COURS SI Partie 1
COURS SI Partie 1
CNAM-INP-HB
SCIENCES DE
L’INGENIEUR (SI)
PREMIERE PARTIE : OUTILS
MATHEMATIQUES
ANNEE ACADEMIQUE : 2017-2018
CHAPITRE 1 : CALCUL VECTORIEL – NOTATIONS INDICIELLES
I- CALCUL VECTORIEL
1- Définitions
1-1 Vecteur
Un vecteur est un segment de droite 𝑂𝐴 sur lequel, on choisi une origine 𝑂 et une
extrémité 𝐴 ; il est défini par : son origine, sa direction, son sens et son module ou sa norme.
⃗ ou ⃗⃗⃗⃗⃗
Par convention, on adopte la notation suivante : vecteur 𝑉 𝑂𝐴.
𝑥
⃗
La notation adoptée est la suivante : 𝑉 = (𝑦)
𝑧
⃗ et 𝑉
La somme de deux vecteurs 𝑈 ⃗ est un vecteur 𝑊
⃗⃗⃗ tel que ;
⃗,𝑉
∀𝑈 ⃗ ∈ V, nous avons 𝑊
⃗⃗⃗ = 𝑈
⃗ +𝑉
⃗.
⃗ d’où 𝑈
Soit (𝑈1 , 𝑈2 , 𝑈3 ) les composantes du vecteur 𝑈 ⃗ = 𝑈1 𝑒1 + 𝑈2 𝑒2 + 𝑈3 𝑒3,
⃗ d’où 𝑉
(𝑉1 , 𝑉2 , 𝑉3 ) les composantes du vecteur 𝑉 ⃗ = 𝑉1 𝑒1 + 𝑉2 𝑒2 + 𝑉3 𝑒3 .
⃗⃗⃗ = 𝑈
𝑊 ⃗ +𝑉
⃗ = (𝑈1 + 𝑉1 )𝑒1 + (𝑈2 + 𝑉2 )𝑒2 + (𝑈3 + 𝑉3 )𝑒3
⃗ ∈ V, 𝑊
∀𝜆 ∈ ℝ, ∀ 𝑉 ⃗⃗⃗ = 𝜆𝑉
⃗ ∈V
⃗ tel que 𝑉
Si (𝑉1 , 𝑉2 , 𝑉3 ) sont les composantes du vecteur 𝑉 ⃗ = 𝑉1 𝑒1 + 𝑉2 𝑒2 + 𝑉3 𝑒3 ; le vecteur
⃗⃗⃗ s’écrirait : 𝑊
𝑊 ⃗⃗⃗ = 𝜆𝑉1 𝑒1 + 𝜆𝑉2 𝑒2 + 𝜆𝑉3 𝑒3
⃗ et 𝑉
On appelle produit scalaire de deux vecteurs 𝑈 ⃗ une loi de composition externe qui
⃗.𝑉
associe aux deux vecteurs, un scalaire (nombre réel) noté : 𝑈 ⃗ tel que
⃗ .𝑉
𝑈 ⃗ = ‖𝑈
⃗ ‖‖𝑉
⃗ ‖𝑐𝑜𝑠(𝑈
⃗ ,𝑉
⃗)∈ℝ
⃗ +𝑉
♦ linéarité : (𝑈 ⃗ ). 𝑊
⃗⃗⃗ = 𝑈
⃗ .𝑊
⃗⃗⃗ + 𝑉
⃗ .𝑊
⃗⃗⃗ et (𝛼𝑈
⃗ ). 𝑉
⃗ = 𝛼𝑈
⃗ .𝑉
⃗ =𝑈
⃗ . (𝛼𝑉
⃗)
⃗ .𝑉
♦ Symétrique : 𝑈 ⃗ =𝑉
⃗ .𝑈
⃗
1 𝑠𝑖 𝑖 = 𝑗
Cette base est orthonormée si 𝑒𝑖 . 𝑒𝑗 = {
0 𝑠𝑖 𝑖 ≠ 𝑗
⃗ .𝑉
𝑈 ⃗ = 𝑈1 𝑉1 + 𝑈2 𝑉2 + 𝑈3 𝑉3
⃗ , noté ‖𝑉
On appelle norme ou module d’un vecteur 𝑉 ⃗ ‖ la racine carrée positive du produit
⃗ ‖ = √𝑉
scalaire du vecteur par lui-même : ‖𝑉 ⃗ = √𝑉
⃗ .𝑉 ⃗2
⃗ ‖ = |𝛼|‖𝑉
En particulier, ‖𝛼𝑉 ⃗ ‖ avec 𝛼 ∈ ℝ.
