Modulation/Démodulation Numérique en SII
Modulation/Démodulation Numérique en SII
Le champ PREAMBULE est toujours long d’un octet. Son LSB est envoyé en premier à l’antenne. Si le premier bit de l'ADRESSE est 0 alors le préambule sera mis à
0xAA sinon le PRÉAMBULE sera mis à 0x55.
Le champ ADRESSE de l’onde radio est composé de 2 parties : la base (réglable de 0 à 7) et le préfixe. Seules les données en provenance d'une carte présentant
la même adresse seront prises en compte.
Les champs S0, LENGTH, S1, PAYLOAD concernent les données applicatives. La longueur combinée de ses données ne peut pas dépasser 254 octets (3 octets
pour S0, LENGTH, S1 et 251 octets pour le message).
Le champ CRC de 16 bits (Contrôle de Redondance Cyclique) qui débute par l’octet le plus significatif permet de détecter d’éventuelles erreurs de tra
transmission.
RAPPELS ET COMPLEMENTS
Pour compléter l’apport d’éléments
éléments de réponse à cette question, il convient également de rrappeler ceci :
Côté émetteur :
- La source émet un message analogique ou numérique (message = suite d’éléments binaires ou train binaire)
- Le codeur peut, si nécessaire, adapter la source au type de modulation et au canal de transmission (compression et correction)
- La modulation adapte de spectre du signal au canal (milieu physique) et aux conditions de transmission.
Côté récepteur :
- Les fonctions de démodulation et de décodage réalisent l’inverse des fonctions de modulation et de codage pour
récupérer le message envoyé.
Pour être transmise, la trame source une fois codée en bande de base doit être notamment transposée dans une bande de
fréquence adaptée au milieu physique de propagation du canal de transmission à l’aide du modulateur numérique.
Conformément au programme de l’EdS SI, nous nous limiterons ici à la modulation numérique de type ASK et FSK.
Elle est principalement utilisée dans sa forme binaire. Ce type de modulation est largement utilisé de part sa simplicité de
mise en œuvre. A chaque symbole binaire correspond une fréquence.
Simple à réaliser mais peu performante et sensible au Il existe plusieurs formes dérivées de FSK (exemple : la modulation
bruit. GFSK utilisée dans le module radio de la carte MICRO:BIT qui permet
de réduire le spectre de fréquence à l’aide d’un filtre Gaussien)
Elle est utilisée dans des systèmes simples de La FSK est Largement utilisée dans les MODEMS Télécoms,
télécommande. Télécommandes radios et Téléphones sans fils (DECT, Pagers…)
En comparaison avec la modulation analogique (AM et FM), la modulation numérique n’offre donc que des avantages :
Une meilleure capacité Un plus grand nombre d’utilisateurs / au spectre de fréquence qu’il est possible d’utiliser
Une meilleure efficacité spectrale (en bits/s/Hz) à savoir un meilleur rapport entre le débit binaire et la largeur de bande
Une meilleure qualité des communications meilleure protection contre les interférences même avec signal faible
La possibilité de transmettre indifféremment de la voix ou tout autre type de données
Une meilleure sécurité Possibilités avancées de cryptage des données
Un coût plus faible Les radios numériques sont plus faciles à produire et plus fiables.
CONCLUSION : Les systèmes modernes requièrent des techniques de modulation de plus en plus sophistiquées afin de satisfaire
des contraintes de spectres, de débit, de qualité et d’intégrité des informations transmises ainsi que des coûts de fabrication.
Seules des modulations numériques associées à des techniques de traitement du signal permettent de répondre à ses besoins.
Les performances des modulations numériques sont largement améliorées par les techniques de codage et de multiplexage,
notamment en efficacité spectrale et protection aux interférences.
L’utilisation de la modélisation et simulation multi-physiques contribue alors largement à cette évolution.
Les outils de simulation tels que MATLAB SIMULINK peuvent toutefois contribuer à satisfaire nos attentes.
Quand il s’agit de concevoir ou d’analyser les performances d’un système de transmission, il est d’usage de modéliser la
source avec un générateur de séquence binaire pseudo aléatoire.
A la différence d’un simple GBF qui délivre un signal carré périodique, ce type de générateur délivre une séquence de 0 et de 1
binaires qui rend possible la visualisation de tout le spectre en bande de base tel qu’il se présente à l’entrée du modulateur.
4- Pour pouvoir répondre, lancer la simulation durant un temps infini (Stop Time = « inf »), observer les signaux à l’aide des 2
analyseurs de spectre et répondre au quiz afin d’appréhender les différences entre les 2 spectres de fréquence ainsi générés.
