Évaluation de l'hygiène scolaire à Agboville
Évaluation de l'hygiène scolaire à Agboville
MEMOIRE
Evaluation de l'hygiène en milieu scolaire en vue
de la mise en œuvre d'une activité communautaire
dans deux établissements primaires d'Agboville
Mars 1998
COMPOSITION DU JURY
INTRODUCTION 5-6
3
INTRODUCTION
4
INTI~ODUCTION
L'école est le milieu oCJ l'enfant reçoit une formation et une éducation de
basE~ pour son avenir. Ainsi, elle doit posséder toutes les structures
nécE~ssaires pour assurer cette mission de formation, à savoir:
• un cadre agréable avec un environnement sain et protégé en classe
comme en dehors de la classe
6
(
1 GENERALITI:S
L ----_.~
7
PREMIERE PARTIE: GENERALITES
1.2. Le terrain
Il doit être dégagé, aéré, d'accès facile et sûr, distant de toute source de
nuisance telle que les grandes routes, les marchés et les usines polluantes.
La superficie du terrain excepté le jardin et le terrain d'éducation physique et
sportive doit être évaluée à 40 m2 / classe [24, ~~3].
., Les dimensions
En France, une classe normale conçue pour 30 élèves mesure 7,70 m
de large et 10 m de long avec une hauteur de 3,75 m et une superficie utile
de 15,2 m2.
Les portes des classes qui doivent s'ouvrir à l'extérieur mesurent 90 cm de
large:.
En Côte d'Ivoire, une classe de 50 élèves mesure 6 m de large et 9 m
de long avec une hauteur de 3 m au minimum.
Ces classes doivent disposer de deux portes distantes de 5 m dont une
portE= à double vantail de 1,40 m de large et une autre de 0,90 m de large qui
s'ouvrent à l'extérieur.
Les modules des classes à respecter lors de la création de l'école sont
de 6 classes, 12 classes, 24 classes soit un multiple de 6 [24, 36].
• Le mobilier de classe
La construction des tables - bancs tiendra compte de la constitution
anatomique des enfants. Le mobilier est fait d'une table attenant au siège à
deux places avec un dossier de 12 cm de haut [33].
• L'emplacement du tableau
Le tableau sera placé à plus de 2 m de la première table et à moins de
10 m de l'enfant assis au fond de la classe [24].
• LE!S escaliers
Les escaliers à volées circulaires seront à éviter. Il faut préférer les
esca.liers à volée droite.
10
1.4. Le problème de l'eau
L'école doit être desservie en eau potable afin d'éviter les maladies
transmises par l'eau.
1.5.2.3. L'infirmerie
Pour une école de 10 classes, il est indispensable d'y installer une
infirmerie. Son but est de recevoir les élèves qui seront mis en observation
ou ceux atteints d'affections bénignes pour de petits soins.
Elle doit servir aux visites et examens médicaux [24].
1.5.3. La clôture
" est important que les écoles soient clôturées pour empêcher le
passage des personnes étrangères, des véhicules, des animaux à travers la
cour de récréation. Cette clôture doit être suffisamment haute et résistante et
'comporter une porte d'entrée principale à deux battants très larges pour
faciliter les interventions en cas de sinistre.
12
Il. Hygiène générale des établissements scolaires
15
"-
, JAliments '~Nouvel
Excréta \-~ _ _--~\lait / tfôte
foyer /' ~~V------
-----
~'infectio~
......
Débilité ~
16
Le but de l'évacuation des excréta est de rompre cette chaîne de
transmission des maladies orofécales.
Parmi ces maladies, les parasitoses digestives occupent une place de choix
chez les écoliers. Leur modalité de contaminaltion dépend des particularités
du cycle biologique de chaque parasite.
Ainsi, la trichocéphalose et l'oxyurose, parasitoses coliques, l'ascaridiose,
parasitose du grêle se rencontrent surtout chez l'enfant d'âge scolaire. Elles
se contractent par ingestion d'œufs embryonnés.
Pour l'ascaridiose et la trichocéphalose, il est nécessaire que les œufs
émis dans les selles d'un sujet infesté aient séjourné un certain temps dans
le milieu extérieur pour devenir infectants. Il n'y a donc pas d'auto -
infestation comme dans l'oxyurose.
L'amibiase colique et la lambliase résultent de l'ingestion des kystes
infectants. Ils peuvent être transmis directement par les mains sales ou
indirectement par l'intermédiaire d'eau ou d'aliments souillés.