𝑉 𝑉 𝑉
On pose 𝑐𝑜𝑠𝜃𝑥 = ‖𝑉⃗1‖, 𝑐𝑜𝑠𝜃𝑦 = ‖𝑉⃗2‖ , 𝑐𝑜𝑠𝜃𝑧 = ‖𝑉⃗3‖ appelés cosinus directeurs avec 𝜃𝑥 , 𝜃𝑦 et 𝜃𝑧
⃗ et les axes du repère 𝑂𝑋, 𝑂𝑌 et 𝑂𝑍.
les angles directeurs compris entre le vecteur 𝑉
Deux vecteurs non nuls sont dits orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire et nul :
⃗ ⊥𝑊
𝑉 ⃗⃗⃗ ⟺ 𝑉
⃗ .𝑊
⃗⃗⃗ = 0.
Si trois vecteurs non nuls sont orthogonaux deux à deux, ils constituent un base orthogonale
dans l’espace ℝ3 .
2- 4-2 Propriétés
⃗ ‖‖𝑉
♦ Le module du produit vectoriel ‖𝑈 ⃗ ‖|𝑠𝑖𝑛(𝑈
⃗ ,𝑉
⃗ )| est égale à l’aire du parallélogramme
⃗ et 𝑉
formé par les vecteurs 𝑈 ⃗.
⃗ +𝑉
(𝑈 ⃗ )∧𝑊
⃗⃗⃗ = 𝑈
⃗ ∧𝑊
⃗⃗⃗ + 𝑉
⃗ ∧𝑊
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ∧ (𝑈
et 𝑊 ⃗ +𝑉
⃗)=𝑊
⃗⃗⃗ ∧ 𝑈
⃗ +𝑊
⃗⃗⃗ ∧ 𝑉
⃗
⃗ )∧𝑊
(𝜆𝑈 ⃗⃗⃗ = 𝜆(𝑈
⃗ ∧𝑊
⃗⃗⃗ ) et ⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜆 (⃗⃗𝑈 ∧ ⃗⃗⃗⃗
⃗ ∧ (𝜆𝑊
𝑈 𝑊)
⃗ ∧𝑊
𝑈 ⃗⃗⃗ = −𝑊
⃗⃗⃗ ∧ 𝑈
⃗
Sens direct : 𝑒1 ∧ 𝑒2 = 𝑒3 ; 𝑒2 ∧ 𝑒3 = 𝑒1 ; 𝑒3 ∧ 𝑒1 = 𝑒2
⃗ et 𝑉
Le produit vectoriel de deux vecteurs 𝑈 ⃗ de composantes respectives dans une base
𝑈𝑥 𝑉𝑥
orthonormée directe 𝑈 ⃗ = (𝑈𝑦 ), 𝑉⃗ = (𝑉𝑦 ) est donné par :
𝑈𝑧 𝑉𝑧
𝑈𝑥 𝑉𝑥 𝑈𝑦 𝑉𝑧 − 𝑈𝑧 𝑉𝑦
⃗𝑈 ∧ 𝑉
⃗ = (𝑈𝑦 ) ∧ (𝑉𝑦 ) = (−𝑈𝑥 𝑉𝑧 + 𝑈𝑧 𝑉𝑥 )
𝑈𝑧 𝑉𝑧 𝑈𝑥 𝑉𝑦 − 𝑈𝑦 𝑉𝑥
⃗ . (𝑉
Il est invariant par permutation circulaire : 𝑈 ⃗ ∧𝑊
⃗⃗⃗ ) = 𝑊
⃗⃗⃗ . (𝑈
⃗ ∧𝑉
⃗)=𝑉
⃗ . (𝑊
⃗⃗⃗ ∧ 𝑈
⃗)
⃗ . (𝑉
Le produit mixte est donc un scalaire tel que |𝑈 ⃗ ∧𝑊
⃗⃗⃗ )| soit égal au volume du
parallélépipède formé par les trois vecteurs.
