Université Mohammed I Année 2017-2018
Ecole Nationale des Sciences Appliquées ENSA3-Génie Civil
Oujda Professeure : F.Z. Nqi
Correction des Travaux Dirigés
La résolution de l’équation F ( x) = 0
Correction1 :
Soit l’équation F ( x) = 2x3 − x − 2 = 0. Il est clair que F est continue et dérivable sur R. On
a F (1) = −1, F (2) = 12, donc F (1) F (2) < 0. D’autres part, F ( x) = 6x2 ≥ 0 sur [1, 2]. Donc,
d’après le théorème de la valeur intérmédiaire, il existe une seule solution α ∈ [1, 2] telle que
F (α ) = 0.
(a) Etudions la convergence de la suite xn+1 = g1 ( xn ) = 2x3n − 2. Tout d’abord, cette suite
si elle converge, conduit bien à une racine de F ( x) = 0 car si α est la limite de la suite ( xn )
alors
α = 2α 3 − 2 donc F (α ) = 2α 3 − α − 2
Par ailleurs, g01 ( x) = 6x2 ≥ 6 sur [1, 2]. Par conséquent, grâce au théorème des accroisse-
ments finis, il existe ξn compris entre xn et n+1 tel que
| g1 ( xn+1 ) − g1 ( xn ) |= g01 (ξn ) | xn+1 − xn |
donc
| g1 ( xn+1 ) − g1 ( xn ) | ≥ 6 | xn+1 − xn |
≥ 62 | xn − xn−1 |
..
.
≥ 6n | x1 − x0 |
Ainsi, cette suite diverge et la méthode est à rejeter.
(b) Etudions la convergence de
2
xn+1 = g2 ( xn ) = .
2x2n − 1
Cette méthode, si elle converge conduit vers la racine α de F ( x) dans [1, 2], car si α est la
limite de la suite ( xn ), alors
2 −8x
α= ⇒ F (α ) = 2α 2 − 2α − 1 = g02 ( x) = ,
2α 2 − 1 (2x2 − 1)2
donc
8(6x2 + 1) 16
−8 < g2 ”( x) = 2 3
< .
(2x − 1) 49
En conséquence, on ne peut conclure sur la monotonie de g2
Correction 3 :
(a) Considérons la fonction polynomiale f définie sur R par f ( x) = x4 + 2x2 − 1. On a
∀ x ∈]0, 1[, f 0 ( x) = 4x3 + 4x > 0.
Donc f est strictement croissante sur [0, 1] et définit une bijection de [0, 1] sur f ([0, 1]) =
[−1, 2]. Puisque 0 ∈ [−1, 2], il existe un et un seul r ∈ [0, 1] tel que f (r) = 0. Il est utile de
1
noter pour la suite que f ”( x) = 12x2 + 4 >, donc f est convexe.
(b) f (0.5) = 1/16 − 1/2 < 0 et f (1) = 2 > 0 donc r ∈]0.5, 1[. Ensuite f (0.75) =
(3/4)4 + 18/16 − 1 > 0 et f (0.5) < 0 donc r ∈]0.5, 0.75[.
(c) La fonction étant strictement croissante convexe, on est directement dans le cas d’application
du théorème du cours et le point de départ doit être pris à droite de la racine (faire un
schéma). On prendre donc x̄0 = 0.75. La suite de Newton est donnée par la formule
f ( x̄n ) x̄ − n4 + 2 x̄2n − 1
x̄n+1 = x̄n − = x̄ n − .
f 0 ( x̄n ) 4 x̄3n + 4 x̄n
On trouve
x̄1 = 0.655... et x̄2 = 0.6437...
(d) Comme précédemment, on est directement dans le cas d’application du théorème du
cours et le point de départ doit être pris à gauche de la racine (faire un schéma). On prendra
donc x̃0 = 0.5 La suite de la sécante est donnée par la formule
x̃n f (0.75) − 0.75 f ( x̃n )
x̃n+1 = .
f (0.75) − f ( x̃n )
On trouve
x̃1 = 0.624..., x̃2 = 0.636... et x̃3 = 0.6409...
(e) On sait (cours) que f étant strictement croissante convexe, la suite de la sécante croit vers
r tandis que la suite de Newton décroit vers r. On a donc
x̃0 ≤ x̃1 ≤ x̃2 ≤ x̃3 ≤ r ≤ x̄2 ≤ x̄1 ≤ x̄0 .
En particulier
0.6409... ≤ r ≤ 0.647...
de sorte que l’approximation de r avec deux décimales exactes est 0.64.
Correction 4 :
(a) on a
e− x
= 1 ⇔ x = e−x ⇔ x − e−x = 0.
x
(b) La fonction f est (indéfiniment) dérivable sur R. On a
∀ x ∈ R, f 0 ( x) = 1 + e−x > 1 > 0.
donc, f est strictement croissante sur R. La fonction f est donc injective et l’équation f ( x) =
0 admet au plus une solution. Comme
1
f (0) = −1 ≤ 0 et f (1) = 1 − > 0.5 > 0,
e
d’après le théorème des valeurs intermédiaires, f admet une racine (unique) dans ]0, 1[.
