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Cours D'informatique - BCPST - Student

Base en informatique

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Ministère de l’Enseignement Supérieur République de Côte d’Ivoire

et de la Recherche Scientifique Union – Discipline – Travail

Institut National Polytechnique


Félix Houphouët-Boigny

Support de cours
INFORMATIQUE
BCPST 1

Enseignant
M Diabate

Auteur
Dr Kouamé Abel ASSIELOU
PLAN DE L’EXPOSE

Chapitre 1 : ARCHITECTURE DES ORDINATEURS

 GÉNÉRALITÉS SUR L’ORDINATEUR

 SYSTÈME D’EXPLOITATION

 SYSTÈME DE NUMÉRATION
Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Chapitre 1 :
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS
Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Définitions
 D’un point de vue générale, un ordinateur est un appareil électronique permettant le
traitement automatique des données. C’est un dispositif capable de traiter l'information par
l'exécution des opérations logiques et arithmétiques à partir des programmes fonctionnant
par lecture séquentielle d'un ensemble d'instructions

Von Neumann a énoncé les cinq critères essentiels qui définissent un ordinateur :
o Un ordinateur doit posséder un médium d’entrée par lequel des quantités virtuellement
illimitées d’instructions et de données peuvent être introduites.

o Un ordinateur doit posséder une unité d’emmagasinage de laquelle on peut obtenir les
instructions et les opérandes et dans laquelle on peut stocker des résultats, lorsque désiré.

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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Définitions
o Un ordinateur doit posséder une unité de calcul capable d’effectuer des opérations
logiques ou arithmétiques sur n’importe quel opérande pris dans la mémoire.

o Un ordinateur doit posséder un médium de sortie, par lequel des quantités virtuellement
illimitées de données peuvent être transmises à l'extérieur de l'ordinateur.

o Un ordinateur doit posséder une unité de contrôle, capable d'interpréter les instructions
obtenues de la mémoire et capable de choisir parmi plusieurs actions en fonction de
résultats calculés.

 Actuellement, l'ordinateur permet d'exécuter plusieurs tâches : saisir, traiter et organiser


les informations, communiquer, jouer, etc. Un ordinateur est constitué de deux parties : la
partie matérielle ou hardware et la partie logicielle ou software.
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

L'ENIAC Electronic Numerical Integrator And Computer 1945

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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Modèle d’architecture de Von Neumann


La structure résultant de ces cinq critères est
appelée « structure de Von Neumann » :
 l’Unité Arithmétique et Logique (UAL ou
ALU en anglais) ou unité de traitement a pour
rôle d’effectuer les opérations de base
 l’unité de contrôle ou de commande (control
unit) est chargée du « séquençage » des
opérations
 la mémoire contient à la fois les données et
le programme qui indiquera à l’unité de
contrôle quels sont les calculs à faire sur ces
données
 les dispositifs d’entrée-sortie, qui permettent
Figure 1 :Schématisation de communiquer avec le monde extérieur.
de l'architecture de
Von Neumann
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Le microprocesseur (ou unité centrale de traitement, UCT, en anglais Central Processing
Unit, CPU) est un composant essentiel qui exécute les instructions machine des
programmes informatiques.
Il est schématiquement constitué de 3 parties :
o l’Unité Arithmétique et Logique (ALU) est chargée de l’exécution
de tous les calculs que peut réaliser le microprocesseur :
o les registres permettent de mémoriser de l’information (donnée ou
instruction) au sein même du CPU, en très petite quantité ;
o l’unité de contrôle permet d’exécuter les instructions (les
programmes) elle joue le rôle de « chef d’orchestre » : récupération
igure 2 :Processeur Intel
CPU Core i7 6700K
des instructions et des données pour les envoyer à l’ALU.

La puissance d’un processeur est calculée en FLOPS (Floating Point Operation


Per Second / opération en virgule flottante par seconde). Page : 8/172
Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Mémoire morte (ROM, Read-Only Memory): est un type de mémoire permettant de
conserver les informations qui y sont contenues même lorsque la mémoire n’est plus
alimentée électriquement. Il s’agit de mémoire non volatile, donc non reprogrammable.
Cette mémoire ne peut être accédée qu’en lecture

Figure 3 : Exemple de mémoires mortes - ROM (Read-Only Memory)


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Mémoire vive (RAM, Random Access Memory): est la mémoire principale du système.
Elle est une mémoire volatile, utilisée par l’ordinateur pour le traitement des données,
lorsqu’il y a nécessité de garder momentanément en mémoire un résultat dont il aura à se
resservir plus tard. Elle est d’accès rapide, mais peu volumineuse.

