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L'IEC (Information, Éducation, Communication) est un processus intégré visant à favoriser des comportements sains au sein des individus et des communautés. Il comprend trois composantes essentielles : l'information pour sensibiliser, l'éducation pour faciliter l'apprentissage et la communication pour encourager le changement d'attitude. La réussite des programmes de santé repose sur la capacité à mobiliser ces éléments pour influencer positivement les comportements et créer un environnement propice au bien-être collectif.

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L'IEC (Information, Éducation, Communication) est un processus intégré visant à favoriser des comportements sains au sein des individus et des communautés. Il comprend trois composantes essentielles : l'information pour sensibiliser, l'éducation pour faciliter l'apprentissage et la communication pour encourager le changement d'attitude. La réussite des programmes de santé repose sur la capacité à mobiliser ces éléments pour influencer positivement les comportements et créer un environnement propice au bien-être collectif.

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Définition de l’IEC :

« l’ensemble des interventions qui utilisent de manière planifiée et


intégrée les démarches, techniques et ressources de l’Information, de
l’Education et de la Communication pour faciliter, au niveau d’un individu,
d’un groupe ou d’une communauté donnée, l’adoption, le changement ou
la consolidation des comportements favorables au bien-être individuel et
collectif ».

1. Information :

Cette composante comprend la production et la diffusion des


informations, des faits et des questions générales et techniques, en vue
de sensibiliser les responsables politiques, les administrateurs, les
enseignants et le large public au sujet des développements importants qui
sont apparues concernant la situation de la population et la politique
menée dans un pays.

2. Education :

La composante d’éducation concerne la facilitation de l’apprentissage en


vue d’aider les auditoires à prendre des décisions rationnelles et en
connaissances de causes et d’influencer leurs comportements à long
terme.

Cette composante peut être exécutée par le biais du secteur


d’enseignement de type formel ou par des voies autres, telles que les
réseaux d’organismes sociaux, les cours d’enseignement ou de formation
continue, les coopératives et les associations de travailleurs.

3. Communication :

Cette composante est un processus planifié destiné à encourager les


populations à adopter de nouvelles attitudes ou comportements ou à
utiliser des services existants.

Elle s’appuie sur une analyse des préoccupations des groupes de


population, des besoins qu’ils ressentent, des croyances et des pratiques
en cours.

Elle encourage le dialogue (également appelé communication à double


sens).

Concepts I.E.C :

Appliquée au domaine de la santé, l'IEC (information, éducation,


communication) est une intervention d'ensemble visant à provoquer chez
des individus ciblés des changements de comportement ou d'attitude ou à
les consolider, pour leur bien-être.

Pour l'UNICEF, l'IEC est « le processus d'apprentissage par lequel des


individus et des communautés adoptent volontairement et maintiennent
des comportements bénéfiques à leur santé. »

La réussite des programmes de santé dépendent du changement de


comportement des populations. Pour atteindre ces objectifs, l'élément
moteur est l'IEC, de ce fait il constitue l'une des composantes, sinon l'axe
principal, de certains programmes de santé publique.

EDUCATION

Communiquer pour convaincre et faire adopter les attitudes


indispensables au changement du comportement.

COMMUNICATION

Eduquer enfin, pour assurer l'apprentissage des gestes à faire et


permettre l'ancrage définitif du comportement recherché.

I-Quelques concepts

Qu’est-ce que l’éducation pour la santé ?

L’OMS définit l’éducation pour la santé comme l’ensemble des moyens


permettant d’aider les individus et les groupes à adopter des
comportements favorables à leur santé.

L’éducation sanitaire

Le ton est essentiellement informatif, normatif et injonctif : on diffuse des


messages sanitaires vers la population et on suppose que cela entraînera
un changement de comportement.

• la communication se fait à sens unique et on n’y associe pas de


démarche participative.

