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Séries et Intégrales Avancées

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cpge

My Youssef Rabat

Travaux
pratiques
Séries et intégrales

Janvier 2025

Classes MP*
Séries et intégrales Travaux pratiques

I. Extraits tiktok de sujets de concours

exercice 1
Nombre de diviseurs d’un entier
Pour tout n ∈ Î∗ , on note ζ la fonction définie sur ]1, +∞[ par :
+∞
1
ζ (x ) = .
X
x
n=1 n

Un lien avec l’arithmétique : pour tout n ∈ Î∗ , on note d n le nombre de diviseurs


de
 l’entier
 n . On pose A = Î∗ × Î∗ et on prend x > 1. Justifier que la famille
1
(ab) x (a,b)∈A est sommable et que sa somme vaut ζ (x ) 2 . En déduire que :

+∞
2 dn
ζ (x ) = .
X
n=1 nx
On pourra considérer la réunion ∪n∈Î∗ An où An = {(a, b) ∈ A, ab = n }.

exercice 2
Un calcul d’intégrale

On note f la fonction définie sur ]0 ; 1] par


ln t
f (t ) =
t2 −1
2.1 Soit k ∈ Î. Justifier l’existence puis calculer l’intégrale
∫1
Ik = t 2k ln t dt
0

2.2 Justifier que f est intégrable sur ]0 ; 1[ puis montrer que


∫1
π2
f (t ) = .
0 8
+∞
1 π2
=
X
On pourrait utiliser la relation 2
n=1 n 6
cpge My Youssef
Classes MP* page 1 / 105 Rabat
Séries et intégrales Travaux pratiques

problème 1
Intégrale de Dirichlet

L’objectif de ce problème est de démontrer la convergence de l’intégrale de Diri-


chlet :
∫ +∞
sin (t )
I = dt
0 t
et de calculer sa valeur. On considère la fonction f : [0, +∞[×]0, +∞[→ Ò définie
par :
sin (t )
[(x, t ) ∈ [0, +∞[×]0, +∞[, f (x, t ) = e −x t
t
On définit également la fonction u : [0, +∞[×]0, +∞[→ Ò par :
x sin (t ) + cos (t ) −x t
[(x, t ) ∈ [0, +∞[×]0, +∞[, u (x, t ) = − e
1 + x2
Dans tout le sujet, on pourra utiliser sans la démontrer l’inégalité | sin (t )| ⩽ |t |
valable pour tout t ∈ Ò.

1 : Préliminaires
1.1 Soit x > 0. Montrer que la fonction t ↦→ f (x, t ) est intégrable sur ]0, +∞[ .
1.2 En utilisant par exemple une intégration par parties, montrer que l’intégrale I
est convergente si et seulement si l’intégrale :
1 − cos (t )
∫ +∞
dt
0 t2
est convergente. En déduire que l’intégrale I converge.
1.3 Soit x ⩾ 0. Montrer que t ↦→ u (x, t ) est une primitive de la fonction t ↦→
sin (t )e −x t sur ]0 ; +∞[ . Dans la suite de l’exercice, on définit la fonction F :
[0, +∞[→ Ò par :
∫ +∞
[x ∈ [0, +∞[, F (x ) = f (x, t ) dt
0

cpge My Youssef
Classes MP* page 2 / 105 Rabat
Séries et intégrales Travaux pratiques

2 : Calcul de F sur ]0 ; +∞[


1
1.4 Montrer que |F (x )| ⩽ x pour tout x > 0. En déduire la limite de F en +∞.
1.5 Soit a > 0. Montrer que la fonction F est dérivable sur [a, +∞[ et que l’on
a:
∫ +∞
[x ∈ [a, +∞[, F (x ) = −

sin (t )e −x t dt
0

1.6 En déduire que la fonction F est dérivable sur ]0 ; +∞[ et déterminer une
expression de F ′ (x ) pour tout x ∈]0, +∞[ . Conclure que :
π
[x > 0, F (x ) = − Arctan (x ).
2

3 : Conclusion
On considère les fonctions F 1 : [0, 1] → Ò et F 2 : [0, 1] → Ò définies par :
∫1 ∫ +∞
[x ∈ [0, 1], F1 (x ) = f (x, t ) dt et F2 (x ) = f (x, t ) dt .
0 1

1.7 Montrer que la fonction F 1 est continue sur [0, 1] .


u (x,t )
1.8 Soit x ∈ [0, 1] . Montrer que la fonction t ↦→ t2
est intégrable sur [1, +∞[
et que :
∫ +∞
x sin (1) + cos (1) −x u (x, t )
F2 (x ) = e + dt .
1 + x2 1 t2
1.9 Montrer que la fonction F 2 est continue sur [0, 1] .
1.10 En déduire que la fonction F est continue en 0 , puis déterminer la valeur de
l’intégrale I .

problème 2
Formule de Viète

cpge My Youssef
Classes MP* page 3 / 105 Rabat
Séries et intégrales Travaux pratiques

1 : Transformée de Laplace de la fonction sinus cardinal


Pour x > 0, on note :
∫ +∞
sin (t )
F (x ) = e −t x dt
t
∫0+∞
G (x ) = e −t x sin (t ) dt
∫0+∞
H (x ) = e −t x cos (t ) dt
0

2.1 Montrer que : [t ∈ Ò+, | sin (t )| ⩽ t .


2.2 Montrer que les fonctions F , G et H sont bien définies sur ]0, +∞[ .
2.3 Montrer que limx →+∞ F (x ) = 0.
2.4 Montrer que F est de classe C 1 sur ]0 ; +∞[ et exprimer F ′ à l’aide de la
fonction G .

∫ +∞pourra calculer H (x ) +
2.5 Trouver une expression simple pour G et pour H . On
i G (x ) . En déduire, pour α ∈ ]0 ; +∞[ , la valeur de 0 e −t x cos (αt ) dt .
2.6 En déduire une expression simple pour F . Que vaut F (1) ?

2 : Autour de la formule de Viète


2.7 Montrer que pour tout t > 0 et pour tout n ∈ Î∗ :
n t  sin (t )
cos k = n .
Y
k =1 2 2 sin (t /2n )

2.8 Montrer que pour tout t > 0 et pour tout n ∈ Î∗ :

1 2X
n −1
n
2k − 1
t   
cos k = n−1 t .
Y
cos
k =1 2 2 k =1 2n
On pourra raisonner par récurrence et utiliser l’identité :
1
cos (a) cos (b) = ( cos (a + b) + cos (a − b)).
2
2.9 En déduire que pour tout t > 0 :

1 2X
n −1
2k − 1
 
sin (t )
− lim cos t .
t n→+∞ 2n−1 k =1 2n
cpge My Youssef
Classes MP* page 4 / 105 Rabat
Séries et intégrales Travaux pratiques

2.10 Montrer que pour tout x >0:


1 2X +∞
n −1 ∫
2k − 1
 
F (x ) = lim cos t e −t x dt .
n→+∞ 2n−1 k =1 0 2n
On pourra introduire, pour tout n ∈ Î∗ , la fonction fn : ]0 ; +∞[ → Ò définie
par :

1 2X
n −1
2k − 1
 
[t ∈ ]0 ; +∞[, fn (t ) = cos t e −t x
2n−1 k =1 2 n

2Xn −1
π 1
2.11 En déduire que : = lim 2 n+1
2 2n
.
4 n→+∞ k =1 (2k − 1) + 2
L’objet des trois questions suivantes est de redémontrer le résultat précédent de
façon plus élémentaire.
2.12 Déterminer :

2X
n −1
1
lim 2 n+1
n→+∞
k =0 4k 2 + 22n
en écrivant cette quantité à l’aide une somme de Riemann.
2.13 Soit n ∈ N∗ . Montrer que pour tout k ∈ ⟦0, 2n−1 ⟧ :
1 1 4 × 2n−1 + 1 1
− ⩽ × .
4k 2 + 22n (2k − 1) 2 + 22n 1 + 22n 4k 2 + 22n
2.14 En déduire que :

2X
n −1
1 1
 
lim 2 n+1
− =0
n→+∞
k =0 4k 2 + 22n (2k − 1) 2 + 22n
et retrouver le résultat de la question question 2.11 [p. 5].

II. Des thèmes classiques

problème 3
Calcul de ζ (2)

On propose ici différentes méthodes pour le calcul de la valeur de la fonction ζ en 2.


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Séries et intégrales Travaux pratiques

1 : en utilisant des intégrales de Wallis


On pose pour tout n ∈ Î
∫ π/2 ∫ π/2
2n
wn = cos t dt et I n = t 2 cos2n t dt
0 0

3.1 Trouver une relation entre wn et wn−1 et en déduire l’expression de wn .


wn
3.2 Montrer que n = (2n − 1)I n−1 − 2nI n et conclure.

2 : En utilisant le lemme de Lebesgue


3.3 Démontrer le lemme de Lebesgue : pour toute fonction f : [a, b] −→ Ã de
∫b
classe C 1 , limn→∞ a
f (t ) ei nt dt = 0.
3.4 Déterminer des réels a et b pour que pour tout n ∈ Î∗ ,
1
∫π
(at 2 + bt ) cos (nt ) dt =
0 n2
1 1 t (t − 2π)  i (n+1)t
n ∫ π  
=
X it
3.5 Montrer que 2
Re e − e dt
k =1 k 2π 0 ei t − 1
3.6 Conclure.

3 : En utilisant le noyau de Dirichlet


3.7 Montrer que pour tout θ ∈ [0, π/2]
1 X n
sin (2n + 1)θ
+ cos (2k θ) =
2 k =1 sin θ

Multiplier par θ et intégrer entre 0 et π/2.

4 : En utilisant le développable en série entière de la fonc-


tion arcsin
3.8 Écrire le développable en série entière (dse) de la fonction arcsin. Montrer qu’il
converge uniformément (cvu) sur [−1, 1] . Remplacer x par sin θ et intégrer
entre 0 et π/2.
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problème 4
Un développement eulérien de la fonction sin

1 : Développement en série entière de la fonction x ↦−→


x cotan x
4.1 Montrer que pour tout n ∈ Î, il existe un polynôme P n de degré 2n + 1 et de
coefficient dominant (−4) n tel que pour tout θ ∈ Ò,
sin (2n + 1)θ = P n ( sin θ)
4.2 Déterminer les racines de P n et en déduire que qu’il existe des réels θk ∈
[0, π/2[ avec k ∈ ⟦1 ; n⟧ tels que
n
[θ ∈ Ò, sin (2n + 1)θ = 4n sin θ ( sin2 θk − sin2 θ)
Y
k =1

4.3 Montrer que

sin2 θ
!
n
[θ ∈ Ò, sin (2n + 1)θ = (2n + 1) sin θ 1−
Y
k =1 sin2 θk

4.4 En écrivant maintenant pour tout θ ∈] − π/2, π/2[


sin (2n + 1)θ = sin θ cos2n θQ n ( tan θ)

où Q n est un polynôme à préciser, montrer que pour tout θ ∈ Ò


n
tan2 θ
 
2n
sin (2n + 1)θ = (2n + 1) sin θ cos 1−
Y
θ
k =1 tan2 θk

4.5 4.5.1 Montrer que si 0 ⩽ x ⩽ y < π/2 alors


tan x x sin x
⩽ ⩽
tan y y sin y
+∞
t2
 
En déduire que[t ∈] − π, π [, sin t = t 1− 2 2
Y
4.5.2 (1)
k =1 k π
4.5.3 En utilisant ce développement montrer que
1 +∞
1
[x ∈ Ò ∖ Ú, π cotan (πx ) = + 2x
X
x 2 2
n=1 x − n
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4.6 En déduire le développement en série entière


+∞
ζ (2n)
[x ∈] − π, π [, x cotan x = 1 − 2 x 2n
X
(2)
n=1 π 2n

2 : Application : la formule des compléments


∫ +∞
On pose pour tout x > 0, Γ(x ) = 0
t x −1 e−t dt .
4.7 Montrer que pour tout x > 0,
nx n!
Γ(x ) = lim
n→∞ x (x + 1) · · · (x + n)

4.8 En déduire la formule des compléments :


1 +∞ 
x2

sin (πx )
[x ∈]0, 1[, =x 1− 2 =
Y
Γ(x )Γ(1 − x ) k =1 k π
Retrouver ainsi la valeur de Γ(1/2) .

problème 5
dse de la fonction tan
5.1 Pour a, b ∈ Ò avec b . 0( mod π) , vérifier l’identité suivante :
(1 + i a) − e i b (1 − i a) a
= 1 −
1 − ei b tan (b/2)
5.2 Pour a, b ∈ Ã et n ∈ Î∗ , vérifier l’identité suivante :
n−1 π
a +b = (a − be i (2k +1) n )
n n
Y
k =0

5.3 Pour x ∈ Ò et p ∈ Î∗ , vérifier l’identité suivante :

x2
 p−1 
1  i x  2p  i x  2p
 
1+ + 1− = 1−
Y
2 2p 2p k =0 4p 2 tan2 (2k4p
+1)π

Démontrer alors que pour tout x ∈ − π2 , π2


 
5.4

∞  4x 2 
ln ( cos x ) = ln 1 −
X
k =0 (2k + 1) 2 π 2
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Séries et intégrales Travaux pratiques

8x
En déduire : [ x ∈ − π2 , π
, tan x = ∞
 
5.5
P
2 k =0 (2k +1) 2 π 2 −4x 2
.
5.6 Pour n ∈ Î avec n ≥ 2, vérifier l’identité suivante :

1 2n − 1
=
X
ζ (n)
k =0 (2k + 1) n 2n

5.7 Démontrer enfin que :


i π πh ∞
2(4n − 1)
[ x ∈ − , , tan x = ζ (2n)x 2n−1
X
2 2 π 2n
n=1

problème 6
Calcul d’une intégrale

1 : Un résultat préliminaire
Soient deux suites réelles (a n ) et (b n ) telles que a n ∼ b n . On suppose que b n > 0,
que la série b n diverge et que b n x n a pour rayon de convergence 1.
P P
+∞
a n x n = +∞.
X
6.1 Montrer que lim
x →1 n=0
+∞
X +∞
X
6.2 Montrer que an x n ∼ bn x n
n=1 x →1 n=0

2 : Calcul d’une intégrale


Soit x ∈]1, +∞[ . On pose pour tout n ∈ Î∗ ,
∫ +∞
dt
u n (x ) =
0 (1 + t x ) n
On veut calculer les intégrales u n (x ) .
6.3 Vérifier que u n (x ) est bien définie.
6.4 Calculer la valeur de u n (x ) en utilisant la fonction β d’Euler.
Dans la suite on élabore une méthode de calcul basée seulement sur des
résultats de cours.

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6.5 Montrer que


∫ +∞
1/x du
n u n (x ) = ux n
0 (1 + n )
1 1
xΓ x ( )
6.6 En déduire que u n (x ) ∼ n 1/x .
n→+∞
6.7 6.7.1 Justifier l’égalité :
+∞
[t ∈] − 1, 1[, u n (x )t n = t (1 − t ) 1/x −1u 1 (x )
X
n=1

6.7.2 En déduire que pour tout x > 1


1/x − 1
 
u n (x ) = (−1) n−1
u 1 (x )
n −1
+∞
tn
6.8 On pose pour t ∈] − 1, 1[ , G (t ) =
P
1/x
n=1 n
6.8.1 Vérifier que G est bien définie.
6.8.2 Par comparaison série intégrale montrer que
1
 
G (t ) ∼ − Γ 1 − (1 − t ) 1/x −1
t →1 x
  +∞
6.8.3 Montrer que x1 Γ x1 G (t ) ∼ − u n (x )t n .
P
t →1 n=1

6.8.4 En déduire que


1 1 1
   
u 1 (x ) = Γ Γ 1−
x x x
et via la formule des compléments :
∫ +∞
dt π/x
u 1 (x ) = =
0 1+ tx sin (π/x )

problème 7
Sur les polynômes de Bernstein

cpge My Youssef
Classes MP* page 10 / 105 Rabat
Séries et intégrales Travaux pratiques

On note E l’ensemble des fonctions continues de [0, 1] dans Ë qu’on munit de la


norme ∥.∥ ∞ . On considère pour toute fonction f ∈ E la suite de polynômes (B n (f ))
définis par
n   
k n k
B n (f ) =
X
f X (1 − X ) n−k
k =0 n k
Pour tout n ∈ Î, on note en la fonction polynomiale de [0, 1] définie par en (x ) = x n .

1 : Quelques propriétés algébriques


7.1 Montrer que l’application B n et linéaire et qu’elle induit un endomorphisme
de Ò[X ] .
7.2 Calculer B n (1) et B n (X ) .
7.3 Montrer que pour tout polynôme P
1
X (1 − X )B n (P ) ′ = B n (X P ) − X B n (P ) (3)
n
et calculer B n (X 2 ) et B n (X 3 ) .
7.4 Montrer que si p ⩽ n alors B n induit un automorphisme diagonalisable de
Òp [X ] et préciser ses valeurs propres.

2 : Approximation par des polynômes de Bernstein


7.5 Montrer que
2  
n 
k n k 1
X (1 − X ) n−k = X (1 − X )
X
−X
k =0 n k n

et en déduire que pour tout δ > 0


n
1
 
n k
[x ∈ [0, 1]
X
x (1 − x ) n−k ⩽
k =0 k 4δ 2 n
|nx −k |⩽nδ

7.6 Montrer que pour tout f ∈ E , la suite (B n (f ))n cvu vers f sur [0, 1] . (utiliser
la continuité uniforme de f .)

cpge My Youssef
Classes MP* page 11 / 105 Rabat
Séries et intégrales Travaux pratiques

7.7 Soit f ∈ E . Montrer que


n−1
k +1 n −1 k
      
k
B n (f ) (x ) = n

x (1 − x ) n−k −1
X
f −f
k =0 n n k

En déduire que si f est de classe C 1 alors la suite (B n (f ) ′)n cvu vers f ′ sur
[0, 1] .
7.8 Montrer que si f est monotone alors les polynômes B n (f ) sont monotones
dans le même sens.

problème 8
le théorème de convergence normale d’une
série de Fourier

1 : Noyau de Dirichlet
Pour n entier naturel et t réel, on pose
n n
D n (t ) = =1+2
X ikt
X
e cos k t
k =−n k =1
∫π
8.1 Vérifier la relation D n (t ) dt = 2π pour tout n ∈ Î.
−π
sin n + 12 t

8.2 Prouver que si t < πÚ alors D n (t ) = t
sin 2
8.3 Soit h : [−π, π] → Ã une fonction continue par morceaux. Montrer que
∫π
h (u) sin (αu) du −→ 0
−π α→+∞

2 : Le théorème de Dirichlet de la convergence normale


On considère dans la suite, une fonction g : Ò → Ã, 2π périodique, continue de
classe C 1 par morceaux. Pour tout k entier relatif, on pose
1
∫π
c k (g ) = g (x ) e−i k x dx
2π −π

Exprimer c k (g ) en fonction de c k (g ′) et en déduire que la famille c k (g )



8.4
k ∈Ú
est de carré sommable.
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Séries et intégrales Travaux pratiques

8.5 Pour n entier naturel et t réel, prouver la relation


n
1 π

c k (g )e =
X ikt
g (t − u)D n (u) du
k =−n 2π −π
8.6 Montrer que la série de fonctions c n (g ) ei nt ,n∈Ú converge normalement sur
P
Ò et que
+∞
[t ∈ Ò, g (t ) =
X
c n (g ) ei nt
n=−∞

problème 9
Nombres et polynômes de Bernoulli

On définit la suite (b n )n des nombres de Bernoulli par la relation de récurrence




 b0 = 1


1 X n−1 
n +1

 [n ⩾ 1 b n = − n + 1 bk

k

 k =0

1 : Aperçu historique
Les nombres de Bernoulli sont historiquement liés aux sommes
n−1
S p (n) =
X
kp
k =0
où p ∈ Î∗ et n ∈ Î∗ . On adopte la convention S 0 (n) = n .
n 
n +1

[n ∈ Î , ∗
bk = 0
X
9.1 Montrer que
k =0 k
Calculer b 1 , b 2 , b 3 et b 4 .
p 
p +1

[p ∈ Î, [n ∈ Î , n ∗
=
p+1
X
9.2 Montrer que S k (n)
k =0 k
9.3 En déduire que
p 
p +1

[p ∈ Î, [n ∈ Î , (p + 1)S p (n) =

X
b k n p+1−k
k =0 k
Retrouver ainsi les sommes S 1 (n), S 2 (n) et S 3 (n) .
n.b. cette dernière formule prouve que S p (n) est une expression polynomiale de n de
degré p dont le terme de plus haut degré est n p+1
p+1 , le terme suivant étant b 1 n p = − 12 n p
cpge My Youssef
Classes MP* page 13 / 105 Rabat
Séries et intégrales Travaux pratiques

2 : fonction génératrice des nombres de Bernoulli


P bn n
On considère la série entière n! z et on note B sa somme et R son rayon de
convergence.
9.4 Montrer que |b n | ⩽ n ! et en déduire que R est non nul. On admet que pour
l’instant que R = 2π .
z
9.5 Montrer que [z ∈ D (0, R ) ∖ {0}, B (z ) =
ez −1
9.6 Montrer que b 2n+1 = 0 dès que n ⩾ 1, ce qui nous amène à l’écriture
+∞
z X b 2n 2n
[z ∈ D (0, 2π), B (z ) = − + z
2 n=0 (2n) !

Montrer que (−1) n−1 b 2n ⩾ 0 pour tout n ⩾ 2.

3 : Développements en séries entières de certaines fonc-


tions usuelles
ez − e−z ez + e−z
On pose tanh z = z cotanh z = z
e + e−z e − e−z
ei z − e−i z ei z + e−i z
tan z = −i i z cotan z = i i z
e + e−i z e − e−i z
9.7 Préciser les domaines de définition de ces fonctions.

9.8 Vérifier que

z cotanh z = B (2z ) + z z tanh z = B (4z ) − B (2z ) + z

Exprimer également tan et cotan en fonction de B .


9.9 En déduire les dse :

+∞
22n 2n
[x ∈ ]−π ; π [ x cotan x = 1 −
X
|b 2n | x
n=1 (2n) !
i π πh +∞
22n (22n − 1) 2n−1
[x ∈ − ; tan x =
X
|b 2n | x
2 2 n=1 (2n) !

9.10 En utilisant le développement ?? du problème précédent, montrer que

|b 2n | (2π) 2n
[n ∈ Î∗, ζ (2n) = ·
2 (2n) !
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4 : Polynômes de Bernoulli
9.11 Montrer qu’il existe une suite de fonctions polynomiales (B n )n telle que
+∞
B n (t )
[t ∈ Ò, B (x ) ex t =
X
xn
n=0 n!
On exprimera le polynôme B n en fonction des nombres de Bernoulli :
n  
n
B n (X ) =
X
b k X n−k
k =0 k

9.12 Montrer que la suite (B n )n est caractérisée par les conditions


B =1
 0



[n ∈ Î∗, B n′ = nB n−1

 [n ∈ Î∗, 1 B n (t ) dt = 0

 ∫
 0

9.13 Montrer les identités :


9.13.1 [n ∈ Î∗, B n (X + 1) − B n (X ) = nX n−1 ;
9.13.2 [n ∈ Î, [t ∈ Ò, B n (1 − X ) = (−1) n B n (X ) ;
9.14 Montrer que :

9.14.1 B 2n+1 ne s’annule pas sur ]0, 1/2[ ;


9.14.2 B 2n − B 2n (0) garde un signe constant sur [0, 1] .

5 : Lien avec les nombres ζ (2n)


On pose pour tout n, N ∈ Î∗ et t ∈]0, 1[
N
B 2n (t ) − B 2n (0)
D N (t ) = 1 + 2 ϕn (t ) =
X
cos (2k πt )
k =1 sin (πt )
∫1
αn,k = B 2n (t ) cos (2k πt ) dt
0
sin (2N + 1)πt
9.15 Montrer que pour tout t ∈ ]0 ; 1[ , D N (t ) = .
sin πt
9.16 Calculer les nombres αn,k et en déduire que
∫1
n−1 2 1
n
· (2n) ! X
D N (t )B 2n (t ) dt = (−1)
0 (2π) k =1 k 2n
2n

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Séries et intégrales Travaux pratiques

9.17 Montrer que ϕn se prolonge en une fonction de classe C 1 sur [0, 1] et en


déduire en utilisant le lemme de Lebesgue que
|b 2n | (2π) 2n
ζ (2n) = ·
2 (2n) !
En déduire un équivalent de b 2n et retrouver la valeur du rayon de convergence
R.

problème 10
Séries factorielles

1 : Séries factorielles
On pose pour tout entier naturel n et pour tout réel x > 0
n!
u n (x ) =
x (x + 1) · · · (x + n)
1 u n (x )
vn (x ) = wn (x ) =
(n + 1) x vn (x )
10.1 Montrer que la suite de fonctions (wn )n converge simplement sur ]0, +∞[
vers une fonction ℓ partout strictement positive.
ind

10.2 Soit (a n )n une suite complexe. Montrer que pour tout x> 0, la série a n u n (x )
P
converge absolument (cva) si et seulement si la série a n vn (x ) cva.
P

On note désormais A l’ensemble des suites complexes (a n )n telles que


a n u n (x ) cva pour tout x > 0.
P

ind

10.3 Donner en exemple une suite (a n )n qui soit un élément de A et une suite
(b n )n qui n’en soit pas un élément.
Soit dans la suite de cette partie a = (a n )n un élément de A .
10.4
P
Montrer que la somme fa de la série de fonctions a n u n est continue sur
]0, +∞[ et que lim+∞ fa = 0.
10.5 Montrer que f a et de classe C 1 sur ]0, +∞[.

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Séries et intégrales Travaux pratiques

2 : Représentation intégrale
10.6 Déterminer les réels α0, α1, . . . , αn tels que
n
αk
[x ∈]0, +∞[, u n (x ) =
X
k =0 x + k
∫1
10.7 Montrer que : [x > 0, u n (x ) = (1 − y ) x −1 y n d y
0
10.8 Soit a = (a n )n un élément de A .

10.8.1 a n x n a un rayon de convergence ⩾ 1.


