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Dégradation Par: D'un Colorant Triphénylméthane Procédé D'oxydation Avancée

Ce mémoire de fin d'études présente une étude sur la dégradation du colorant triphénylméthane par le procédé d'oxydation avancée, spécifiquement le procédé Fenton. Les résultats expérimentaux ont montré une efficacité d'élimination de 99,68% sous des conditions optimales de pH, concentration de réactifs et temps de réaction. L'étude utilise la méthodologie des surfaces de réponse pour optimiser les paramètres du processus.

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Dégradation Par: D'un Colorant Triphénylméthane Procédé D'oxydation Avancée

Ce mémoire de fin d'études présente une étude sur la dégradation du colorant triphénylméthane par le procédé d'oxydation avancée, spécifiquement le procédé Fenton. Les résultats expérimentaux ont montré une efficacité d'élimination de 99,68% sous des conditions optimales de pH, concentration de réactifs et temps de réaction. L'étude utilise la méthodologie des surfaces de réponse pour optimiser les paramètres du processus.

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République algérienne démocratique et populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université de Médéa
Faculté de la Technologie
Département génie des procédés et environnement

Mémoire
de fin d’études pour l’obtention du diplôme
de Master en génie des procédés
Option : Génie des procédés de l’environnement

Thème

Dégradation d’un colorant triphénylméthane par


procédé d’oxydation avancée

Proposée et dirigée par : Réalisé par :

Dr :KERMET SAID Hadjira Melle : CHOUIH Zineb


Melle : BOUGHAZI Ilham

Promotion Juin 2022


Remerciement
Tout d’abord, nous tenons à remercier Allah de nous

avoir donné la santé, la volonté et la patience pour

réaliser ce modeste travail.

Nous tenons à exprimer nos profonds remerciements à :

Notre promoteur Dr KERMET SAID .H qui nous a

guidé de ses précieux conseils et suggestions et, la

confiance qu’il nous a témoigné tout au long de ce

travail.

Nous tenons également à exprimer nos reconnaissances

aux membres de jury

Qui nous ont fait l’’honneur d’examiner ce travail.

Nous tenons à remercier également tous ceux qui nous

ont aidé de près et de loin pour l’élaboration de ce

mémoire.

Merci à tous…

ZINEB&ILHAM
DEDICACE
Je dédie ce travail
A mon Père Said
Aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour, L’estime, le dévouement
et le respect que j’ai toujours eu Pour vous.
Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et Nuit pour mon
éducation et mon bien être. Ce travail est le fruit de tes sacrifices que tu
as Consentis pour mon éducation et ma formation.
A ma très chère mère Fadhila
Affable, honorable, aimable : Tu représentes pour moi le Symbole de
la bonté par excellence, la source de tendresse et l’exemple du
dévouement qui n’a pas cessé de m’encourager et de prier pour moi.
A mes très chères sœurs Hafidha et Narimen
En témoignage de l’attachement, de l’amour et de l’affection que je
porte pour vous.
Je vous dédie ce travail avec tous mes vœux de bonheur, de santé et de réussite
sérénité.
A mon frère Mohamed
Je te souhaite un avenir plein de joie, de bonheur et de Réussite
Une spéciale dédicace a une personne qui a été important dans ma vie “Djamel
Edinne“, qui m’avez toujours soutenu encouragé durant ces années
. A ma meilleure copine Zineb
pour les bons moments qu’on a passés ensemble, je te dis merci et je te
souhaite tout le bonheur
A tous mes professeurs particulièrement “Mm. Kermet said H“

A TOUS mes collègues.

ILHAM
DEDICACE
Ce travail achevé avec l’’aide d’Allah le tout puissant est

dédié à tous ceux que j’aime :

A mon père MOHAMED et ma mère FATIHA : merci pour

tout ce que vous avez fait pour moi car ce travail est le

résultat de vos efforts et vos sacrifices depuis des années et

merci surtout pour la force et le soutien qui vous m'avez

donné tout au long de ma vie

A mes sœurs, DALEL et LIDYA

A mes frères, AZ EL DIN et JAD EL MOULA

Ceux qui ont partagé avec moi tous les moments

d’émotion lors de la réalisation de ce travail, et qui

m’ont toujours soutenu et encouragé durant ces

années d’études.

A ma meilleure copine ILHAM


Merci d'être avec moi dans les bons moments ainsi que les

mauvais moments.

A tout ma famille CHOUIH et BELKHIRI.

Zineb
‫ملخص‬

‫ وهي‬، ‫تم تنفيذ هذا العمل في مجال إزالة تلوث المياه المحملة باألصباغ(الكوماسي االزرق)باستخدام عملية أكسدة متقدمة‬
‫ تصميم مركب يركز‬، ‫عملية فينتون تم تنفيذ التصميم التجريبي باستخدام منهجية سطح االستجابةوعلى وجه الخصوص‬
‫ تم تركيب البيانات التجريبية على معادلة متعددة الحدود من الدرجة الثانية باستخدام انحدارات متعددة ثم تم‬.‫على الوجه‬
‫أظهرت النتائج التي تم الحصول عليها معامل تحديد ممتاز مما يشير إلى أن القيم المتوقعة‬. ‫تحليلها باستخدام تحليل التباين‬
.‫تتفق جيدًا مع البيانات الحقيقية عند استخدام النماذج التربيعية‬
‫ل‬/‫ مليمول‬5,507 ‫تركيز سلفات حديد يساوي‬, 4,016 ‫تم العثور على الظروف المثلى عند رقم هيدروجيني يساوي‬
.‫ دقيقة‬36,604 ‫ل ل وزمن تفاعل يساوي‬/‫ مليمو‬1,88 ‫تركيز بيروكسيد الهيدروجين يساوي‬,
‫ هذه النتيجة تتفق مع القيمة التي‬.‫ بالمئة‬99,86 ‫تم العثور على كفاءة اإلزالة المقابلة لهذه الظروف المثلى لتكون مساوية‬
‫توقعها النموذج‬

‫منهجية سطح االستجابة‬,‫ عملية الفنتون‬,‫ التدهور‬,‫ الكوماسي االزرق‬,‫ االصباغ‬:‫كلمات مفتاحية‬

Résumé

Ce travail a été effectué dans le domaine de la dépollution des eaux chargées de colorants(le
bleu de coomassie BC ) en utilisant un procédé d’oxydation avancé à savoir le procédé Fenton.
La conception expérimentale a été réalisée à l'aide de la méthodologie des surfaces de réponse
(RSM) et, en particulier, d'un plan composite centrée sur la face (CCF). Les données
expérimentales ont été ajustées à une équation polynomiale du second ordre à l'aide des
régressions multiples et ont été ensuite analysée à l'aide d'une analyse de variance (ANOVA).
Les résultats obtenus ont montré un excellent coefficient de détermination (R2=0.971) ce qui
indique que les valeurs prédites s'accordent très bien avec les données réelles lors de l'utilisation
des modèles quadratiques. Les conditions optimales ont été trouvé à un pH = 4.016, une
concentration de FeSO4 de 5.507mmol/l, une concentration de H2O2 de 1.88 mmol/l, et un
temps de réaction de 30.604min. Le rendement d'élimination correspondant à ces conditions
optimales a été trouvé égal à 99.68%. Ce résultat est en accord avec la valeur prédite par le
modèle.

Mots clé : Colorants, bleu de coomassie, dégradation, procédé Fenton, RSM

Abstact
This work was carried out in the field of depollution of water loaded with dyes (coomassie
blue CB) using an advanced oxidation process, namely the Fenton process.
The experimental design was carried out using response surface methodology (RSM) and, in
particular, a face-centered composite (CCF) design. The experimental data was fitted to a
second-order polynomial equation using multiple regressions and then analyzed using analysis
of variance (ANOVA). The results obtained showed an excellent coefficient of determination
(R2=0.971) which indicates that the predicted values agree very well with the real data when
using quadratic models. The optimal conditions were found to be a pH = 4.016, a FeSO4
concentration of 5.507mmol/l, a H2O2 concentration of 1.88 mmol/l, and a reaction time of
30.604min. The elimination efficiency corresponding to these optimal conditions was found to
be equal to 99.68%. This result is in agreement with the value predicted by the model.

Keywords: Dyes, coomassie blue, degradation, Fenton process, RSM


Chapitre I : Généralité sur les colorants
Introduction général…………………………………………………….. 1
I.1. Historique des colorants…………………………………………………………. 4
I-1-2-Nature des colorants…………………………………………………………… 4
I-1-3- définition d’un colorant………………………………………………………. 5
I-1-4-classification des colorants …………………………………………………… 5
1-1-4-1-classification chimique ……………………………………………………. 5
a) Les colorants azoïques……………………………………………………….. 5
b) Les colorants anthraquinoniques ………………………………………….. 6
c) Les colorants triphénylméthanes…………………………………………… 6
d) Les colorants indigoïdes …………………………………………………… 7
e) Les colorantes xanthines …………………………………………………… 7
f) Les phtalocyanines ………………………………………………………….. 7
g) Les colorants nitrés et nitrosés …………………………………………… 8
h) Les colorants thiazines ………………………………………………………. 8
I-1-4-2 : Classification selon le domaine d’application……………………………. 9
1. Colorants à mordant …………………………………………………………… 9
2. Colorants acides ouanioniques………………………………………………… 9
3. Colorants basiquesoucationiques………………………………………………. 10
4. Colorants métallifères………………………………………………………….. 10
5. Colorants directs ……………………………………………………………….. 11
6. Colorants au soufre ……………………………………………………………. 11
7. Colorants de cuve et leurs leuco-dérivés……………………………………… 11
8. Colorants réactifs………………………………………………………………. 12
9. Colorants azoïques insolubles ………………………………………………… 12
10. Colorants dispersés ……………………………………………………………. 12
11. Pigments ………………………………………………………………………... 12
I-1-5- Utilisation des colorants………………………………………………… 13
I-1-6-Impact des colorants sur l’environnement et la santé……………………….. 13
I-1-6-1) Sur l’environnement……………………………............................................... 14
2) Les impacts dangereux sur la santé………………………………………………. 15
Chapitre II : Procédés de traitement des colorants
II.1) Introduction……………………………………………………………………… 17
II.1) méthodes physiques ……………………………………………………………. 17
a-Adsorption sur charbon actif…………………………………………………. 17
b-Filtration membranaire ……………………………………………………….. 17
II.2- Méthodes physico-chimique : Coagulation/floculation ……………………… 18
II.3 -Méthodes biologiques …………………………………………………………... 19
II.4 -Méthodes électrochimiques …………………………………………………… 19
A) Electrocoagulation……………………………………………………………. 19
B) B-Electro flottation …………………………………………………………… 20
II.5- Méthodes chimiques …………………………………………………………… 22
II.6- Définition et principes de base des POA………………………………………… 23
II.7 -Utilisation des Procédés d’Oxydations Avancées ………………………………. 25
II.8- Description et Caractéristiques d’OHo…………………………………………. 26
II.9 -Réactivité des radicaux hydroxyles……………………………………………… 27
II.10 -Les différents procédés d’oxydation avancée (POA)………………………….. 27
II .10.1-Procédés d’ozonation ………………………………………………………… 27
a) L’ozonation simple (O3) …………………………………………………………... 27
b) La peroxonation (H2O2/O3) ……………………………………………………. 28
II.10.2 -Les procédés photochimiques ………………………………………………… 28
a) Procédé photo-Fenton ………………………………………………………….. 28
b) Photo catalyse hétérogène avec TiO2 ………………………………………….. 29
II.10.3 - Les procédés électrochimiques ………………………………………………. 29
II.11.1- Procédé Fenton …………………………………………………………… 29
II.11.2- Application du réactif de Fenton dans le traitement des eaux et des effluents.. 30
II.11.3-Les paramètres influençant l’efficacité du procédé Fenton …………………. 30
II.11.3.1-Effet du PH de milieu ………………………………………………………... 31
II.11.3.3.2- Effet d’oxygène …………………………………………………………… 31
Chapitre III : Etude Expérimentale
III.1-Introduction ………………………………………………………………………. 33
III.2-Matériel Et Méthodes ……………………………………………………………. 33
III.3 -Colorant étudié…………………………………………………………………… 33
III.4-Préparation de la solution du bleu de coomassie……………………………… 34
III.5. Les réactifs utilisés………………………………………………………………. 35
III.6. Matériel utilisé …………………………………………………………………… 35

III.2.6 Protocole Expérimentale ……………………………………………………….. 36

II.2.6.1. Dégradation du BC en milieux aqueux par procédé d’oxydation avancée


« Fenton »…………………………………………………………………….. 38
III.2.6.2: Planification expérimentale…………………………………………………. 39
III. 3: Résultatset discussion……………………………………………………………. 42
III.3.1. Analyse de la conception d'expériences……………………………………….. 42
III.3.2. Effet des facteurs sur le taux de dégradation du BC ………………………… 45
III.3.3. Etude des interactions entre facteurs ………………………………………… 46
III.3.4. Optimisation…………………………………………………………………… 51
Chapitre I : Généralité sur les colorants
Figure I.1: Structure de colorant azoïque…………………………………………….. 6
Figure I.2:La molécule anthraquinone………………………………………………. 6
Figure I.3: Structure du colorant triphénylméthane………………………………….. 7
Figure I.4: Structure de l’indigo……………………………………………………… 7
Figure I.5:Structure moléculaire d’un colorant xanthène ………………………….. 7
Figure I.6 : Structure de phtlocyanine………………………………………………... 8
Figure I.7 : Structure de nitrés ………………………………………………………. 8
Figure I.8 : Structure des thiazines et des oxazines………………………………… 9
Figure I.9 : Bleu mordant 9…………………………………………………………. 9
Figure I.10 :Colorant C.I .Acide red 27…………………………………………….. 10
Figure I.11:Colorant CI basic green 4………………………………………………. 10
Figure I.12 : Acide noire 60………………………………………………………… 10
Figure I.13 : Bleu direct 1…………………………………………………………….. 11
Figure I.14 : Jaune sulfure 4…………………………………………………………. 11
Figure I.15 : Procion rouge briant M-2…………………………………………….. 12
Figure I.16 : Bleu pigment 13
15…………………………………………………………..

