Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire
(FAMV)
Entomologie générale (2eme année)
Romain EXILIEN
Département de phytotechnie
Séance 1
Plan du cours
• Diversité du monde des insectes (nombre d’espèces, les
techniques d’évaluation) et phylogénie.
• Importances des insectes (rôle dans l’environnement,
Impact sur l’homme)
• Entomologie (science des insectes)
• Caractères généraux des insectes (Morphologie, anatomie
interne, physiologie, adaptation aux différents milieux)
Mais qui sont ces insectes ?
• A quel groupe appartiennent-ils?
• Sont-ils nombreux ?
• Quel est la proportion d’utiles, de nuisibles
d’indifférents ?
• Pourquoi étudier les insectes ?
Nombre d’espèces
décrites et ayant un
nom scientifique
Une estimation
• Seule une fraction des espèces d’insectes a
été décrite
• Combien en existe-t-il ?
– Estimations sur base des découvertes
actuelles
– Estimations sur base d’inventaires localisés
– Estimations sur base des réseaux écologiques
Expérience de Terry Erwin
Fumigation d’un arbre: (Luhea
seemanii)
163 espèces de Coléoptères spécifiques
de cette espèce d’arbre
50.000 espèces d’arbres en forêt
tropicale donc nombre total d ’espèces de
Coléoptères: 8.150.000
Les Coléoptères = 40 % des
Arthropodes, donc il y aurait 20 millions
d ’espèces dans la canopée
Si l ’on compte le sol et ses annexes on
arrive à 30 millions d ’espèces
Qu’est-ce qu’un insecte ?
• Arthropodes
– Les espèces ancestrales d'arthropodes possédaient une paire
d'appendice par segment
– Deux branches que l'on appelle des rami (ramus au sing.).
• Le rameau externe : respiratoire
• le rameau interne: locomoteur
• Au cours de l'évolution, les arthropodes ont souvent perdu une des
deux branches, ce qui donne alors des appendices uniramés.
Gould, 1989, Wonderful life, page 114
Classification: anciennement: 4 groupes
majeurs
• 1) les Trilobites, éteints,
– une paire d'appendice pré-oral et trois paires post-orales. Chaque segment
du corps possède une paire d'appendices bi-ramés
• 2) Les Crustacés
– ils ont tous cinq paires d'appendices au niveau de la tête (antennes,
antennulles, pièces buccales).
– Les appendices du tronc conservent en général leur forme biramée.
• 3) Les Chélicérates:
– six paires d'appendices uniramés sur le prosoma dont les chélicères, les
pédipalpes et quatre paires locomotrice
– Par contre, sur l'opistosoma, les poumons = rameaux branchiaux des
appendices uniramés.
– les araignées, les acariens, les scorpions et les limules, les Pycnogonidae
(araignées de mer).
• 4) les Uniramés (insectes, myriapodes et probablement les
onychopores).
– Perte du rameau branchial, et tous leurs appendices sont formés à partir
des rameaux locomoteurs (antennes, pattes, pièces buccales)
Chelicerata
Insectes
Crustacés Tribolite
Phylogénie
Apparition très
ancienne des premiers
Arthropodes: - 530 ma
Une vieille histoire Triplehorn & Johnson, 2005
Nouvelle classification
Araignees, mites, tiques, scorpions …
ARTHROPODA
Millepedes, centipedes etc…
Insectes, diploures, protoures…
Nouvelle proposition basée
sur l’ARN 18s !
Le Cointre et le Guyader,
2001, Classification
phylogénétique du vivant,
Bélin, Paris
Microryphia ou Archéognathe
Styli: reste des anciennes pattes?
Brouteurs d’algues et de moisissures
Diversité des grands groupes
Arthropodes
Plans majeurs d’organisation
Chélicérates
• Scorpions (± 600 espèces)
• Pseudoscorpions (1000 sp)
• Solifuges, Palpigrades, Uropyge
• Opilions
• Acariens
• Arachnides (35.000 espèces)
– Très abondantes : 5 millions par ha en prairie
– Prédatrices
– Abdomen non segmenté et glandes séricigènes
– Pédipalpes du mâle transformés en organe
d’accouplement
– Poumon
Wheeler & Hayashi, 2001
Rôle des Arachnides
• Élément majeur du
contrôle des populations
d’insectes
• Rôle de biocontrôle
• Application particulière
de la soie plus résistante
que l’acier
Les Acariens: morphologie
Insectes ou hexapodes
• Plus de 80% du monde vivant
• Plus de 900.000 espèces décrites
actuellement
• Probablement plus de 1 106 espèces
• Même plan d’organisation de base
• Seuls invertébrés capables de voler
– origine des ailes
• Tout type d’alimentation et de milieu de vie
– Excepté l’océan
Rôle des invertébrés (Insectes) dans les
écosystèmes
• Rôle essentiel dans la structuration des écosystèmes
– Très nombreux niveaux trophiques
• Circulation de matière
• Échange eau-terre
• Rôle essentiel dans la circulation des éléments minéraux
– Importance des insectes phytophages en forêt
• Rôle dans le recyclage de la matière organique et la formation des sols
– Exemple
• Dans les forêts primaires, les insectes défoliateurs permettent de façon
localisée d ’effectuer des trouées dans la végétation
• Permettent le développement d’autres espèces végétales
• Dégradation et transformation de la matière organique dans le sol
• Rôle dans le transport du pollen, des graines
• Interaction et régulation des populations de vertébrés
• Rôle de régulation des populations d’insectes
– Prédateurs, parasitoïdes
Importance économique
• Positive
– Dégradation de la matière organique
• Y compris cadavres, bouses, ...
– Fertilité
– Epuration des eaux: filtreurs
– Contrôle naturel des populations de ravageur
– Pollinisation
– Apport de nourriture
– Apport de produits particulier
• Médicament, colorant
• Vers à soie: 32.000 t/an
• Réservoir technologique
– Rôle culturel et esthétique
Quelques chiffres
• Bénéfice annuel aux É-U dû à la pollinisation est
de 19 milliards de dollars,
• 300 millions de dollars de produits commerciaux
dont 104 millions de kilos de miel .
• En Europe, 252 espèces de plantes cultivées ont
besoin d'être pollinisées par les insectes
Importance économique
• Aspect négatif
– Pertes économiques en agriculture
– Pertes au niveau des denrées stockées et en
générale de toute forme de stock de matière
organique
• Oeuvre d’art, tissus, charpente, collection, etc...
– Pertes en foresterie
– Impact sur la santé humaine
– Impact sur le bétail
Ravageurs gourmands ?
• 0n estime que les pertes mondiales liées aux
mauvaises herbes, maladies et ravageurs atteignent
en moyenne de 20 à 40 % du rendement des
cultures avant récolte et de 10 à 20 % des denrées
stockées
• Pimentel (1991), estime que les ravageurs au sens
large provoquent 37 % de pertes de rendement
• Entre 1947 et 1989, l'utilisation de pesticides aux
É-U a été multipliée par 10 et malgré cela, les
pertes de production dues aux insectes sont
passées de 7 à 13 %
%
Vecteurs principaux de la malaria: 60 espèces de
moustiques du Groupe des Anophèles
• 1. A la fin de 2004, environ 3.2 milliards d’humains
vivaient dans des zones à risque de malaria, soit
dans 107 pays
• 2. Entre 350 et 500 millions de cas cliniques sont
relevés chaque année.
• 3. Au moins un million de mort par an.
• 4. 60% des cas de malaria au monde et plus de
80% des morts dus à la malaria sont enregistré en
Afrique au Sud du Sahara
Entomologie
Definition: Branche de la zoologie qui etudie les insectes.
Insectes
1. Invertébrés, Arthropodes, Antennates, Mandibulates,
Trachéates, Opisthogonéates, Hexapodes a corps segmenté en
trois parties.
2. Revêtement externe formé de chitine sclérifiée constituant un
exosquelette appelé cuticule
Caracteristiques essentielles des Arthropodes
1. Triploblastiques, coelomates a symetrie bilaterale
2. Metamerisation heteronome = Tagmes
3. Exosquelette rigide compose de proteine, chitine et de lipides
4. Appendices locomoteurs (pattes) articulees
5. Reduction de coelome et formation d’un hemocoele
6. Systeme circulatoire ouvert
7. Respiration par branchies, poumons ou trachees
8. Excretion par glandes coxales ou tubules de Malpighi
9. Systeme nerveux ventral (hyponeurien): ganglions cerebroides,
anneau perioesophagien et de 2 chaines ganglionnaires
10. Gonochoriques a fecondation interne
11. Ovipares ou vivipares
12. Developpement indirecte (Metamorphose)
Séance 2
• II- ANATOMIE EXTERNE
• 1. La tête
• 1.1. Structure des yeux (ocelles et ommatidies)
• 1.2. Structure des Antennes
• 1.3. l'Appareil buccal
• 2. Le Thorax
• 2.1. les subdivisions
• 2.2. Structure des ailes (étude des cellules et nervures)
• 2.3. Structure des pattes
• 3. L'Abdomen
• 3.1. Les tergites
• 3.2. les Sternites
• 3.3. les pleurites
• 3.4. l'aire pygidiale
• 4. Le tégument
• 4.1. L’épiderme et les formations associées
• 4.2. La cuticule
MORPHOLOGIE GENERALE
1- Caractères généraux
Corps, enrobé d’un tégument dur, formé de 3 tagmes:
• Tete
• Thorax
• Abdomen
MORPHOLOGIE GENERALE
• Une des caractéristiques fondamentales des
insectes est la présence de plaques de chitine
durcie que l'on appelle sclérites et qui constituent
l'exosquelette
• Le tégument externe a une fonction protectrice
mais aussi une fonction de support pour les
muscles.
• Dans la plupart des cas, les sclérites s'opposent à
la contraction musculaire de manière similaire à
l'opposition mutuelle des muscles antagonistes
chez les vertébrés.
• Endosquelette très développé qui sert de point
d'attachement aux muscles: apodèmes
• Ces caractéristiques vont influencer la façon dont
les substances telles que l'eau ou l'oxygène vont
se déplacer dans le corps et contraindre la
croissance.
Le Tégument
Le tégument
• Rôles essentiel:
– Protection, dessiccation, échange gazeux, squelette, coloration,
imperméabilisation, capture de l’eau
– Barrière pour les pathogènes
– Rigidité et composition varient en fonction des stades et de l’endroit du
corps
• Trois couches principales
– Une membrane basale
– L'épiderme,
– Une couche acellulaire: la cuticule.
• L'épiderme est une couche monocellulaire et les jonctions entre
cellules sont sous forme de desmosomes.
– Sécrète la cuticule et la membrane basale
– L’activité de sécrétion est maximale durant la mue.
– Glandes dermales qui ont une fonction sécrétrice très importante.
• La membrane basale (- 0.5 m d'épaisseur)
– Couche de muccopolysaccarides amorphes
– Contient les signaux de reconnaissance du soi et du non-soi
La cuticule
• Peut chez certaines espèces constituer jusqu'à 1/3 du poids
sec du corps.
• Ses caractéristiques varient en fonction de l'endroit du
corps où elle se trouve et en fonction du moment.
1- Epicuticule (0,03 à 4 m), incolore, ne contient pas de chitine mais
des protéines sclérotinisées
• La sclérotinisation se produit par des liens entre molécules provoqués
par des composés phénoliques
• Apparence très variable au niveau de la surface
• Cuticuline: très fine couche de lipoprotéines unies par des liens
covalents
– Recouverte d’un ciment: sorte de gomme sécrétée par les glandes
dermique: mucopolysaccharides
• Peut être continu ou discontinu
– Et de cires, lipides
• Assurent l’imperméabilité
• Rôle de communication, reconnaissance de l’espèce
2- L'exocuticule (200 m mais épaisseur variable), rejetée lors
de la mue, souvent pigmentée
• Chitine et protéines (sclerotine)
• Les protéines assurent la dureté de la cuticule
• Déposée en couches successives orientées différemment
– Rôle dans la coloration
3- L'endocuticule (recyclée lors de la mue), peu ou pas
pigmentée
• Flexible, chitine + protéines (arthropodine)
– Elle est traversée par des cellules tormogènes et des cellules
trichogènes qui constituent les poils en eux-même.
