de la France et de l'Espagne ont réservé leur position en ce qui concerne l'acceptation des LMR
pour tous les produits précités ou pour certains d'entre eux. Les réserves exprirées par les
Pays-Bas et la RépUblique fédérale d'Allemagne se référaient a une DJA trop basse pour ce
pesticide.
Arachide
La LMR pour les arachides a été transmise a la JMPR pour examen étant donné qu'elle était
fondée sur les rennes données pour la tolérance de 0,1 mg/kg des Etats-Unis.
- 16 -
Laitue
La délégation des Etats-Unis a déclaré qu'a son avis, les données disponibles ne justi-
fiaient pas une LMR de 0,2 mg/kg pour les laitues car les données résultaient d'applications
a un niveau deux fois plus éleva que celui considéré comme une bonne pratique agricole par la
JMPR de 1977. Le Comité a estimé que cette question devrait être transmise a la JMPR.
Lait
La délégation des Etats-Unis a été de l'avis que la limite pour le lait devrait étre
de 0,02 mg/kg et non de 0,05 mg/kg. Les données évaluées par la JMPR justifient une telle limite.
Les tolérances applicables aux Etats-Unis pour le lait sont également de 0,02 mg/kg. Le Comité
a décidé de transmettre cette question a la JMPR. La délégation de la République fédérale
d'Allemagne a estimé qu'une LMR sous-entendue de 1,25 mg/kg, sur la base de lipides, pour les
produits laitiers ayant une teneur en lipides supérieure a 2% n'était pas justifiée (voir par.121
et l'Annexe du document CC/PR 84/4).
Pommes de terre
La délégation des Etats-Unis s'est déclarée opposée a la LMBrde 0,05 mg/kg proposée par la
JMPR de 1977. A son avis, ce chiffre semble se référer avant tout a des données limitées provenant
de deux pays et a un intervalle pré-récolte de 120 jours. La délégation des Etats-Unis avait
oommuniqué a la JMPR des données a l'appui d'une LMR de 0,5 mg/kg. Le Comité est convenu d'attendre
que cette question soit examinée par la JR.
Betteraves sucrières (fanes)
La délégation de l'Espagne a fait part de ses réserves au sujet de la LMR pour les fanes
de betteraves sucrières, estimant que la consommation de fanes de betteraves sucrières renfermant
des concentrations aussi élevées provoquerait une augmentation des résidus de ce pesticide dans
le lait. Le Comité a néanmoins noté que cela ne serait pas le cas et que le transfert de pesticides
était a un niveau minimum (voir nomographie de la JMPR de 1977).
P1OPA131TE (113)
Thé
L'attention du Comité a été appelée sur une erreur qui figure dans le Guide (CAC/PR 2-1984).
La proposition pour le thé devrait être de "10 mg/kg" et la référence "par. 156" telles qu'elles
figurent correctement dans le document CX/PR 84/4.
GUAZATINE (114)
La délégation de la Finlande a retiré ses Observations écrites qui concernaient la
méthode d'analyse recommandée par le Groupe de travail ad hoc sur les méthodes d'analyse; ces
recommandations ayant été modifiées par la suite.
TECNAZENE (115)
Pommes de terre
Les délégations de la Suède, de la République fédérale d'Allemagne et de la France ont
réservé leur position au sujet du projet de LNWIL
ALDICARBE (117)
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a déclaré au Comité qu'elle n'était
pas en mesure d'accepter les propositions concernant les bananes en raison de la DJA extrêmement
basse attribuée a cette substance. La délégation a constaté qu'elle avait estimé a la 14ème
session du Comité qu'IneLMR de 0,3 mg/kg serait acceptable pour les agrumes et les pommes de
terre (ALINIORM 83/24 A, par.164,165), mais que ces LMR n'avaient pas été approuvées par le Conseil
fédéral de ce pays.
Agrumes
La délégation des Etats-Unis s'est déclarée favorable a une LMR de 0,3 mg/kg, sur la base
des données communiquées a la OMM. De nouvelles données devraient être disponibles pour être
transmises au milieu de 1984.
Mais, mais fourrager, fourrage de mals
Les propositions pour le mals fourrager (2 mg/kg) et le fourrage de mals (20 mg/kg)
sont une source de confusion. La délégation des Pays-Bas a expliqué que la LMR pour le fourrage
était applicable aux plantes immatures qui n'ont été que faiblement exposées aux pesticides.
Le terme'hais fourrager' désigne les plantes ayant atteint la maturité et qui contiennent plus de
résidus. Néanmoins, le chiffre de 20 mg/kg a été jugé trop élevé.
La délégation des Etats-Unis a appelé l'attention sur les dangers de toxicité que
présente pour le bétail le mals fourrager renfermant des résidus a la limite proposée. La délé-
gation des Pays Bas a été de l'avis que la proportion normale de mals fourrager dans la ration
-
Cette remarque concerne la cyperméthrine (118), le fenvalerate (119),la perméthrine (120 ),1a
phénothrine (127) et le deltaméthrine (135).
CYPERMETBRINE (118)
Les délégations de la Finlande et de l'Italie ont fait savoir au Comité qu'elles
n'étaient pas en mesure d'accepter une LMR pour aucun fruit supérieure 1 mg/kg avec, dans le
cas de la Finlande, une exception pour les agrumes. Cette exception résulte du fait que les
résidus se concentrent essentiellement dans la peau de ces fruits.
Luzerne, mais fourrager, sorgho fourrager
Le représentant de la FAO a informé le comité de l'examen de ces propositions par la
JMPR de 1983 qui n'a pas modifié ses conclusions.
Orge, viande de carcasse, sous-produits de boucherie, chair de volaille
Le Comité a décidé de communiquer ces propositions à la JMPR pour examen sur la base de
nouvelles données communiquées par l'Australie.
Oeufs
La délégation des Pays-Bas a été de l'avis que la LMR proposée n'était pas fondée
sur des données d'essais de toxicité par l'alimentation; ce qui n'est pas suffisant pour justifier
la LMR proposée.
Raisin
Plusieurs délégations ont estimé que, d'après les données sur les BPA, le dosage recom-
mandé et l'intervalle pré-récolte qui se trouvent dans les Evaluations de 1979, une LMR de 0,5 mg/kg
serait suffisante. On est convenu de prier la JMPR d'examiner le chiffre proposé.
Laitue
Le Comité a décidé de demander è la JMPR de procéder è une nouvelle étude, les délégations
des Pays-Bas et de la Finlande ayant déclaré que, conformément aux données, une LMR de 1 mg/kg
serait suffisante; par ailleurs, la délégation de la France s'est engagée è fournir des données
démontrant que des concentrations de résidus supérieures è 1 mg/kg pouvaient se présenter.
Nectarines, pêches, fruits è pépins
Plusieurs délégations ont été de l'avis que les données justifiaient une LMR ne dépassant
pas 1 mg/kg. La JMPR sera priée d'examiner è nouveau cette question.
Blé
Selon la délégation de l'Australie, la LMR était fondée sur des données qui ne tenaient
pas compte des applications post-récolte de ce pesticide. Elle s'est engagée è communiquer les
données è la JMPR.
Graines oléagineuses
La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité qu'elle envisageait une tolérance de
0,5 mg/kg pour les graines oléagineuses et de 0,1 mg/kg pour l'huile de soja, et que des données
seraient si possible transmises è la JMPR.
- 18 -
Péches
La délégation des Pays-Bas a déclaré au Camita que la LMR proposée de 5 mg/kg résultait
d'une application trois fois supérieure au dosage recommandé au cours des essais évalués par la
JMPR de 1981; elle a été de l'avis qu'une LMR de 2 mg/kg pourrait tenir compte des bonnes pratiques
agricoles. La délégation de la France a estimé qu'une LMR de 5 mg/kg était trop élevée et que
des LMR plus basses seraient acceptables. La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité que les
BPA de son pays justifiaient une LMR de 10 mg/kg; elle a accepté de fournir des informations a
la JMPR en vue d'un nouvel examen.
Arachides (entières)
Le Comité a noté que les arachides non décortiquées faisaient l'objet d'un commerce inter-
national important; il est convenu de réunir des informations sur les concentrations de résidus
et sur les BPA concernant les arachides non décortiquées auprès des gouvernements, et de communiquer
ces données a la JMPR pour évaluation.
Poivrons cloche
La délégation des Etats-Unis a déclaré au Cdmité qu'elle avait transmis des renseignements
sur les BPA a la JMPR justifiant son opinion selon laquelle la LMR de 2 mg/kg était inutilement
élevée. Le Comité a demandé a la JMPR d'examiner la LMR pour les poivrons cloche compte tenu des
.,données communiquées par les Etats-Unis.
Fruits a pépins
La délégation des Pays Bas a déclaré au -Comité que les données qui avaient été évaluées
-
par la JMPR et qui avaient permis l'établissement d'une LMR de 2 mg/kg étaient fondées sur des
essais en plein champ au cours desquels les applications a des taux supérieurs aux BPA avaient
été effectuées. A son avis, une LMR plus basse, au niveau de 1 mg/kg, serait acceptable. La
délégation de l'Italie s'est déclarée du méne avis. La délégation des Etats-Unis est convenue
avec les Pays-Bas que la situation concernant les EPA n'était pas claire et s'est engagée a fournir
des informations sur les BPA dans son pays.
Le Comité a invité les autres pays a communiquer également des informations sur les BPA, qui pourront
être transmises a la JMPR pour examen avec celles des Etats-Unis. La délégation de la France a fait
savoir au Comité qu'elle disposait d'informations, mais que celles-ci étaient de caractère confi-
dentiel; elle s'efforcera néanmoins de les communiquer.
Son de blé, farine de blé (blanche) et farine de blé (complète)
L'attention du Comité a été appelée sur le fait que la LMR proposée pour le son de blé
était semblable a celle pour les graines céréalières. Généralement, les graines céréalières et
la farine complète ont la méme limite, tandis que la LMR pour le son est égale au double de cette
dernière. Le Comité a noté que les LMR concernant cette substance seront examinées par la JMPR de
1984 (Rapport de la JMPR de 1983, par. 3.1).
PERMETBRINE (120)
La délégation des Etats-Unis a déclaré au *cuité que les LMR Codex ne comportaient que la
perméthrine (somme des iscmère tandis que les tolérances des Etats-Unis englobaient également les
métabolites que sont l'acide 3-(2,2-dichloroéthény1)-2,2-diméthyl-cyclopropane carboxylique (IXNA)
et le 3-phénoxyphénylméthanol (3-BPA) pour les produits d'origine vegétale (a l'exception de la
substance mère pour les graines de coton seulement) ainsi qu'un autre métabolite, l'acide
3-phénonybenzdique pour les produits d'origine animale. La délégation des Etats-Unis a déclaré
qu'a moins d'incluse ces métabolites, les tolérances Codex et des Etats-Unis seraient incompatibles.
La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité que la décision de la JMPR de baser les LMR sur
un seul indicateur avait pour but de faciliter le travail des services chargés de la réglementation
lorsqu'ils doivent prendre des mesures visanta réglementer les BPA. Le principe suivi par la
JMPR facilitera l'analyse.
La délégation des Etats-Unis a déclaré qu'elle pourrait approuver ce principe en examinant le
problème cas par cas, et qu'il existait des inconvénients qui devaient être pris en considération.
Luzerne (fourráge), melres de haies, groseilles a maquereaux, choux-raves
La delégation de la France a fait part de ses réserves au sujet de ces LMR.
Amandes
La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité qu'actuellement les utilisations de ce
pesticide aux Etats-Unis n'exigeaient pas une LMR supérieure a 0,05 mg/kg, même si les métabolites
étaient compris.