Chapitre II : Procédés de traitement des colorants


Figure II.1:Micropores de charbon actif……………………………………… 17

Figure II.2:neutralisation de la charge de colloïde et le mécanisme de déstabilisation 18


Figure II.3:Schéma du principe de l’électrocoagulation…………………………… 19
Figure II.4:principaux processus d’oxydation avancée (POA)………………….. 25
Figure II.5:Description et Caractéristique d’OH…………………………………… 26

Chapitre III : Etude expérimentale


Figure III.1 :Le Blue de coomassie………………………………………………….. 33
Figure III.2 : Structure du bleu de coomassie……………………………………….. 34
Figure III.3 : Préparation de la solution du bleu de méthylène……………………… 35
Figure III.4 :UV-vis spectrophotomètre…………………………………………….. 35
Figure III.5 : pH-mètre………………………………………………………………. 36
Figure III.6 : agitateur magnétique………………………………………………….. 36
Figure III.7 : Courbe d’étalonnage du BC………………………………………….. 38
Figure III.8 : points expérimentaux d’un plan CCF………………………………… 40
Figure III.9 : Graphe représentant les valeurs expérimentales en fonction des
valeurs prédites…………………………………………………………………… 44
Figure III.10: Effets des facteurs sur le taux de réduction de BC…………………. 45
Figure III.11: Effets de pH de la concentration de H2O2 sur le taux de réduction de 46
BC
Figure III.12 : Effets du pH de la concentration de FeSO4 sur le taux de réduction 47
de BC…………………………………………………………………………………
Figure III.13 : Effet du pH et du temps de traitement sur le taux de réduction…... 47
Figure III.14 : Effet de la concentration de FeSO4 et de H2O2 sur le taux de
réduction du BC……………………………………………………………………… 49
Figure III.15 : Effet de la concentration de H2O2 et du temps de traitement sur le
taux de réduction du BC……………………………………………………………. 49
Figure III.16 : Effet de la concentration de FeSO4 et du temps de traitement sur
le taux de réduction de BC…………………………………………………………… 50
Chapitre I : Généralité sur les colorants
TableauI.1 : Principaux groupes chromophores et auxochromes, classés par
intensité croissante ……………………………………………………………….. 5
Chapitre II : Procédés de traitement des colorants
Tableau II.1 : différent procédés d’oxydation avenacée 25
Chapitre III : Etude expérimentale
Tableau III.1 : Propriété chimique………………………………………………… 34
Tableau III.2 : Absorbance à 586 nm en fonction de la concentration de BC 37
Tableau III.3 : Matrice d’expérience pour un plan CCF pour K= 2 facteur 41
Tableau III.4: Les facteurs et leur niveaux pour procédé fenton 42
Tableau III.5: Les données expérimentales établies pour la conception CCF 42
Tableau III.6 : Résultats d’analyse de variance ………………………………… 43
Tableau III.7 : Coefficients estimés pour le procédé fenton aux unités codées 44
Tableau III.8 : Listes d’exécutions incluant les facteur , les réponses , les
itérations et log(D) ………… 52
B.C : Bleu de Coomassie
C : Concentration massique ou molaire en soluté (mg L-1 ou m mol L-1).
C0 : Concentration initiale (mg L-1).
I : Intensité lumineuse traversée.
I0 : Intensité initiale lumineuse.
OH• : Radicaux hydroxyles.
POA : Procédé d’Oxydation Avancée.
V : Vitesse cinétique de dégradation.
UV : Ultra-violet.
λ : Longueur d’onde (nm).
Introduction générale

Introduction générale

Les colorants occupant actuellement une place importante dans le secteur industriel,
ils sont largement utilisés dans l’industrie du papier, cosmétique, agroalimentaire et notamment
dans l’industrie textile. Ces rejets: composés surfactants, composés biocides, suspensions
solides, agents de dispersion et de mouillage, colorants et métaux traces, sont toxiques pour la
plupart des organismes vivants. L'hétérogénéité de leur composition rend difficile voire
quasiment impossible l’obtention de seuils de pollution inférieurs ou égaux à ceux imposés par
les normes environnementales, après traitement par les techniques traditionnelles [1].
Les développements récents dans le domaine du traitement chimique des eaux ont permis
une amélioration des procédés de dégradation oxydante de composés organiques en milieu
aqueux grâce à l’application des méthodes catalytiques et photochimiques. De nouveaux
procédés de traitement ont émergé au cours des vingt dernières années parmi lesquels les
Procédés d'Oxydation Avancée (POA), qui se sont avérés très intéressants pour la dégradation
de molécules organiques récalcitrantes. Ces techniques sont complémentaires aux méthodes
habituelles de floculation, de précipitation, d’adsorption sur charbon actif ou des procédés
membranaires. L'oxydation avancée a pour but la minéralisation complète des polluants aqueux
en dioxyde de carbone, l’eau et autres ions minéraux [2].
Les procédés d'oxydation avancée, sont basés sur la formation d’entités radicalaires très
réactives et non sélectives tels que les radicaux HO•, qui possèdent un pouvoir oxydant très
élevé .Ces entités radicalaires peuvent être générées en milieu aqueux soit par des couplages
d’oxydants avec la lumière ultraviolette (O3/UV, H2O2/UV) soit par photo catalyse (UV/TiO2,
UV/Fe2+) soit par les ultrasons ou par les procédés électrochimiques [3].
Ce travail de recherche a eu pour but d’étudier l’élimination et la dégradation d’un
colorant par procédé d’oxydation avancée (fenton) en solution aqueuse. Le bleu de coomassie
est pris comme molécule modèle dans ce travail car il répond aux critères suivants : Solubilité
élevée dans l’eau, analyse par spectrophotométrie UV/visible. L’utilisation ignorante de cette
substance engendre des causes graves sur la santé humaine et l’environnement

1
Introduction générale

Ce mémoire s’articule autour de trois chapitres :


 Le premier chapitre de ce mémoire est consacré à la partie bibliographique, dans
laquelle sont introduites toutes les notions et les définitions sur les colorants,
 Le deuxième chapitre, décrira les différentes techniques de traitement des colorants
avec leurs avantages et inconvénients. Egalement, nous présentons les différents
procédés d’oxydation avancée, et les mécanismes d’oxydation par les radicaux
hydroxyles, les réactions prépondérantes intervenant dans le réactif de Fenton et dans
les procédés d’oxydation par voie Fenton
 Le troisième chapitre est consacré à l’étude expérimentale. Dans cette partie nous
avons décrit le matériels, les produits, le protocole expérimentale ainsi que les méthodes
analytiques utilisés. l’ensemble des résultats obtenus lors de traitement du colorant par
procédé fenton a été présenté. l’influence des paramètres du procédé fenton sur le taux
de dégradation des colorants a été bien étudiée .L’optimisation de l’efficacité de
traitement se fait en utilisant la méthode des surfaces de réponse (MSR).
 L'étude se termine enfin par une conclusion générale qui regroupe les résultats obtenus
et quelques perspectives.

2
Chapitre I Généralités sur les colorants

Chapitre I : Généralités sur les colorants

I.1.Historique de colorant :
Depuis le début de l’humanité, les colorants ont été appliqués dans pratiquement toutes
les sphères de notre vie quotidienne pour la peinture et la teinture du papier, de la peau et des
vêtements, etc. Jusqu’à la moitié du 19ème siècle, les colorants appliqués étaient d’origine
naturelle. Des pigments inorganiques tels que l’oxyde de manganèse, l’hématite et l’encre
étaient utilisés. Par ailleurs, des colorants naturels organiques ont été appliqués, surtout dans
l’industrie de textile. Ces colorants sont tous des composés aromatiques qui proviennent
essentiellement des plantes, tel que l’alizarine et l’indigo. L’industrie des colorants
synthétiques est née en 1856 quand le chimiste anglais W. Perkin, dans une tentative de
synthèse de la quinine artificielle pour soigner la malaria, a obtenu la première matière
colorante synthétique qu’il appela "mauve" (aniline, colorant basique).
De nouveaux colorants synthétiques commencent à paraître sur le marché. Ce processus a été
stimulé par la découverte de la structure moléculaire du benzène en 1865 par Kekulé.
En conséquence, au début du 20ème siècle, les colorants synthétiques ont presque
complètement supplantés les colorants naturels. La production mondiale des colorants
synthétiques est estimée à 800 000 tonnes/an en 2011[4]. On dénombre environ 8000colorants
synthétiques chimiquement différents, répertoriés dans le Collor Index(CI) sous40000
dénominations commerciales. Chaque colorant y est classé sous un nom de code indiquant sa
classe, sa nuance ainsi qu’un numéro d’ordre (par exemple : CI Acide Orange)
I-1-2-Nature des colorants
Il excite deux grandes classes de colorants, soit les naturels et les synthétiques.
En général de nature organique, les colorants ont la propriété de colorer de façon durable la
matière sur laquelle ils sont appliqués, et ce, dans certaines conditions. Il existe seulement une
dizaine de colorants naturels, mais plusieurs milliers de colorants synthétiques ont été fabriqués
par le marché industriel. Les colorants naturels sont extraits des plantes, des fruits, des arbres,
des lichens, des insectes ou des mollusques par des procèdes simples comme chauffage ou le
broyage. Le jaune est le colorant naturel le plus répandu, mais l'indigo et le

4
Chapitre I Généralités sur les colorants

pourpre sont aussi présents en grande quantité. Quant aux colorants synthétiques, ce sont des
composés ayant comme matières premières des molécules telles que le benzène, issu de la
distillation de la houille. A partir des matières premières, c'est grâce à une série de procédés
chimiques, qui correspondent en général au remplacement d'un ou plusieurs atomes
d'hydrogène du produit de départ par des éléments ou des radicaux particuliers, que sont
fabriqués les intermédiaires. Ces intermédiaires serviront à la fabrication du colorant final.[5]

I-1-3- définition d’un colorant :


Un colorant est une matière colorée par elle-même, capable de se fixer sur un support. La
coloration plus ou moins intense des différentes substances est liée à leur constitution chimique
[6]Les matières colorantes se caractérisent par leur capacité à absorber les rayonnements
lumineux dans le spectre visible (380 à 750 nm).
La transformation de la lumière blanche en lumière colorée par réflexion sur un corps,
par transmission ou diffusion, résulte de l’absorption sélective d’énergie par certains groupes
d’atomes appelés chromophore. La molécule colorante étant le chromogène (l’arrangement
complet d’atomes qui donne naissance à la couleur observée). Plus la facilité du groupe
chromophore à donner un électron est grande et plus la couleur sera intense (groupes
chromophores classés dans le Tableau I.1). D'autres groupes d'atomes du chromogène peuvent
intensifier ou changer la couleur due au chromophore : ce sont les groupes auxochromes.
Tableau I-1 : Principaux groupes chromophores et auxochromes, classés par intensité
Croissante [7]
Groupes chromophores Groupesauxochromes

Azo (-N=N-) Amine Primaire (-NH2)


Nitroso (-N=O) Amine Secondaire (-NHR)
Carbonyl (=C=O) Amine tertiaire (-NR2)
Vinyle (-CH=CH-) Hydroxyle (-OH)
Nitro (-NO2) Alkoxyle (-OR)
Sulphure(>C=S) Donneur d’électron (-Cl)

5
Chapitre I Généralités sur les colorants

I-1-4-classification des colorants :


1-1-4-1-classification chimique :
La classification chimique est faite selon la nature du groupe chromophore :
a) Les colorants azoïques
Les colorants azoïques sont caractérisés par la présence au sein de la molécule d'un
Groupement azoïque (-N=N-) reliant deux noyaux benzéniques (Figure I.1). Cette catégorie de
colorant est actuellement la plus répandue sur le plan de l’application, puisqu’ils représentent
plus de 50% de la production mondiale de matières colorantes [8].