Spectre du GBF Spectres du Générateur Pseudo aléatoire (en Watts et en dBWatts)
ANALYSE QUALITATIVE Plus la fréquence est petite et plus le débit binaire est grand petit
Plus le débit binaire diminue et plus le spectre est large étroit
6- Rayer la mauvaise proposition :
Plus le débit est important et plus la bande passante est large étroite
Notons que dans la course à la compétitivité industrielle, tout l’enjeu de la recherche dans le domaine des transmissions
numériques est de diminuer la largeur du spectre tout en conservant le même débit binaire. Parmi les défis à relever, il y a
notamment celui de trouver un type de codage offrant un spectre le plus étroit possible sans perte d’information pour autant.
17- Observer également le spectre de fréquence. Vérifier la valeur de la bande passante et la comparer avec celle simulé.
18- Augmenter le débit binaire de sorte qu’il atteigne 2500 bits/s. En déduire la largeur de spectre du lobe principal.
RETENIR L’ESSENTIEL 19- Compléter la phrase suivante en rayant les mentions inutiles :
En référence au cours, il apparaît que les applications de la transmission en bande de base se limitent essentiellement à la
transmission filaire sur de courtes distances. En effet, plus la distance de transmission augmente et plus l’atténuation du
signal devient importante. La dégradation du signal se fait vite ressentir pour des émissions sur de longues distances.
On lui préfère alors la modulation en bande transposée à des fréquences beaucoup plus élevées encore appelée
« Transmission par Modulation/Démodulation ». Notons que cette technique est, de fait, obligatoire pour des transmissions
de longue distance faisant appel à des canaux non-électriques tels que le canal de transmission radio ou encore le canal de
transmission par fibre optique.
EMETTEUR
RECEPTEUR
Bande de transition
Bande passante
Bande atténuée
Malheureusement, comme pour tout système électronique, les signaux transmis sont soumis à des perturbations
indésirables. Nous allons voir l’influence d’un signal bruité sur la modulation/démodulation d’amplitude ASK afin de
constater les limites de cette dernière en termes de qualité de transmission.
Mise en œuvre une modélisation complète de la modulation/démodulation de type ASK sous MATLAB SIMULINK
REEL (AVEC BRUIT)
Le bloc SIMULINK de modélisation du canal de transmission (repéré AWGN) permet de simuler l’influence du bruit sur la ligne de
transmission des données. Le dernier bloc de calcul, quant à lui, permet d’évaluer le nombre d’erreurs commises en fonction du
réglage du rapport de la Densité spectrale de puissance du signal sur la Densité spectrale de puissance du bruit soit encore, le
rapport de puissance signal/bruit.
29- Si pour une durée de simulation de 5000 s correspondant à l’émission de 5000 bits, la simulation permet de
conclure qu’un signal peu ou pas bruité (rapport de puissance signal/bruit = 30 dB) ne génère pas d’erreur,
qu’en est-il d’un signal bruité avec un rapport de 20 dB ?
Relever pour cela le Nombre et le Taux d’erreurs binaires pour le nombre de bits émis.
Aucun système de transmission de données ne peut tolérer un taux d’erreur aussi élevé.
A titre d’exemple, la transmission de programme de télévision numérique TNT tolère un nombre d’erreur maximum
de 1 bit pour 1 000 000 de bits émis.
Au delà, le signal numérique se fige à l’écran ou n’est plus reçu.
La modulation numérique ASK est donc très sensible au bruit pour la simple raison que le niveau de bruit s’ajoute à
l’amplitude du signal. Sachant que l’information à transmettre est contenue dans cette amplitude du signal, cet ajout
de bruit génère des erreurs de transmission.
Dans le cas de la modulation numérique FSK, l’information à transmettre est contenue dans la fréquence. Par conséquent
l’ajout du bruit en amplitude devient moins gênant rendant ainsi ce type de transmission plus fiable.
Comment créer un signal modulé en amplitude ? Quels sont les avantages et inconvénients d’une modulation FSK ?
Porteuse f1
Produit Additionneur
scalaire
Convertisseur Convertisseur
Fonction
Produit
NON
scalaire
Porteuse f0
Rappel de cours :
Dans ce type de modulation, la fréquence du signal modulé (ici désignée par le repère FSK) peut prendre 2 valeurs
f0 = fp : Fréquence de la porteuse pour la transmission d’un 0 binaire
f1 = 2 x fp : Fréquence de la porteuse pour la transmission d’un 1 binaire
A partir de l’exemple
de relevé de
simulation suivant :
30- Déterminer le
débit binaire (en bps),
les fréquences f0 et f1
(en Hz).