« État physique et mental relativement exempt de gênes et de


souffrances qui permet à l’individu de fonctionner aussi longtemps que
possible dans le milieu où le hasard ou le choix l’ont placé. »

L’OMS et l’Unicef recommandent de développer les compétences


psychosociales suivantes pour aider à l’adoption de comportements
favorables à la santé :

• savoir résoudre des problèmes, savoir prendre des décisions ;


• savoir communiquer avec les autres, être habile dans les relations
interpersonnelles ;

• avoir une pensée critique, avoir une pensée créative ;

• se connaître soi-même, éprouver de l’empathie ;

• savoir gérer le stress, savoir gérer ses émotions.

L’information-éducation-communication (IEC)

• l’information-éducation-communication (IEC) est un processus


s’adressant

• aux individus,

• aux communautés

• et aux sociétés,

• et visant à développer des stratégies de communication pour


promouvoir les comportements favorables à la santé.

Le matériel IEC (IEC matériels)

• le matériel IEC regroupe tous les outils et techniques de communication


et d’animation utilisés pour promouvoir et accompagner un changement
de comportement.

• la communication peut être verbale (orale ou écrite) ou non


(gestuelle…).

Plusieurs formes de communication sont possibles :

• la communication interpersonnelle : entretien individuel. on pourra


s’aider de techniques de communication (ex : counselling) et d’outils (ex :
classeur-imagier, jeu de cartes…) ;

• la communication de groupe. on pourra s’aider de techniques


d’animation (ex : focus group, jeux de rôle…) et d’outils (ex : conte, vidéo,
jeu, théâtre) ;

• la communication de masse : en utilisant les médias de masse


(télévision, radio, journaux, Internet, face book et prêches de vendredi aux
mosquées ) pour la diffusion des messages.

La communication pour un changement de comportement

• l'IEC vise à un changement de comportement par des actions


d’information, d’éducation et de communication menées à un niveau
individuel ou de groupe, ou même à l’échelle d’une société (en utilisant
des médias de masse). elle vise à faire adopter aux populations des
comportements favorables à leur santé, en les informant et en les incitant
à faire des choix individuels, mais elle ne s’attaque pas aux autres
facteurs limitant les changements de comportements.

• en effet, de nombreuses études ont montré que le processus de


changement de comportement ne résultait pas seulement de l’accès à
l’information et de la possibilité de faire des choix individuels.

• D’autres facteurs environnementaux jouent un rôle important, tels que


des facteurs

o géographiques,

o économiques,

o culturels, etc.

• IEC élargit son champ d’action : il vise également à agir sur


l’environnement et à créer un milieu favorable au changement de
comportements et au maintien de ces nouveaux comportements, entre
autres en sensibilisant les responsables politiques pour le développement
de politiques publiques saines et en œuvrant pour la réorganisation des
services de santé (promotion des services de prévention et de l’accès aux
soins).

• changements de comportements et elle trouve sa place dans une


démarche intégrée de promotion de la santé.

• plusieurs approches coexistent en éducation pour la santé, certaines


s’opposent sur certains points et d’autres se complètent. on pourra
retenir trois principales approches :

o l’approche injonctive ou persuasive, qui a pour objectif la modification


systématique des comportements des individus et des groupes ;

o les approches informatives et responsabilisante, qui recherchent la prise


de conscience par les individus de ce qui est bon pour eux ;

o l’approche participative, qui vise l’implication, la participation des


individus et des groupes pour un meilleur contrôle de leur santé.

II-monter un projet

DIAGNOSTIC

• Établir un diagnostic est nécessaire pour avoir un état des lieux de


l’existant :

o comportements pratiqués,
o niveau des connaissances,

o représentations sociales et croyances motivant les comportements,

o facteurs environnementaux influençant ces comportements, etc.

et pouvoir ensuite établir des objectifs de changements de


comportements réalistes en levant les obstacles identifiés lors de la phase
de diagnostic.

• Établir un diagnostic est nécessaire :

o à un niveau micro : au niveau individuel et du groupe,

..1. quels sont les savoirs, les représentations, les pratiques ?