- 20 -
Champignons
181: Aux Etats-Unis, une tolérance de 6 mg/kg est applicable. La délégation est en mesure
de communiquer a la JMPR des informations sur les BPA ainsi que d'autres données l'appui de
cette tolérance.
Oignons de printemps
Les délegations de la France et des Pays-Bas ont été d'avis que des taux normaux
d'application entraîneraient des LMR ne dépassant pas 1 mg/kg. Les LMR pour les oignons de prin-
temps sont généralement supérieures a celles pour les oignons (en bulbes) par suite d'un rapport
supérieur entre la partie aérienne et le poids dans les oignons de printemps da aux feuilles. Le
délégué des Pays-Bas a accepté de fournir des données sur les expériences acquises dans son pays
au sujet des BPA en vue de leur examen par la JMPR.
Pois
Le Comité a noté que les Evaluations de la JMPR parlaient de pois (décortiqués) et
a modifié le texte en conséquence.
Fruits à pépins
La délégation de la Suisse a fait savoir au Comité que dans son pays deux applications
par année de perméthrine au maximum étaient autorisées pour éviter l'apparition d'une résistance.
Il serait utile pour la JMPR et le Comité, lors de l'évaluation de BPA, de disposer d'informa-
tions sur la résistance aux pyréthroides, ce qui pourrait entraîner des taux d'application plus
élevés justifiant des LMR plus hautes. Le Secrétariat a accepté de transmettre cette question
la Division compétente de la FAO.
Chair de volaille
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a appelé l'attention du Comité
sur les différentes LMR proposées pour la viande de bovins, la chair de volaille et la viande
de porcins; elle a souhaité connaître les raisons de différences aussi importantes. Le Comité
a accepté de soumettre cette question a la JMPR pour clarification.
Abats comestibles de bovins, d'ovins et de caprins
La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité que les tolérances dans son pays étaient
de 1 mg/kg aussi bien pour les Abats comestibles de bovins, d'ovins et de caprins. Elle a sou-
haité connaitre la raison de différences aussi importantes. Le Comité a invité la délégation des
Etats-Unis à communiquer les données à la JMPR pour examen.
Fèves de soja
La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité que les utilisations actuelles dans
son pays n'exigeaient pas une LMR supérieure 0,05 mg/kg, en dépit du fait que les tolérances
applicables aux Etats-Unis englobaient la perméthrine, le DCRA et le 3-PBA. A son avis, les
données examinées pat la JMPR de 1979, qui provenaient principalement des Etats-Unis, ne
devraient pas conduire l'établissement d'une LMR supérieure a 0,05 mg/kg. Le Comité a invité
la JMPR à préciser cette question.
Epinards
La délégation des Etats-Unis d'Amérique a déclaré au Comité que la tolérance applicable
dans son pays était de 20 mg/kg; elle a accepté de communiquer des informations sur les BPA
ainsi que d'autres données la JMPR pour examen.
Thé
T. La délégation des Pays-Bas a estimé que les données mentionnées dans les Evaluations
de la JMPR de 1979 ne rendaient pas nécessaires des LMR supérieures 10 mg/kg. Le Comité a
noté que le transfert de ce pesticide dans les infusions de thé était insignifiant (voir.
Evaluations de la JMPR de 1981, page 419).
Tomates
De l'avis de la délégation des Pays-Bas, la limite proposée n'est pas justifiée par
les données qui figurent dans les Evaluations de 1979; une LMR de 0,5 1 mg/kg serait plus
réaliste, m6me lorsque de brefs intervalles pré-récolte sont respectés. Le Comité a prié la
JMPR d'étudier cette question et a invité les pays communiquer tout complément d'informations
dont ils pourraient disposer.
Son de blé, farine de blé (blanche) et farine de blé (complète)
Le Comité a noté que les LMB: pour les produits précites étaient de caractère temporaire,
dans l'attente de l'évaluation par la JMPR des données sur les pratiques de mouture a l'édhelle
commerciale. La délégation de l'Australie a accepté de réunir les données nécessaires et de les
communiquer a la JMPR et au Secrétariat du Codex.
- 22 -
complètement lors de la préparation des aliments en vue de leur consommation. Cette remarque
concerne particulièrement les produits céréaliers.
Plusieurs délégations avaient fait part de réserves analogues dans leurs observations écrites.
Le Cavité a décidé de ne prendre aucune mesure au sujet de aes propositions avant que les aspects
toxicologiques de cette substance aient été examinés par la JMPR.
OXAMYL (126)
Le Comité a noté que quelques LMR étaient de caractère temporaire en raison de l'Absence
de certaines données de résidus. L'examen de cette substance est prévu par la JMPR de 1984.
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a réservé sa position, certaines informations
toxicologiques n'étant pas disponibles dans son pays.
Pommes, céleri, ágrumes
La délegation des Pays-Bas a réservé sa position a l'égard de ces propositions, car il
n'apparaissait pas clairement qu'elles étaient fondées sur des BPA. La délégation des Etats-Unis
a fait savoir au Comité que la tolérance dans son pays était de 2 mg/kg. La JMPR sera priée d'exa-
miner cette question en étudiant cette sUbstance, en 1984.
Haricots mange-tout, haricots mange-tout (secs)
La délégation de l'Australie a déclaré au Comité qu'elle regrettait de ne pas âtre en
mesure de communiquer les données de résidus qu'elle avait promises.
Melons, melons d'été, tomates, pastèques, poivrons
La délégation des Pays-Bas s'est déclarée opposée a ces propositions qui, a son avis,
sont fondées sur des taux d'applicatión excessifs. Elle a proposé des LMR de 1 mg/kg pour ces
produits, sauf pour les poivrons pour lesquels une LMR de 2 mg/kg sentie convenir. La JMPR sera
invitée a prendre note de ces propositions lors de sa session de 1984.
La délégation des Etats-Unis a accepté de fournir des données sur les BPA relatives a ces produits
l'intention de la JMPR.
PHENOTHRINE (127)
La délégation des Pays-Bas a été d'avis que des LMR pourraient être établies pour la
farine complète et la farine blanche. Le Comité a décidé d'inviter les gouvernements à communi-
quer les données de résidus nécessaires sur la base desquelles la JMPR pourra établir ces limites.
Il a également décidé de réexaminer les LMR pour les céréales, en mêmo temps que toute
nouvelle proposition pour les produits céréaliers.
AZOCYCLOTIN (129)
Le Comité a noté que l'emploi d'azocyclotin entraînait aussi la présence de résidus de
cyhexatin, qui est en lui-même un pesticide. Il n'est pas possible de distinguer dans la pratique
le pyhexatin découlant de l'emploi de cyhexatin, d'azocyclotin ou d'un mélange de ces deux substances.
Quelques délégations ont par conséquent estimé qu'il convenait d'établir une seule liste de LMR
applicable aussi bien à l'azocyclotin qu'au cyhexatin. On a fait valoir que cela créerait des
difficultés étant donné que le cyhexatin et l'azocyclotin ont des utilisations homologuées diffé-
rentes et que des LMR ne pourraient être établies pour l'azocyclotin sur la base de EPA concernant
le pyhexatin et vice-versa. Des données sur les utilisations de mélanges font par ailleurs défaut.
En outre, des DJA distinctes ont été attribuées a ces deux pesticides. Le Secrétariat a rappelé
que cette question avait déjà été examinée (ALINORM 85/24, par .201).
Le Comité a décidé de remettre a plus tard l'examen des LMR pour l'axocyclotin et a
invité la JMPR à envisager de réunir les LMR pour le pyhexatin et l'azocyclotin sous le titre
de cyhexatin. La délégation de la Suède a exprimé des réserves au sujet de la LMR de 2 mg/kg,
compte tenu d'une DJA a un bas niveau.
DIFLUBENZURON (130)
Le Comité a décidé de ne pas faire progresser le projet de LMR pour les choux de
Bruxelles, les données de résidus concernant ce produit ayant été omises dans les Evaluations de
1982. Elles seront publiées dans les Evaluations de 1983.
ISOFENPHOS (131)
La délégation des Etats-Unis a déclaré au Comité que dans son pays les tolérances pour
ce pesticide englobaient les métabolites inhibiteurs de la dholinestérase, l'isofenphos des
N-isopropylique (DNI) et son analogue oxygéné (ADDNI) qui ne sont pas compris dans les proposi-
tions de LMR à l'examen. Ces deux métabolites qui possèdent les males pLopriétés toxiques que
la substance mère, se retrouvent en quantités notables dans les résidus. Les études du métabo-
lisme dans des cultures à rotation ont permis de constater que l'AODNI dépasse parfois les con-
centrations de résidus de l'isofenphos ou de son analogue oxygéné dans certaines cultures.
Le Comité- a noté qu'il existait des méthodes pour la détermination des métabolites inhibiteurs
de la dholinestérase et a invité la JR à examiner si ces métabolites devraient être incorporés
dans la définition du résidu.
Agrumes
Les délégations des Pays-Bas et de la France ont déclaré au Comité que la proposition
était fondée sur les résultats d'une seule expérience comportant deux répétitions. Ils ont
- 24 -
été d'avis, comme la JMPR dans ses Evaluations de 1982, qu'un complément d'informations sur les
résidus dans les différentes variétés d'agrumes, ainsi que sur la répartition des résidus entre
la peau et la pulpe était souhaitable.
Le Comité a demandé aux fabricants de communiquer les informations demandées par la
JMPR.
Fburrage de mais, fourrage de maïs doux
Le Comité a éte informé par la délégation des Pays-Bas que les données qui figurent dans
les Evaluations de la JMPR de 1981 indiquaient que les résidus dans les fourrages secs ne dépas-
saient pas 0,2 mg/kg. Le Comité a prié la JMPR d'examiner nouveau cette question et a maintenu
les LMR pour ces deux produits a l'étape 5.
Sous-produits de boucherie
Aux Etats-Unis, la tolérance pour ces produits est plus élevée; elle est de 0,1 mg/kg.
Le Comité a été d'avis que la différence qui existe entre la tolérance des Etats-Unis et la limite
Codex serait supprimée si on parvenait à éliminer les différences qui subsistent entre la définition
du résidu des Etats-Unis et celle du Codex. Le Comité a fait passer la LMR a l'étape 5.
Poires
La délégation des Pays-Bas a déclaré au Comité que les données évaluées par la JMPR
avaient été obtenues en Italie. Ce pays a établi une LMR de 0,1 mg/kg sur la base d'un intervalle
pré-récolte de 42 jours. La délégation de la RépUblique fédérale d'Allemagne a fait part de ses
réserves, estimant qu'une LMR de 0,1 mg/kg serait satisfaisante. Le Comité a fait passer
la LMR a l'étape 5.
Bananes
Le COmité a fait passer la LMR a l'étape 5, l'omission de l'étape 6 étant recommandée
la Commission.
METEHOCARBE (132), TRIADTMEFON (133)
Le Comité a rappelé la décision qu'il avait prise a sa quinzième session (ALINORM 85/24,
par. 214 et 218) et a renvoyé l'examen des LMR à sa prochaine session, les Evaluations de la JMPR
de 1983 n'étant pap encore disponibles.
DELTAMETBRIINE (135)
Le Comité a rappelé sa décision prise a sa quinzième session (ALINORM 85/24, par. 220 et
221) de communiquer cette substance a la JMPR et d'attendre le résultat de son évaluation. A la
demande du Président, le représentant de la FAO a déclaré que la deltaméthrine ne figurait pas
l'ordre du jour de la JMPR de 1984. La délégation de la France a fait savoir au nom du fabricant
que les projeta de LMR étaient considérés comme satisfaisants, compte tenu du schéma d'utilisation
actuel de cette sUbstance. En raison notamment des réserves exprimées par les délégations de la
Hongrie et de la RépUblique fédérale d'Allemagne, un complément de données sera communiqué à la
JMPR, afin de parvenir à lever ces réserves. Le Cbmité est convenu de prier la JMPR d'évaluer
toute nouvelle donnée qui lui serait communiquée.