L'anl<ylostomose et l'anguillulose, parasitoses duodénojejunales, se
contractent par voie cutanée. La forme infestante de ces parasites capables
de traverser activement la peau saine est une larve strongyloïde [21].
Etroitement liés au péril fécal, l'ascaris, le trichocéphale, l'ankylostome et
l'anguillule sont surtout fréquents parmi les populations des pays tropicaux
en voie de développement où l'hygiène fécale est insuffisante ou inexistante.
Leur fréquence dépend des conditions géographiques, climatiques,
économiques et humaines [26].
Les bilharzioses intestinales à Schistosoma mansoni et Schistosoma
Jntercalatum se contractent par voie transcutanée à partir du furcocercaire
qui pénètre activement dans la peau lorsque le corps est immergé dans l'eau
polluée [21].
Les installations d'évacuation des excréta doivent obéir aux règles suivantes
17
• L'installation doit être située en aval d'un p~its et à une distance d'au
moins 15 mètres entre les deux;
• le site doit être bien drainé;
• le fond de la latrine doit être situé à environ 1,5 m au-dessus de la
nappe phréatique si le sol est homogène.
18
• Système humide
- toilette à chasse manuelle avec fosse d'infiltration
- chasse manuelle avec fosse d'infiltration
- fosses septiques et puisards
- toilettes privées
19
tuyau de
ventllallon
.'
r - _. - - - - - - - Bir Irais
1
1
1 _ _- ..1--- _
,
•
Vent
Euan ~,
anti-mouche J~.e~~~
20
• Les latrines VI P à double fosse alternante
Elles ont deux fosses peu profondes, chacune ayant son propre tuyau
de ventilation, mais une seule superstructure. La dalle de couverture a deux
trous, une au dessus de chaque fosse ( figure :3). Seule une fosse est utilisée
à la fois. Quand elle est pleine, on couvre son trou et utilise la seconde
fosse. Après une période d'au moins un an, le contenu de la première fosse
peut être évacué sans danger et utilisé comme fertilisant. La fosse peut être
utilisée de nouveau quand la seconde fosse est pleine. Ce cycle alternant
peut se répéter indéfiniment [19]
A A Toilun.'
Fosse 2
21
• Les latrines forées
Elles sont en principe similaires aux latrines traditionnelles de base
améliorée et diffère surtout dans leur mode de construction. La fosse n'est
pas creusée à la main mais avec une tarière de sondage ou une perforeuse
de 40 mètres de diamètre au moins, jusqu'à une profondeur de 4 mètres au
moins [19J.
Ce sont les meilleurs systèmes d'évacuation des excréta car elles répondent
à toutes les exigences de l'assainissement du milieu. Elles nécessitent de
l'eau courante, un réseau d'égouts et le traitement des eaux de ces égouts
avant leur évacuation. Il s'agit de la méthode par dilution dans de grandes
quantités d'eau. Ce sont:
- la fosse d'aisance qui nécessite une vidange hygiénique des matières
et des eaux tous les 6 mois environ pour assurer une meilleure
destruction des bactéries pathogènes et les œufs des vers intestinaux.
Les fosses d'infiltration retiennent les matières solides et laissent
infiltrer le liquide dans le sol.
C'est le meilleur système d'évacuation des excréta.
- La fosse septique
Elle est la plus pratique et convient à toutes les habitations y compris celles
des régions rurales où il n'existe pas de réseaux d'égouts.
Elle est faite d'un réservoir de décantation en béton étanche et couvert qui
'reçoit les eaux usées brutes des habitations par l'intermédiaire d'égout après
s'être débarrassé des matières solides. Elle sera placée dans un endroit où
l'écoulement des eaux usées de la maison vers la fosse et vers d'autres
systèmes d'évacuation est facile. Les boues doivent être vidangées quand la
fOSSE! est remplie aux 2/3 en général tous les deux ou trois ans.
22
Il.4. L'évacuation des déchets solides
Leur évacuation est nécessaire pour des raisons hygiéniques et esthétiques
mais également à cause des odeurs, de la fumée et du risque d'incendie lié
au processus de décomposition.
'Ce système de contrôle contribue à protéger la santé des élèves qui sont
vulnérables aux maladies comme:
* les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes;
* la tu bercu lose ;
* la brucellose;
24
* les infections streptococciques.