⃗ = (𝑈
Il s’écrit aussi sous la forme de somme vectorielle : 𝐷 ⃗ .𝑊
⃗⃗⃗ )𝑉
⃗ − (𝑈
⃗ .𝑉
⃗ )𝑊
⃗⃗⃗
1- Principe
Pour alléger les notations, on utilise très couramment en calcul vectoriel ou tensoriel la
convention de notation d’Einstein, également appelée notation indicielle ou convention de
l’indice muet.
♦ Selon cette convention, si un indice indiquant l’un des axes 𝑒1 , 𝑒2 , 𝑜𝑢 𝑒3 apparaît deux fois
dans un même terme, on lui fera prendre les valeurs 1, 2 et 3. De plus, l’on fera la somme de
l’ensemble suivant 1, 2 et 3.
Exemple :
3
𝑎𝑖 𝑏𝑖 = ∑ 𝑎𝑖 𝑏𝑖 = 𝑎1 𝑏1 + 𝑎2 𝑏2 + 𝑎3 𝑏3
𝑖=1
♦ Lorsqu’on combine deux types d’indices, l’indice répété conserve le nom d’indice muet
suivant lequel on fait la sommation et le second est appelé indice franc.
Exemple :
3
𝜀𝑖𝑗𝑘 = −1 si (𝑖, 𝑗, 𝑘) est une permutation impaire de (1,2,3), comme (3,2,1), (2,1,3) et
(1,3,2)
⃗ :𝑈
♦ Expression du vecteur 𝑈 ⃗ = 𝑈𝑖 𝑒𝑖
⃗ .𝑉
♦ Expression du produit scalaire 𝑈 ⃗ :𝑈
⃗ .𝑉
⃗ = 𝑈𝑖 . 𝑉𝑖
⃗⃗⃗ = 𝑈
♦ Expression du produit vectoriel 𝑊 ⃗ ∧𝑉
⃗ : 𝑊𝑖 = (𝑈
⃗ ∧𝑉
⃗ ) = 𝜀𝑖𝑗𝑘 𝑈𝑗 𝑉𝑘
𝑖
1- Définition
Une matrice à m lignes et n colonnes est un tableau de nombres de 𝐾 = ℝ 𝑜𝑢 ℂ (réel ou
complexe) à m lignes et n colonnes.
am1 am2 amj amn ligne i
colonne j
2- Matrices particulières :
♦ Matrices colonnes
b11
b
b 21
bm1
♦ Matrices carrées n n
➢ Genre n; n ordre n
0 0
➢ Matrice unité ou identité d’ordre n :
1 0 0 0
0 1 0 0 K mn
0 0 1 0
0 0 0 1
3-1 Addition :
Soient
A, B K mn
A aij
A B C cij ou cij aij bij
B bij
A B C A B C
A B B A
A mn mn A
A - A - A A mn
Soient
K
A aij
A aij K mn
A A A
A B A B
A aij K mn
B bkl K n p
mn n p
m p r 1
Exemple :
1 2
1 2 -1 3 -2 8
-1 3
1 0 1 2 2 7
-1 1 0 1 1 3 -2 2
34 0 1
42
Propriétés :
AB C A BC A K mn , B K n p , C K pl
A In A Im A
mn mn
A B B AB AB
AB A B A B AB avec
Exemple :
1 2 2 1
A et B
1 1 1 3
4 7 1 5
AB BA
1 2 2 5
3-4 Transposition
Soit A aij 1i m alors At aij 1i m avec aij a ji
1 j n 1 j n
( A B)t At B t
AB Bt At
t
A At avec
t
Exemple :
1 2
1 2 1
A et B 2 1
3 0 1 1 1
6 5
AB
4 7
6 4
AB
t
5 7
6 4
B t At
5 7
4-1 Définitions
𝑎11 … … 𝑎1𝑛
⋮ … … ⋮
𝑑𝑒𝑡𝐴 = | ⋮ … … ⋮ |
𝑎𝑛1 ⋯ … 𝑎𝑛𝑛
- Déterminant d’ordre 1 et 2
𝑎 𝑏 𝑎 𝑏
Si 𝐴 = (𝑎), 𝑑𝑒𝑡𝐴 = 𝑎 ; si 𝐴 = ( ), on a 𝑑𝑒𝑡𝐴 = | | = 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐
𝑐 𝑑 𝑐 𝑑
- Déterminant d’ordre 3
Le déterminant est égal la somme des produits obtenus en multipliant les éléments d’une
ligne ou d’une colonne quelconque par leurs cofacteurs respectifs.