– Nombreux canaux, jusqu’à 1,2 millions par mm2
!Phénomème de bleeding
Cellules épidermiques
• Simple couche
• Responsable de la sécrétion de la cuticule
• + cellules glandulaires
– Classe 1: Sécrétion des phéromones sexuelles
– Classe 2: Glandes sternales des termites
– Classe 3: production du ciment, propriétés hydrofuges et
communication
– Jonction entre les cellules: communication et rôle électrique
• Membrane basale
– Collagène, glycoprotéines
– Pores pour le contact avec l’hémolymphe
– Sécrétée par les hémocytes ?
Composition de la cuticule
• N-acetyl-D-glucosamine polymérisée: (C8H13O5N)n,
– = Chitine, 3 formes: a, b, g
– 1/4à 1/2 du poids sec de la cuticule
– Pas dans l’épicuticule
– + 50 % de protéines:
• arthropodine (soluble), résiline (élastique), sclérotine (durcit)
– + phénols et quinones (tannent les protéines après la mue, +
mélanine)
Synthèse
Dépôt hélicoïdal
• couches successives
– Croissance différente en fonction du jour ou de la nuit
– Milliers ou millions de couches successives
Résistance à l’usure
Mue
• La dureté du tégument chez les insectes rend la mue obligatoire au
cours de la croissance
• Avant la mue, les cellules épidermiques deviennent particulièrement
actives. Leur taille et leur nombre s'accroissent.
• Pendant la mue, les cellules se séparent de l'ancienne cuticule et
sécrète la nouvelle: apolyse.
• Les cellules épidermiques sécrètent ensuite le liquide exuvial qui
contient des chitinases et des protéases capables de digérer
l'endocuticule.
• Les produits de la digestion sont réabsorbés par l'épiderme. Pendant
cette période on constate parfois l'apparition d'une membrane exuviale,
qui sépare l'ancienne cuticule de la nouvelle.
• La nouvelle cuticule est déposée dans le bon ordre, épicuticule,
exocuticule et endocuticule et apparaît chiffonnée sous l'ancienne en
raison de sa surface plus grande. La cire n'est déposée que peu de
temps avant la mue pour assurer la perméabilité du tégument
Ecdysis
• Des lignes de clivage ecdysiales permettent à
l'insecte de se débarrasser rapidement de l'exuvie,
ainsi que des trachées et des glandes dermiques
Pour s'aider, l'insecte se gonfle d'air et accroît sa
pression sanguine et hydrostatique, des
contractions musculaires terminent le travail.
• La sclérotinisation de l'exocuticule ne prend place
qu'après la mue
La Tete
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Capsule rigide (souvent globuleuse), largement ouverte
posterieurement (foramen occipital) pour permettre le passage
des tractus nerveux, digestifs et circulatoire vers les autres
parties du corps
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Elle est délimitée par un certain nombre de sutures et porte 2
types d’organes:
Yeux
appendices adaptés à la
• Fonction sensorielle perception
Antennes
• Fonction alimentaire Pieces buccales
appendices adaptés à la nutrition
(mandibules, palpes, maxilles, labium)
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Stemmates ou ocelles latéraux, propre aux larves,
ils occupent l’emplacement des yeux composés
simples
Ocelles dorsaux rencontrés chez certains larves et
adultes: au complet ils sont au nombre de 3 et
disposés en triangle sur la tete (2 sur le vertex et 1
Yeux sur le front)
Composés: Formés d’un ensemble de récepteurs sensibles à la lumière
appelés ommatidies (yeux élémentaires), chez la plupart des adultes et chez
les larves d’heterometaboles. Ils Occupent une aire plus ou moins vaste de
chaque coté de la tete.
Vue en microscopie électronique d'un œil
composé de drosophile
Oeil composé d’un charancon
Détail, des lentilles cornéennes et poils
aplatis d'un œil de drosophile
Ommatidies en coupe longitudinale
Structures en forme de cônes allongés, composées de
l'appareil dioptrique, du batonnet rétinien, et des fibres
nerveuses.
A: Lentille de la cornée
B:Cône du cristallin
C: Cellule pigmentaire de l'iris
D: Cellule pigmentaire de la rétine
E: Rhabdome
F: Cellule rétinienne
G: Couche basale
H: Fibres nerveuses
Apposition chez insectes diurnes
Vision
Par superposition chez insectes nocturnes
Vespidae: Hymenoptera
Tachinidae: Diptera
Hymenoptera
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Les Antennes
Appendices segmentés , placés entre les yeux composés et croissent progressivement
au cours de la vie post embryonnaire.
- role essentiellement tactile
- role olfactif grâce aux sensilles
- role gustatif
Division des antennes en 3 segments véritables chez les Ptérygotes et les
thysanoures.
- Scape: le premier article (le plus basal) de l'antenne (sensilles trichoïdes seulement)
- Pedicelle: le deuxième article de l'antenne
- Flagelle: l'ensemble des articles de l'antenne à partir du troisième article
1- Les flagellomères en sont les articles.
2- Les anneli sont les premiers articles du flagelle, étroits et annulaires
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Les Antennes
• Scape: pas de structure sensorielle (excepté quelques sensilles trichoides)
• Pedoncule: organe de Johnstong (structure majeure) chez les adultes
• Pedicelle: présence d’une sensille cœlomique (hygro et thermo-récepteur
?)
• Flagelle: présence de soies mécano-réceptrices de type I (sur le long du
flagelle), selon les espèces 4 ou 6 soies courtes a l’extrémité (Type 2)
fonctions gustative et mécano-réceptrice
Types d’antennes.
- aristée (mouches)
- coudée (ou genouillée ou genistée chez les
hyménoptères)
- en forme de massue (papillons diurnes)
- filiforme (moustiques)
- lamellée (scarabées)
- monoliforme, moniliforme (termites)
- plumeuse (souvent les mâles : moustiques,
papillons nocturnes)
Pectinée Serrulée
Moniliforme Plumeuse
Aristée Lamelée (Hanneton)
Coudée (fourmi)
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Pieces buccales
-Variations morphologiques et fonctionnelles des pièces buccales
dérivent par adaptation à des régimes alimentaires différents .
Broyeur
Broyeur-lecheur
- 4 types
Succeur-lecheur
Piqueur-succeur
- L'appareilbuccal de la Sauterelle doit être considéré comme le
type primitif; on le retrouve chez tous les insectes qui ont un
régime phytophage ou carnivore : Type Broyeur
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Pieces buccales boyeuses
Les pièces buccales comprennent
toujours d'avant en arrière:
-1 lèvre supérieure ou labre
- 2 mandibules creuses avec 2
condyles d'articulation,
- 2 mâchoires ou maxilles séparées
(mx1) portant chacun 1 palpe
maxillaire et constitués
fondamentalement des pièces
suivantes: cardo,stipes,lacinia et galéa,
- 2 maxilles soudés en une pièce
appelée lèvre inférieure ou labium
portant 2 palpes labiaux constituée
fondamentalement des pièces
suivantes: submentum, prémentum,
mentum portant glosses et paraglosses
Broyeurs-lécheurs
Chez l'abeille domestique, le
labium et les maxilles ont la
forme d'une langue, ou glosse.
Elle utilise ses mandibules pour
pétrir la cire et en faire des
alvéoles.
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Pieces buccales Suceuses
• Insectes se nourrissent uniquement de nourriture liquide.
• Incapables de couper et de broyer des aliments solides.
• Mandibules fortes et tranchantes, les maxilles et certaines
autres pièces buccales sont modifiées en stylets.
• Pièces buccales allongées forment un long tube par lequel
les aliments liquides sont aspirés.
• Bouche fonctionne comme une pompe.
- Le nombre de stylets, leur agencement et leur fonctionnement
permettent de distinguer les différents groupes d'insectes suceurs.
1- Les suceurs-lécheurs
Bouche ressemble à une éponge placée au bout d'une courte trompe (labium)
appelée proboscis (cas de la mouche domestique et de la drosophile)
N.B:
La mouche domestique se nourrit
généralement de nourriture
liquide, mais elle est aussi
capable de liquéfier des aliments
solides avec sa salive.
Elle peut replier son proboscis
sous sa tête lorsqu'elle ne s'en sert
pas.
-Chez les papillons l’appareil buccale comprend des palpes
labiaux et des maxilles allongées.
-Les maxilles sont soudées l'une à l'autre pour former une
longue trompe. Au repos, cette trompe s'enroule sur elle-
même, sous la tête ; dépliée, elle ressemble à une paille.
- Les papillons sont donc fort bien équipés pour aspirer le
nectar des fleurs et le jus des fruits fermentés.
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
2- Les Piqueurs-Suceurs
• Pièces buccales appelées stylets qui permettent de percer la peau
des animaux ou les tissus de végétaux afin d'aspirer les liquides
internes.
• Les pucerons se nourrissent de la sève des plantes ; les punaises
des lits, sucent le sang des humains et de certains animaux
vertébrés.
• Chez les moustiques, les stylets, au nombre de six (deux
mandibules, deux maxilles, l'hypopharynx et le labre), sont très
minces et en forme d'aiguilles.
Tête de Carabus en vue dorsale
Tête de larve de Scarabéide
Types buccaux des Insectes et régimes alimentaires
Appareil buccal Caractéristique essentielle Ordres types
Type broyeur Mandibule développée Orthoptères et Coléoptères
Mandibule plus ou moins
Type broyeur-lécheur développée et labium Hyménoptères
transformé en "langue"
Pièces buccales allongées Hémiptères et Diptères
Type piqueur-suçeur
en "rostre »/stylet inférieurs
Type suçeur-labial Labium transformé en
Diptères supérieurs
("suçeur-lécheur") "trompe" suçeuse
Type suçeur-maxillaire Maxilles transformés en
Lépidoptère
("suçeur-lécheur") "trompe" spiralée suçeuse
MORPHOLOGIE GENERALE
3- la tête
Les Insectes sont classés en 2 grands groupes: Entognathes et
Ectognathes
1- Entognathes: types primitifs où les pièces buccales sont logées
dans la tête et donc non visibles de l'extérieur (cas des
Aptérygotes: Collemboles, Protoures et Diploures)
2- Ectognathes: types plus évolués où les pièces buccales sont
externes et donc visibles de l'extérieur (cas des Aptérygotes
Thysanoures et des Ptérygotes); dans ce type le plus répandu, la
position de la tête fait distinguer 3 cas : Prognathe, Hypognathe,
Orthognathe
Prognathe
Axe du corps parallèle a la cavité buccale; les appendices buccaux
sont dirigés vers l’avant (coléoptéres).
Hypognathe(Opisthognate en anglais)
Appendices buccaux sont dirigés vers l’arrière, tout en conservant
une position ventrale (puceron).
Orthognathe (Hypognate en anglais)
Axe du corps perpendiculaire a la cavité buccale (Criquet).
Thorax
MORPHOLOGIE GENERALE
4- le Thorax
• Centre essentiellement locomoteur des insectes
• Constitué de 3 segments, porteurs chacun d'une paire de pattes. Le
premier ou prothorax est toujours aptère (sans ailes). Le 2ème et
3ème mésothorax et métathorax, portent les ailes
• Région dorsale = notum,
tergum ou dorsum
• Région ventrale = sternum
•Région latérale = Pleure
- Les tergites : sclérites dorsaux formant le pronotum, le
mésonotum et le métanotum (en arrière de chaque notum, on
trouve un post-notum)
- Les sternites : sclérites ventraux formant le présternum, le
sternum et le sternellum
- Les pleurites : sclérites latéraux peu développés formant pour
chaque segment l'épisterne et l'épimère; sur ces pièces
s'incorpore à la paroi thoracique l'arcticle basal de la patte ou
subcoxa (trochantin artciculé avec le coxa)
- Les parties latérales du thorax non sclérifiées forment les
pleures : propleure (prothoracique), mésopleure
(mésothoracique) et ptéropleure (méso- et métathoraciqque)
plus sternopleure et hypopleure (surtout mésothoraciques) plus
ventraux...