25
Il.7 L'environnement et le milieu scolaire
27
DEUXIEME PARTIE: NOTRE ETUDE
1.1.2 Relief
La commune d'Agboville se caractérise par de nombreux valons et
coteaux. Le sol est de type ferralitique légèrement lessivé sur sable
tertiaire dans la partie Sud et roche granitique dans le reste de territoire.
La présence de nombreux bas-fonds marécageux constitue la
principale contrainte physique de même que la coupure des différents
quartiers par la voie du chemin de fer qui traverse la ville.
28
1.1.3 Végétation
La circonscription c1'Agboville était primitivement couverte de forêt
dense tropicale. Devant une exploitation intensive et non contrôlée
depuis J'ère du chemin df3 fer, cette végétation a cédé le pas à une forêt
secondaire comprenant de nombreuses jachères
!.1.4 Hydrographie
La sous-préfecture est arrosée par les principaux cours d'eau ci-
après:
- l'Agnéby ou Agbo
- la Kavi
- la Gorké ou Krotchié
- le Mafon
- l'Abbey
Tous ces cours d'eau tarissent ou atteignent un niveau très bas en
période sèche de décembre à avril. Les constructions anarchiques
pendant cette période entraîne le détournement des lits des cours d'eau,
de retenue d'eau par endroit en raison des obstacles rencontrés
engendrant des zones insalubres.
1.1.5 Climat
Il est de type subéquatorial avec une saison sèche et une grande
saison de pluie, une petite saison sèche et une petite des pluies.
La température annuelle varie autour de 27°c.
29
1. 1.6 Contexte urbain
Le chef lieu s'étend sur 800 ha constituant 7,07 % de
l'espace urbain et comprend les 18 quartiers suivants:
1. Adahou
2. Artisanal
3. Aviation
4. Caron
5. Centre ville
6. Collège
7. Dioulakro
8. Gautois Monteilville
9. Kouakoukro
1 O. Obodjikro
11. Obodjikro Banguié
12. RAN
1 3. Résidentiel
1 4. Sembregnan
1 5. Sogefiha
1 6. Sokoura
1 7. Sokouradjan
18. Médina Corani
La zone industrielle est implantée au sud de la ville proche des
quartiers Adahou, RAN et Obodjikro où l'on rencontre également un
habitat de type économique.
30
Les quartiers Artisanal, Dioulakro et Médina Corani au nord du cEmtre
ville, près de la rive de l'Agnéby sont inondables. Des actions urgentes
doivent être entreprises pour éviter de nouvelles inondations comme se
fût le cas en 1989.
31
-- VILLE 0 ,AGBOVILLE N
QUARTIERS .\
~
32
DCGTJ:·DEPU-AUlI/
D'AGBüVILLE
N
'\
, 1
,1
1\
;/ Terrain de sport
Residence
\
Plan d 'Urbanisme Directeur d'AJ!bovilIe
33
- ;" .,". :.
. :.. '":'~"
1.1.7 Contexte humain
La sous-préfecture d'Agboville est peuplée essentiellement d'Abbey
et de Krobou. Avec la construction du chemin de fer, la population ~~ été
grossie par l'arrivée de nombreux allogènes dont beaucoup d'étrangers.
Le chef lieu de la commune compte 46 359 habitants avec un taux
d'urbanisation de 84 %.
• Equipements scolaires
La circonscription d'Agboville compte parmi les plus scolarisées du
pays.
Au niveau primaire, 3 inspections se partagent la gestion des
écoles. Il existe 180 écoles pour 1001 classes avec un effectif de 42 092
élèves, soit à 42 élèves par classe. (Tableau 1).
34
* Equipements sanitaires
La région d'Agboville est dotée d'une direction régionale de la santé et
d'un district sanitaire qui supervisent les structures sanitaires suivantels :
- un Centre Hospitalier Régional d'une capacité de 128 lits,
- une Protection Maternelle et Infantile
- un Service de Santé Scolaire et Universitaire (SSSU).
35
1.2.2 Ecole Obodjikro IV
Il. METHODOLOGIE
36
associé à un examen parasitologique systématique des selles chez les
écoliers après consentement éclairé préalable des parents.