Figure 4 : Exemple de mémoires vive- RAM (Random Access Memory)


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Mémoire-cache: permet au processeur de se « rappeler » les opérations déjà effectuées
auparavant. En effet, elle stocke les opérations effectuées par le processeur, pour qu’il ne
perde pas de temps à recalculer des choses qu’il a déjà faites précédemment. Sur les
ordinateurs récents ce type de mémoire est directement intégré dans le processeur

Mémoire Lent Mémoire Rapid


RAM Cache e CPU

Figure 5 : Différents niveaux de mémoire d'un microprocesseur


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Mémoires de masse : Ce sont des mémoires de grande capacité, destinées à conserver
de façon durable de grosses données (bases de données, gros programmes, informations
diverses). De par leur vocation, ce sont nécessairement des mémoires non volatiles (on ne
veut pas perdre les données lorsqu’on éteint l’ordinateur). Par le passé, il s’agissait de
bandes perforées, puis de cassettes, de disquettes etc.

Figure 6 : Exemples de mémoires de masse


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Mémoires flash: (clé USB par exemple). Techniquement parlant, il s’agit de mémoire
morte (EEPROM : Electrically Erasable Programmable Read-Only Memory), mais qui peut
être flashée beaucoup plus facilement que les EPROM, par un processus purement
électrique

Figure 7 : Disque mémoire Flash USB


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Entrées/Sorties (E/S) : Il s'agit de toutes les interfaces permettant d'interagir avec
l'ordinateur
o Les périphériques d’entrée permettent à un utilisateur d’entrer à l’ordinateur des
données, sous des formats divers : clavier, souris, scanner, webcam, manettes de jeu.
o Les périphériques de sortie permettent de restituer des informations à l’utilisateur :
écran, imprimante, haut-parleurs.

Certains périphériques peuvent parfois jouer à la fois le rôle d’entrée et de sortie, comme les
écrans tactiles.

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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Les Bus : Pour que les données circulent entre les différentes parties d’un ordinateur
(mémoire, CPU et les entrées/sorties), il existe des systèmes de communication appelés
bus. Un bus est un canal permettant de transférer des données entre deux éléments.
Les bus se répartissent en 2 types :
o Les bus parallèles constitués de plusieurs fils conducteurs, et permettant de transmettre
un ou plusieurs octets en une fois.
o Les bus séries, constitués d’un seul conducteur : l’information est transmise bit par bit.
Un ordinateur utilise des bus à 3 usage essentiellement :
o Le bus d’adresse permet de faire circuler des adresses par exemple l’adresse d’une
donnée à aller chercher en mémoire ;
o Le bus de données permet de faire circuler des données ;
o Le bus de contrôle permet de spécifier le type d’action. Exemples : écriture d’une donnée
en mémoire, lecture d’une donnée en mémoire
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 Les Bus : Pour que les données circulent entre les différentes parties d’un ordinateur
(mémoire, CPU et les entrées/sorties), il existe des systèmes de communication appelés
bus. Un bus est un canal permettant de transférer des données entre deux éléments.
Bus de
données

Processeu Mémoire E / S
r

Bus d’adresse
Bus de contrôle
Figure 8 : Les bus systèmes
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Principaux composants
 L’élément constitutif principal de l’ordinateur est la carte-mère, c’est sur cette carte que
sont connectés ou soudés l’ensemble des éléments essentiels de l’ordinateur

Figure 9 : Carte mère

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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Autres connexions
 Connecteurs RJ45 pour la connexion à certains réseaux informatiques
 Connecteurs VGA (analogiques) et / ou DVI (numériques) pour la connexion d’un écran
 Connecteurs audio
 Connecteurs audio/video HDMI
 Connecteurs ATA pour disques durs et e-SATA pour les périphériques de stockage externe

Figure 9 : Carte mère


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Autres connexions
 Connecteurs RJ45 pour la connexion à certains réseaux informatiques
 Connecteurs VGA (analogiques) et / ou DVI (numériques) pour la connexion d’un écran
 Connecteurs audio
 Connecteurs audio/video HDMI
 Connecteurs ATA pour disques durs et e-SATA pour les périphériques de stockage externe

Figure 9 : Carte mère


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système d’exploitation
Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Logiciels
 Un ordinateur ne peut pas fonctionner seul; Il doit être doté d'un système d'exploitation,
Operating System OS. (Ex : windows, unix, mac os, linux, android...).
C’est le programme de base d'un ordinateur. Ce programme permet notamment :
 la gestion de la mémoire,
 la gestion des périphériques,
 l'exécution des programmes,
 la gestion des fichiers.
 Les programmes (ou logiciels) d'application s'exécutent généralement en s'appuyant sur le
système d'exploitation. Ces programmes peuvent être très divers :
 logiciels de bureautique (traitements de textes, tableurs, présentation graphique...),
 logiciels de calcul,
 systèmes de gestion de bases de données,
 environnements de programmation,
 logiciels de jeux, ... Page : 21/172
Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système d’Exploitation: Rôle et composition