5- Matrices inversibles
5-1 Définitions
- On appelle comatrice de 𝐴 la matrice formée par les cofacteurs 𝐴𝑖𝑗 des coefficients de
𝐴. Elle est notée : 𝑐𝑜𝑚(𝐴)
6-1 Définitions
Avec : 𝐴𝐴
b1
𝑥1
b2 𝑥2
b matrice des termes indépendants. 𝑋 = ( ⋮ ) la matrice des inconnues
𝑥𝑛
b
n
On appelle valeur propre de 𝐴 tout K tel qu’il existe un vecteur 𝑈 non nul (matrice
colonne) avec 𝐴𝑈 = 𝜆𝑈. Un tel vecteur 𝑈 est appelé vecteur propre associé à la valeur propre
.
On appelle spectre d’une matrice 𝐴, l’ensemble des valeurs propres 𝜆𝑖 de 𝐴. On le note 𝑠𝑝(𝐴)
On appelle vecteur propre associé à la valeur propre 𝜆, tout vecteur 𝑈 solution du système
d’équations : [𝐴 − 𝜆𝐼𝑛 ]𝑋 = 0𝑛1
𝑥1 0
𝑥2
Avec : 𝐴 = (𝑎𝑖𝑗 ) 1≤𝑖≤𝑛 , 𝑋 = ( ⋮ ) et 0𝑛1 = (0)
1≤𝑗≤𝑛 ⋮
𝑥𝑛 0
Une matrice 𝐴 est dite diagonalisable s’il existe une base de vecteurs propres 𝐵 ′ =
(𝑈1 , 𝑈2 , ⋯ ⋯ , 𝑈𝑛 ). Dans cette base la matrice 𝐴 est diagonale et s’écrit :
𝜆1 0 … 0
0 𝜆2 … ⋮
𝐴′ = [ ]
⋮ … ⋱ 0
0 ⋯ 0 𝜆𝑛
1- Notions d’espaces
♦ L’espace affine 𝒫 est l’ensemble des points de l’espace réel en trois dimensions.
♦ L’espace vectoriel est un ensemble non vide (ℰ, +,×) muni de l’addition (loi interne) et de
la multiplication (loi externe) tels que :
∀𝛼 ∈ ℝ, ∀𝑎, 𝑏 ∈ ℰ, 𝑎 + 𝑏 ∈ ℰ et 𝛼𝑎 ∈ ℰ
Par exemple 𝒱 = ℝ3 l’ensemble des vecteurs de l’espace de dimension trois est un espace
vectoriel.
̿:
2-1 Linéarité de 𝑻
⃗ ,𝑉
∀𝑈 ⃗ ∈ 𝒱, 𝑇̿(𝑈
⃗ +𝑉
⃗ ) = 𝑇̿𝑈
⃗ + 𝑇̿𝑉
⃗ et ∀𝛼 ∈ ℝ, ∀ 𝑈
⃗ ∈ 𝒱 , 𝑇̿(𝛼𝑈
⃗ ) = 𝛼𝑇̿𝑈
⃗
NB : Le concept de tenseur est général, et on peut parler de tenseur de n’importe quel ordre.
Toutefois sauf indication contraire, on se limitera ici à introduire les tenseurs du second ordre
seulement.