P
Montrer que la série entière
On note ϕ a sa somme.
∫1
10.8.2 Montrer que [x > 0 fa (x ) = (1 − y ) x −1ϕ a (y ) d y
0

3 : Dérivabilité d’une série factorielle


∫1
10.9 Montrer que [x > 0, fa′ (x ) = (1 − y ) x −1ϕ a (y ) ln (1 − y ) d y
0
10.10 Montrer que la fonction ψa : x ↦−→ ϕ a (x ) ln (1 − x ) est dse sur ] − 1, 1[ . On
notera b n x n son développement. Justifier que
P

n−1
ak
b 0 = 0 et [n ∈ Î∗, b n = −
X
k =0 n − k

10.11 Soient N ⩽ 1 et x > 0, montrer que l’on a successivement


N −p
N
X |b n | N
X −1 X 1
10.11.1 ⩽ |a p |
n=1 (n + 1) k =1 k (k + p + 1)
x x
p=0
N −p
1 1
∫ +∞
X dt
10.11.2 ⩽ +
k =1 k (k + p + 1) (p + 1) t (t + p + 1) x
x x
1
N −p
1 ln (p + 1) 1 1
 
+ 1+
X
10.11.3 ⩽
k =1 k (k + p + 1) (p + 1) x (p + 1) x
x x

10.12 Montrer que la série b n vn (x ) cva pour tout x > 0 et en déduire que la
P
suite (b n )n est un élément de A .

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10.13 Montrer que f a′ est développable en série factorielle et donner son dévelop-
pement.
10.14 Un exemple :. Montrer que la fonction f : x ↦−→ 1/x est développable en
série factorielle sur ]0, +∞[ et donner les coefficients a n , a n′ et a n′′ de f , f ′ et
f ′′.

problème 11
Fonction β d’Euler

1 : Une caractérisation de la fonction Γ d’ Euler


11.1 En utilisant les écritures
!
nx n! n
1
Γ(x ) = lim et γ = lim
X
− ln n
n→+∞ x (x + 1) · · · (x + n) n→+∞ n
k =1

démontrer que
Γ′ (x ) 1 +∞ 
1 1

[x ∈ ]0 ; +∞[ = − −γ +
X

Γ(x ) x n=1 n n +x

11.2 En déduire que la fonction ln ◦ Γ est convexe.

11.3 On considère une fonction g : ]0 ; +∞[ −→ Ò telle que




 g (1) = 1
[x ∈ ]0 ; +∞[ g (x + 1) = x g (x )



 ln ◦ g est convexe


11.3.1 Vérifier que pour tout x ∈ ]0 ; 1[
ln g (x + n) − ln g (n)
ln g (n) − ln g (n − 1) ⩽ ⩽
x
ln g (n + 1) − ln g (n)

11.3.2 En déduire que


n nx n!
g (x ) ⩽ ⩽ g (x )
x +n x (x + 1)..(x + n)
11.3.3 Conclure que g = Γ.
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2 : La fonction beta :
On définie la fonction β d’Euler par
∫1
β (x, y ) = t x −1 (1 − t ) y −1 d t
0

11.4 11.4.1 Montrer que β est bien définie sur ]0 ; +∞[ 2 et établir les expres-
sions
∫ π/2
β (x, y ) = 2 cos2x −1 θ sin2y −1 θ dθ
0
∫ +∞
t x −1
β (x, y ) = dt
0 (1 + t ) x +y
11.4.2 Etablir la relation β (x + 1, y ) = x
x +y β (x, y )
11.4.3 Calculer pour n ∈ Î∗, β (n, y ).
11.4.4 Montrer que pour y fixé, l’application β y : x → β (x, y ) est de classe

C sur ]0 ; +∞[ .
11.4.5 Montrer que ln β y est convexe.
11.5 Développement en série entière de x → β (x + 1, y ) :.

11.5.1 Déterminer lim+ β (x, y )


x →0
(x ln t ) n
11.5.2 Soit u n : t −→ (1 − t ) y −1 . Pour x ∈ ]−1 ; 1[, vérifier l’intégra-
n!
P∫1
bilité de u n sur ]0 ; 1[ , puis montrer que la série 0
|u n | est convergente
En déduire que l’application x → β (x + 1, y ) est développable en
11.5.3
série entière au voisinage de zéro et préciser le rayon de convergence.

11.6 Expression de la fonction beta à l’aide de Γ.


β (x,y )Γ(x +y )
11.6.1 En considérant g : x ↦−→ Γ(y ) , montrer que

Γ(x )Γ(y )
[x, y > 0, β (x, y ) =
Γ(x + y )
∫π
11.6.2 Exprimer 0
2
sinx (t )d t en fonction de Γ.

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III. Des sujets de concours complets

problème 12
Des développements eulérien et dse de la
fonction tan

Centrale 2019, PC (extrait)

Dans la partie I, on définit une suite (αn )n d’entiers naturels via le développement
en série entière d’une fonction auxiliaire et on s’intéresse en particulier à la suite
extraite (α2n+1 )n formée des termes de rang impair.
Dans la partie II, on détermine un équivalent, lorsque n tend vers l’infini, de α2n+1
en faisant appel à des outils analytiques et notamment la fonction zêta de Riemann.
La partie II fait appel, très ponctuellement, à des résultats de la partie I. La partie III
utilise des résultats des parties I et II.

1 : Introduction d’une fonction auxiliaire


Soit l’intervalle I =] − π/2, π/2[. On considère la fonction f définie sur I par
sin x + 1
[x ∈ I , f (x ) = .
cos x
On note f (n) la dérivée d’ordre n de f et, par convention, f (0) =f.

1.A : Dérivées successives

12.1 Exprimer les dérivées f ′, f ′′ et f (3) à l’aide des fonctions usuelles.


12.2 Montrer qu’il existe une suite de polynômes (P n )n∈Î à coefficients réels telle
que
P n ( sin x )
[n ∈ Î, [x ∈ I , f (n) (x ) = .
( cos x ) n+1
On explicitera les polynômes P 0, P 1, P 2, P 3 et, pour tout entier naturel n, on
exprimera P n+1 en fonction de P n et P n′ .
12.3 Justifier que, pour tout entier n ⩾ 1, le polynôme Pn est unitaire, de degré n
et que ses coefficients sont des entiers naturels.
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12.4 Montrer [x ∈ I 2f ′ (x ) = f (x ) 2 + 1.
Pour tout entier naturel n , on pose αn = f (n) (0) = P n (0).
12.5 Montrer 2α1 = α02 + 1 et
n  
n
[n ∈ Î , ∗
2αn+1 = αk αn−k .
X
k =0 k

1.B : Développement en série entière


P αn n
On note R le rayon de convergence de la série entière n∈Î n ! x et g sa somme.
12.6 A l’aide de la formule de Taylor avec reste intégral, montrer

N
αn
[N ∈ Î, [x ∈ [0, π/2],
X
x n ⩽ f (x ).
n=0 n!

12.7 En déduire la minoration R ⩾ π/2.


12.8 Montrer [x ∈ I 2g ′ (x ) = g (x ) 2 + 1.
12.9 Montrer [x ∈ I , f (x ) = g (x )
Considérer les fonctions arctan f et arctan g .
12.10 En déduire que R = π/2.

1.C : Partie paire et partie impaire du développement en série entière

I → Ò s’écrit de façon unique sous la forme


12.11 Justifier que toute fonction h :
h = p + i avec p : I → Ò une fonction paire et i : I → Ò une fonction
impaire.
12.12 En déduire

+∞
α2n+1 2n+1 1 +∞
α2n 2n
[x ∈ I , tan (x ) = = x .
X X
x et
n=0 (2n + 1) ! cos x n=0 (2n) !

On note t la fonction définie sur I par t (x ) = tan (x ).


12.13 Pour tout entier naturel n, exprimer t (n) (0) en fonction des réels (αi )i ∈Î .
12.14 Rappeler, sans justification, l’expression de t ′ en fonction de t.
12.15 En déduire

n
2n
 
[n ∈ Î ,

α2n+1 = α2k −1 α2n−2k +1 .
X
k =1 2k − 1

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2 : Equivalent de α2n+1
2.A : La fonction zêta
+∞
1
Pour tous s > 1, on pose ζ (s) = .
X
s
n=1 n
12.16 Montrer que ζ est continue sur ]1, +∞[.
+∞
1
par deux intégrales et en déduire lim ζ (s) = 1.
X
12.17 Encadrer
s
n=2 n
s→+∞

12.18 Déterminer C (s) tel que


+∞
1
[s ∈]1, +∞[, = C (s)ζ (s).
X
k =1 (2k − 1) s

2.B : Une formule pour la fonction cosinus


∫ π/2
Pour tout entier naturel n et tout réel x, on pose I n (x ) = 0
cos (2x t )( cos t ) n d t .
4x 2 n −1
 
12.19 Montrer [n ∈ ⟦2 ; +∞⟦ [x ∈ Ò 1 − 2 I n (x ) = I n−2 (x )
n n
4x 2 I n (x ) I n−2 (x )
 
1− 2 =
n I n (0) I n−2 (0)
12.20 Montrer

n 
x2

I 2n (x ) Y
[n ∈ Î , [x ∈ Ò,

sin (πx ) = πx 1− 2 .
I 2n (0) k =1 k

12.21 En déduire

1 I 4n (2x ) I 2n (0) Y
n 
4x 2

[n ∈ Î , [x ∈]0, 1[,

cos (πx ) = 1− .
2 I 4n (0) I 2n (x ) p=1 (2p − 1) 2

2.C : Un autre développement de tangente

Dans toute cette sous-partie II.C, on pose J = [0, 1/2[ et, pour tout entier naturel n
et tout réel x de J ,
!
+∞ +∞
22p+1 x 2p−1
S n (x ) = .
X X
2p
p=1 k =n+1 (2k − 1)

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12.22 Montrer

+∞
1 1 1
[n ∈ Î∗, [s ∈]1, +∞[, .
X

k =n+1 (2k − 1) s 2(s − 1) (2n − 1) s−1

12.23 Justifier que, pour tout entier naturel n, la fonction S n est définie sur J .
12.24 Montrer que la suite (S n ) converge simplement sur J vers la fonction nulle.
12.25 En dérivant x ↦→ ln ( cos (πx )), montrer
2I 4n
′ (2x ) ′ (x )
I 2n n
8x 1
[x ∈ J π tan (πx ) = − .
X
+ + 2
I 4n (2x ) I 2n (x ) k =1 (2k − 1) 1 − 4x 2 2
(2k −1)

12.26 Montrer

2I 4n
′ (2x )
[n ∈ Î∗ [x ∈ J π tan (πx ) + S n (x ) = − +
I 4n (2x )
′ (x )
I 2n +∞
2(22p − 1)ζ (2p)x 2p−1
X
+
I 2n (x ) p=1

12.27 Montrer l’inégalité t cos t ⩽ sin t , pour tout t ∈ [0, π/2].


12.28 En déduire

4x
[n ∈ Î∗, [x ∈ [0, 1], 0 ⩽ −I n′ (x ) ⩽ I n (x )
n
I n′ (x )
puis, pour x ∈ [0, 1], la limite limn→+∞ I n (x ) .
12.29 En déduire l’égalité

+∞
[x ∈ J , π tan (πx ) = 2(22p − 1)ζ (2p)x 2p−1 .
X
p=1

2.D : Un équivalent de α2n+1

12.30 Montrer

2(22n+2 − 1)(2n + 1) !
[n ∈ Î, α2n+1 = ζ (2n + 2).
π 2n+2
12.31 En déduire un équivalent de α2n+1 lorsque n tend vers l’infini.

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problème 13
Transformée de Laplace

Centrale 2012, math 1, PSI

◆ Dans le problème, λ désigne toujours une application continue de Ò+ dans Ò+ ,


croissante et non majorée.
◆ Dans le problème, f désigne toujours une application continue de Ò+ dans Ò.
◆ On note E l’ensemble des réels x pour lesquels l’application t ↦→ f (t )e −λ (t )x
est intégrable sur Ò+ .
∫ +∞
◆ On note E ′ l’ensemble des réels x pour lesquels l’intégrale 0
f (t )e −λ(t )x d t
converge.
On se propose ci-après d’étudier la transformation f ↦→ Lf au début de la partie 1
(une généralisation de la transformée de Laplace), d’en établir quelques propriétés,
d’examiner certains exemples et d’utiliser la transformation L pour l’étude d’un
opérateur.

1 : Préliminaires, définition de la transformation L .


13.1 Quelle inclusion existe-t-il entre les ensembles E et E ′ ?
Désormais, pour x ∈ E ′, on notera
∫ +∞
Lf (x ) = f (t )e −λ (t )x d t
0

13.2 Montrer que si E n’est pas vide, alors E est un intervalle non majoré de Ò.
13.3 Montrer que si E n’est pas vide, alors Lf est continue sur E .

2 : Exemples dans le cas de f positive.


13.4 Comparer E et E ′ dans le cas où f est positive.
13.5 Dans les trois cas suivants, déterminer E .
13.5.1 f (t ) = λ ′ (t ) avec λ supposée de classe C 1 .
13.5.2 f (t ) = e t λ(t ) .
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e −t λ (t )
13.5.3 f (t ) = 1+t 2
.
1
13.6 Dans cette question, on étudie le cas λ(t ) = t 2 et f (t ) = 1+t 2
pour tout
t ∈ Ò+ .
13.6.1 Déterminer E . Que vaut Lf (0) ?
13.6.2 Prouver que Lf est dérivable.
13.6.3 Montrer l’existence d’une constante A > 0 telle que pour tout x > 0,
on ait
A
Lf (x ) − (Lf ) ′ (x ) = √
x
13.6.4 On note g (x ) = e −x Lf (x ) pour x ⩾ 0. Montrer que
∫ x −t
π e
[x ⩾ 0, g (x ) = − A √ dt
2 0 t
∫ +∞ 2
13.6.5 En déduire la valeur de l’intégrale 0 e −t d t .

3 : Etude d’un premier exemple.


Dans cette partie, λ(t ) = t pour tout t ∈ Ò+ et f (t ) = t
e t −1 − 1 + 2t pour tout t ∈ Ò+∗ .
13.7 Montrer que f se prolonge par continuité en 0. On note encore f le prolon-
gement obtenu.
13.8 Déterminer E.
13.9 A l’aide d’un développement en série, montrer que pour tout x > 0, on a
1 1 X+∞
1
Lf (x ) = 2
− +
2x x n=1 (n + x ) 2
1 1
13.10 Est-ce que Lf (x ) − 2x 2
+ x admet une limite finie en 0+ ?

4 : Généralités dans le cas typique.


Dans cette partie, λ(t ) = t pour t ∈ Ò+ .
13.11 Montrer que si E n’est pas vide et si α est sa borne inférieure (on convient
que α = −∞ si E = Ò) alors Lf est de classe C ∞ sur ]α, +∞[ et exprimer
ses dérivées successives à l’aide d’une intégrale.

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13.12 Dans le cas particulier où f (t ) = e −at t n pour tout t ∈ Ò+ , avec n ∈ Î et


a ∈ Ò, expliciter E , E ′ et calculer Lf (x ) pour x ∈ E ′.
13.13 Comportement en l’infini. On suppose ici que E n’est pas vide et que f
admet au voisinage de 0 le développement limité d’ordre n ∈ Î suivant :
n
ak
f (t ) =
X
t k + O (t n+1 )
k =0 k!

Montrer que pour tout β > 0, on a, lorsque x tend vers +∞, le


13.13.1
développement asymptotique suivant :
∫β !
n
ak
t k e −t x d t = O (x −n−2 )
X
f (t ) −
0 k =0 k!

En déduire que lorsque x tend vers +∞, on a le développement


13.13.2
asymptotique :
n
ak
Lf (x ) = + O (x −n−2 )
X
x k +1
k =0

13.14 Comportement en 0.. On suppose ici que f admet une limite finie ℓ en +∞.
13.14.1 Montrer que E contient Ò+∗ .
13.14.2 Montrer que x Lf (x ) tend vers ℓ en 0+ .

5 : Etude d’un deuxième exemple.


sin (t )
Dans cette partie, λ(t ) = t pour tout t ∈ Ò+ et f (t ) = t pour tout t > 0, f étant
prolongée par continuité en 0.
13.15 Montrer que E ne contient pas 0.
13.16 Montrer que E =]0, +∞[ .
13.17 Montrer que E ′ contient 0.
13.18 Calculer (Lf ) ′ (x ) pour x ∈ E .
13.19 En déduire (Lf )(x ) pour x ∈ E .
∫ (n+1)π sin (t ) −t x
13.20 On note pour n ∈ Î et x ⩾ 0, fn (x ) = nπ t e d t . Montrer que
(fn )n ⩾0 converge uniformément sur [0, +∞[.
P

13.21 Que vaut Lf (0) ?

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6 : Injectivité dans le cas typique.


Dans cette partie, λ(t ) = t pour tout t ∈ Ò+ .
13.22 Soit g une application continue de [0, 1] dans Ò. On suppose que pour tout
n ∈ Î, on a
∫1
t n g (t ) d t = 0
0
∫1
13.22.1 Que dire de 0
P (t )g (t ) d t pour P ∈ Ò[X ] ?
13.22.2 En déduire que g est l’application nulle.
13.23 Soient f fixée telle que E soit non vide, x ∈ E et a > 0. On pose h (t ) =
∫t
0
e −xu f (u) du pour tout t ⩾ 0.
∫ +∞
13.23.1 Montrer que Lf (x + a) = a e −at h (t ) d t .
0
13.23.2 On suppose que pour tout n ∈ Î, on a Lf (x + na) = 0. Montrer
∫1
que, pour tout n ∈ Î, l’intégrale 0
u n h − lna(u) du converge et qu’elle est
nulle.
13.23.3 Qu’en déduit-on pour la fonction h ?
13.24 Montrer que l’application qui à f associe Lf est injective.

7 : Etude en la borne inférieure de E .


13.25 cas positif. On suppose que f est positive et que E n’est ni vide ni égal à Ò.
On note α sa borne inférieure.
13.25.1 Montrer que si Lf est bornée sur E , alors α ∈ E .
13.25.2 Si α < E , que dire de Lf (x ) quand x tend vers α + ?
13.26 Dans cette question, f (t ) = cos (t ) et λ(t ) = ln (1 + t ) .
13.26.1 Déterminer E .
13.26.2 Déterminer E ′.
13.26.3
Montrer que Lf admet une limite en α , borne inférieure de E , et
la déterminer.

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8 : Une utilisation de la transformation L .


Dans cette partie, P désigne l’ensemble des fonctions polynomiales à coefficients
complexes et on utilise la transformation L appliqué à des éléments de P pour
l’étude d’un opérateur U .
∫ +∞
13.27 Soient P , Q deux éléments de P . Montrer que l’intégrale P (t )Q (t )e −t d t
0
converge.
13.28 Pour tout couple (P , Q ) ∈ P 2 , on note
∫ +∞
(P , Q ) = P (t )Q (t )e −t d t
0
Vérifier que (., .) définit un produit scalaire sur P .
13.29 On note D l’endomorphisme de dérivation et U l’endomorphisme de P défini
par
U (P )(t ) = e t D (t e −t P ′ (t ))
Vérifier que U est endomorphisme de P .
13.30 Montrer que pour tous P , Q de P on a
(U (P ), Q ) = (P , U (Q ))
13.31 Montrer que U admet des valeurs propres dans Ã, qu’elles sont réelles et
que deux vecteurs propres associés à des valeurs propres distinctes sont
orthogonaux.
13.32 Soient λ une valeur propre de U et P un vecteur propre associé.
13.32.1
Montrer que P est solution d’une équation différentielle linéaire
simple que l’on précisera.
13.32.2 Quel lien y-a-t-il entre λ et le degré de P ?
13.33 Description des éléments propres de U . On considère sur [0, +∞[ l’équation
différentielle
(E n ) : t P ′′ + (1 − t )P ′ + nP = 0
avec n ∈ Î et d’inconnue P ∈ P .
13.33.1En appliquant la transformation L avec λ(t ) = t à (E n ) , montrer
que si P est solution de (E n ) sur [0, +∞[ , alors son image Q par L est solution
d’une équation différentielle (E n′ ) d’ordre 1 sur ]1, +∞[ .
Résoudre l’équation (E n′ ) sur ]1, +∞[ et en déduire les valeurs et
13.33.2
vecteurs propres de l’endomorphisme U .
13.33.3
Quel est le lien entre ce qui précède et les fonctions polynomiales
définies pour n ∈ Î par P n (t ) = e t D n (e −t t n ) ?
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problème 14
Carré de la transformée de Laplace

Centrale 1998, math 1, PC

On considère l’ensemble E des fonctions f à valeurs complexes définies sur I =


]0, +∞[ telles que, pour tout nombre réel s > 0, la fonction
f (u)
u ↦→
u +s
soit intégrable sur I . On note fˆ la fonction définie sur I par la formule
∫ +∞
f (u)
fˆ (s) = du .
0 u +s
L’objet du problème est d’étudier quelques propriétés de la fonction fˆ.

1 : Étude de E
14.1 Montrer que E est un Ã-espace vectoriel non réduit à {0} et stable par
l’application f ↦→ |f | .
14.2 On note L l’espace vectoriel des fonctions à valeurs complexes continues et
intégrables sur I . Comparer au sens de l’inclusion les espaces vectoriels L
et E .
14.3 Pour tout nombre réel α , on note fα la fonction définie sur I par la formule
fα (u) = u α−1 .
Déterminer les valeurs de α pour lesquelles fα appartient à E , et prouver
alors que fα est proportionnelle à fα . On exprimera le coefficient de propor-
tionnalité à l’aide d’une intégrale que l’on ne cherchera pas à calculer.

2 : Propriétés de fˆ
Soit f une fonction appartenant à E .
14.4 Montrer que la fonction fˆ est continue sur I.
14.5 Comportement asymptotique de fˆ en +∞
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14.5.1 Déterminer la limite de fˆ en +∞.


14.5.2 On suppose de plus f intégrable sur I . Déterminer la limite, lorsque
s tend vers +∞, de
∫ +∞
f (u)
du .
0 u +s
À quelle condition ce résultat permet-il d’obtenir un équivalent de fˆ au
voisinage de +∞ ? Donner dans ce cas cet équivalent.
14.5.3
Donner des conditions suffisantes portant sur f permettant d’obte-
nir un développement limité à tout ordre de la fonction fˆ en +∞. Donner un
tel développement ainsi qu’un exemple de fonction vérifiant les conditions
trouvées : on pourra observer que, pour tout n ∈ Î∗ ,
1 n−1
uk u n 1
= .
X
(−1) k k +1 + (−1) n
u + s k =0 s s u +s

14.6 Soit a un nombre réel strictement positif. Pour tout nombre réel h tel que
|h| < a , établir que
+∞ ∫ +∞ 
f (u)
fˆ (a + h) = du h ρ .
X ρ
(−1) ρ+1
ρ=0 0 (u + a)

Que vient-on de démontrer pour fˆ ? Que peut-on en déduire ?

3 : Expression de fˆ comme transformée de Laplace


On note F le sous-espace vectoriel des fonctions complexes continues sur I telles
que, pour tout nombre réel x > 0, la fonction
u ↦→ e −xu f (u)
soit intégrable sur I . La fonction Lf définie alors par la formule
∫ +∞
Lf (x ) = e −xu f (u)du
0
s’appelle la transformée de Laplace de f .
14.7 Transformée de Laplace d’un élément de E .
14.7.1 Soit x un nombre réel > 0. Justifier l’existence du nombre réel
M (x ) = sup (e −xu (1 + u)) .
u >0

Comparer M (x 1 ) et M (x 2 ) lorsque 0 < x 1 < x 2 .


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14.7.2 Montrer que E est contenu dans F .


14.7.3 Soit f une fonction appartenant à E .
14.7.3.1 Montrer que la fonction Lf est continue sur I . Quel est son com-
portement en +∞ ?
14.7.3.2 Donner une condition suffisante portant sur f pour que Lf possède
une limite en 0+ . Donner un exemple de fonction réelle appartenant
à E telle que
lim Lf (x ) = +∞.
x →0,x >0

14.8 Transformée de Laplace d’une fonction de type Lf où f appartient à E . Soit


f un élément de E .
14.8.1 Pour tout n ∈ Î∗ , on note g n la fonction définie sur I par la formule
∫n
g n (x ) = e −xu f (u)du .
1/n

Montrer que g n est continue sur I . Quel lien existe-t-il entre la suite (g n )n ⩾1
et la fonction Lf ?
Soient a et b deux nombres réels tels que 0 < a < b et n un entier
14.8.2
naturel non nul. Pour tout s ∈ I , montrer que
∫b ∫n ∫n
f (u) f (u)
e −sx
g n (x )dx = e −s a
e −au
du − e −sb e −bu du .
a 1/n u +s 1/n u +s
En déduire que
∫b ∫ +∞ ∫ +∞
f (u) f (u)
e −sx
Lf (x )dx = e −s a
e −au
du − e −sb e −bu du .
a 0 u +s 0 u +s
14.8.3 Montrer que
∫b
e −sx Lf (x )dx
a
admet une limite lorsque a tend vers 0 et que b tend vers +∞.
14.8.4Montrer que Lf est élément de F et que sa transformée de Laplace
est f , c’est-à-dire que pour tout s ∈ I ,
∫ +∞
e −sx Lf (x )dx = f (s).
0

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14.8.5Application. Soit α un élément de ]0, 1[ . En considérant la fonction


fα définie au I.C, établir que
∫ +∞
u α−1
Γ(α)Γ(1 − α) = du
0 1+u
où Γ est la fonction définie sur I par la formule
∫ +∞
Γ(α) = e −y y α−1 d y .
0

∫ +∞ u α−1
4 : Calcul de l’intégrale 0 1+u du
On se propose d’établir la formule
∫ +∞
u α−1 π
du = e −j λα (1)
0 ue + 1
j λ sin πα
où α ∈]0, 1[ et λ ∈] − π, π [ .
14.9 Étudier l’intégrabilité de

u α−1
u ↦→
ue j λ + 1
sur I lorsque α appartient à ]0, 1[ , et λ appartient à ] − π, π [ .
14.10 On pose
∫ +∞
u α−1
γ (α, λ) = e j λα
du, 0 < α < 1, −π < λ < π.
0 ue j λ + 1
Montrer que, pour tout 0 < α < 1, la fonction λ ↦→ γ (α, λ) est constante sur
l’intervalle ] − π, π [ (on pourra observer que si λ 0 est un élément de ]0, π [ ,
pour tout u > 0 et tout |λ| ⩽ λ 0 , |ue j λ + 1| 2 ⩾ |ue j λ 0 + 1| 2 ).
14.11 En utilisant la relation γ (α, −λ) = γ (α, λ) et la formule d’Euler
1 j λα
sin λα = (e − e −j λα ),
2i
montrer que, pour tout 0 < λ < π ,
∫ +∞

γ (α, λ) sin λα = sin λ du .
0 1 + 2u cos λ + u 2
À l’aide d’un changement de variable prouver que
∫ +∞
(u sin λ − cos λ) α
γ (α, λ) sin λα = du .
cot λ u2 + 1
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En introduisant une suite d’éléments de ]0, π [ convergeant vers π ,


14.11.1
obtenir la formule (1). Calculer finalement l’intégrale
∫ +∞
u α−1
du
0 1+u
et en déduire la valeur de l’intégrale de Gauss
∫ +∞
2
e −t d t .
0

problème 15
Théorème de la Limite Centrale

Mines 2010, PC

Notations
On introduit les trois espaces vectoriels sur Ò de fonctions suivants :
◆ C 0 (Ò) , l’espace des fonctions continues u de Ò dans Ò telles que
lim u (x ) = 0 = lim u (x ).
x →−∞ x →+∞

On rappelle qu’une telle fonction u est nécessairement bornée sur Ò.