11.5 Echantillonnage
Nous avons procédé éi un échantillonnage simple avec l'effectif
N = E2 P .q
,2
2
0,07
37
avons pris un effectif identique d'élèves. Ainsi, à Obodjikro IV nous
avons enrôlé 92 élèves sur 365, soit 13 par classe en moyenne ; alors
qu'à Plateau IV nous avons interrogé 91 écoliers sur 226, soit 15 par
classe.
Par ailleurs nous avons interrogé 143 parents d'élèves. Ce nombre,
inférieur au nombre d'élèves est dû d'une part au fait que plusieurs
enfants ont le même parent et d'autre part à l'absence de certains qui
n'ont pu être remplacés.
environ nementale.
38
Il .7. Déroulement de l'étude
Cette étude s'est déroulée tous les jours ouvrables et en deux étapes:
- une enquête épidémiologique
- une étude parasitologique de selles
do Enquête épidémiologique
39
cff'Etude parasitologique
40
* L'examen macroscopique a permis de préciser l'aspect, Id consistance,
la couleur, l'odeur des selles et la présence de sang, de glaire, de mucus
ou de pus.
* L'examen direct est une étape incontournable a tout examen
coprologique parasitaire.
41
Cette molécule est active sur l'oxyure, l'ascaris, l'ankylostome, le
trichocéphale et l'anguillule . Par contre elle n'est pas pour la bilharziose
et l'amibiase.
C'est ainsi que pour les élèves porteurs d'une bilharziose intestinale,
nous avons administré un traitement à base de Praziquantel à raison de
40 mg par kg en prise unique après le repas du soir. Ce qui nous donne
la posologie suivante:
Enfant de moins de 15 kg : 1 cp
de 16 à 30 kg : 2 cp
de 31 à 45 kg : 3 cp
de plus 45 kg : 4 cp
42
III : RESULTATS
100 -
90
80 1
70
_ 60 ,
~ 50
05-10 ans
011-15 ans
w 40
30
o Plus de 15 ans
20
10
1 1
o
5-10 ans 11-15 ans Plus de 15 ans
Groupe d'âge
43
III - 1 - 2 Répartition des écolier selon le lieu d'habitation
o Masculin
'0 Féminin
Le sexe ratio homme / femme était de deux écoliers pour une écolière
44
111- 2 Connaissance des écoliers sur les parasitoses intestinales
45
III - 2 - 3 Distribution des écoliers selon leur connaissance des
symptômes des vers.
46
III - 3 Attitudes des écoliers par rapport à l'hygiène.
11% .
52% ----,
o Nature,
DWC
.0 Latril1e
Figue 6 : Répartition des écoliers selon le lieu de défécation à la maison
47
III - 3 - 2 Répartition des écoliers selon le lavage des mains
iII
74%
OOui
ONon
48
"' - 3 - 4 Répartition dt~S écoliers selon le lieu d'approvisionnement en
eau.
'0 P~its
OPOmpl!
~~- ~--~------------
o Parasités
o Non parasités
49
III - 4 - 2 Répartition des écoliers parasités selon le nombre de parasites.
21,90% _~_---,
41,50%
o Potyparaasitisme
o Monoparasitisme
36,60% , 0 Non parasités
50
Tableau 7 : Répartition des écoliers mono-parasités.
51
Les amibes étaient associés au trichocéphale dans 21 % des cas et aux
bilharzies dans 38,5 % des cas.
- - - - - - - - -_ .. ------------ - - - - - - - - - - - -
Association de parasites Effectif Pourcentago (%)
Amibe + Trichocéphale + Ascaris 3 14,2
Amibe + Ankylostome + Oxyure 1 4,8
Amibe + Oxyure + Trichocéphale 1 4,8
Amibe + Ankylostome + Trichocéphale 2 9,5
Amibe + Ankylostome + Ascaris 1 4,8
Amibe + Trichocéphale + Bilharzie 3 14,2
Amibe + Bilharzie + Ankylostome 2 9,5
Amibe + Bilharzie + Ascaris 3 14,2
Amibe + Bilharzie + Oxyure 1 4,8
Bilharzie + Ascaris + Ankylostome 1 4,8
Bilharzie + Trichocéphale + Ankylostome 1 4,8
Bilharzie + Oxyure + Asc.3ris 1 4,8
Bilharzie + Oxyure + grand_e_D_o_u_v_e 1 4....:.,_8 _
Total 21 100
52
III - 4 - 4 Distribution des écoliers parasités selon l'âge
80· 76
70 1
61
60·
05-10ans
011-15 ans
,0 Plus de 15 ans 1
10 : 6
o.