..2. quelles sont les interactions qui régissent l’organisation du groupe,

..3. quels sont les moyens traditionnels de communication ?

..4. qui sont les personnes influentes ?

o à un niveau macro : au niveau de la société,

..1. quelles sont les lois, les institutions, les associations, les structures qui
influent sur le problème étudié ?

..2. Dans quel sens et avec quelle force influent-elles sur le problème

..3. représentent-elles des obstacles supplémentaires à contourner ou à


lever,

..4. constituent-elles des appuis potentiels,

..5. disposent-elles d’un pouvoir décisionnel ?

..6. Quel rôle l’environnement culturel et religieux joue-t-il dans le


problème étudié, et dans quelle mesure est-il à prendre en considération ?

Comment Recueillir l’information pour établir un diagnostic ?

• La recherche documentaire

• L’observation

o décrire avec attention et exactitude ;

o croiser les observations

• L’entretien individuel

o avec un bénéficiaire potentiel du projet,

o avec une personne influente,

o avec une personne relais


Comment établir des priorités ?

• critères :

o gravité ;

o fréquence et étendue du problème ;

o conséquences (psychosociales, socio-économiques).

Définir la population cible

• On a le plus souvent déjà une idée de la population cible quand on


démarre la phase de recueil d’informations, d’un échantillon de cette
population cible.

LA PROGRAMMATION

Se fixer des objectifs et des résultats attendus

• Objectif général du projet : Décrire ce à quoi le projet vise à contribuer


(ex. : baisse de la prévalence nationale du VIH, diminution de la mortalité
infantile…), en précisant où, en combien de temps, et quelle(s)
population(s) est (sont) concernée(s).

• Objectif spécifique du projet : Décrire ce que le projet vise à atteindre


(ex : diminution de la mortalité infantile par diarrhée, amélioration de
l’accès aux soins…)

• Objectifs éducatifs du volet éducation pour la santé : Ils peuvent être de


différents ordres, en fonction de l’ampleur de l’action d’éducation pour la
santé mise en œuvre.

• Objectif de changement de comportement : par exemple, augmenter


l’utilisation du préservatif chez les travailleurs du sexe ; réhydrater les
enfants en cas de diarrhée. Préciser où, en combien de temps, et pour
qui : par exemple, faire que les mères réhydratent leur enfant en cas de
diarrhée dans tel district et d’ici un an.

• Objectifs éducatifs du volet éducation pour la santé : Ils peuvent être de


différents ordres, en fonction de l’ampleur de l’action d’éducation pour la
santé mise en œuvre.

• Objectif d’acquisition de connaissances par la population : par exemple,


connaître les modes de transmission du paludisme ;

• Objectifs éducatifs du volet éducation pour la santé : Ils peuvent être de


différents ordres, en fonction de l’ampleur de l’action d’éducation pour la
santé mise en œuvre.
• Objectif d’acquisition de techniques par la population : par exemple, être
capable d’imprégner et d’utiliser correctement une moustiquaire.

Résultats attendus :

• Ils relèvent des trois champs des savoirs, des savoir-faire et des savoir-
être.

• Un savoir développé et acquis : Exemples : la population concernée


connaît les signes qui doivent évoquer une IST et l’alerter, les différents
moyens de contraception, elle sait quels sont les modes de transmission
du paludisme et de la bilharziose, à quoi servent les vaccins, elle connaît
les principes nutritionnels de base.

• Un savoir-faire développé et acquis : Exemples : la population concernée


utilise correctement un préservatif, prépare correctement une solution de
réhydratation orale, réalise correctement des gestes de premier secours.

• Un savoir-être développé et acquis : Exemple : la population concernée


sait refuser un rapport non protégé, est capable d’empathie.

• Une pratique développée et acquise : Exemple : la population concernée


fait vacciner ses enfants, adopte la réponse appropriée si un enfant
présente une déshydratation, se protège en cas de rapport sexuel à
risque.