La modulation FSK offre une meilleure immunité au bruit que la modulation ASK (pour les raisons évoquées
précédemment). Le taux d’erreur binaire est donc meilleur.
Il n’y a pas de risque de perte de synchronisation au niveau du récepteur en raison de la présence de raies discrètes pour le 0 et
1 binaire.
La modulation FSK offre également une bonne efficacité énergétique mais au détriment d’une faible efficacité spectrale.
En effet, plus le débit binaire augmente et plus l’étalement du spectre augmente. L’optimisation du nombre de canaux sur une
étendue de spectre donnée est donc loin d’être parfaite en raison de la faible densité d’occupation qu’il est possible de réaliser
sans risque d’interférences. Pour palier ce manque d’efficacité spectrale, il existe des variantes de la FSK telle que la MSK qui
permet de minimiser la largeur du spectre.
Dans le contexte de l’exigence traitée par rapport au mini-projet « Service de proximité VAE CODO »
Sur quels paramètres et grandeurs influentes des signaux radios échangés a-t-on agit pour satisfaire l’exigence de sécurité
d’anticollision ou celle de l’arrêt du VAE à la borne terminus pour y déposer le client ?
Peut-on améliorer les solutions proposées pour obtenir une meilleure fiabilité des résultats obtenus ?
Aurait-on pu faire autrement pour satisfaire l’exigence de service et de sécurité attendue ?
A défaut de disposer d’analyseur de spectre, nous allons exploiter des relevés déjà enregistrés afin d’analyser qualitativement
des résultats obtenus pour différentes valeurs de fréquence de canal de transmission, de puissance d’émission et de débits
binaires.
Commentaires
ommentaires associés :
La fréquence porteuse se situe à 2.4 GHz et plus selon le canal de
transmission programmé (Canal 7 par défaut).
Le paramètre « channel » détermine la fréquence d’émission.
Les relevés qui suivent ont été obtenus à l’aide d’un analyseur de spectre
spectre.
channel = X = 10 ou 11
power = Y = 0 ou 4 ou 5
radio_RATE_Z = 250KBIT ou 1 MBIT ou 2 MBIT
36- Sachant que le span est de 2 MHz (soit 200 kHz /carreau), déterminer à partir du relevé ci-dessous :
- La fréquence de la porteuse du signal modulé
- La fréquence de la sous porteuse du 0 binaire
- La fréquence de la sous porteuse du 1 binaire
Ces valeurs de sous porteuses sont-elles conformes à la théorie ?
PUISSANCE D’EMISSION
Lors de la réalisation du mini-projet « service de proximité VAE CODO », une expérimentation visant à estimer la distance de
détection en cm pour différents couples de valeurs de puissance d’émission et de distance de détection a permis de trouver les
relevés suivants :
Puissance d’émission Variable Distance Estimation de la distance
(Variable Force de 0 à 7) (de 0 à 9) de détection en cm (avec un mètre ruban)
1 3 25 à 30 cm
1 2 10 à 15 cm
1 1 5 cm
0 5 25 à 30 cm
0 4 10 à 15 cm
0 3 5 cm
Afin d’éviter la collision entre 2 VAE CODO qui se suivent et au vue de la vitesse de déplacement de ces derniers, la distance de
sécurité de 10 à 15 cm pour cette reproduction à échelle réduite a été jugée suffisante. Il apparaît dans ce tableau de relevés
que 2 couples de valeurs (F = 1 et D = 2) et (F = 0 et D = 4) peuvent convenir à la programmation.
40- A-t-on usé des propriétés du paramètre « channel » pour permettre l’identification des VAE du mini-projet ?
Que la réponse soit positive ou négative, comment as-t-on procédé ?
DEBIT BINAIRE
41- La réponse à la question 39 se justifie par le fait que le filtre numérique du récepteur atténue très fortement le signal reçu
dès lors que ce dernier n’est pas dans la bande passante. Si l’on fait usage de canaux contigus, cette justification est-elle
vérifiée pour un débit binaire de 2 Mbit/s ?
42- Par défaut le débit binaire du module radio est de 1 Mbps. Que se passe-t-il si l’on programme un débit de 250 Kbps ?
43- Dans le contexte du mini-projet « service de proximité VAE CODO », apporter des éléments de réponses aux questions
posées en introduction de cette activité :
Sur quels paramètres et grandeurs influentes des signaux radios échangés a-t-on agit pour satisfaire l’exigence
d’anticollision ou celle d’arrêt à la borne terminus pour finaliser la prise en charge du client ?
Peut-on améliorer les solutions proposées pour obtenir une meilleure fiabilité du résultat obtenu ?