⃗ ⨂𝑉
(𝑈 ⃗ )𝑋 = (𝑉
⃗ . 𝑋)𝑈
⃗ ,∀𝑋 ∈𝒱
L’application ainsi définie opère sur des vecteurs de 𝒱 pour donner encore des vecteurs de 𝒱,
de plus il est facile de montrer qu’elle est linéaire (linéarité du produit scalaire). Cette
transformation définit incontestablement un tenseur du second ordre.
𝑇̿ = 𝑇𝑖𝑗 𝑒𝑖 ⊗ 𝑒𝑗 , avec 𝑖, 𝑗 = 1, 2, 3
Par conséquent, chaque tenseur du second ordre peut être représenté dans une base par une
matrice carrée d’ordre 3 dont les éléments sont les neuf composantes cartésiennes de 𝑇̿ :
𝑇̿𝑈
⃗ est un vecteur donné par : (𝑇̿𝑈
⃗ ) = 𝑇𝑖𝑗 𝑈𝑗
𝑖
𝑇̿(𝑈
⃗ ,𝑉
⃗ ) est un scalaire défini par : 𝑇̿(𝑈
⃗ ,𝑉
⃗)=𝑈
⃗ . 𝑇̿𝑉
⃗ = 𝑈𝑖 𝑇𝑖𝑗 𝑉𝑗 = 𝑇𝑖𝑗 𝑈𝑖 𝑉𝑗
𝑇̿. 𝐿̿ ≠ 𝐿̿. 𝑇̿
Le produit doublement contracté des deux teneurs 𝑇̿ et 𝐿̿ produit un scalaire donné sous la
forme :
Pour tout tenseur 𝑇̿, il existe un et seulement un tenseur 𝑇̿ 𝑡 , appelé transposé de 𝑇̿, tel que :
𝑇̿ 𝑡 𝑖𝑗 = 𝑇̿𝑗𝑖
𝑇̿𝑖𝑗 = 𝑇̿𝑗𝑖
𝑇̿𝑖𝑗 = −𝑇̿𝑗𝑖
On note que les éléments diagonaux d’un tenseur antisymétrique sont nuls (car égaux à leur
opposé).
Tout tenseur 𝑇̿ peut être décomposé de manière unique en la somme de deux tenseurs dont
l’un est symétrique et l’autre antisymétrique. On note :
𝑇̿ = 𝑇̿ 𝑆 + 𝑇̿ 𝐴
Les parties symétrique (𝑇̿ 𝑆 ) et antisymétrique (𝑇̿ 𝐴 ) de 𝑇̿ sont alors données par :
1
𝑇̿ 𝑆 = (𝑇̿ + 𝑇̿ 𝑡 )
2
1
𝑇̿ 𝐴 = (𝑇̿ − 𝑇̿ 𝑡 )
2
⃗ 𝑑 = 1 𝜀̿:̅ 𝑇̿
𝑉 2
𝑡𝑟(𝑇̿) = 𝑇𝑖𝑖
♦ Un tenseur peut être défini par un certain nombre de propriétés qui sont indépendantes de la
base appelées propriétés intrinsèques du tenseur. Parmi les propriétés intrinsèques, les plus
utilisés sont les trois invariants qui sont :
𝐼1 = 𝑡𝑟(𝑇̿)
1 2
𝐼2 = [[𝑡𝑟(𝑇̿)] − 𝑡𝑟(𝑇̿ 2 )] = 𝑡𝑟(𝑐𝑜𝑚(𝑇̿))
2
{ 𝐼3 = 𝑑𝑒𝑡(𝑇̿)
♦ On appelle polynôme caractéristique d’un tenseur 𝑇̿, le polynôme d’inconnu 𝜆 défini par :
𝑃(𝜆) = 𝑑𝑒𝑡(𝑇̿ − 𝜆𝐼 )̿
On montre que :
𝑃(𝜆) = 𝑑𝑒𝑡(𝑇̿ − 𝜆𝐼 )̿ = −𝜆3 + 𝐼1 𝜆2 − 𝐼2 𝜆 + 𝐼3
⃗ 𝑖 (direction principale)
♦ Pour chaque valeur propre 𝜆𝑖 , on défini le vecteur propre associé 𝑈
tel que :
𝑇̿𝑈
⃗ 𝑖 = 𝜆𝑖 𝑈
⃗𝑖
𝜆1 0 0
̿
𝑇 = [0 𝜆2 0]
0 0 𝜆3
Remarque : Quand 𝑇̿ est symétrique, la base principale est orthonormée et constitue le lieu
idéal pour faire les calculs car une matrice diagonale est beaucoup plus simple à manier.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑥𝑖 𝑒𝑖
𝜕𝑓
𝑓𝑖, =
𝜕𝑥𝑖
2- Opérateur Nabla
Le Nabla est un opérateur vectoriel noté ⃗∇, définit en coordonnées cartésiennes par :
𝜕 𝜕 𝜕
⃗=
∇ 𝑒1 + 𝑒2 + 𝑒3
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
3- Gradient
Le gradient quantifie la variation spatiale d’une grandeur dans chaque direction.