Définir des indicateurs pour les objectifs et les résultats

• Un indicateur est une mesure quantitative ou qualitative, vérifiable, qui


décrit l’état ou le changement d’état par comparaison dans le temps, et
qui permet d’apprécier des écarts par rapport à une valeur de référence,
une cible à atteindre.

• L’indicateur lui-même n’est pas chiffré mais est complété par la


définition d’une cible à atteindre.

IEC à créer des conditions environnementales favorables au changement


de comportement (action sur les politiques publiques, sur l’organisation
du système de santé, plaidoyer).

• L’éducation par des professionnels de santé (médicaux ou


paramédicaux)
o Il est préférable qu’une action d’éducation par des professionnels de
santé s’inscrive dans une démarche informative et responsabilisante
plutôt que dans une démarche injonctive.

o Il est tout à fait possible d’y associer une démarche participative de par
le type d’outils et de techniques d’animation utilisés : outils et techniques
interactifs, favorisant la participation de chacun.

• L’éducation par les relais communautaires (Entretiens individuels et de


groupe avec utilisation de techniques d’animation et d’outils variés)

o Qui sont les relais communautaires ?

o un agent de santé communautaire, qui joue un rôle d’intermédiaire


entre la communauté dont il est issu et les institutions de santé.

• L’éducation par les pairs (Entretiens individuels et de groupe)

o Qu’est-ce qu’un pair ?

o Le pair est une personne partageant avec une autre de nombreuses


caractéristiques communes : âge, sexe, intérêts, langue, emploi du temps,
aspirations, parfois état de santé (par exemple personne vivant avec le
VIH ou personne diabétique).

• Les médias: La communication de masse

• L’éducation en milieu scolaire

o L’éducation en milieu scolaire peut s’inscrire dans des démarches


informative, responsabilisante et participative.

Tester les outils

• Dans les projets d’éducation pour la santé, on est amené à concevoir


plusieurs outils :

o outils servant au diagnostic : outils de recueil de données, tels que les


questionnaires d’enquête ;

o outils d’éducation pour la santé, construits autour de messages, parfois


autour d’images également.

• Il est très important de tester les outils.

o permet de vérifier :

..1. son bon fonctionnement

..2. la bonne compréhension des questions


..3. qu’on n’a pas oublié de questions importantes

LA MISE EN OEUVRE

A justement du programme

• se donner du temps (le prévoir et le formaliser) pour réfléchir aux


besoins d’ajustement ;

• évaluer les besoins d’ajustement par l’observation des séances


d’éducation pour la santé (demander à un membre de l’équipe de jouer le
rôle d’observateur neutre).

L’EVALUATION

L’évaluation Des processus

• L’évaluation de processus (ou évaluation formative) s’intéresse à la


comparaison entre le déroulement opérationnel des activités, l’utilisation
des ressources, les participations partenariales et communautaires prévus
du programme et leur déroulement réel.

L’évaluation des résultats

• On évalue l’atteinte des objectifs que l’on s’est fixés au départ.

III. LES TECHNIQUES D’ANIMATION & LES OUTILS (I.E.C)

Pour développer un savoir

• Utile pour :

o donner des informations et des conseils (approche informative) ;

o donner des directives et des instructions (approche injonctive) ;

o annoncer des manifestations et des événements.

L’affiche

Le dépliant

• Utile pour :

o Communiquer des informations simples, des messages clés, des


adresses utiles.

• Pour qui ? Où ?

o le dépliant est destiné à être consulté de façon individuelle. Il peut


contenir des informations s’adressant à la population générale ou à une
population plus ciblée.
o Il faudra choisir le lieu de distribution en fonction de la population
destinataire (lycées, centres sportifs pour les adolescents par exemple,
marchés, gares, centres de santé pour la population générale).