◆ C 0∞ (Ò) , l’espace des fonctions continues et de classe C ∞ sur Ò u de Ò dans Ò
telles que
[k ∈ Î, lim u (k ) (x ) = 0 = lim u (k ) (x ).
x →−∞ x →+∞

On a noté u (k ) la dérivée k -ième de u .


◆ P (Ò) , l’espace des fonctions continues positives bornées de Ò dans Ò dont
l’intégrale sur Ò est égale à 1.
On munit C 0 (Ò) de la norme de la convergence uniforme ∥ · ∥ ∞ : plus précisément,
pour toute fonction u ∈ C 0 (Ò) , on pose

∥u ∥ ∞ = sup |u (x )|.
x ∈Ò

On pourra utiliser librement le théorème de Fubini admis ci-dessous :

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Théorème(formule de Fubini)
Soit (x, y ) ↦→ F (x, y ) une fonction continue de Ò × Ò dans Ò. On suppose
que F vérifie les trois propriétés suivantes :
∫ +∞
] Pour tous réels x, y , les intégrales |F (v , y )| dv et
∫ +∞ −∞

|F (x, t )| d t convergent.
−∞ ∫ +∞ ∫ +∞
] Les fonctions y ↦→ |F (x, y )| dx, x ↦→ |F (x, y )| d y , y ↦→
∫ +∞ −∞∫ −∞
+∞
F (x, y ) dx, x ↦→ F (x, y ) d y sont toutes continues sur Ò.
−∞ ∫ +∞ −∞
] La fonction y ↦→ |F (x, y )| dx est intégrable sur Ò
−∞
Alors dans ce cas, les fonctions
∫ +∞ ∫ +∞
y ↦→ F (x, y ) dx et x ↦→ F (x, y ) d y
−∞ −∞

sont intégrables sur Ò, et leurs intégrales sur Ò sont égales. Autrement


dit, on peut intervertir les deux intégrales :
∫ +∞ ∫ +∞  ∫ +∞ ∫ +∞ 
F (x, y ) dx d y = F (x, y ) d y dx .
−∞ −∞ −∞ −∞

1 : Préliminaires
Pour f et g appartenant respectivement à P (Ò) et C 0 (Ò) , on définit le produit de
convolution f ∗ g par la formule
∫ +∞
[x ∈ Ò, f ∗ g (x ) = f (t )g (x − t ) d t .
−∞

On définit f ∗ g (x ) par la même formule si f ∈ C 0 (Ò) et g ∈ P (Ò) .


∫ +∞
15.1 Soient f ∈ P (Ò) et g ∈ C 0 (Ò) . Montrer que l’intégrale −∞ f (t )g (x − t ) d t
converge pour tout réel x . Puis montrer que f ∗g définit une fonction continue
sur Ò. (On pourra utiliser le théorème de continuité sous le signe et on

vérifiera avec soin que les conditions de validité sont remplies). Vérifier de
plus que
[x ∈ Ò, f ∗ g (x ) = g ∗ f (x ).

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15.2 Montrer que limx →+∞ f ∗ g (x ) = 0. (On considérera une suite réelle quel-
conque (x n )n∈Î tendant vers +∞. On vérifiera avec soin qu’on peut appliquer
le théorème de convergence dominée pour étudier limn→+∞ f ∗ g (x n ) ). Mon-
trer de même que
lim f ∗ g (x ) = 0.
x →−∞

15.3 Soient f et g appartenant à P (Ò) . Montrer alors que f ∗g définit une fonction
de P (Ò) . Plus précisément, montrer que f ∗ g définit une fonction continue
sur Ò, bornée, positive et d’intégrale égale à 1. (On appliquera le théorème
de Fubini à la fonction (x, y ) ↦→ f (y )g (x − y ) et on pourra se contenter de
ne vérifier que les conditions 1] et 3]).
Dans la suite, on admettra et utilisera librement le résultat suivant. Si f et g
appartiennent à P (Ò) et u est une fonction de C 0 (Ò) , alors

f ∗ (g ∗ u) = (f ∗ g ) ∗ u .

Soient f1, . . . , fn des fonctions de P (Ò) . On définit alors le produit de convo-


lution f1 ∗ . . . ∗ fn par récurrence comme suit :

f1 ∗ . . . ∗ fk = (f1 ∗ . . . ∗ fk −1 ) ∗ fk , [k ∈ {3, . . . , n }.

Il est clair que f1 ∗ . . . ∗ fn est une fonction de P (Ò) .


Dans la suite, on notera f ∗n la fonction f ∗ . . . ∗ f , la fonction f intervenant
n fois.

2 : Une classe d’opérateurs sur C 0 (Ò)


Soit f une fonction de P (Ò) . On lui associe l’opérateur Tf agissant sur C 0 (Ò) défini
pour tout u ∈ C 0 (Ò) par
Tf (u) = f ∗ u .
D’après la question 1 et la question 2, Tf définit un endomorphisme de C 0 (Ò) .
15.4 Soit f une fonction de P (Ò) . Prouver que pour tout u ∈ C 0 (Ò) ,
∥Tf (u)∥ ∞ ⩽ ∥u ∥ ∞ .
15.5 Soient f et g deux fonctions de P (Ò) . Prouver que pour toute fonction u de
C 0 (Ò) ,
Tf Tg (u) = Tg Tf (u),
où Tf Tg désigne la composée des opérateurs Tf et Tg .
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15.6 Soient f1, f2, g 1, g 2 des fonctions de P (Ò) . Prouver que pour tout u ∈ C 0 (Ò) ,
∥Tf1Tf2 (u) − Tg 1Tg 2 (u)∥ ∞ ⩽ ∥Tf1 (u) − Tg 1 (u)∥ ∞ + ∥Tf2 (u) − Tg 2 (u)∥ ∞ .

15.7 Soient f et g des fonctions de P (Ò) . Prouver que si u ∈ C 0 (Ò) , alors pour
tout n ∈ Î∗ ,

∥(Tf ) n (u) − (Tg ) n (u)∥ ∞ ⩽ n ∥Tf (u) − Tg (u)∥ ∞ .

3 : Lois normales
On introduit pour tout réel h > 0, la fonction
1 −x
2
g h (x ) = √ e 2h 2 , x ∈ Ò,
h 2π
dite loi normale de paramètre h . On admet que g 1 est une fonction de P (Ò) .
15.8 Pour tout réel h > 0, montrer que g h est une fonction de P (Ò) , puis calculer
les deux intégrales suivantes :
∫ +∞ ∫ +∞
x g h (x ) dx, x 2 g h (x ) dx .
−∞ −∞

Soient h 1 > 0 et h 2 > 0 deux réels strictement positifs. On admettra que :

gh1 ∗ gh2 = gh ,
q
où h = h 21 + h 22 .
15.9 Soit h > 0. Établir les deux égalités suivantes entre opérateurs :
 n
[n ∈ Î , Tgh = Tgh/ n = T(gh/√n ) ∗n .
∗ √

4 : Convergence faible sur P (Ò)


Définition 1
Soit (fn )n∈Î une suite de fonctions de P (Ò) . On dira que (fn ) converge
faiblement vers f , f étant une fonction de P (Ò) , si pour toute fonction u
de C 0 (Ò) ,
lim ∥Tfn (u) − Tf (u)∥ ∞ = 0.
n→+∞

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15.10 Soit h strictement positif fixé et k ∈ Î. Démontrer qu’il existe un polynôme


Pk ,h dont on précisera le degré tel que :
 k  2
d −x2
[x ∈ Ò, g h (x ) = P k ,h (x )e 2h .
dx k
15.11 Soient h, a ∈ Ò+∗ et k un entier positif ou nul. Prouver qu’il existe une
fonction φk : Ò → [0, +∞[ continue par morceaux et intégrable sur Ò telle
que :
2
− (x −t2)
[x ∈ [−a, a], [t ∈ Ò, |Pk ,h (x − t )e 2h | ⩽ φk (t ).
La fonction φk ne dépend que de h, a et k . (On pourra majorer |P k ,h (x −
2
− (x −t2)
t )e 4h | indépendamment de (x − t ) . Ensuite, on pourra majorer convena-
2
− (x −t2)
blement e 4h pour |t | ⩾ 2a et x ∈ [−a, a] ).
15.12 Soient h strictement positif fixé et u ∈ C 0 (Ò) . Démontrer que Tg (u) est une
h
fonction de classe C 1 sur Ò. Puis montrer que Tgh (u) est de classe C ∞ sur
Ò.
15.13 Pour h strictement positif fixé et u ∈ C 0 (Ò) , démontrer que Tgh (u) est une
fonction de C 0∞ (Ò) .
15.14 Soit α un réel strictement positif. Déterminer
∫ −α ∫ +∞
lim
+
g h (t ) d t et lim+ g h (t ) d t .
h→0 −∞ h→0 α

15.15 Soit u ∈ C 0 (Ò) . Prouver que


lim ∥Tgh (u) − u ∥ ∞ = 0.
h→0+

Pour cela, on utilisera la question précédente ainsi que le résultat admis


suivant, valable pour tout u ∈ C 0 (Ò) :

[ϵ > 0, \α > 0, [x, y ∈ Ò, |x − y | ⩽ α ⇒ |u (x ) − u (y )| ⩽ ϵ.


15.16 Soit (fn )n∈Î une suite de fonctions de P (Ò) et f une fonction de P (Ò) . On
suppose que pour toute fonction u de C 0∞ (Ò) ,

lim ∥Tfn (u) − Tf (u)∥ ∞ = 0.


n→+∞

Prouver alors que (fn ) converge faiblement vers f . (On pourra utiliser les
questions 4 et 15).

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5 : Convergence faible et théorème de la limite centrale


2
∫ +∞ de P (Ò) telle que x → x f (x ) est aussi
Dans la suite, f est une fonction ∫ +∞dans P (Ò) .
On admet que l’intégrale −∞ t f (t ) d t converge et on supposera que −∞ t f (t ) d t =
0. Pour tout n entier strictement positif, on introduit les deux fonctions fn et fn#
définies par :
√ √
[x ∈ Ò, fn (x ) = nf ( nx ), fn# (x ) = nx 2fn (x ).
On admettra que fn et fn# appartiennent à P (Ò) .
15.17 Soit x ∈ Ò et u ∈ C 0∞ (Ò) . Vérifier que la fonction
u (x − t ) − u (x ) + t u ′ (x )
t ↦→
t2
se prolonge continument en t = 0. Puis montrer que pour tout n ∈ Î∗ , on
a:
 1
n Tfn (u)(x ) − u (x ) − u ′′ (x ) =
2
u (x − t ) − u (x ) + t u ′ (x ) 1 ′′
∫ +∞  
2
− u (x ) fn# (t ) d t ,
−∞ t 2
où u ′ désigne la dérivée première de u et u ′′ désigne la dérivée seconde de
u.
15.18 Démontrer que pour toute fonction u de C 0∞ (Ò) ,
 1
lim n Tfn (u) − u − u ′′ = 0.
n→+∞ 2 ∞
∫ −α ∫ α ∫ +∞
(On pourra considérer les trois intégrales −∞ , −α et α , avec α > 0 bien
choisi, dans le second membre de la formule de la question précédente).
15.19 Montrer que pour toute fonction u de C 0∞ (Ò) ,

lim Tf∗n
n
(u) − Tg 1 (u) = 0,
n→+∞ ∞

où g 1 a été définie au début de la partie III. (On pourra utiliser les questions 7,
9 et 18). Conclure que la suite (fn∗n ) converge faiblement vers g 1 ; on rappelle
que la notation f ∗n a été définie juste après la question 3.

Ce dernier résultat intervient en théorie des probabilités. Il constitue une


version faible du théorème de la limite centrale dans le cas de variables
aléatoires à densité de probabilité f continue bornée sur Ò.

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IV. Corrigés

corrigé du problème 9
Nombres et polynômes de Bernoulli

9.1 Il découle de la définition de b n que


n 
n +1

[n ∈ Î ,∗
bk = 0
X
k =0 k

Sachant que b 0 = 1 on a successivement


1 1
b1 = − b0 = −
2 2
1 1 3 1
b 2 = − (b 0 + 3b 1 ) = − (1 − ) =
3 3 2 6
1 1
b 3 = − (b 0 + 4b 1 + 6b 2 ) = − (1 − 2 + 1) = 0
4 4
1 1 5 5 1
b 4 = − (b 0 + 5b 1 + 10b 2 + 10b 3 ) = − (1 − + ) = −
5 5 2 3 30
9.2 Soient p, n ∈ Î∗ .
p  p 
p +1 p +1 X
  n−1
S k (n) =
X X
ik
k =0 k k =0 k i =0
n−1 p
XX p + 1 k
 
= i
i =0 k =0 k
n−1  
= (i + 1) p+1 − i p+1
X
i =0
p
p +1
 
S k (n) = n p+1
X
k =0 k

9.3 Soient p ∈ Î et n ∈ Î∗ , posons pour simplifier temporairement les écritures


q =p +1
p   p   p−k 
X q −k

q q
q −k
=
X X
bk n bk S i (n)
k =0 k k =0 k i =0 i

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p X p−i     
q q −k
=
X
b k S i (n)
i =0 k =0 k i
p X p−i 
q! (q − k ) !
=
X
b k S i (n)
i =0 k =0 k ! (q − k ) ! i ! (q − k − i ) !
p  p−i 
q! (q − i ) !
=
X X
b k S i (n)
i =0 i ! (q − i ) ! k =0 k ! (q − k − i ) !
p    p−i 
p +1 X p −i +1
 
=
X
b k S i (n)
i =0 i k =0 k

(sauf si i = p , la somme intérieure est nulle par définition de (b n )n )


= (p + 1)b 0 S p (n)
p 
p +1

b k n p+1−k = (p + 1)S p (n)
X
k =0 k

Cette dernière relation permet de calculer les sommes S p (n) en fonctions des
nombres b k :
n−1
S 0 (n) = k0 = n
X
k =0
n−1
1 n (n − 1)
S 1 (n) = k = (b 0 n 2 + 2b 1 n) =
X
k =0 2 2
n−1
1 n (n − 1)(2n − 1)
S 2 (n) = k2 = (b 0 n 3 + 3b 1 n 2 + 3b 2 n) =
X
k =0 3 6

9.4 Pour n = 0 on a bien |b 0 | ⩽ 0!. Soit n ∈ Î∗ et supposant que |b k | ⩽ k ! pour


tout k < n . On a alors
1 X n−1 
n +1

|b n | ⩽ k!
n + 1 k =0 k
1 X n−1
(n + 1) !

n + 1 k =0 (n + 1 − k ) !
n+1
X 1
⩽ n!
h=2 h !
+∞
X 1
⩽ n!
h=2 h !

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⩽ n ! ( e − 2)
⩽ n!

Ensuite pour tout réel r > 0, | b n /n ! r n | ⩽ r n donc la suite ( bnn! r n )n est bornée si

r < 1. Alors R ⩾ 1.
9.5 Soit z ∈ D (0, R ) . On a par produit de Cauchy de somme de séries entières
+∞
+∞ n   X
X z b n

( e − 1)B (z ) =
z
z n
n=1 n ! n=0 n!
+∞  X
n−1
1 bk  n
=
X
z
n=1 k =0 (n − k ) ! k !
+∞  X
n−1    zn
n
=
X
bk
n=1 k =0 k n!
la somme intérieure est nulle si n > 1 donc

( ez − 1)B (z ) = b 0 z = z
Comme on a supposé que R = 2π alors ez , 1 si z , 0 et donc
+∞
bn z
[z ∈ D (0, 2π) ∖ {0}, B (z ) = zn =
X
n=0 n! ez −1

rappel. si z ∈ Ã alors ez = 1 ⇐⇒ z ∈ 2i πÚ

9.6 Soit z ∈ D (0, 2π) ∖ {0}. Posons


z 2  z ez + 1
B 1 (z ) = B (z ) − b 1 z = +1 =
2 ez − 1 2 ez − 1
On observe alors que B 1 (−z ) = B 1 (z ) . Le développement en série entière de B 1 est
donc paire. Ce qui implique que b 2n+1 = 0 pour tout n ∈ Î∗ .
+∞
z X b 2n 2n
[z ∈ D (0, 2π), B (z ) = − + z (4)
2 n=0 (2n) !

La positivité de (−1) n−1 b 2n n’est pas une question triviale et a besoin d’une dose
d’ingéniosité. Constatons d’abords que pour tout x ∈] − 2π, 2π [ ∖ {0}

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d  2x ( ex −1) − x 2 ex
x B (x ) =
dx ( ex −1) 2
2x ( ex −1) − x 2 ( ex −1) x2
= −
( ex −1) 2 (e x − 1) 2
x (2 − x ) x2
= − x
ex −1 ( e −1) 2
 x 
= 2 1 − B (x ) − B (x ) 2
2
Si on pose maintenant pour x ∈] − 2π, 2π [
+∞
 x X b 2n 2n
C (x ) = B (x ) − 1 − = x
2 n=1 (2n) !

alors ce dernier développement signifie que


d   x 2
x B (x ) = 1 − − C (x ) 2
dx 2
En identifiant les dse des deux membres de cette égalité à partir de la quatrième
puissance de x on obtient pour tout n ⩾ 2
n−1
b 2n b 2k b 2n−2k
(2n + 1) =−
X
(2n) ! k =1 (2k ) ! (2n − 2k ) !

n−1 
2n

(2n + 1)b 2n =−
X
ou encore b 2k b 2n−2k (5)
k =1 2k

Si on suppose que, pour tout k ∈ ⟦1, n − 1⟧, b 2k possède le même signe que (−1) k −1 ,
ce qui revient à dire que b 2k = (−1) k −1 |b 2k | , alors
n−1 
2n

(2n + 1)b 2n = (−1) n−1
X
b 2k b 2n−2k
k =1 2k

1 1
et donc (−1) n−1 b 2n ⩾ 0. Puisque cette propriété est vraie pour b 2 = 6 et b 4 = − 30
alors elle est vraie pour tout n ⩾ 1.
n.b. L’identité ( ?? ) aura un intérêt certain quand on établira un lien entre les nombres b 2n et
ζ (2n) .

9.7 On a ez = e−z ⇐⇒ e2z = 1 ⇐⇒ 2z ∈ 2i πÚ ⇐⇒ z ∈ i πÚ


π
et ez = − e−z ⇐⇒ e2z −i π = 1 ⇐⇒ z ∈ i + i πÚ
2
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 π 
donc D cotanh = Ã ∖ i πÚ D tanh = Ã ∖ i + i πÚ
 π2 
D cotan = Ã ∖ πÚ D tan =Ã∖ + πÚ
2
n.b. tan z = −i tanh (i z ) cotan z = i cotanh (i z )

9.8 Soit z ∈ Ã ∖ i πÚ.

2z + z ( e2z −1) e2z +1


B (2z ) + z = = z = z cotan z
e2z −1 e2z −1
 
Et si z ∈ Ã ∖ i π2 + i πÚ alors

4z 2z
B (4z ) − B (2z ) + z = − +z
e4z −1  e2z −1
z 
= 4z 4 − 2( e2z +1) + ( e4z −1)
e −1 
z
= 4z e4z −2 e2z +1)
e −1
e2z −1
= z 2z
e +1
= z tanh z
Au final, selon leurs domaines de définitions on a
z cotanh z = B (2z ) + z z tanh z = B (4z ) − B (2z ) + z
z cotan z = B (2i z ) + i z z tan z = −B (4i z ) + B (2i z ) − i z

9.9 Soit x ∈] − π, π [ . Si x , 0 alors selon la question précédente et le dse de


B donné en (??)
+∞
22n b 2n 2n
x cotan x = B (2i x ) + i x =
X
(−1) n x
n=0 (2n) !

Et comme b 0 = 1 et b 2n = (−1) n−1 |b 2n | si n ⩾ 1 alors


+∞ 2n
2 |b 2n |
x cotan x = 1 − x 2n
X
n=1 (2n) !

n.b. Expression qui est valable également pour x = 0 en remplaçant x cotan x par sa limite
en 0.

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Ensuite si x ∈] − π/2, π/2[ alors


x tan x = −B (4i x ) + B (2i x ) − i x
+∞
b 2n  
= 2i x − i x − i x + − (4i ) 2n + (2i ) 2n x 2n
X
n=0 (2n) !
+∞
b 2n
= (−1) n 22n (1 − 22n )x 2n
X
n=0 (2n) !
+∞ 2n 2n
2 (2 − 1)|b 2n | 2n
=
X
x
n=0 (2n) !

+∞ 2n 2n
2 (2 − 1)|b 2n | 2n−1
tan x =
X
Soit x
n=1 (2n) !

9.10 Cette question n’est là que pour faire le recoupement avec les résultats
obtenus dans un autre problème et qui ont été obtenus par d’autres méthodes. Le
résultat en lui même sera montré dans la suite du présent problème par des moyens
propres.
n.b. Par contre, il serait intéressant de déjà examiner les conséquences de l’identité fournie
en ( ?? ) pour les nombres ζ (2n) . L’identité en question implique que
n −1 
2n

(2n + 1)|b 2n | =
X
|b 2k | |b 2n −2k |
k =1 2k

(2n ) !
Maintenant qu’on sait que |b 2n | = 2ζ (2n) (2π ) 2n et donc que |b 2k | |b 2n −2k | = 4ζ (2k )ζ (2n −
2k ) (2k )(2π
! (2n −2k ) !
) 2n
alors on en déduit

n −1
(2n + 1)ζ (2n) = 2 ζ (2k )ζ (2n − 2k )
X
k =1

Formule qui a été découverte tardivement en 1953 et qui permet de calculer par récurrence les
nombres ζ (2n) en partant de ζ (2) = π 2 /6.

9.11 Par produit de Cauchy de séries entière, pour tout x ∈] − 2π, 2π [ et pour
tout t ∈ Ò
+∞ +∞ n
X b n
X t 
B (x ) ex t = xn xn
n=0 n ! n=0 n !
+∞  X
n
bk t n−k

=
X
xn
n=0 k =0 k ! (n − k ) !
+∞  Xn    xn
n
=
X
b k t n−k
n=0 k =0 k n!

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Pour tous x ∈] − 2π, 2π [ et t ∈ Ò,


+∞
Ainsi xn (6)
B (x ) et x =
X
B n (t )
n=0 n!
n  
n
B n (t ) =
X
avec b k t n−k
k =0 k

n.b. Si on intègre les informations collectées sur la suite (b n )n dans la première partie on
peut écrire pour tout n ⩾ 2
 
n n −1 X n
B n (t ) = t − t
n
+ b 2k t n −2k
2 2k ⩽n 2k
n  
n
B n (0) = b n B n (1) =
X
bk
k =0 k

Ou séparément selon la parité de l’indice


n 
2n

2n 2n −1
B 2n (t ) = t − nt b 2k t 2n −2k
X
+
k =1 2k
n 
2n + 1

B 2n+1 (t ) = t 2n+1 − (n + 1/2)t 2n + b 2k t 2n −2k +1
X
k =1 2k

9.12 On a bien B 0 = 1 et par calcul direct, pour tout n ∈ Î∗


n−1  
n
B n′ (t ) = b k t n−k −1
X
(n − k )
k =0 n − k
n−1 
n −1

= b k t n−k −1
X
n
k =0 n − k − 1
= nB n−1 (t )
∫1 n  
n bk
B n (t ) dt =
X
0 k =0 n − k n − k + 1
n 
n +1

bk
=
X
k =0 n − k + 1 n + 1
1 X n 
n +1

= bk
n + 1 k =0 k
=0
n.b. On peut aussi obtenir ses deux dernières propriétés en dérivant terme à terme et ensuite
en intégrant terme à terme sur [0, 1] par rapport à t l’expression de B (x ) et x .

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Réciproquement, Soit (C n )n une suite de fonctions polynomiales qui obéit à ces


mêmes conditions. On a alors
.1 *+ C 0 = B 0
.2 Soit n ∈ Î∗ et supposons que C n−1 = B n−1 , alors C n′ = B n′ et donc C n − B n
∫1
est constante, mais comme 0
(C n (t ) − B n (t )) dt = 0 alors cette constante est
nulle. Ainsi C n = B n .
On a ainsi montré par récurrence que C n = B n pour tout n ∈ Î.
9.13.1 Écrire B (x )e x (t +1) − B (x ) ex t = ( ex −1)B (x ) ex t = x ex t et identifier les
coefficients des dse en x ainsi obtenus :
+∞   xn +∞
xn
B n (t + 1) − B n (t ) =
X X
t n−1
n=0 n! n=1 (n − 1) !

Ce qui donne

[n ∈ Î∗, B n (t + 1) − B n (t ) = nt n−1 (7)

9.13.2 Si x , 0 alors pour tout t ∈ Ò


x e−x t x ex −x t
B (−x ) e−x t = − = = B (x ) ex (1−t )
e−x −1 ex −1
Ce qui se traduit, pour tout t ∈ Ò, par
+∞ +∞
xn X xn
[x ∈] − 2π, 2π [, =
X
B n (1 − t ) (−1) n B n (t )
n=0 n ! n=0 n!

Et par identification des coefficients

[n ∈ Î, [t ∈ Ò, B n (1 − t ) = (−1) n B n (t ) (8)

9.14.1 Faisons d’abords quelques observations :


.1 *+ Si n ⩾ 2 alors d’après les relations (??) et (??) on a B n (1) − B n (0) = 0 et
B n (1) = (−1) n B n (0) et donc si n est impaire alors B n (1) = B n (0) = 0.
.2 D’après (??) on a aussi B n (1/2) = (−1) n B n (1/2) donc si n est impaire alors
B n (1/2) = 0.
Pour résumer, B 1 = X − 1/2 et si n ⩾ 1 alors 0, 1 et 1/2 sont des racines de B 2n+1 .
Raisonnons maintenant par récurrence sur n .
.1 *+ B 1 n’admet pas de racines dans ]0, 1/2[ ;

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.2 Soit n ∈ Î∗ et supposons que B 2n−1 n’admet pas de racines dans ]0, 1/2[ . On
′ = 2nB
a B 2n 2n−1 donc B 2n est strictement monotone sur ]0, 1/2[ , elle ne peut
donc avoir qu’au plus une racine dans ]0, 1/2[ . Puisque B 2n+1′ = (2n + 1)B 2n
alors B 2n+1 ne peut avoir aucune racine dans ]0, 1/2[ . En effet, sachant que 0
et 1/2 sont des racines de B 2n+1 , si B 2n+1 admet une racine dans ]0, 1/2[ alors
selon le théorème de Rolle B 2n aurait au moins deux racines dans ]0, 1/2[ .
Notons en plus que puisque B 2n+1 (0) = B 2n+1 (1/2) = 0 alors B 2n admet au moins
une racine dans ]0, 1/2[ . Mais puisque B 2n est strictement monotone sur ]0, 1/2[
alors cette racine est unique.