 Gestion du processeur : le SE est chargé de gérer l'allocation du processeur entre les différents
programmes grâce à un algorithme d'ordonnancement
 Gestion de la mémoire vive : le SE est chargé de gérer l'espace mémoire alloué à chaque
application et, le cas échéant, à chaque usager. En cas d'insuffisance de mémoire physique, le SE
peut créer une zone mémoire sur le disque dur, appelée «mémoire virtuelle» permettant de faire
fonctionner des applications nécessitant plus de mémoire qu'il n'y a de mémoire vive disponible sur
le système.
 Gestion des entrées/sorties : le SE permet d'unifier et de contrôler l'accès des programmes aux
ressources matérielles par l'intermédiaire des pilotes (appelés également gestionnaires de
périphériques ou gestionnaires d'entrée/sortie).
 Gestion de l'exécution des applications : le système d'exploitation est chargé de la bonne
exécution des applications en leur affectant les ressources nécessaires à leur bon fonctionnement.
Il permet à ce titre de «tuer» une application ne répondant plus correctement Page : 22/172
Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système d’Exploitation: Rôle et composition


 Gestion des droits : le SE est chargé de la sécurité liée à l'exécution des programmes en
garantissant que les ressources ne sont utilisées que par les programmes et utilisateurs possédant
les droits adéquats.
 Gestion des fichiers : le système d'exploitation gère la lecture et l'écriture dans le système de
fichiers et les droits d'accès aux fichiers par les utilisateurs et les applications.
 Gestion des informations : le SE fournit un certain nombre d'indicateurs permettant de
diagnostiquer le bon fonctionnement de la machine.

Composition: Un système d'exploitation est typiquement composé :


 d'un noyau (kernel) ;
 d’un système de gestion de fichiers (File Management System)
 d’une interface utilisateur (un ensemble d'outils système (utilitaires – shell, graphique)
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système d’Exploitation: Rôle et composition

Figure 10 : Fonctionnement
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système d’Exploitation: Noyau


Le Noyau ou Kernel : assure les fonctionnalités suivantes :
 Gestion des périphériques (au moyen de pilotes). Il est responsable de l’activation des
composants électroniques et de l'interaction avec les programmes qui les gèrent.

 gestion des files d'exécution (aussi nommée processus) :


o attribution de la mémoire à chaque processus ;
o ordonnancement des processus (répartition du temps d'exécution sur le ou les
processeurs).
o synchronisation et communication entre processus (services de synchronisation,
d'échange de messages, mise en commun de segments de mémoire, etc.)
 gestion des fichiers (au moyen de systèmes de fichiers) ;

 gestion des protocoles réseau (TCP/IP, IPX, etc.).


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système d’Exploitation: Noyau

Figure 10 : Fonctionnement
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Terminologie
 Un programme est une suite statique d'instructions.
 Un processeur est l'agent qui exécute les instructions d'un programme.
 Un processus est un programme en cours d'exécution. Un programme peut avoir plusieurs
exécutions simultanées. Pour faire tourner un processus il faut donc, non seulement chercher le
code et les données mais il faut aussi lui réserver un espace mémoire, gérer les accès aux
ressources, la sécurité etc. C'est un des rôles de l'OS.
 Un système d'exploitation est dit multi-tâches quand il permet l'exécution simultanée de plusieurs
programmes. Tous les systèmes d'exploitation actuels sont multi-tâches
 Un système d'exploitation est dit multi-utilisateurs quand il est conçu pour être utilisé
simultanément par plusieurs usagers, souvent à travers un réseau informatique (notion de
serveurs).
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Terminologie
 Il est dit multi-processeurs quand il est conçu pour exploiter un ordinateur équipé de plusieurs
processeurs. Dans de tels systèmes d'exploitation, plusieurs programmes sont exécutés
simultanément par les différents processeurs
 Il est dit temps réel quand il garantit que les opérations seront effectuées en respectant des
délais stricts, et ce quelles que soient les conditions d'utilisation (charge du système). De tels
systèmes d'exploitation sont utilisés dans l'industrie, l'aéronautique ou l'électronique pour créer
des systèmes temps réel (souvent embarqué).