BENDIOCARBE (137)
Riz (paddy), Taille de riz
La délégation des Pays-Bas a fait savoir dans ses observations écrites que les Evaluations
de 1982 indiquaient qu'aucune information n'était disponible sur les EPA concernant le riz (paddy)
et la paille de riz. La majorité des données indiquaient qu'en général les résidus ne dépassaient
pas 0,02 mg/kg, concentration qui se trouve à la limite de détermination ou à proximité. Les
gouvernements ont été priés de faire parvenir à la JMPR des données sur les BPA concernant cette
substance. La délégation de la Corée du Sud s'est engagée à communiquer de telles données à la
JMPR.
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a été d'avis que des données de
résidus sur le riz usiné étaient nécessaires avant qu'elle puisse faire connaitre son opinion
au sujet de cette proposition. Les gouvernements ont été priés de faire parvenir de telles
données à la JMPR.
Rognons de bovins
En reponse à une question de la délégation des Pays-Bas, il a été déclaré que la limite
de détermination dans ce produit était effectivement de 0,2 mg/kg.
Abats comestibles de volaille
L'indication "sauf les rognons" qui figure dans le document CAC/PR 2-1984 représente
une erreur de dactylographie. La description de ce produit sera corrigée.
METALAXYL (138)
Définition du résidu
Les délégations du Canada et des Etats-Unis n'ont pas été en mesure d'approuver les
IPIR proposées qui ne sont basées que sur la substance mère; si tous les constituants avaient
- 25 -
été. inclus, les résidus mesurés auraient été beaucoup plus importants. La délégation des Etats-
Unis a par conséquent proposé d'incorporer tous les métabolites dans la définition du résidu. Cela
empédhera par ailleurs les utilisations illégales.
Les délégations du Danemark et du Royaume-Uni ont fait valoir que l'incorporation de
tous les constituants dans la définition du résidu soulèverait des problèmes analytiques excessifs.
Des méthodes d'analyse applicables aux fins de la réglementation existent pour la substance mère.
Agrumes
Les délégations de l'Italie et de la France ont réservé leur position au sujet de la LMR,
étant donné que cette substance n'est pas utilisée sur les agrumes dans ces pays. La délégation
de la République fédérale d'Allemagne a appuyé cette réserve. Les deux délégations ont estimé qu'une
limite de 1 mg/kg serait suffisante. Des données de surveillance en Suède et des BPA en France
permettent de prévoir des résidus pouvant atteindre 5 mg/kg. La délégation d'Isradl a fait savoir
que le métalaxyl était occasionnellement utilisé pour lutter contre les attaques de idhytoPhtora.
Oignons
Il a été admis que la limite de détermination pour ce produit se trouvait a 0,05 mg/kg.
La délégation des Etats-Unis a déclaré qu'une concentration de 0,05 mg/kg était trop faible pour
tenir compte des BPA dans son pays. Pour les oignons verts, une limite de 10 mg/kg est nécessaire,
alors que dans les bulbes (secs) une limite de 3 mg/kg est demandée. Des données sur les BPA seront
connuniquées la JMPR.
Pommes de terre
La délégation des Pays-Bas a noté que dans le seul cas mentionné dans les Evaluations ou
les résidus avaient dépassé 0,05 mg/kg, le métabolite 2,6-diméthylaniline était compris. Etant
donné que ce métabolite n'est généralement pas inclus, une LMR dépassant 0,05 mg/kg ne sentie pas
justifiée. Cette question a été transmise a la JMPR.
Epinards
La délégation des Pays-Bas avait noté que seules des applications excessives de ce composé
avaient laissé des résidus dépassant 0,5 mg/kg. La JMPR a été invitée a préciser cette question.
Courges
La délégation des Etats-Unis a fait savoir que compte tenu des BPA.aux Etats-Unis, une LMR
de 1 mg/kgétait nécessaire. Des données seront fournies a la JMPR.
ETUDES DE TENEURS INDICATIVES A L'ETAPE 4
Le Comité était saisi du document CX/PR 84/6 contenant les teneurs indicatives a examiner, .
•ompte tenu des observations qui se trouvaient dans le document CX/PR 84/7. Le Président a orienté
les débats particulièrement sur l'étude (a) des raisons pour lesquelles il n'existait ni DJA, ni
DJA temporaire; (b) de la possibilité que des informations toxicologiques soient communiquées la
JMPR; et (c) les utilisations actuellement homologuées pour ces pesticides, leur disponibilité
dans l'avenir etleursutilisations futures.
Les paragraphes ci-après rendent compte des débats qui ont été consacrés a
chaque substance.
On constatera que quelques substances et teneurs indicatives ont été renvoyées la JMPR pour une
nouvelle évaluation. Toutes les teneurs indicatives ont été maintenues l'étape 4 de la Procédure,
conformément a la décision prise par le Comité sa quatorzième session (ALINORM 83/24 A, par.
46-47)
Les délégations des pays suivants: Canada, France, République fédérale d'Allemagne, Pays-
Bas et Suisse ont déclaré que dans leur pays, l'emploi de un ou plusieurs fumigants titre de
pesticide était interdit, et que des limites dans les aliments avaient été fixées à la limite de
détermination la plus basse, pour des raisons concernant la santé.
BISULFURE DE CARBONE (009)
Le Comité a noté que des données toxicologiques complètes ne seraient probablement pas
conanuniquées au sujet de ce fumigant ou d'autres substances analogues non protégées par un brevet.
Néanmoins, les dossiers de l'IRPTC contiennent peut-être des informations pertinentes. Le Comité
a noté que la JMPR était parvenue a la conclusion que l'établissement de DJA pour les fumigants
n'était pas nécessaire, ces substances étant utilisées d'une façon telle que les résidus auront
effectivement disparu avant que la denrée traitée ne parvienne au consommateur. Le Secrétariat a
proposé cue le bisulfure de carbone et d'autres fumigants volatiles soient transmis a la JMPR
avec la demande que ces substances soient prises en considération de la même façon que le phos-
phure d'hydrogène dans les céréales, et que des données sur les additifs alimentaires utilisés
soient le cas échéant prises en considération. Le Secrétariat a souligné l'intérêt que porte la
FAO aux agents protecteurs des céréales après la récolte et aux façons de prévenir les pertes
après-récolte. On a fait valoir que le bisulfure de carbone réagissait plus facilement que le
phosphure d'hydrogène bien que cette dernière substance soit plus toxique. On a aussi noté que
le bisulfure de carbone n'avait pas été évalué depuis 1971 et que les méthodes d'analyse avaient
accompli des progrès notables depuis lors. Pour cette raison également, le bisulfure de carbone
a été transmis à la JMPR.
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Les déclarations de plusieurs délégations ont révélé que le bisulfure de carbone était
encore utilisé dans quelques pays, seul ou mélangé d'autres fumigants, sur les graines céréa-
lières entreposées.
Le Comité notant ce qui précède, a décidé de transmettre le bisulfure de carbone a la JMPR pour une
nouvelle évaluation; il a également envisagé un débat sur la transformation éventuelle des teneurs
indicatives actuelles en LMR Codex, sur la base du fait que les résidus sont extrémement faibles
dans les aliments consommés. La délégation de l'Australie a souligné que les graines céréalières
et autres produits étaient traités par fumigants avant d'entrer dans les circuits commerciaux et que
les LMR devraient tenir compte des risques que les produits soient échantillonnés peu de temps après
avoir été traités.
TETRACHLORURE DE CARBONE (010)
Le Comité a noté que ce fumigant était encore utilisé seul ou en combinaison avec d'autres
fumigants. Répondant une question concernant la candérogénicité éventuelle du tétrachlorure de
carbone, le Comité a appris que l'IARC avait réuni des informations sur la cancérogénicité de cette
substance mais que ces conclusions ne s'appliqueraient pas nécessairement aux résidus consommés
dans les aiiments.
Le Comité a appris que les résidus de tétrachlorure de carbone étaient moins facilement
éliminés des graines cere4a1ières par ventilation que ceux du phosphure d'hydrogène.
Le Comité a décidé de procéder de la méme façon que dans le cas du bisulfure de carbone.
1,2-DIBROMOETBANE (EDB) (023)
La délégation de l'Inde a déclaré que l'EDB était utilisé titre de fumigant de rempla-
cement pour les graines céréalières entreposées et que des essais avaient été exécutés pour doser
les résidus de bromure organique. A l'aide de méthodes normales, aucun résidu de bromure organique
n'a pu être décelé. Se référant dPs mesures prises récemment aux Etats-Unis au sujet de l'EDB,
la délégation a demandé que des informations lui soient données sur les rapports qui existent
entre les LMB: Codex pourlebromure inorganique et les résidus de bromure.organique, ainsi que sur
les concentrations auxquelles les résidus d'EDB dans les graines céréalières et les produits de
mouture pourraient être considérés comme présentant un danger de candérogénicité. Le représentant
de l'OMS se référant au Rapport de la JMPR de 1979 a exprimé l'avis que la JMPR pourrait peut-être
examiner l'EDB en 1985, en méme temps que d'autres fumigants.
On a noté que l'EDB n'était utilisé que dans de faibles mesures en tant qu'agent protec-
teur des céréales après la récolte et pour le traitement des fruits, compte tenu des règlements
concernant la quarantaine des végétaux. Le Comité a décidé de communiquer l'EDB a la JMPR pour
un nouvel examen. Les gouvernements ont été invitas faire parvenir a la JMPR des renseignements
sur les utilisations actuelles de l'EDB, accompagnés de données pertinentes, et d'indiquer en
outre les aliments faisant l'objet de règlements pour la quarantaine des végétaux qui exigent une
fumigation. La délégation de l'Australie a de nouveau noté qu'il serait nécessaire d'établir des
LMR ou des teneurs indicatives compte tenu d'un échantillonnage effectué peu de temps après le
traitement.
1,2-DICHLORDETHANE (024)
Le Comité a décidé de procéder de la Méme façon que pour l'EDB.
HEXACHLOROBENZENE (044)
Le Comité a noté que la présence de HCB dans certaines denrées alimentaires des concen-
trations oonformes aux teneurs indicatives du Codex .était l'origine de difficultés dans le com-
merce. Bien qu'il semble que l'on n'utilise pas l'HCB en tant que pesticide en lui méme, y compris
-
dans le cas du traitement des semences, l'HCB se trouve partout en raison du fait qu'il constitue
une impureté dans certains pesticides. Le Comité a noté qu'une DIA provisoire avait été attribuée
a l'HCB dans le passé, mais qu'elle avait été retirée par la JMPR.
On s'est demandé s'il ne serait pas plus avantageux d'attribuer à l'HCB des limites de
résidus d'origine étrangère (CRE); il pourrait en outre s'avérer utile d'examiner si les teneurs '
indicatives existantes sont toujours appropriées.
Le Comité est convenu_qu'il était nécessaire de réviser les teneurs indicatives
pour l'HCB, compte tenu de donnees de résidus provenant de programmes de surveillance et d'autres
informations (notamment de nature toxicologique), non seulement dans les aliments pour lesquels
il existe des teneurs indicatives, mais aussi aux autres denrées alimentaires, y compris la chair
de lapin. Le Comité invitera la JMPR à étudier ces informations et à envisager l'établissement
de LRE pour les denrées alimentaires.