La brochure

• Utile pour :

o Apporter des informations supplémentaires à un public sensibilisé,


concerné, intéressé.

o La brochure vient souvent compléter une affiche ou un dépliant et


permet aux personnes sensibilisées, concernées, intéressées
d’approfondir leurs connaissances.

• Pour qui ?

o elle s’adresse à la population générale ou à des groupes spécifiques ;

o elle est destinée à être consultée de façon individuelle.

o Pour développer

un savoir

Le magazine

• Utile pour :

o Apporter des informations sur plusieurs thèmes de santé, de manière


ludique et attrayante, en les associant à des informations portant sur
l’actualité, les loisirs (le sport, la mode, la musique, etc.).

• Pour qui ? Où ? :

o pour un public ciblé, dont les centres d’intérêt sont connus. On rendra le
magazine plus attrayant en associant des sujets porteurs aux messages
de santé ;

o le magazine est à diffuser dans les lieux fréquentés par la population


ciblée. Une diffusion gratuite permet d’atteindre plus de monde, mais elle
est à discuter en fonction de la perception de la gratuité par la population
cible : en effet, un magazine gratuit est parfois considéré comme n’étant
pas sérieux et ne transmettant pas des informations fiables.

Le message radio

• Utile pour :

o atteindre rapidement un grand nombre de personnes ; renforcer la


crédibilité du message (les médias sont généralement considérés comme
des sources fiables d’information) ;
o véhiculer des messages de rappel et de renforcement.

• Pour qui ?

o La population générale ou des groupes spécifiques (en fonction de


l’horaire, de la chaîne radio, de l’émission…).

L’exposé

• Utile pour :

o Transmettre un savoir.

• Pour qui ? Où ?

o pour un petit groupe : cela permet de compléter l’exposé par des


discussions, des démonstrations, des jeux de rôle, etc. Si les participants
sont trop nombreux, il est difficile d’encourager la participation et la
discussion : l’exposé peut alors ressembler à un cours magistral et à une
série de conseils et de recommandations sans lien avec la pratique et la
vie quotidienne

• le choix du lieu (en plein air, à l’intérieur) est fonction des ressources
(en électricité par exemple), des opportunités (prêt d’une salle de classe,
d’un local associatif) et du thème (il pourra être plus difficile de parler de
sexualité dans une mosquée par exemple).

La projection (diaporama)

• Utile pour :

o introduire un débat et une discussion ;

o accompagner un exposé. Elle est alors utile pour illustrer celui-ci et en


faciliter la compréhension. On peut projeter un diaporama Powerpoint, des
diapositives, des transparents, un film…en fonction du matériel dont on
dispose

La vidéo

• Utile pour :

o transmettre des informations : informer sur un événement, sur un


service accessible à la population (centre de dépistage par exemple) ;

o transmettre et rappeler des messages de prévention.

Le classeur imagier

• Utile pour :

o Expliquer à l’aide d’images.


• Pour qui ?

o Le classeur-imagier est destiné à être utilisé en entretien individuel ou


de groupe.

L’exposition

• Utiles pour :

o Communiquer plusieurs idées et informations autour d’un thème.

• Pour qui ? Où ?

o pour un groupe de grande taille ;

o les organiser de préférence dans un lieu avec beaucoup de passage,


pour permettre un accès au plus grand nombre.

Le bloc note géant

• Utile pour :

o donner des informations ou des conseils : un thème par bloc-notes et


une idée par affiche ;

o prendre des notes.

• Pour qui ? Où ?

o Pour un petit groupe. Le bloc-notes doit être visible par la totalité du


public.

Le tableau de feutre

• Utile pour :

o Illustrer un exposé et favoriser la participation

• Pour qui ? Où ?

o Pour un petit groupe : de la taille d’une affiche, le tableau de feutre doit


être visible par l’ensemble du public

Le proverbe

• Utile pour :

o Souligner un message de prévention que l’on transmet et en faciliter la


compréhension.