B 2n+1 ne s’annule pas sur ]0, 1/2[ et B 2n ad-


Pour conclure
met une racine unique dans ]0, 1/2[ .

n.b. Selon l’expression de B n donnée en ( ?? ) on a B n (0) = b n . On retrouve ainsi les résultats


suivants concernant les nombres b n :
1 *+ b 2n+1 = 0 pour tout n ∈ Î∗ .
2 Si on suppose que b 2n > 0 alors B 2n (x ) > 0 au voisinage de 0, B 2n+1 est donc stricte-
ment croissante au voisinage de 0 et comme B 2n+1 (0) = 0 alors B 2n+1 (x ) > 0 au voisinage
de 0. Alors B 2n+2 est strictement croissante au voisinage de 0. Sachant que B 2n+2 admet
une racine unique dans ]0, 1/2[ alors nécessairement B 2n+1 (0) < 0, soit b 2n+2 < 0. Avec
le même raisonnement on prouve que si b 2n < 0 alors b 2n+2 > 0. On retrouve ainsi le
résultat non trivial démontré dans la question ??

[n ∈ Î, b 2n b 2n+2 < 0

9.14.2 Le polynôme B 2n − B 2n (0) s’annule en 0. Sa dérivée 2nB 2n−1 garde un signe


constant dans ]0, 1/2[ donc il garde même même un signe constant dans [0, 1/2] .
Et comme pour tout t ∈ [0, 1] , B 2n (1 − t ) = B n (t ) alors B 2n − B 2n (0) possède le
même signe constant sur [1/2, 1] . En conclusion

B 2n − B 2n (0) garde un signe constant sur [0, 1] .

n.b. B 2n admet exactement deux racines dans ]0, 1[ , t n strictement comprise entre 0 et 1/2 et
s n = 1 − t n strictement comprise entre 1/2 et 1. En outre les signes sur [0, 1] des polynômes
B 2n − b 2n s’alternent.

9.15 C’est un résultat maintenant usuel qui doit être parfaitement connu
N
sin (2N + 1)πt
[t ∈]0, 1[, 1 + 2 cos (2k πt ) =
X
k =1 sin πt
∫1
9.16 Lorsque k = 0 on a αn,0 = 0
B 2n (t ) dt = 0.

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Fixons maintenant k > 0, grâce aux propriétés des polynômes B n on peut établir
une relation de récurrence entre les nombres αn,k . Soit donc n ⩾ 1.
∫1
αn,k = B 2n (t ) cos (2k πt ) dt
0
1
sin 2k πt 2n 1
 ∫
= B 2n (t ) − B 2n−1 (t ) sin 2k πt dt
2k π 0 2k π 0
| {z }
=0
1
2n − 1 1
!
2n cos 2k πt
 ∫
= B 2n−1 (t ) − B 2n−2 (t ) cos 2k πt dt
2k π 2k π 0 2k π 0
2n   2n (2n − 1)
= B 2n−1 (1) − B 2n−1 (0) − αn−1,k
(2k π) 2 (2k π) 2
La différence B 2n−1 (1) − B 2n−1 (0) vaut 1 si n = 1 et 0 si n > 1. Par ailleurs α0,k = 0.
On a donc
2
α1,k =
(2k π) 2
2n (2n − 1)
αn,k =− αn−1,k si n > 1
(2k π) 2
On en déduit que si n > 1 alors
2n (2n − 1) 4·3 (2n) !
αn,k = (−1) n−1 2
··· 2
α1,k = (−1) n−1
(2k π) (2k π) (2k π) 2n
Expression qui est finalement valable pour n = 1 aussi. Résumons

α0,0 = 1
[n, k ∈ Î , α0,k = αn,0 = 0

(2n) !
[n, k ∈ Î∗, αn,k = (−1) n−1
(2k π) 2n

Ensuite si n, N ∈ Î∗
∫1 N
D N (t )B 2n (t ) dt = αn,0 + 2
X
αn,k
0 |{z} k =1
=0
∫1
2 · (2n) ! X
n
1
D N (t )B 2n (t ) dt = (−1) n−1
0 (2π) k =1 k 2n
n

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9.17 ϕ est de classe C 1 sur ]0, 1[ et on constate que


[t ∈]0, 1[, ϕn (1 − t ) = ϕn (t )
Il suffit donc de justifier qu’elle se prolonge en une fonction de classe C 1 en 0. On a
B 2n (t ) − B 2n (0) = B 2n (t ) − b 2n
2n−1
X 2n
 
= b k t 2n−k
k =0 k
2n−3
2n (2n − 1) X 2n
 
2
= b 2n−2 t + b k t 2n−k
2 k =0 k
B 2n (t )−B 2n (0)
La fonction t ↦−→ t2
est donc polynomiale. Puisqu’on peut écrire ϕn (t ) =
B 2n (t )−B 2n (0) t2
t2
ψn (t ) avec ψn (t ) = sin (πt )
, il suffit de justifier que ψn se prolonge en une
fonction C en 0. 1 Or ψn admet une limite nulle en 0 et si t ∈]0, 1[ alors
2t sin (πt ) − πt 2 cos (πt ) 1
ψn′ (t ) = 2
−−−→
sin (πt ) t →0 π

ψn se prolonge très bien en une fonction C 1 en 0, c’est donc le cas pour ϕn . En


conclusion

ϕn se prolonge en une fonction de classe C 1 sur [0, 1]


∫1
Ensuite, en observant que grâce à la définition de D N on a 0
D N (t ) d = 1,
∫1 ∫1  
D N (t )B 2n (t ) dt − B 2n (0) = D N (t ) B 2n (t ) − B 2n (0) dt
0 0
∫1
= ϕn (t ) sin (2N + 1)t dt
0

En appliquant le lemme de Lebesgue dans le cas d’une fonction de classe C 1 on


aboutit ainsi à
∫1
D N (t )b 2n (t ) dt −−−−−→ B 2n (0)
0 N →∞

Grâce à (??) on peut maintenant conclure que


+∞
1 (2π) 2n
= (−1) B 2n (0)
X n−1
2n 2 · (2n) !
k =1 k

|b 2n | (2π) 2n
soit ζ (2n) =
2 (2n) !
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synthèse. La fonction B 2n est continue et de classe C 1 par morceaux sur [0, 1] . Le théorème
de Dirichlet (voir séries d’exercice sur les suites et les séries de fonctions) implique donc que
la série de Fourier de B 2n converge normalement et sa somme sur [0, 1] et B 2n .
Les coefficients αn,k sont en fait les coefficients a k (B 2n ) , sachant que la propriété B 2n (1 − t ) =
B 2n (t ) conduit à b k (B 2n ) = 0.
Le résultat démontré « à la main » dans ce problème, via le lemme de Lebesgue, n’exprime
donc que la convergence de la série de Fourier de B 2n en 0 vers B 2n (0) .

Ensuite grâce au théorème d’interversion de limite on a lim+∞ ζ = 1 et donc


|b 2n | 2

(2n) ! (2π) 2n
Grâce à une utilisation (judicieuse) du critère de d’Alembert on en déduit finalement
que
X b 2n 2n
Le rayon de convergence de z est 2π
(2n) !

corrigé du problème 10
Séries factorielles
10.1 Soit x > 0. Ayant wk (x ) > 0 pour tout k > 0 on peut écrire
u n (x ) vn (x )
ln wn (x ) − ln wn−1 (x ) = ln − ln
u n−1 (x ) vn−1 (x )
 1   x
= −x ln 1 − − ln 1 +
n n
1
=O 2
n
 
ln wn (x ) − ln wn−1 (x ) converge et donc  la suite ln wn (x ) )n
P
Alors la séries
converge. Si on note k (x ) la limite de celle-ci alors wn (x ) n converge vers ℓ (x ) =
ek (x ) > 0. Ainsi

La suite de fonctions (wn )n converge simplement (cvs) vers une fonction partout
strictement positive sur ]0, +∞[

n.b. Un résultat démontré dans les activités en classes prouve que pour tout x > 0
nx n!  n  x u (x )
n u n (x )
Γ(x ) = lim = lim = lim
n→∞ x (x + 1) · · · (x + n) n→∞ n + 1 vn (x ) n→∞ vn (x )

Ainsi ℓ n’est autre que la fonction Γ d’Euler.

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10.2 Soit x > 0, puisque (wn (x ))n converge vers la limite non nulle ℓ (x ) alors
u n (x ) ∼ ℓ (x )vn (x ) et donc
|a n |u n (x ) ∼ ℓ (x )|a n |vn (x )

a n vn (x ) cva si et seulement si a n vn (x ) cva.


P P
On en déduit que la série
10.3 La suite (1/n)n est un élément de A , tandis que la suite constante de
valeurs 1 n’en est pas un.
10.4 Les fonctions a n u n sont continues sur ]0, +∞[ et pour tout r > 0 on a

[x ∈ [r , +∞[ |a n u n (x )| ⩽ |a n |u n (r )

Puisque la série |a n |u n (r ) converge alors a n u n converge normalement (cvn)


P P
sur [r , +∞[ . Le réel r étant quelconque dans ]0, +∞[ , elle cvu sur tout segment de
]0, +∞[ . On en déduit d’après le théorème de continuité de la somme d’une série
de fonctions que fa est continue sur ]0, +∞[ . En outre la cvu de a n u n sur [1, +∞[
P
et le fait que pour tout n ∈ Î∗ , lim+∞ u n = 0 impliquent que lim+∞ fa = 0.

La somme fa de a n u n est continue sur ]0, +∞[ et lim fa = 0


P
+∞

On dit que la fonction fa est développable en série factorielle sur ]0, +∞[ .
10.5 On pose Q n (x ) = x (x + 1) . . . (x + n) . Les fonctions u n sont de classe C 1
sur ]0, +∞[ et on a
Q n′ (x )
u n′ (x ) = −n !
Q n (x ) 2
n Y
n! X
=− (x + i )
Q n (x ) 2 k =0 i ,k
n! X n
1
=−
Q n (x ) k =0 x + k
n
1
= −u n (x )
X
k =0 x + k
1
En posant H n (x ) =
Pn
k =0 x +k on a donc

|a n u n′ (x )| = |a n |H n (x )u n (x )

Si on considère un réel r > 0 alors pour tout x ∈ [r , +∞[

|a n u n′ (x )| ⩽ |a n |H n (r )u n (r )

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Séries et intégrales Travaux pratiques

1
La fonction t ↦−→ t +r est continue décroissante, en comparant à des intégrales on
a
n +1+r 1 X n
1 1 n +r
ln ⩽ H n (r ) = + ⩽ + ln
1+r r k =0 k + r r 1+r

On en déduit que H n (r ) ∼ ln n . Comme u n (r ) ∼ ℓ (r )vn (r ) alors on a


ln n
|a n |H n (r )u n (r ) ∼ ℓ (r )|a n |
(n + 1) r

Mais puisque ln n
(n+1) r /2
−→ 0 alors
 
|a n |
|a n |H n (r )u n (r ) = o
(n + 1) r /2
Maintenant, il suffit de rappeler que la suite (a n )n est un élément de A et donc
que la série a n vn (r /2) cva pour déduire que |a n |H n (r )u n (r ) converge et donc
P P
que a n u ′ (n) cvn sur [r , +∞[ , ceci pour tout r > 0. La convergence simple de
P
a n u n sur ]0, +∞[ étant acquise, nous venons de montrer que fa est de classe C 1
P
sur ]0, +∞[ .

La fonction fa est de classe C 1 sur ]0, +∞[

10.6 En reprenant le polynôme Q n introduit dans la question précédente, on


voit que u n est une fraction rationnelle dont les pôles 0, −1, . . . , −n sont simples.
Sa décomposition en éléments simples est donc
n
1/Q n′ (−k )
u n (x ) = n !
X
k =0 x +k

Par ailleurs
Q n (t )
Q n′ (−k ) = lim
t →−k t + k
= lim t (t + 1) · · · (t + k − 1)(t + k + 1) · · · (t + n)
t →−k
= −k (−k + 1) · · · (−1) · 1 · · · (n − k )
= (−1) k k ! (n − k ) !

n  
αk n
u n (x ) = avec αk = (−1)
X k
donc
k =0 x + k k

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10.7 Pour tout x > 0, la fonction y ↦−→ (1 − y ) x −1 y n est continue sur [0, 1[ et
équivaut à (1−y1) 1−x au voisinage de 1 avec 1 − x < 1, elle est donc intégrables sur
[0, 1[ . Une intégration par partie est possible, elle donne
∫1 # y →1
n 1
"
y )x

−(1 −
(1 − y ) y dy =
x −1 n
y n
+ (1 − y ) x y n−1 d y
0 x x 0
y =0
∫1
n
= (1 − y ) x y n−1 d y
x 0
..
.
∫1
n n −1 1
= ··· (1 − y ) x +n−1 d y
x x +1 x +n −1 0
n!
=
x (x + 1) · · · (x + n)
∫1
(1 − y ) x −1 y n d y = u n (x )
0

10.8.1 Soit un réel 0 < t < 1 et posons x = 1/t . On peut alors écrire
n ! |a n |
|a n u n (x )| =
x (x + 1) · · · (x + n)
n ! |a n |t n+1
=
(1 + t )(1 + 2t ) · · · (1 + nt )
n ! |a n |t n+1

2 · 3 · · · (1 + n)
|a n | n+1
a n u n (x ) ⩾ t
n +1
P a n n+1
Puisque la série |a n |u n (x ) converge alors la série n+1
P
t converge, ceci pour
P a n n+1
tout t ∈]0, 1[ . On en déduit que la série entière n+1 t a un rayon de convergence
⩾ 1. Il en est de même pour sa série dérivée a n t n .
P

La série entière a n t n a un rayon de convergence ⩾ 1


P

10.8.2 Fixons x ∈]0, +∞[ et posons pour tout n ∈ Î et y ∈]0, 1[

g n (y ) = a n (1 − y ) x −1 y n

Les fonctions g n sont continues intégrables sur [0, 1[ . La somme g sur [0, 1[ de la
série de fonctions g n définie par g (y ) = (1 − y ) x −1ϕ a (y ) est continue sur [0, 1[
P

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par continuité de ϕ a et enfin


∫1
|g n (y )| d y = |a n | u n (x )
0
P∫1
Ce qui montre que la série 0
|g n (y )| d y converge. Alors d’après le théorème
d’intégration terme à terme, la fonction y ↦−→ (1 − y ) x −1ϕ a (y ) est intégrable sur
[0, 1[ et on a
∫1 +∞
x −1
ϕ a (y ) d y = a n u n (x ) = fa (x )
X
(1 − y )
0 n=1

10.9 L’expression donnée à fa (x ) dans la question précédente indique que fa


est une intégrale à paramètres et peut donc être dérivée, après jusitification, selon
la formule de Leibniz. Posons donc pour tout (x, y ) ∈ D =]0, +∞[×[0, 1[

f (x, y ) = (1 − y ) x −1ϕ a (x )
∂f
La fonction f est continue sur D et a une dérivée partielle ∂x définie par
∂f
(x, y ) = (1 − y ) x −1ϕ a (y ) ln (1 − y )
∂x
∫1
qui est continue sur D . En outre les intégrales 0 f (x, y ) d y sont toutes convergentes.
Reste à justifier le point essentiel : la domination de ∂x ∂f
. Soit donc un réel r > 0.

∂f
[(x, y ) ∈ [r , +∞[×[0, 1[, (x, y ) ⩽ ϕ a (y )(1 − y ) r −1 ln (1 − y )
∂x

La fonction ψ : y ↦−→ ϕ a (y ) (1 − y ) r −1 ln (1 − y ) est continue sur [0, 1[ et au


voisinage de 1 on a

(1 − y ) r −1 ln (1 − y ) = o (1 − y ) r /2−1


ψ (y ) = o ϕ a (y )(1 − y ) r /2−1

et donc

D’après la question ??, la fonction y ↦−→ ϕ a (y )(1 − y ) 1−r /2 est intégrable sur [0, 1[
donc ψ l’est aussi. La fonction fa est ainsi de classe C 1 sur ]0, +∞[ (on le sait déjà)
et sa dérivée s’obtient via la formule de Leibniz :
∫1
[x ∈ [0, +∞[, fa′ (x ) = ϕ a (y )(1 − y ) x −1 ln (1 − y ) d y
0

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10.10 La fonction ψa est dse sur ] − 1, 1[ comme produit de fonctions qui le sont
et on a pour tout x ∈]0, 1[
+∞  X
n−1 
−1
ϕ a (x ) ln (1 − x ) =
X
ak · xn
n=1 k =0 n −k
+∞  X
n−1 
−a k
ψa (x ) =
X
xk
n=1 k =0 n − k

10.11.1 Les technique de base de calcul de sommes permettent de faire :


N
X |b n | XN X n−1 |a | 
p 1

n=1 (n + 1) x
n=1 p=0 n − p (n + 1)
x

N −1
1
 N 
=
X X
|a p |
n=p+1 (n − p)(n + 1)
x
p=0
 N −p
N N −1
1

|b n |
(k = n − p)
X X X
⩽ |a p |
n=1 (n + 1) x p=0 k =1 k (k + p + 1)
x

1
10.11.2 Fixons p ∈ Î. La fonction t ↦−→ t (t +p+1) x est continue, décroissante et
intégrable sur [1, +∞[ car
1 1
∼ avec x + 1 > 1
t (t + p + 1) x t →+∞ t x +1
Le théorème de comparaison série/intégrale nous permet donc de faire :
N −p
1 1
∫ N −p
X dt
⩽ +
k =1 k (k + p + 1) x (p + 2) x 1 t (t + p + 1) x
N −p
1 1
∫ +∞
X dt
⩽ +
k =1 k (k + p + 1) x (p + 1) x 1 t (t + p + 1) x

10.11.3 Comme observé dans la majoration précédente on va commencer par


minorer (t + p + 1) x par (t + p) x .
∫ +∞ ∫ +∞
dt dt

1 t (t + p + 1) x 1 t (t + p) x

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Ensuite
∫ +∞ ∫ +∞
dt t +p
= dt
1 t (t + p) x 1 t (t + p) x +1
∫ +∞ ∫ +∞
dt p dt
= x +1
+ x +1
1 (t + p) 1 t (t + p)
 t →+∞ ∫ +∞
1

p dt
= − +
x (t + p) x t =1 1 t (t + p)
x +1

1 1
∫ +∞
p dt
⩽ +
x (p + 1) x (p + 1) 1 t (t + p)
x

1 1 1 1
∫ +∞ 
⩽ + − dt
x (p + 1) x (p + 1) x 1 t t + p
 +∞
1 1
 
t 
⩽ + ln
x (p + 1) x (p + 1) x t +p 1
1 ln (p + 1)
⩽ +
x (p + 1) x (p + 1) x
N
X −p
1 ln (p + 1) 1 + x1
⩽ +
k =1 k (k + p + 1) x (p + 1) x (p + 1) x

10.12 Selon les majorations obtenues dans les questions précédentes on a

1 + x1
!
N
X N
X −1
ln (p + 1)
|b n |vn (x ) ⩽ |a p | +
n=1 p=0 (p + 1) x (p + 1) x

ln (p+1) 1 |a p |
=o

, la donnée (a n )n ∈ A implique que les séries
P
Puisque (p+1) x (p+1) x /2 (p+1) x
P |a p | ln (p+1)
et (p+1) x sont convergentes. La majoration ci-dessus indique alors que la série
|b n |vn (x ) converge, ceci pour tout x > 0.
P

Si (a n )n est un élément de A alors la suite (b n )n définie par


n−1
ak
b 0 = 0 et [n ⩾ 1, b n = −
X
k =0 n − k

est aussi un élément de A .

10.13 Pour résumer les résultats des questions précédentes on a :


∫1
[x > 0, fa′ (x ) = (1 − y ) x −1ϕb (y ) d y
0

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où ϕb est la somme sur [0, 1[ de la série entière b n x n , sachant que la suite (b n )n


P
est un élément de A .
Par ailleurs d’après la question ??, l’intégrale dans l’expression de fa′ (x ) est en fait
égale fb (x ) .
Résumons maintenant tout le résultat obtenu
Si (a n )n ∈ A alors la suite (b n )n définie par
n−1
ak
b 0 = 0 et [n ⩾ 1, b n = −
X
k =0 n − k

est un élément de A et on a fa′ = fb . Soit


!
+∞ +∞
d X n ! an n! bn
=
X
dx n=0 x (x + 1) · · · (x + n) n=1 x (x + 1) · · · (x + n)

10.14 En fait x1 = u 0 (x ) donc x1 = a n u n (x ) avec a 0 = 1 et a n = 0 pour tout


P
n ∈ Î . On a alors selon la question précédente

n−1
ak 1
a 0′ = 0 [n ⩾ 1, a n′ = − =−
X
k =0 n − k n
n−1
bk 2Xn−1
1
a 0′′ = a 1′′ =0 [n ⩾ 2, a n′′ =− =
X
k =0 n − k n k =1 k

La valeur de a n′′ s’expliquant par :


n−1
1 1Xn−1 
1 1 2Xn−1
1

= =
X
+
k =1 k (n − k ) n k =1 k n − k n k =1 k
Ce qui revient à dire que pour tout x > 0

1 +∞
(n − 1) !
=
X
2
x n=1 x (x + 1) . . . (x + n)
1 +∞  X
1
n−1 
(n − 1) !
=
X
x 3 n=2 k =1 k x (x + 1) . . . (x + n)

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corrigé du problème 11
Fonction β d’Euler

11.1 On introduit les suites de fonctions (Γn )n et (u n )n définies par


nx n!
[x ∈ ]0 ; +∞[ Γn (x ) = n⩾1
x (x + 1) · · · (x + n)
u n (x ) = ln Γn (x ) − ln Γn−1 (x ) n⩾2
 1   x 
= −x ln 1 − − ln 1 +
n n
Soit x > 0. En admettant que la suite (Γn (x ))n converge vers Γ(x ) alors ( ln Γn (x ))n
converge vers ln Γ(x ) donc u n cvs sur ]0 ; +∞[ et on a
P

+∞
[x ∈ ]0 ; +∞[, u n (x ) + ln Γ1 (x ) = ln Γ(x )
X
(9)
n=2

Par ailleurs les fonctions u n sont de classes C 1 sur ]0 ; +∞[ avec


1 1/n
  1 1
= − ln 1 −
u 1′ (x ) − = − ln 1 − −
n 1 + x /n n n +x

Sachant que ln 1 − n1 ⩽ − n1 alors




1 1
u n′ (x ) ⩾ − ⩾0
n n +x
Et donc si a > 0 alors pour tout x ∈ ]0 ; a]
 1 1  1 1
|u n′ (x )| = − ln 1 − − ⩽ − ln 1 − −
n n +x n n+a
Les développement limités − ln (1 − n1 ) et 1
n+a ont tous les deux 1
n comme partie
principales donc
1
 1 1
− ln 1 − − =O 2
n n+a n
Et ainsi u n′ cvn sur ]0 ; a] , ceci pour tout a > 0. Ce qui achève de prouver que la
P
1
fonction +∞ n=2 u n est de classe C sur ]0 ; +∞[ . Donc ln ◦Γ et donc Γ est de classe
P
C 1 sur ]0 ; +∞[ et une dérivation terme à terme de la relation (??) fournit
!
Γ′ (x ) 1 1 +∞  1 1
=− − ln 1 −
X
− +
Γ(x ) x x + 1 n=2 n x +n
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Et avec quelques retouches


! !
Γ′ (x ) 1 n
1 +∞
1 1
= − − lim
X X
− ln n + −
Γ(x ) x n→∞ k =1 k n=1 n n +x
!
1 +∞
1 1
= − −γ +
X

x n=1 n n +x

Γ′ (x ) 1 +∞ 
1 1

[x ∈ ]0 ; +∞[, = − −γ +
X

Γ(x ) x n=1 n n +x

11.2 D’après l’expression donnée dans la question précédente, la dérivée de


ln ◦Γ est croissante sur ]0 ; +∞[ comme somme de fonctions croissantes. La fonction
ln ◦Γ y est donc convexe.
11.3.1 C’est une propriété des fonctions convexes : pour tout a > 0 la fonction
Ta : t ↦−→ ln g (a+t t)−ln g (a) est croissante sur ]0 ; +∞[ (sachant qu’elle prolongeable
en 0). Si x ∈ ]0 ; 1[ alors pour tout n ⩾ 2, Tn (−1) < Tn (x ) < Tn (1) , soit

ln g (x + n) − ln g (n)
ln g (n) − ln g (n − 1) ⩽ ⩽ ln g (n + 1) − ln g (n)
x

11.3.2 Vu la croissance de la fonction ln et l’identité g (t + 1) = t g (t ) , l’inégalité


précédente implique que en remplaçant n par n + 1
g (x + n + 1)
nx ⩽ ⩽ (n + 1) x
g (n + 1)
g (x + n) g (x + n + 1)
et donc ⩽ nx ⩽
g (n) g (n + 1)
D’autre part, toujours grâce à la même identité,
g (x + n + 1) = (x + n)(x + n − 1) . . . x g (x )
g (n + 1) = n !

Ce qui amène

n nx n!
g (x ) ⩽ ⩽ g (x )
n +x x (x + 1) . . . (x + n)

11.3.3 En passant à la limite, l’encadrement de la question précédente implique


que g (x ) = Γ(x ) . Cette relation ne concerne toutefois pour l’instant que les réels
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x ∈ ]0 ; 1[ . Elle est aussi valable pour tout entier non nul n . Pour un réel x ∈
]1 ; +∞[ ∖ Î, il suffit de poser p = E (x ) de telle sorte que x − p ∈ ]0 ; 1[ et d’écrire
ensuite

g (x ) = (x − 1) · · · (x − p)g (x − p)
= (x − 1) . . . (x − p)Γ(x − p)
= Γ(x )

[x > 0, g (x ) = Γ(x )

n.b. Ainsi Γ est l’unique fonction qui vérifie les conditions stipulées pour la fonction g dans
cette question.