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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Systèmes de fichiers
 Un système de fichiers (file system) définit l'organisation d'un disque (ou partition d'un disque).
 C'est une structure de données permettant de stocker les informations et de les organiser dans des
fichiers sur des mémoires de masse (dis. dur, disquette, CD-ROM, clé USB, disques SSD, etc.).
 Un système de fichiers offre à l'utilisateur une vue abstraite sur ses données (fichiers) et permet
de les localiser à partir d'un chemin d'accès.
 Le fichier est la plus petite entité logique de stockage sur un disque.
 Le formatage (action de formater) prépare un support de données de stockage en y inscrivant un
système de fichiers, de façon à ce qu'il soit reconnu par le système d'exploitation de l'ordinateur.
 Une partition est une partie d'un disque dur destinée à accueillir un système de fichiers
 Il existe de nombreux systèmes de fichiers différents : FAT32, NTFS, HFS, ext2, ext3, UFS, etc.
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Systèmes de fichiers : notion de fichier


 Un fichier est une suite d'octets portant un nom et conservé dans une mémoire.
 Le contenu du fichier peut représenter n'importe quelle donnée binaire : un programme, une image,
un texte, etc.
 Les fichiers sont classés dans des groupes appelés répertoires, chaque répertoire peut contenir
d'autres répertoires, formant ainsi une organisation arborescente appelée système de fichiers.
 Les fichiers sont la plupart du temps conservés (stockés) sur des mémoires de masse
 Dans un système d'exploitation multi-utilisateurs, les programmes qui manipulent le système de
fichier effectuent des contrôles d'accès (notion de droits).

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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Systèmes de fichiers : Arborescence


 Pour l'utilisateur, un système de fichiers est vu comme une arborescence : les fichiers sont
regroupés dans des répertoires (concept utilisé par la plupart des systèmes d’exploitation).

 Ces répertoires contiennent soit des fichiers, soit d'autres répertoires. Il y a donc un répertoire
racine et des sous-répertoires

 Une telle organisation génère une hiérarchie de répertoires et de fichiers organisés en arbre.

 Sous Unix/Linux, les utilisateurs voient une arborescence de fichiers unique (/). Cet arbre est en
fait l'unification de plusieurs systèmes de fichiers

 Dans un système Windows, les périphériques de stockage de données et les partitions sont
affichés comme des lecteurs indépendants (C:, D:, ...) en haut de leur propre arborescence (\).

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Système de numération

Système d’exploitation : Windows de Microsoft


Windows de Microsoft s’utilise sous 2 formes :
 interface graphique

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Système de numération

Système d’exploitation : Windows de Microsoft


Windows de Microsoft s’utilise sous 2 formes :
 Mode ligne de commande

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Système de numération

Système d’exploitation : Windows de Microsoft


Quelques commandes sur les fichiers
Travaux Pratiques
CMD Ouvre la fenêtre de commande DOS. (ex : cmd) DEL Effacer un fichier (ex : del c:\[Link] )

EXIT Ferme la fenêtre MS-DOS. (ex : exit REN Renommer des fichiers (ex : ren [Link] [Link])
CD Permet de se déplacer d'un répertoire à un autre. (ex : cd MOVE Déplace un fichier. (ex : move c:\[Link] d:\)
répertoire ) MORE Visualiser le contenu d'un fichier texte (ex : more
[Link] )
CD \ Permet d’accéder à la racine d'un lecteur. (ex :c:\>cd \ )
FORMAT Permet d'effacer le contenu d'un lecteur. (ex :
DIR Liste le contenu du répertoire courant. (ex : dir )
format U: )
MKDIR Création d'un dossier. (ex : mkdir toto )
CLS Efface l'écran actuel. (ex : cls
RMDIR Effacer un dossier. (ex : rmdir “toto”)
PRINT Imprime le fichier spécifié. (ex : print [Link] )
COPY Copie des fichiers. (ex : copy [Link] c:\[Link] )
SHUTDOWN Arrête ou redémarre un ordinateur local ou
XCOPY Copie des fichiers et des répertoires.(ex : xcopy [Link]
distant.
c:\[Link] )
DISKPART Gère des disques, des partitions ou des
type nul > [Link] : Creation d’un fichier txt volumes. Page : 34/172
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Système de numération

Système de numération
Représentation des nombres :
— Représentation des entiers positifs sur des mots de taille fixe.
— Représentation des entiers signés sur des mots de taille fixe.
— Entiers multi-précision de Python.
— Distinction entre nombres réels, décimaux et flottants.
— Représentation des flottants sur des mots de taille fixe. Notion de mantisse, d’exposant
— Précision des calculs en flottants.
Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Représentation des données


 BIT : un bit (binary digit) est un élément binaire, c’est l’unité de mémoire en informatique
(physiquement constitué d'une unité électronique pouvant prendre deux états, par exemple un
condensateur, déchargé ou chargé). Sa valeur est donc 0 ou 1.