5-10 ans 11-15 ans
--'-------<, -
Plus de 15 ans
Groupe d'âge
53
Tableau 11 : Prévalence des parasites retrouvés chez les enfants dans
deux écoles primaires d'Agboville en mars 1998.
N=183
Classifiea rion Parasites Effectif Pourcentage
zoologique (%)
Schistosoma mansoni 51 27,9
Ascaris lumbricoïdes 30 16,4
Trichuris trichiura 32 17,5
Metazoaires ,','tronKYloides stercoralis 1 0,5
Ankylostomidés 20 10,9
!:'nterobius vermicularis 9 4,9
Fasciola hepatica 2 1
Paragonimus a{ricanus 1 0,5
!:'ntamoeha coli 60 32,8
l~'ntamoeha histolystica 19 10,4
Protozoaires Endolima.x: nana 21 11,5
Giardia intestinalis 33 18
Balantidium coli 9 4,9
54
III - 4 - 6 Répartition des écoliers selon le quartier et le parasitisme.
55
III - 4 - 8 Répartition des écoliers parasités selon la voie de
transmission.
P = 0,11
56
III - 4 - 10 Distribution des écoliers selon le statut parasitaire en fonction
du lieu de défécation.
p =0,04
57
III - 4 - 12. Répartition des écoliers porteurs de bilharzioses selon le
sexe
o Masculin
o Fémnin
Figure 13 : Répartition des écoliers porteurs de bilharziose selon le sexe.
III - 4 - 13. Répartition des cas de bilharzioses selon la classe parmi les
enfants parasités.
C P2 2 19 21
CEl 10 11 ~! 1
C E2 10 13 23
CM 1 12 11 23
C M2 14 1S ~~9
Total 51 92 1-43
P =0,002
58
III - 4 - 14 Répartition des cas de bilharzioses selon l'âge parmi les
enfants Parasités
Tableau 20: Répartition des cas de bilharzioses selon l'âge parmi les
enfants Parasités
Classe Schistosoma Autres Total
(années mansoDi parasités
5-9 8 (15,7%) 53 (57,6%) f31
10 - 15 43 (84,3%) 39 (42,4%) 82
Total 51 92 143
P =0,0000013
84,30/0 des écoliers porteurs de bilharziose intestinale ont un âge compris
entre 10 et 15 ans
III - 4 - 15 Répartition des écoliers porteurs de schistosomase à mansoni
selon le quartier de résidence.
59
III - 5 Traitement des parasitoses intestinales chez les enfants
60
III - 5 - 2 Répartition des élèves en fonction de la survenue des effets
secondaires de praziquentiel.
47%
53%
OOui
ONon
Figure 14: Répartition des élèves en fonction de la
survenu des effets secondaires de Praziquentel.
------- - -------------
61
III - 6 Connaissances des parents sur les parasitoses intestinales
10%
OOui
ONon
90% ----
Figure 15 : Distribution des parents d'élèves selon leur connaissance des
vers.
62
III - 6 - 3 Répartition des parents selon leur connaissance des aliments
pouvant véhiculer les vers.
5%
]OModerne
ID Traditionnel
95%
Figure 16 : Répartition des parents d'élèves selon leur
connaissance du traitement des vers.
63
III - 6 - 5 Distribution des parents d'élèves selon l'intérêt accordé à
l'hygiène environnementale
2QO/o
DOJI,
DN::n i
III - 6 - 6 Répartition des parents selon leur source d'information sur les
parasites intestinaux
La source d'information des parents d'élèves sur les vers intestinaux était
personnelle dans 50,7 % des cas.
64
COMMENTAIRES
65
IV. COMMENTAIRES
66
IV.1.3. Attitude des enfants en matière d'hygiène
67
comprend d'autant plus que ces deux régions sont comparables à la
nôtre.
Au Niger, zone sahélienne, le parasitisme global s'établit à 49,6 %
avec un taux de polyparasitisme à 13,9 % [8] contre 41,5 % dans notre
étude où ce polyparasitisme va de 2 à 4 parasites chez certains écoliers.
CHUNGE et collaborateurs le trouvent à 60 % [7] . La tranche d'âge la
plus parasitée est celle de 10 à 15 ans, probablement en rapport avec le
nombre d'enfants porteurs de bilharziose intestinale qui a contribué à
majorer ce chiffre. En effet, le parasitisme est en général précoce et
augmente de façon notable après deux ans, âge du sevrage [8].