11.4.1 Soient x, y > 0. La fonction t ↦−→ t x −1 (1 − t ) y −1 est continue sur ]0, 1[ et


on a
1 1
t x −1 (1 − t ) y −1 ∼ t x −1 (1 − t ) y −1 ∼
0 t 1−x 1 (1 − t ) 1−y

Donc notre fonction est intégrable sur ]0 ; 1[ . Pour cette raison on peut aussi procé-
der au changement de variable t = cos2 θ , sachant que l’application θ ↦−→ cos2 θ
induit une bijection de classe C 1 de ]0 ; π/2[ sur ]0 ; 1[ . Cela donne
∫ π/2
β (x, y ) = cos2x −2 θ sin2y −2 θ · 2 cos θ sin θ dθ
0
∫ π/2
β (x, y ) = cos2x −1 θ sin2y −1 θ dθ
0

En posant ensuite t = 1+u


u
, la fonction u ↦−→ u
1+u induisant bien une bijection de
1
classe C de ]0 ; +∞[ sur ]0 ; 1[
1
∫ +∞
u x −1 du
β (x, y ) =
0 (1 + u) x −1 (1 + u) y −1 (1 + u) 2
∫ +∞
u x −1
β (x, y ) = du
0 (1 + u) x +y
n.b. Les fameuses intégrales de Wallis sont donc des valeurs particulières de la fonction β :
∫ π/2 n + 1 1
[n ∈ Î, cosn θ dθ = β ,
0 2 2

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11.4.2 Soient x, y > 0. Une intégration par parties, qui se justifie par elle même
vue que les intégrales qui y interviennent sont convergentes, donne
∫ +∞
tx
β (x + 1, y ) = dt
0 (1 + t ) x +y +1
 t →+∞ ∫ +∞
tx t x −1

−1 x
= + dt
x + y (1 + t ) x +y t →0 x + y 0 (1 + t ) x +y
| {z }
=0
x
β (x + 1, y ) = β (x, y )
x+y

11.4.3 Grâce à l’identité précédente on a pour tout n ⩾ 2 et y > 0


n −1
β (n, y ) = β (n − 1, y )
n +y −1
On en déduit que
n −1 n −2 1
β (n, y ) = ··· β (1, y )
n + y −1n + y −2 1+y
(n − 1) ! 1
β (n, y ) = (β (1, y ) = )
y (y + 1) · · · (y + n − 1) y
n.b. On en déduit que si n, m ∈ Î∗ alors
(n − 1) ! (n − 1) ! (m − 1) !
β (n, m) = =
m (m + 1) · · · (m + n − 1) (m + n − 1) !

11.4.4 Fixons y > 0 et considérons l’intégrale à paramètres


∫1
β y (x ) = t x −1 (1 − t ) y −1 dt
0

La fonction f y : (x, t ) ↦−→ t x −1 (1 − t ) y −1 est continue sur D = ]0 ; +∞[ × ]0 ; 1[ et


∂ n fy
admet des dérivées partielles ∂x n continue sur D avec
∂ n fy
(x, t ) = ( ln t ) n t x −1 (1 − t ) y −1
∂x n
Les intégrales f y (x, t ) dt sont convergentes pour tout x > 0 et enfin pour tout

n ∈ Î et a > 0 on a
∂ n fy
[(x, t ) ∈ [a ; +∞[ × ]0 ; 1[, (x, t ) ⩽ | ln t | n t a−1 (1 − t ) y −1
∂x n
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La fonction ϕn : t ↦−→ | ln t | n t a−1 (1 − t ) y −1 étant continue sur ]0 ; 1[ avec


 1 
ϕn (t ) = o 0 ϕ y (t )∼ (1 − t ) y +n−1
t 1−a/2 1

ϕn est donc intégrable sur ]−1 ; 1[. En conclusion


β y est de classe C ∞ sur ]0 ; +∞[ et pour tout n ∈ Î∗
∫1
(n)
[x > 0, β y (x ) = ( ln t ) n t x −1 (1 − t ) y −1 dt
0

∂n β
n.b. Cela revient à dire que la fonction de deux variables β admet une dérivée partielle ∂x n
pour tout n ∈ Î∗ et que
∫1
∂nβ
[x, y > 0, (x, y ) = ( ln t ) n t x −1 (1 − t ) y −1 dt
∂x n 0

Notons que puisque β est symétrique (β (y , x ) = β (x, y ) grâce au changement de variable


n n n
t = 1 − u ) cela implique que ∂∂ yβn est aussi bien définie et que ∂∂ yβn = ∂∂xβn .

11.4.5 β y étant de classe C ∞ ne s’annulant par sur ]0 ; +∞[ on a


β y′ β y′′β y − (β y′ ) 2
( ln ◦β y ) = ′
( ln ◦β y ) = ′′
βy β y2

Il s’agit donc de vérifier que (β y′ ) 2 ⩽ β y′′β y . Rappelons que pour tout x > 0
∫1
β y (x ) = t x −1 (1 − t ) y −1 dt
0
∫1
β y′ (x ) = ( ln t )t x −1 (1 − t ) y −1 dt
0
∫1
β y′′ (x ) = ( ln t ) 2 t x −1 (1 − t ) y −1 dt
0

L’inégalité de Cauchy-Schwarz est exactement ce qu’il nous faut ici :


∫1 !2
y −1 y −1
x −1
 x −1

t 2 (1 − t ) 2 ( ln t )t 2 (1 − t ) 2 dt ⩽
0
∫1 ! ∫
1
!
t x −1 (1 − t ) y −1 dt ( ln t ) 2 t x −1 (1 − t ) y −1 dt
0 0

La fonction ln ◦β y est convexe sur ]0 ; +∞[

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11.5.1 D’après une question précédente on a pour tous x, y > 0


x+y
β (x, y ) = β (x + 1, y )
x
y 1
donc β (x, y ) ∼ β (1, y ) =
x →0 x x
En particulier lim β (x, y ) = +∞
x →0

11.5.2 Les fonctions u n sont continues sur ]0 ; 1[ et on a


xn n  1  xn 1
u n (t )∼ ln t = o 0 √ u n (t )∼
0 n! t 1 n ! (1 − t ) 1−y −n

Cela montre que u n est intégrable sur ]0 ; 1[ . Par ailleurs


∫1 ∫1
|x | n
|u n (t )| dt = | ln t | n (1 − t ) y −1 dt
0 n! 0
un
Sachant que |x | < 1 considérons un réel ρ ∈ ]|x | ; 1[ . Pour tout u > 0 on a n! ⩽ eu
donc pour tout n ∈ Î et pour tout t ∈ ]0 ; 1[
|x ln t | n x n (ρ | ln t |) n
= ·
n! ρ n!
x n ρ| ln t |
⩽ e
ρ
x n1

ρ tρ
x n (1 − t ) y −1
Et ainsi |u n (t )| ⩽
ρ tρ
∫1  
x n ∫1 (1−t ) y −1
Par suite |u n (t )| dt ⩽ K K = 0 tρ dt
0 ρ
Et puisque |x |/ρ < 1 alors en conclusion

X∫ 1
La série |u n (t )| dt est convergente.
0

n.b. Cette justification a été assez délicate. Une alternative aurait été de justifier que la fonction
P+∞
n=0 |u n | est continue par morceaux (cpm) intégrable et d’utiliser le théorème de la convergence
∫ 
dominée sur sa suite (S n )n des sommes partielles. Il en découlera que la suite ]0 ; 1[
Sn n
P∫
converge et donc que la série ]0 ; 1[
|u n | converge. Pour y arriver il suffit de remarquer que
n
|x ln t | n (1 − t ) y −1
S n (t ) = (1 − t ) y −1 ⩽ (1 − t ) y −1 e |x ln t | =
X
k =0 n! t |x |
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11.5.3 On a pour tout x, y > 1


∫1 ∫1 X
+∞ 
β (x + 1, y ) = t (1 − t )y =
x
u n (t ) dt
0 0 n=0

Toutes les conditions requises pour une intégration terme à terme ont été justifiées,
lorsque |x | < 1, dans la question précédente. Elle donne
+∞ ∫ 1
(x ln t ) n
β (x + 1, y ) = (1 − t ) y −1 dt
X
n=0 0 n !
∫1
∂nβ
En posant I n = lnn (t )(1 − t ) y −1 dt = (1, y ) on a
0 ∂x n
Soit +∞
In
[x ∈ ]−1 ; 1[,
X
xn
n=0 n!

11.6.1 On a
1
β (1,y )Γ(y +1) y ·y Γ(y )
.1 *+ g (1) = Γ(y ) = Γ(y ) =1
β (x + 1)Γ(x + y + 1)
.2 ensuite g (x + 1) =
Γ(y )
x
x +y β (x, y ) · (x + y )Γ(x + y )
=
Γ(y )
β (x, y )Γ(x + y )
=x
Γ(y )
= x g (x )
.3 et enfin, g étant de classe C 1 sur ]0 ; +∞[ et on a

g ′ (x ) β y (x ) Γ′ (x + y )
= +
g (x ) β y (x ) Γ(x + y )
β y′ Γ′ g
Les fonctions βy et Γ sont croissantes donc g′ est croissante et donc ln ◦g est
convexe.
D’après la question ?? on a alors
β (x, y )Γ(x + y )
[x ∈ ]0 ; +∞[, = Γ(x )
Γ(y )
Γ(x )Γ(y )
Ainsi [x, y > 0, β (x, y ) =
Γ(x + y )
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11.6.2 Soit x > 0. On a selon la question ??


1 x + 1 1
∫ π/2
W (x ) = sinx t dt = β ,
0 2 2 2
Et donc selon la question précédente
 1 √
1Γ 2 Γ 2 π Γ 2
x +1 x +1

W (x ) =  =
2 Γ 1 + x2 2 Γ 1 + x2


n.b. En particulier pour tout n ∈ Î∗


√ 1 √
πΓ n+2 π Γ(n + 1)

W (2n) = W (2n − 1) =
2 Γ(n + 1) 2 Γ n + 21

√ 1 √
πΓ n+2

π n!
= =
2 n! 2 Γ n + 21


Qu’on peut évaluer complètement en remarquant que


 1  1 3 1  1  √ (2n) !
Γ n+ = n− n− ··· Γ = π 2n
2 2 2 2 2 2 n!

corrigé du problème 12
Des développements eulérien et dse de la
fonction tan
12.1 En organisant les calculs de façon à préparer la question suivante, on obtient,
pour x ∈ I ,
1 + sin x
f ′ (x ) =
( cos x ) 2
sin2 x + 2 sin x + 1
f ′′ (x ) =
( cos x ) 3
sin3 x + 4 sin2 x + 5 sin x + 2
f (x ) =
(3)
( cos x ) 4
12.2 La fonction f est clairement de classe C ∞ sur I . La propriété à démontrer
(existence d’un polynôme P n ) est vraie au rang 0 avec P 0 = X + 1 et, si elle est vraie
à un certain rang n ∈ Î, alors
(1 − sin2 x )Pn′ ( sin x ) + (n + 1) sin (x )Pn ( sin x )
f (n+1) (x ) =
( cos x ) n+2
P n+1 ( sin x )
=
( cos x ) n+2
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où P n+1 est le polynôme P n+1 = (n + 1)X P n + (1 − X 2 )P n′ .


On a alors P 0 = P 1 = X + 1, P 2 = X 2 + 2X + 1 et P 3 = X 3 + 4X 2 + 5X + 2.
Notons que l’unicité du polynôme P n est immédiate par l’argument usuel : un poly-
nôme ayant une infinité de racines est le polynôme nul.
12.3 La propriété à démontrer est vraie pour n = 1 et, si elle est vraie à un rang
n ∈ Î∗ donné, on peut écrire P n = nk =0 a k X k avec a n = 1 et a k ∈ Î pour tout
P
k ∈ ⟦0 ; n⟧. Par la relation de récurrence obtenue en question 2., on calcule alors
n n n
Pn+1 = (n + 1)a k X k +1 + k a k X k −1 − k a k X k +1
X X X
k =0 k =1 k =1
n+1 n−1 n+1
= (n + 1)a k −1 X k + (k + 1)a k +1 X k − (k − 1)a k −1 X k
X X X
k =1 k =0 k =1
n−1
X 
= X n+1 + 2a n−1 X n + (n − k + 2)a k −1 + (k + 1)a k +1 X k + a 1 .
k =1
Le polynôme P n+1 ainsi écrit est bien unitaire de degré n + 1, à coefficients entiers
naturels, ce qui achève la récurrence.
remarque. Il en résulte que P n (t ) est positif pour t ∈ Ò+ , cela sera utile en question 6.

12.4 Pour x ∈ I , on a
cos2 x + 1 + 2 sin x + sin2 x 2 + 2 sin x
1 + f (x ) 2 = = = 2f ′ (x ) .
cos2 x cos2 x
12.5 On constate α0 = α1 = 1 donc 2α1 = α02 + 1 et, pour n ∈ Î∗ , par la formule
de Leibniz,
n  
2 2 (n) n (k ) (n−k )
2f (n+1)
= (2f )′ (n)
= (f + 1) (n)
= (f ) = .
X
f f
k =0 k

En évaluant en 0, cela donne 2αn+1 = n


pour n ∈ Î∗ .
Pn
k =0 k αk αn−k

 αn = f ∈Î
12.6 (n) (0) , par la formule de Taylor avec reste intégral, pour N
Comme
et x ∈ 0, 2 , on a
π

N ∫x
αn (x − t ) N f (N +1) (t )
x = dt .
X n
f (x ) −
n=0 n ! 0 N!
P +1 ( sin t )
Or, f (N +1) (t ) = (Ncos 0 0, 2 et d’après la
 π
t) N +2 est positif car sin t ⩾ pour t ∈
remarque faite à la fin de question 3. L’intégrande étant positif sur [0, x ] avec x ⩾ 0,
le reste intégral est positif, d’où l’inégalité
N
πh h αn
[N ∈ Î [x ∈ 0, x n ⩽ f (x ) .
X
2 n=0 n!
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Pour x ∈ 0, π2 , la série n ⩾0 αnn! x n est une série à termes positifs dont les
 
12.7
P
sommes partielles sont majorées d’après question 6., elle est donc  convergente.
La série entière considérée étant convergente pour tout x ∈ 0, π2 , son rayon de
convergence R est au moins égal à π2 .

12.8 Pour x ∈ I , on écrit, en faisant le “carré de Cauchy” d’une série entière dans
son intervalle de convergence,
 ∞ 2
2 αn
1 + g (x ) = 1 +
X n
x
n=0 n !
∞  n 
αk αn−k
=1+
X X
xn
n=0 k =0 k ! (n − k ) !
∞ 
1 X n   
n
=1+
X
αk αn−k x n
n=0 n ! k =0 k

2αn+1 n
= 1 + α02 +
X
x d’après question 5.
n=1 n !
∞ ∞
αn x n−1 αn x n−1
= 2α1 + 2 = 2
X X
n=2 (n − 1) ! n=1 (n − 1) !
= 2g ′ (x ) .

Pour x ∈ I , posons ϕ(x ) = arctan f (x ) et ψ (x ) = arctan g (x ) . Les


 
12.9
g′
fonctions ϕ et ψ sont de classe C 1 sur I avec ϕ ′ = f′
1+f 2
et ψ ′ = 1+g 2
. Les questions
1
question 4. et Q 8. montrent que = = donc ϕ = ψ + C sur I , où C est
ϕ′ ψ′ 2,
une constante. Comme ϕ(0) = ψ (0) = 4 , la constante est nulle et ϕ = ψ . Comme
π

f (x ) = tan ϕ(x ) et g (x ) = tan ψ (x ) , on déduit f = g sur I .




remarque. De ce calcul, on déduit aussi que ϕ(x ) = x


2 + π4 , et donc qu’une autre expression de
 
f sur I est f (x ) = tan x
2 + π
4 , ce qui n’est pas forcément intéressant...

12.10 On observe que limx →( π2 ) − g (x ) = limx →( π2 ) − f (x ) = ∞. Si on avait R > π2 , la


fonction g , somme de la série entière, serait prolongeable en une fonction  continue
 −
π
sur ] − R, R [ , ce qui contredirait la présence d’une limite infinie en 2 . Avec
question 7., on conclut R = π
2.

12.11 Par analyse-synthèse (l’intervalle I est symétrique par rapport à 0) :


• Analyse : si p et i existent, alors pour tout x , on a h (x ) = p (x ) + i (x ) et h (−x ) =
p (x ) − i (x ) , on en déduit que, nécessairement, p (x ) = h (x )+h 2
(−x )
et i (x ) =
h (x )−h (−x )
2 , d’où l’unicité de p et i ;

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• Synthèse : les fonctions p et i dont les expressions ont été obtenues dans la
partie analyse sont respectivement paire et impaire, et leur somme est h , d’où
l’existence de p et i .
12.12 On décompose f en sa partie paire et sa partie impaire :
1
f (x ) = + tan (x ) .
cos x
On fait de même pour g :
∞ ∞
α2n 2n α2n+1 2n+1
g (x ) = .
X X
x + x
n=0 (2n) ! n=0 (2n + 1) !

La question question 11. permet d’identifier les parties paires et impaires, d’où les
égalités
demandées.
12.13 Par le cours sur les séries entières, on a, pour tout k entier naturel,

t (2k ) (0) = 0 et t (2k +1) (0) = α2k +1 .


12.14 On a [x ∈ I ( tan) ′ (x ) = 1 + tan2 x , soit t ′ = 1 + t 2 .
12.15 Pour x ∈ I , on a donc

x 2n X α2n+1 2n+1 2
 ∞ 
=1+
X
α2n+1 x
n=0 (2n) ! n=0 (2n + 1) !
 ∞ 2
2
X α2n+1 2 n
=1+x (x )
n=0 (2n + 1) !
∞ X n α2(n−k )+1

2 α2k +1
=1+x  (x 2 ) n
X
n=0 k =0 (2k + 1) ! 2(n − k ) + 1 !
(par un produit de Cauchy)

1 n
2n + 2
   
=1+ α2k +1 α2n−2k +1 x 2(n+1)
X X
n=0 (2n + 2) ! k =0 2k + 1

1 X 2n
n−1
   
=1+ α2k +1 α2n−2k −1 x 2n
X
n=1 (2n) ! k =0 2k + 1
∞ 
1 n 
2n
 
=1+ α2k −1 α2n−2k +1 x 2n
X X
n=1 (2n) ! k =1 2k − 1
en terminant le calcul par un décalage d’indice dans la somme extérieure, puis un
dans la somme intérieure.
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Par unicité du développement en série entière, on peut identifier les coefficients, ce


qui donne, pour n ∈ Î∗ , la relation
n
2n
 
α2n+1 = α2k −1 α2n−2k +1 .
X
k =1 2k − 1

12.16 Posons u n (s) = n1s pour s ∈]1, ∞[ et n ∈ Î∗ . Chaque fonction u n est continue
et, si S = [a, b] est un segment inclus dans ]1, ∞[ , on a

[n ∈ Î∗ [s ∈ S u n (s) = u n (s) ⩽ u n (a) .

Comme la série majorante n ⩾1 u n (a) est convergente (série de Riemann avec a > 1),
P
on a prouvé la convergence normale sur S (donc sur tout segment inclus dans ]1, ∞[ )
de la série de fonctions n ⩾1 u n . La fonction somme ζ est alors continue sur ]1, ∞[ .
P

1
12.17 Si on fixe s ∈]1, ∞[ , la fonction t ↦→ ts est continue et décroissante sur Ò∗+ ,
donc
1
∫ n+1 ∫n
dt dt
[n ⩾ 2 ⩽ s ⩽ .
n ts n n−1 ts
En sommant ces inégalités pour n de 2 à l’infini (les séries et les intégrales étant
toutes convergentes), par la relation de Chasles, on obtient
1 1 1
∫∞ ∞ ∫∞
dt dt
= = .
X
⩽ ⩽
2s−1 (s − 1) 2 ts n=2 n
s
1 t
s s −1

En ajoutant le premier terme 1, on a l’encadrement


1 1
[s ∈]1, ∞[ 1+ ⩽ ζ (s) ⩽ 1 + .
2s−1 (s − 1) s −1
   
1 1
Comme lims→∞ 1 + 2s −1 (s−1)
= lims→∞ 1 + s−1 = 1, par encadrement, on a

lim ζ (s) = 1
s→∞

12.18 En séparant les termes d’indices pairs et impairs, on a, pour s > 1,



1 ∞
1 1 ∞
1
ζ (s) = = .
X X X
+ ζ (s) +
k =1 (2k − 1) 2 k =1 (2k − 1)
(2k ) s s s s
k =1

1 1
= C (s)ζ (s) (avec C (s) = 1 −
X
Ainsi 2s )
k =1 (2k − 1) s

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12.19 Pour n ∈ ⟦2 ; +∞⟦ et x ∈ Ò, une intégration par parties donne


∫ π
2
2x I n (x ) = 2x cos (2x t ) ( cos t ) n dt

0
iπ ∫π
2
h
n 2
= sin (2x t )( cos t ) +n sin (2x t ) sin (t )( cos t ) n−1 dt .
0 0
Le terme entre crochets étant nul, une deuxième intégration par parties donne
∫ π
2
2
4x I n (x ) = n 2x sin (2x t ) sin (t )( cos t ) n−1 dt
 
0
h i π/2
=n − cos 2x t sin t cosn−1 t
0
∫ π 
2
 
2
+ cos 2x t cos t − (n − 1) sin t cos
n n−2
t dt
0

Le terme entre crochets étant de nouveau nul, avec sin2 = 1 − cos2 , on a ainsi la
relation
4x 2 I n (x ) = nI n (x ) − n (n − 1) I n−2 (x ) − I n (x ) ,


que l’on peut réécrire (n 2 − 4x 2 )I n (x ) = n (n − 1)I n−2 (x ) , ou encore


 4x 2  n −1
1 − 2 I n (x ) = I n−2 (x ) .
n n
I n (0)
évaluée pour x = 0, cette relation donne n−1
n = I n −2 (0) . En réinjectant, on obtient
 4x 2  I n (x ) I n−2 (x )
1− 2 = .
n I n (0) I n−2 (0)
12.20 En considérant (convention standard) qu’un produit de zéro facteur vaut 1, la
relation à démontrer est vraie pour tout n entier naturel. En effet, elle est vraie pour
(πx ) I (x )
n = 0 puisque I 0 (x ) = sin2x pour x , 0 et I 0 (0) = π2 , donc πx I00 (0) = sin (πx ) . De
la deuxième relation prouvée en question 19., on déduit par ailleurs que le second
membre de l’égalité à démontrer en question 20. ne dépend pas de l’entier naturel
n . Cette égalité étant vraie pour n = 0, elle est alors vraie pour tout n .
12.21 Le facteur 12 dans l’égalité à démontrer est une erreur d’énoncé. Pour n ∈ Î∗
et x ∈]0, 1[ , on peut écrire
Q2n  4x 2

I 4n (2x )
sin (2πx ) 1 2πx I 4n (0)
k =1 1− k2
cos (πx ) = =  ,
2 sin (πx ) 2 πx I 2n (x ) Qn

4x 2
I 2n (0) k =1 1 − (2k ) 2

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soit, en examinant ce qu’il reste après simplification des deux produits,


I 4n (2x ) I 2n (0) Yn 
4x 2 
cos (πx ) = 1− .
I 4n (0) I 2n (x ) p=1 (2p − 1) 2
1
12.22 La fonction t ↦→ (2t −1) s étant décroissante sur [1, ∞[ , on a, comme en
question 17.,
1 1
∞ ∞ ∫k ∫∞
dt dt
= = .
X X

k =n+1 (2k − 1) s
k =n+1 k −1 (2t − 1)
s
n (2t − 1)
s 2(s − 1)(2n − 1) s−1
22p+1 x 2p −1
Fixons un entier n ∈ Î∗ . Pour p ∈ Î∗ et x ∈ J , posons u p (x ) =
P∞
12.23
k =n+1 (2k −1) 2p .
1
Notons que u p (x ) = 22p+1 x 2p−1
P∞
k =n+1 (2k −1) 2p , donc u p (x ) est, à un facteur près,
le reste d’ordre n d’une série convergente (car 2p > 1), et u p (x ) existe bien. La
majoration de question 22., suivie d’une majoration assez brutale mais ici suffisante,
donne ensuite
22p x 2p−1
0 ⩽ u p (x ) ⩽ ⩽ 22p x 2p−1 = 2(2x ) 2p−1 ,
(2p − 1)(2n − 1) 2p−1
qui est le terme général d’une série géométrique de raison (2x ) 2 = 4x 2 , avec ici
|4x 2 | < 1. Par comparaison de séries à termes positifs, la série p ⩾1 u p (x ) converge,
P
ce qui garantit la bonne définition de la fonction S n sur J .
12.24 En reprenant de façon un peu plus fine les majorations, on a en fait, pour
x ∈ J ∖ {0},
22p x 2p−1  2x  2p−1 2n − 1  4x 2  p
0 ⩽ u p (x ) ⩽ ⩽ 2 = ,
(2p − 1)(2n − 1) 2p−1 2n − 1 x (2n − 1) 2
4x 2 4x
2n−1 (2n −1) 2
0 ⩽ S n (x ) = =
P∞ 2n −1
donc p=1 u p (x ) ⩽ x 1− 4x 2 1− 4x 2
2 −→ n∞0.
(2n −1) 2 (2n −1)
Par encadrement, limn→∞ S n (x ) = 0, le résultat étant trivial pour x = 0.
12.25 Les facteurs de question 21. étant tous strictement positifs, on a, pour n ∈ Î∗
et x ∈ J ,
n  4x 2 
ln cos (πx ) = ln I 4n (2x ) − ln I 2n (x ) + ln 1 − + Kn ,
   X
k =1 (2k − 1) 2
où K n = ln I 2n (0) − ln I 4n (0) est une constante. En dérivant, on obtient, pour
 
n ∈ Î∗ et x ∈ J ,
8x
2I 4n
′ (2x ) ′ (x )
I 2n n
(2k −1) 2
π tan (πx ) = − .
X
+ +
I 4n (2x ) I 2n (x ) k =1 1 − 4x 2 2
(2k −1)
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Remarque. Les fonctions I 2n sont dérivables sur J (et même sur Ò, on le retrouvera
en question 28.) par exemple puisque I 0 (x ) = π2 sinc (πx ) où sinc est la fonction
sinus cardinal, et ensuite la relation obtenue en question 19. permet de le prouver
par récurrence sur n
12.26On reconnaît, dans le dernier terme de la somme précédente, une somme
géométrique : pour n ∈ Î∗ , x ∈ J ∖ {0}, on a
8x 4x 2
n
2X n
2X n X∞ 
4x 2  p ∞ X n
22p+1 x 2p−1 

(2k −1) 2 (2k −1) 2
= = = ,
X X
k =1 1− 4x 2 x k =1 1 − 4x 2 2 x k =1 p=1 (2k − 1) 2 p=1 k =1 (2k − 1) 2p
(2k −1) 2 (2k −1)

l’interversion des sommations étant permise puisque l’une des deux sommes est
finie. En ajoutant S n (x ) aux deux membres de la relation de question 25., on obtient
alors
2I 4n
′ (2x ) I ′ (x ) X ∞ X ∞
22p+1 x 2p−1 
π tan (πx ) + S n (x ) = − + 2n +
I 4n (2x ) I 2n (x ) p=1 k =1 (2k − 1) 2p
2I 4n
′ (2x ) ′ (x )
I 2n ∞  ∞
1

2p+1 2p−1
=− 2
X X
+ + x 2p
I 4n (2x ) I 2n (x ) p=1 k =1 (2k − 1)
2I 4n
′ (2x ) ′ (x )
I 2n ∞
1 
  
2p+1 2p−1
=− 2 1 − 2p ζ (2p)
X
+ + x
I 4n (2x ) I 2n (x ) p=1 2

d’après question 18. Finalement, pour n ∈ Î∗ et x ∈ J , cela donne


2I 4n
′ (2x ) I ′ (x ) X ∞
π tan (πx ) + S n (x ) = − + 2n + 2(22p − 1)ζ (2p)x 2p−1 .
I 4n (2x ) I 2n (x ) p=1

12.27 L’étude de la fonction t ↦→ sin (t ) − t cos (t ) est laissée au vaillant lecteur.


12.28En appliquant le théorème de dérivation des intégrales à paramètre, on
montre que, pour tout n , la fonction I n est de classe C 1 sur Ò avec I n′ (x ) =
∫π
− 0
2t sin (2x t )( cos t ) n dt .
2

En effet, en posant v (x, t ) = cos (2x t )( cos t ) n , l’application partielle x ↦→ v (x, t )


est de classe C 1 sur Ò avec ∂x ∂v
(x, t ) = −2t sin (2x t )( cos t ) n , et donc la domination
∂v
2t 2t 0, 2 . Avec l’inégalité de question 27.,
 π
∂x (x, t ) ⩽ avec t →
↦ intégrable sur
on obtient, pour x ∈ [0, 1] (cette condition garantit que le facteur sin (2x t ) reste
positif),
∫ π ∫ π
2 2
0⩽ −I n′ (x ) = 2(t cos t ) sin (2x t )( cos t ) n−1
dt ⩽ 2 sin (t ) sin (2x t )( cos t ) n−1 dt = J n (x )
0 0
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puis une intégration par parties donne


∫ π
2
  
J n (x ) = 2 sin (t )( cos t ) n−1 sin (2x t ) dt
0
π
2 i π2 4x ∫
2
h
= − ( cos t ) n sin (2x t ) + cos (2x t )( cos t ) n dt
n 0 n 0
4x
= I n (x ) ,
n
I n′ (x ) 4x I n′ (x )
et on a bien la majoration demandée. Donc I n (x ) ⩽ n et limn→∞ I n (x ) = 0.