 En informatique toutes les données, quelles qu'elles soient, sont stockées sous la forme abstraite
d'une suite de zéros et de uns.
 Octet : Un octet (ou byte) est un ensemble de 8 bits. Traditionnellement, il s’agit de l'unité de
stockage : Les premiers ordinateurs personnels (transportables) étaient '8 bits', c'est à dire que les
processeur, bus, et mémoires avaient pour unité de stockage l'octet, soit 8 bits. Cependant, les
longueurs couramment utilisées sont des ensembles de :
o 16 bits (au milieu des années 1980, les premiers PC, Apple Macintosh, jeux graphiques,...)
o 32 bits (les années 1990, Internet, système d'exploitation avec interface graphique, multimédia,...)
o 64 bits (les années 2000, tout connecté, multitâche multimédia)
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Représentation des données


 Les unités de mesures fréquemment utilisées pour indiquer des tailles (ou capacités) de mémoires :
 Un kilo-octet (abréviation : Ko) correspond à 1024 octets, soit 210
o Un méga-octet (Mo) correspond a 1024 Ko, soit 210 Ko.
o Un giga-octet (Go) est un ensemble de 1024 Mo, soit 210 Mo.
o Un téra-octet (To) est un ensemble de 1024 Go, soit 210 Go.
o Un péta-octet (Po) est un ensemble de 1024 To, soit 210 To.
o Un exaoctet (Eo) est un ensemble de 1024 Po, soit 210 Po.
o Un zettaoctet (Zo) est un ensemble de 1024 Eo, soit 210 Eo.
o Un yottaoctet (Yo) est un ensemble de 1024 Zo, soit 210 Zo.
 Quantités de données courantes (valeurs non rigides) :
o cache (de 0,128 Mo en L1 à 12 Mo en L2) ;
o RAM (0,5 Go à 8 Go) ;
o CD-ROM (0,2 à 0.9 Go), DVD (4 à 8 Go) et Blu ray (25 à 100 Go).
o SSD (1 à 128 Go),
o HD (100 à 6000 Go).Un exaoctet (Eo) est un ensemble de 1024 Po, soit 2^10 Po.
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Langages : Généralités
 Les données et les instructions doivent être codées en binaire :
o Ce codage n'est pas réalisé par l'utilisateur, ni même en général par le programmeur.
o Il est réalisé automatiquement par des programmes utilitaires.
 Le langage machine est le seul langage directement compréhensible par l'ordinateur :
o Un programme écrit en langage machine est une succession de 0 et de 1 définissant des opérations
précises à effectuer.
o Ce langage n'est pas utilisé directement pour la programmation.
 Le premier langage utilisable pour programmer un ordinateur est l'assembleur :
o Le langage assembleur dépend du processeur de la machine.
o Ses instructions sont proches de celles du langage machine, mais leur forme est plus utilisable par un
programmeur.
Exemples d’instructions :
 STO (pour store : stocker, ranger en mémoire),
 LOAD (charge une valeur de la mémoire vers un régistre),
 JMP (pour jump : branchement en un point du programme),
 ADD ( fait la somme de deux registres, et la place dans un troisième). Page : 38/172
Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Langages : Généralités
L'assembleur ne permet de réaliser que des programmes relativement simples, qui dépendent de l'ordinateur
utilisé. Pour réaliser des programmes plus complexes et moins dépendants de la machine, il est nécessaire
d'utiliser un langage de programmation. On distingue les modèles suivants :
 selon le mode de programmation  selon le typage:
o La programmation impérative (Les langages o Les langages à typage statique: Pascal, C, C++
d’assemblage, Fortran, Algol, Pascal, C, Ada) o Les langages fortement typés : ADA, Simula, Modula3,
o La programmation fonctionnelle (Lisp, Scheme, Python, Java, C++, C#
CommonLisp, Le_Lisp, ML, Objective Caml) o Les langages faiblement typés : VBScript, PhP, Perl, C
o La programmation logique o Les langages non typés : Lisp , Smalltalk, Shell

 selon le mode d’exécution:  selon le mode de calcul :


o Les langages interprétés : PhP, JavaScript, les o Les langages séquentiels
langages de scripts, Ruby o Les langages parallèles
o Les langages compilés : C, C++, Pascal
o Les langages semi-compilés : Smalltalk, C#, Java,
Self, Python
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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système
 Le système de numération utilisé habituellement est le système décimal.
Un ordinateur étant basé sur le système binaire, il est utile de connaitre les systèmes binaire (base 2),
hexadécimal (base 16) et octal (base 8), ainsi que les techniques de conversion entre ces différents systèmes.