Neuf helminthes et six protozoaires ont été détectés dans les, 183
échantillons de selles examinés contre cinq protozoaires et six
helminthes dans l'étude d'OMAR [26].
Les associations les plus fréquemment retrouvées sont:
- amibes + trichocéphales ( 21,2 % )
- amibes + bilharzies (38,S %)
En général, les parasites les plus rencontrés sont:
- Entamoeba coli (32,8 %)
- suivis de Schistosoma mansoni dans 27,9 % des cas et de
Trichuris trichiura (17,5 %).
D'après GENTILINI [12] la découverte de kystes ou de formes végétative
d'amibes d'une autre espèce qu' Entamoeba histolitica, Entamoebél coli,
Endolimax nana) n'a aucune signification pathologique. Selon le même
auteur, la mise en évidence d' Entamoeba histolitica sous forme minuta
ou kystique n'a pas univoque; il peut s'agir d'un porteur sain d'amibes,
n'ayant jamais présenté le moindre trouble, mais aussi d'un ancien
amibien insuffisamment traité.
68
C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas administré d'amoebicides
à ces écoliers porteurs des œufs d'amibes.
CHUNG, GAYE, LABBO et UTZINGER trouvent les prévalences de
Schistosoma mansoni respectivement à 40 % [7J et 41,8 % [11] 40.9 [17]
et 49,3 % [36]. Ces taux sont largement supérieurs à ceux de notre
étude. Par contre en Guyane, EUTROPE trouve que le trichocéphah3 est
l'helminthe le plus fréquent chez le jeune enfant de Cayenne avec une
incidence à 13,6 % suivi de l'ascaris [10]. L'oxyure (1,7 %) et l'anguillule
(1,4 %) ont des incidences relativement faibles en conformité avec nos
résultats qui révèlent les incidences de l'oxyure et de l'anguillule
respectivement à 9,4 % et 0,5 0/0. Cela peut s'expliquer par le fait que
nous n'avons pas utilisé le « scotch test» qui est spécifique de l'oxyurose
[8] et à cause des difficultés techniques pour mettre en évidencf3 les
larves d'anguillules dans les selles [21].
Le parasite de l'ankylostome rencontré est le Necator americanus. C'est
d'ailleurs cette espèce qui sévit en zone tropicale et intertropïcale.
Ascaridiase.
La découverte de la grande douve, parasite rare, dans notre étude peut
s'expliquer par la présence de nombreuses mares susceptibles
d'héberger le mollusque du genre Iymnaea qui en est "hôte
intermédiaire.
Au niveau des deux écoles, la différence entre les écoliers de
Plateau IV et ceux d'Obodjikro IV par rapport au statut de parasitisme,
n'est pas significative. La fréquentation de l'une ou de l'autre école
n'expose pas plus au para~itisme.
69
Cela se comprend à cause de l'hyperendémie de la bilharziose à
Agboville [5] . Le nombre d'enfants porteurs de bilharziose est élevé à
cause des écoliers qui se baignent dans les mares à la sortie de l'école
ou les jours de repos [5,38]. C'est ce qui explique cette prévalence
élevée de parasitoses à transmission transcutanée malgré le fait que la
plupart des enfants portent les chaussures fermées.
Les données obtenues par notre étude sont probablement sous
estimées parce que le rejet des œufs de Schistosoma mansoni dans la
lumière intestinale est discontinu. Leur recherche dans les selles est
aléatoire et, en cas de pauciparasitisme, souvent négative même après
des techniques d'enrichissement [34].
Nous n'avons pas trouvé de différence significative entre les élèves
par rapport au parasitisme selon le type d'approvisionnement en eau. Par
contre le parasitisme est lié au lieu de défécation. Les enfants déféquant
dans les W C sont les moins parasités. Ce paradoxe peut être dû au
mauvais entretien de ceux-ci et à une hygiène fécale déficiente.
Contrairement à nos résultats, DEVELOUX [8] ne trouve pas de! lien
entre le lieu de défécation et le parasitisme. La source d'infestation
n'étant pas seulement fécale, les enfants peuvent s'infester à l'école à
l'occasion des jeux ou au cours des repas qu'ils consomment à l'écoIE~.