(c) On a
f ”( x) = −e−x < 0,
2
donc la fonction est concave dans R. Comme elle est aussi croissante, on predra donc comme
point de départ dans la suite de Newton, l’extrémité gauche de l’intervalle i.e x0 = 0.
(d) La suite de Newton est définie par
f ( xn )
x0 = 0 et xn+1 = xn − , n ≥ 0.
f 0 ( xn )
On trouve
x1 = 0.5, x2 = 0.56631...et x3 = 0.56714...
(e) On a
f (0.5671) = −6.78428E − 05 < 0 et f (0.56719) = 7.32E − 05 > 0,
donc d’après le théorème des valeurs intermédiaires, on a r ∈]0.5671, 0.56719[. Il suit que
les 4 premières décimales de r sont bien 5671.
Correction 5 :
(a) La fonction f ( x) = ( x3 − 1)/3 ne laisse pas stable l’intervalle [1, 2] (ie f ([1, 2]) " [1, 2])
car f (2) = 7/3 > 2) donc on ne peut pas lui appliquer le théorème du point fixe. On peut
aussi remarquer que
max | f 0 ( x) |= max | 3x2 − 3 |= 9 >> 1.
[1,2] [1,2]
(b) Pour s’assurer que f vérifie toutes les hypothèses du théorème du point fixe, nouys de-
vons montrer que f ([1, 2]) ⊂ [1, 2] puis que f est contractante sur [1, 2] ce que nous ferons
en montrant que sa dérivée est en valeur absolue bornée par un nombre K < 1 sur [1, 2].
Voyons le premier point. On a
f 0 ( x) = (1/”).3.(3x + 1)−2/3 > 0 sur [1, 2]
donc f est strictement croissante et définit une bijection de [1, 2] vers
f ([1, 2]) = [ f (1), f (2)] = [41/3 , 71/3 ].
Comme 41/3 ≈ 1.587 > 1 et 71/3 ≈ 1.913 < 2 on a bien
f ([1, 2]) ⊂ [1, 2].
Pour le second point, on remarque que
1 ≤ x ≤ 2 ⇒ 4 ≤ 3x + 1 ≤ 7 ⇒ 1/7 ≤ (3x + 1)−1 ≤ 1/4 ⇒ (1/7)2/3 ≤ f 0 ( x) ≤ (1/4)2/3 .
Comme f 0 est positive, on a
max | f 0 ( x) |= max f 0 ( x) ≤ (1/4)2/3 ≈ 0.3968503 < 1.
[1,2] [1,2]
Cela montre que f vérifie toutes les conditions du théorème du point fixe (de telle sorte que
toute suite ( xn ) définie par x0 = a ∈ [1, 2] et xn+1 = f ( xn )(n ≥ 01) converge vers r).
(c) Montrons que si f ( x0 ) > x0 alors ( xn ) est croissante. Pour cela nous devons montrer que
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pour tout n ≥ 0 on a xn+1 > xn . Nous utilisons une démonstartion par récurrence. Puisque
f ( x0 ) = x1 , l’inégalité est vraie pour n = 0 par hypothèse et cela donne l’initiation de la
réccurrence. Supposons que xn+1 > xn , nous montrons que xn+2 > xn+1 . La conclusion
se déduit immédiatemment de l’hypothèse de récurrence car f croissante et xn−1 < xn en-
trainent f ( xn+1 ) < f ( xn ) soit xn+2 < xn+1 . Le cas f ( x0 ) < x0 se traite de manière similaire.
Les deux cas peuvent évidemment se produire. Si x0 = 1 alors f ( x0 ) = A1/3 > 1 = x0 et si
x0 = 2 alors f ( x0 ) = 71/3 < 2 = x0
(d) Le tableau ci-dessous donne les valeurs des suites xn lorsque x0 = 1 (suite croissante vers
r), x0 = 2 (suite décroissante vers r).
x0 = 1 x0 = 2
n =1 1.5874011 <r< 1.9129312
n =2 1.7927904 <r< 1.8888351
n =3 1.8545417 <r< 1.8820569
n =4 1.8723251 <r< 1.8801413
n =5 1.8773842 <r< 1.8795993
On en déduit que r = 1.87 evec deux décimales exactes. Naturellement, on aurait pu cal-
culer une seule suite et s’assurer qu’on avait les bonnes décimales en utilisant la même idée
que dans l’exercice précédent.
(e) La convergence des suites précédentes est très lente (d’après le cours, l’erreur à la k-ème
itération est majorée par une constante multipliée par (1/0.39)k ce qui donne une conver-
gence à peine plus rapide que la dichotomie. Ici, posons simplement g( x) = x3 − 3x − 1, on
avait g0 ( x) = 3x2 − 3 > 0 sur ]1, 2] et g”( x) = 6x > 0 sur [1, 2], de sorte que la fonction était
strictement croissante convexe et on pouvait appliquer la méthode de Newton avec x0 = 2
(on prend l’extrémité supérieure : ”schéma des 4 cas” ). De manière précise, on trouve les
valeurs suivantes:
x0 2
x1 1.8888889
x2 1.8794516
La valeur x2 est en réalité précise avec 3 décimales.
Deux itérations suffisent donc à obtenir le résultat obtenu en 5 itérations avec la méthode
précédente.