𝜕𝑓
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓) = (∇
(𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗ 𝑓) =
𝑖 𝑖 𝜕𝑥𝑖
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓 = ∇
𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗𝑓= 𝑒1 + 𝑒2 + 𝑒
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧 3
♦ Appliqué à un champ vectoriel 𝑈 ⃗ , le gradient produit un champ tensoriel d’ordre deux dont
les éléments de la matrice sont définis par :
𝜕𝑈𝑖
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈
(𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗ ) = (∇
⃗𝑈⃗) =
𝑖𝑗 𝑖𝑗 𝜕𝑥𝑗
4- Divergence
Contrairement au gradient, l’opérateur divergence diminue l’ordre tensoriel d’une unité ; il ne
peut donc pas s’appliquer à un champ scalaire.
𝜕𝑈𝑖
⃗ = 𝑡𝑟(∇
𝑑𝑖𝑣𝑈 ⃗𝑈⃗)= = 𝑈𝑖,𝑖
𝜕𝑥𝑖
♦ Appliqué à un champ scalaire 𝑓, le laplacien produit un autre champ scalaire tel que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓)
∆𝑓 = 𝑑𝑖𝑣(𝑔𝑟𝑎𝑑
Le calcul donne :
𝜕 𝜕𝑓 𝜕 2𝑓 𝜕 2𝑓 𝜕 2𝑓
∆𝑓 = ( )= 2+ 2+ 2
𝜕𝑥𝑝 𝜕𝑥𝑝 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
⃗ = 𝑑𝑖𝑣(∇
∆𝑈 ⃗ ⃗U
⃗)
𝜕 𝜕𝑈𝑖
⃗) =
(∆𝑈 ( )
𝑖 𝜕𝑥𝑝 𝜕𝑥𝑝
Ce qui donne :
𝜕 2 𝑈1 𝜕 2 𝑈1 𝜕 2 𝑈1
+ +
𝜕𝑥12 𝜕𝑥22 𝜕𝑥32
𝜕 2 𝑈2 𝜕 2 𝑈2 𝜕 2 𝑈2
⃗
∆𝑈 = + +
𝜕𝑥12 𝜕𝑥22 𝜕𝑥32
𝜕 2 𝑈3 𝜕 2 𝑈3 𝜕 2 𝑈3
+ +
( 𝜕𝑥12 𝜕𝑥22 𝜕𝑥32 )
6- Rotationnel
⃗ se définit comme le produit vectoriel de
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) d’un champ vectoriel 𝑈
Le rotationnel (𝑟𝑜𝑡
l’opérateur nabla et du champ vectoriel dont les composantes s’écrivent :
𝜕𝑈𝑘
⃗ ) = ⃗∇⋀𝑈
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈
(𝑟𝑜𝑡 ⃗ = 𝜀𝑖𝑗𝑘
𝑖 𝜕𝑥𝑗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓) = ⃗0
𝑟𝑜𝑡(𝑔𝑟𝑎𝑑
⃗)=0
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈
𝑑𝑖𝑣(𝑟𝑜𝑡
⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∆𝑈 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑑𝑖𝑣𝑈 ⃗ ) − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑟𝑜𝑡(𝑟𝑜𝑡 ⃗)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈
8- Théorème du potentiel
⃗
Soit champ vectoriel 𝑈
- ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈
Si 𝑟𝑜𝑡 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ = ⃗0 alors il existe un champ scalaire 𝜑 tel que : 𝑈 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝜑 ; on dit que 𝑈 ⃗
dérive d’un potentiel scalaire
- Si 𝑑𝑖𝑣𝑈 ⃗ = 0 alors il existe un champ de vecteur 𝑉⃗ tel que : 𝑈
⃗ = 𝑟𝑜𝑡 ⃗ ; on dit que 𝑈
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉 ⃗
dérive d’un potentiel vecteur
- Une courbe est un sous ensemble de l’espace vectoriel usuel ℝ3 de dimension un. En
claire, les courbes sont des lieux de points 𝑀(𝑥, 𝑦, 𝑧) dont les coordonnées 𝑥, 𝑦, 𝑧 sont
fonction d’un seul paramètre (courbe paramétrée).