BROMURE DE METHYL (052)
Le Comité a été informé qu'une étude sur la toxicité orale (90 jours) avait été conduite
aux Pays-Bas et publiée dans le bulletin "Food Chemical Toxicology" avec une étude de l'inhalation
- 27 -
(deux ans). Des travaux ont également été consacrés au bromure inorganique avec l'aide de volon-
taires. On a exprimé l'avis qu'en plus des données toxicologiques, des informations sur le résultat
de l'interaction avec les aliments seraient nécessaires. Le Comité a noté que des informations
nombreuses existaient déjà dans la littérature consacrée aux résultats d'interactions. Il setble
que la transformation en brame des liens non saturés dans les graisses était peu probable. La
plupart des interactions avec les aliments comportent la méthylation des groupes amino-primaires.
Le Comité a décidé de procéder comme dans le cas de l'EDB.
AZINPHOS-ETHYL (068)
Le Comité a été informé par le GIFAP que des informations sur la toxicologie de l'azinphos-
éthyl avaient été réunies depuis 1973, date a laquelle cette substance avait été evaluée. Ces
informations seront communiquées la JMPR pour évaluation en 1985 ou 1986. Le Comité a noté que
l'analogue éthylé était moins toxique et que l'azinphos-éthyl n'était utilisé que dans des propor-
tions limitées.
CAMPHECHLORE (071)
Le Comité a été informé que la production de camphechlore setblait être importante et que
l'utilisation de ce pesticide augmentait. Le GIFAP a déclaré que le fabricant initial n'avait pas
l'intention de poursuivre la production de camphedhlore, ni par conséquent de fournir de nouvelles
informations toxicologiques a la JMPR. Un certain nombre de délégations Ont été d'avis qu'étant
donné que le camphechlore était fabriqué par des sociétés autres que le fabricant initial, les
teneurs indicatives devraient être retirées en l'Absence d'informations sur le camphechlore
effectivement produit.
Le Comité a appris que l'on soupçonnait le camphechlore d'être cancérigène. Notant que
cette substance faisant encore l'objet de nombreuses utilisations homologuées, notamment pour la
lutte contre les ectoparasites des animaux source d'aliments, on est convenu de remettre a la
prochaine session l'examen des teneurs indicatives compte tenu des utilisations homologuées
actuelles et d'autres informations pertinentes.
DINOCAP (087)
Le Comité a été informé par les délégations de la République fédérale d'Allemagne et
des Pays-Bas que cette substance était encore homologuée dans leur pays. TOutefois, ils attendent
encore que le fabricant réponde a certaines questions toxicologiques. Le Représentant du fabricant
s'est engagé a examiner ce qui pouvait être fait pour cotbler ces lacunes.
Pommes
La délégation des Pays-Bas a été d'avis qu'une teneur indicative de 0,1* mg/kg n'était
pas suffisante pour tenir compte de l'utilisation de cette substance sur les pommes dontre les
araignées rouges. Elle s'est engagée communiquer des données a la JMPR.
BIORESMETHRINE (093)
Le Comité a noté que cette substance était utilisée par l'Australie comme agent protec-
teur deso'eréales. La JMPR de 1976 n'avait pas été en mesure d'établir une DJA, des études de
toxicité a long terme faisant défaut. Le représentant du fabricant a déclaré au Comité que ce
produit ne faisait pas l'objet d'un commerce important et que de telles étlides ne seraient pas
entreprises.
METHOMYL (094)
La JMPR de 1978, qui avait procédé a l'évaluation toxicologique du méthomyl ne disposait
que des résultats d'une étude de la mutagénicité; elle n'avait, par conséquent, pas été en mesure
d'établir une DJA pour cette substance. Le représentant du fabricant a déclaré au Comité que cette
substance était homologuée en vue de son utilisation dans un certain nombre de pays sur la base
de données complètes sur sa toxicité fournies par le fabricant. Le Comité s'est déclaré préoccupé
par les situations dans lesquelles les données dont dispose le fabricant ne sont pas transmises A
la JMPR.
La délégation du Mexique a été de l'avis que l'utilisation des pesticides devrait faire l'Objet
d'une harmonisation entre les pays et que ceux-ci devraient refuser l'homologation d'une substance
si le fabricant ne transmet pas les données toxicologiques aux fins d'une évaluation internationale.
Le Représentant du GIFAP a déclaré au Comité que certains fabricants étaient préoccupés par le
fait que quelques gouvernements procédaient encore a l'homologation de pesticides sur la base des
Evaluations de la JMPR qui reposent sur des données fournies par certains fabricants, sans demandpr
les mânes données toxicologiques et de résidus aux autres fabricants oui sollicitent l'homologation
du même produit provenant d'une source industrielle différente.
La délégation de l'Egypte a fait savoir au Comité que le méthomyl était utilisé de façon généralisée
dans son pays pour le coton et qu'aucun résidu de ce pesticide n'était décelé dans les graines.
Aux Pays-Bas, une DIA provisoire de 0,01 0,02 mg/kg de poids corporel a été prise en considération
-
sans que toutefois une décision définitive n'ait été prise. La délégation des Pays-Bas a déclaré
au Comité qu'elle avait établi des tolérances nationales pour certains produits, et a accepté de
communiquer des informations sur les BPA ainsi que les autres données disponibles la JMPR, en
vue de leur examen.
- 28 -
DAMINOZIDE (104)
Le représentant de l'OMS a déclaré au Comité qu'en dépit de l'existence d'une base de
données toxicologiques assez complètes, la JMPR n'avait pas été en mesure d'établir une DJA, une
étude toxicologique a long terme satisfaisante faisant défaut. Le représentant du fabricant a fait
savoir que de nouvelles données sur la toxicité sont actuellement Obtenues et qu'elles seront
envoyées la JMPR.
On a fait savoir que les teneurs indicatives étaient applicables au daminozide fabriqué selon cer-
tains procédés particuliers. Ce fait devrait étre indiqué l'aide d'une note de bas de page cor-
respondant au titre de la colonne où figurent les teneurs indicatives.
Pommes et poires
La délégation des Pays-Bas a estimé que l'emploi de cette substance provoquerait des
résidus pouvant s'élever jusqu' à 5 ou même 10 mg/kg. Cependant, de tels chiffres ne pourraient
être acceptables que si les problènes toxicologiques sont élucidés de nanière satisfaisante.
Tomates
Les délégations de la République fédérale d'Allemagne et des Pays-Bas ont désiré savoir
sur quelles données reposaient ces propositions. Le COmité a décidé d'inviter la Réunion conjointe
examiner la question.
ETBEPHON (106)
Le Comité a noté que la toxicologie de l'étéphon avait été évaluée par la JMPR de 1978.
Les données réunies sur les questions toxicologiques ne comprenaient que des études a court terme,
aussi la JMPR n'a-t-elle pas donné son approbation pour ce pesticide. Le représentant du fabricant
a déclaré au Comité que l'on possédait un grand nombre de données toxicologiques sur cette substance,
sur la base desquelles certains pays avaient homologué l'étliéphonen vue de son utilisation. Le
fabricant ne s'est pas engagé à communiquer des données la JMPR pour évaluation.
Le Comité a noté que ce composé était homologué dans plusieurs pays. Les Pays-Bas ont
établi une DJA de 0,02 mg/kg de poids corporel sur la base des données dont ils disposaient; ils
possèdent également des tolérances nationales pour certains produits. Certaines des LMR proposées
ont été jugées acceptables. Les IMR pour les cerises, le raisin et les poivrons n'ont pas été
jugées acceptables par les Pays-Bas car elles ne correspondent pas aux EPA. Ces propositions
étaient fondées sur un intervalle pré-récolte de zéro jour, ce qui a été jugé peu réaliste pour
un produit utilisé pour Obtenir une maturité uniforme et un éclaircissement des fruits. Le
processus d'éclaircissement demande généralement quelques jours et un délai de zéro jour ne peut
être considéré comme tenant compte des BPA.
L'éthéphon est homologué dans certains pays en vue de son application sur les céréales
telles que le blé, l'orge et l'avoine, ainsi que sur des fruits tels que les pommes, les cerises
et les ananas. Quelques pays ont été d'avis que des LMR devraient être établies pour les céréales.
La délégation du Royaume-Uni a déclaré au Comité que la JMPR de 1983 avait évalué des données
concernant les céréales qui lui avaient été soumises, nais qu'elle n'avait pas été en mesure de
fixer des LMR. A son avis, il devrait être possible pour la JMPR d'établir des LMR si un complé-
ment de données disponibles aux Pays-Bas et en Belgique pouvait être transmis è la JMPR. La
délégation de la République fédérale d'Allemagne a informé le Comité qu'il lui serait difficile
de fournir des données de résidus concernant les céréales, et a proposé de demander au fabricant
de fournir dés données a la JMPR.
ETHYLENETHIOUREE anx” (108)
Selon le représentant de l'OMS, aucune DJA ne peut être fixée pour cette substance.
Il pourrait cependant partager les vues exprimées par les Pays-Bas dans les observations écrites
selon lesquelles, compte tenu de l'évaluation de la toxicité des éthylène-bis-dithiocarbanates
(Evaluations de 1981, suppl. p. 26), une DJA pour l'ETU avait été attribuée indirectement. Toute-
fois, il ne saurait donner un avis définitif sans avoir consulté la JMPR.
Les délégations de la République fédérale d'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni se sont
déclarées opposées aux teneurs indicatives; l'ETU n'est pas un pesticide en lui-même et les
teneurs indicatives pour cette substance introduiraient une impureté en tant que substance dans le
système Codex ,alors que les autres impuretés ne sont généralement pas incluses. On a souligné
le fait que l'ETU se constitue au cours de la cuisson et qu'il ne serait pas utile d'établir des
LMR pour les produits agricoles crus. La délégation du Royaume-Uni a ajouté que l' ETU pouvait
être considéré in vivo et que les teneurs indicatives proposées ne concernaient que la fraction
des produits pour lesquels des LMR avaient été proposées pour les dithiocarbamates.
Le Ctuité a décidé de transmettre l'ETU a la JMPR en la priant d'évaluer la question dans
son ensemble, compte tenu de nouvelles données sur les dithiocarbamates, et d'examiner l'existence
éventuelle d'une DJA indirecte.
La délécration des Pays-Bas a estimé que le projet de teneur indicative pour les haricots
(mma décortiqués) n'était pas acceptable. Au cours des études de résidus, les haricots ont été
- 29 -
"viande de carcasse ou volaille". On est convenu de définir la chair de lapin comme un produit
Codex distinct.
1-;épondant a une question posée par la République fédérale d'Allemagne, le Président du Groupe de
travail a fait savoir que ce Groupe n'avait jamais procédé è l'examen de l'expression des résidus
ou des valeurs des LMR pour la Chair de lapin.
Etablissement d'un Groupe de travail ad hoc sur les données de
résidus et l'échantillonnage
Le Comité a exprimé sa reconnaissance au Groupe de travail et è son Président pour leur
contribution aux travaux de la présente session. Il a désigné un nouveau Groupe de travail placé
sous la Présidence de M. J.A.P. Bates (Royaume-Uni), composé des mémes metbres que le Groupe de
travail sortant.
R4PPORT DU GROUPE DE • TRAVAIL AD HOC SUR LES PROBLEMES POSES PAR LES-
RESIDUS DE PESTICIDES DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
Le Comité était saisi du rapport précité (voir Annexe IV du présent rapport) qui a été
présenté par M. A.F. Rahde (Brésil), Président de ce Groupe de travail.
Le Président a souligné les diverses questions qui avaient été portées è l'attention du
Groupe de travail par les Comités de coordination pour l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie. La
nécessité d'une participation active des pays en développement è l'établissement des LMR Codex a
été recommandée par ces comités pour faire en sorte que les conditions particulières des pays de
ces régions soient prises en considération comme il convient. La mise au point par la FAD d'un Code
de conduite lors de la distribution et de l'utilisation des pesticides a été vivement approuvée.