• Pour qui ? Où ?
o Il peut être utilisé en entretien individuel ou de groupe, lors d’un exposé
par exemple, ou bien repris sur un dépliant.

o Pour développer

un savoir

La comparaison

• Utile pour :

o Favoriser la compréhension d’un message en le comparant avec une


notion communément admise et assimilée. Les comparaisons animales et
végétales sont particulièrement adaptées

Pour développer un savoir et un savoir être

Le brainstorming Ou remue-méninges

• Utile pour :

o partager collectivement ses idées ;

o résoudre un problème, faire émerger de nouvelles idées.

• Pour qui ? Où ?

o Le brainstorming se fait en petits groupes.

Le brainwriting

• Utile pour :

o partager collectivement ses idées ;

o résoudre un problème, faire émerger de nouvelles idées.

• Pour qui ? Où ?

o Le brainwriting se fait en petit groupe.

o Déroulement :

o Le brainwriting est une variante écrite du brainstorming. Le principe est


le même sauf qu’au lieu d’exposer leurs idées à voix haute, les
participants les écrivent sur des feuilles de papier ou sur des Post-it.

o De même que pour le brainstorming, ils sont encouragés à écrire toutes


les idées qui leur viennent à l’esprit, sans censure, et à les développer.

Le conte

• Utile pour :
o transmettre des informations ; inciter les gens à réfléchir sur leurs
croyances, attitudes et pratiques ;

o aider les gens à anticiper des situations et à élaborer des stratégies de


décision.

• Pour qui ? Où ?

o Le conte est particulièrement adapté pour un public composé d’enfants,


ou de familles.

o Une histoire peut se raconter à un individu isolé, à un petit groupe, à


une classe, ou bien même à un large public via la radio et la télévision.

La fable

• Utile pour :

o Apprendre aux enfants quels sont les comportements favorables à leur


santé et les comportements sociaux plébiscités par la communauté dans
laquelle ils vivent.

• Pour qui ? Où ?

o auprès d’un groupe d’enfants, de familles, d’adultes, pour illustrer un


message ou un exposé ;

o dans un endroit calme, à l’intérieur ou à l’extérieur, sans distractions.

L’histoire à plusieurs

• Utile pour :

o permettre à chacun de s’exprimer ;

o faire le point sur les connaissances de chacun ;

o favoriser la transmission d’informations au sein d’un groupe ;

o Rechercher des solutions à plusieurs

• Avantage :

o La méthode est ludique, interactive, participative.

• Déroulement :

o Une personne commence à raconter une histoire, en plaçant le décor et


en mettant les personnages en difficulté.

o Elle passe ensuite la parole à un autre participant, qui doit résoudre les
problèmes des personnages puis créer un nouveau personnage, qu’elle
met à son tour en difficulté, et ainsi de suite.
Le jeu de cartes

• Utile pour :

o Apprendre en s’amusant.

• Pour qui ?

o une ou quelques personnes (utilisé en entretien individuel ou de groupe)


;

o il est particulièrement adapté pour les enfants, mais il convient à tout


âge, et en particulier pour les personnes non lettrées

Le jeu de l’oie

• Utile pour :

o Apprendre en s’amusant.

• Pour qui ?

o pour un groupe de quelques personnes (maximum 6) ;

o Il est particulièrement adapté pour les enfants, mais il convient à tous


les âges, et en particulier pour les personnes non lettrées.

Le jeu de dominos

• Utile pour :

o Apprendre en s’amusant.

• Pour qui ?

o pour un groupe de quelques personnes (maximum 6) ;

o Il est particulièrement adapté pour les enfants, mais il convient à tous


les âges, et en particulier pour les personnes non lettrées.

Le photolangage

• Utile pour :

o apprendre à choisir et à expliquer ses choix ;

o faciliter l’expression en groupe.

• Pour qui ? Où ?

o il est destiné à être utilisé en groupe ;

o initialement conçu pour être utilisé avec des groupes d’adolescents


comme une aide à l’expression personnelle, photolangage peut être utilisé
avec n’importe quel groupe ;
o le lieu doit permettre de disposer les photos (sur une table par
exemple), et être suffisamment calme et à l’abri de distractions.