MORPHOLOGIE GENERALE
4- le Thorax
Les pattes
3 paires de pattes thoraciques; chaque patte comprend typiquement :
(Hanche ou coxa, trochanter, fémur, tibia, tarse, empodium)
- Coxa : forme très variable : globuleux, conique,lamelleux ou transverse
- Trochanter : mobile sur le coxa, uni au fémur par une articulation sans mobilité
- Fémur : toujours allongé il peut être renflé par adaptation au saut (Orthoptères )
- Tibia : articulation bicondylienne du "genou" (les tibias antérieurs portent
souvent des "organes de toilette" des antennes
- Tarse : 3 ou 4 articles chez les Orthoptères, 5 articles chez les Coléoptères et
Hyménoptères; 3 articles chez les Hémiptères; le dernier article du tarse qui porte
les griffes est appelé onychium
- Empodium (ou arolium ou pulville ou prétarse) : sorte de coussinet servant à la
locomotion
Pattes postérieures de Tenthrède du genre Macrophya
Patte postérieure des Orthoptères Acridiens
Adaptations des pattes
Elles ne servent pas seulement à la marche mais ont souvent des
fonctions très spéciales adaptées à un mode de vie particulier.
-Pattes fouisseuses: Coléoptères,Orthoptère
-pattes natatoires : Coléoptères, Hétéroptères
-pattes ravisseuses : Dyctyoptères, Hétéroptères
-Pattes sauteuses: Orthoptère
-Pattes marcheuses
Patte natatoire
Recolte de pollen (abeille)
Organe de toilette tibio-tarsal (fourmi)
Pattes ravisseuses (mante)
Pattes sauteuses (criquet)
Pattes fouisseuses
MORPHOLOGIE GENERALE
4- le Thorax
Les ailes (structure)
- Elles sont portées par le ptérothorax et existe surtout chez les
Ptérygotes .
- Elles ont un bord antérieur ou costal (Remingium) avec souvent
une zone colorée et opaque, le ptérostigma utilisé en systématique
et un bord posterieur ou anal (champ anal+champ jugal)
- L'aile est articulée au thorax par une série de sclérites (n=3): les
sclérites axillaires.
- 2 premiers sclerites commandent le remingium et le troisieme
commande le champ vannal
- 2 plaques medianes: 1 reliée au troisieme sclerite et 2e aux
nervures medio-cubital
- petite plaque humerale associé a la tégula (petites écailles qui
protègent la base des ailes antérieures)au bord antérieur
Sclérites axillaires des Culicides
Regions
Nervation alaire Modèle théorique de nervation (d'après Comstock et Needham)
• Nervures longitidunales: C=costale, Sc=sous-
Champ vannal costale , R=Radiale, M=médiane , Cu=Cubitale,
A=Anale
• NervuresTransversales : h=humérale, r=radiale,
s=secteur radial, r-m=radio-médiane, m=médiane,
m-cu=médio-cubitale
Les cellules alaires d'une aile antérieure d'Hyménoptère
-Ailes de Plécoptère à nervation primitive peu serrée mais sans nervures transverses dans
le secteur de la radiale
-Ailes d'Odonate femelle : espace médian sans nervures transverses et pas de triangle
anal chez la femelle
Ailes d'Orthoptère Acridide ("Criquet"): élytres protecteurs étroits
et ailes postérieures repliées en éventail sous ces élytres...
Modification des ailes
1- Equilibrage
Chez les diptères (mouches, moustiques..), la paire d'aile postérieure
est réduite à des haltères, qui aide l'insecte à ressentir son orientation
et mouvement, et à améliorer son équilibre en vol en agissant à la
manière de gyroscopes.
Chez les Strepsiptères, c'est la paire d'aile antérieure des mâles qui
sont réduites pour former des haltères. Les femelles sont aptères.
2- Protection
Chez les coléoptères , la paire d'aile antérieure est endurcie pour
former des élytres qui protègent les ailes postérieures délicates,
celles-ci sont repliées en dessous au repos.
Les élytres ne servent pas au vol, seules les ailes postérieures des
coléoptères lui servent à voler. Chez certaines espèces, telles les
carabes, les élytres sont soudés l'une à l'autre empêchant l'insecte de
voler.
Chez les dermaptères, orthoptères (sauterelles, criquets), dictyoptères
(blattes, mantes), on appelle « tegmen » (pluriel « tegmina ») ou
«pseudoélytres » les ailes antérieures renforcées, qui ne sont pas
utilisées pour voler.
Ailes étalées d'Orthoptères
Perpendiculaires au corps en vol :
2 ailes antérieures durcies
sclérifiées et étroites ou tegmina,
et 2 postérieures membraneuses)
Chez les hémiptères, les ailes antérieures peuvent être renforcées
partiellement.
Par exemple, la partie antérieure de l'aile antérieure de la punaise est
endurcie, tandis que la partie postérieure est membraneuse. On
appelle ces ailes « hemelytre »
coleoptera Hemiptera
Autres adaptations
Les hyménoptères, dont le nom provient du Grec hymên, «marriage»,
et ptéron, « aile », du fait qu'il existe des crochets sur la nervure
antérieure de l'aile postérieure permettant à celle-ci d'être couplée avec
les ailes antérieures.
Des coléoptères aquatiques tels le dytique (genre Dytiscus) utilise
l'espace entre leurs élytres et leur abdomen pour emprisonner de l'air
lors de leur déplacement sous l'eau.
Chez certains insectes sociaux, tels les termites ou les fourmis, seuls
les individus des castes royales sont munies d'ailes. Ils s'en servent lors
de leur parade nuptiale, puis s'en débarrassent au moment de fonder
une nouvelle colonie.
Les ailes disparaissent par atrophie chez les parasites et les femelles
de certaines espèces;
L'aile peut être tranformée en partie en appareil accoustique
stridulant comme chez les Orthoptères Tettigoniides (Sauterelles)
MORPHOLOGIE GENERALE
4- le Thorax
Les ailes en taxonomie
• Grande importance dans la classification des insectes. Sur le plan
structural, on distingue deux grands groupes:
1- les Paleoptères:
Insectes dont les ailes antérieures ne recouvrent jamais les
postérieures et ne peuvent se replier en arrière au repos (Ephémères
et Odonates)
2- Les Néoptères:
Insectes dont les ailes peuvent se replier en arrière au repos
et possédant un champ jugal
Les Néoptères sont divisés en 3 sections :
-Polynéoptères : Champ jugal des postérieures très développé
(nervures nombreuses) (Orthoptères...)
-Oligonéoptères : Champ jugal a une seule nervure
longitudinale non ramifiée (Coléoptères...)
-Paranéoptères : Champ jugal a une seule nervure ramifiée au
sommet (Hémiptères...)
Paleoptere
Neoptere
Abdomen
MORPHOLOGIE GENERALE
5- L’Abdomen
-Troisième grande section du
corps de l’insecte.
- L'abdomen est composé de 5 à 11
segments (métamères). le premier
segment s’appelle propodéum et
pygidium la face dorsale du
dernier segment.
- le dernier segment portant l’anus
est reduit en un anneau (Telson)
chez insectes primitifs.
- Dernier segment très réduit et meme absent chez les insectes supérieurs ne
comptent que 10, 9, 8. Voire 6 chez les collemboles.
5- L’Abdomen
Chaque segment abdominal a un tergite dorsal et un sternite
ventral separé par une membrane pleurale, qui porte plusieurs
paires de stigmates, situés sur les 8 premiers segments.
Il ne porte jamais de pattes chez l'insecte, adulte ou immature, mais
il peut porter des fausses pattes (larves).
L’abdomen contient les visceres, les organes reproducteurs, de
nombreux muscles, de corps gras….
Le tube digestif se termine au niveau de l’anus. En avant, on trouve
l’orifice genital ou gonopore.
5- L’Abdomen
Appendices abdominaux
1 - Il peut porter des cerques ou autres organes tels que :
- pinces (perce-oreille/dermapteres) ;
- cornicules chez les pucerons ;
- epiprocte, paraprocte, filament terminal…
- rétinacle, furca (collophore) chez les collemboles.
2- les fausses pattes (larves)
3- les appendices génitaux (différents selon les groupes et le sexe):
chez les femelles, les appendices des 8eme et 9eme segments sont
modifiés pour former le génitalia (rôle dans l’accouplement et
ponte)
chez les males, les pieces génitales externes (9e segment) sont
constituées de l’édéage et des organes périphaliques.
5- L’Abdomen
ANATOMIE INTERNE
LE SYSTÈME MUSCULAIRE
• Les insectes possèdent environ 4000 muscles striés, ce qui
équivaut environ à 10 fois plus que l’homme !
Ils sont bien plus efficaces grâce à leur système d’oxygénation plus
important.
• Les muscles sont répartis par faisceaux de fibres qui sont
enveloppées d'un sarcolemme, et chacun de ces éléments se
décompose en fibrilles striées dont le diamètre moyen est d'un
millième de millimètre.
• Selon leur localisation, ils sont classés en deux catégories:
1. Muscles squelettiques
2. Muscles viscéraux
LE SYSTÈME MUSCULAIRE
1. Muscles squelettiques
-Encore appelés muscles phasiques ou somatiques s'attachent au tégument par
des fibres de raccordement, les tonofibrilles. Les muscles sont généralement de
couleur claire, à l'exception des muscles du vol pigmentés en jaune ou orangé.
Tous sont de type strié, à commande volontaire.
- Formés de fibres contractiles: les myofibrilles, enveloppées dans une
membrane cellulaire ou sarcolemme. Ces fibres sont innervées par des nerfs
moteurs ; elles sont nourries par l'hémolymphe et respirent grâce au réseau dense
de trachées et de trachéoles.
- Ne sont pas enveloppés par une gaine aponévrotique qui les mette en relation
directe avec les tendons et les isole les uns des autres.
- les faisceaux des fibres musculaires groupés côte à côte s'insèrent directement
aux téguments ou aux apodèmes chitineuses, prolongements internes du squelette
qui remplacent les tendons; de telle sorte que l'on compte les faisceaux de fibres
comme des muscles distincts.
- En réalité, tous les faisceaux qui ont des points d'attache communs constituent
un seul et même muscle.
LE SYSTÈME MUSCULAIRE
1. Muscles squelettiques
Un inventaire sommaire des principaux faisceaux musculaires peut être fait
en fonction des tagmes :
– la tête contient la musculature des antennes, des pièces buccales, les
muscles de liaison avec le thorax ;
– le thorax porte les muscles destinés à la locomotion. Ceux-ci s'organisent
autour des pattes et des ailes et prennent un développement très important au
niveau du ptérothorax ;
– l'abdomen a des muscles segmentaires et intersegmentaires permettant
des contractions et des dilatations considérables. Un complexe musculaire
important anime les valves génitales des femelles en vue de la copulation, du
forage et de la ponte. Le jeu des muscles de l'abdomen est également
important chez les mâles pour permettre l'accouplement et l'intromission du
pénis dans le gonopore.
LE SYSTÈME MUSCULAIRE
1. Muscles squelettiques
Participent aux déplacements relatifs des métamères et des segments
appendiculaires. Ils sont moteurs des segments, des pattes, des pièces
buccales de l’armature génitale.
2. Muscles viscéraux
- Encore appelés muscles toniques ou splanchniques, agissent sur les
viscères revêtent les organes à l’intérieur de la cavité générale.
- Peuvent former une gaine régulière comprenant une couche de fibres
longitudinales et une couche de fibres circulaires avec un
développement de la musculature circulaire (à un certain niveau) en
sphincter.