Le Comité de coordination pour l'Afrique avait demandé è la FAO et è l'OMS de préparer un
manuel sur les pesticides contenant des informations particulièrement importantes pour les pays
en développement. Le Comité de coordination pour l'Amérique latine avait déclaré qu'il serait néces-
saire de tenir un symposium sur les résidus de pesticides soulignant par ailleurs que des LMR Codex
pour certains produits tropicaux étaient nécessaires. Le Comité de coordination pour l'Asie s'était
réuni en Thaïlande en marne temps que le Groupe des pays en développement d'Asie. Ces débats avaient
porté sur le besoin d'un laboratoire régional et d'essais de plein champ contrôlés, spécifiques pour
la région, sur le manque d'installations de laboratoire suffisantes et de personnel qualifié.
Au cours de cette réunion, des propositions avaient également été formulées en vue d'obtenir une
aide financière de l'industrie. Cette question, ayant été discutée d'une manière plus approfondie,
l'industrie avait offert de l'aide en nature, sous forme de compétences techniques et pour certaines
activités.
' Il a été signalé è quel point les pays en développement éprouvaient des difficultés
répondre aux exigences rigoureuses des pays;déveloprés: La nécessité d'une coopération par
le truchement des organisations régionales avait été soulignée, pour étudier les problèmes d'inté-
rét commun, notamment l'homologation et l'étiquetage des pesticides, ainsi que celui que pose le
caractère confidentiel des données. Le Groupe de travail a été informé que la FAO continuera
organiser des cours de formation è une utilisation sans danger et efficace des pesticidPs, et
fournir une assistance technique visant è améliorer les infrastructures. L'OS a illustré les
activités du Programme mixte FAO/OMS de surveillance de la contamination des denrées alimentaires,
et mentionné la publication de documents sur les critères concernant l'hygiène du milieu pour
certains pesticides.
Le Président du Groupe de travail a présenté en détail les diverses modifications appor-
tées aux recommandations qui avaient été adoptées par le CCPR è sa dernière session. Ces modifi-
cations confirment le caractère dynamique de ces recommandations.
Au nom d'un certain nombre de pays en développement, la délégation de l'Inde a exposé
les points suivants: (a) la nécessité de donner suite aux recommandations, notamment pour l'éta-
blissement de comités nationaux du Codex; (b) l'attribution de fonds par l'industrie nécessaires pour
l'obtention de données en vue de l'homologation des pesticides dans ces pays, (c) le besoin de
l'appui de l'OMS et de la FAO pour l'organisation de réunions régionales; et (d) la désignation
d'un point de contact (une personne ou un bureau) qui serait responsable des questions concernant
les pesticides.
Le problème d'un appui financier assuré par l'industrie pour conduire des recherches
toxicologiques et de terrain dans des conditions locales a été repris par les délégations de Cuba,
de la Malaisie, de l'Egypte et de la Thaïlande. On a souligné que l'appui technique et/Ou finan-
cier de l'industrie devrait étre coordonné par la FAO et l'OMS. Le représentant du GIFAP a appelé
l'attention sur sa déclaration prononcée pendant la réunion du Groupe de travail. Il avait fait
valoir qu'il s'agissait d'une question complexe exigeant des décisions au niveau le plus élevé,
par les diverses industries, indépendamment du GIFAP, car elle pourrait comprendre des engagements
long terme et d'autres difficultés.
- 32 -
consommateur. En examinant cette question, le représentant de l'OMS a rappelé qu'elle avait déjà
fait l'objet d'un débat, mais qu'elle n'avait pas été résolue. Il a accueilli cette proposition
avec reconnaissance. La délégation du Royaume-Uni s'est également déclarée en faveur de cette
proposition en indiquant que la JMPR devrait étudier ce próblème afin de donner un avis définitif
sur les rapports qui existent entre les limites et les DJA du Codex.
Le délégué du Royaume-Uni a expliqué que lors de l'estimation des LMIR et des DJA, il n'était pas
tenu compte de relations mathématiques entre ces deux valeurs qui étaient obtenues sur des bases
totalement différentes. Il est plus correct de comparer les DJA aux données relatives l'inges-
tion dans le régime alimentaire.
La délégation du Royaume-Uni a demandé que soit précisé le sens de l'expression "en
conduisant une évaluation prospective de l'exposition possible dans le régime alimentaire" (voir
par. 9 du Rapport du Groupe de travail). Dans le but de préciser ce point, la nouvelle version
cfraprès de cette phrase a été établie:
"TOutefois, le Groupe juge qu'il serait utile que la JMPR explique de quelle façon elle estime
un projet de LMR et évalue sa sécurité, et qu'elle fournisse des indications sur les rapports qui
peuvent exister entre une LMR et une estimation réaliste du danger potentiel d'exposition d'un
groupe de population à un pesticide, avant d'accepter une limite Codex. Un document de travail
devrait étre préparé contenant de telles indications pour la prochaine session".
Le délégué de l'Irlande a souligné que les ressources limitées généralement disponibles
pour les études de l'ingestion ne devraient pas étre utilisées pour l'étilap du régime total; une
utilisation encore meilleure serait une surveillance des produits agricoles bruts.
La délégation de l'Inde a fait valoir que les BPA différentes selon les régions pouvaient
être une source de prdblèmes lors de l'acceptation des LMR, surtout dans le cas des agents protec-
teurs des céréales. Cette question, ainsi que d'autres soulevées par certaines délégations,
seront prises en considération dans le document de travail. Le Président du Groupe de travail
se Chargera de préparer un projet qui sera distribué aux membres du Groupe.
Etablissement d'un Groupe de travail ad hoc sur les principes
de la réglementation
Le Comité a exprimé sa reconnaissance au Président et aux membres du Groupe de travail
ad hoc pour les travaux qu'ils ont accomplis avant et pendant la session. Il a décidé d'établir
un nouveau Groupe de travail ad hoc, placé sous la Présidence de M. J.R. Wessel (Etats-Unis), et
composé des dèmes membres qu'auparavant.
RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL SUR LES PRIORITES
Le Comité était saisi du rapport du Groupe de travail précité Noir Annexe VI) qui a été
présenté par M. A.F.H. Besemer (Pays-Bas), Président du Groupe.
Le Groupe a étudié plusieurs composés qui figuraient a l'ordre du jour de la JMPR de
l'année dernière, mais qui n'avaient pas été pris en considération. Dans la mesure où ils répondent
encore aux critères énoncés dans le document CC/PR 84/8, par. 16, ils ont été maintenus sur la
liste I. Cela a notamment été le cas de la diméthipine et du flucythrinate.
Le Président du Groupe de travail a déploré que la vinchlozoline et le glyphosphate aient
dû être retirés de la liste des priorités, aucune indication n'étant parvenue au sujet de la trans-
mission de données concernant ces substances. On a noté que ces composés étaient encore hautement
prioritaires et que le Comité devait étre conscient de la situation en ce qui concerne les données.
Il serait néanmoins contraire aux règles établies par le Comité de les maintenir sur la liste des
priorités.
Le Groupe a examiné une proposition des Pays-Bas concernant une réévaluation du bromure
inorganique. L'examen des données sera prioritaire pour la JMPR de 1985.
La délégation de la République fédérale d'Allemagne a appelé l'attention sur le carbofuran,
qui est le principal métabolite du carbosulfan, prévu pour la JMPR de 1984. Il a proposé que l'on
demande a la JMPR d'étudier ensemble ces deux substances en vue d'établir une liste combinée de LMR.
M. Besemer a répondu que les règles n'autorisaient pas une modification de la liste adoptée en
1983, toutefois, la JMPR sera mise au courant de cette situation.
La délégation de l'Italie a fait part de sa surprise de ne pas trouver le bénalaxyl
sur la liste des priorités, des données ayant été communiquées au Canada. Cependant, aucune donnée
n'est parvenue ni au Canada, ni aux Pays-Bas, et le Groupe de travail n'était pas au courant de cette
proposition. Le bénalaxyl pourra, cependant, être inscrit sur la liste des priorités de l'année
prochaine, si des données sont communiquées à temps.
Le représentant de l'OMS a appelé l'attention sur le fait que les listes I et II seront
soumises a la JMPR en 1984 et 1985. Il s'est engagé à se mettre en contact, sans tarder, avec les
fabricants pour vérifier que des données sont disponibles. Cela devrait permettre à la JMPR de
- 34 -
disposer de substances pouvant remplacer celles dont l'évaluation devrait s'avérer impossible, par
manque de données.
Le Comité a exprimé ses remerciements au Président et aux nombres du Groupe de travail ad
hoc. Il a décidé d'établir un nouveau Groupe de travail ad hoc, composé des mânes membres. M. Brian
Watts (Nouvelle-Zélande) a accepté de remplir les fonctions de nouveau Président, M. Besemer devant
prendre sa retraite au cours de l'année prochaine. Mire Staiker (Canada) s'est déclarée disposée
continuer d'assurer le Secrétariat, comme par le passé.
RAPPORT SUR LES CONTAMINANTS DE L'ENVIRONNEMENT, NOTAMMENT SUR LES BPC
Le Comité était saisi du document OC/PR 84/10 intitulé "Comment le Codex pourrait aborder
le prOblème de la contamination des denrées alimentaires par les biphényls polydhlorés (BPC)".
M. van dPr Koik, qui avait préparé ce document, a fait l'historique de ce document et présenté
les principales conclusions et recommandations.
De nombreuses délégations ont remercié M. van der Noik pour la préparation de cet excellent
document, et ont appuyé la méthode proposée pour affronter les problèmes posés par les contaminants,
et notamment par les BPC. Il est gênéralement admis que la contamination des denrées alimentaires
par ce type de sUbstanceq peut être diminuée le plus facilement par des mesures visant a contrôler
la pollution du milieu. Les mesures concernant l'utilisation et l'évaluation de ces substances
ne sont cependant paq du ressort du Comité. Il lui appartient par contre de s'occuper des consé-
quences de la pollution pour les denrées alimentaires, dans le but de protéger le consommateur,
et d'éviter toute conséquence néfaste au commerce. Le Comité a reconnu que les BPC étaient du
ressort du Comité, compte tenu de son mandat récemment complété (ALINORM 81/39, par. 210).
Méthodes d'analyse
Il est généralement admis que les BPC étant des mélanges complexes de nombreux isomers
et congénères, l'analyse des résidus posait des problèmes et avait besoin d'indications du Groupe
de travail ad hoc sur les méthodes d'analyse. Ce Groupe de travail a déjà entrepris l'examen de la
méthodologie et entreprendra des études avant la prochaine session.
L'objectif consiste a adopter une méthode pratique, largement applicable, pouvant rendre mieux
comparables les données obtenues.
Données de surveillance
De notbreuses données de surveillance ont été réunies jusqu'a maintenant, particulièrement
par le Programme mixte FAO/CMS de surveillance des denrées alimentaires et des fourrages. Pour de
nombreuses raisons, ces données ne sont toutefois pas encore suffisamment sûres pour constituer des
bases de décisions en matière de réglementation. L'un des objectifs de ce Programme consiste a
fournir de telles données au Codex. Le Groupe de travail proposé sur les contaminants pourrait
aider ce Programme dans ce domaine, en élaborant une méthodologie permettant d'obtenir des données
comparables a l'échelon international sur les concentrations présentes dans les denrées alimentaires.
Limites provisoires
Lors de l'examen des problèmes précités et en réunissant des données sûres et comparables
sur les concentrations de BPC, le Groupe de travail proposé sur les contaminants devrait envisager
la possibilité de recommander des limites peovisoires, applicables dans le commerce international
des denrées alimentaires. De telles limites provisoires devraient être établies a l'aide des données
existantes.