𝑎1 𝑏1
𝑎
Exemple 1 : soit (𝒟) la droite de vecteur directeur 𝑎 ( 2 ) passant par le point 𝐵 (𝑏2 )
𝑎3 𝑏3
𝑥 = 𝑎1 𝑡 + 𝑏1
L’équation paramétrique de (𝒟) est donnée par : {𝑦 = 𝑎2 𝑡 + 𝑏2 avec 𝑡 ∈ ℝ
𝑧 = 𝑎3 𝑡 + 𝑏3
𝑥 = 𝑅𝑐𝑜𝑠𝑡
L’équation paramétrique de (ℋ) est donnée par : { 𝑦 = 𝑅𝑠𝑖𝑛𝑡 avec 𝑡 ∈ [0, 2𝜋] et ℎ = 𝑝𝑎𝑠
𝑧 = ℎ𝑡
- En particulier, une courbe plane (dans ℝ2 ) est un ensemble de points 𝑀(𝑥1 , 𝑥2 ) dont
les coordonnées vérifient une équation. En d’autres termes, il existe une fonction
scalaire 𝑓 telle que 𝑓(𝑥1 , 𝑥2 ) = 0 (équation cartésienne).
Exemple 1 : soit le cercle (𝒞) de centre 𝐶(𝑥0 , 𝑦0 ) et de rayon 𝑅 dans le plan (𝑂, 𝑋, 𝑌).
l’équation cartésienne du cercle (𝒞), s’écrit :
(𝑥 − 𝑥0 )2 + (𝑦 − 𝑦0 )2 − 𝑅 2 = 0
Exemple 2 : soit l’ellipse (ℰ) de centre 𝐶(𝑥0 , 𝑧0 ) et d’axes de longueurs 𝑎 et 𝑏 dans le plan
(𝑂, 𝑋, 𝑍). l’équation cartésienne de l’ellispe (ℰ), est donnée par :
(𝑥 − 𝑥0 )2 (𝑧 − 𝑧0 )2
+ −1=0
𝑎2 𝑏2
- Une surface est un sous ensemble de l’espace vectoriel usuel ℝ3 de dimension deux.
Les surfaces sont des lieux de points 𝑀(𝑥, 𝑦, 𝑧) dont les coordonnées 𝑥, 𝑦, 𝑧 sont
fonction de deux paramètres (courbe paramétrée). L’équation cartésienne d’une
surface est de la forme :
𝜑(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝐶 où 𝜑 est une fonction scalaire et 𝐶 une constante réelle.
Exemple : l’équation cartésienne de la sphère unité (boule de centre 𝑂et de rayon 1) est de la
forme :
𝑥2 + 𝑦2 + 𝑧2 = 1
∭ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓𝑑𝑣 = ∬ 𝑓. 𝑛⃗𝑑𝑆
𝐷 𝑆
⃗ 𝑑𝑣 = ∬ 𝑈
∭ 𝑑𝑖𝑣𝑈 ⃗ . 𝑛⃗𝑑𝑆
𝐷 𝑆
∭ 𝑑𝑖𝑣𝑇̿𝑑𝑣 = ∬ 𝑇̿𝑛⃗𝑑𝑆
𝐷 𝑆
Ces formules permettent de faire un lien mathématique rigoureux entre le comportement ‘un
champ à l’intérieur d’un domaine quelconque de l’espace et la surface de ce domaine.