Le counseling

• Utile pour :

o conseiller un individu sur un thème de santé, en partant du principe que


l’individu lui-même est capable et en droit de participer à la résolution des
problèmes qui le concernent ;

o offrir un accompagnement personnalisé et adapté aux connaissances,


attitudes et pratiques de chacun.

• Pour qui ? Où ?

o Le counseling est une technique utilisée en entretien individuel, de


préférence dans un lieu calme, sans distractions, où la confidentialité peut
être préservée.

o Des posters, brochures, dépliants et autres outils sont conseillés pour


servir de supports de communication ou aider à illustrer la discussion.

La représentation théâtrale

• Utile pour :

o réfléchir à son comportement, ses réactions, ses émotions, ses


croyances, et comprendre d’autres points de vue ;

o réfléchir aux conflits et aux émotions mis en scène et voir dans quelle
mesure ils peuvent être des obstacles ou des facteurs favorisant les
comportements favorables à la santé.

• Pour qui ? Où ?

o pour un groupe important : on cherche à atteindre l’ensemble de la


communauté.

o dans un lieu extérieur ou intérieur, calme, permettant d’accueillir un


grand groupe avec une bonne visibilité sur la scène.

Les marionnettes

• Utiles pour :

o Faire réfléchir les gens à ce qui est bon ou mauvais pour la santé en leur
présentant des scénettes reprenant des situations réelles qui les renvoient
à des expériences personnelles.

• Pour qui ? Où ?

o pour un groupe de taille moyenne (une vingtaine de personnes) ;


o pour les enfants et les familles.

o dans un lieu calme, à l’extérieur ou à l’intérieur.

Pour développer un savoir et un savoir-faire

La démonstration

• Utile pour :

o Acquérir un savoir-faire, en voyant faire et en s’entraînant.

• Pour qui ? Où ?

o Entretien individuel ou en petit groupe.

o S’il y a trop de monde, les gens ne verront pas aussi bien, ne pourront
pas tous s’entraîner ni poser toutes les questions qu’ils souhaitent

Les Maquettes et autres teaching aids

• Utiles pour :

o illustrer un message, visualiser un mécanisme ;

o permettre aux participants de s’exercer.

• Pour qui ? Où ?

o À utiliser en entretien individuel ou en groupe, ou encore à présenter


lors d’une exposition.

L’étude de cas

o Ce sont des histoires fondées sur des faits réels.

• Utiles pour :

o proposer et évaluer des solutions ;

o apprendre à résoudre des problèmes.

• Pour qui ? Où ?

o À réaliser en petit groupe, afin de partager, d’argumenter et de


confronter les différentes solutions proposées.

Pour développer un savoir-faire et un savoir-être

Le jeu de rôle

o Le jeu de rôle est un moyen ludique d’apprendre en se rapprochant de


situations réelles.

• Utile pour :
o développer un savoir-faire (gestes pratiques) ;

o développer des capacités à communiquer, à interagir avec les autres, à


explorer différentes solutions et à adapter les réponses selon les
situations ;

o développer l’empathie, l’esprit critique.

• Pour qui ? Où ?

o En petit groupe, avec un ou deux animateurs.

Pour développer un savoir un savoir-faire et un savoir-être

La mallette pédagogique

• Utile pour :

o Mettre en œuvre une action d’éducation pour la santé englobant les


trois champs des savoirs, savoir-être et savoir-faire.

• Pour qui ? Où ?

o À utiliser à l’école, dans le cadre d’un projet d’éducation pour la santé


en milieu scolaire.

Les activités proposées sont adaptées pour un groupe de taille scolaire.