Toxicité
Il a été reconnu que l'évaluation complète des aspects toxicologiques des BPC ne serait
probablement pas réalisable dans un proche avenir. On a été informé que l'IPCS accepterait de mettre
a jour l'évaluation toxicologiqueexposéedans la publication "Health Criteria Document No.2 (1976)".
Le représentant de l'OMS a déclaré que la JMPR avait été justement exclue de cette évaluation toxi-
cologique. A son avis, le JECFA serait l'organisme le plus indiqué pour s'occuper de cette question
et fournir des avis sur les problèmes toxicologiques concernant les aliments, provenant notamment des
contaminants. Le Comité est convenu qu'il s'agissait probablement d'une suggestion raisonnable,
mais a demandé a l'OMS et a la FAD de prendre une décision. VU la complexité de la situation, plu-
sieurs délégations ont demandé qu'aucune mesure ne soit prise avant qu'une évaluation toxicologique
complète soit disponible.
Impuretés
Plusieurs délégations ont déclaré que la toxicologie des BIC était particulièrement compli-
quée, en raison notamment de la présence d'impuretés telles que les dibenzodioxines et les diben-
zofurans polychlorés en quantités variables, le plus souvent inconnues, dars les mélanges techniques.
En outre, l'homme est exposé aux mélanges toxicologiquenent filtrés dont la composition diffère des
mélanges techniques. Une évaluation des données toxicologiques disponibles devra tenir compte de
ce qui précède. On est convenu que ces impuretés ne pourraient pas, pour le moment, étre incorpo-
rées dans les activités de surveillance, en raison des sérieux problèmes analytiques qui se posent.
On ne dispose pas non plus de données toxicologiques permettant d'évaluer la concentration de ces
impuretés, le cas échéant.
- 35 -
.CLOTURE DE LA SESSION
Au moment de clóre les travaux de la session, le Président a déclaré que la date de la
prochaine session du CCPR était conditionnée par plusieurs facteurs: celles des autres réunions du
Codex, la nécessité de laisser un délai suffisant après la JMPRde 1984 et avant celle de 1985, la
nécessité de communiquer les résultats de la session la Commission du Codex Alimentarius
(seizième session), ainsi que la disponibilité du Congresgebouw et du personnel du Secrétariat.
Le Président a souligné l'importance du rôle joué par le Secrétariat et l'a remercié pour son dévoue-
ment aux travaux du Comité.
Le Président a souligné les progrès réalisés au cours de la présente session, en dépit du
bref intervalle écoulé depuis la session précédente. Plus de 400 projets de LMR ont été pris en
considération, et les débats consacrés aux teneurs indicatives se sont révélés fructueux. Le docu-
ment du Groupe de travail sur les principes de la réglementation devrait facilitPr les acceptations
des LMR Codex; les documents que rédigeront les autres Groupes de travail ad hoc contribueront
compléter la série des recommandations du CCPR. En parvenant è un accord sur la façon de prendre
en considération les problèmes posés par les BPC, le Comité a pénétré dans un domaine complètement
nouveau.
Le Président a noté que 46 pays avaient participé è cette session. Douze d'entre eux
n'étaient pas représentés en 1983, tandis que 5 des participants de 1983 étaient absents. En formu-
lant l'espoir que ces 17 pays seront tous présents è la prochaine session, le Président a souligné
l'importance d'une participation continue pour tirer le meilleur profit des travaux du Comité.
Pour terminer, le Président a remercié les participants, ainsi que tous ceux qui ont
contribué au succès de la session; il souhaite pouvoir les recevoir tous, lors de la dix-septième
session, en 1985.
9
- 37 - ALINORM 85 1 24A
ANNEXE I
LIST OF PARTICIPANTS
LISTE DES PARTICIPANTS
LISTA DE PARTICIPANTES
ALGERIA AUSTRALIA
L'ALGERIE AUSTRALIE
ARGELIA AUSTRALIA
AUSTRIA BRAZIL
AUTRICHE BRESIL
AUSTRIA BRASIL
JAN LUDWICKI
Chief of Section
National Institute of Hygiene
24 Chocimska Str.
Warsaw
(
- 45 -
SWITZERLAND TUNISIA
SUISSE TUNISIE
SUIZA TUNEZ
ALINORM 85/24A
ANNEXE II
Le Groupe de travail s'est réuni sous la présidence de M. P .A. Greve; il était composé
des délégués suivants:
A. Andersson Suède
H. Beck Répdblique fédérale d'Allemagne
R.S. Belcher Australie
E. Celma Espagne
W.P. Cochrane Canada
M. Cordle Etats-Unis d'Amérique
W. Dejondkheere Belgique
J.F. Eades Irlande
D. Eichler République fédérale' d'Allemagne
H. Frehse IUPAC
M. Galoux Belgique
S. Gorbach République fédérale d'Allemagne
M. Green Lauridsen Danemark
P.A. Greve Pays-Bas
A. Kiviranta Finlande
D.F. Lee RoyaumeUni
Lerdwerasirikul Thallande
M.D. Parkins GIFAP
H. Pyysalo Finlande
J. Quigley Irlande
H. Regenstein GIFAP
Salwa H. Dogheim Egypte
A. Sdhlossar Autriche
Stijve Suisse
G. Timme République fédérale d'Allemagne
M. TOurnayre France
L.G.M. Th. Ttinstra Pays-Bas
J.R. Wessel Etats-Unis d'Amérique
Hbrk Siew Yen Malaisie
1. Ordre du jour
Les débats du Groupe de travail ont porté sur les points suivants:
recommandations concernant des méthodes d'analyse
expression des résidus
analyse des BPC
recru:mandations au sujet de méthodes simplifiées
présentation des données de résidus
bonnes pratiques analytiques
Recommandations concernant des méthodes d'analyse
Le Groupe de travail a entrepris la mise a jour et révision des recannandations formulées
a la session précédente. La nouvelle liste, qui remplace et annule les listes publiées précédemment,
figure a l'Appendice I a l'Annexe II du présent rapport. Il sera en outre pUblié par le Secrétariat
en tant que partie 8 du Guide (CAC/PR 8-1984).
Expression des résidus
A la quatorzième session du CCPR (14-21 juin 1982), le Groupe de travail avait examiné la
possibilité et/ou l'opportunité de simplifier et d'harmoniser l'expression de certains résidus
(ALINORM 83/24 A, Annexe III, par. 6.1 et 6.2). Le Cbmité était alors convenu (voir ALINORM 83/24 A,
par. 225) que cette question, qui comorte probablement des aspects touchant a la toxicologie, devrait
être portée a l'attention de la JMPR, dans le cadre d'un document qui serait préparé par la FAO.
A sa réunion tenue du 5 au 14 décembre 1983 a Gen6ve, la JMPR a examiné cette question; elle est
parvenue aux conclusions suivantes (Etude FAO: production végétale et protection des plantes; n .56,
par. 2.3, 3.2 et 4):
azinphos-éthyl: l'analogue oxygéné devrait être supprimé de la définition du résidu;
carbophénothion: l'analogue oxygéné, son sulfoxyde et sa sulfone devraient être supprimés
de la définition du résidu;
dhlorothalonil: le métabolite 4-hydroxy-2,5,6-trichloro-1,3-benzènecarbonitrile doit être
supprimé de la definition du résidu;
14
- 52 -
Cette question demeurera l'ordre du jour du Groupe de travail pour l'année prochaine
qui prendra en considération toute nouvelle observation formulée par le Comité. Le Président
ajoutera la question des méthodes d'analyse pour les résidus de BPC au questionnaire destiné aux
membres du Groupe.
5. Recommandations concernant les méthodes "simplifiées"
En se référant à un document de travail, le Groupe de travail s'est demandé s'il était
opportun de mettre au point et d'évaluer des méthodes simplifiées pour l'analyse des résidus, telles
que celles décrites dans le rapport UICPA sur les pesticides, no. 13 (Chimie pure et appliquée, 53,
1039-1049), 1981.
Au cours des débats, les points ci-après ont été examinés:
Des méthodes n'exigeant pas des instruments coûteux et compliqués sont manifestement nécessaires
pour procéder aux examens rapides (contrale de conformité avec les LMR). On ne devrait pas
considérer que ces méthodes peuvent remplacer les méthodes plus précises utilisées pour faire
respecter les dispositions.-
Il convient de définir clairement l'objectif de l'analyse: les méthodes qui servent a analyser
des échantillons provenant d'essais de terrain ne sont pas les mêmes que celles dont le but est la
réglementation.
Souvent, il n'est pas nécessaire de mettre au point des méthodes entièiement nouvelles pour les
analyses effectuées sur le terrain. Une réduCtion propórtionnelle visant minimiser la consomfr
mation de solvants et de réactifs permettra de diminuer considérablement le coat d'une analyse.
La chromatograPhie sur couche mince se prête aux conditions de terrain. Certains instruments pour
la chromatographie gaz-liquide se sont révélés suffisamment sûrs dans de telles conditions.
Le Groupe de travail est convenu de maintenir ce point à l'ordre du jour de sa prochaine
réunion. Le Président a accepté de classer les références fournies par le Groupe de travail au
sujet de l'applicabilité en conditions simplifiées. Le questionnaire qui sera distribué par le
Président avant la prochaine réunion comprendra une rubrique consacrée aux méthodes simplifiées,
afin de permettre aux meMbres de transmettre d'autres données utiles. Le Président se mettra
également en rapport avec le Président du Groupe de travail sur les próblémes posés par les
résidus de pesticides dans les pays en développement pour être informé des difficultés effectives
et établir un lien permanent entre ces deux Groupes de travail.
Présentation des données des résidus
Comme convenu, lors de la réunion précédente (voir ALINORM 85/24, Annexe II, par.7), le
Groupe de travail a examiné un amendement proposé par les meMbres du Groupe apporter a la formule
normalisée pour la présentation des données de résidus provenant d'essais de terrain. La formule
révisée a été adoptée par le Groupe de travail et sera portée a l'attention du Secrétariat. Le
Groupe de travail préférerait que cette formule soit publiée en méme temps que les "Directives
concernant les essais de résidus de pesticides" adoptée par le Groupe de travail sur l'échantilon-
nage (voir ALINORM 85/24, Annexe III), dans la nouvelle édition du Guide.
Bonne pratique analytique
Les "Directives Codex sur les bonnes pratiques analytiques en matière d'analyse de résidus
de pesticides", adoptées l'an dernier, ont été jugées toujours valables, a l'exception du paragraphe
4.6.9 (chromatographie en phase liquide à haute résolution) dont le texte est maintenant le suivant:
"On peut souvent avoir avantageusement recours à la chromatographie en phase liquide à haute
résolution pour confirmer les résidus détectés initialement par chromatographie en phase gazeuse,
ou par d'autres techniques; elle peut dans certaines circonstances constituer la technique quanti-
tative préférée. La dérivatisation après ouavantla colonne et/ou l'emploi de différents détecteurs
sont d'autres possibilités offertes à l'analyste, lorsqu'une sensibilité a la Chaleur ou une faible
volatilité font que la substance à analyser se prête moins facilement à la chromatographie en phase
gazeuse".
Le nouveau texte est joint au présent rapport en tant qu'Appendice II à l'Annexe II; il
sera publié en tant que partie 7 de la nouvelle édition du Guide (CAC/PR 7-1984).
ALINORM 85/24A
ANNEXE III
RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL AD HOC SUR L' OBTENTION DE DONNEES ET SUR L'ECHANTILLONNAGE
avaient été soit adoptées, soit prises en considération dans les spécifications relatives aux
données de résidus, dans leur système national pour l'homologation des pesticides. D'importantes
sociétés ont également confirmé qu'elles harmonisaient leurs propres directives avec celles du CCPR.