- Assurent le péristaltisme des organes, les mouvements de déglutition,
la fermetures des stigmates etc.
LE SYSTÈME MUSCULAIRE
Structure musculaire
- Chez les insectes, les muscles sont constitués de fibres striées
(cellules musculaires généralement multi nucléés).
- Dans la fibre, les myofilaments qui représentent l’élément
contractile, sont disposés parallèlement et se groupent en faisceaux
ou myofibrilles.
- Les muscles viscéraux intrinsèques ne représentent jamais de
myofibrilles individualisées.
- Dans les muscles intersegmentaires de certaines larves comme dans
certains muscles des pattes et des pièces buccales, le matériel
contractile forme des champs irréguliers.
LE SYSTÈME MUSCULAIRE
Structure musculaire
Selon la forme et la disposition, il existe 3 grands types
musculaires:
1. Muscles lamellaires ou tubulaires.
2. Muscles fibrillaires
3. Muscles microfibrillaires
LE SYSTÈME DIGESTIF
LE SYSTÈME DIGESTIF
A- L'appareil digestif' est constitué d'un intestin en trois parties:
1. L’intestin antérieur ou stomodéum
2. L’intestin moyen ou mésentéron
3. L’intestin postérieur ou proctodéum
Stomodeum et proctodeum:
recouverts de cuticule
puisqu'ils sont issus
d'invaginations du tégument.
LE SYSTÈME DIGESTIF
1. L’intestin antérieur (stomodéum)
- Part de la bouche à la valvule cardiaque. Sa paroi est constituée
d’une couche de cellule épithéliales. Extérieurement cette paroi est
renforcée par une importante musculature avec des fibres
circulaires externes et des fibres longitudinales internes.
- Il est composé d’un pharynx s’ouvrant dans la cavité buccale,
ainsi qu’un certain nombre de glandes salivaires.
- Ce pharynx peut être animé par des muscles qui le transforment
en pompe aspirante, c’est le cas chez les insectes piqueurs-
suceurs. Il se prolonge par l’oesophage dont la partie postérieure se
transforme en réservoir alimentaire : le jabot servant de cavité de
stockage pour les aliments ingérés.
- Il comprend souvent une poche supplémentaire appelée gésier (ou
proventricule), développé surtout chez les insectes broyeurs.
LE SYSTÈME DIGESTIF
2. L’intestin moyen (mésentéron)
- Commence a la valvule cardiaque et s’étend jusqu’au débouché
des tubes Malpighi. Sa paroi est constituée de cellules épithélliales
assez hautes, une musculature peu épaisse avec des fibres circulaires
internes et des fibres longitudinales externes.
- l’ épithélium est protégé par une membrane péritrophique.
- Il se compose d’un estomac, appelé aussi vésicule chylifique, sa
vocation est digestive. Ce dernier est séparé du reste de l’intestin
moyen par la valvule stomacale.
-Cette portion du tube digestif peut parfois présenter des diverticules
appelés caecums (caeca gastriques) ou s’effectuent des
fermentations particulières grâce a des micro-organismes (cas des
termites).
- Le reste de l’intestin moyen est un tube assez large (ventricule)
LE SYSTÈME DIGESTIF
3. L’intestin postérieur (proctodéum)
-Il est constitué d’un intestin grêle de longueur variable
(bien plus long chez les phytophages que chez les
carnassiers)
-S’etend de la valvule pylorique jusqu’a l’anus. Sa paroi
est constituée d’une couche de cellules épithélliales.
Exterieurement, elle est renforcee par 3 couches de fibres
musculaires: une couche longitudinale entre 2 couches
circulaires.
- Il porte à son extrémité (antérieure) une couronne de
glandes filamenteuses, les tubes de Malpighi (système
rénal) dont le role principal est l’extraction et le rejet des
déchets qui s’accumulent dans le sang.
LE SYSTÈME DIGESTIF
3. L’intestin postérieur (proctodéum)
- On distingue 3 autres région du proctodéum :
1. L’iléon: souvent assez long,
2. Le colon: courte et étroite, portant parfois des diverticules
hébergeant des micro organismes symbiotiques.
3. Le rectum: L’intestin grêle postérieur se termine par un
renflement appelé vésicule rectale d’où peuvent déboucher
des glandes ayant pour fonction la récupération de l’eau
associées à une poche réservoir. Enfin il se termine par
l’anus.
- Le role principal du proctodéum est d’ évacuer les
excréments ainsi que les produits d’excrétion des tubes de
malpighi
LE SYSTÈME DIGESTIF
B- Les glandes digestives
- Les glandes annexes du tube digestif sont:
1. Glandes salivaires qui envoient leur sécrétion dans la bouche;
ce sont elles qui fournissent aux Punaises ce liquide âcre
qu'elles injectent dans la plaie qui fait leur suçoir.
2. Glandes gastriques qui débouchent dans l'estomac, et à la
région où celui-ci se joint à l'intestin serpentent de nombreux
tubes entrelacés nommés tubes de Malpighi ; ils ont pour
fonction d'excréter les urates et l'acide urique provenant des
combustions concomitantes du travail de la digestion.
3. Glandes rectales qui débouchent dans le rectum exercent des
fonctions inconnues.
,
LE SYSTÈME DIGESTIF
B- Les glandes digestives
1. Glandes anales qui n'appartiennent pas à proprement
parler au système digestif, mais constituent des appareils
de défense chargés de projeter plus ou moins loin des
liquides fétides ou caustiques.
Il existe d'autres glandes destinées à divers usages, dont les
plus importantes sont celles qui produisent la soie, la cire, ou
celles qui sécrètent un venin qu'un aiguillon aigu permet de
garder dans le corps des animaux.
LE SYSTÈME DIGESTIF
C- Les régimes alimentaires
Le régime alimentaire des insectes est très variable, selon
la nature des aliments digérés on distingue:
1. Phytophages (herbivores): insectes qui se nourrissent
des plantes (chenilles, criquet etc.),
2. Coprophages/Saprophages/nécrophages: insectes
qui se nourrissent de substances animales ou
végétales en décomposition (bousier),
3. Prédateurs: qui se nourrissent d’autres organismes
vivants (libellules),
4. Nectarivores: qui se nourrissent de nectar (papillons)
LE SYSTÈME DIGESTIF
C- Les régimes alimentaires
6. Hématophages: qui se nourrissent de sang
(moustiques femelles).
7. Xylophages: qui se nourrissent de bois (termites).
N.B: Certains insectes peuvent changer de régime
alimentaire au cours de leur vie (chenilles mangeuses
de feuilles et papillons adultes nectarivores).
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
A- Organisation
Contrairement aux mammifères, les insectes bénéficient d'un système ouvert,
car s'il est fermé à l'endroit d'où l'hémolymphe est expulsée, les ventricules, il
est ouvert à l'autre, près du cerveau.
L'appareil circulatoire comporte un cœur rudimentaire appelé vaisseau dorsal,
formé d'un conduit unique qui court de l'extrémité de l'abdomen jusqu'à la tête
et de deux diaphragmes
Ces diaphragmes déplacent par leurs mouvements l'hémolymphe hors du
vaisseau dorsal, vers l'hemocoele, l'ensemble des cavités du corps, appelées
sinus, contenant l'hémolymphe, où baignent les organes. On distingue trois
sinus, séparés par les deux diaphragmes :
– le sinus dorsal ou péricardique.
– le sinus latéral ou périviscéral.
– le sinus ventral ou périneural.
N.B: Des petits sous-systèmes indépendant du cœur comme les
organes pulsatiles permettent à l'hémolymphe d'irriguer les
appendices de l'animal, en particulier les vésicules antennaires,
vers les antennes, les pattes et les nervures alaires.
Structures percées parfois d’orifices latéraux dont le rôle est de
faciliter l’ecoulement de l’hemolymphe.
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
1- Vaisseau dorsal
C’est l’organe le plus important, le seul responsable de la
circulation du sang.
Ce vaisseau dorsal est pulsatile et ses battements assez réguliers
sont ordinairement de soixante par minute quand l'animal est au
repos.
Il se divise en un certain nombre de chambres musculaires faisant
office de ventricules, avec des replis formant valvules pouvant
s'ouvrir ou se fermer suivant les systoles et les diastoles successives
par lesquelles le sang progresse dans le vaisseau.
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
1- Vaisseau dorsal
La partie antérieure du vaisseau dorsal se prolonge dans le thorax en
une sorte d'aorte. Elle ne se fixe pas à la région dorsale du thorax,
mais s'accole au tube digestif pour traverser avec lui le collier
nerveux oesophagien et déverser le sang dans la tête.
La partie abdominale du vaisseau représentant un véritable coeur
attaché à la paroi de l'abdomen par des ligaments latéraux appelés
ailes du cœur dont le nombre est correspondant, par paires, à celui
des chambres du cœur.
L'ensemble de ces ligaments compose le sinus péricardique se
continuant en arrière par des ligaments de tissu conjonctif et se
complétant par des trachées qui couvrent tous ces ligaments.
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
2- Diaphragmes
Lame de cellules très applaties entre deux couches de matériels
fibreux. Les diaphragmes sont situés dans l’abdomen et assurent
la circulation du sang a l’intérieur de l’hemocoèle.
Chez certains insectes, il existe deux diaphragmes: un ventral
(sous le sternum) et un dorsal (sous le tergum). Chez d’autres, il
n’y a que le diaphragme dorsal.
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
B- Hémolymphe (composition)
- Le sang des Insectes est ordinairement incolore et très pâle,
vaguement coloré en rose, en violet, en vert ou en jaune….
- Ces diverses teintes sont dues non à des globules, mais au
plasma (liquide contenant les hemocytes en suspension); car les
globules sont incolores.
- Composition chimique variable (en qualité et quantité) selon les
groupes, les espèces, l’age, le sexe, l’alimentation .…
- Nombreuses hémocytes sont décrites: prohémocytes,
plasmatocytes, granulocytes, cellules a sphérules, cystocytes,
oenocytoides, adipohémocytes, podocytes et cellules
vermiformes.
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
B- Hémolymphe (fonctions)
Mécaniques (plasma)
Le sang des insectes (généralement appelé hémolymphe) ne
possède pas de pigments respiratoires ou d’hémoglobine. La
respiration est réalisée par le système trachéal.
Le sang, chez les insectes, distribue les métabolites, les
hormones, l’eau et les déchets aux organes appropriés.
Biochimiques (hemocytes)
Certaines cellules sanguines interviennent dans les réactions de
défense de l’organisme et d’autres sont impliquées dans l’arret
des hémorragies.
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
Cycle cardiaque
- Les Insectes présentent un système circulatoire ouvert très réduit : il se limite à un
cœur dorsal, qui est composé d'une succession de petites chambres perforées
d'ouvertures (ostioles).
- Ces dernières sont structurées de manière à ce qu’elles se ferment par pincement
automatiquement à chaque contraction, assurant le mouvement de l’hémolymphe
de l’arrière vers la tête. Le cycle se réalise en 3 étapes:
1) L'hémolymphe entre par les ostioles dans le cœur dorsal.
2) La contraction du cœur dorsal propulse l'hémolymphe dans les vaisseaux
antérieur et postérieur.
3) Le vaisseau antérieur et postérieur débouchent directement dans la
cavité.
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
Suite
Le cœur dorsal est relié à des muscles aliformes, qui eux mêmes
sont reliés à la cuticule. C'est l'activité de ces muscles aliformes qui
va être responsable de l'activité cardiaque :
• la contraction des muscles aliformes va tirer sur la paroi des
chambres contractiles, ce qui va entraîner leur dilatation → entrée
de l'hémolymphe.
• le relâchement des muscles aliformes va permettre la contraction
des chambres contractiles → éjection de l'hémolymphe.
LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
→ Il peut y avoir un couplage de la locomotion et de la respiration
(notamment le vol) : les mouvements de la cuticule vont générer les
battements cardiaques.