Figure I.1. Structure de colorant azoïque


b) Les colorants anthraquinoniques :
Les colorants anthraquinoniques sont d’un point de vue commercial, les plus importants
après les colorants azoïques. Leur formule générale dérivée de l’anthracène, montre que le
chromophore est un noyau quinonique sur lequel peuvent s’attacher des groupes hydroxyles ou
amino (Figure I.2). Ces produits sont utilisés pour la coloration des fibres polyester, acétate et
triacétate de cellulose.

Figure I.2 : La molécule anthraquinone (9,10-dihydro-9,10-dioxoanthracéne, dérivé de


L’anthracène)
c) Les colorants triphénylméthanes :
Les colorants triphénylméthanes et leurs dérivés hétérocycliques constituent la plus
ancienne classe de colorants synthétiques (Figure I.3). Actuellement bien moins importants que
les colorants azoïques et anthraquinoniques, ils ont conservé une certaine valeur commerciale,
car ils permettent de couvrir la totalité de la gamme de nuances. La coloration intense des
Triphénylméthanes provient du large système conjugué de l’ion cationique. Le carbocation
Central est en conjugaison avec les trois noyaux benzéniques, par lesquels la charge positive
est fortement délocalisée[8]

6
Chapitre I Généralités sur les colorants

Figure I.3 : Structure du colorant triphénylméthane


d) Les colorants indigoïdes :
Les colorants indigoïdes tirent leur appellation de l’indigo dont ils dérivent (Figure I.4).
Ainsi, les homologues séléniés, soufrés et oxygénés du bleu indigo provoquent d’importants
effets hypochromes avec des coloris pouvant aller de l’orange au turquoise .Le plus important
des colorants indigoïdes est l’indigo lui-même, qui a la structure suivante :

Figure I.4 : Structure de l’indigo


2-(1,3-dihydro-3-oxo-2H-indole-2-ylidène)-1,2-dihydro-3H-indole-3-one (nom IUPAC)

e) Les colorants xanthènes :


Ils sont dotés d'une intense fluorescence. Le composé le plus connu est la fluorescéine
(Figure I.5). Peu utilisés en tant que teinture, leur faculté de marqueurs lors d'accident maritime
ou de traceurs d'écoulement pour des rivières souterraines est malgré tout bien établie [8].

Figure I.5 : Structure moléculaire d’un colorant xanthène

7
Chapitre I Généralités sur les colorants

f) Les phtalocyanines :
Les phtalocyanines ont une structure complexe basée sur l'atome central de cuivre
(Figure I.6). Les Colorants de ce groupe sont obtenus par réaction du dicyanobenzène en
présence d’un halogénure métallique (Cu, Ni, Co, Pt, etc.). [9]

Figure I.6 : Structure de phtalocyanine. Exemple : phtalocyanine de cuivre

g) Les colorants nitrés et nitrosés :


Les colorants nitrés et nitrosés forment une classe de colorants très limitée en nombre
et relativement ancienne. Ils sont actuellement encore utilisés, du fait de leur prix très modéré
lié à la simplicité de leur structure moléculaire caractérisée par la présence d’un groupe nitro
(-NO2) en position ortho d’un groupement électrodonneur (hydroxyle ou groupes aminés)
(Figure I.7).

Figure I.7 : Structure de nitrés

h) Les colorants thiazines :


Les colorants thiazines sont analogues aux colorants oxazines sauf que l’atome de
soufre remplace l’atome d’oxygène dans l’anneau hétérocyclique [10] Ces colorants ont un
noyau phenazonium comme chromophore, avec des groupes aminés en para par rapport au
soufre comme auxochrome (Figure I.8). Ils ont un intervalle de couleur du vert au bleu et ils

8
Chapitre I Généralités sur les colorants

sont stables à la lumière [11] .Ils sont utilisés dans le domaine du textile, médecine, pharmacie
et biologie [12] et employés comme antihistaminiques, tranquillisants ,et comme des
insecticides, des photo-sensibilisateurs, dans le traitement du cancer et agents antimicrobiens
.Seulement cinq colorants thiazines sont connus et toujours fabriqués : azure A, azure B, azure
C, thionine et bleu de méthylène . Le colorant thiazine le plus important est le bleu de
méthylène découvert par CARO en 1876. et comme des insecticides, des photo-
sensibilisateurs, dans le traitement du cancer et agents antimicrobiens).Seulement cinq
colorants thiazines sont connus et toujours fabriqués : azure A, azure B, azure C, thionine et
bleu de coomassie[14] Le colorant thiazine le plus important est le bleu de méthylène découvert
par CARO en 1876 [15].

Colorants OxazinesColorants thiazines

Figure I.8 :Structure des thiazines et des Oxazines

I-1-4-2 : Classification selon le domaine d’application :


La classification chimique présente un intérêt pour le fabricant de matières colorantes, mais
le Teinturier préfère le classement par domaines d’application. Dans ce cas en se basant sur le
Groupe auxochromes.
12. Colorants à mordant :
Les mordants les plus utilisés sont les dichromates ou des complexes du chrome. Ils sont
utilisés pour teindre la laine, le cuir, la soie, le papier et les fibres cellulosiques modifiées.
La plupart des colorants à mordant sont azoïques ou triphénylméthanes. La figure I-9 donne
un exemple de colorant mordant.

9
Chapitre I Généralités sur les colorants

Figure I.9 : Bleu mordant 9 (C.I.mordant bleue 9)

13. Colorants acides ou anioniques


Ces colorants sont ainsi dénommés car ils permettent de teindre certaines fibres (fibres
animales protéiniques, polyamide, laine, soie) en bain acide. Ils sont constitués d’un groupe
chromophore (responsable de l’effet de coloration) et d’un ou plusieurs groupes sulfonâtes
permettant leur solubilisation dans l’eau. La figure I-10 donne un exemple de colorant acide.

Figure I.10: Colorant C.I. Acid red 27

14. Colorants basiques ou cationiques


Les colorants cationiques (ou basiques) sont des cations colorés. Ils sont utilisés pour la
teinture des fibres à groupement acide tel que les fibres synthétiques acryliques. La plupart de
ces colorants sont des triphénylméthanes, anthraquinoniques ou azoïques. La figure I-11 donne
un exemple de colorant basique.

Figure I.11: Colorant CI Basic green 4

10
Chapitre I Généralités sur les colorants

15. Colorants métallifères


Les colorants métallifères sont des complexes forts contenant un atome métallique (Cr, Ni,
Co) (Figure I.12). L’atome métallique peut être associé :
- à une molécule de colorant (complexe métallifère 1/1) tel que le bleu acide 158.
- ou à deux molécules de colorant (complexe métallifère 1/2) tel que le noir acide 60. Les
colorants métallifères sont généralement des colorants azoïques mais aussi des
phtalocyanines. Ces colorants permettent de teindre la laine, la soie, le polyamide en
nuances très solides.

Figure I.12: Acide Noir 60 (C.I acid black 60)

16. Colorants directs :


Les colorants directs sont des colorants solubles dans l’eau (présence de groupes
sulfonâtes), et essentiellement des colorants azoïques ou aussi des phtalocyanines. Les
avantages principaux de ces colorants sont la grande variété des coloris, leur facilité
d’application et leur prix modique. Par contre, leur inconvénient principal réside dans leur
faible solidité au mouillé. La figure I-13 donne un exemple de colorant direct.

Figure I.13: Bleu direct 1 (C.I. Blue direct 1)

6. Colorants au soufre :
Ces colorants sont obtenus par fusion de dérivés aminés ou de phénols en présence de
soufre ou de sulfures (Figure I.14). Ces colorants sont insolubles dans l’eau. Leur utilisation

11
Chapitre I Généralités sur les colorants

en teinture n’est rendue possible qu’en les réduisant en leuco-dérivés présentant de l’affinité
pour les fibres. Après teinture, le colorant est ré-oxydé en sa forme insoluble qui reste
emprisonnée dans la fibre. Les colorants au soufre conduisent à des teintures solides mais de
nuance en général terne.

Figure I .14:Jaunesulfure 4 (C.I. sulfur yellow 4)


7. Colorants de cuve et leurs leuco-dérivés
L’expression cuve a été conservée pour désigner toute une série de colorants ayant les
caractéristiques communes d’être insolubles dans l’eau, mais de se solubiliser par réduction en
leuco-dérivé possédant de l’affinité pour les fibres.
Cette insolubilisassions est à l’origine d’une des qualités principales de ces colorants, à savoir
leur bonne résistance aux agents de dégradation. Les colorants de cuve ont des propriétés qui
les rapprochent des colorants au soufre mais, contrairement à ces derniers, ils sont de
constitution bien définie.

8. Colorants réactifs
Les colorants réactifs contiennent un groupement chromophore et une fonction chimique
réactive assurant la formation d’une liaison covalente avec les fibres.
La plupart (~80%) des colorants réactifs sont azoïques ou métallifères mais aussi
Anthraquinoniques et phtalocyanines qui sont appliqués surtout pour le vert et le bleu (Figure
I.15).

Figure I.15 : Procion rouge briant M-2B

12
Chapitre I Généralités sur les colorants

9. Colorants azoïques insolubles :


Ces colorants permettent d’obtenir, sur fibres cellulosiques, des nuances vives dont
certaines atteignent la solidité des colorants de cuve.
10. Colorants dispersés :
Ces colorants sont très peu solubles dans l'eau et la teinture s’effectue non plus en les
solubilisant mais en les mettant en suspension dans l’eau sous forme d’une fine dispersion,
d’où le nom de colorants dispersés. Ces colorants sont généralement azoïques ou nitrosés
(jaune à rouge), anthraquinoniques (bleu et vert) ou métallifères (toutes les couleurs).

11. Pigments :
Les pigments sont des molécules insolubles dans l’eau et ne présentent aucune affinité pour
les fibres textiles, ils ne peuvent être appliqués qu’en les fixant à la surface des fibres à l’aide
d’un liant. Les pigments sont essentiellement utilisés en impression textile, mais également en
teinture (par exemple : articles dits dé lavables). Ils sont d’origines très diverses: certains sont
simplement des produits minéraux (noir de fumée, blanc de zinc), d’autres sont des produits
organiques sélectionnés pour la stabilité de leur coloration. La plupart des pigments sont des
colorants azoïques (jaune, orange, et rouge) ou dérivés de phtalocyanines (bleu et vert) (Figure
I.16).

Figure I.16 : Bleu pigment 15 (C.I. pigment blue 15)

I-1-5- Utilisation des colorants :


L'industrie des colorants constitue un marché économique considérable car de
nombreux produits industriels peuvent être colorés, principalement:

13
Chapitre I Généralités sur les colorants

• Dans l’industrie textile, fourrure, cuir (textiles a usage vestimentaire, de décoration, du


bâtiment, du transport, textiles a usage médical…).
• Dans l'industrie des matières plastiques (pigments).
• Dans l'industrie du bâtiment : peintures (pigments), matériaux de construct
• Dans l'imprimerie (encres, papier).
• Dans l'industrie pharmaceutique (colorants).
• Dans l'industrie des cosmétiques (dont les colorations capillaires).
• Dans l'industrie agroalimentaire (colorants alimentaires).
• Dans diverses industries, utilisées pour des carburants et des huiles. [16].

I-1-6-Impact des colorants sur l’environnement et la santé:


1) Sur l’environnement:
Les rejets d'effluents des industries textiles, chargés en colorants, dans les rivières,
peuvent nuire considérablement aux espèces animales, végétales ainsi qu'aux divers
microorganismes vivant dans ces eaux. Cette toxicité, donc, pourrait être liée à la diminution
de l'oxygène dissout dans ces milieux. Par ailleurs, Leur très faible biodégradabilité, due à leur
poids moléculaire élevé et à leurs structures complexes, confère à ces composés un caractère
toxique pouvant être élevé ou faible. De ce fait, ils peuvent persister longtemps dans ce milieu,
engendrant ainsi des perturbations importantes dans les différents mécanismes naturels existant
dans la flore (pouvoir d’auto épuration des cours d’eau, inhibition de la croissance des végétaux
aquatiques…) et dans la faune (destruction d’une catégorie de poissons, de
microorganismes…).
Dans ces conditions la dose létale (DL50) reste le meilleur paramètre pour évaluer les
effets toxiques causés par ces déversements. Ainsi, une DL50 signifie la mort de 50% des
espèces animales testées en expérimentation [16].Les données bibliographiques ont mentionné
que :
Les colorants cationiques (ou basiques) sont généralement très toxiques et résistent à
toute oxydation. En effet, d'autres études ont montré que le colorant cationique (sandocryl
orange) est très toxique pour les micro-organismes. En effet, après un temps de contact de 5
jours, le taux d'inhibition a été de l'ordre de 96,5%. Ce taux, est cependant plus faible avec le
colorant acide, le Lanasyn Black (32,8%) et pratiquement nul avec un autre colorant de cette
même famille, le sandolan [17].

