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Examen Mai 2009 Corrige

Le document présente les corrections d'un examen final en algèbre et arithmétique, abordant des sujets tels que les espaces vectoriels quotients, l'irréductibilité des polynômes et les extensions de corps. Il traite des propriétés géométriques des sous-espaces dans R3, des critères d'irréductibilité pour des polynômes spécifiques, et des caractéristiques des nombres algébriques. Chaque exercice est détaillé avec des démonstrations et des interprétations graphiques.

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Le document présente les corrections d'un examen final en algèbre et arithmétique, abordant des sujets tels que les espaces vectoriels quotients, l'irréductibilité des polynômes et les extensions de corps. Il traite des propriétés géométriques des sous-espaces dans R3, des critères d'irréductibilité pour des polynômes spécifiques, et des caractéristiques des nombres algébriques. Chaque exercice est détaillé avec des démonstrations et des interprétations graphiques.

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Université de Nice Sophia-Antipolis Algèbre et Arithmétique, L3

CORRIGE de l’EXAMEN FINAL mai 2009

Exercice 1 (Espaces vectoriels quotients).


On travaille dans V = R3 avec les coordonnées canoniques.

(1) Soit W = {(x, y, y); x, y ∈ R}. Quel est la nature géométrique de W ?

Le sous-espace W est un hyperplan (plan) de R3 .


(2) À quoi correspondent graphiquement les éléments de V /W dans l’espace R3 ? Représentez
graphiquement W , la classe de (0, 0, 1) et la classe de (1, 0, 0).

Les éléments de V /W sont les plans de R3 parallèles à W .



(3) On définit l’application s : V → V par la formule s (x, y, z) := (0, 0, z − y). Montrer que
c’est une application linéaire.

On a

s λ.(x, y, z) + µ.(x0 , y 0 , z 0 ) := (0, 0, λ.z + µ.z 0 − λ.y − µ.y 0 ) = λ.(0, 0, z − y) + µ.(0, 0, z 0 − y 0 )




(4) Quelle est son image ?

Son image est la droite X := {(0, 0, z), z ∈ R}.


(5) Montrer que s se factorise par une unique application linéaire s̄ : V /W → V et interpréter
s̄ graphiquement.

Comme le noyau de s est égal à W , ker s = W , il existe une unique application s̄ : V /W → V


qui factorise s, par théorème du cours.
L’application s̄ associe à un plan parallèle à W son unique point d’intersection avec la droite
X.
(6) Que vaut π ◦ s̄ ?

On a π ◦ s̄ = idV /W .
(7) Interpréter graphiquement la composée s̄ ◦ π.

L’application s̄ ◦ π : V → V est la projection sur X parallèlement à W .


(8) Si on pose X := (0, 0, 1).R, à quoi est isomorphe V en fonction de X et W ?

Comme X est un système de représentants de l’espace vectoriel quotient V /W qui forme un


sous-groupe distingué de V , alors on a les isomorphismes suivants

V ∼
=X ×W ∼
= X ⊕ W.

1
Exercice 2 (Irréductibilité de polynômes).
Pour tout b ∈ Z, on pose Pb (X) = X 5 − 21X + b ∈ Z[X].

(1) Le polynôme P10 (X) est-il irréductible dans Q[X] ?

Comme P10 (2) = 0, on sait que X − 2 divise P10 (X), il n’est donc pas irréductible dans Q[X].
(2) Explicitez une infinité d’entiers b pour lesquels Pb (X) est irréductible dans Q[X].

Pour tous les b de la forme 3.2n avec n ∈ N, on peut appliquer le critère d’Eisenstein avec
le nombre premier 3 : 3 ne divise pas le coefficient dominant (1), 3 divise tous les autres
coefficients et 32 ne divise pas 3.2n .
(3) Explicitez une infinité d’entiers b pour lesquels Pb (X) est irréductible dans Z[X].

Dans tous les cas précédents, le contenu du polynôme Pb (X) est 1, donc tous les polynômes
précédents sont irréductibles sur Z[X] par le théorème de Gauss.
(4) Explicitez une infinité d’entiers b pour lesquels Pb (X) est réductible dans Q[X].

Pour les b de la forme n5 − 21n avec n ∈ N, on a Pb (n) = 0, donc Pb n’est pas irréductible
sur Q[X]. (Ces b sont bien en nombre infini).
(5) Explicitez une infinité d’entiers b pour lesquels Pb (X) est réductible dans Z[X].

Idem.

Exercice 3 (Extensions de corps).


1
(1) Montrer que α := 2 5 ∈ R est algébrique sur Q.

Comme le polynôme P (X) = X 5 − 2 s’annule en α, le nombre α est algébrique sur Q.


(2) Donner son polynôme minimal.

En appliquant le critère d’Eisenstein avec p = 2 à P , on montre qu’il est irréductible donc que
c’est le polynôme minimal.
1
(3) Est-ce que β := 4 5 ∈ R est algébrique sur Q ?

Comme le polynôme P (X) = X 5 − 4 s’annule en β, le nombre β est algébrique sur Q.


(4) Quel est son degré algébrique ?

On a β = α2 et donc Q ⊂ Q[β] ⊂ Q[α]. Comme nous avons là des extensions finies, on peut
appliquer le théorème des multiplicités des degrés :

[Q[α] : Q] = [Q[α] : Q[β]] × [Q[β] : Q].


| {z }
5

Donc le degré de β est 1 ou 5. Or il est facile de voir que β ∈


/ Q, donc [Q[β] : Q] 6= 1. Au
final, le degré de β est 5.
(5) Quel est son polynôme minimal ?

Comme son degré est 5, P (X) = X 5 −4 est son polynôme minimal (qui est donc irréductible).
2
(6) Montrer que Q[α] = Q[β].

De la question (4), on a [Q[α] : Q[β]] = 1.


(7) En donner une base sur Q.
1 2 3 4
L’ensemble {1, 2 5 , 2 5 , 2 5 , 2 5 } est une base de Q[α] sur Q.

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