Le Groupe de travail s'est déclaré satisfait des progrès réalisés par l'adoption des Directives; il
a formulé l'espoir que d'autres pays pourront prochainement prendre des mesures analogues, dans
le but d'harmoniser les procédures applicables aux essais des résidus et la présentation des résul-
tats. Aucune proposition de modification des Directives n'était parvenue.
Directives pour les études visant obtenir des données sur le type et la
concentration . dé résidus de Pesticides dans les produits d'origine animale
Le Groupe de travail a examiné un Avant-Projet de ces directives; il a demandé au Prési-
dent de réunir les observations écrites communiquées par les palis meMbres en vue de préparer un
nouveau projet qui pourra lui être soumis pour examen. Quelques membres du Groupe examineront les
directives du même type utilisées pour l'homologation des médicaments vétérinaires et donneront
leur avis sur leur utilisation possible par le Groupe de travail, l'objectif étant de préparer un
document qui sera soumis au CCPR sa dix-septième session, en 1985.
Directives concernant l'édhantillonnage des denrées alimentaires pour
la détermination des résidus deyesticides, aux fins de réglementation
Les pays membres n'ont presenté aucune observation au sujet de l'emploi de ces directives
dans la pratique; toutefois, le délégué des Etats-Unis a appelé l'attention sur certaines difficul-
tés pratiques et le manque de recommandations claires au sujet de l'échantillonnage des viandes et
des produits carnés dans le commerce.
- 55 -
'Ont participé à cette réunion les délégations de neuf pays et les représentants de cinq organisa-
tions nationales et internationales.
Ce Groupe de pays en développement a souligné qu'il était nécessaire d'obtenir des données
de résidus provenant d'essais de terrain contrôlés, consacrés des pesticides présentant un inté-
rêt commun dans la région. Ce travail permettra aux pays en développement de participer activement
aux activités conduisant à l'établissement de LMR Codex et garantira que les limites Codex convien-
nent aux situations caractéristiques de ces pays.
Le Groupe a adopté une résolution au sujet de l'acceptation des LMR Codex et l'a transmise
au CCPR pour examen.
Le Groupe est parvenu à la conclusion: ( i) qu'un équipement de laboratoire insuffisant,
(ii) le manque de personnel compétent pour l'analyse des pesticides, et (iii) l'absence de méthodes
d'analyse pour les résidus de pesticides simples à exécuter et n'exigeant pas un matériel perfectionné
constituaient les principaux prOblémes dans les pays de la région qui empêchent la mise en applica-
tion et l'acceptation des LMR Cbdex. Le Groupe a recommandé la création d'un laboratoire régional
pour les pesticides pouvant assurer la formation d'un personnel de laboratoire dans les domaines
de l'analyse des résidus et du contrôle de la formulation des pesticides.
Notant qu'un besoin urgent de personnel compétent en matière d'analyse de résidus existait
dans de nonbreux pays de la région, le Groupe a recommandé que le Réseau régional pour la produc-
tion, la commercialisation et le contrôle des pesticides en Asie examine favorablement l'organi-
sation éventuelle d'un séminaire destiné à former du personnel a l'analyse des résidus.
Assistance financière de l'industrie
Ayant témoigné sa reconnaissance pour les ressources affectées par l'industrie à une
utilisation toujours plus efficace et sûre des pesticides dans les pays en développement, le Groupe
a recommandé que le GIFAP revoie l'assistance qu'il accorde actuellement aux pays en développement
dans ce secteur. Notant qu'il existait une demande croissante de pesticides dans les pays en
développement, le Groupe a été de l'avis que l'industrie devrait fournir une assistance orientée
exclusivement sur les travaux consacrés aux résidus de pesticides et au contrôle de la qualité
de ces sUbstandes.
Le Groupe de travail a émis l'avis qu'il était essentiel pour les pays en développement
d'Obtenir des données de résidus appropriées et de participer plus activement à l'établissement des
LMR et LRE Codex. L'attention devrait être initialement orientée sur les produits d'origine tro-
picale qui font l'Objet d'un commerce d'exportation. Le Groupe est convenu d'inclure une recomman-
dation dans ce sens dans sa liste de recommandations.
Le Groupe de travail a transmis la résolution des pays d'Asie concernant l'acceptation
des LMR: Codex à la session plénière du CCPR.
Le représentant du GIFAP a déclaré au Groupe de travail que le GIFAP comprenait les
problèmes pratiques qui se posent dans les pays en développement lors de l'établissement de nouveaux
laboratoires, de l'entretien des laboratoires existants et de la formation du personnel. Toutefois,
contrairement aux gouvernements et aux divers organismes de financement des Nations Unies, le
GIFAP n'est pas un organisme disposant de fonds pour des projets de cette nature. Il se pose en
outre un prbblème pratique, à savoir l'établissement des priorités dans les différentes parties du
monde pour l'attribution de fonds de provenance centralisée. Le représentant du GIFAP, à titre
de contre-proposition, a recommandé que la FAD examine avec l'industrie, sur une base régionale, la
possibilité que cette dernière fournisse une aide en nature, particulièrement sous la forme de
compétences techniques, qui pourrait premièrement être utilisée pour l'établissement du laboratoire
régional pour les pesticides que l'on se propose d'établir en Thaïlande.
La délégation des Philippines a fait savoir au Graille de travail- qu'un séminaire régional
sur les formulations de pesticides avait déjà eu lieu au Bangladesh et qu'il était prévu de convo-
quer un séminaire régional de deux semaines consacré a l'analyse des résidus. Il se tiendra dans
des installations qui existent déjà en Thaïlande, grâce aux fonds du Réseau régional PNUD/ONUDI
pour la production, la commercialisation et le contrôle des pesticides en Asie et en Extrême-Orient.
Le représentant du GIFAP a accepté d'examiner favorablement la possibilité que le GIFAP participe
à l'organisation de ce séminaire, non seulement en mettant à disposition des compétences techniques,
mais aussi en fournissant certaines substances chimiques et substances étalons nécessaires.
Le Groupe a approuvé l'idée que des réunions de groupes régionaux sur les problèmes posés
par lespesticides soient convoquées, lorsque cela est possible, en même temps que les réunions du
Comité de coordination pour l'Asie. Cela aura l'avantage de garantir une participation maximale
et active des pays membres.
Déclaration des pays
M. Tolosa (Argentine) a décrit les activités de son pays dans le domaine des pesticides.
Un comité national attaché au Ministère du commerce est chargé de contrôler l'homologation des
pesticides dans le pays et des dispositions existent pour le contrôle des pesticides importés. Ces
prograumes nationaux accordent une attention particulière la contamination des denrées alimentaires.
PL Tolosa a appelé l'attention du Groupe sur les exigences rigoureuses des pays développés qu'il est
parfois difficile de satisfaire.
-59-
"évaluent les conditions d'un pays donné puis préparent un projet de liste des
éléments essentiels a un laboratoire pour pesticides répondant aux besoins de ce pays.
En établissant cette liste, il conviendra de tenir compte du contrôle de la formulation
des pesticides et de l'analyse des résidus dans les denrées alimentaires pertinentes':
Recommandation 3
La délégation de l'Inde a attiré l'attention sur le fait qu'une assistance pouvait dans
de nombreux cas être mise: a disposition des pays en développement par des sources d'aide bilatérale;
elle a cité les fonds offerts à cette fin par la CEE.
Le Groupe est convenu de modifier comme suit la recommandation 3 afin de tenir compte
de l'observation de l'Inde:
"Demande que la FAO, l'OMS, les organisations internationales que sont le PNUD, le PNUE,
l'AIAE, l'UICPA et le GIFAP ainsi que les gouvernements et les organismes d'assistance
bilatérale intensifient l'aide qu'ils fournissent aux pays en développement en vue
d'établir des laboratoires équipés pour l'analyse des pesticides et pour la formation,
compte tenu des priorités des pays."
Recommandation 4
Le Groupe a noté que cette recommandation, bien que de caractère général, était néanmoins
importante; il est convenu que les critères relatifs à l'hygiène du milieu sont d'une grande valeur
pour les pays en développement et qu'ils résultent des activités de l'IPCS. Le Groupe a estimé que
les implications de l'emploi des pesticides mentionnées dans la recommandation devraient être exami-
nées par les organisations internationales que sont l'OMS, le PNUE, par les responsables du Program-
Ire ainsi que par son Comité consultatif et que des conseils lui soient transmis. Le Groupe est
convenu de modifier comme suit la recommandation:
"Recommande que, dans le cadre du Programme international de l'OMS sur la
sécurité des substances chimiques, ce qu'impliquent expressément l'emploi
et le contrôle des pesticides dans les pays en développement soit examiné
par les organisations internationales que sont l'OMS, l'OIT et le PNUE,
responsables du Programme ainsi que par le Comité consultatif du Programme,
qui devraient transmettre leur avis au Groupe de travail du CCPR sur les
problèMes posés par les résidus de pesticides dans les pays en développement."
Recommandation 8
Le Groupe a été de l'avis qu'en plus de la création d'un service central de liaison avec
le Codex dans le domaine des pesticides, il serait utile de désigner une personalité membre du
Comité inter-départemental qui serait rendue responsable de toutes les questions Codex touchant
aux pesticides. Le Groupe a par conséquent décidé d'ajouter la recommandation ci-après:
"Désigner dans le Comité inter-départemental une personne qui serait chargée
de toutes les questions Codex touchant aux pesticides."
A la suite d'un débat, le Groupe est convenu de conserver la recommandation 8c (iii),
ayant estimé que les évaluations et les rapports de la JMPR, une fois communiqués, contribueraient
mettre à jour les registres nationaux réunissant les données toxicologiques.
Le, Groupe a été de l'avis que l'ancienne recommandation 8d devenue 8e devait are un
travail conduit en collaboration par les Comités régionaux. Il est convenu d'ajouter ce qui
suit à la recommandation 8d: "CO travail devrait être conduit en collaboration par les Comités
régionaux."
Recommandation 11
Le Groupe a estimé que la version actuelle des questionnaires devait être périodiquement
mise à jour en vue d'obtenir des informations des gouvernements; il est convenu de modifier comme
suit la recommandation:
"Il convient que les questionnaires devant être aaressés aux gouvernements
pour obtenir ces informations devraient être mis à jour périodiquement".
Recommandation 12
Le Groupe a émis l'avis que l'assistance de la FAO et de l'OMS était nécessaire pour
organiser des réunions régionales; il est toutefois convenu de ne pas modifier le texte actuel.
Reccermandation 13
Le Groupe a émis l'avis qu'en dépit des -problèmes de devises qui se posent dans les pays
en développement, cei derniers devraient s'efforcer de continuer à Apporter un appui financier aux
laboratoires de pesticides, particulièrement à ceux établis dans le cadre d'un programme de coopé-
ration technique, étant donné que l'on peut supposer que ces laboratoires avaient été considérés
comme prioritaires dans les pays en cause. Il est plus important de maintenir en fonction les
laboratoires existants que de demander une aide pour l'établissement de nouveaux laboratoires..
AL. Les rec.cmandations révisées du Groupe de travail sur les pays en développement se
trouvent à l'Appendice I.
-61 -
collaborer avec le Groupe de travail ou d'autres organismes s'occupant des questions concernant
les résidus de pesticides dans la région d'Afrique.