14
Chapitre I Généralités sur les colorants

Le bleu de victoria, le violet de méthyle, le noir anthracite BT et le vert diamant sont


très toxiques pour la faune et la flore à partir de concentrations de 1mg/l (17).Donc, le
traitement des effluents chargés en colorants s'avère indispensable pour la sauvegarde de
l'environnement.
2) Les impacts dangereux sur la santé:
L'érythrosine est un colorant utilisé abondamment pour colorer les confiseries de Toutes
sortes. CLEMENT a montré que ce composé a provoqué des cas importants d'allergie chez les
personnes sensibles et chez celles qui en font un large produit de consommation (les enfants
par exemple).
Le Jaune AB et le Jaune OB utilisés dans la coloration du beurre et de la margarine sont
assez toxiques. Ils se manifestent par certains symptômes tels que :
 Irritation du tube digestive.
 Diminution de la croissance.
 Augmentation du poids des reins et du foie.
Les colorants cationiques qui peuvent également exercer des actions néfastes sur
L’organismehumain:
 Les dérivés du triphénylméthane provoquent l'eczéma et des troubles gastriques
(diarrhées).
Une des plus graves conséquences de l'usage des colorants synthétiques réside en des effets
cancérigènes suite à leur ingestion répétée. Ainsi, beaucoup de ces dangereux composés ont
été mis en évidence après une expérimentation rigoureuse sur les animaux.
Nous citons quelques exemples : Les colorants azoïques, le rouge écarlate, le soudan III,
l'orange SS (orange gras TX), l'amarante, le jaune AB, le jaune OB, le rouge ponceau, le soudan
I, le rouge citrus etc.…
L’allergie respiratoire aux colorants réactifs a été rapportée pour la première fois en
1978 par Alanko chez des sujets employés à la pesée et au mélange de ces colorants en poudre
depuis deux ans et présentant un asthme et / ou rhinite d’origine professionnelle.

15
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

CHAPITRE II : Procédés de traitement des colorants

II.1 Introduction :
La plupart des colorants utilisés dans l’industrie textile, sont toxiques et non biodégradable et
ne sont pas détruits par les traitements physico-chimiques et biologiques classiques, c'est
pourquoi de nouvelles techniques, font l'objet d'un grand intérêt au cours des deux dernières
décennies, car elles peuvent conduire à une minéralisation complète de ces polluants. Ce sont
les procédés d’oxydation avancée (POA)

II.1méthodes physiques :
a-Adsorption sur charbon actif :
Le charbon actif ou d'autres matériaux adsorbants peuvent être utilisés pour éliminer
plusieurs colorants des eaux usées. Comme les colorants ne sont pas tous ioniques, la plupart
des adsorbants ne peuvent pas réduire tous les colorants. Le charbon actif, adsorbant le plus
communément utilisé pour la réduction de la couleur (à cause de sa capacité d'adsorption
élevée), est capable d'adsorber la plupart des colorants [18]. Toutefois, cette technique ne résout
pas le problème, elle ne fait que déplacer la pollution de l'état liquide à l'état solide. De plus,
ces techniques, non destructives, nécessitent des opérations postérieures onéreuses de
régénération et de post traitement des déchets solides.

Figure II.1: Micropores de charbon actif

b-Filtration membranaire :
La filtration sur membrane pilotée par pression hydraulique se décline en
microfiltration, ultrafiltration, nanofiltration et osmose inverse. Parmi les quatre types de

17
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

procédés, la nanofiltration et l'osmose inverse sont les plus adaptés à la réduction partielle de
la couleur et petites molécules organiques [19], mais l’osmose inverse reste la plus répandue
[20]. La nanofiltration s’applique surtout au traitement des bains de teinture de colorants
réactifs en agissant comme un filtre moléculaire, tandis que la microfiltration retient les
matériaux Colloïdaux tels que les colorants dispersés ou de cuve grâce à une «membrane écran.
L'ultrafiltration ne s'applique qu'à la réduction de la DCO et des solides en suspension [21], et
ne se montre réellement efficace qu’en combinaison avec la coagulation/floculation

II.2- Méthodes physico-chimique : Coagulation/floculation :


La coagulation/floculation est souvent appliquée pour le traitement des eaux usées de
l'industrie de textile pour enlever davantage la demande chimique en oxygène (DCO) et la
couleur avant d’un traitement biologique. Elle peut aussi être utilisée comme procédé principal
de traitement [22].
Ce procédé est basé sur l'addition d'un coagulant qui va former des flocs avec les
polluants organiques. Ces flocs sont ensuite éliminés par décantation et filtration.
Les principaux coagulants utilisés pour déstabiliser les particules en suspension et produire des
flocs, sont : le sulfate d'aluminium (alun) Al 2(SO4)3 .18H2O, l'aluminate de sodium NaAlO2, le
chlorure ferrique FeCl3.6H2O, le sulfate ferreux FeSO4 .7H2O, le sulfate ferrique Fe2(SO4)3
9H2O. Toutefois, ce procédé génère des quantités énormes de boues en fin de traitement, ce
qui nécessite des investissements supplémentaires pour leur traitement en vue de valorisation.

Figure II.2: neutralisation de la charge de colloïde et le mécanisme de


déstabilisation

18
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

II.3-Méthodes biologiques :
Par épuration biologique des eaux, on entend la décomposition des polluants organiques
dans l’eau par les microorganismes, on trouve deux types de traitement:
- Traitement aérobie: en présence d’air ou d’oxygène dissout dans les eaux usées, les bactéries
dégradent les polluants organiques. La technique est efficace pour le déplacement DBO, DCO
et les produits organiques suspendus, produits Organiques volatils, nitrates, phosphates, etc.…
[23].
- Traitement anaérobie: À l'inverse de la biodégradation aérobie, la digestion Anaérobie des
composés organiques s’effectuent en l'absence d'oxygène et forme du dioxyde de carbone, du
méthane, de l'eau de l’azote, du soufre [23],[24].

II.4-Méthodes électrochimiques :
A_ Electrocoagulation :
Le principe du procédé d’électrocoagulation est basé sur le principe des anodes
Solubles. Il s’agit, d’imposer un courant (ou potentiel) entre deux électrodes (fer ou aluminium)
immergées dans un électrolyte contenu dans un réacteur pour générer, in situ, des ions (Fe 2+,
Fe3+, Al3+), susceptibles de produire un coagulant en solution et de provoquer une coagulation
floculation des polluants que l’on souhaite éliminer. L’électrolyse peut également coaguler les
composés solubles oxydables ou réductibles contenus dans l’effluent.
Le champ électrique crée un mouvement d’ions et de particules chargées. Cette action permet
de rassembler les matières en suspension sous forme de flocs qu’on élimine ensuite par un
procédé physique classique (décantation, flottation, filtration) [24]. La figure suivante présente
le principe du procédé d’électrocoagulation :

Figure II.3: Schéma du principe de l'électrocoagulation

19
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

Les anodes et les cathodes utilisées peuvent avoir différentes configurations. Elles peuvent se
présenter sous forme de plaques, de boules, de sphères à lit fluidisé, de fil, de tige oude tube.
Ces électrodes peuvent être constituées de divers métaux qui sont choisis de manière à
optimiser le procédé de traitement. Les deux métaux communément utilisés sont le fer et
l’aluminium .
Les principales réactions qui se déroulent avec les électrodes (cas des électrodes en aluminium)
sont :
A l’anode :
- L’oxydation du métal :
Al→ Al3+ + 3e- (II-1)
- La formation de l’hydrogène :
2Al + 3OH- → Al2O3 + 3/2 H2 + 3 e-(II-2)
A la cathode :
La réduction de l’eau : H2O + e- → 1/2 H2 + OH-(III-3)
Il est aussi possible d’utiliser d’autres métaux comme anode soluble. Néanmoins, l’aluminium
et le fer restent les plus utilisés grâce à leur prix abordable et à leur forme ionique qui présente
une valence élevée.
Dans le cas d’une anode en aluminium, le cation métallique formé est Al 3+[25] , tandis que
l’utilisation d’une électrode en fer conduit à la formation d’ions ferreux Fe 2+, qui peuvent
s’oxyder en présence d’oxygène dissous ou bien par auto oxydation pour donner les ions
ferriques Fe3+Les cations métalliques forment des complexes avec les ions hydroxydes.
L’espèce majoritaire dépend du pH du milieu. Dans le cas de l’aluminium, on trouve une
multitude de complexes anioniques et cationiques [26].
On peutdistinguer:
 Les mono complexes tels que Al(OH)2+, Al(OH)4-
 Les poly complexes tels que Al2(OH)24+, Al2(OH)5+, Al6(OH)153+, Al13(OH)34+5
 Les espèces amorphes et très peu solubles telles que Al(OH) 3, Al2O3
Ces espèces jouent le rôle de coagulant et conduisent à la formation de précipités, puis de
flocs facilement éliminables. La différence entre l’EC et la coagulation chimique réside
principalement dans la source des coagulants, qui sont générés électro chimiquement (in situ)
dans l’une, et ajoutés directement sous forme de composés chimiques dans l’autre.

20
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

En revanche, les procédés classiques basés sur la coagulation chimique n’ont besoin que
d’énergie mécanique pour réaliser l’agitation tandis que l’EC consomme aussi de l’énergie
électrique essentiellement pour dissoudre l’anode sacrifiée.
Au voisinage de la cathode, la réduction du solvant (eau) provoque la formation du gaz
Hydrogène. Ce dégagement de gaz se présente sous formes de bulles, estimées à un diamètre
D’environs 10 à 100μm d’après, et contribuent fortement à l’agitation du Milieu. Dans certains
cas, lorsque l’installation est conçue dans le but de réaliser une Floculation après
électrocoagulation, ces bulles adhèrent aux solides formés en solution (adsorbant- polluant) et
favorisent leur flottation.
Les données bibliographiques présentées jusqu’à nos jours, ne s’intéressent pas aux
Bulles d’hydrogène formées au cours de l’EC. Leur rôle semble limité à une légère contribution
dans l’agitation et dans la flottation, lorsqu’elle a lieu.
Plusieurs travaux portant sur les procédés d’EC ont montré que la séparation des
Matières agglomérées en solution à l’issue de l’adsorption des polluants, peut se réaliser de
Deux façons :
 Par décantation [27].
 Par flottation [26].
Généralement, la récupération des boues s’effectue en aval du réacteur électrochimique, grâce
à un bassin de décantation. Il existe certaines applications où la récupération s’effectue dans le
réacteur lui-même .Cela concerne, la plupart du temps, des procédés conçus pour réaliser à la
fois l’EC et la décantation ou flottation. Cette dernière, est assistée par une injection d’air
comprimé, dans la majorité des cas.
B-Electro flottation :
L’électroflotation est une technique de séparation solide/liquide basé sur la suspension
des particules par les bulles générées lors de l’électrolyse de l’eau. Elle est basée sur la
génération d’hydrogène et d’oxygène pendant l’électrolyse de l’eau par l’application d’un
courant électrique à la solution traitée. Les bulles de gaz se formant à la surface des électrodes
remontent à la surface du liquide. Entrainant avec elles des particules en suspension.
Ce procédé constitue la version électrochimique de la flottation traditionnelle. Il se
distingue par son mécanisme de formation des bulles d’hydrogène et d’oxygène produites par
électrolyse de l’eau en utilisant des électrodes appropriées.
L’EF à l’avantage de généré des bulles plus fines et plus nombreuses que la flottation par air
dissous. Ce qui améliore l’efficacité du procédé.

21
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

Plus de 90% des combinaisons entre les microbulles et les particules en suspension se
produisent pendant les premières minutes dans la cellule d’électro-flottation est efficace quand
la surface totale des bulles de gaz et la surface de contact avec les particules à flotter sont
grandes. Les bulles d’hydrogène qui se dégagent au niveau de la cathode jouent le rôle principal
dans le phénomène de séparation.
Le mécanisme de l’opération est extrêmement complexe. les améliorations obtenues avec ce
procédé semblent liées non seulement à la faible dimension des bulles ‚ mais aussi à une
modification de la tension superficielle des particules colloïdales et des variations locales de
pH .
Les réactions chimiques qui sont produites à la surface des électrodes pour générer les bulles
de gaz sont les suivantes :
A l’anode: Oxidation 2H2O 4H+ + O2+4é (II-4)
A la cathode : réduction 4H2O+4é 2H2O+4OH- (I-5)
Réaction totale : 2H2O 2H2 + O2 (II-6)
A partir de ces réactions ‚ on peut constater que pour 4 électrons de courant qui passent entre
les électrodes ‚ une molécule d’oxygène et deux molécules d’hydrogène sont Formées.
Le processus physique et le détachement. Les bulles se forment à la surface des électrodes à
partir des solutions hautement sursaturées en gaz. Elles se détachent de l’électrode lorsque les
forces de flottation dépassent celles les liants à l’électrode |[28]. Il a été proposé que
l’interaction électrostatique entre les bulles et les doubles couches de l’électrode contrôle le
diamètre de détachement des bulles.
La dimension des bulles formées à la surface des électrodes varie entre 22et 50 𝜇𝑚 de diamètre
selon les conditions expérimentales [28]. L’efficacité de l’électro flottation dépend du flux et
de la dimension des microbulles qui sont généré pendant l’électrolyse de l’eau.