La contraction du cœur permet de mettre en mouvement
l'hémolymphe. Néanmoins lorsque l'hémolymphe se déverse dans
l'hémocèle, il y a perte de la pression (< 10 mm Hg = 1 de tension
^^), ce qui a pour conséquences :
• Faible possibilité de régulation du débit de l'hémolymphe → faible
adaptabilité à une contrainte (ex : lors d'un effort intense).
• Le retour de l'hémolymphe au cœur n'est pas optimal : quand on a
une hémolymphe pauvre en O2, elle ne va pas forcément
directement retourner au cœur.
Dans un appareil circulatoire fermé :
le liquide interne circulant (= le sang)
est endigué dans des vaisseaux tout
au long de son trajet, il n'est jamais
déversé dans la cavité générale.
Dans un appareil circulatoire ouvert : le
liquide interne circulant (= hémolymphe)
n'est pas endiguée dans des vaisseaux
tout au long de son trajet, par endroit le
l'hémolymphe se déverse dans la cavité
générale (= hémocoele) où elle se
mélange avec le liquide interstitiel.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
Organisation
• Chez les insectes, et contrairement aux mammifères, l'oxygène
n'est pas transporté par le sang aux cellules du corps mais il est
véhiculé directement à toutes les cellules par un réseau de trachées
et de trachéoles: le système trachéen.
• C'est un système d'origine ectodermique, c'est à dire qu'il est le
résultat de l'invagination de la membrane embryonnaire,
tégumentaire de l'insecte : il est donc cuticulaire (recouvert d'une
cuticule).
• les composants du système respiratoire: stigmates, trachées,
branchies
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
A.1. Stigmates
• Les stigmates (appelés aussi les spiracles ou orifices stigmatiques)
sont les zones d'échanges respiratoires entre l'organisme et son
milieu, ce sont des orifices pairs, symétriques, à disposition
primitivement segmentaire.
• Le nombre de paires est très variable chez les insectes terrestres
adultes. Dans la plupart des cas, il est de 10 avec deux paires
thoraciques et huit abdominales .
• Selon le nombre de stigmates fonctionnels, on distingue 4 types
de dispositifs respiratoires:
1) Le type holopneustique (10 paires de stigmates fonctionnels)
2) Le type hemipneustique (un nombre plus ou moins grand de
stigmates est non fonctionnel)
3) Le type hypopneustique (un certain nombre de stigmates
disparait)
4) Le type apneustique (tous les stigmates sont fermes)
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
A.1. Stigmates (suite)
• Les trachées débouchent directement au niveau de la cuticule. En
effet les stigmates peuvent être parfois un facteur limitant au
développement car ce sont des zones à l'origine de la plus grande
perte en eau de l'insecte.
• Il existe chez les insectes 3 catégories différentes de stigmates.
Cela s'explique par l'origine de l'insecte, s'il vit dans un milieu
humide ou sec.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
A.1. Stigmates (catégories)
a) Stigmates simples
- Le type primitif se rencontre par exemple chez les collemboles. Les
trachées débouchent directement au niveau de la cuticule. Il n’y a aucun
système de réduction des pertes en eau.
- Ceci s’explique par le fait que
les insectes qui présentent ce type
de stigmate vivent dans un milieu
humide.
- La perte d’eau n’est donc pas
un facteur limitant au
développement de l’individu.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
A.1. Stigmates (catégories)
b) Stigmate avec atrium
• L'atrium est un simple renflement de la zone débouchant
directement au niveau de la cuticule qui permet une légère
augmentation des surfaces de récupération de l'eau.
• Chez certaines espèces, l’atrium interne est beaucoup plus
complexe. Il est tapissé de plèvres (des replis) qui permettent
d’augmenter la surface de récupération, ce qui réduit d’autant les
pertes d’eau.
Stigmates avec atrium
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
A.1. Stigmates (catégories)
c) Stigmate avec lèvre et levier
D'autres insectes ont un dispositif encore plus performant qui
permet de réduire la perte d'eau à son maximum, ils sont équipés
d'une lèvre pivotante entre l'atrium et la trachée qui l'obstrue et
interrompt tout échange avec l'extérieur. Cette lèvre est reliée à un
levier qui est lui même actionné par deux muscles antagonistes.
Ce type de dispositif est beaucoup plus complexe que l'atrium,
puisque ce sont des muscles qui actionnent un levier relié à la lèvre.
Les trachées sont des tubes formés de cellules épidermiques
recouvertes d’une cuticule très amincie afin de faciliter les échanges
gazeux.
L’intérieur présente des zones plus épaisses sous forme spiralée :
les ténidies. Celles-ci permettent à la trachée d’éviter les collapsus.
La terminaison s’effectue au niveau cellulaire par des trachéoles
d’un diamètre compris entre 0,1 et 1 micron.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
A.2. Trachées
• Ce sont des tubes fins et déliés enveloppant tous les organes d'une
trame serrée, se dilatant par endroits en vastes poches ou sacs aériens
développés surtout chez les Insectes qui volent, et débouchant au
dehors par des ouvertures latérales du corps nommés stigmates.
• Ces tubes comprennent des assises épithéliales qui se reposent
extérieurement sur une membrane basale et recouverts
intérieurement par une intima cuticulaire (épaississement disposés
en cercle complets ou en spirales).
• Les troncs trachéens se ramifient souvent en trois trachées (dorsale,
viscérale, ventrale) de plus en plus étroites qui apportent l’oxygène
au niveau cellulaire.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
B. Respiration des insectes (terrestres)
• Le système respiratoire des insectes est très particulier. En effet, il n’existe ni
poumons ni globules rouges pour transporter l’oxygène et le dioxyde de carbone.
Le système respiratoire est formé de trachées qui s’ouvrent sur l’extérieur par des
stigmates.
• Ces stigmates possèdent divers
mécanismes, variant d'une espèce à
l'autre : un appareil filtrant contre
les poussières ou parasites, une
valve permettant une régulation
des échanges gazeux, ou encore un
mécanisme réduisant les pertes
d'eau.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
B. Respiration des insectes (terrestres)
• Certains insectes de petite taille respirent par diffusion de l'oxygène à
travers la paroi du corps (tégument). Mais, en général, ces animaux sont
oxygénés grâce à un système de trachées.
• Les trachées se ramifient en tubes de plus en plus fins, les trachéoles, qui
conduisent l'air dans tous les organes. Là, l'oxygène de l'air diffuse dans le
sang (gradient de concentration). Le gaz carbonique est rejeté dans l'air et
dans l’hemolymphe.
• Ce système n'est pas uniquement passif : à certains endroits, les trachées
forment des sacs bordés de muscles. Ceux-ci fonctionnent comme des
pompes pour faire circuler l'oxygène.
• La contraction rythmique des muscles transversaux assure la circulation
ordonnée de l'air, de l'avant vers l'arrière de l'animal.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
Mécanisme respiration des gros insectes (insectes actifs)
Ce mécanisme s’appelle la ventilation trachéenne.
Cela se fait par la compression et la dilatation des sacs aériens et des trachées qui
entrainent un flux d'air dans le système.
Certains insectes contrôlent aussi la fermeture de leurs stigmates de manière à
maitriser le sens du flux d'air (comme chez la sauterelle où l'air rentre par les
stigmates du thorax et sort par celles postérieures). Le contrôle de l'ouverture et de
la fermeture organisée des stigmates se nomme le cycle de ventilation discontinu.
Il se compose de trois phases :
* Une d'ouverture où les trachées se remplissent d'air,
* Une de fermeture où la pression chute car l'oxygène est consommé et le dioxyde
de carbone est libéré, mais plus lentement,
* Une de battement où les stigmates s'agitent.
• le CO2 est-il évacué alors ?
Ce dernier se diffuse des cellules aux trachées durant les phases d'ouverture et de
battement, mais pas dans celle de fermeture.
• Quel est le rôle de la phase de battement ?
Le rôle de cette phase n'est actuellement pas encore bien défini, il pourrait accélérer
le mélange des gaz.
• Quel est l'intérêt de ces mécanismes ?
La diffusion des gaz est un phénomène lent et la ventilation trachéenne est souvent
utilisée par les gros insectes pour mieux transférer l'O2 et le CO2 ou par des insectes
plus petits lors de travaux intenses.
• Le cycle de ventilation discontinu permettrait de limiter les pertes d'eau, cependant
des études ont montré que dans de nombreux cas, la perte en eau n'est pas
significative pour l'insecte.
Ces mécanismes ne présentent par contre aucun intérêt pour des insectes dont la
diffusion est suffisamment rapide pour répondre à la demande de tous les tissus, et
qui ne les utilisent donc pas.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
B. Respiration des insectes (aquatiques)
Il existe plusieurs dispositifs permettant aux insectes aquatiques de
respirer. Ces derniers sont différents chez les insectes aquatiques
adultes et les larves aquatiques.
a) Les insectes adultes aquatiques
1 -Le premier moyen de respirer pour les adultes est la "technique
de la bulle d'air"
Ces insectes piègent de l'air sous leurs ailes (qui sont dures, appelées
élytres) ou à l'intérieur d'un plastron (ce sont des poils hydrophobes)
Cette technique leur permet de renouveler leur réserve d'air une fois
sous l'eau. Lorsque ces insectes plongent, les gaz sont transférés de
la bulle aux tissus par les trachées.
Ex: Chez les punaises aquatiques, les échanges gazeux impliquent
une diffusion à travers la paroi des trachéoles et celle des bulles.
2- Le second moyen est celui de la "technique du tube" ou
"technique du siphon respiratoire"). Ces insectes possèdent
un siphon situé à l'arrière de leur corps qui leur permet de
capter de l'air à la surface.
3- D'autres insectes viennent en surface, se chargent d'air par
l'intermédiaire de leurs stigmates puis replongent. Ils doivent
faire cela régulièrement pour se réapprovisionner en oxygène.
Leurs garnitures hydrofuges permettent à l'eau de ne pas
pénétrer dans leurs spiracles.
Ce système trachéen permet à l'insecte de se déplacer en
profondeur sans modification du transfert gazeux. Mais ces
insectes doivent remonter en surface pour renouveler l'air de
leurs trachées.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
B. Respiration des insectes (aquatiques)
b) Les larves aquatiques
Certaines larves ont un système par trachéobranchie.
En effet en plus du système de trachée "habituel" ces larves possèdent
des branchies externes (existant sous différentes formes), présentes
généralement sur l'abdomen mais aussi sur la tête ou le thorax.
Les branchies sont remplies de trachées et l'air qu'elles renferment est
séparé de l'eau par une fine membrane. Elles ont pour but d'extraire
l'oxygène dissout dans l'eau. Cela s'effectue par diffusion.
L'insecte puise l'oxygène dans l'eau par une surface tégumentaire
importante où celui-ci s'achemine dans un réseau de fines trachées (en
relation directe avec la surface tégumentaire).
N.B: Chez les larves aquatiques il existe aussi la technique du
siphon respiratoire. Ce siphon est d'ailleurs hydrofuge.
LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
B. Respiration des insectes (endoparasites)
• Certains endoparasites perforent la peau de leur hôte pour mettre
leurs stigmates en communication avec l’extérieur.
• D’autres prélèvent l’O2 directement a partir du système trachéen
de leur hôte.
• Mais la majorité des endoparasites obtiennent l’O2 par diffusion
a travers les tissus de l’hôte.
LE SYSTEME NERVEUX
LE SYSTÈME NERVEUX
A. Organisation
L'élément principal du système nerveux des insectes est une chaîne nerveuse qui
va de la tête à l'extrémité de l'abdomen.
Comme chez tous les Invertébrés, le système nerveux est situé du côté ventral
du corps, sous le système digestif.
Le système nerveux comprend un système nerveux central, un système nerveux
sympathique ou viscérale et un système nerveux périphérique.
LE SYSTÈME NERVEUX
1. Système nerveux central
Le système nerveux central est constitué d'une chaîne ganglionnaire ventrale.