- 62 -
ALINORM 85/24A
Appendice I a l'ANNEXE IV
RECOMMANDATIONS
Sur le conseil du Groupe de travail, le Comité:
Notant que la plupart des pays, bien que disposant de lois et règlements visant a prévenir la
sophistication des denrées alimentaires, ne possèdent pas de lois et règlements concernant
l'homologation des pesticides;
Notant que les installations nécessaires aux essais de pré-homologation des pesticides et a leur
formulation, aux essais de toxicité, a la détermination des résidus dans les cultures, dans les
denrées alimentaires entreposées, dans les aliments pour animaux, dans les aliments transformés,
etc., ainsi qu'a l'Obtention de données appropriées sur l'ingestion et sur l'impact des pesticides
sur l'environnement sont insuffisantes ou même inexistantes dans la plupart des pays;
Notant que lorsqu'il existe des laboratoires, les fonds et l'équipement disponibles ainsi que les
devises nécessaires pour leur utilisation continue sont insuffisants et qu'ils ne sont pas assez
nombreux;
Convenant que la formation du personnel requis dans les domaines précités mérite une attention
immediate:
1. Demande qu'en vue de combler de telles lacunes, la FAO et l'OMS:
préparent et distribuent aux pays en développement dans les meilleurs délais
des directives pour l'homologation par étape simplifiée des pesticides, l'objectif
final étant la preparation d'une loi ou de règlements types sur les pesticides qui
pourraient être adoptés par les gouvernements des pays en développement; et
évaluent les conditions d'un pays donné puis préparent un projet de liste des
éléments essentiels a un laboratoire pour pesticides répondant aux besoins de ce pays.
En établissant cette liste, il conviendra de tenir compte du contrôle de la formulation
des pesticides et de l'analyse des résidus dans les denrées alimentaires pertinentes.
2. Recommande que la FAO et l'OMS, ainsi que d'autres organismes internationaux se préparent
a conamaniquer sur demande aux pays en développement des informations sur les pesticides et
les formulations comprenant des données toxicologiques (notamment sur les risques de
toxicité et les précautions a prendre) ainsi que des renseignements sur leur efficacité.
3. Demande que la FAD, l'OMS, les organisations internationales que sont le PNUD, le PNUE,
l'AIAE, l'UICPA et le GIFAP ainsi que les gouvernements et les organismes d'assistance
bilatérale intensifient l'aide qu'ils fournissent aux pays en développement en vue
d'établir des laboratoires équipés pour l'analyse des pesticides et pour la formation,
compte tenu des priorités des pays.
4. Reccannande que, dans le ellare du Programe international de l'OMS sur la
sécurité des substances chimiques, ce qu'impliquent expressément l'emploi
et le contrôle des pesticides dans les pays en développement soit examiné
per les organisations internationales que sont l'OMS, l'OIT et le PNUE,
responsables du Progranue ainsi que par le Comité consultatif du Programme,
qui devraient transmettre leur avis au Groupe de travail du CCPR sur les
problèmes posés par les résidus de pesticides dans les pays en développenent.
5. Reoommande que, pour accélérer le développement du contrôle des pesticides, des consul-
tations entre pays en développement soient organisées dans les différentes régions afin
d'étudier les besoins de programmes d'action concernant les résidus de pesticides, et de
déterminer les moyens qui permettraient de les établir sur la base de priorités arrétées
dans le cadre de ces consultations, au titre d'une approche comportant "une coopération
technique entre pays en développement" (=D). •
6. Recommande qu'au titre d'une collaboration entre les pays, on établisse des Comités
régionaux sur les pesticides chargés d'examiner les problèmes qui se posent dans ce
domaine au niveau de la région, et que des séminaires et des conferences permettant
un échange d'informations techniques et d'expériences dans ce domaine soient organisés
fréquentent.
7. Demande que le Comité du Codex sur les résidus de pesticides et les Comités de coordina-
tion régionaux du Codex inscrivent a leur ordre du jour respectif des questions concernant
les pesticides pouvant intéresser les pays en développement, notamment celles proposées
par le Groupe de travail.
8. Recommande que les pays en développement:
(a) établissent des Comités interdépartementaux nationaux chargés de s'occuper des
questions touchant aux résidus de pesticides et de faire office de Comité national du
Codex et de service central de liaison avec le Codex dans ce domaine;
- 63 -
B. Thomas GIFAP
R.C. Tincknell GIFAP
W. T8pner République fédérale d'Allemagne
P. Vermes Israel
G. Vettorazzi OMS
K. Voldum-Clausen Danemark
M. Walsh CEE
J. Wessel Etats-Unis d'Amérique
G.A. Willis Royaume-Uni
L. Wood Etats-Unis d'Amérique
D. A. Yague Espagne
2. Ordre du jour:
Les débats ont porté sur les points ci-après:
Questionnaire Codex sur les systèmes appliqués par les pays pour réglemen-
menter les résidus de pesticides dans les aliments.
Document de travail: "Pratiques de réglementation recommandées aux pays en
vue de faciliter l'acceptation et l'utilisation des limites Codex pour les
résidus de pesticides dans les aliments" (CX/PR 84/8).
C. Acceptabilité des limites Codex compte tenu des dangers d'exposition dans
le régime alimentaire.
Questionnaire sur les systèmes appliqués _par les pays pour réglementer les
pesticides
Le Royaume-Uni a déclaré que 59 pays avaient répondu au questionnaire.
Le dernier groupe de feuillets récapitulatifs où figurent les informations â jour
parvenues au cours de l'année écoulée sera distribué aux pays membres par le
Royaume-Uni, au cours des prochaines semaines.
Le Groupe de travail a réexaminé l'engagement qu'il avait pris antérieu-
rement de distribuer un questionnaire analogue aux pays membres, au cours de
l'année précédant la dix-huitième session du CCPR. Il a reconnu que le question-
naire initial avait permir de réunir des informations utiles sur les systèmes apoli-
gués par les gouvernements pour réglementer les pesticides; il est toutefois parvenu
a la conclusion qu'un deuxième questionnaire de même type n'ajouterait pas grand
chose aux informations dont on disposait déjà'. Par contre, le Groupe a estimé qu'il
serait beaucoup plus utile d'obtenir des pays membres des informations sur leur
utilisation du document établi par le Groupe de travail sur des pratiques appliquées
par les pays pour réglementer les pesticides (CX/PR 84/8) et de connaitre les expé-
riences réalisées dans ce domaine, lorsque ce document aura été adopté par le Comité
et publié dans sa forme définitive.
Pratiques recommandées aux pays en matière de réglementation
Les questionnaires compilés mettaient en relief un certain nombre de
problèmes communs à la plupart des pays pouvant constituer des obstacles à l'accep-
tation des LMR Codex. Ces obstacles comportent des questions de politiques, de
procédures et d'interprétation des différents aspects de la réglementation des
pesticides. Pour la plupart des pays, les obstacles ne sont pas principalement
causés par les lois elles-mêmes, mais plutôt par les différences qui existent entre
les principes de la réglementation relative à l'application des lois nationales,
compte tenu des recommandations du CCPR.
Pour aider les pays à surmonter ces obstacles, le document intitulé
"Principes de réglementation recommandés aux gouvernements pour faciliter l'accepta-
tion et l'utilisation des limites Codex pour les résidus de pesticides" (CX/PR 84/8)
a été préparé. Il comprend deux parties principales. La première contient des
informations générales sur la méthode suivie pour élaborer les LMR Codex ainsi que
sur les principes et procédures convenus à l'échelon international en matière de
réglementation des résidus de *pesticides dans les aliments; sur les rapports qui
existent entre le système du CCPR et les pratiques et politiques de réglementation
appliquées par les pays membres, et enfin sur les problèmes qui se posent aux pays
lorsqu'ils acceptent et appliquent uniformément les limites Codex aux aliments se
déplaçant dans le commerce international. La deuxième partie de ce document
contient des informations, et des recommandations que les gouvernements pourraient
suivre à ce propos.
- 67 -
Le Groupe de travail a été informé que les utilisations d'oxycarboxine étaient limitées et qu'elles
étaient en diminution. Le Groupe est convenu que l'oxycarboxine devrait être enlevé des listes des
priorités. Le Groupe de travail a confirmé l'ordre de priorité du diméthipine et du flucythrinate
et a reçu l'assurance que des données seraient disponibles pour évaluation par la JMPR en 1985.
Ces substances ont été maintenues sur la liste I.
2. En examinant les substances figurant sur la liste II de 1983, le Groupe de travail a
constaté que le prothiophos avait été retiré; il est convenu de supprimer cette substance. Des
données permettant l'évaluation du fluvalinate ne pourront être disponibles è temps pour la JMPR
de 1985; le Groupe est convenu que cette substance répondait toujours aux critères applicables
pour l'établissement des priorités et qu'elle devait par conséquent être maintenue sur la liste II.
Le délégué des Etats-Unis a accepté de revoir les critères relatifs au thiofanox; le Groupe de
travail a estimé que ce produit devrait figurer dans la liste II dans l'attente du résultat de
cet examen.
3. La mention du vinclozoline et du glyphosate sur les listes de priorités avait été justi-
fiée dans le passé. Le Groupe de travail estime que ces substances répondent encore aux critères
applicables pour l'établissement des priorités; il a cependant noté avec regret que les fabricants
considèrent encore qu'il leur est difficile de communiquer les données les concernant è la JR.
Le Groupe de travail est convenu de retirer ces substances des listes de priorités actuelles en
recommandant que l'on examine enTermanence la possibilité que des données soient communiquées.
4. Le Groupe a étudié les nouvelles substances ci-après qui lui avaient été proposées:
, Numéro Nom usuel ISO Dénomination chimique, pays requérant, nam commercial,
premier producteur
84 - 01 chlofentézine 3,6-bis-(o-chlorophény1)- 1,2,4,5-tétrazine
Royaume-Uni/Appolo AcaristopiFBC Ltd.
84 - 02 thiodicarb diméthvl N,N' (thiobis
- [(méthylimino)carbonyloxy])
bis-ethanimidothioate
USA/Larvin, Nivral/Unton Carbide
84 - 03 pyrazophos 0,0-diétby1-0-(5-méthy1-6-éthoxycarbonyl-
pyrazolo-(1,5a)-pyrimid-2-y1)-thionophosphate
République fédérale d'Allemagne/Afugan, Missile/Hoechst AG.
84 - 04 propiconazole (R,S)-142-(2,4 dichlorophény1)-
4---PTopy1-1,3-dioxolan-2-
ylméthy1]-1H-1,2,4-triazole
Australie/tIlt/Ciba-Geigy
84 - 05 cyfluthrin (R,S)-2-cyano-4-fluoro-
3---phénoxybenzyl (1R,S)-
cis,trans-3-(2,2-drchlorovinyl)
-2,2-diméthylcyclopropanecarboxylate
Australie/Baythroid/Bayer AG.
5. Le Groupe a établi comme suit les listes des priorités pour 1984:
Liste I: Cette liste comprend les substances que l'on estime répondre aux critères de
sélection et dont l'examen par la JMPR de 1985 reut être envisagé.
dimethipin E.-U. Uniroyal
flucythrinate Nouvelle-Zélande Cyanamid
chlofentézine Royaume-Uni FBC Ltd.
thiodicarb E.-U. Union Carbide
pyrazophos République fédérale Hoechst AG.
d'Allemagne
Liste II: Cette liste comprend les substances que l'on estime répondre aux critères de
sélection et dont l'examen par la JMPR peut être envisagé pour l'année suivante (1986) ou
plus tard.
fluvalinate E.-U. Zoecon
thiofanox Diamond Shamrock
propiconazole Australie Ciba-Geigy
cyfluthrin Australie Bayer AG.
6. La délégation des Pays-Bas a attiré l'attention sur le fait que de nouvelles données
étaient disponibles sur les aspects toxicologiques des bromures inorganiques. Le Groupe de travail
a recommandé que l'on donne la priorité è ces données en vue de leur évaluation par la JMPR de 1985.