12.29 Soit x ∈ J . En faisant tendre n vers l’infini dans question 26., grâce à question
24. et question 28., il vient

π tan (πx ) = 2(22p − 1)ζ (2p)x 2p−1 .
X
p=1

12.30Par un changement de variable linéaire (remplacer πx par x ), et par imparité,


on déduit
 π πque
 la fonction tangente est développable en série entière sur l’intervalle
I = − 2 , 2 i avec
1X ∞
2p
 x  2p−1 X ∞
2(22n+2 − 1)ζ (2n + 2) 2n+1
tan (x ) = 2(2 − 1)ζ (2p) = x .
π p=1 π n=0 π 2n+2
L’unicité du développement en série entière permet d’identifier avec celui obtenu
en question 12., d’où l’égalité
2(22n+2 − 1)(2n + 1) !
[n ∈ Î α2n+1 = ζ (2n + 2) .
π 2n+2
  2n+2
12.31 Comme limx →∞ ζ (x ) = 1, on a α2n+1 ∼n→∞ 2 × π2 × (2n + 1) !
On peut remplacer la factorielle par un équivalent avec la formule de Stirling, mais
je ne pense pas que cela présente d’intérêt.

corrigé du problème 13
Transformée de Laplace

1 : Préliminaires, définition de la transformation L .


13.1 L’intégrabilité entraîne la convergence de l’intégrale et on a donc
E ⊂ E′
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13.2 Si x ∈ E alors [y ⩾ x, [t ∈ Ò+, |f (t )e −λ (t )y ) ⩽ |f (t )|e −λ(t )x (car


λ(t ) ⩾ 0) et, le majorant étant intégrable sur Ò+ , on a y ∈ E . On vient donc de voir
que
[x ∈ E , [x, +∞[⊂ E
On suppose désormais E non vide et on distingue deux cas.
- Si E n’est pas minoré ; pour tout réel y il existe x ∈ E tel que x ⩽ y et ce qui
précède indique indique que y ∈ E . On a donc

E =Ò
- Si E est minoré, étant non vide il possède une borne inférieure α et E ⊂ [α, +∞[ .
Par ailleurs, si y > α alors (caractérisation de la borne inférieure) il existe x ∈ E
tel que x ⩽ y et ainsi y ∈ E . On a prouvé que

]α, +∞[⊂ E ⊂ [α, +∞[


et E est égal à l’un des intervalles ]α, +∞[ ou [α, +∞[ .
13.3 Il s’agit d’utiliser le théorème de continuité des intégrales à paramètres.
- [x ∈ E , t ↦→ f (t )e −λ (t )x est continue sur Ò+ .
- [t ⩾ 0, x ↦→ f (t )e −λ (t )x est continue sur E .
- [[a, b] ⊂ E , [x ∈ [a, b], [t ⩾ 0, |f (t )e −λ (t )x | ⩽ |f (t )|e −λ(t )a . Le majorant est
indépendant de x et est intégrable sur Ò+ .
Le théorème s’applique et donne

Lf ∈ C 0 (E )

2 : Exemples dans le cas de f positive.

13.4 L’intégrabilité de g sur I correspondant à la convergence de l’intégrale


de |g | sur I , si f est positive alors E = E ′.
13.5.1 Dans les trois cas proposés, la fonction f est positive (en B.1) cela découle
de la croissance supposée de λ ). On peut donc indifféremment
∫a étudier la convergence
de l’intégrale (i.e. l’existence d’une limite de 0 f (t )e −λ (t )x d t quand a → +∞) ou
l’intégrabilité (au voisinage de +∞ car les fonctions sont continues sur Ò+ et +∞
est donc le seule problème).
13.5.2 Soit a ∈ Ò+ . On a
 t =a
1
∫a
e −λ(0)x − e −λ (a)x

[x , 0, ′
λ (t )e −λ(t )x
d t = − e −λ (t )x =
0 x t =0 x
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λ étant croissante et non majorée tend vers +∞ en +∞ et ainsi


∫a
e −λ (0)x
[x > 0, lim ′
λ (t )e −λ(t )x
dt =
a→+∞ 0 x
∫a
[x < 0, lim λ ′ (t )e −λ(t )x d t = +∞
a→+∞ 0
∫a
Enfin (cas x = 0) 0
λ ′ (t ) d t = λ(a) − λ(0) → +∞ quand a → +∞. On a donc
montré que
e −λ (0)x
E = E ′ = Ò+∗ et [x > 0, Lf (x ) =
x
13.5.3 Soit x ∈ Ò. On a [t ⩾ max (x, 0), f (t )e −λ (t )x = e λ (t ) (t −x ) ⩾ 1. On n’a
donc pas intégrabilité au voisinage de +∞ et

E =∅
e −λ (t ) (x +t ) 1
13.6.1 Soit x ∈ Ò. On a [t ⩾ max (−x, 0), 0 ⩽ f (t )e −λ (t )x = 1+t 2
⩽ 1+t 2
. Le
majorant étant intégrable, on a x ∈ E . Ainsi

E = E′ = Ò
∫ +∞ 2
e −x t
13.6.2 Il s’agit d’étudier la fonction x ↦→ 0 1+t 2
dt.
2
e −x t 1
13.6.3 Si x ⩾ 0 alors 0 ⩽ 1+t 2
⩽ 1+t 2
qui est intégrable sur Ò+ . On a donc x ∈ E .
−x t 2 −x t 2
Si x < 0, t e1+t 2 → +∞ quand t → +∞ (croissances comparées) et t ↦→ e1+t 2 n’est
pas intégrable au voisinage de +∞ (comparaison à la fonction de Riemann t ↦→ 1/t )
et x < E . On a donc
E = Ò+
1
On a immédiatement (arctan étant une primitive de t ↦→ 1+t 2
sur Ò)
∫ +∞
dt π
Lf (0) = 2
=
0 1+t 2
13.6.4 Il s’agit d’utiliser le théorème de régularité des intégrales à paramètres.
2
e −x t
- [x > 0, [t ⩾ 0, t ↦→ 1+t 2
est intégrable sur Ò+ .
−x t 2 2 −x t 2
- [t ⩾ 0, x ↦→ e
1+t 2
est de classe C 1 sur Ò+∗ de dérivée x ↦→ − t 1+t
e
2 .
2 2
e −x t
- [x > 0, t ↦→ − t 1+t 2 est continue sur Ò+ .

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- On a
2
t 2 e −x t t 2 −at 2
[a > 0, [x ⩾ a, [t ⩾ 0, − ⩽ e = ψ (t )
1 + t2 1 + t2
ψ est continue sur Ò+ et négligeable devant 1/t 2 au voisinage de +∞ (car a > 0) ;
c’est donc une fonction intégrable sur Ò+ .
Le cours indique alors que Lf est de classe C 1 sur Ò+∗ avec
∫ +∞ 2
t −x t 2
[x > 0, (Lf ) (x ) = −

e dt
0 1 + t2
Remarque : on ne sait rien quant à la dérivabilité en 0 et on ne s’en occupera que si
cela s’avère utile dans la suite.
13.6.5 On en déduit que
∫ +∞ ∫ +∞
A xt2 2
[x > 0, Lf (x ) − (Lf ) (x ) = e d t = √ avec A =

e −t d t
0 x 0

la dernière égalité provenant du changement de variable u = t x .
Remarque : Lf étant continue en 0, on a donc (Lf ) ′ (x ) → −∞ quand x → 0+ .
Par théorème de limite de la dérivée (avec Lf ∈ C 0 (Ò+ ) ∩ C 1 (Ò+∗ ) , on peut en
déduire que Lf n’est PAS dérivable en 0 mais que son graphe présente en (0, π/2)
une demi-tangente verticale.
13.7 g est dérivable sur Ò+∗ et
e −x
[x > 0, g ′ (x ) = e −x ((Lf ) ′ (x ) − Lf (x )) = −A √
x
e√−x
x ↦→ x
est continue sur Ò+∗ et le théorème fondamental indique que x ↦→
∫ x e −t
1

t
d t en est une primitive sur Ò. Deux primitives sur un intervalle différenat
d’une constante,
∫x
e −t
\c ∈ Ò/ [x > 0, g (x ) = c − A √ dt
1 t
Par ailleurs, g est continue en 0 (Lf l’est) et g (x ) → g (0) = π2 quand x → 0. On
en déduit que l’on peut passer à la limite dans l’égalité ci-dessus (en particulier,
l’intégrale existe sur [0, 1] ce qui n’est pas surprenant car la fonction que l’on intègre
∫ 0 −t
est prolongeable par continuité en 0). On obtient c = π2 + A 1 e√ d t . Finalement,
t
on a
∫x
π e −t
[x > 0, g (x ) = − A √ dt
2 0 t
et l’égalité reste vraie en x = 0 (elle se lit g (0) = π/2).
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13.8 Remarquons que


∫ +∞
dt
[x ⩾ 0, 0 ⩽ g (x ) ⩽ e −x
−→ 0
0 1 + t 2 x →+∞
En faisant tendre x vers +∞ dans l’identité de la question précédente, on obtient
donc
∫x
e −t π
√ dt =
lim A
x →+∞ 0 t 2
√ √
Par ailleurs, le changement de variable u = t (licite car t ↦→ t est un C 1 difféo-

morphisme de ]0, x [ dans ]0, x [ ) donne
∫ x −t ∫ √x
e 2
[x > 0, √ dt = 2 e −u du
0 t 0

Cette quantité tend vers 2A quand x → +∞ et finalement, 2A2 = π


2 ou encore
(comme A ⩾ 0)
∫ +∞ √
−t 2 π
e dt = A =
0 2

3 : Etude d’un premier exemple.

13.9 Comme e t − 1 ∼0 t , on a f (t ) → 0 quand t → 0+ . f est donc prolongeable


par continuité en posant
f (0) = 0
13.10 Soit x ∈ Ò ; g : t ↦→ f (t )e −x t est continue sur Ò+ et g (t ) ∼ 2t e −x t en +∞
(car f (t ) ∼+∞ t /2). Si x > 0, g est intégrable au voisinage de +∞ (négligeable devant
1/t 2 ). Si x ⩽ 0, g est non intégrable au voisinage de +∞ (de limite infinie). Ainsi
E = Ò+∗
13.11 Par définition, on a
∫ +∞
[x > 0, Lf (x ) = f (t )e −x t d t
0

Par ailleurs, pour t > 0 on a e −t ∈ [0, 1[ et donc


+∞
t
[t > 0, f (t ) = t e −t e −k t − 1 +
X
k =0 2

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Les fonctions t ↦→ e −x t et t ↦→ t e −x t étant intégrables sur Ò+ pour x > 0, on peut


découper Lf (x ) en trois morceaux pour x > 0 et obtenir
1 +∞ −x t
∫ +∞ X
+∞ ∫ +∞∫
[x > 0, Lf (x ) = te −(k +1+x )t
dt − e dt + −x t
te dt
0 k =0 0 2 0
∫a h ia ∫a
Pour y > 0, une intégration par parties donne 0 t e −y t d t = − yt e −y t + y1 0 e −y t d t =
0
−a y e −y a +1−e −a y
y2
. En faisant tendre a vers +∞, on trouve alors

1
∫ +∞
[y > 0, t e −a y d t =
0 y2
et ainsi
1 1
∫ +∞ X
+∞
[x > 0, Lf (x ) = 2 − + t e −(k +1+x )t d t
2x x 0 k =0
On veut maintenant intervertir somme et intégrale par le théorème d’intégration
terme à terme. On travaille pour un x > 0 fixé.
- Posons fk : t ↦→ t e −(k +1+x )t . . . fk est continue pour tout k ⩾ 0 et (fk ) converge
P
simplement sur Ò+∗ de somme t ↦→ e t t−1 e −x t qui est aussi continue sur Ò+∗ .
∫ +∞1
- Les fk sont intégrables sur Ò+ et 0 |fk | = (k +1+x )2
est le terme général d’une
série convergente.
Le théorème s’applique et le calcul d’intégrale fait plus haut donne
1 1 X+∞
1
[x > 0, Lf (x ) = 2
− +
2x x k =0 (k + x + 1) 2
C’est la formule voulue (il suffit de poser n = k + 1).
13.12 On vient de voir que

1 1 X+∞
1
[x > 0, Lf (x ) − + =
2x 2 x n=1 (n + x ) 2
1 1
- Posons h n : x ↦→ (n+x ) 2 . On a ∥h n ∥ ∞,Ò+ ⩽ n 2 qui est le terme général d’une série

convergente. Ainsi, (h n ) converge normalement sur Ò+ .


P
- Les h n sont continues sur Ò+ .
Le cours indique que la somme de la série (h n ) est continue sur Ò+ . En pariculier,
P

+∞
1 π2
lim+ Lf (x ) = =
X
2 6
x →0 n=1 n

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4 : Généralités dans le cas typique.

13.13.1 Il s’agit d’utiliser le théorème de régularité des intégrales à paramètres.


- Pour tout x > α (et donc x ∈ E ) t ↦→ e −x t f (t ) est intégrable sur Ò+ .
- Pour tout t ⩾ 0, x ↦→ e −x t f (t ) est de classe C ∞ sur ]α, +∞[ de dérivée n -ième
x ↦→ (−t ) n e −x t f (t ) .
- Pour tout x > α , t ↦→ (−t ) n e −x t f (t ) est continue sur Ò+ .
- Soient n ∈ Î∗ et [a, b] ⊂]α, +∞[ . On a
[x ∈ [a, b], [t ⩾ 0, |(−t ) n e −x t f (t )| ⩽ t n e −at |f (t )| = φn (t )
φn est continue sur Ò+ et présente un unique problème d’intégrabilité en +∞.
Comme a > α = inf (E ) , il existe c ∈ E tel que a > c (caractérisation de la
borne inférieure). On a alors, au voisinage de +∞, φn (t ) = e −ct |f (t )|t n e −(a−c)t =
o (e −ct f (t )) (car a − c > 0). Comme c ∈ E , t ↦→ e −ct f (t ) est intégrable au
voisinage de +∞ (sur Ò+ ). Ainsi, φn est intégrable au voisinage de +∞ elle aussi
et donc elle l’est sur Ò+ .
Le théorème s’applique. Il indique que Lf ∈ C ∞ (]α, +∞[) et
∫ +∞
[n ∈ Î , [x > α, (Lf ) (x ) = (−1)
∗ n n
t n f (t )e −x t d t
0

13.13.2
∫ +∞ Comme f est positive, on a E = Il s’agit de trouver les x ∈ Ò tel que
E ′.
n
t e −(x +a)t d t converge (le seul problème étant celui au voisinage de +∞) ou
0
tels que t ↦→ t e −(x +a)t est intégrable sur Ò+ (idem). Si x + a > 0 alors t n e −(x +a)t =
n

o (1/t 2 ) au voisinage de +∞ (croissances comparées) et la fonction est intégrable au


voisinage de +∞. Si x + a ⩽ 0 alors t .t n e −(x +a)t → +∞ quand t → +∞ et la fonction
n’est donc pas intégrable au voisinage de +∞. Finalement ;
E = E ′ =] − a, +∞[
Pour y ∫> 0 et n ∈ Î∗ , une ∫intégration par parties donne (en omettant les détails de
+∞ +∞
calcul) 0 t n e −y t d t = yn 0 t n−1 e −y t d t . On en déduit par récurrence simple que
∫ +∞
n!
[y > 0, [n ∈ Î, t n e −y t d t =
0 y n+1
En particulier, on a
n!
[x > −a, Lf (x ) =
(x + a) n+1
13.14.1 On fixe β > 0. Posons g : t ↦→ f (t ) − nk =0 akk! t k . On sait qu’au voisinage
P
de 0 on a g (t ) = O (t n+1 ) . Il existe donc M ∈ Ò+ et c ∈]0, β [ tel que
[t ∈ [0, c], |g (t )| ⩽ M t n+1
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La relation de Chasles, l’inégalité triangulaire et la croissance du passage à l’intégrale


donnent
∫β ∫c ∫β ∫c
−t x −t x −x t
g (t )e dt ⩽ |g (t )|e d t +∥g ∥ ∞,[c,β ] e dt ⩽ M t n+1 e −t x d t +∥g ∥ ∞,[c,β ] (β
0 0 c 0

Le calcul de IV.B indique alors que


M (n + 1) !
∫β
g (t )e −t x d t ⩽ + ∥g ∥ ∞,[c,β ] (β − c)e −cx = O x →+∞ (x −n−2 )
0 x n+2
ce qui correspond au résultat demandé.
13.14.2 Avec le calcul de IV.B on a (en continuant à utiliser la fonction g introduite
en IV.C.1)
n ∫ +∞
ak
[x ∈ E ∩ Ò , Lf (x ) −
+∗
= g (t )e −t x d t
X
x k +1
k =0 0

La question précédente donne un renseignement pour l’intégrale entre 0 et 1.


Intéressons-nous à l’autre partie. Fixons c ∈ E ∩ Ò+∗ (c existe car E est non majoré),
travaillons avec x ⩾ c + 1 et écrivons que

[t ⩾ 1, |g (t )e −t x | = |g (t )e −ct e −(x −c)t | ⩽ |g (t )e −ct |e −(x −c)


t ↦→ g (t )e −ct est intégrable sur [1, +∞[ (car c ∈ E donc t ↦→ f (t )e −ct est intégrable
et c > 0 donc pour tout k , t ↦→ t k e −ct est aussi intégrable sur Ò+ ). On a alors
∫ +∞ ∫ +∞
−x t −(x −c)
g (t )e dt ⩽ e |g (t )|e −ct d t
1 1

et cet terme est dominé par (et même négligeable devant) x −n−2 quand x → +∞.
En sommant, on a alors
∫ +∞ !
n
ak
t k e −t x d t = O (x −n−2 )
X
f (t ) −
0 k =0 k!
et le calcul de IV.B donne
n
ak
Lf (x ) = + O (x −n−2 )
X
x k +1
k =0

13.15 f est continue sur Ò+ et admet une limite en +∞ et elle est donc bornée
sur Ò+ (majorée en module par |ℓ | + 1 au voisinage de +∞ et continue sur le segment
qui reste). Soit x > 0 ; |f (t )e −x t | ⩽ ∥f ∥ ∞,Ò+ e −x t est intégrable sur Ò+ et donc x ∈ E .
Ainsi
Ò+∗ ⊂ E
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13.16 On a
∫ +∞
[x > 0, x Lf (x ) = xf (t )e −x t d t
0
Le changement de variable u = x t donne
∫ +∞
[x > 0, x Lf (x ) = f (u/x )e −u du = G (x )
0
Pour étudier le comportement de G en +∞, on va utiliser la caractérisation séquen-
tielle. On se donne ainsi une suite (x n ) d’éléments de ]0, 1] telle que x n → 0 et
on veut montrer que G (x n ) → ℓ . Pour cela, on utilise le théorème de convergence
dominée.
- Posons g n : u ↦→ f (u/x n )e −u . (g n ) est une suite de fonctions continues qui
converge simplement sur Ò+∗ vers la fonction constante u ↦→ ℓ elle même
continue sur Ò+ .
- [n ∈ Î, [u ⩾ 0, |g n (u)| ⩽ ∥f ∥ ∞ e −u et le majorant
∫ +∞est intégrable sur Ò .
+

Le théorème s’applique et indique qye G (x n ) → 0 ℓe −u du = ℓ . On obtient la


même limite pour toutes les suites (x n ) et ainsi (caractérisation séquentielle des
limites)
lim x Lf (x ) = ℓ
x →0+

5 : Etude d’un deuxième exemple.

∫ a Il s’agit de montrer que f n’est pas intégrable sur Ò ou encore que


13.17 +

F (a) = 0 |f | n’admet pas de limite infinie quand a → +∞. On remarque que

1
∫ (n+1)π ∫ (n+1)π−π/4
dt π
[n ∈ Î, |f (t )| d t ⩾ √ ⩾ √
nπ nπ+π/4 2t 2(n + 1)π 2
On en déduit que
1 X n
1
[n ∈ Î , F ((n + 1)π) ⩾ √

−→ +∞
2 2 k =0 k + 1 n→+∞
F n’est donc pas bornée sur Ò+ et
0<E
13.18 Avec la partie préliminaire, on en déduit que E ⊂]0, +∞[ . Réciproquement,
si x > 0 alors f (t )e −x t = o (1/t 2 ) au voisinage de +∞ et donc x ∈ E . Ainsi
E =]0, +∞[
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∫ +∞
13.19 Le seul problème dans l’intégrale 0
f (t ) d t est celui au voisinage de
+∞. On a
∫a  a ∫a
sin (t ) cos (t ) cos (t )
[a ⩾ 1, dt = − + dt
1 t t 1 1 t2
Le terme “tout intégré" du membre de droite admet une limite quand a → +∞.
t ↦→ cost 2(t ) est intégrable au voisinage de +∞ (majorée en module par 1/t 2 ) et
l’intégrale du membre de droite admet donc une limite quand a → +∞). Il en est
sin (t )
finalement de même de l’intégrale du membre de gauche. L’intégrale de t existe
∫ +∞ sin (t )
donc aussi au voisinage de +∞. On a finalement existence de 0 t d t et
0 ∈ E′
13.20 Il convient encore d’utiliser le théorème de régularité des intégrales à
paramètres.
- [x > 0, t ↦→ f (t )e −x t est intégrable sur Ò+ (car x ∈ E ).
- [t > 0, x ↦→ f (t )e −x t est de classe C 1 sur Ò+∗ dé dérivée x ↦→ − sin (t )e −x t .
- [x > 0, t ↦→ − sin (t )e −x t est continue sur Ò+ .
- [a > 0, [x ⩾ a, [t ⩾ 0, | − sin (t )e −x t | ⩽ e −at qui est intégrable sur Ò+ .
Ainsi, Lf ∈ C 1 (Ò+∗ ) et
1
∫ +∞
[x > 0 (Lf ) (x ) = −

sin (t )e −x t d t = −
0 1 + x2
le calcul de l’intégrale se faisant, par exemple, en interprétant le sinus comme partie
imaginaire de e i t .
13.21 Deux primitives d’une fonction sur un intervalle différant d’une constante,
\c ∈ Ò/ [x > 0, Lf (x ) = c − arctan (x )
∫ +∞bornée sur |fÒ∥ (continue et de limite nulle en l’infini) on a |Lf (x )| ⩽
f étant +

∥f ∥ ∞ 0 e −x t d t = x ∞ → 0 quand x → +∞. On en déduit que c = π/2 et


π
[x > 0, f (x ) = − arctan (x )
2
13.22.1 Soit x ⩾ 0 (et donc x ∈ E ′). Le changement de variable u = x − nπ donne
∫π
sin (u)
fn (x ) = (−1) e n −nπx
e −ux dx
0 u + nπ
On remarque que (fn (x )) est une suite alternée, de limite nulle (car x ∈ E ′) et
−nπx et
∫ π sin(|f
que n (x )|) décroît (c’est le cas des suites positives de terme généraux e
(u) −ux
0 u+nπ
e dx ). On peut alors appliquer la règle spéciale pour affirmer que

n +2
∫ (n+2)π  
dt
[n ∈ Î, = ln
X
fk (x ) ⩽ |fn+1 (x )| ⩽
k ⩾n+1 (n+1)π t n +1
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et on a donc
n +2

→0
X
fk ⩽ ln
k ⩾n+1 n +1
∞,Ò+
(fk ) converge uniformément sur Ò+ .
P
ce qui montre que
13.22.2 On peut ainsi utiliser le théorème de double limite pour affirmer que
+∞ +∞
π
= lim Lf (x ) = lim fn (x ) = fn (0) = Lf (0)
X X
2 x →0 x →0 n=0 n=0

6 : Injectivité dans le cas typique.