 Système à base quelconque : Tout nombre décimal N peut se décomposer de la façon suivante

N  an b n  an 1b n 1  ...  a2b 2  a1b1  a0b 0  a1b 1  a2b 2  ...  a pb  p


Avec : 0  ai  b  1 , b est la base

 Cette décomposition est unique et notée généralement :


b
N  an an 1...a2 a1a0 , a1a2 ...a p ou N  an an 1...a2 a1a0 , a1a2 ...a p b

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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système
 Système décimal : Dans le cas du système décimal,
La base est b = 10
les symboles ou chiffres utilisables sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9

 Ecriture d'un nombre décimal N quelconque :


N  an 10n  an 110n 1  ...  a2102  a1101  a0100  a1101  a2102  ...  a p 10 p
Avec : 0  ai  9
10
 On note : N  an an 1 ...a2 a1a0 , a1a2 ...a p ou N  an an 1 ...a2 a1a0 , a1a2 ...a p 10
ou simplement : N  an an 1 ...a2 a1a0 , a1a2 ...a p

 Exemple : 123, 45  1  102  2  101  3  100  4  101  5  10 2


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Généralités sur l’ordinateur
ARCHITECTURE DES ORDINATEURS Système d'exploitation
Système de numération

Système
 Système binaire : Dans le cas du système binaire,
La base est b = 2
les symboles ou chiffres utilisables sont : 0, 1
 Représentation d’un entier naturel N :
N  an 2n  an 1 2n 1  ...  a2 22  a1 21  a0 20  a1 21  a2 22  ...  a p 2 p
Avec : 0  ai  1

 
2
 On note : N  an an 1...a2 a1a0 , a1a2 ...a p ou N  an an 1 ...a2 a1a0 , a1a2 ...a p
2

 Exemple : 1010,1012  1  23  0  22  1  21  0  20  1  21  0  2 2  1  2 3

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Système de numération

Système
 Système octal :
La base est b = 8
les symboles ou chiffres utilisables sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
Représentation d’un entier naturel N :
N  an 8n  an 1 8n 1  ...  a2 82  a1 81  a0 80  a1 81  a2 82  ...  a p 8 p
8
On note : N  an an 1...a2 a1a0 , a1a2 ...a p ou N  an an 1...a2 a1a0 , a1a2 ...a p 8
 Système hexadécimal :
La base est b = 16
les symboles ou chiffres utilisables sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F
Représentation d’un entier naturel N :
N  an 16n  an 116n 1  ...  a2162  a1161  a0160  a1161  a2162  ...  a p 16 p
16
On note : N  an an 1...a2 a1a0 , a1a2 ...a p Page : 43/172
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Système de numération

Conversions entre bases


Il est recommandé de bien connaitre la correspondance des 16 premiers nombres dans les quatre bases
(Décimal, Binaire, Octal, Hexadécimal).

 Conversion base b – système décimal


On développe le nombre selon les puissances de la base b.

Exemple : 1010,1012  1  23  0  22  1  21  0  20  1  21  0  2 2  1  2 3


1010,1012  8  2  0,5  0,125
1010,1012  10,62510

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Système de numération

Conversions entre bases


 Conversion système décimal – base b
On applique le principe de la division euclidienne
n  b  q  r avec 0  r  b
o On fait des divisions euclidiennes des quotients successifs par b jusqu'à ce que l'un des quotients
devienne inferieur ou égale à b-1.
o La liste inversée des restes ainsi obtenus constitue la décomposition recherchée.

Décimal  hexadécimal: on a : 15710 = 9D16


Décimal  Octal : on a : 16710 = 2478

Décimal  Binaire : on a : 14510 = 100100012


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Système de numération

Conversions entre bases


 Exercice 1
1) Ecrire en décimal le nombre binaire 110011.
2) Ecrire en binaire le nombre décimal 1964.
3) Convertir en décimal le nombre 7123 écrit en base 8.
4) Convertir en base 5 le nombre décimal 2048.
5) Convertir 4AB16 en base 10
6) Ecrire en base 8 le nombre binaire 110011.

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Système de numération

Conversions entre bases


 Conversion Octal <--> Binaire
o Chaque chiffre du nombre en base octale peut être converti en un nombre binaire de trois
chiffres car nous sommes en base 8 (8 = 23, d'où la nécessité de 3 bits). Si le chiffre
comporte moins de 3 bits, on complète par des zéros à gauche.
o Pour la conversion d’un nombre binaire en base octal, il suffit de regrouper les bits par 3 (Si
le nombre de bits du nombre binaire n’est pas un multiple de 3, on complète par des zéros à
gauche.