A Retenir

Rôle d’information :

L’infirmier a aussi un rôle d’information auprès du patient que nous


pouvons définir, comme étant « l’action d’une ou plusieurs personnes qui
font savoir quelque chose, qui renseignent sur quelqu’un, sur quelque
chose » . Les informations à l’hôpital sont nombreuses, elles passent par
les affiches placardées sur les murs, les paroles de la secrétaire, celles des
infirmiers, du médecin, jusqu’aux dires des voisins de chambre. Le patient
y est en permanence confronté. L’information permet de créer des liens
entre le soigné et le soignant, ainsi un climat de confiance s’installe.

Rôle d’éducation :

L’éducation est une des dimensions des soins infirmiers : « interventions


qui consistent à offrir à une personne ou à un groupe, une information,
des conseils ou une assistance, pour l’aider à comprendre les mesure
propres à améliorer sa santé et à modifier ses comportements »11. Par
exemple il y a les conseils d’hygiène alimentaire donnés lorsque la
personne présente une surcharge pondérale présentant un risque pour sa
santé. L’éducation dépend de la qualité de l’information donnée par
l’infirmier à la personne soignée. Les autres dimensions des soins
infirmiers sont :

- La dimension préventive : « soins dont l’ensemble des mesures visent à


éviter le nombre ou la gravité des maladies, accidents, handicaps. Il existe
une prévention primaire, secondaire ou tertiaire » (par exemple la
vaccination).

- La dimension de maintenance : « soins liés aux fonctions vitales de la


vie. Ils assurent une réponse à un besoin concernant la vie de l’homme »
(par exemple, la toilette ou l’aide au repas).

- La dimension curative : « interventions qui visent à lutter contre la


maladie, ses causes, ses conséquences et à supprimer ou à limiter ses
manifestations ». (Par exemple, les pansements ou la chimiothérapie).

- La dimension palliative : « soins qui privilégient le soulagement de la


souffrance et de la douleur, le confort physique et moral de la personne
soignée » (par exemple la relation d’aide ou les soins de bien-être).

Différents types de communication :

Il existe deux types de communication :

La communication verbale qui comprend la parole et l’écriture, et la


communication non verbale qui comprend les gestes, les mimiques (joie,
colère, peine, souffrance, douleur, irritabilité, énervement), les attitudes,
l’expression du visage, le touché.

La communication non verbale est très importante, elle renvoie à


l’interlocuteur les dispositions d’écoute que l’on possède. Par exemple, si
un patient nous explique ses difficultés à supporter la solitude et que
pendant son discours on a un regard évasif, puis on lui répond en lui
parlant des informations à la télévision, il comprendra par notre attitude
que sa demande n’a pas été entendue.

Le toucher induit la main, qui est source de communication, elle


représente le symbole de la relation, que l’on retrouve dans le geste de
salutation ou pour inviter une personne à se déplacer. Dans la
communication on a un émetteur et un récepteur, les outils de
communication comme les technologies sont au service de celle-ci. Dans
un message oral, les mots comptent pour 7% de la communication,
l’intonation 38 % et la gestuelle 55 %. Le verbal informe, le gestuel établit
le contact et parfois se substitue à la parole.

Apports de la communication :

Pour le patient, la communication peut apporter une diminution de son


anxiété, de sa douleur physique et psychique par une extériorisation de
ses pensées. Cela peut permettre aussi une amélioration de son état de
santé grâce à la compréhension par le soignant de ses besoins concernant
sa maladie ou son hospitalisation. Permet une ouverture sur le monde
extérieur et permet au patient de participer à sa propre prise en soins.

Pour l’infirmier, la communication peut lui permettre d’acquérir des


connaissances sur la personne soigné pour améliorer la prise en soins,
mais aussi lui apporter des valeurs qui peuvent lui être utiles au niveau
professionnel et personnel. Dans la communication nous retrouvons la
dimension éducative du soin, le patient dispose t-il de toutes les
informations nécessaires pour effectuer ses propre choix ? Là intervient
cette communication entre le soignant et le soigné, avec la transmission
des informations le concernant, et concernant par exemple les
alternatives dont il dispose pour sa santé.

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