École Centrale de Pékin Cours : Algèbre 1 - Géométrie 1 0 1 −10 1
3. 3 2 1 1
1 2 −1 1
F e u i l l e d e T D no 5
1 2 3
S y s t è m e s l i n é a i r e s , E s p a c e s a f f i n e s / v e c t o r i e l s 4. 4 5 6
7 8 9
15 octobre 2021
a 2
5. , en fonction de a ∈ R.
1 3a
1 ... 1
■ Pour commencer . . . .. ..
6. . .
Exercice 1. 1 ... 1
- Les matrices Msuivantes sont-elles échelonnées ?
1 3 5
A=
0 2 −4
1 −1 Exercice 3.
B = 3 0 Soient K = R ou C, n, p ∈ N∗ et A ∈ Mn,p (K). Soit Y ∈ M1,n (K).
0 2 On considère les systèmes linéaires :
C = 1 2 ... n
(S) AX = Y,
1
2
D = .
(S ′ ) AX = 0.
..
1. Montrer que l’ensemble des solutions de (S ′ ) forme un sous-ev de M1,p (K).
n
E = Diag (1, . . . , n) 2. Exprimer l’ensemble des solutions de (S) en fonction de l’ensemble des
- Pour chaque matrice M échelonnée, résoudre le système linéaire M X = Y , solutions de (S ′ ).
en fonction du vecteur colonne Y . Montrer que cet ensemble est soit vide, soit réduit à un seul vecteur, soit
possède une infinité de solutions.
1 0 5 π
Les matrices A, C et E sont échelonnées, et les matrices B et D ne le sont pas. 3. On pose A = et Y = .
−3 1 0 −3π + e
Exercice
2.Echelonner les matrices suivantes. Résoudre le système AX = Y .
1 0
1.
2 1
1 4 0 1. On constate que le vecteur colonne nul, 0, est une solution de (S ′ ). Ensuite, pour
2. −3 1 5 X1 , X2 des solutions de (S ′ ) et λ ∈ K, on a A(X1 + λX2 ) = AX1 + λAX2 = 0.
−2 1 0 L’ensemble des solutions de (S ′ ) est donc bien un sous-ev de M1,p (K).
2. Soit E l’ensemble des solutions de (S). Si cet ensemble est vide, il n’y a rien à dire de ■ Un peu de Géométrie . . .
plus.
Si cet ensemble n’est pas vide, soit X0 ∈ E. Pour X ∈ E une autre solution de (S), on
a AX0 = Y = AX. On a donc A(X − X0 ) = Y − Y = 0. Exercice 5. Les ensembles suivants sont-ils des sous-espaces affines de l’espace
Ainsi, X − X0 est une solution de (S ′ ). vectoriel E ? Si oui, donner leur direction et leur dimension.
Réciproquement, pour X ′ une solution de (S ′ ), on a A(X ′ + X0 ) = AX ′ + AX0 =
0+Y =Y. 1. E = R3 et F1 = {(x, y, z) ∈ E | x + 2y = 0} ;
Ainsi, l’ensemble des solutions de (S) est exactement : 2. E = R3 et F2 = {(x, y, z) ∈ E | x + 2y = 4} ;
′ ′ ′ ′
E = {X0 + X , X solution de (S )} = X0 + { solutions de (S )}.
3. E = R3 et F3 = {(x, y, z) ∈ E | x + 2y ̸= 0} ;
On remarque alors que si E est non-vide, c’est un sous-espace affine de M1,p (K) (somme
d’un sous-ev et d’un vecteur).
4. n ≥ 2, E = Rn [X] et F4 = {u ∈ E | u1 + u2 = 2}.
Si l’ensemble des solutions de (S ′ ) est réduit à {0}, alors on a E = {X0 }. Cet ensemble
est réduit à un vecteur.
Sinon, l’ensemble des sol. de (S ′ ) est un sous-ev de dimension au moins 1. Comme K
contient une infinité d’éléments, un sous-ev de dimension non-nulle contient une infinité 1. F1 = vect ((−2, 1, 0), (0, 0, 1)) est un sous-espace vectoriel donc un sous-espace affine
de vecteurs. Donc E possède une infinité de vecteurs. de direction lui-même. On a dim F1 = 2.
π 2. F2 = {4} + F1 est un sous-espace affine de direction F1 et de dimension 2.
3. On remarque que pour X0 = e on a AX0 = Y . 3. F3 n’est pas un sous-espace affine car il n’existe pas de vecteur a ∈ E tel que F3 − {a}
0 soit un sous-espace vectoriel.