Exemple :
011 000 1112 --> 3078
728 --> 111 0102
(le zéro en 4eme position a été ajouté car 2 en binaire ne comporte que 2 chiffres).
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Système de numération

Conversions entre bases


 Conversion Hexadécimal <--> Binaire
o Hexadécimal binaire: chaque chiffre du nombre en base hexadécimale peut être
représenté par un nombre de 4 chiffres en binaire. On complète à gauche par des zéros si
nécessaire.

o Binaire Hexadécimal: On regroupe les bits par 4, car nous sommes en base 16 (et 16 =
24 , d'où la nécessité de 4 bits).

Exemple
B5E16 --> 1011 0101 11102
1100 01112 --> C716

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Conversions entre bases


 Conversion Octal <--> Hexadécimal
o il est plus simple de passer par la base binaire, puis de reconvertir dans la base désirée,

o On peut aussi passer par la base décimale puis utiliser la division euclidienne.

Exemple
3078 --> 011 000 1112 = 1100 01112 --> C716

Ainsi, on convertit chaque chiffre octal en un nombre binaire de 3 bits (conversion octal <--> binaire),
puis on regroupe les bits (chiffres binaires) par 4, pour passer en hexa (conversion binaire <--> hexa).

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Système de numération

Codage des entiers relatifs


Toute information doit être codée en binaire pour être exploitable par un ordinateur. C'est le cas pour les
nombres et les caractères, mais aussi pour les sons, les images et les vidéos qui doivent être numérisés.
 Nombres entiers
o Le codage dépend du type : entier naturel, entier relatif, réel, ...

o Par exemple, si le nombre possède un signe, il est nécessaire de représenter ce signe.


Un moyen simple pour cela est d'utiliser le premier bit (par exemple 0 pour + et 1 pour -)
et de représenter le nombre en binaire ensuite.

o Le nombre maximum représentable dépend du nombre de bits utilisables.

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Système de numération

Codage des entiers relatifs


 Nombres entiers
Exemples :
• Sur 1 octet (8 bits), on peut représenter tous les entiers de : 000000002 = 0 à 111111112 = 28 − 1 = 255
pour les nombres non signés et de 111111112= -128 à 011111112= 27 -1= 127 pour les nombres signés

• Sur 2 octets, soit 16 bits, on peut représenter tous les entiers de : 00000000000000002 = 0 à
11111111111111112 = 216 − 1 = 65535 pour les nombres non signés. et de 11111111111111112=-32768 à
0111111111111111= 215 -1= 32767 pour les nombres signés.

• Sur 4 octets, soit 32 bits, on peut représenter tous les entiers de : 0 à 232 − 1 = 4 294 967 295 pour les
nombres non signés. et de -231 = -2147483648 à 231 -1= 2147483648 pour les nombres signés.

• Sur 8 octets, soit 64 bits, on peut représenter tous les entiers de : 0 à 264 − 1 = 18 446 744 073 709
551 615. et de -263 = -9 223 372 036 854 775 808 à 263 -1= 9 223 372 036 854 775 807 pour les nombres
signés
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Système de numération

Codage des entiers relatifs


Un entier relatif est un entier pouvant être négatif. Il faut donc coder le nombre de telle façon que l'on
puisse savoir s'il s'agit d'un nombre positif ou d'un nombre négatif, et il faut de plus que les règles
d'addition soient conservées. L'astuce consiste à utiliser un codage que l'on appelle complément à deux.

 Codage en complément à deux des nombres entiers positifs ou nuls


On représente le nombre en base 2 et on range les bits dans les cases mémoires comme pour les
entiers naturels.
• Cependant, la case contenant le bit de poids fort est toujours à 0 : on utilise donc n-1 bits.
• Le plus grand entier positif représentable sur n bits en relatif est donc 2n-1 -1 (car le bit le plus à gauche
est fixé à zéro).

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Codage des entiers relatifs


 Codage en complément à deux des nombres entiers négatifs
Pour obtenir le codage sur n bits d’un nombre x négatif,
• on code en binaire sa valeur absolue sur n bits, +
• puis on complémente (ou inverse) tous les bits
• et on ajoute 1 (attention aux retenues lors de l’addition binaire).
NB : Complémenter signifie que l’on transforme les 0 en 1 et vice et versa.
L'addition en base 2 fonctionne comme l'addition que vous connaissez,
sauf que ( 1 + 1 = 10, en fait 0 avec une retenue de 1).