II-5-Méthodes chimiques :
Les techniques d'oxydation chimique sont généralement appliquées quand les procédés
biologiques sont inefficaces. Elles peuvent être ainsi utilisées en étape de prétraitement pour
les procédés biologiques. L'oxydation chimique est souvent appliquée pour le traitement des
eaux usées contenant des polluants non biodégradables et /ou toxiques et de fortes
concentrations que les autres procédés ne peuvent pas traiter ou transformer en produits
biodégradables et/ou non toxiques. Ainsi, l'oxydation chimique se révèle un procédé efficace
de traitement des eaux usées. On distingue:
 Les procédés classiques d'oxydation chimique
22
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

 Les procédés d'oxydation avancée.


Les procédés classiques d'oxydation chimique sont basés sur l'ajout d'un agent oxydant dans la
solution à traiter.
Les principaux agents oxydants sont:
- Cl2 : Il représente un oxydant moyennement fort et est utilisé pour le traitement des eaux
Usées ou plutôt pour la désinfection comme l’ozone ;
- O2 : Il est considéré comme un oxydant modéré, le coût tolérable de ce procédé le rend,
fréquemment choisi;
- H2O2 : Il est considéré parmi les oxydants les plus appropriés et les plus recommandés pour
une grande variété de procédé, utilisé avec ou sans catalyseur. Toutefois, l'utilisation de cet
oxydant seul n'est pas efficace pour la plupart des produits organiques;
- O3: C'est un oxydant très fort qui a presque le même avantage que l'oxygène ou le peroxyde
d'hydrogène. Le problème majeur lié à l'utilisation de cet oxydant est son instabilité, d’où la
nécessité de production sur le site.
Il a été observé que l'oxydation chimique avec l'un de ces oxydants n'est pas toujours
efficace pour le traitement des polluants organiques persistants. Dans ce cas, on fait appel aux
procédés d'oxydation avancée. Parmi les choix basés sur l'oxydation des polluants, plusieurs
possibilités s'offrent pour ce genre de situation, telles que l'incinération, l'oxydation par voie
humide, ainsi que les procédés d'oxydation avancée (POA). Au regard des deux premières, les
POA ont l'avantage de pouvoir fonctionner à température ambiante et en condition de pression
normale. De plus, les potentialités offertes par ceux-ci peuvent être combinées avec un
traitement biologique en procédant, en aval ou en amont de ce dernier, à une dégradation
oxydante des substances toxiques réfractaires. En effet, l’inconvénient majeur est leur coût
relativement élevé comparé à un traitement biologique. Dès lors, quand les produits
intermédiaires d'oxydation peuvent être facilement biodégradés, il est alors recommandé de
coupler ces procédés avec des procédés biologiques, cela afin de réduire les coûts de traitement

II.6) Définition et principes de base des POA :


C’est dans l’intention de développer des techniques de traitement rapides, moins onéreuses et
plus adaptées aux composés organiques réfractaires ou toxiques que les procédés d’oxydation
avancée (POA) ont vus le jour.
Les POA sont des techniques de traitement faisant appel à des intermédiaires radicalaires très
réactifs, particulièrement les radicaux hydroxyles (OH°), à température ambiante. Le

23
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

développement des POA pour le traitement des eaux contaminées par les matières organiques,
est une tentative de tirer avantage de la non sélectivité et de la rapidité de réaction des OH
[29]. Les radicaux libres HO2.et leur nombre de base conjuguée O2. Sont également utilisés
dans les processus de dégradation, mais ces radicaux sont moins réactifs que les radicaux
hydroxyles libres. On peut distinguer quatre types de procédés d’oxydations avancées :
 POA basés sur la photolyse (UV, UV/H2O2),
 POA basés sur l’ozonation (O3, O3/UV, O3/H2O2, O3/H2O2/UV),
 POA basés sur la réaction de Fenton (Fe2+/H2O2, Fe2+/H2O2/UV,
Fe3+/H2O2/UV, électro Fenton),
 POA basés sur l’utilisation de semi-conducteurs (TiO2/UV).
Ces POA peuvent être classées selon la phase de réaction (homogène ou hétérogène) tableau
(II.1) ou selon les méthodes employées pour produire des radicaux OH° (produit chimique,
électrochimique, sono chimique ou photochimique).
Les POA sont fondés sur le même principe de base qui est : générer les espèces
Radicalaires Très oxydantes pour dégrader les polluants organiques [30], elles sont
caractérisées par la production des radicaux HO• [30]. Ces procédés offrent de nombreux
avantages :
 simple à réaliser ;
 élimination rapide des polluants ;
 production in-situ des radicaux réactifs ;
 ne produisent pas de déchets secondaires ;
 efficaces pour le traitement des composés récalcitrants, toxiques et non biodégradables
[31].
Chaque procédé à des avantages, et des inconvénients. Les inconvénients de certains de ces
procédés d’oxydation avancée sont :

 la consommation relativement importante de réactifs nécessaire à leur mise en œuvre,


qui les rend très couteuse, pour traiter des polluants très concentrés [31] ;
 ils ne sont pas favorisés pour le traitement de grands volumes ;
 ce sont des procédés émergents [32] ;

24
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

Tableau II.1 : différents procédés d’oxydation avancée [33].


Procédé photochimique Procèdes non photo chimiques
UV/H2O2 Peroxonation (O3/H2O2)
UV/H2O2/O3 Fenton (Fe 2+/H2O2)
Photo Fenton Sono chimie
Photo catalyse hétérogène Radiolyse
Sono –photo –catalyse Electro-Fenton
Photolyse de l’eau (UV/H2O) Oxydation électrochimique

II.7-Utilisation des Procédés d’Oxydations Avancées :


Les POA sont utilisés
 Pour oxyder des composés minéraux toxiques (oxydation des cyanures provenant
deseffluents de traitements de surface par exemple).

Figure II. 4: Principaux processus d'oxydation avancés (POA)

 Pour oxyder des composés toxiques ou inhibiteurs vis-à-vis des micro-organismes.


 En prétraitement avant un traitement biologique pour augmenter la
biodégradabilité(amélioration du rapport DBO5/DCO).
 Ou pour minéraliser des polluants organiques dans le cas d’effluents à forte teneur en

25
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

DCO (plusieurs centaines de g/L) [32].

II.8- Description et Caractéristiques de OH o :


Le radical hydroxyle (OHo) est une molécule composée d’un atome d’oxygène et d’hydrogène
possédant un électron non apparié (électron célibataire) sur son orbital externe.
Contrairement aux ions, les radicaux hydroxyles sont produits à partir d’une rupture
homolytique d’une liaison covalente, c’est-à-dire que les deux électrons mis en jeu lors de cette
liaison sont également partagés, un électron pour chaque atome.
Le radical OH° a attiré l’attention de la plupart de développeurs des technologies d’oxydation
avancées, car ce radical est un oxydant extrêmement puissant, non sélectif et réagit rapidement
avec la plupart des composés organiques, notamment avec les alcènes et les composés
aromatiques[34].La forte réactivité de ce radical implique une durée de vie et des
concentrations instantanées très faible dans le milieu, leur constante cinétique d’ordre deux est
généralement comprise entre 107 et 1010 L.mol-1 en solution aqueuse. Le radical hydroxyle
peut réagit avec les différents composées organiques comme suit :

 réagit plus rapidement avec les composés insaturés (éthyléniques et aromatiques)


qu’avec les composés aliphatiques.
 présente une assez faible réactivité avec les composés aliphatiques tels que les acides
organiques (carboxyliques), qui sont des sous-produits d’oxydation.
 réagit plus rapidement avec les composés organiques que l’ozone moléculaire.
 réagit plus rapidement avec les aromatiques porteurs de groupements activant (-OH, -
NH2) qu’avec ceux présentant des groupements désactivant (-NO2, -COOH).
 réagit plus vite avec les aromatiques monosubstitués que les poly substitués.

26
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

Figure II.5 : Description et Caractéristiques d’OHo

II.9.Réactivité des radicaux hydroxyles [35]:


Les réactions d’oxydation impliquant les radicaux hydroxyles en présence de substrats
organiques (en milieu aqueux) sont principalement des réactions d’addition électrophile et des
réactions d’abstraction d’hydrogène. Les équations (1) et (2) ont été proposées par
STRIOLO(1992) pour décrire ces réactions d’addition et d’abstraction :
1er cas : addition du radical OHo sur le composé organique R
R+OH° (ROH°) produits hydroxyles (1)
2eme cas : élimination d’un atome d’hydrogène
RH2+OH° (RH°) + H2O produits oxydés (2)
Dans les deux cas, des radicaux organiques se forment, lesquels peuvent par la suite réagir avec
d’autres radicaux (réaction de terminaison) ou encore réagir avec un autre oxydant moléculaire
en solution (réaction de propagation). L’activation initiale de l’oxydant moléculaire conduit à
la génération de radicaux hydroxyles (réaction d’initiation). En fait, la génération de ces
espèces radicalaires est souvent accompagnée par des réactions en chaîne incluant les étapes
d’initiation, de propagation et de terminaison

27
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

II.10. Les différents procédés d’oxydation avancée (POA) :


II.10.1.Procédés d’ozonation :
II.10.1.1.L’ozonation simple (O3) :
Contrairement à l’oxygène, l'ozone est un oxydant puissant (E° (O3/O2) = 2,07 V), il réagit
directement avec les substances organiques dissoutes soit par attaque électrophile très sélective
sur les liaisons insaturées des alcènes et des composés aromatiques soit par réaction directe des
radicaux libres produits au cours du processus chimique suivant :
(II.7)
Les réactions directes par O3 sont hautement sélectives et relativement lentes (de l’ordre de la
minute) alors que les réactions radicalaires sont extrêmement rapides (quelques
microsecondes) et non sélectives. Les sous-produits formés seront éventuellement différents
selon qu’ils ont été produits par ozonation directe ou par oxydation radicalaire. Ainsi, en raison
du pouvoir oxydant très élevé des radicaux hydroxyles, une oxydation plus avancée est
généralement observée par les mécanismes radicalaires.

II.6.1.2.La peroxonation (H2O2/O3) :


Pour améliorer l’oxydation à l’ozone, des études ont montré qu’il est possible de lui associer
le peroxyde d’hydrogène. L’interaction entre ces deux réactifs permet de produire les radicaux
hydroxyles comme suit :
O3 + H 2O2→ OH° + HO2°+ O2(II.8)
Ce procédé reste limité à cause de la vitesse lente de la réaction en plus de la faible solubilité
d’O3 et la forte consommation énergétique.

II.10.2.Les procédés photochimiques :


Les procédés photochimiques constituent autre type de procédés d’oxydation
Avancée basés sur l’utilisation de la lumière UV comme source d’énergie. Ces procédés sont
très utilisés dans le traitement des eaux. On cite par exemple la photolyse directe, la photolyse
de l’ozone, la photolyse du peroxyde d’hydrogène et le procédé photo-Fenton [36].
II.10.2.1-Procédé photo-Fenton :
Le Photo-Fenton, extension du processus de Fenton, est préféré parmi les autres POA,
Car il atteint des rendements de réaction élevée avec des coûts de traitement faible, surtout en

28
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

Raison de la possibilité d'une utilisation plus efficace de la lumière solaire comme source de
photons. Dans ce processus, les promoteurs de radical hydroxyle sont Fe2+et le peroxyde
d’hydrogène H2O2est assistée par des irradiations UV conduisant à ce qu’on appelle le procédé
photo-Fenton. Ce procédé peut utiliser les UVA (λ = 315-400 nm), UVB (λ = 285-315 nm), et
UVC (λ < 285 nm) comme source d’énergie [36]

II.10.2.2.Photo catalyse hétérogène avec TiO2 :


La photo catalyse hétérogène est un procédé complexe qui a fait l’objet de nombreuses études
de recherche. Comme pour tout procédé incluant des réactions en phase hétérogène, le procédé
photo catalytique peut être divisé en deux étapes :
●Transfert des molécules réactives dispersées dans le fluide vers la surface du catalyseur ;
●Adsorption des molécules réactives sur la surface du catalyseur ;
En milieu liquide, le passage d’une onde sonore et plus particulièrement d’une
Onde ultra sonore provoque le phénomène de cavitation : des bulles de vapeur se forment puis
disparaissent dans la solution. Cette disparition est accompagnée d’un transfert rapide, intense
et local d’énergie vers le solvant. La faible densité d’énergie du champ acoustique est donc
convertie en forte densité d’énergie au voisinage des bulles : des micros domaines à haute
température sont créés de taille de l’ordre de quelques centaines de nanomètres et dont la
température varie entre 750 °K et 6000 °K selon la technique et les conditions employées

II.10.3. Les procédés électrochimiques :


Les procédés électrochimiques sont généralement basés sur la génération des
Radicaux hydroxyles au sein de la solution ou à la surface d'une anode à haute surtension
d'évolution d'O2. L'un des avantages majeurs de l'électrochimie est d'assurer une production in
situ et contrôlée de radicaux hydroxyles sans introduction d'oxydants ni de grandes quantités
de catalyseur dans le milieu de telle sorte que l'effluent puisse être directement rejeté dans
l'environnement après traitement .Il existe deux types de procédés électrochimiques :
●Les procédés électrochimiques d’oxydation directe (oxydation anodique) pour lesquels
une réaction de transfert d’électrons a lieu à la surface d’une électrode de travail.
●Les procédés électrochimiques d’oxydation indirecte dans lesquels un réactif redox
dissous existe ou est généré à partir de l’électrolyte ou à la surface de l’électrode dans le but de
participer à la réaction de dégradation. Ces procédés englobent l’électrocoagulation,
l’électroflotation, l’électro floculation et le procédé électro-Fenton.