On se ramène donc à résoudre l’équation AX = 0. On a :
4. Soit (un )n un suite définie par u0 = 0, u1 = 0, u2 = 2 et pour tout k ≥ 2, uk = 0. Soit
x1 + 0 + 5x3 = 0 x1 + 0 + 5x3 = 0 x1 = −5x3 F4 = {u ∈ E | u1 + u2 = 0}, F4 est un sous-espace vectoriel de E de dimension n − 1.
⇔ ⇔
−3x1 + x2 + 0 = 0 0 + x2 + 15x3 = 0 x2 = −15x3 Alors F4 = u + F4 est un hyperplan affine de E.
L’ensemble des solutions de l’équation AX = 0 est {t(−5x3 , −15x3 , x3 ), x3 ∈ K} =
Vect t
(−5, −15,
1). L’ensemble des solutions de l’équation AX = Y est donc X0 +
Exercice 6.
−5 Soit E un espace vectoriel et F1 , F2 deux sous-espaces affines de E, de directions
Vect −15. respectives F1 et F2 . On suppose que F1 est parallèle à F1 , c’est-à-dire que
1
F1 ⊂ F2 . Démontrer que F1 ∩ F2 = ∅ ou F1 ⊂ F2 .
Exercice 4. Soit A ∈ Mn (K) une matrice telle que A2 = −In .
1. Montrer que A est inversible et exprimer A−1 . Supposons que F1 ∩ F2 ̸= ∅, alors il existe a ∈ F1 ∩ F2 . On a donc :
2. Pour Y ∈ M1,n (K), résoudre l’équation AX = Y . F1 = a + F1 ⊂ a + F2 = F2 .
1. On a In = −A2 = (−A)A = A(−A). Donc A est inversible, d’inverse −A. Exercice 7.
2. Comme A est inversible, on a AX = Y ⇔ X = A−1 Y . L’équation AX = Y possède Soit E l’ensemble des fonctions continues sur [−1, 1] qui sont affines sur [−1, 0]
donc une unique solution, qui est A−1 Y = −AY .
Dans cette siuation (A inversible, et A−1 est connu), on a pu résoudre le système et sur [0, 1]. Démontrer que E est un espace vectoriel et en donner une base.
linéaire directement.
Il est clair que la fonction nulle est dans E et que E est stable par combinaison linéaire,
■ Pour aller plus loin . . . donc E est un sous-espace vectoriel de F (R, R).
Si f ∈ E alors il existe (a, b, c, d) ∈ R4 tels que
ax + b si x ≤ 0,
f (x) =
cx + d si x ≥ 0.
Or f est continue donc on doit avoir b = d. On a donc f = af1 + bf2 + cf3 , avec
x si x ≤ 0, 0 si x ≤ 0,
f1 (x) = f2 (x) = et f3 (x) = 1.
0 si x ≥ 0; x si x ≥ 0
De plus, la famille (f1 , f2 , f3 ) est libre donc c’est une base de E.
Exercice 8. Soit (e1 , . . . , ep ) une famille libre de vecteurs de E, F =
Vect(e1 , . . . , ep ) et G un supplémentaire de F dans E. Pour tout a ∈ G,
on note
Fa = Vect(e1 + a, . . . , ep + a).
1. Montrer que
Fa ⊕ G = E.
2. Soient a, b ∈ G. Montrer
a ̸= b ⇒ Fa ̸= Fb .
1. • Montrons que Fa ∩ G = {0}. Soit x ∈ Fa ∩ G. Il existe (λ1 , . . . , λp ) ∈ Kp tel que
x = λ1 (e1 + a) + . . . + λp (ep + a) = λ1 e1 + . . . + λp ep + (λ1 + . . . + λp )a.
De plus, x appartient à G. D’où λ1 e1 + . . . + λp ep + (λ1 + . . . + λp )a appartient
à G. Or a appartient à G. Donc λ1 e1 + . . . + λp ep appartient à G.
Mais F et G sont supplémentaires dans E donc λ1 e1 + . . . + λp ep = 0. La famille
(e1 , . . . , ep ) est libre, donc (λ1 , . . . , λp ) = (0, . . . , 0). D’où x = 0.
• Montrons que Fa ⊕ G = E. Soit x ∈ E. Il existe (λ1 , . . . , λp ) ∈ Kp et y ∈ G tels
que
x = λ1 e1 + . . . + λp ep + y
= λ1 (e1 + a) + . . . + λp (ep + a) + (y − (λ1 a + . . . + λp a)) .
| {z } | {z }
∈Fa ∈G
D’où x appartient à Fa ⊕ G.
2. Supposons que Fa = Fb . Il existe λ1 , . . . , λn dans K tels que
e1 + a = λ1 (e1 + b) + . . . + λn (en + b).
D’où
G ∋ a − (λ1 + . . . + λn )b = (λ1 − 1)e1 + . . . + λn en ∈ F.
Donc (λ1 , . . . , λn ) = (1, 0, . . . , 0). D’où a = b.