À l'avant les ganglions migrent dorsalement et fusionnent pour former un
cerveau. Les ganglions suivants ventraux fusionnent pour former un ganglion
sous-œsophagien qui innerve les pièces buccales.
Le cerveau est constitue de 3 parties:
1. Le protocérébron (protocerebrum) a fusionné les ganglions oculaires pour
former chaque lobe optique. Il est formé du corps central, du corps
pédonculé, des lobes optiques et des lobes protocérébraux.
2. Le deutérocérébron (deuterocerebrum) est issu de la fusion de la paire de
ganglions antennaires, où les corps cellulaires des neurones innervent les
antennes par les lobes antennaires, qui se chargent de l'olfaction, et qui sont
réunis par le lobe dorsal.
3. Le tritocérébron (tritocerebrum) résulte d'une fusion de ganglions
supraoesophagiques pour innerver les pièces buccales. Il est composé de deux
lobes rattachés au deutérocérébron et liés entre eux par la commissure post-
oesophagienne. De ces deux lobes part le nerf labrofrontal, qui se subdivise en
deux branches : le nerf labral d’un côté et la racine du ganglion frontal de l’autre
côté.
Le ganglion sous-œsophagien : c’est un relais entre le cerveau principal et la
chaîne ventrale du système nerveux. Il innerve les organes sensoriels, les
muscles des pièces buccales, les glandes salivaires, les récepteurs et les muscles
du cou.
La chaîne nerveuse ventrale: Tous les insectes ont une chaîne nerveuse ventrale
qui va de la base du cerveau à quasiment au bout de l'abdomen. Le long de la
chaîne ventrale se trouvent un certain nombre pair de ganglions reliés ensemble
par leurs axones longitudinaux. Il existe 3 paires dans le thorax et 8 dans
l’abdomen.
Chaque paire de ganglion est unie a celle qui la précède et a celle qui la suit par
une paire de connectifs.
LE SYSTÈME NERVEUX
2. Système nerveux sympathique
Il comprend deux ensembles indépendants:
• Système sympathique dorsal (stomatogastrique)
Innerve le tube digestif, le vaisseau dorsal, les organes péricardiques et les
glandes endocrines. Il existe:
- Un ganglion frontal situé sur la face dorsal du pharynx et relié de chaque
coté au tritocérébron.
- Un ganglion hypocérébron situé en arrière du cerveau et relié au ganglion
frontal par un nerf récurrent et aux corpora cordiata
• Système sympathique ventral
forme par un nerf médian de la région postérieure de chaque ganglion et
bifurque en 2 nerfs transverses innervant les stigmates du segment
correspondant.
LE SYSTÈME NERVEUX
2. Système nerveux périphérique
Forme d’un réseau de fibres nerveuses fines et de neurones
multipolaires, situées dans ou sous l’epiderme.
Certaines fibres sont en rapport avec les cellules bipolaire se
trouvant a la base des sensilles couvrant la surface du tégument.
Le système nerveux périphérique joue un rôle sensoriel.
LES ORGANES SENSORIELS
LES ORGANES SENSORIELS
• Il existe plusieurs types : les mécanorécepteurs, les
chémorécepteurs et les photorécepteurs sont les mieux connus.
1) Les mécanorécepteurs
- Regroupent des organes responsables de la perception des
déformations mécaniques du corps (contact avec un objet,
vibrations, force exercée par la pesanteur etc..)
- Transmission des informations de nature diverses. Les
mécanorécepteurs peuvent être: exterorécepteur (sens tactile et
auditifs) ou propiorécepteurs (mouvements)
Les principaux mécanorécepteurs: Sensilles trichoides, Sensilles
campaniformes, Scolopidies, et Organes chordotonaux
a) Sensille trichoïde
- Distribution dans tout le corps de l’insecte (antennes, pattes,
cerques…. ), rôle tactile.
- Représente le type le plus simple. Elle a une soie reliée au
tégument par une membrane articulaire. Cette dernière est
associée a une cellule sensorielle et a deux ou trois cellules
auxiliaires dont une trichogène, une tormogène et parfois une
enveloppante interne.
b) Sensille campaniforme
- Elles sont nombreuses sur les pattes et les ailes. Elles sont
responsables de la coordination des mouvements.
- Elle comprend un dôme cuticulaire associée a une cellule
sensorielle et a trois cellules accessoires.
c) Scolopidies, et organes chordonotaux
- Distribution des scolopidies dans toutes les parties du corps
(antennes, palpes, pattes, base des ailes etc.).
- Regroupement des scolopidies en organes chordonotaux
(simples ou complexes comme organe de Johnston ou organes
tympaniques).
- Une scolopidie comprend un a trois cellules sensorielles et
plusieurs cellules accessoires disposées en file entre deux
points de la paroi du corps.
LES ORGANES SENSORIELS
2) Les Chémorécepteurs
- Organes responsables de la perception de stimuli chimiques.
- Catégories de sens chimique:
a) Sens chimique général implique dans les réactions de fuite vis-à-vis de fortes
concentrations de substances (ex. chlore, ammoniac)
b) Sens chimique de contact (sens gustatif) : intervient dans l’appréciation de la
nourriture et de la reconnaissance du lieu de ponte.
c) Chimioréception a distance (sens olfactif): impliquée dans la détection de la
nourriture et des phéromones.
- Localisation des récepteurs
a) Récepteurs gustatifs (antennes, pièces buccales, pattes,
ovipositeur)
b) Récepteurs olfactifs (antennes et palpes parfois)
LES ORGANES SENSORIELS
- Principaux types rencontrés:
a) Les sensilla trichoides identiques aux sensilles trichoïdes
mécanorécéptrices.
b) Les sensilla basiconica: structure cuticulaire ressemble a une soie
avec une paroi mince et troué.
c) Les sensilla coeloconica et ampullacea: structure cuticulaire
cachée dans une dépression du tégument.
d) Les sensilla placodea: plaque poreuse sous laquelle se trouvent
les cellules sensorielles et auxiliaires.
LES ORGANES SENSORIELS
3) Les Photorécepteurs
- Organes responsables de la perception de radiations lumineuses:
yeux composés, ocelles, stemmates.
a) Yeux composés
- Juxtaposition d’yeux élémentaires (ommatidies), ils assurent a la fois
la perception des mouvements et des formes, la vision des couleurs et
permettent en outre de détecter le plan de polarisation de la lumière.
b) Ocelles dorsaux
- Donnent des informations sur les variations de l’ éclairement et sur la
clarté absolue.
c) Stemmates
- Assurent l’orientation par rapport a la lumière, la perception des
mouvements dans leur champs de vision, et la localisation des proies.
LE SYSTÈME ENDOCRINIEN
LE SYSTÈME ENDOCRINE
A. Organisation
- Le système endocrinien est en étroite relation avec le système
nerveux.
- Il joue un rôle très important dans la régulation du fonctionnement
des organes et du métabolisme par l'intermédiaire de médiateurs
chimiques, les hormones.
- Il est principalement représenté par :
– les cellules neurosécrétrices,
– les glandes rétrocérébrales,
– les Glandes endocrines épithéliales /glandes prothoraciques.
LE SYSTÈME ENDOCRINE
1- Cellules neurosécrétrices
- Présentes dans le cortex des structures nerveuses centrales, en
particulier au niveau du protocérébron. Les sécrétions qu'elles
produisent ont un effet stimulant ou dépresseur sur d'autres glandes
endocrines : les CORPORA ALLATA ou sur d'autres organes tels
les ovaires.
- Elles sont des neurones unipolaires qui présentent des caractères
cytologiques de cellules glandulaires.
LE SYSTÈME ENDOCRINE
2- Glandes rétrocérébrales (organes neurohemaux)
- Sont en relation avec le cerveau mais elles ont des structures et des
fonctions différentes. On distingue les CORPORA CARDIACA situés près
de l'aorte, les organes périsympathiques.
- Les CORPORA CARDIACA sont formés d'une partie nerveuse et d'une
partie contenant des cellules neurosécrétrices. Ils sont accolés à l'arrière du
cerveau, sur l'aorte et ont une forme allongée.
- Ils influent sur la mue, la maturation ovocytaire, la pigmentation et les
mouvements péristaltiques des tubes de Malpighi et des intestins au niveau
du proctodeum (rôle de glande endocrine).
- Ils ont vraisemblablement un rôle de réservoir pour les hormones émises
par les cellules neurosécrétrices de la PARS INTERCEREBRALIS (rôle d’
organe neurohemal).
LE SYSTÈME ENDOCRINE
2- Glandes rétrocérébrales (organes neurohemaux)
-les organes périsympathiques sont associés aux cellules
neurosécrétrices de la chaine nerveuse ventrale et placés sur le
trajet du système sympathique ventral.
- ils reçoivent les terminaisons des axones des cellules
neurosécrétrices de la chaine nerveuse ventrale.
LE SYSTÈME ENDOCRINE
3- Glandes endocrines épithéliales / glandes prothoraciques
-Sont implantées derrière la tête, près du cou. Elles augmentent de taille au cours du
développement larvaire et régressent chez l'adulte. Elles jouent un rôle dans les
mues et le développement ovarien. Il existe deux types: glandes de mue et les
corpora allata
a) Glande de mue
Chez les insectes, cette glande est souvent appelée glande prothoracique, en raison
de sa localisation dans le premier segment thoracique. Toutefois, cette localisation
et, par conséquent, cette appellation diffèrent chez certains insectes :
- Chez de nombreux insectes hétérométaboles, comme les criquets, la glande de
mue, appelée glande ventrale, est située en partie dans la tête (en position ventrale)
et s'étend dans la région du cou.
- Chez les diptères supérieurs, notamment chez les asticots, cette glande forme un
anneau, l'anneau de Weismann, autour du tube digestif, en association avec
d’autres organes endocrines, le complexe allato-cardiaque.
LE SYSTÈME ENDOCRINE
a) Glande de mue (Rôles)
-Elle a pour rôle principal de déclencher la mue des arthropodes en sécrétant
l'hormone de mue. Plus précisément, elle sécrète un précurseur de l'hormone de
mue, l'ecdysone (prohormones), ou des composés voisins, comme la 3-déhydro-
ecdysone ou la 2-désoxy-ecdysone (hormones actives).
-À la fin du développement embryonnaire, de même qu'au cours de chaque stade
larvaire, la glande de mue effectue des cycles d'activité pendant lesquels les
cellules glandulaires s'épaississent et secrètent l'ecdysone, entrainant ainsi la
sécrétion d'une nouvelle cuticule par l'épiderme, puis la mue.
- La glande de mue a probablement au moins un autre rôle, puisqu'on peut y
observer des indices d'une sécrétion protéique. Des expériences ont suggéré qu'une
hormone protéique, appelée facteur téléotrope, était secrétée par la glande de mue
pour agir en synergie avec l'ecdysone et faciliter la métamorphose.
LE SYSTÈME ENDOCRINE
a) La glande de mue (suite)
- La glande de mue persiste tout au long de la vie des insectes aptérygotes, qui
continuent à muer après avoir atteint leur maturité sexuelle.
- Mais elle disparait au cours de la métamorphose chez les autres insectes, qui ne
muent plus à l'état adulte. Elle peut donc être considérée comme un organe
strictement larvaire chez ces animaux.
- Certains de ces insectes conservent toutefois leur glande de mue dans des cas
très particuliers de polymorphisme : c'est le cas des criquets adultes en phase
grégaire ou des soldats de termites.
- La disparition de la glande de mue au cours de la métamorphose des insectes
n'implique pas la disparition de l'ecdysone, qui est également synthétisée par
d'autres organes, notamment les gonades chez l'adulte.
LE SYSTÈME ENDOCRINE
b) Corpora allata
- Sont de petites glandes rondes ayant une position variable d'un insecte à l'autre,
mais le plus souvent dans la tête, généralement entre le cerveau et l'œsophage .
Elles sont reliées par un fin tractus aux CORPORA CARDIACA et aux ganglions
Sous œsophagiens.