13.23.1 Par linéarité du passage à l’intégrale, on a


∫1
[P ∈ Ò[X ], P (t )g (t ) d t = 0
0

13.23.2 D’après le théorème de Weierstrass, il existe une suite (P n ) d’éléments


de Ò[X ] telle que ∥P n − g ∥ ∞,[0,1] → 0. On a alors
∫1 ∫1 ∫1
2
Pn g − g ⩽ ∥Pn − g ∥ ∞,[0,1] |g | → 0
0 0 0
∫1
et comme 0
Pn g est toujours nul,
∫1
g2 = 0
0

g 2 étant continue et positive sur [0, 1] ceci entraîne que


[t ∈ [0, 1], g (t ) = 0
13.23.3 u ↦→ e −xu f (u) étant continue sur Ò+ , le théorème fondamental indique
que h est une primitive de cette fonction sur Ò+ . Une intégration par partie donne
alors
∫b ∫b
b
[b > 0, −(x +a)t
dt = h (t )e −at 0 e −at h (t ) d t

f (t )e +a
0 0
Le membre de gauche admet une limite (égale à Lf (x + a) ) quand b → +∞ (car
x + a ∈ E ). On a donc
 ∫b 
Lf (x + a) = lim h (b)e −ab
+a e −at
h (t ) d t
b→+∞ 0
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Par ailleurs, h admet une limite finie en +∞ (car x ∈ E ⊂ E ′) et e −ab → 0 quand


b → +∞ (car a > 0). Ainsi,
∫b ∫ +∞
L (f x + a) = lim a e −at
h (t ) d t = a e −at h (t ) d t
b→+∞ 0 0
l’existence de l’intégrale étant conséquence de l’existence des autres limites.
13.24 t ↦→ e −at est un C 1 difféomorphisme de Ò+∗ dans ]0, 1[ . On peut ainsi
poser u = e −t a pour obtenir (ce qui inclut l’existence de l’intégrale du membre de
droite)
∫ +∞ ∫1  
ln (u)
a e −t (n+1)a
h (t ) d t = n
u h − du
0 0 a
1
Par ailleurs le mambre de gauche vaut n+1 Lf (x + (n + 1)a) et est nul d’après la
question précédente. Ainsi
∫1  
ln (u)
[n ∈ Î, n
u h − du = 0
0 a
 
ln (u)
13.25.1 La fonction g : u ↦→ h − a est continue sur ]0, 1] et prolongeable
par continuité en 0 (car h admet une limite finie en +∞ car x ∈ E ). Avec les question
ln (u)
VI.B.2) et VI.A.2), on en déduit que g est nulle. Quand u varie dans [0, 1] , − a varie
dans Ò+ et h est donc nulle sur Ò+ .
13.25.2 Soit f telle que E est non vide. Supposons que Lf = 0 ; la question
précédente indique que [x ∈ E , une primitive de u ↦→ e −xu f (u) est nulle sur Ò+ .
Pour tout x de E , u ↦→ e −xu f (u) est donc nulle sur Ò+ . Comme E non vide (et
comme exp ne s’annule pas sur Ò) f est donc nulle sur Ò+ .
Le noyau de l’application linéaire L est donc réduit à {0} et L est injective.

7 : Etude en la borne inférieure de E .

13.26.1 Comme f est positive, on a E = E ′ mais aussi Lf qui est décroissante


sur E ([x, y ∈ E tels que x ⩽ y , [t ∈ Ò+ on a f (t )e −λ (t )x ⩾ f (t )e −λ (t )y et donc
Lf (x ) ⩾ Lf (y ) ). En particulier, par théorème de limite monotone, Lf admet des
limites aux bornes de l’intervalle E (éventuellement +∞ en la borne inférieure si la
fonction n’est pas majorée).
13.26.2 On suppose Lf bornée sur E et on note M un majorant de cette fonction.
Montrons que
∫b
[b ⩾ 0, f (t )e −αt d t ⩽ M (∗)
0
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∫b
Fixons donc b ⩾ 0 ; G b : x ↦→ 0 f (t )e −x t d t est continue sur Ò par théorème sur
les intégrales à paramètres car
- [x ∈ Ò, t ↦→ f (t )e −x t est continue sur [0, b]
- [t ∈ [0, b], x ↦→ f (t )e −x t est continue sur Ò
- [[u, v ] ⊂ Ò, [x ∈ [u, v ], [t ∈ [0, b], |f (t )e −x t | ⩽ f (t )e −ut et le majorant est
intégrable sur [u, v ] puisque continu sur ce SEGMENT).
Or, [x ∈ E , G b (x ) ⩽ Lf (x ) (car f est positive) et donc [x ∈ E , G b (x ) ⩽ M . En
faisant tendre x vers α , on obtient (∗) .
∫b
b ↦→ f (t )e −αt d t est ainsi majoré sur Ò+ et c’est une fonction croissante (car f
0
est positive). Elle admet donc une limite finie quand b → +∞ et donc
α ∈ E′ = E
13.26.3 Par contraposée, si α < E alors Lf n’est pas bornée. Avec la remarque
initiale de monotonie, on a donc
lim Lf (x ) = +∞
x →α +
∫ +∞ cos (t )
13.27 On a ici (pour x ∈ E ′) Lf (x ) = 0 (1+t ) x dt.
cos (t ) 1
13.28 Si x > 1 alors (1+t ) x ⩽ (1+t ) x est intégrable au voisinage de +∞ et x ∈ E .
Si x ⩽ 1 alors on remarque que
∫ (n+1)π ∫ nπ+π/4
| cos (t )| dt π
[n ∈ Î, dt ⩾ √ ⩾ √
nπ (1 + t ) x nπ 2(1 + t ) x 4 2(1 + (n + 1)π) x
On conclut alors comme en V.A que x < E . Ainsi
E =]1, +∞[
∫ b cos (t )
13.29 Il s’agit de voir si G : b →
↦ 0 (1+t ) x
d t admet une limite en +∞.
- Si x > 0, une intégration par parties donne
∫b
sin (b) sin (t )
[b ⩾ 0, G (b) = x
+x x +1
dt
(1 + b) 0 (1 + t )
les deux termes du membre de droite admettent une limite quand b → +∞ (en
particulier, la fonction sous l’intégrale est intégrable car dominée par 1/t x +1 ). Il
en est de même du membre de gauche et x ∈ E ′.
- Si x = 0 alors G (b) = sin (b) n’admet pas de limite en +∞ et 0 < E ′.
∫ 2nπ+π/4 ∫ 2nπ+π/4 1
√1
cos (t )
- Si x < 0 alors 2nπ
d t ⩾ π
(1+t ) x d t ⩾ 4 2 (1 + nπ)
√ −x ne tend
2 2nπ
(1+t ) x
pas vers 0 quand n → +∞. Ainsi G (2nπ + π/4) − G (2nπ) ne tend pas vers 0 et
x < E ′ (sinon, notre différence tendrait vers 0 comme différence de deux termes
ayant la même limite).
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On a donc montré que


E ′ =]0, +∞[
13.30 On réutilise le calcul de VI.B.2) dans le cas x > 0 qui nous donne
∫ +∞
sin (t )
[x > 0, Lf (x ) = x dt
0 (1 + t ) x +1
En utilisant le théorème de continuité des intégrales à paramètre, on obtient que
∫ +∞ sin (t ) sin (t )
x ↦→ 0 (1+t ) x +1
d t est continue sur [1, +∞[ (on utilise la domination (1+t ) x +1

1
(1+t ) 2
). On en déduit que
∫ +∞
sin (t )
lim+ Lf (x ) = dt
x →1 0 (1 + t ) 2
En refaisant
∫ +∞une intégration par partie dans l’autre sens, on montre que Lf (x ) →
cos (t )
Lf (1) = 0 1+t d t quand x → 1 .
+

8 : Une utilisation de la transformation L .

13.31 Soient P , Q ∈ P . t ↦→ P (t )Q (t )e −t est continue sur Ò+ et dominée par


1/t 2 au voisinage de +∞ (croissances comparées). C’est donc une fonction intégrable
sur Ò+ et son intégrable existe a fortiori sur Ò+ .
13.32.1 L’application est bien définie, possède la symétrie hermitienne ( (P , Q ) =
(Q , P ) ) et est linéaire par rapprot à la ∫seconde variable (par linéarité du passage à
+∞
l’intégrale). De plus si P ∈ P , (P , P ) = 0 |P (t )| 2 e −t d t ⩾ 0 et si cette quantité est
nulle alors P = 0 (car t ↦→ |P (t )| 2 e −t est alors continue positive d’intégrale nulle et
donc nulle et l’exponentielle ne s’annule pas).
On a finalement un produit scalaire sur le Ã-espace vectoriel P .
13.32.2 U est linéaire par linéarité du passage à la dérivée. De plus, U (X 0 ) = 0 et
[n ∈ Î∗ n U (X n )(t ) = e t D (nt n e −t ) = −nt n + n 2 t n−1
Ainsi, [n ∈ Î, U ( n ) ∈ P . Comme tout élément de P est combinaison linéaire
d’éléments de la famille (X n )n∈Î , P est stable par U . Finalement
U ∈ L (P)
13.33.1 On a U (P )(t )Q (t )e −t = D (t e −t P ′ (t ))Q (t ) . Une intégration par parties
donne
∫a h ia ∫a
[a ⩾ 0, U (P )(t )Q (t )e −t
dt = te −t
P ′ (t )Q (t ) − t e −t P ′ (t )Q ′ (t ) d t
0 0 0
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Par croissances comparées, les différents termes admettent une limite quand a →
+∞ et on obtient
∫ +∞ ∫ +∞
U (P )(t )Q (t )e −t
dt = − t e −t P ′ (t )Q ′ (t ) d t
0 0

On montre de même que


∫ +∞ ∫ +∞

P (t )U (Q )(t )e −t
dt = − t e −t P (t ) Q ′ (t ) d t
0 0

La dérivée du conjugué étant le conjugué de la dérivée on a l’égalité des termes


précédents :
(U (P ), Q ) = (P , U (Q ))
13.33.2 U (1) = 0 montre que U admet au moins 0 comme valeur propre.
Soit λ une valeur propre de U et P un vecteur propre associé. On a alors

λ∥P ∥ 2 = (λP , P ) = (U (P ), P ) = (P , U (P )) = (P , λP ) = λ∥P ∥ 2


et comme P , 0 (c’est un vecteur propre) on a ∥P ∥ 2 , 0 et donc λ = λ c’est à dire
λ ∈ Ò.
Soient λ, µ deux valeurs propres distinctes (réelles d’après ce qui précède) et P , Q
des vecteur propres associés. On a

λ(P , Q ) = λ(P , Q ) = (U (P ), Q ) = (P , U (Q )) = µ (P , Q )
Comme λ , µ , on a donc (P , Q ) = 0 et les vecteurs propres associés à des valeurs
propres distinctes sont orthogonaux (les sous-espaces propres sont deux à deux
orthogonaux).
13.33.3 U (P )(t ) = e t D (t e −t P ′ (t )) = −t P ′ (t ) + P ′ (t ) + t P ′′ (t ) . Si U (P ) = λP , P
est solution de l’équation différentielle

t y ′′ (t ) + (1 − t )y ′ (t ) − λy (t ) = 0
FixMe Soit n le degré de P . Il existe Q ∈ Ãn−1 [X ] et a ∈ Ã∗ tels que P (t ) =
n
at + Q (t ) . Le coefficient de X n dans X P ′′ + (1 − X )P ′ − λP est −na − λa . On en
déduit que λ = − deg (P ) .
∫ +∞
FixMe Soit P ∈ P ; on a L (X P ′)(x ) = 0 t P ′ (t )e −t x d t . Une intégration par
parties (dont on ne détaille pas le calcul avec le passage par une borne flottante)
donne (compte-tenu des croissances comparées et de la question IV.A)
∫ +∞
[x > 0, L (X P )(x ) = − ′
P (t )(e −t x − x t e −t x ) d t = −LP (x ) − x (LP ) ′ (x )
0

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et de façon similaire,
∫ +∞
[x > 0, L (X P )(x ) = −
′′
P ′ (t )(e −t x − x t e −t x ) d t
0
∫ +∞
= −L (P )(x ) + x

t P ′ (t )e −t x d t
∫0+∞
= −L (P ′)(x ) − x P (t )(e −t x − x t e −t x ) d t
0
= −L (P ′)(x ) − x LP (x ) − x 2 (LP ) ′ (x )
Suppsons X P ′′ +(1−X )P ′ +nP = 0. On a alors L (X P ′′)+L (P ′)−L (X P ′)+nL (P ) = 0
ce qui donne
[x > 0, x (1 − x )(LP ) ′ (x ) + (1 − x )LP (x ) + nLP (x ) = 0
Q = LP est donc solution sur ]0, +∞[ de
x (1 − x )y ′ (x ) + (n + 1 − x )y (x ) = 0 (E n′ )
FixMe Sur ]1, +∞[ , l’équation (E n′ ) est résolue et à coefficients continus. L’en-
semble de ses solutions est (théorème de Cauchy-Lipschitz) un espace vectoriel
(l’équation est homogène) de dimension 1. Comme
x −n −1 n +1 n
[x > 1, =− +
x (1 − x ) x 1−x
 
−n−1 (x −1) n
une primitive sur ]1, +∞[ de x ↦→ xx (1−x ) est x →
↦ ln x n+1
. Le cours indique que
l’ensemble des solutions sur ]1, +∞[ de (E n′ ) est l’espace vectoriel engendré par
(x − 1) n
fn : x ↦→
x n+1
Raisonnons par conditions nécessaires puis suffisantes pour trouver les éléments
propres de U .
- Soit λ une valeur propre et P un vecteur propre associé. Il existe n ∈ Î tel que
λ = −n et P est solution de (E n ) (question VIII.F). LP est ainsi solution de (E n′ )
sur ]1, +∞[ et LP est multiple de fn . Par ailleurs
n
(−1) k n k !
 
fn (x ) =
X
k =0 k ! k x k +1
Avec la question IV.B dans le cas a = 0, on voit que fn est image par L de
k
Q n = nk =0 (−1) n k
P
k ! k X . Ainsi, avec la partie VI, P est un multiple de Q n (puisque
LP est multiple de LQ n ).
- Réciproquement on montre que U Q n = −nQ n par un calcul que nous omettons
en cette fin de problème.
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On a donc montré que les valeurs propres de U sont les éléments de Ú− et que
chaque sous-espace propre est une droite vectorielle dont on a donné une base.
FixMe D’après la formule de Leibniz, on a
n  
n k −t n−k n
Pn (t ) = e
Xt
D (e )D (t )
k =0 k
n  
n n!
= e (−1) k e −t t k
t
X
k =0 k k!
= n !Q n (t )
Pn engendre donc aussi la droite vectorielle propre associée à la valeur propre −n .

corrigé du problème 14
Carré de la transformée de Laplace

Résumé
Dans les parties I et II, on étudie des fonctions f définies par une intégrale
sur Ò+ pour établir leur analycité en tout point. Puis après une étude de
quelques propriétés de la transformée de Laplace en partie III, on établit que
pour f de la partie 1, L (f ) transformée de Laplace est définie sur Ò+ , et que
L (L (f )) = f . On établit ensuite la formule des compléments pour ∫ la fonction
x −1
Gamma et dans la partie IV on applique les résultats au calcul de Ò+ ueu i y +1 d u .
Remarque : en III)B)2) une erreur de frappe claire, avec le −1/n qu’il faut
corriger en 1/n .

1 : Etude de E
f (u)
On notera g : I × I → C (s, u) → u+s et g s : I → C g s (u) = g (s, u) , s ∈ I avec
I = Ò+
14.1 Une combinaison linéaire de fonctions Ò+ intégrables est Ò+ intégrable,
et une fonction h est Ò+ intégrable si et seulement si |h| est Ò+ intégrable.
On en déduit que

E est un sous espace vectoriel de C0 (I , C )

Avec f (x ) = exp (x ) , g s est continue sur [0,+∞[ et g s (u) =o( u12 ) en +∞.
On en déduit que f est dans E , {0} .
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14.2 Soit f dans L (continue et I intégrable). g s est continue sur I et |g s (u)| ⩽


1
s |f (u)| donc g s est I intégrable. Et donc L est inclus dans e . En considérant f :
1
u → u+1 , f n’est pas dans L mais est dans e puisque |g s (u)| ⩽ 1s au voisinage de 0
et |g s (u)| ⩽ u12 en +∞.

L est strictement inclus dans E

14.3 Avec fα (u) = u α−1 , g s est continue sur I avec g s (u) ∼ 1s u α−1 en 0 et
g s (u) ∼ u α−2 en +∞ .
On en déduit que g s est I intégrable si et seulement si 1-α < 1 et 2-α > 1 soit α
dans ]0,1[.
Conclusion :

fα ∈ E ⇔ α ∈]0, 1[

Alors en utilisant le changement de variable u = s × t (C 1 difféomorphisme de I )


u α−1 t α−1
∫ ∫
Lf (s) = du = s α−1 d t = f (s) (Lf (1))
I u +s I t +1

2 : Proprietés de Lf avec f dans E :

|f (u)|
14.4 Soit a > 0, (u, s) ∈ [a, +∞[×I ⇒ |g (s, u)| ⩽ |g a (u)| =
= ϕ(u). a+u
g est alors une fonction continue des deux variables (u, s) sur [a, +∞[×I , majorée
par ϕ qui est continue sur I et I intégrable.
Lf est donc continue sur [a, +∞[ pour tout a > 0, et donc continue sur I (corollaire
du théorème de convergence dominée appliqué aux intégrales à paramètres).

Lf est continue sur I

14.5.1 Soit (s n ) une suite de [1, +∞[ de limite +∞. Pour tout u ∈ I , g s n (u) =
f (u)
u+s n → 0 quand n → +∞ et g s n (u) ⩽ |fu+1
(u)|
= ϕ(u) .
La suite de fonctions I intégrables (g s n ) converge simplement sur I vers la fonction
nulle (continue et intégrable
∫ sur I ), et est dominée par ϕ continue et I intégrable.
On en déduit que limn→+∞ I g s n = 0.
La caractérisation séquentielle des limites de fonctions donne donc :

lim Lf (s) = 0.
s→+∞

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f (u)
14.5.2 En travaillant comme en 1), et en remarquant que u ⩽ |f (u)| on peut
s +1
affirmer que
∫ ∫
f (u)
Lf (s) = du → f (u) du
s +1
u
I I
1

quand n → +∞. Ceci permet d’obtenir l’équivalent : Lf (s) ∼+∞ s I f , en tout cas
quand l’intégrale n’est pas nulle.

14.5.3 En supposant que pour tout k ∈ N : u → u k f (u) est I intégrable, on


peut écrire :
n−1
∫ X
uk  n 1
n u
Lf (s) = (−1) k
f (u) + (−1) f (u)du
I k =0 s k +1 s u +s
n 1
et par linéarité de l’intégrale u → us u+s f (u) est intégrable et

k 1
n−1 ∫
Lf (s) =
X
(−1) k +1 u k f (u)du + R n (s)
k =0 s I
avec
1 1 1
∫  n ∫  
u
|R n (s)| = f (u) du ⩽ n+1 |u f (u)| du = o n en + ∞
n
I s u +s s I s

Sous l’hypothèse faite, Lf admet un développement (asymptotique) à tout ordre


en +∞.

La fonction exponentielle vérifie ces hypothèses.


14.6 Avec a > 0 et |h| < a , toutes les fonctions intervenant sont intégrables
puisque :
f (u) |f (u)| f (u) |f (u)|
∼ et ⩽ pour u ⩾ 1
(u + a) p+1 0+
(u + a)ap (u + a) p+1 (u + a)
f (u)
On peut alors écrire : Lf (a + h) = I

(u+a) ( 1+ u+a
h du
)
n−1 ∫  k ∫  n
f (u) h n f (u) h
=
X k
(−1) du + (−1) du
k =0 I u + a u+a I u +a +h u +a
n−1 ∫  k
f (u) h
=
X k
(−1) du + R n (h) avec
k =0 I u + a u+a
n
hn
∫  ∫
n f (u) h |f (u)|
|R n (h)| = (−1) du ⩽ du → 0 quand n → +∞.
I u +a +h u +a a I u + a − |h|
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+∞ ∫ 
f (u)
Conclusion : Lf (a + h) = p
du h p .
X
(−1) p+1
k =0 I (u + a)

Ce qui démontre que Lf est développable en série entière au voisinage de tout


point a ∈ I (avec un rayon de convergence au moins égal à a ) et donc que
f est de classe C ∞ sur I.

3 : Expression de Lf comme transformée de Laplace.


On notera h : I × I → C (x, u) → e −xu f (u) et h x : I → C , h x (u) = h (x, u) pour x
dans I = Ò+ .

14.7.1 Pour x > 0, m x : u → e −xu (1 + u) est une fonction continue sur [0,+∞[ ,
de limite nulle en +∞. Elle y est donc bornée, ce qui justifie l’existence de M (x ) =
supu >0 (m x (u)) .
Avec 0 < x < y , m y (u) ⩽ m x (u) . D’ où

0 < x < y ⇒ M (y ) ⩽ M (x )
.
f (u) f (u)
14.7.2 Pour f dans e, |h x (u)| = e −xu (1 + u) 1+u , h x est donc
⩽ M (x ) 1+u
continue sur I , majorée en module par une fonction I intégrable, elle est aussi I
intégrable.
Conclusion : f ∈ F , soit
E ⊂F
14.7.3.1 Avec a > 0 et f dans e ; h est continue en deux variables (x, u) sur
[a, +∞[×I , et pour tout (x, u) ∈ [a, +∞[×I , |h (x, u)| ⩽ e −au |f (u)| = |h a (u)| avec
h a qui est I intégrable. Le théorème de convergence dominée appliqué aux integrales
à paramètres donne la continuité de Lf sur [a, +∞[ pour tout a > 0. Donc
Lf est continue sur I .

Avec (x n ) une suite de [1,+∞[ tendant vers +∞, La suite h x n de fonctions converge
simplement vers 0 sur I , et est dominée par : h x n (u) ⩽ e −u |f (u)| = |h 1 (u)|
qui est I intégrable. Le théorème de convergence dominée s’applique et donc
limn→+∞ Lf (x n ) = 0.
Par suite lim Lf (x ) = 0.
x →+∞

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14.7.3.2
Sous l’hypothèse que f est continue et I intégrable, en travaillant comme
précédemment avec une suite (x n ) de limite nulle dans ]0,1] on justifie que :
∫ ∫
Lf (x ) = e −xu
f (u)du → x →0+ f
I I

En considérant f1/2 : u → √1 qui est dans E ,


u

1 1
∫ ∫ ∫  r
du −xu d (xu) dy π
Lf1/2 (x ) = e −xu
√ =√ e √ =√ e −y
√ = →x →0+ +∞
I u x I xu x I y x

14.8.1 Avec f dans E , h est continue des deux variables (x, u) sur I × [1/n, n] ,
donc par application
∫ ndu théorème des intégrales paramétrées sur un segment, les
fonctions g n : x → 1/n e −xu f (u)du sont continues sur I .
h x étant I intégrable et la suite I n = [1/n, n] étant une suite croissante de segments
d’union I ,

(g n ) est une suite de fonctions de limite simple Lf sur I

14.8.2 k : (x, u) ↦→ h (x, s + u) est une fonction continue en deux variables


(x, u) sur [a, b] × [1/n, n] . Le théorème de Fubini sur un segment conduit donc à :
∫b ∫ b ∫ n  ∫ b ∫ n 
e g n (x )dx =
−sx
e −sx −xu
f (u)du dx = h (x, s + u), du dx
a a 1/n a 1/n
∫ b ∫ n  ∫ n ∫ b 
= k (x, u)du dx = k (x, u)dx du
a 1/n 1/n a
∫n ∫ b  ∫n ∫ b 
= e −sx −xu
f (u)dx du = f (u) e −x (s+u)
dx du
1/n a 1/n a

D’où l’on déduit que


∫b ∫n ∫n
f (u) f (u)
e −sx
g n (x ) dx = e −s a
e −au
du − e −sb e −bu du
a 1/n u +s 1/n u +s

f (u) f (u)
Les fonctions u → e −au u+s et u → e −bu u+s sont I intégrables car majorées en
f (u)
module par u+s et f dans E , donc le membre de droite du résultat précédent
admet la limite
∫ ∫
−s a −au f (u) f (u)
e e du − e −sb e −bu du
I u +s I u +s
quand n tend vers +∞.

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La suite (x → e −sx gn (x )) converge simplement sur [a, b] vers (x → e −sx Lf (x )) et


est dominée par e −sx L |f | (x ) = ϕ(x ) avec ϕ continue intégrable sur [a, b] (f ∈ E ,
et donc |f | ∈ E ). Le théorème de convergence dominée s’applique et conduit donc
au résultat :
∫b ∫ ∫
f (u) f (u)
e −sx
Lf (x )dx = e −s a
e −au
du − e −sb e −bu du
a I u +s I u +s

14.8.3 En utilisant une suite (a n ) de limite nulle et le théorème de convergence


dominée, on justifie
∫ f (u) comme en question 14.7.3.1 [p. 31] (solution 14.7.3.1 [p. 92]) que
f (u)
u+s → I u+s du = Lf (s) quand a → 0, et, avec une suite (b n ) tendant vers

e −au
I
(u)
e −bu fu+s du → 0 quand b → +∞.

+∞, que I
On en déduit que
∫b
e −sx Lf (x )dx → Lf (s) quand a → 0 et b → +∞.
a

14.8.4 Avec x dans I , |e −sx Lf (x )| ⩽ e −sx L |f | (x ) et la question 3 appliquée à


|f | prouve, puisque cette fonction est positive continue (III A), que x → e −sx L |f | (x )
est I intégrable et par suite par le théorème de majoration, que x → e −sx Lf (x ) ,
qui est continue sur I , est I intégrable.
Donc

f ∈ E ⇒ Lf ∈ F
et le calcul du B)3) indique que :
∫ +∞
LLf (s) = e −sx Lf (x )dx = Lf (s) .
0
∫  ∫ 
u α −1
Lfα (1) = du = e −x y fα (y )d y dx = I e −x I e −x y y α−1 d y dx
∫ ∫ ∫
14.8.5
I 1+u I
e −1x I
En posant
∫ ∫  ∫  ∫ 
−v α−1 1−α −x 1−α
y = v /x, Lfα (1) = e −x
e v x d y dx = e x dx −v α−1
e v dy
I I I I

D’ où

u α−1

Γ(α)Γ(1 − α) = du pour α dans ]0,1[.
I 1+u

Remarque : α et 1 − α sont dans ]0,1[ donc d’après le IC et le IIIA2, Γ(α) et Γ(1 − α) sont
bien définis.