29
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

II.11. Procédé Fenton :


Ce procédé a été découvert au siècle dernier par Henry John Horst man Fenton [Fenton. 1894]
mais fait encore l’objet d’un grand nombre de recherches dans le domaine du traitement de
l’eau. C’est un procédé d’oxydation très simple produisant des radicaux hydroxyles à partir du
peroxyde d’hydrogène (H2O2) et d’ions de fer ferreux (Fe2+) selon l’équation (1) :
Fe2+ + H2O2 → Fe3+ + OH− + HO● (II.9)
Le réactif de Fenton possède trois caractéristiques attractives pour le traitement des composés
organiques:
• Les radicaux hydroxyles, produits selon l'équation (1), réagissent très rapidement.
• Les réactifs sont simples à manipuler et sans danger pour l'environnement.
• Les produits finaux (H2O, CO2, ions minéraux et hydroxydes ferriques) n’introduisent pas
de pollution supplémentaire.
Le procédé Fenton a été particulièrement efficace pour le traitement de colorants synthétiques
comme l’atteste plusieurs chercheurs dans ce domaine. [38]

II.11.2. Application du réactif de Fenton dans le traitement des eaux et des effluents :
Généralement, le procédé Fenton est composé de quatre étapes principales : ajustement du pH,
oxydation, neutralisation et coagulation, précipitation. Le défaut majeur du procédé Fenton
conventionnel est qu’il nécessite, pour être efficace, une zone de pH allant de
[2,0 à 4,0] avec une valeur optimale à pH = 2,8 déterminée par Pignatello [37].
Au-delà des valeurs de pH comprises entre [3,0 et 4,0] le fer (Fe2+et Fe3+) est susceptible de
précipiter et former des hydroxydes de fer, induisant ainsi une faible activité catalytique.
Contrairement aux autres POA le procédé Fenton génère dans certains cas des résidus
métalliques (hydroxyde de fer) qu’il faut éliminer, ce qui représente un coût supplémentaire.
Dans l’optique d’y remédier, il est possible d’utiliser des li gants organiques permettant, par
complexation, de limiter la perte de fer sous forme d’hydroxyde et de travailler à pH plus élevé
tout en conservant l’activité catalytique du fer. Cependant, l’utilisation de lignant organiques
implique d’autres inconvénients, car ceux-ci peuvent réagir avec les radicaux hydroxyles
formés. De plus, le fer étant sous forme de complexe, il sera plus difficile de l’éliminer par
précipitation. L’ajout de complexant génèrera évidemment un coût supplémentaire.
L’activation du peroxyde d’hydrogène par les ions ferreux est souvent utilisée pour la
dégradation de certains composés organiques réfractaires.

30
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

II.11.3.Les paramètres influençant l’efficacité du procédé Fenton :


Il existe plusieurs paramètres qui peuvent influer sur l’efficacité du procédé Fenton :
lataille et la conception du réacteur utilisé dans le traitement des eaux ainsi que les conditions
opératoires telles que les caractéristiques physico-chimiques du milieu (pH, acide utilisé pour
ajuster le pH, température, etc…), le rapport des réactifs et le mode d’injection, influencent
fortement l’efficacité du traitement.

II.11.3.2.Effet du PH de milieu :
Le pH est un facteur très important dans les POA et principalement dans le procédé
Fenton car il influe directement sur la vitesse de dégradation du polluant. Ceci est dû à
laspéciation du fer car la disponibilité du métal libre dépend de ce paramètre. En absence de
H2O2 et dans un milieu fortement acide ne contenant que des ions non complexant tels que
NO3-, ou ClO4 -, le Fe3+ se trouve sous forme d’ion ferrique hexa hydraté [Fe(H2O)6]3+
quenous présenterons par la suite par Fe3+.
En fonction de la concentration totale de fer, de la nature du contre ion du sel utilisé et
de la force ionique du milieu, le Fe3+ donne des réactions d’hydrolyse par augmentation du
pH du milieu selon la séquence de réactions suivantes :

Fe2+ [Fe (OH)]2+ [Fe(OH)2]+ Fe(OH)3 (s)

Fe2O3, n(H2O) (s) (II.10)


D’après les expériences, l’efficacité de la dégradation est optimale pour des valeurs de pH
comprises entre (2,8 et 4,5) [38],

II.11.3.3. Effet d’oxygène :


La présence d’oxygène dans le milieu réactionnel provoque une diminution du rendement
quantique de la production de Fe2+ (prévenant de la réduction de Fe3+).
Bulmer et Sulzberger (1999) ont étudié ce facteur dont l’objectif est de maintenir une
Concentration typique d’oxygène constante d’un système naturel.
Ut set et al (2000) ont trouvé qu’on peut substituer le H2O2 par l’O2 dans le procédé
Fenton mais cette substitution ne peut être appliquée que dans des cas exceptionnels. Dans
n’importe quel procédé d’oxydation avancée l’oxygène joue un rôle important dans la
31
Chapitre II Procédés de traitement des colorants

dégradation des polluants, en affectant les vitesses de dégradation, le type et la distribution des
intermédiaires réactionnels et le niveau de la minéralisation du carbone organique [37].

32
Chapitre III Etude Expérimentale

Chapitre III : Etude Expérimentale

III.1.Introduction :
L’utilisation des substances organiques dans l’industrie sans traitement, est la dégradation
de la qualité des eaux qui se répercute sur la santé de l’être humain. Dans ce chapitre, nous
allons voir les produits et matériels ainsi que la méthodologie expérimentale utilisés pour la
dégradation d’un colorant triphénylméthane: le Bleu de coomassie (B.C) par procédé Fenton
en phase homogène ainsi que les résultats obtenus avec discussion.

III.2.Matériel Et Méthodes :
III.2.1.Colorant étudié:
Dans cette étude nous nous intéressons à un colorant la dérive de triphénylméthanes et un
colorant cationique : le bleu de coomassie. La structure chimique ainsi que les propriétés
physico-chimiques du colorant sont présentées dans le tableau.

Figure III.1 : Le Bleu de coomassie.


III.3-Colorant étudié:
Dans cette étude nous nous intéressons à un colorant la dérive de triphénylméthanes. La
structure chimique ainsi que les propriétés physico-chimiques dès le colorant B.C sont
présentées dans la figure III.2

34
Chapitre III Etude Expérimentale

Figure III.2 : Structure du bleu coomassie.

Tableau III.1 : propriété physico-chimiques du Bleu de coomaissie


Dénomination Bleu de coomaissie ou Brillant bleu R250

Famille Colorant acide


Formule moléculaire C47 H48 N3 NaO7S2
Masse molaire (g /mol) 856.03
λ max 586
PH 7.41

III.4. Préparation de la solution du bleu de coomassie :


La solution mère du B.C de concentration 1g L-1 a été préparée en mettant les cristaux
dans un litre d’eau distillée. Les solutions standard pour l’établissement de la courbe
d’étalonnage, ont été obtenues par des dilutions successives jusqu’aux concentrations désirées.
Le suivi de l’évolution de la concentration du B.C au cours du temps est fait par
spectrophotométrie UV/Visible

Figure III.3 : Préparation de la solution du bleu de méthylène.


35
Chapitre III Etude Expérimentale

III.5. Les réactifs utilisés :


Pour l’étude de dégradation du B.C par procédé Fenton nous avons utilisé les réactifs suivants:
 Le sulfate de fer (FeSO4, ½ H 2O-278.01g/mol) ;
 Le peroxyde d’hydrogène (H2O2), à 10 v ;
 L’acide sulfurique 98.0 g/mol, 96%;
 L’acide chlorhydrique (HCl) 33% ;
 L’hydroxyde de Sodium NaOH ;

III.6. Matériel utilisé :


 La spectrophotométrie (UV-Visible) :

Figure III.4 : UV-vis spectrophotomètre

Figure III .5 :pH-mètre

36
Chapitre III Etude Expérimentale

FigureIII.6 : Agitateur magnétique.

III.6.1.Principe de la spectrophotométrie (UV/Visible) :


La spectrophotométrie est une technique analytique quantitative, qui consiste à mesurer
l’absorbance ou la densité optique d’une substance chimique donnée en solution.
La méthode repose sur la loi de Beer-Lambert qui énonce :
 Lorsqu’une substance absorbe de la lumière dans le domaine de l’ultra-violet et du
visible, l’énergie absorbée provoque des perturbations dans la structure électronique
des atomes, ions ou molécules. Un ou plusieurs électrons utilisent cette énergie pour
sauter d’un niveau de basse énergie à un niveau de plus haute énergie. Ces transitions
électroniques se font dans le domaine de 350 à 800nm pour le visible et entre 200 à 350
nm pour l’ultra-violet ;
 Un milieu homogène traversé par la lumière, absorbe une partie de celle-ci ; les
différentes radiations constituant le faisceau incident sont différemment absorbées
suivant leur longueur d’onde et les radiations transmisses sont alors caractéristiques du
milieu ;
 Soit un rayon lumineux monochromatique de longueur d’onde λ traversant un milieu
homogène d’épaisseur l. Le taux de décroissance de l’intensité lumineuse en fonction
de l’épaisseur du milieu absorbant est donné par la loide Lambert :
A= log (I0/I)
Avec :

37
Chapitre III Etude Expérimentale

I0 : intensité initiale de la lumière traversée ;


I : intensité de la lumière transmise ;
A : absorbance ;
La spectrophotométrie UV/Visible permet de suivre la décoloration des solutions grâce aux
absorbances qui évoluent en fonction du temps de traitement. Elle permet également de suivre
l’évolution des ions grâce à leurs différents dosages. Caractérisation par spectrophotométrie
UV/Visible des solutions du BC.
Pour déterminer la longueur d’onde maximale du bleu de coomassie (BC), nous avons fait un
balayage dans un intervalle de longueurs d’ondes allant de 200 jusqu’à 600 nm.
Les résultats obtenus ont montrés que λ max du bleu de coomassie est de 586 nm. Sur la base
des maximums d’absorption de ce colorant, nous avons procédé à l’établissement de la courbe
d’étalonnage.

Tableau III-2 : Absorbance à 586 nm en fonction de la concentration de BC


C (mg/l) 0 1 10 12.5 15 17 20 25

Abs586nm 0 0.051 0.378 0.468 0.561 0.653 0.755 0.981

La courbe d'étalonnage a été réalisée en exprimant la variation de l'absorbance en fonction de


la concentration du BC. Elle est représentée sur la Figure III.7, cette courbe nous servira de
base dans l'analyse quantitative de notre polluant durant les expériences de dégradation.

0.8 y = 0.0383x
R² = 0.9978
0.6
DO

0.4

0.2

0
0 3 6 9 12 15 18 21 24 27
Concentration (mg/l)

Figure III.7 : Courbe d’étalonnage du BC à 𝜆 max =586 nm

38
Chapitre III Etude Expérimentale

Le taux d’élimination est calculé par l’équation :


R(%) = (C0-C)/C0 * 100 (III.1)
Avec : R : taux d’élimination %.
C0 : concentration initial en g/l.
C : concentration à l’équilibre en g/l

III.2.6 Protocole Expérimentale

III.2.6.1. Dégradation du BC en milieux aqueux par procédé d’oxydation avancée «


Fenton »
La dégradation de la matière organique par procédé fenton a été réalisée dans un bécher de 100
ml rempli par les solutions du BC à traiter et ceci dans les conditions opératoires choisies.
L’étude a porté sur des échantillons synthétiques avec une concentration initiale
d’environ 100 mg/l . Le pH est ajusté par addition des solutions de NaOH (1N) et de HCl
(2.5N). Les quantités requises de sulfate ferreux (FeSO 4.7H2O) et du peroxyde
d'hydrogène (H2O2) ont été ajoutées dans le réacteur. Les solutions sont homogénéisées
à l’aide d’un agitateur magnétique maintenu à une vitesse de 300 tr /min et en utilisant
un barreau magnétique pendant 20-50 min. Pour stopper la réaction, on ajoute une
solution de NaOH (3M) jusqu'à un pH égale à 7. La solution est laissée ensuite se
décanter et le surnageant sera filtrer. Le filtra est utilisé pour faire les analyses par
spectrophotométrie UV visible.