70
IV.1.4.2. PrévalenCE! de la bilharziose intestinale
71
IV.1.5. Oéparasitage des écoliers.
Sur les 591 élèves des deux établissements, 540 (soit 91,3 %) ont
été déparasités avec l'Albendazole pour les nématodes intestinales; les
autres écoliers étant absents pour cause d'affectation dans d'autres
établissements scolaires. Vu l'efficacité de ce médicament [20, 29J, les
résultats de l'évaluation finale devrait être meilleurs.
Pour ce qui est des schistosomiases, le traitement à basf~ de
Praziquantel a été administré à 43 enfants sur 51. Parmi ces enfants
déparasités un peu plus de la moitié (53,5 %) ont présenté des effets
secondaires à type de douleurs abdominales dans 56,S % des cas, de
vomissements, de céphalées et de vertiges. Ce qui confirme bien les
effets secondaires habituels de ce médicament.
En ce qui concerne les amibiases, nous avons pu les traiter
immédiatement faute de médicaments. Les formes amibiase-infestation
ne devant pas être justiciables d'un traitement. Dans le cadre de la
prochaine évaluation nous comptons remédier à cela.
72
La source principale de leur information est plutôt personnelle (50,7
%) ; la source médicale et paramédicale ne représentant que 20,5 %. Par
ailleurs, ces· parents accordent beaucoup d'importance à l'hygiène
environnementale (80,3 0/0). Malheureusement, ils ne disposent pas
toujours de structures pouvant leur permettre d'observer cette hygiène.
En effet la plupart de ces parents d'élèves n'ont pas de WC ni de latrine à
domicile ou bien lorsqu'ils existent, ils sont souvent mal entretenus ou
défaillants.
73
RECOMMANDATIONS
\
',-_._-----~
CONCLUSION
74
RECOMMANDATIONS
75
3. En direction des ense'ignants
76
6 - En direction du ministère de la santé
77
CONCLUSION
78
A partir des résultats positifs de ce programme pilote, un vaste
programme à l'échelle nationale pourra être initié pour le bien être de
l'écolier en Côte d'Ivoire.
79
1 REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
80
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88
ANNEXES
~---------.."
89
FORMULAIRE A
Interviewer
Date
Heure (début) (fi n)
Nom de l'école
VERS fNTESTfNAUX
,
1
1
:.1
i
'.
3. D'où viennent les vers?
9. Est-ce que les vers font quelque chose quand ils sont dans le ventre des gens?
(1 =oui, O=non)
Si la réponse est affirmative, continuez en demandant:Quoi/comment? Approfondissez
12. Qu'est-ce qu'on fait à une personne qui a des vers? Approfondissez sur la médecine
traditionnelle locale.
b) à J'école?
a)
b)
c)
22. Qu'est-ce que tu fais après être allé(e) aux toilettes? ou Qu'est ce que font les
enfants après être allés aux toilettes?
Potable
Lavage!
toilettte
·•.. . .
. . -.
';
;;~~..~
FORMULAIRE D
1. Quels sont les problèmes de santé dont souffre le plus couramment la communauté?
Approfondissez sur les vers et la diarrhée.
2. Les maladies des enfants sont-elles différentes de celles des adultes? Quelles sont les
maladies courantes chez les enfants? Classez les maladies par ordre d'importance.
4. Quel(s) est/sont le(s) nomes) données) localement aux vers? pour chaque type de
vers approfondissez sur l'endroit où ils vivent.
7. Que feriez-vous si votre enfant avait des vers? Approfondissez sur la médecine
moderne et traditionnelle?
Maladies diarrhéiques
Il. Que feriez-vous si votre enfant avait la diarrhée? Approfondissez sur les premières
mesures que la personne prendrait, sur la médecine moderne et traditionnelle.
14. Sur le plau personnel, que pouvez-vous faire pour éviter d'attraper des vers?
15. Et la diarrhée?
INFORMATIONS SANITAIRES
17. Si quelqu'un venait dans votre communauté pour vous donner des informations sur
des questions sanitaires, comment aimeriez-vous recevoir ces informations? Où?
Lesquelles? Et de qui?
18. A votre avis qu'est-ce que votre communauté peut faire pour améliorer les
situations qui causent les problèmes de santé dont nous venons de
parler/Approfondissez sur les vers et la diarrhée.
RESUME
Mots - clés
- Hygiène
- Ecole primaire
- Parasitoses inte~jtinales