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∫ +∞
u α−1
4 : Calcul de du.
0 1+u
u α −1
14.9 ψ :u → 1+ue i λ
est continue sur I ( car |λ| < π , en 0 |ψ (u)| ∼ u α−1 et en
+∞ |ψ (u)| ∼ u α−2 .
Donc par comparaison aux intégrales de Riemann ψ est I intégrable.
14.10

2 2
ue i λ + 1 = u 2 + 2u cos (λ) + 1 ⩾ u 2 + 2u cos (λ o ) + 1 = ue i λo + 1

avec |λ| ⩽ λ o < π. Donc : ω : (λ, u) → 1+ue


α −1
1
i λ est de classe C sur [-λ o , λ o ] × I , avec
u

|ω(λ, u)| ⩽ |ω(λ o , u)| fonction de u I intégrable, et

∂ω u α−1 uα
(λu) = i e i λ u 2
⩽ 2
∂λ 1 + ue i λ

ue i λo + 1
fonction I intégrable.
Le théorème de Leibniz s’applique, et autorise le calcul sur tout [-λ o , λ o ] , donc sur
]-π, π [ :

u α−1 u α−1
∫ ∫
∂γ
(α, λ) = i αe iα
du − e iα
i e iλ
u  2 du
I 1 + ue
∂λ iλ
I 1 + ue i λ
(  +∞ ∫ )
u α u α ei λ ∫
u α−1
= ie iα
+ 2 − e iα
i e iλ
u  2 du = 0
1 + ue i λ 0 I 1 + ue i λ I 1 + ue i λ

La fonction λ → γ (α, λ) est donc constante sur ]-π, π [

14.11 On peut donc écrire :


1  
γ (α, λ) sin (λα) = γ (α, −λ)e i λ − γ (α, λ)e −i λ
2i ∫
1 1 1
 
= u α−1
− du
2i I ue −i λ + 1 ue i λ + 1


= sin (λ) 2
du
I u + 2u cos (λ) + 1

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Ceci s’écrit encore :



∫  
u
γ (α, λ) sin (λα) = d
I u 2 +2u cos (λ)+1 sin (λ)
sin (λ) 2

∫  
u
= 2
d + cotan (λ)
I ( sinu(λ) + cotan (λ)) + 1 sin (λ)
(v sin (λ)−cos (λ)) α
∫ +∞
= cotan (λ) v 2 +1
dv = γ (α, λ) sin (λα)

1
14.11.1 Le résultat précédent s’écrit encore avec la suite λ n = (1 − n+1 )π :

(v sin (λ n ) − cos (λ n )) α

γ (α, λ n ) sin (λ n α) = 2+1
χ] cot an (λn ),+∞[ dv
∫Ò v
= Φn (v )dv
Ò

(|v |+1) α
avec Φn Ò intégrable, |Φn (v )| ⩽ = ϕ(v ) qui est Ò intégrable et la suite
v 2 +1
1
(Φn ) qui converge simplement sur Ò vers : u → 1+u 2 qui est continue sur Ò. Par
application du théorème de convergence dominée, lorsque n tend vers +∞ on obtient
donc, en tenant compte de λ → γ (α, λ) constante :
1

γ (α, λ) sin (πα) = 2
dv = π
Ò 1+v

u α−1

π
Par suite du = e −i λα
I 1 + ue
i λ sin (πα)
∫ α−1
u π
en particulier du = (λ = 0)
I 1+u sin (πα)

En utilisant le changement de variable t = u, C 1 difféomorphisme de I ,
1 1p
∫ ∫ −u
−t 2 e
e dt = √ du = Γ(1/2) = Γ(1/2)Γ(1 − 1/2)
I I 2 u 2 2

2 π
grâce au III)B)5) et la positivité de Γ(1/2) et e −t d t = en faisant λ = 0 et

I 2
α = 1/2 dans le résultat précédent.
Par un changement similaire on trouverait, pour α > 1,
∫∞
dt π
=
0 1+t α α sin απ
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corrigé du problème 15
Théorème de la Limite Centrale

1 : Préliminaires.
15.1 On peut traiter simultanément les deux premiers points avec le théorème
de continuité des intégrales à paramètres. Soient f ∈ P (Ò) et g ∈ C 0 (Ò) .
- [x ∈ Ò, t ↦→ f (t )g (x − t ) est continue sur Ò.
- [t ∈ Ò, x ↦→ f (t )g (x − t ) est continue sur Ò.
- [x ∈ Ò, [t ∈ Ò, |f (t )g (x − t )| ⩽ ∥g ∥ ∞f (t ) = φ (t ) . φ est indépendante de x
et c’est une fonction intégrable sur Ò (elle est positive et son intégrale existe et
vaut ∥g ∥ ∞ puisque f ∈ P (Ò) ).
Le théorème s’applique et indique que pour tout x , t ↦→ f (t )g (x − t ) est intégrable
sur Ò (et est donc a fortiori d’intégrale convergente) et f ∗ g est continue.
f ∗ g ∈ C(Ò)
Le changement de variable u = x − t montre que
∫ −∞
f ∗ g (x ) = − f (x − u)g (u) du = g ∗ f (x )
+∞

15.2 Soit (x n ) une suite réelle de limite +∞ ou −∞. Posons u n = f ∗ g (x n ) ; en


notant h n : t →
↦ f (t )g (x n − t ) , on a
∫ +∞
un = h n (t ) d t
−∞
Montrons que l’on peut appliquer le théorème de convergence dominée.
- Pour tout n , h n est continue sur Ò.
- (h n ) converge simplement sur Ò vers la fonction nulle (car f est bornée et g de
limite nulle en +∞ et −∞). La limite simple est continue sur Ò.
- Pour tous n ∈ Î et t ∈ Ò, |h n (t )| ⩽ ∥g ∥ ∞f (t ) . Le majorant est indépendant de n
et est intégrable sur Ò (comme en question 1).
Le théorème s’applique et donne
lim f ∗ g (x n ) = 0
n→+∞
Par caractérisation séquentielle des limites, on a donc
lim f ∗ g (x ) = lim g ∗ f (x ) = 0
x →+∞ x →−∞

15.3 Soient f , g ∈ P (Ò) . g est bornée sur Ò et on peut ainsi reprendre la question
1 pour voir que
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f ∗ g est définie et continue sur Ò


f et g étant positives, on a immédiatement
f ∗ g est positive sur Ò
∫ +∞
On a aussi [x ∈ Ò, 0 ⩽ f ∗ g (x ) ⩽ ∥g ∥ ∞ −∞ f (t ) d t = ∥g ∥ ∞ et donc
f ∗ g est bornée sur Ò
Il nous reste à montrer que f ∗ g a une intégrale sur Ò qui converge et qui vaut 1.
Pour cela, et comme l’énoncé nous le propose, on va utiliser le théorème de Fubini
avec F : (x, t ) ↦→ f (t )g (x − t ) qui est continue de Ò2 dans Ò (théorèmes généraux
à partir des continuités de f et de g ) en vérifiant uniquement deux des hypothèses.
1) Pour tout réel x , |F (x, t )| ⩽ ∥g ∥ ∞f (t ) et comme f est intégrable sur Ò (positive
d’intégrale convergente), t ↦→ F (x, t ) est intégrable sur Ò.
∥f ∥ ∞ g (x − t ) . Le changement de variable u = x − t
∫ +∞réel t , |F (x, t )| ⩽∫ +∞
Pour tout
donne −∞ g (x − t ) dx = −∞ g (u) du = 1 et donc x ↦→ g (x − t ) est intégrable
sur Ò (positive d’intégrale convergente), x ↦→ F (x, t ) est intégrable sur Ò.
3) Pour tout réel t (avec la positivité de F et avec le changement de variable évoqué
dans le premier point)
∫ +∞ ∫ +∞ ∫ +∞
|F (x, t )| dx = f (t )g (x − t ) dx = f (t ) g (x − t ) dx = f (t )
−∞ −∞ −∞
∫ +∞ ∫ +∞
t ↦ → −∞
|F (x, t )| dx est donc intégrable sur Ò et son intégrale vaut −∞
f (t ) d t =
1.
Le théorème de Fubini s’applique et donne
∫ +∞ ∫ +∞ ∫ +∞  ∫ +∞ ∫ +∞ 
f ∗ g (x ) dx = F (x, t ) d t dx = F (x, t ) dx dt = 1
−∞ −∞ −∞ −∞ −∞
On a ainsi le dernier point attendu et
f ∗ g ∈ P (Ò)

2 : Une classe d’opérateurs sur C 0 (Ò) .

15.4 Soit f ∈ P (Ò) . Soit u ∈ C 0 (Ò) ;


∫ +∞
[x ∈ Ò, |Tf (u)(x )| = |f ∗ u (x )| ⩽ ∥u ∥ ∞f (t ) d t = ∥u ∥ ∞
−∞
Le majorant est indépendant de x et un passage à la borne supérieure donne
∥Tf (u)∥ ∞ ⩽ ∥u ∥ ∞
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15.5 Soient f , g ∈ P (Ò) . Soit u ∈ C 0 (Ò) ; avec la commutativité et l’associativité


de ∗, on a
Tf Tg (u) = f ∗Tg (u) = f ∗ (g ∗ u) = (g ∗ u) ∗ f = g ∗ (u ∗ f ) = g ∗ (f ∗ u) = Tg Tf (u)
15.6 Soit f 1, f2, g 1, g 2 ∈ P (Ò) . Soit u ∈ C 0 (Ò) ; on a (avec la question précédente
pour la seconde relation)
Tf1Tf2 (u) − Tf1Tg 2 (u) = Tf1 (Tf2 (u) − Tg 2 (u))

Tf1Tg 2 (u) − Tg 1Tg 2 (u) = Tg 2Tf1 (u) − Tg 2Tg 1 (u) = Tg 2 (Tf1 (u) − Tg 1 (u))
On passe à la norme infinie, on utilise la question 4, puis on somme et on utilise
l’inégalité triangulaire pour obtenir
∥Tf1Tf2 (u) − Tg 1Tg 2 (u)∥ ∞ ⩽ ∥Tf1Tf2 (u) − Tf1Tg 2 (u)∥ ∞ + ∥Tf1Tg 2 (u) − Tg 1Tg 2 (u)∥ ∞
⩽ ∥Tf1 (u) − Tg 1 (u)∥ ∞ + ∥Tf2 (u) − Tg 2 (u)∥ ∞
15.7 On remarque tout d’abord que
[n ∈ Î∗, (Tf ) n (u) = f ∗ f ∗ · · · ∗ f ∗ u = f ∗n ∗ u = Tf ∗n (u)
On prouve alors le résultat annoncé par récurrence sur n ∈ Î∗ .
- Initialisation : le résultat est immédiat pour n = 1 (on a même une égalité).
- Hérédité : soit n ∈ Î∗ tel que le résultat est vrai au rang n . La question précédente
donne (avec f1 = f , f2 = f ∗n , g 1 = g et g 2 = g ∗n )
∥ (Tf ) n+1 (u) − (Tg ) n+1 ∥ ∞ ⩽ ∥Tf (u) − Tg (u)∥ ∞ + ∥(Tf ) n (u) − (Tg ) n ∥ ∞ ⩽
(n + 1)∥Tf (u) − Tg (u)∥ ∞
On conclut que le résultat est vrai au rang n + 1.

3 : Lois normales.

15.8 g h est continue positive et bornée (majorée par √1 ). C’est une fonction
h 2π
intégrable sur Ò (seuls problèmes aux voisinages des infinis où g h est négligeable
devant 1/x 2 par croissances comparées). De plus, le changement de variable u = xh
donne
1
∫ +∞ ∫ +∞ 2
∫ +∞
− u2
g h (x ) dx = √ e du = g 1 (u) du = 1
−∞ 2π −∞ −∞
On en déduit que
[h > 0, g h ∈ P (Ò)
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x ↦→ x g h (x ) et x ↦→ x 2 g h (x ) sont intégrables sur Ò (seuls problèmes aux voisi-


nages des infinis où les fonctions sont négligeables devant 1/x 2 par croissances
comparées). Les intégrales proposées existent donc. On a directement, par imparité
de la fonction (et sachant que l’intégrale existe)
∫ +∞
x g h (x ) dx = 0
−∞

Par ailleurs, une intégration par parties donne


∫b b ∫b b ∫b
hx − x 2 x2 hx − x 2
 
2 h − 2
x g h (x ) dx = − √ e 2h 2 +√ e 2h 2 dx = − √ e 2h 2 +h g h (x ) dx
a 2π a 2π a 2π a a

En faisant tendre a vers −∞ et b vers +∞ (les intégrales existent) on a alors


∫ +∞
x 2 g h (x ) dx = h 2
−∞

15.9 Comme on l’a remarqué en question 7,


 n
Tg √h = T(g √h ) ∗n
n n

Par ailleurs, on a (récurrence quasi immédiate avec le résultat admis par l’énoncé)
q
gh1 ∗ gh2 ∗ · · · ∗ ghn = g h avec h = h 21 + h 22 + · · · + h 2n

et en particulier (g √h ) ∗n = g h ce qui donne


n
 n
Tg √h = T(g √h ) ∗n = Tgh
n n

4 : Convergence faible sur P (Ò) .

15.10 Montrons par récurrence sur k que la propriété

dk −x2
2
\ Pk ,h , polynôme de degré k , [x ∈ Ò, g h (x ) = P k ,h (x )e 2h
dx k
est vraie pour tout k ∈ Î.
- Initialisation : le résultat est vrai au rang 0 avec P 0,h = √1 qui est un polynôme
h 2π
constant non nul et donc de degré 0.

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- Hérédité : supposons le résultat acquis à un rang k − 1 ⩾ 0. On a alors


dk x −x2
2
[x ∈ Ò, g h (x ) = (P ′
(x ) − P k −1,h (x ))e 2h
dx k k −1,h
h2
Posons P k ,h (x ) = P k′ −1,h (x ) − hx2 P k −1,h (x ) . C’est un polynôme de degré k (somme
d’un polynôme de degré k et d’un de degré ⩽ k − 1) qui vérifie la propriété voulue.
2
−u
15.11 La fonction s k ,h : u ↦→ P k ,h (u)e 4h 2 est continue sur Ò et de limite nulle aux
infinis (croissances comparées). C’est donc une fonction bornée sur Ò. On a alors,
2 2
− (x −t2) − (x −t2)
[x, t ∈ Ò, Pk ,h (x − t )e 2h ⩽ ∥s k ,h ∥ ∞ e 4h

On suppose désormais que |x | ⩽ a . Par seconde forme de l’inégalité triangulaire


indique que |x − t | ⩾ |t | − |x | ⩾ |t | − a . Si |t | ⩾ a , ces termes sont positifs et par
croissance de u ↦→ u 2 sur Ò+ on a donc (x − t ) 2 ⩾ (|t | − a) 2 . On en déduit que pour
2 2 2
− (x −t2) − ( |t | −a2 ) − (x −t2)
|t | ⩾ a , e 4h ⩽e 4h . Par ailleurs, pour |t | < a , on a e 4h ⩽ 1. Posons donc
si |t | < a
( !
∥s k ,h ∥ ∞
φk (t ) = − ( |t | −a2 )
2 }
∥s k ,h ∥ ∞ e 4h sinon

On obtient une fonction continue par morceaux, négligeable devant 1/t 2 aux voisi-
nages des infinis et donc intégrable sur Ò et telle que
2
− (x −t2)
[x ∈ [−a, a], [t ∈ Ò, Pk ,h (x − t )e 2h ⩽ φk (t )

φk ne dépend effectivement que de h , k et a .


15.12 Soit h > 0 et soit u ∈ C 0 (Ò) . On veut appliquer le théorème de régularité
des intégrales à paramètres.
- Pour tout réel x , t ↦→ g h (x − t )u (t ) est intégrable sur Ò (cela a été prouvé en
question 1).
- Pour tout réel t , x ↦→ g h (x − t )u (t ) est de classe C ∞ sur Ò et sa dérivée k -ième
2
− (x −t2)
est la fonction x ↦→ P k ,h (x − t )e u (t ) . 2h

- Pour tout segment [−a, a] , pour tout entier k ∈ Î, la question 11 donne une
domination de la dérivée k -ième précédente par une fonction intégrable sur Ò
et cette domination est uniforme vis à vis de x ∈ [−a, a] .
Tgh (u) est alors de classe C ∞ sur [−a, a] pour tout a et est donc de classe C ∞ sur
Ò avec
∫ +∞ 2
dk − (x −t2)
[k ∈ Î, Tg (u) : x ↦→ Pk ,h (x − t )e 2h u (t ) d t
dx k h −∞

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Classes MP* page 101 / 105 Rabat
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2
−u
15.13 Soit fk ,h : u ↦→ P k ,h (u)e 2h 2 . Les fonctions fk ,h sont intégrables sur Ò
(continues et dominées par 1/u 2 au voisinage des infinis). Comme en questions 1 et
2, on peut écrire (l’hypothèse f ∈ P (Ò) peut être remplacée par l’intégrabilité de f
et les quantités écrites continuent à exister et à vérifier les propriétés des questions
1 et 2).
dk
Tg (u)(x ) = fk ,h ∗ u (x ) −→ 0
dx k h x →±∞
On a donc montré que
Tgh (u) ∈ C 0∞ (Ò)
15.14 Soit α > 0. Si t ⩾ α alors t 2 ⩾ t α et donc
1 − αt
[x ⩾ α, 0 ⩽ g h (t ) ⩽ √ e 2h 2
h 2π
Les fonctions considérées étant intégrables au voisinage de +∞, on peut intégrer
les inégalités précédentes et on obtient
 +∞
2h 2 − αt 2h − α 2 2h
∫ +∞ 
0⩽ g h (t ) d t ⩽ − √ e 2h 2 = √ e 2h 2 ⩽ √
α αh 2π α α 2π α 2π
Par théorème d’encadrement, on a donc
∫ +∞
lim g h (t ) d t = 0
h→0+ α

La fonction g h étant paire, on en déduit aussi que


∫ −α
lim g h (t ) d t = 0
h→0+ −∞

15.15 Soit u ∈ C 0 (Ò) . On va prouver le résultat demandé en revenant à la définition


des limites. On se donne donc ε > 0. La propriété admise nous donne α > 0 tel que
ε
[x, y ∈ Ò, |x − y | ⩽ α ⇒ |u (x ) − u (y )| ⩽
2
La question précédente (α est maintenant connu et fixé) donne r > 0 tel que
∫ −α ∫ −α
ε ε
[h ∈]0, r ], 0 ⩽ g h (t ) d t ⩽ et 0 ⩽ g h (t ) d t ⩽
−∞ 8∥u ∥ ∞ −∞ 8∥u ∥ ∞
Soit h ∈]0, r ] et x ∈ Ò quelconque. On a (g h étant d’intégrale égale à 1)
∫ +∞
Tgh (u)(x ) − u (x ) = g h (t )(u (x − t ) − u (x )) d t
−∞

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On passe au module, on majore par positivité de l’intégrale et on utilise la relation


de Chasles pour obtenir (en majorant grossièrement |u (x − t ) − u (x )| par 2∥u ∥ ∞ )
∫α ∫ −α ∫ −α 
|Tgh (u) (x )−u (x )| ⩽ g h (t )|u (x −t )−u (x )| d t +2∥u ∥ ∞ g h (t ) d t + g h (t ) d t
−α −∞ −∞
On en déduit alors que
∫α
ε ε
|Tgh (u)(x ) − u (x )| ⩽ g h (t ) d t + ⩽ε
2 −α 2
Le majorant étant indépendant de x , on a ∥Tgh (u) − u ∥ ∞ ⩽ ε . On a prouvé que
[ε > 0, \ r > 0/ [h ∈]0, r ], ∥Tgh (u) − u ∥ ∞ ⩽ ε
c’est à dire que
lim ∥Tgh (u) − u ∥ ∞ = 0
h→0+

15.16 Soit u ∈ C 0 (Ò) . Ecrivons que, pour tout h > 0.


Tfn (u) − Tf (u) = (Tfn (u) − Tfn Tgh (u)) + (Tfn Tgh (u) − Tf Tgh (u)) + (Tf Tgh (u) − Tf (u))
On passe à la norme infinie et on utilise l’inégalité triangulaire et la question 4 pour
obtenir
∥Tfn (u) − Tf (u)∥ ∞ ⩽ ∥u − Tgh (u)∥ ∞ + ∥Tfn Tgh (u) − Tf Tgh (u)∥ ∞ + ∥u − Tgh (u)∥ ∞
On revient à la définition des limites pour répondre à la question posée. Soit ε > 0 ;
la question précédente nous permet de trouver un h > 0 tel que ∥u − Tgh (u)∥ ∞ ⩽ ε3 .
h étant fixé, Tgh (u) ∈ C 0∞ (Ò) et l’hypothèse faite donne un n 0 tel que si n ⩾ n 0 on a
∥Tfn Tgh (u) − Tf Tgh (u)∥ ∞ ⩽ ε3 . On a ainsi
[n ⩾ n 0, ∥Tfn (u) − Tf (u)∥ ∞ ⩽ ε
et on a prouvé que
lim ∥Tfn (u) − Tf (u)∥ ∞ = 0
n→+∞
Ceci étant vrai pour tout u ∈ C 0 (Ò) ,
(fn ) converge faiblement vers f
15.17 x ∈ Ò est ici fixé. D’après la formule de Taylor-Young, on a
t 2 ′′
u (x − t ) = u (x ) − t u ′ (x ) + u (x ) + o (t 2 )
2 t →0

et ainsi
u (x − t ) − u (x ) + t u ′ (x ) u ′′ (x )
lim =
t →0 t2 2
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Comme fn est d’intégrale égale à 1, on a


∫ +∞ ∫ +∞
u (x − t ) − u (x )
n (Tfn (u) (x ) − u (x )) = n fn (t )(u (x − t ) − u (x )) d t = dt
−∞ −∞ t2
(1)
Comme fn# est d’intégrale égale à 1 on a aussi
1
∫ +∞
u ′′ (x ) #
− u ′′ (x ) = f (t ) d t (2)
2−∞ 2 n
∫ +∞ ∫ +∞
Enfin, comme −∞ t f (t ) = 0, on a aussi (poser v = √tn ) −∞ v fn (v ) dv = 0 et donc
∫ +∞ ∫ +∞ ′
√ ′ u (x ) #
0 = n nu (x ) t fn (t ) d t = f (t ) d t (3)
−∞ −∞ t n
En sommant les relations (1) , (2) et (3) , on obtient
1 u (x − t ) − u (x ) + t u ′ (x ) 1 ′′
∫ +∞  
n (Tfn (u) (x )−u (x ))− u ′′ (x ) = 2
− u (x ) fn# (t ) d t
2 −∞ t 2

15.18 Soit α > 0 quelconque. On a (en posant v = nt )
∫ +∞ ∫ +∞ ∫ +∞
√ √
fn (t ) d t =
#
nt nf ( nt ) d t = √ v 2f (v ) dv
2
α α nα

Comme l’intégrale de v ↦→ v 2f (v ) existe sur Ò, on a donc


∫ +∞
lim fn# (t ) d t = 0 (4)
n→+∞ α

et de façon similaire,
∫ −α
lim f # (t ) d t = 0 (5)
n→+∞ −∞ n
u (x −t )−u (x )+t u ′ (x ) 1 ′′
Posons maintenant g (x, t ) = t2
− 2 u (x ) . L’inégalité de Taylor-Lagrange
donne (u 3 est bornée puisque continue et de limite nulle aux infinis)
t 2 ′′ |t | 3 (3)
|u (x − t ) − u (x ) − t u ′ (x ) − u (x )| ⩽ ∥u ∥ ∞
2 6
et on a donc
∥u (3) ∥ ∞
|g (x, t )| ⩽ |t |
6
Soit ε > 0. On a alors, avec la relation précédente (et puisque fn# est positive et
d’intégrale égale à 1)
∫ +ε ∫ε
# ∥u (3) ∥ ∞ ∥u (3) ∥ ∞
g (x, t )fn (t ) d t ⩽ |t |fn# (t ) d t ⩽ ε
−ε 6 −ε 6
cpge My Youssef
Classes MP* page 104 / 105 Rabat
Séries et intégrales Travaux pratiques

Les relations (4) et (5) avec α = ε donnent un rang n 0 à partir duquel les intégrales
sont inférieures ou égales à ε 3 . De plus
1 ′′ 2∥u ∥ ∞ ∥u ′ ∥ ∞
[x ∈ Ò, [|t | ⩾ ε, |g (x, t )| ⩽ ∥u ∥ ∞ + +
2 ε2 ε
et on a donc, pour n ⩾ n 0 ,
1 ′′ 2∥u ∥ ∞ ∥u ′ ∥ ∞
∫ +∞   ∫ +∞
#
g (x, t )fn (t ) d t ⩽ ∥u ∥ ∞ + 2
+ fn# (t ) d t
ε 2 ε ε ε
ε 3
⩽ ∥u ′′ ∥ ∞ + 2∥u ∥ ∞ ε + ∥u ′ ∥ ∞ ε 2
2
On procède de même avec l’intégrale entre −∞ et −α . On a alors
∫ +∞
∥u (3) ∥ ∞
[n ⩾ n 0, g (x, t )fn# (t ) d t ⩽ ε + ε 3 ∥u ′′ ∥ ∞ + 4∥u ∥ ∞ ε + 2∥u ′ ∥ ∞ ε 2
−∞ 6
Le majorant est indépedant de x et on peut passer à la borne supérieure. Compte-
tenu de la question précédente, on a
1 ∥u (3) ∥ ∞
[n ⩾ n 0, n (Tfn (u) − u) − u ′′ ⩽ ε + ε 3 ∥u ′′ ∥ ∞ + 4∥u ∥ ∞ ε + 2∥u ′ ∥ ∞ ε 2
2 ∞ 6
le majorant est de limite nulle quand ε tend vers 0 et on a donc
1
lim n (Tfn (u) − u) − u ′′ =0
n→+∞ 2 ∞

15.19 Avec les questions 9 puis 7, on a

∥Tfnn (u) − Tg 1 (u)∥ ∞ = ∥Tfnn (u) − Tgn1/√n (u)∥ ∞ ⩽ n ∥Tfn (u) − Tg 1/√n (u)∥ ∞

On ecrit alors que n (Tfn (u) − Tg 1/√n (u)) = An − B n avec

1 1
An = n (Tfn (u) − u) − u ′′ et B n = n (Tg 1/√n (u) − u) − u ′′
2 2
La question précédente donne ∥An ∥ ∞ → 0 mais aussi ∥B n ∥ ∞ → 0 car c’est un cas
particulier en choisissant f = g 1 (qui vérifie les bonnes hypothèses). On en déduit
que ∥An − B n ∥ ∞ → 0, ce qu’il fallait prouver :

lim ∥Tfnn (u) − Tg 1 (u)∥ ∞ = 0


n→+∞

Comme Tfn (u) = Tfn∗n , on se retrouve exactement dans le cadre de la question 16


n
pour conclure que (fn∗n ) converge faiblement vers g 1 .

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