- Leur activité cyclique est en rapport avec les mues larvaires, la croissance, la
pigmentation, le métabolisme du corps gras, la maturation sexuelle et le
polymorphisme phasaire chez les espèces grégariaptes.
- Les corpora allata et les corpora cardiaca sont deux glandes endocrines,
primitivement paires. Elles sont reliés entre elles par des nerfs et ont tendance à se
rapprocher au cours de l'évolution, voire à fusionner (parfois même avec la glande
de mue) pour ne former qu'un seul organe endocrine complexe.
- Ce complexe endocrine allato-cardiaque (parfois nommé aussi complexe rétro
cérébral) présente des analogies avec l'hypophyse des vertébrés.
LE SYSTÈME ENDOCRINE
b) Corpora allata (rôles)
- Le corps allate est essentiellement une glande endocrine qui assure la
biosynthèse de l'hormone juvénile, hormone inhibitrice de la métamorphose chez
la larve, mais activatrice de la reproduction chez l'adulte.
- Apres cette période d’inactivité, les
corpora allata redeviennent actifs,
mais l’hormone qu’ils produisent a ce
moment joue une rôle métabolique ou
gonadotrope.
La croissance en millimètre de ces
organes est très lente durant l'état
larvaire et les 8 premiers jours de la vie
imaginale. Elle augmente ensuite de
manière exponentielle jusqu'au 18e jour,
ce qui correspond à la première Courbe de croissance des corpora allata
vitellogenèse dans les ovocytes basaux chez la larve et l'adulte de Locusta
des deux ovaires des femelles. migratoria (d'après L. JOLY, 1960).
LE SYSTÈME REPRODUCTEUR
LE SYSTÈME REPRODUCTEUR
1- Organisation
• Il existe deux sexes différents : le mâle et la femelle. Les mâle
produisent des spermatozoïdes au niveau de deux testicules et les
femelles, des ovocytes dans des ovaires qui peuvent être
relativement nombreux.
• Ces deux organes reproducteur sont généralement appelés
genitalia et sont très souvent utilisés pour différencier des espèces
très proches par les entomologiste spécialisés.
• La fécondation, qui est généralement interne, conduit à la
formation d’oeuf dont l’enveloppe protectrice (chorion) permet de
résister aux condition extérieures après la ponte.
LE SYSTÈME REPRODUCTEUR
2- Appareil génital femelle
• L’appareil génital femelle se situe aussi dans l’abdomen et se compose de
deux ovaires. Ceux-ci sont maintenus en place à l’aide de ligaments
suspenseurs.
• Les deux ovaires sont eux même composés de nombreux ovarioles (structures
en forme de collier de perles) qui se rejoignent dans deux oviductes latéraux et
aboutissent dans l’oviducte principal.
• L’orifice de cet oviducte (gonopore) est relié à la chambre atriale où a lieu la
fécondation.
• La spermathèque est un organe particulier qui permet à la femelle de
conserver les spermatozoïdes pendant une longue durée et ainsi réaliser des
fécondations quand les conditions optimales sont présentes.
• Enfin, deux glandes colléteriques au rôle incertain sécrètent des substances
dans la chambre atriale.
Différentes régions des ovarioles:
- Filament terminal (ligament suspenseur), - Germanium
- Vitellarium (accumulation de réserves), - Pédicelle raccorde les ovarioles aux calices
• Les ovarioles formées de tissu épithélial sont spécialisées dans la production
d’ovocytes qui vont être fécondés par des spermatozoïdes.
• Les cellules souches (à l’origine des ovocytes) sont les ovogonies. Situées dans
le germanium (G), ces cellules (germinales et somatiques) se multiplient par
mitoses et donnent de jeunes ovocytes (ou trophocytes !!!).
• Chez les insectes les plus primitifs l’ovariole est panoïstique (les cellules
germinales donnent uniquement des ovocytes). Chez les insectes plus évolués,
l’ovariole est méroïstique : des cellules spécialisées, les trophocytes, nourrissent
les ovocytes.
• Toute la zone inférieure au germarium constitue le vitellarium (siège de la
vitellogenèse). C’est dans cette zone que les ovocytes vont se développer de
manière importante. L’ovocyte va accroître ses réserves vitellines qui
permettront au futur embryon de se former.
• Au cours de leur descente, les ovocytes vont être enfermé dans le chorion.
C’est cette membrane qui protégera l’oeuf après la ponte.
Quand l’ovocyte est arrivé à maturité, le follicule (constitué des
cellules folliculaires) se rompt à la base et laisse ce dernier glisser
vers l’oviducte commun où il pourra être fécondé à l’aide des
spermatozoïdes contenus dans la spermathèque du mâle.
Les cellules folliculaires vont pendant ce temps dégénérer et être
réutilisées par l’organisme de l’insecte.
LE SYSTÈME REPRODUCTEUR
3- Appareil génital male
• L’appareil reproducteur mâle produit les spermatozoïdes au
niveau de deux testicules elles même formées de nombreux tubes
séminifères.
• De chaque testicule part un canal déférent qui s’élargit au
niveau distal en une vésicule séminale. Les deux canaux se jettent
dans le canal éjaculateur qui est entouré d’un pénis.
• Se sont généralement les différentes structures cuticulaires du
pénis qui intéressent les entomologiste professionnel pour
déterminer des espèces proches.
• Comme chez les femelles, les spermatozoïdes se forment dans
la partie la plus profonde du tube séminifère : le germanium
(lieu de multiplication des spermatogonies).
• Ces cellules primordiales se multiplient par mitose. Chaque
cellule donne ainsi naissance (jusqu’à 256) autres cellules
(spermatocytes).
• Puis, les cellules formées passent alors dans la zone de
maturation où elles subissent la méiose (pour donner
spermatides).
• Finalement, les cellules atteigne la zone de spermiogenèse : les
spermatides se transforment en spermatozoïdes fonctionnels.
LE SYSTÈME REPRODUCTEUR
4- Accouplement et fécondation
• Reproduction généralement biparentale (rencontre des sexes et
accouplement, transfert de sperme et fécondation)
- Rencontre des sexes : par des stimuli chimiques, attraction
des individus vers un même lieu/source de nourriture.
directe (chez insectes évolués)
spermatozoïdes gardés dans un
- Transmission des spermes spermathèque
indirecte (chez insectes inferieurs) a
travers un spermatophore
LE SYSTÈME REPRODUCTEUR
5- types de reproduction
a) Oviparité
b) Ovoviviparité
c) Viviparité
d) Parthénogenèse
e) Hétérogénie
LE DEVELOPPEMENT POST EMBRYONNAIRE
LE DEVELOPPEMENT POST EMBRYONNAIRE
1- La croissance
Amétabole
2- Mode de développement et métamorphoses Hétérométabole
Holométabole
3- La mue (de croissance et de métamorphose)
Processus de renouvellement cuticulaire (4 phases)
- Apolyse
- Secrétions des couches cuticulaires prééxuviales et résorption de l’ancienne cuticule
- Exuviation et sécrétion des couches cuticulaire postéxuviales
- Durcissement et mélanisation
4- Diapause
5- Quiescence
6- Cycle de vie des insectes (œuf-larve-nymphe-adulte) chez lez
holométaboles
Entomologie générale
THÈME: DEVELOPPEMENT POST-EMBRYONNAIRE
Romain EXILIEN
[email protected]; [email protected]
(+509) 48927205/
Santé des plantes et Environnement
Mai 2020
DÉVELOPPEMENT POST EMBRYONNAIRE
- Mode de développement des insectes
- Mue chez les insectes
Mode de développement des insectes
Objectifs de le session
Décrire les modes de developpement des insectes;
Classer les insectes selon leur mode de developpement;
Différencier les types de larves et de nymphes chez les
insectes,
Modes de développement/Cycles de vie
• Insectes amétaboles (sans métamorphose)
• Insectes hétérométaboles (métamorphose incomplète)
• Insectes holométaboles (métamorphose complète)
Lien
WEB
Insectes amétaboles (sans métamorphose)
Jeune identique à l’adulte
(sauf organes reproducteurs)
Protoures, Thysanoures, Collemboles
Insectes hétérométaboles (métamorphose incomplète)
Œuf larve (plusieurs mues) adulte (avec ailes)
oeuf
larve adulte
(sans ailes, mais on peut distinguer des
ébauches d’ailes dans les derniers stades)
(ailé)
Insectes hétérométaboles (métamorphose incomplète)
2 types :
• Paurométaboles
Larve avec même régime alimentaire et
même mode de vie que l’adulte.
• Hémimétaboles
Larve aquatique (appelée aussi naïade) avec
un mode de vie et un milieu de vie très
différent de l’adulte.
naïade
Insectes paurométaboles
codexvirtualis.fr
Cycle de développement des Insectes hétérométaboles paurométaboles
Hétérométabole
• Paurométaboles • Paurométabole
• Hémimétabole
Larve avec même régime
alimentaire et même mode de vie
que l’adulte.
Groupes d’insectes
Orthoptères
Dermaptères
Hémiptères
Homoptères
Thysanoptères
Isoptères
Psocoptères
Anoploures
Mallophages
Insectes Hemimétaboles
codexvirtualis.fr
Cycle de développement des Insectes hétérométaboles hémimétaboles
• Hémimétaboles Hétérométabole
Larve aquatique (appelée aussi naïade) • Paurométabole
avec un mode de vie et un milieu de vie • Hémimétabole
très différent de l’adulte.
Larve aquatique (naïade)
(nymph en anglais)
Groupes d’insectes
Éphéméroptères
Odonates
Oeuf
Plécoptères
Adulte
Zygoptère Anisoptère
Ephéméroptère Plécoptère
Insectes holométaboles (métamorphose complète)
nymphe
codexvirtualis.fr
Insectes holométaboles (métamorphose complète)
larve
(plusieurs
oeuf mues)
Plus de 80% des espèces
d’insectes sont holométaboles
dernière mue de
la larve
Groupes d’insectes
Coléoptères
Lépidoptères
Neuroptères
adulte métamorphose nymphe
Siphonaptères
Hyménoptères
La dernière mue larvaire (dite nymphale) donne une nymphe inactive (pas Diptères
de déplacement, pas de nutrition) = nymphose
La nymphe se métamorphose ensuite en un adulte très différent de la larve.
larve
oeuf (chenille)
Cycle de vie d’un Chez les Lépidoptère,
Lépidoptère la nymphe est souvent
appelée chrysalide
Chez les Lépidoptères, nymphe
la chrysalide s’entoure adulte
souvent d’un cocon de
(chrysalide)
soie.
Attention, en anglais, « nymph » (naïade) ne désigne pas
la même chose que « nymphe » en français.
oeuf larve
(asticot)
Cycle de vie
Chez les Diptères, la
d’un Diptère nymphe est souvent
appelée pupe
adulte nymphe(
pupe)
Stades aquatiques
Adulte aérien
Métamorphose du moustique
RÉSUMÉ
Insectes
Résumé amétaboles (sans métamorphose)
Insectes hétérométaboles (métamorphose incomplète)
• Paurométaboles
Larve avec même régime alimentaire et
même mode de vie que l’adulte.
• Hémimétaboles
Larve aquatique (appelée aussi naïade) avec
un mode de vie et un milieu de vie très
différent de l’adulte.