III.2.6.2: Planification expérimentale:


 Principe
Les plans d’expériences bénéficient aujourd’hui d’une large audience et leur pratique se
développe dans plusieurs domaines de recherche. La méthodologie expérimentale classique
consiste à fixer le niveau de toutes les variables sauf une et à mesurer la réponse du système
pour différentes valeurs de cette variable, ce qui implique de réaliser un nombre considérable
d’essais. La technique des plans d’expériences va permettre de répondre à nos exigences. En
effet, son principe consiste à faire varier simultanément les niveaux de un ou plusieurs facteurs
(qui sont les variables, discrètes ou continues) à chaque essai. Ceci va permettre de diminuer
fortement le nombre d’expériences à réaliser tout en augmentant le nombre de facteurs étudiés,
en détectant les interactions entre les facteurs et les optimaux par rapport à

39
Chapitre III Etude Expérimentale

une réponse, c’est-à-dire une grandeur utilisée comme critère et en permettant de modéliser
facilement les résultats. Le point délicat dans l’utilisation des plans d’expériences sera donc
de minimiser le plus possible le nombre d’expériences à mener sans sacrifier la précision sur
les résultats. De nombreux ouvrages traitent des plans d’expériences. Celui publié par
l’association Expérimentique présente de façon claire les plans d’expériences et propose une
bibliographie commentée très riche permettant à l’expérimentateur de trouver les informations
qui lui sont nécessaires.
L’objet de la méthodologie des plans d’expériences est donc d’aider l’expérimentateur à
résoudre les problèmes suivants :
o La sélection des facteurs influent sur la réponse,
o La description des variations de la réponse en fonction des fluctuations des facteurs et
la validation expérimentale du modèle,
o La détermination de la (ou des) combinaison(s) de facteurs conduisant à une
optimisation de la réponse.
Il existe actuellement un nombre important de plans différents. Chacun, par ses propriétés,
permet de résoudre certains problèmes particuliers. On peut cependant diviser les plans
d’expériences en deux grandes catégories :
 Les plans pour étudier (estimer et comparer) les effets des paramètres,

 Les plans pour régler les paramètres afin d’atteindre un optimum.


L’idée essentielle qui doit mener la démarche expérimentale de l’expérimentateur est que l’on
met en œuvre un plan d’expériences afin de répondre à une problématique bien précise. Il faut
donc choisir ou construire le plan qui donnera les informations recherchées.
 Afin d’obtenir des informations pertinentes, une démarche méthodologique doit être
suivie : définitions des objectifs et critères,
 Définition des facteurs étudiés et du domaine expérimental,
 Construction du plan d’expériences,
 Expérimentation,
 Analyse des résultats,
 Conduite éventuelle d’essais supplémentaires,
 Validation des résultats,
 Conclusion de l’étude

40
Chapitre III Etude Expérimentale

 Plan composite à faces centrées : central composite face-centered (CCF)


Dans ce type de plans, le domaine expérimental est un domaine cubique, chaque facteur
nécessite 3 niveaux qui sont -1, 0, et 1 (voir figure III. 8). Ces plans sont utilisés dans le cas où
l’on ne connait aucun point de fonctionnement du dispositif, le domaine expérimental est limité
par un carré, ce qui donne la possibilité de trouver les optima qui se situent à côté des valeurs
extrêmes des facteurs (ce qui n’est pas possible dans un domaine sphérique). La valeur de αest
égale à 1, les sommets du domaine sont des combinaisons avec les valeurs -1 et 1 des facteurs
d’entrée, ce qui explique le nombre de niveaux de chaque facteur qui est limité à 3.

Figure III.8 : points expérimentaux d'un plan CCF pour k = 2 facteurs

La matrice d’expériences pour un plan CCF est constituée aussi de 3 parties comme le montre
le tableau III-3.

Tableau III-3 : matrice d'expériences pour un plan CCF pour k = 2 facteurs


Plan CCF Numéro d’expériences X1 X2
Plan factoriel complet 1 -1 -1
2 1 -1
3 -1 1
4 1 1
Points en étoile 5 1 0
6 -1 0
7 0 1
8 0 -1
Point au centre du 9 0 0
domaine

41
Chapitre III Etude Expérimentale

Un plan composite centré à face centrée (CCF) a été utilisé afin d'étudier l'influence des
facteurs expérimentaux et leurs interactions sur le taux de réduction du BC par procédé fenton
et de faire des prédictions pour différentes valeurs d'entrée. La conception du CCF a été choisi
parce qu'elle fournit des prédictions relativement élevés de qualité sur l'espace entier de
conception et ne nécessitent pas l'utilisation des points en dehors de la gamme des facteurs
d’origine. Cette conception a été utilisée pour l'optimisation de divers procédés de traitement.
Les composants du milieu (variables indépendantes) sélectionnées pour l'optimisation
étaient le pH (X1), la concentration de H2O2 (X2) la concentration de FeSO4 (X3) et le temps de
traitement (X4) (Tableau III-4). La réponse est Y (% de réduction du colorant). L'analyse de
régression a été réalisée sur les données obtenues à partir des expériences. Le codage des
variables a été fait selon l'équation suivante:
X i  Xcp
xi  , I = 1, 2, 3 ... k (III.2)
X i
Où xi est une valeur sans dimension d'une variable indépendante, Xi est une valeur réelle
d'une variable indépendante, XCP est une valeur réelle d'une variable indépendante au point de
centre et  Xi est le pas de variation.
Les niveaux initiaux pour les facteurs du procédé sont indiqués dans le tableau -1. Les
expériences ont été réalisées en double ceci est nécessaire pour estimer la variabilité des
mesures. La relation entre les variables indépendantes et les réponses a été calculé par
l'équation polynomiale du second (Eq.III.6):
4 4
Y   0    i xi    ii xi2    ij xi x j (III.3)
i 1 i 1 i j

où Y désigne la réponse prévue, xi désigne les niveaux codées des variables d'entrée, β0, ßi,
βii, βij sont les coefficients de régression et n est le nombre total des variables du plan. Les
valeurs des coefficients de l'équation. (III.6) ont été calculées et testées pour leur importance.
L’ajustement du modèle et les simulations graphiques ont été obtenus en utilisant le logiciel
Modde-6 (Umetrics).

42
Chapitre III Etude Expérimentale

Tableau III-4 : Les Facteurs et leurs niveaux pour le procédé fenton


Facteur Signification Domaine Unite
X1 pH 3-5 -
X2 Concentration de H2O2 1-10 mmol/l
X3 Concentration de FeSO4 1 - 10 mmol/l
X4 Temps de traitement 20-50 min

III. 3: Résultatset discussion


II.3.1. Analyse de la conception d'expériences
Les arrangements de la conception de CCF comprennent 24 séries d'expériences. Les
arrangements comprennent trois répétitions au niveau du centre pour le calcul de l'erreur pure
(Tableau III-5)

Tableau III-5 : Les données expérimentales établies pour la conception CCF


pH (X1) H2O2 (X2) FeSO4 (X3) Temps (X4) R (exp) R (RSM)
3 1 1 20 98.2895 98.2283
3 10 1 20 98 97.9968
5 10 1 20 97.9474 98.1106
3 1 10 20 98.8421 98.885
5 1 10 20 98.6316 98.6567
3 10 10 20 98.8947 98.9209
5 10 10 20 98.7105 98.5172
3 1 1 50 99.3158 99.5165
5 1 1 50 99.8947 99.854
3 10 1 50 99.6579 99.6183
5 10 1 50 99.8158 99.7803
3 1 10 50 99.5000 99.3223
5 1 10 50 99.1316 99.1422
3 10 10 50 99.6842 99.6916
5 10 10 50 99.2895 99.3361
3 5.5 5.5 35 99.8684 99.8726

43
Chapitre III Etude Expérimentale
5 5.5 5.5 35 99.8158 99.8395
4 10 5.5 35 99.6316 99.6596
4 5.5 1 35 99.8684 99.6845
4 5.5 10 35 99.5789 99.7907
4 5.5 5.5 50 99.2632 99.2911
4 5.5 5.5 35 99.7632 99.6737
4 5.5 5.5 35 99.6579 99.6737
4 5.5 5.5 35 99.6842 99.6737

En utilisant l'analyse de régression multiple, les réponses ont été corrélées avec les quatre
facteurs de conception en utilisant un polynôme de second ordre (Eq. III-3). Le modèle de
régression quadratique pour Y est donné par Eq. III-4.

𝑌 = 99.6737 − 0.0165584𝑋1 − 0.00943162 𝑋2 + 0.0531095𝑋3 + 0.526754𝑋4 +


0.182333𝑋12 − 0.00474221𝑋22 + 0.0638867𝑋32 − 0.909329𝑋42 − 0.0438557𝑋1 𝑋2 −
0.129387𝑋1 𝑋3 + 0.0120543𝑋1 𝑋4 + 0.0668812𝑋2 𝑋3 + 0.0833388𝑋2 𝑋4 −
0.212711𝑋3 𝑋4 III.4

L'analyse globale du modèle consiste à déterminer la valeur de coefficient de détermination


(R2). Les résultats obtenus ont montrés un très bon R2 (R2= 0,971) (Tableau III-6), ce qui
indique que 97.1 % de la variabilité dans la réponse pourrait être expliquée par le modèle.
Seulement 2.9 % de la variation totale ne peut pas être expliquée par le modèle. Le coefficient
de détermination ajusté (R2 adj = 0,926) a également été satisfaisante, ce qui confirme
l'importance du modèle. Ces valeurs confirment que l’équation du modèle est très fiable. Cela
indique également que les termes du modèle sont assez significatifs. Le modèle est également
reproductible; la valeur de reproductibilité est proche de 1 (0.9916).

44
Chapitre III Etude Expérimentale

Tableau III-6 : Résultats d'analyse de variance (ANOVA)


R DF SS MS F p SD
(variance)
Totale 24 236568 9857
Constante 1 236560 236560
TotaleCorrigée 23 8.28125 0.360054 0.600045
Regression 14 8.04248 0.574463 21.6537 0.000 0.757933
Résiduelle 9 0.238766 0.0265296 0.162879

Manque d'ajustement 7 0.232759 0.0332513 11.0709 0.085 0.182349


Erreur pure 2 0.00600696 0.00300348 0.054804
2
R =0.971, R2adj=0.926

La courbe représentant la variation des valeurs prédites par rapport aux valeurs expérimentales
(Figure III.9) montre que le modèle polynomiale de deuxième ordre corrèle très bien les
résultats expérimentaux. Afin de tester la validité du modèle, l'analyse de variance (ANOVA)
a été utilisée pour examiner la signification et la pertinence du modèle. Les résultats de variance
pour le modèle quadratique résument l'analyse de réponse et montrent les termes significatifs
du modèle. Le tableau III-6 résume les résultats d'analyse de variance pour le taux de réduction
du colorant

Figure III.9 : Graphe représentant les valeurs expérimentales en fonction des valeurs
prédites

45
Chapitre III Etude Expérimentale

La signification de chaque coefficient a été évaluée par la valeur de p et par l’erreur standard
(Tableau III-7).
Une petite valeur de p (moins de 0,05) indique que les termes de modèle sont significatifs.
L'analyse de variance révèle qu’un modèle de second ordre est bien ajusté aux données
expérimentales pour toutes les réponses. Il a été noté que l’effet linéaire de temps (X4), la
contribution quadratiqueX42et les termes d'interaction entreX1X3et X3X4sont des termes
signifiants du modèle. Les Effets linéaires de (X1), (X2), (X3), les contributions quadratiques
de X12, X22, X32 et les termes d'interaction entre X1X2, X1X4, X2X3, X2X4 n’affectent pas le
taux de réduction de colorant.

Tableau III-7 : Coefficients estimés pour le procédé fenton aux unités codées
Termes de Modèle Coefficient estimé Erreur Standard Valeur-P
Constant 99.6737 0.0675564 1.53686e-25
X1 -0.0165584 0.0415241 0.699361
X2 -0.00943162 0.04418 0.835709
X3 0.0531095 0.0415241 0.232887
X4 0.526754 0.04418 8.13441e-7
X12 0.182333 0.111712 0.137077
X22 -0.00474221 0.137596 0.973259
X32 0.0638867 0.111712 0.581397
X42 -0.909329 0.137596 9.82876e-5
X1X2 -0.0438557 0.0444409 0.34951
X1X3 -0.129387 0.0444409 0.0172706
X1X4 0.0120543 0.0444409 0.792323
X2X3 0.0668812 0.0444409 0.166597
X2X4 0.0833388 0.0444409 0.0935093
X3X4 -0.212711 0.0444409 0.000992405

III.3.2. Effet des facteurs sur le taux de dégradation du BC :


Le propre effet des principaux facteurs et leurs interactions sur les réponses peuvent être
déduits par simulation. Les effets des facteurs de traitement et de leurs interactions sur le taux

46
Chapitre III Etude Expérimentale

de dégradation de colorant sont représentés sur la figure III.10.Ces effets représentent les
coefficients dans le modèle de surface de réponse (Eq.III.4).
Un coefficient avec un signe plus (+) signifie que le facteur a un effet synergique; cela signifie
qu’en faisant varier le facteur la réponse augmente. Tandis qu’un un signe moins (-) indique
que le facteur a un effet antagoniste; il suggère qu'en faisant varier le facteur, la réponse
diminue.