Exemples : convertir -84 de la base décimale vers la base binaire signée sur 8 bits
• Conversion : 8410 = 010101002
• Inversion : 01010100 => 10101011
• Ajout de 1 : 10101011 + 1 = 10101100
En conclusion, -8410 = 101011002 (Le bit de poids fort est 1, on a donc bien un nombre négatif.)
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Codage des entiers relatifs


 Codage en complément à deux des nombres entiers négatifs
• Le bit de poids fort d’un nombre négatif est toujours 1 ;

• Sur n bits, le plus grand entier positif est 2n-1 -1 = 0111……..1 ;

n-1 fois 1
• Sur n bits, le plus petit entier négatif est - 2n-1

Application : convertir -72 en binaire sur 8 bits


• Conversion : 7210 = 010010002
• Inversion : 01001000 => 10110111
• Ajout de 1 : 10101011 + 1 = 10101100
En conclusion, -7210 = 101110002
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Codage des caractères


Les caractères doivent eux-aussi être représentés par des codes binaires. Ces caractères sont non seulement les
lettres (majuscules et minuscules), mais aussi les chiffres, les caractères de ponctuation, l'espace, les caractères
spéciaux ... Un des codes possibles est le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange).
• Le code ASCII permet de définir 128 codes
numériques, donc 128 caractères
• Les 32 premiers codes, de 0 à 31, ne sont pas
des caractères imprimables mais des caractères "de
contrôle". Par exemple le code 13 représente un
retour à la ligne, et le code 7 fait produire un bip à
certains ordinateurs.
• À partir du code 32, suivent des signes de
ponctuation et quelques symboles mathématiques
comme ! ou + ou /, puis les chiffres arabes de 0 à 9,
ainsi que les 26 lettres de l'alphabet latin, en capitales
puis en minuscules
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Codage des caractères


Exemple d’applications de conversion de code ASCII en hexadécimal, en décimal ou en binaire sous Windows

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Représentation des nombres réels


 Un nombre réel ou nombre à virgule flottante possèdent :
• un signe s  1; 1
• Une mantisse m
• Et un exposant e
Exemples : le nombre 1101,0112  1,101011 232
• Le signe est s  1
• La mantisse est le nombre situé après la virgule, soit m = 101011
• Et un exposant e = 3
 Un tel triplet représente un réel s  m  b où b est la base de représentation. En faisant varier e, on fait
e

« flotter » la virgule décimale. Généralement, m est d’une taille fixée.

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Représentation des nombres réels


 La norme IEEE définit la façon de coder un nombre réel. Cette norme se propose de coder les nombres
( nombres en simple précision ) sur 32 bits et définit trois composantes :
• le signe est représenté par un seul bit, le bit de poids fort (celui le plus à gauche)

• l'exposant est codé sur les 8 bits consécutifs au signe


 Dans cette norme, les exposants 000000002 et 111111112 sont interdits. En effet, mettre l’exposant
000000002 signifie que le nombre est dénormalisé ; l’exposant 111111112 indique que l’on n’a pas
affaire à un nombre (on note cette configuration NaN (Not a Number) permettant de signaler des
erreurs de calculs, telle qu’une division par 0).
 Le plus petit exposant est donc -126, et le plus grand +127

• la mantisse (les bits situés après la virgule) sur les 23 bits restants

Ce codage se fait sous la forme suivante : s eeeeeeee mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm


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Représentation des nombres réels


 La norme IEEE 754

C’est un format standardisé avec les précisions suivantes:

Format simple précision : 32 bits


• bit du signe ( 1 bit)
• Exposant (8 bits)
• Mantisse (23 bits)

Format double précision : 64 bits


• Bit du signe (1 bit)
• Exposant (11 bits)
• Mantisse (52 bits)

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Représentation des nombres réels


 La norme IEEE 754

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Représentation des nombres réels


 La norme IEEE 754
Exemple : Convertir le nombre décimal 8,625 en virgule flottante suivant la norme IEEE 754
• Conversion de 8,625 en binaire : 8,62510 = 1000,1012 car
- Partie entière : 810 =10002
- Partie décimale = 0,62510 = 0,1012
• Normalisation : 1000,101 = 1000,101 x 20 = 0,1000101 x 24
• Normalisation IEEE 754 : 1000,101 = 1,000101 x 23
(de la forme 1,xxx où xxx = pseudo mantisse)
• Décomposition du nombre en ses divers éléments :
 Bit de signe : 0 (Nombre >0)
 Exposant sur 8 bits biaisé à 127 => 3 + 127 = 130 = 100000102
 Pseudo mantisse sur 23 bits : 000 1010 00000000 00000000

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TRAVAUX DIRIGES
PLAN Du Cours

Chapitre 2 : ALGORITHMIQUE ÉLÉMENTAIRE

 LANGAGE de DESCRIPTION des ALGORITHMES

 VALIDITÉ D’UN ALGORITHME

 APPLICATIONS

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