Insectes holométaboles (métamorphose complète)
Types de larves
•Éruciformes
•Scarabéiformes
•Campodéiformes
•Vermiformes (asticot)
•Élatériformes
•Éruciformes
• Scarabéiformes = Chenille avec tête bien visible et 3
• Campodéiformes paires de pattes thoraciques
• Vermiformes (asticot) Présence de pseudopodes (fausses
• Élatériformes pattes abdominales)
tête
Lépidoptères
Mécoptères
Hyménoptères symphytes
pattes
thoraciques
pseudopodes
Larve d’hyménoptère
• Éruciformes
•Scarabéiformes
• Campodéiformes
• Vermiformes (asticot)
• Élatériformes
Certains Coléoptères
(Scarabaeidae) Tête et pattes thoraciques bien développées
Pas de pseudopodes
Pas d’yeux ni ocelles
Corps généralement courbé
Peu mobile
Ressemble à un insecte aptère
• Éruciformes 3 paires de pattes thoraciques
• Scarabéiformes
Corps allongé et un peu aplati
•Campodéiformes Antennes et cerques (parfois)
• Vermiformes (asticot)
• Élatériformes Actif
Neuroptères
Trichoptères
Nombreux
Coléoptères
Larve de Neuroptère
Larve de coccinelle
Pas de pattes
• Éruciformes Tête parfois bien développée
• Scarabéiformes ou parfois non visible
• Campodéiformes
•Vermiformes (asticot)
• Élatériformes
Diptères
Siphonaptères
Hyménoptères (la plupart)
Certains Coléoptères
Certains Lépidoptères
• Éruciformes
• Scarabéiformes Corps allongé, cylindrique, sclérifié
• Campodéiformes Pattes courtes
• Vermiformes (asticot)
•Élatériformes
Certains Coléoptères
Trois types de nymphes : Nymphe libre (exarate)
Chrysalide ou momie (obtectée)
Pupe (coarctée)
Recouvert de
l’exosquelette de la
dernière mue.
Diptères
Appendices bien visibles
La plupart des insectes à
métamorphose complète SAUF
Appendices collés au corps
les diptères et les lépidoptères
Lépidoptères (souvent recouvert d’un
cocon de soie) et certains diptères
FIN
Entomologie générale
THÈME: MUE CHEZ LES INSECTES
Romain EXILIEN
[email protected]; [email protected]
(+509) 48927205/
Santé des plantes et Environnement
Avril 2020
MUE CHEZ LES INSECTES
Objectifs de le session
Comprendre le phénomène de la mue ;
Décrire les différentes phases de la mue;
Déterminer les implication des Hormones dans la
mue;
Expliquer les mecanismes de survie des insects.
Croissance des insectes
Structure de la cuticule
La chitine est le constituant universel de l’exosquelette des insectes
3 couches
Revêtement externe, dépourvu de chitine, 1
membraneux, très mince, recouverte de cires ou
de céments, lui donnant son imperméabilité.
2
Constitué d’une chitine plus fine, plus
protéinique (arthropodines), tanée, mais aussi
plus rigide, inextensible et surtout colorée. 3
Couche la plus souple, la plus épaisse et la plus
riche en chitine, interne incolore, flexible,
composée de chitine et de protéine ;
La cuticule a un rôle protecteur mais sa rigidité a des conséquences sur
l’anatomie et la physiologie des insectes.
La sécrétion de la cuticule exige une dépense
d’énergie considérable (cuticule augment le poids
de l’animal).
En effet, la cuticule (exosquelette), inextensible
confère à la croissance de l’insecte un caractère
discontinu pendant la période où il s' est débarrassé
momentanément de sa cuticule: Mue.
Courbes de croissance (Vertébrés VS Arthropodes)
Vertebrés Arthropodes
Mue chez les insectes
Définition
La dureté du tégument chez les insectes rend la mue obligatoire au cours de
la croissance.
La Mue est donc le processus de production d’une nouvelle cuticule et de la perte
de l’ancienne qui va permettre à l’insecte de grandir en taille, d’acquérir de nouveau
organe ou de changer de morphologie (la métamorphose).
Wikiwand
Processus de la mue (Ecdysis)
4 Phases:
1. Apolyse
2. Emission du liquide exuvial
3. Digestion de l’ancienne cuticule
4. Résorption du liquide exuvial
Wikimedia
4 Phases:
Apolyse
Emission du liquide exuvial
Digestion de l’ancienne
cuticule
Résorption du liquide
exuvial
(Source : http://www.eolss.net)
1. Apolyse (Décollement de l’épiderme)
Activation, division et multiplication des cellules de l’épiderme par mitose
Séparation des cellules de l’épiderme de l’endocuticule, formation d’un
espace sous-cuticulaire
2. Emission du liquide exuvial
Sécrétion d’un fluide (gel) dans l’espace sous-cuticulaire, constitué d’enzymes
digestives, qui favorise la sécrétion de la nouvelle cuticule par les cellules
épidermiques et qui digère l’ancienne endocuticule, libérant ainsi la place pour
la nouvelle cuticule.
Liquide exuvial
Lyse de l’endocuticule
Glande tégumentaire
3. Digestion de l’ancienne cuticule
Absorption des produits de la digestion par les cellules épidermiques (recyclage
des composants de la cuticule), la nouvelle cuticule n’est pas encore différenciée,
elle est appelée procuticule (exo- et endocuticule).
4. Résorption du liquide exuvial
Formation de lignes en forme de Y sur l’ancienne cuticule au niveau de la tête et
du thorax correspondant à la zone de sortie de l’insecte, zones de moindre
résistance et de rupture (lignes ecdyiales)
Augmentation de la pression interne du corps de l’insecte par l’absorption d’air
ou/et d’eau et par le pompage de l’hémolymphe, ce qui permet l’ouverture de la
cuticule
Futura-Sciences
Exuvie : libération de l’ancienne cuticule par des mouvements musculaires
spécifiques et stéréotypés.
Sclérotisation : sécrétion de l’exo et de l’endocuticule et durcissement de
l’ensemble de la nouvelle cuticule (mise en place de liaisons chitine/protéines
qui aboutie au tannage des protéines), puis mise en place de l’endocuticule
photocommunity
Résumé
Daily Geek Show
Bon à Savoir
Entre chaque mue, l’accroissement de taille est d’un facteur 1,25 et la masse
double.
L’espace temporel entre chaque mue, la durée d’accomplissement de la mue
et le nombre de mues varient entre les espèces et dépendent des conditions
du milieux.
Une abondance de nourriture et des conditions environnementales
favorables (température..) peuvent accélérer le développement de l’insecte.
L’insecte parvenu à l’état adulte, c’est-à-dire qui est apte à se reproduire, ne
mue généralement plus.
2 types de mue
Mues juvéniles (hétérométaboles) ou larvaires (holométaboles) aux
cours desquelles l'insecte grandit en taille (mais parfois aussi change
de forme en relation avec un changement de mode de vie
Exemple: les larves de premier stade de certaines guêpes parasites ont un corps
carapaçonné pour pénétrer dans le corps de l'hôte puis un corps "normal" pour
poursuivre leur développement).
2 types de mue
Mue imaginale (hétérométaboles): larve âgée émerge un adulte qui a des ailes
parfaitement développées et un appareil reproducteur parfaitement développé
(chez les juvéniles, on voit les ébauches alaires grandir progressivement).
Mue nymphale (holométaboles): passage de l'état larvaire au stade nymphal,
un stade immobile durant lequel a lieu une restructuration complète des tissus
et des organes pour donner, après une dernière mue (mue imaginale), un
adulte complètement différent de la larve.
Hormones impliquées dans la mue
La mue est un processus physiologique contrôlé et régulé par des Ecdystéroïdes
telle que la Prothoracicotropique Hormone (PTTH), l’Ecdysone et
l’Hormone Juvénile (HJ).
La PTTH agit sur les glandes prothoraciques qui synthétisent
l’hormone Ecdysone.
Le rôle de l’Ecdysone est de favoriser la prolifération et la
différentiation des cellules à l’origine des futures modifications
du prochain stade larvaire.
L’ecdysone est à l’origine d’une autre hormone
nommée Hormone de mue (HM).
L’Hormone Juvénile est synthétisée dans la Corpora allata et se diffuse
dans l’organisme tout au long du développement de la larve.
Une fois la mue réalisée, le processus s’inverse, les concentrations de PTTH et de l’Ecdysone
diminuent et celles de HJ et HM augmentent.
Diapause chez les insectes
Arrêt momentané de développement de l'oeuf, de la larve ou de la nymphe
ou période de vie léthargique de l'adulte en attendant des conditions
favorables.
L’insecte entre dans une phase de vie ralentie en abaissant considérablement
son métabolisme.
C’est l’un des phénomènes d'adaptation au milieu.
Elle est déclenchée par la diminution des jours (fin automne jusqu’à
printemps).
Diapause contrôlée par les hormones
Chez les adultes: arrêt de la reproduction et activité réduite des corps allates qui
ne produisent plus d'hormone juvénile.
Frelon européen (Vespa crabro) en pleine diapause dans une cavité. Photo
de Philippe Caillon. Danimage - Centerblog
Diapause contrôlée par les hormones
Chez la nymphe: déficience en hormone du cerveau qui, lorsqu'elle est présente,
stimule la glande prothoracique, elle-même productrice de l'hormone de mue.
CréditPhoto
Zygaena fausta: (Lepidoptere)
Diapause contrôlée par les hormones
Chez les larves: déficience (le plus souvent,) en hormone du cerveau sans qu'il
s'agisse d'une absence complète d'activité; les hormones juvéniles peuvent être a
l'origine de cette réduction d'activité du cerveau.
Camponotus ligniperdus - Overblog
De la larve de libellule au fond d'un plan d'eau, à l'imago source: MoNiKa Diapause des larves et des adultes, reine et ouvrières, chez
Camponotus ligniperdus (formicidae)
Diapause contrôlée par les hormones
Chez les oeufs: deux mécanismes sont possibles selon que cette diapause
intervient en début de développement embryonnaire ou juste avant l'éclosion.
1. Ce sont les hormones de la mère qui sont
impliquées. Ex. Ver a soie, Bombyx mori
2. Ce sont celles de l'embryon dont les
glandes endocrines sont déja différenciées.
DIAPAUSE des vers à soie : Les oeufs fécondés, une fois pondus, ont besoin d'une période
de 5 mois au chaud entre 22 et 24°C (=estivation) puis de 5 mois au froid à 5°C
(=hivernation) avant de pouvoir éclore.
Quiescence chez les insectes
L’insecte entre en vie ralentie, réponse directe liée à la baisse des
températures extérieures;
Le retour de températures clémentes entraîne alors le réveil de l’insecte
endormi.
Exemple: cas du bourdon Bombus terrestris qui peut butiner
en plein hiver si les températures permettent son activité.
FIN
Documentations
Bernard MAUCHAMP. LA DIAPAUSE ou comment passer l'hiver dehors quand on est un insecte.
Physiologie-comportement
BONARIC J. C. 1981. LA RÉGULATION HORMONALE DES PHÉNOMÈNES DE MUE ET DE DIAPAUSE HIVERNALE
CHEZ LES ARAIGNÉES. C.R. VIème Coll. Arachnol. express. franç., Modena-Pisa 1981 Atti Soc. Tose. Sei. Nat.,
Mem., ser. B, 88, suppl.
CASSIER P., et FAIN-MAUREL M.-A. 1970. CONTRGLE PLURIFACTORIEL DE L’&VOLUTION POST-
IMAGINALE DES GLANDES VENTRALES CHEZ LOCUSTA MIGRATORIA L. DONNEES EXPERIMENTALES
ET INFRASTRUCTURALES. Laboratoire d’évolution des êtres organisés et Laboratoire de
Microscopic Clectronique appliquke & la Biologie, C.N.R.S., 105, Boulevard Raspail, 75-Paris
(6bme), France
DUPREZ J. N. 2005. Le bulletin d’Arthropoda n° 23 – 1er trimestre 2005. 6p
HAMZA-CHAFFAI A. 2010. Zoologie, Université Virtuelle de Tunis. 37p
WEB
http://sciences-nature.fr/bio/biodiversite-animale/mue-arthropodes/
https://passion-entomologie.fr/mue-chez-les-insectes/
https://spipoll.forumactif.org/t389-la-diapause-chez-les-insectes
https://blog.defi-ecologique.com/comment-insectes-gerent-hiver-renaissance/
http://boowiki.info/art/developpement-des-insectes/le-developpement-post-embryonnaire-chez-les-
insectes.html
https://codexvirtualis.fr/codex/cabinet-de-curiosites-virtuel/syntheses/cycles-de-vie-des-insectes