On considère une surface 𝑆 quelconque, pas forcement plane de frontière la courbe 𝐶 (le bord
de la surface). On note 𝑡 le champ de vecteurs tangents à la courbe 𝐶.
⃗ ). 𝑛⃗𝑑𝑆 = ∫ 𝑈
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈
∬ (𝑟𝑜𝑡 ⃗ . 𝑡𝑑𝑙
𝑆 𝐶
En coordonnées cylindriques :
En coordonnées sphériques :
Coordonnées cylindriques :
- Opérateur de divergence
Coordonnées cylindriques :
Coordonnées sphériques :
- Opérateur laplacien
Coordonnées cylindriques :
Coordonnées sphériques :
- Opérateur rotationnel
Coordonnées cylindriques :
Coordonnées sphériques :
I- EQUATIONS DIFFERENTIELLES
1- Définition
On appelle équation différentielle une relation de type : .
D'une manière générale, on ne connaît que très peu de solutions analytiques des équations
différentielles.
pour tout x de I,
Il est intéressant de penser à séparer les variables, c'est à dire isoler la variable y à gauche du
signe égal et la variable x à droite. Lorsque ceci est possible, il suffit ensuite de procéder au
calcul de deux primitives.
Les solutions de l'équation différentielle linéaire dite homogène a( x).y' b( x).y 0 sont les
fonctions définies sur I par y( x) C.eG( x ) où C est une constante arbitraire et où G est une
a
primitive sur I de la fonction x (x).
Les solutions de l'équation différentielle linéaire a(x ). y 'b(x ). y c(x ) s'obtiennent en ajoutant à
la solution générale de l'équation homogène une solution particulière de l'équation avec second
membre.
où a, b et c sont réels.
♦ Equation caractéristique
♦ Solution Générale
1- Définitions
♦ Soit 𝐷 un domaine de ℝ2 et 𝑓 une fonction continue définie sur 𝐷.
On appelle intégrale double de la fonction 𝑓 sur le domaine 𝐷, le nombre réel défini par :
𝐼 = ∬ 𝑓(𝑥, 𝑦)𝑑𝑥𝑑𝑦
𝐷
On appelle intégrale triple de la fonction 𝑔 sur le domaine 𝒰, le nombre réel défini par :
𝐽 = ∬ 𝑔(𝑥, 𝑦, 𝑧)𝑑𝑥𝑑𝑦𝑑𝑧
𝒰
Cas particulier :
Si g : [a, b] R et h : [a' , b' ] R sont deux fonctions continues, alors :
b'
b g ( x)h( y)dx dy b g ( x)dx b 'h( y)dy
D g ( x ) h( y ) dxdy a' a a a '
b
Cas particulier où f cte 1 : on retrouve l’aire de D : m( D) (2 ( x) 1 ( x))dx
a
2
a b
1
Remarque :
En général, on a le choix entre l’application du (2) et du (3), et l’un peut être plus judicieux
qu’un autre (il vaut mieux commencer par exemple par l’intégrale la plus simple).
1 1
( x, y ) ( x, y )
x y
J ( x, y ) où (1 , 2 ) .
2 2
( x, y ) ( x, y )
x y
Soit une application définie sur un ouvert U contenant K, à valeurs dans R 2 , de classe C 1
Pour toute fonction f continue sur (K ) , on a :
(K )
f ( x, y)dxdy f ( (u, v)) J (u, v) dudv
K
Exemple :
Soit : R 2 R 2 .
(r , )(r cos ,r sin )
Le jacobien de vaut :
cos r sin
J (r , ) r.
sin r cos
Et nous avons :
(K )
f ( x, y )dxdy f (r cos , r sin )[Link]
K
r f (r cos , r sin )d dr
r2
r1
REMARQUE :
Toutes les notions et méthodes vus pour les intégrales doubles sont adaptables aux intégrales
triples (qu’on note f ( x, y, z )dxdydz ), voir multiples.
D