Figure III-10 : Effets des facteurs sur le taux de réduction de BC

Il a été trouvé que la concentration de FeSO4(X3) et le temps de réaction(X4) ont un effet positif
sur le taux de réduction du colorant. Une augmentation en concentration de FeSO4 et en temps
de réaction résulte en une augmentation en taux d’élimination de colorant. Par contre, le pH et
la concentration de H2O2 ont un effet négatif. Il a été observé que les termes d'interactionX1X4,
X2X4et X2X3 ont un effet positif sur le rendement de réduction. Pa contre les termes
d'interactionX1X2 et X1X3 ont un effet négatif. Les termes de second ordreX12 et X32ont un
effet positif sur le taux de dégradation. Tandis que, les termes de second ordre X 22 et X42 ont
un effet négatif.

III.3.3. Etude des intégrations entre facteurs :


Afin d'étudier les interactions entre les différentes variables indépendantes et leurs effets sur
les réponses correspondantes, des tracés de contours ont été établis (Figure III.11, III.12 III.13
III.14, III.15 et III.16). Le tracé de contour est une représentation graphique d'une surface de
réponse deux dimensions en fonction de deux variables indépendantes, en maintenant toutes
les autres variables au niveau fixe. Ces tracés peuvent être utiles pour

47
Chapitre III Etude Expérimentale

comprendre les principaux effets et les effets d'interaction des variables indépendantes sur les
réponses.

Figure III. 11: Effet du pH et de la concentration de H2O2 sur le taux de réduction du BC

La Figure III.11 montre l’effet du pH et de la concentration de H2O2 sur le taux de dégradation


du BC, la concentration de FeSO4et le temps de réaction ont été maintenu constants à la valeur
centrale (C= 5.5 mmol/, t=35 min). Il a été noté qu’un taux de dégradation élevé est trouvé à
un pH entre de 3 et 3.11 et une concentration de H2O2 de 4 à 10mmol/l.

Figure III. 12 : Effet du pH et de la concentration de FeSO 4 sur le taux de réduction du

48
Chapitre III Etude Expérimentale

La Figure III.12 montre l’effet du pH et de la concentration de FeSO4sur le taux de dégradation


du BC, la concentration de H2O2 et le temps de réaction ont été maintenu constant à la valeur
centrale (5.5 mmol/l et 40 min). Il a été noté qu’un taux de dégradation élevé est trouvé à un
pH allant de 3 à 3.5 et une concentration de FeSO4 de 8.5 à 10 mol/l.

Figure III. 13 : Effet du pH et du temps de traitement sur le taux de réduction

La figure III.13 représente Effet du pH et du temps de traitement sur le taux sur le


taux de réduction de BC. Pour un pH de 3 à 3.06 et un temps de traitement de 36.8 à 41.7
min nous avons eu des taux de dégradation maximale du BC
Le pH est l'un des facteurs les plus importants pour le processus Fenton. Généralement
le processus Fenton a été réalisé en milieu acide. La plupart des études ont indiqué que le pH
optimal du processus Fenton est d'environ 3.
Pour des valeurs de pH plus élevées (> 4) des ions ferriques sont précipités sous forme
d'hydroxyde de fer Fe(OH)3. Ce précipité est très stable, la réduction des Fe 3+ en Fe2+ devient
très lente et la régénération de Fe 2+, comme initiateur générant des radicaux, devient l’étape
limitante du procédé.
Des travaux antérieurs ont montré que l'inactivité du réactif de Fenton à pH> 4 est
attribuée à la faible production des radicaux hydroxyles [39]. Pignatello [40] estime qu’à un
pH> 2,8 le fer ferrique commence à précipiter sous forme d'hydroxydes de fer qui réduit le taux
de décomposition du peroxyde d'hydrogène en raison de la faible réactivité entre l'hydroxyde
de fer et de peroxyde d'hydrogène. Qiang et al.[41] suivie séparément l'effet du

49
Chapitre III Etude Expérimentale

pH sur la cinétique de formation de la Fe 3 + et H2O2. Ils ont montré qu'un pH> 3 conduit à la
précipitation de la majorité des Fe3+.
A un pH élevé, l'efficacité du processus de Fenton diminue rapidement, en particulier à
un pH > 5. En effet, H2O2 est instable en solution basique. H2O2 se décompose rapidement à
l'oxygène et l'eau à pH neutre ou basique [39].
En outre, à un pH inférieur à 3, le peroxyde d'hydrogène resterait constant en fonction de
la formation d'ions oxonium (H3O2+)[42]. L'ion oxonium rendre le peroxyde d'hydrogène
stable et réduit sa réactivité avec l'ion ferreux [43].
En effet, des pH très acides (<2) promouvoir la complexation de Fe 3 + et Fe2+ avec H2O2
ce qui entraine une diminution de la concentration de ces ions dans le milieu réactionnel
conduisant à la désactivation du catalyseur [40]

Figure III. 14 : Effet de la concentration de FeSO4 et de H2O2sur le taux de réduction du


BC

La figure III.14 représente l’effet de la concentration de FeSO4 et de H2O2sur le taux de


réduction du BC. Une zone optimale a été observée à une concentration de FeSO 4de 9 à
10mmol/l et une concentration de H2O2 allant de 5.8 à 10 mol/l.

50
Chapitre III Etude Expérimentale

Figure III. 15 : Effet de la concentration de H2O2 et du temps de traitement sur le taux de


réduction du BC

La figure III.15 représente l’effet de la concentration de H2O2 et du temps de traitement


sur le taux de réduction du BC. Le taux de réduction prend des valeurs maximales à une
concentration 2.9 à 10 mol/l avec un temps de réaction de 37.8 à 42.2 min.

Figure III. 16 : Effet de la concentration de FeSO4 et du temps de traitement sur le taux de


réduction du BC

51
Chapitre III Etude Expérimentale

La figure III.16 représente l’effet de la concentration de FeSO4 et du temps de traitement sur


le sur le taux de réduction de BC. Un taux de réduction élevé a été noté pour une
concentration de FeSO4de 1 à 10 mol/l, et un temps de traitement allant de 33.5 à 48.7 min.
L’augmentation des taux d’élimination des polluants avec l'augmentation de la concentration
de H2O2 est due à l'augmentation de la concentration en radicaux hydroxyles en tant que résultat
de l'addition de H2O2 (Eq III-5) [44]
Fe2+ + H2 O2 → Fe3+ +OH− + OH. (III-5)
Zhang et al .,(2007) ont rapporté que l'efficacité du peroxyde d'hydrogène pour éliminer
les matières organiques dans une solution de lixiviation a diminué avec l'augmentation de la
dose du réactif de Fenton.
Lors d'une forte concentration de H2O2, la diminution de l'efficacité de réduction peut
être due à la recombinaison des radicaux hydroxyles et également la réaction entre les radicaux
hydroxyles et H2O2, qui contribuent à la capacité de piégeage d’OH• comme décrit dans
équation III-6 et équation III-7.
OH. + H2 O2 → HO.2 +H2 O (III-6)

HO.2 + OH. → H2 O + O2 (III-7)


La concentration initiale des ions ferreux joue un rôle important dans le processus de
Fenton [47]. L'élimination des polluants augmente avec l'augmentation de la concentration de
FeSO4. Cette augmentation est due à l'augmentation de la concentration du radical hydroxyle
comme un résultat de l'addition de H2O2.

III.3.4. Optimisation
Le principal objectif de l'optimisation est de déterminer les paramètres optimaux pour
dégradation des polluants laitiers au cours du procédé fenton. Pour contrôler les critères
d’optimisation, la fonction de poids a un rôle clé très important, ainsi que les limites
raisonnables et les cibles pour les réponses. L'optimiseur du logiciel Modde utilise la méthode
du simplexe Nelder Mead avec des fonctions de réponses ajustées, afin d'optimiser une fonction
de désirabilité globale en combinant la désirabilité individuelle de chaque réponse. La forme
de la fonction de désirabilité est contrôlée par le poids et le réglage de critères (Min, Cible,
Max) de chaque réponse.

52
Chapitre III Etude Expérimentale

Pour chaque optimum trouvé, le logiciel fournit les valeurs optimales des facteurs d'entrée, les
valeurs de réponse prédites par le modèle, le nombre d'itérations jusqu'à l'optimum

et, le logarithme de la distance totale à la cible désignée comme Log (D). La "distance globale
à la cible", D, est calculée par l'équation suivante (Montgomery, 2000).
𝑦𝑖−𝑇 2
∑(𝑤𝑖( ) )
𝑇−𝐿
D= log10 [ ] (II-10)
𝑀

Où wi est le poids attribué représentant l'importance de la réponse, yi est la réponse qui


doit être maximisée ou minimisée, T est la cible souhaitée par l'utilisateur, L est la valeur
définie par l'utilisateur elle correspond à la réponse la moins acceptable et, M est le nombre de
réponses.
Une fonction de désirabilité globale maximale résulte en un log (D) minimale.
Pour l'optimisation, D n’est pas utilisé, mais il est affiché comme log(D) dans la liste de
l'exécution .Lorsque Log (D) = 0, toutes les réponses sont entre la cible et la limite acceptable
spécifié. Log(D) devient négatif lorsque les valeurs de toutes les réponses sont encore proches
de la cible. La valeur de D est égale à-10lorsquetoutes les réponses ont atteint T.
Le tableau III-8 montre la liste d'exécution, qui inclut les facteurs, les réponses, les
itérations, et Log (D). Après exécution, l'optimiseur choisi la meilleure proposition qui
correspond la valeur la plus petite de Log (D). Dans la liste d’exécution du BC, la ligne 1 a
la plus petite valeur de Log (D) (itération 260), ce qui signifie que la ligne est préférable. Les
paramètres optimaux sont un pH = 4.016, une concentration de FeSO4 de 5.507mmol/l, une
concentration de H2O2 de 1.88 mmol/l, et un temps de réaction de 30.604 min.
Dans des conditions optimales, les taux de réduction et de 100.166%. Afin de confirmer la
validité des approches expérimentales statistiques, une expérience a été réalisée sous ces
conditions optimales. Le taux de dégradation est de 99.65%. Cette validation expérimentale a
prouvé que le modèle développé pourrait être considérées comme précise et fiable.

53
Chapitre III Etude Expérimentale

Tableau III-7 : listes d’exécutions incluant les facteurs, les réponses, les itérations et
Log(D)
pH H2O2 FeSO4 temps R iter log(D)
4.016 1.880 5.507 30.604 100.166 260 -10
3.075 6.2875 1.3375 41 99.8797 10 -0.67
3.0531 9.9852 9.9404 37.4724 100.221 120 -10
5 1.0178 6.8816 38.7619 99.8907 226 -0.7888
4.9459 1.0007 1.0333 34.3262 100.034 76 -10
5 1 1 44 100.169 0 -10
3 5.5 7.3 35 99.9558 0 -2.4992
5 5.5 5.5 41 99.9095 6 -1.0367

54
Conclusion Générale

Conclusion générale

Le travail réalisé au cours de ce mémoire s’inscrit dans le cadre d’un thème de recherche,
intéressant la dépollution des eaux chargées en colorants (le BC), par un procédé d’oxydation
avancée à savoir le procédé fenton; cette technique est basée sur la génération in situ des
radicaux hydroxyles et représente une alternative très prometteuse ; vu que les colorants sont
des substances toxiques sur lesquelles les procédés de traitement classique n'ont parfois aucun
effet.
La dégradation est effectuée par l’action des radicaux hydroxyles sur les composés organiques.
Ces radicaux sont capables de dégrader la quasi-totalité des polluants organiques et persistants
à cause de leur pouvoir oxydant très élevé (E°= 2,70 V/ESH) et de leur non sélectivité vis-à-
vis de ces derniers.
La conception expérimentale a été réalisée en utilisant la MSR et, en particulier, un plan
composite à face centrée (CCF). Des régressions multiples ont été utilisées pour ajuster les
données expérimentales à une équation polynomiale du second ordre, qui a ensuite été analysée
par analyse de variance (ANOVA). Le coefficient de corrélation R2 obtenu a été trouvée égal
à 0,971 indiquant que les données prédites s’adaptent très bien avec les données réelles, en
appliquant le modèle quadratique. Les effets du pH, de la concentration de FeSO 4, de la
concentration de H2O2 et du temps de traitement sur les conditions de fonctionnement
optimales ont été évalués. L’efficacité de dégradation optimum du BC a été trouvé à un pH =
4.016, une concentration de FeSO4 de 5.507mmol/l, une concentration de H2O2 de 1.88
mmol/l, et un temps de réaction de 30.604min. Le rendement d'élimination correspondant dans
ces conditions optimales a été trouvé égal à 99.68%.
Ce travail est loin d’être achevé et il serait intéressant d’utiliser d’autres méthodes de
traitement. D’autre part il serait aussi intéressant d’utiliser d’autres moyens d’analyse plus
sophistiqué afin d’avoir plus d’informations sur la qualité des eaux.

55
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