0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues8 pages

Etika 0016

Le document présente les activités récentes de la Cour des Comptes à Madagascar, soulignant l'importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Il évoque également le 20ème anniversaire de l'École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) et les défis auxquels elle fait face, notamment la lutte contre la corruption et l'amélioration de l'éthique au sein des institutions publiques. Enfin, un audit des organes de contrôle des finances publiques révèle des lacunes dans leur fonctionnement et appelle à une meilleure coordination et efficacité.

Transféré par

tekniouz
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues8 pages

Etika 0016

Le document présente les activités récentes de la Cour des Comptes à Madagascar, soulignant l'importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Il évoque également le 20ème anniversaire de l'École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) et les défis auxquels elle fait face, notamment la lutte contre la corruption et l'amélioration de l'éthique au sein des institutions publiques. Enfin, un audit des organes de contrôle des finances publiques révèle des lacunes dans leur fonctionnement et appelle à une meilleure coordination et efficacité.

Transféré par

tekniouz
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

N° 0016

ACTUALITES : P2
- Nouveau bureau , nouvel elan de l’association
MEDEM
- L’ENMG a 20 ans

MOT DU PARTENAIRE : P3
Résultats d’un audit : des organes chargés du
contrôle des finances publiques

PAGE ROUGE : P6
Restauration d’une justice intègre, impartiale
et efficace a travers les activités et actions du
conseil supérieur de la magistrature

INVITE : P7
Mialy Lanto RAZANAJATO RAZAFINIMANANA
Directeur Général du Budget

COUR DES COMPTES : UNE COUR


AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT
Outre ses missions de contrôle juridictionnel et
administratif, la Cour des Comptes a une
obligation d’information des citoyens. Cette
mission se concrétise par l’élaboration de
rapports publics annuels prévue par les textes
en vigueur.
L’importance de la publication de ce rapport est
primordiale étant donné la nécessité de
transparence dans la gestion des affaires de
l’Etat en vue de la responsabilisation des acteurs
publics vis-à-vis de leur gestion, d’une part, la
conscientisation des citoyens à prendre part à
la gestion et au développement du pays, d’autre
part. De ce fait, le rapport de la Cour qui est
l’Institution Supérieure de Contrôle des finances
publiques (ISC) à Madagascar, reconnue comme
te ll e p ar l ’ IN TOS A I o u O r ganis a t io n
Internationale des Institutions Supérieures de
Contrôle, s’inscrit dans la logique de la

P.4
démocratie.

EDITORIAL
Enfin !! ….certains diront. D’autres s’exclameront : une grande première.
Le rapport public de la Cour des Comptes malagasy a été établi et présenté en mai 2016 à la Cour
suprême Anosy et a été ensuite présenté dans les six chefs-lieux de Province.

Après 50 années d’existence, cette haute juridiction a pu finalement sortir ce document exigé par
la loi dans une réjouissance presque unanime pour ses membres et pour les acteurs externes.
C’est peut-être d’ailleurs pour se rattraper que la Cour des Comptes a consigné dans ce rapport
les observations sur plusieurs gestions budgétaires, de 2001 à 2014. Certes ! Mais c’est aussi un
message lancé à tous les dirigeants, à l’administration malagasy toute entière et à tous les citoyens
que la machine ne s’arrêtera plus.

La transparence dans la gestion des affaires publiques exige que l’utilisation des deniers publics soit
FANAHIMANANA Tiaray
connue de tous et que les responsables doivent être redevables envers la population.L’établissement
Hubert de ce rapport contribue au respect de ces principes. On y voit plusieurs observations, classées par
Magistrat financier rubriques, sur les points que la Cour a exigés essentiel pour être mise à la connaissance du public
Conseiller au Conseil de la par rapport aux normes existantes et aux attentes de ce dernier.
Concurrence
ACTUALITES L’ ENMG a 20 ans
Nouveau bureau , nouvel élan de l’association
MEDEM :
« Œuvrons ensemble à l’émergence d’un leadership
éthique pour le bien commun »

« Ny olo-marina mitarika no
soa ho an’ny Firenena » ou
« leadership éthique pour le
bien commun de la nation»,
tel est le motto qui anime le
Mouvement suite au nouvel
élan impulsé par son
nouveau Bureau. En effet, le Equipe dirigeante actuelle de l’ENMG
MEDEM a depuis juin dernier La création de l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes
son quatrième bureau (ENMG) était conçue dans le cadre du projet PAIGEP (Projet d’appui
renouvelé conformément à institutionnel à la gestion publique) financé par la Banque mondiale.
ses Statuts. Créée par le Décret n° 738 96 du 21 Août 1996, l’Ecole a été inaugurée
Une page nouvelle est en Monsieur RAFOLISY Patrick officiellement le 11 décembre 1996 dans ses premiers locaux sis
train de s’écrire, celle Président du MEDEM dans l’enceinte de l’INPF à Ivato. Et depuis, elle assure la formation
inaugurée par la nouvelle théorie de changement adoptée lors initiale et la formation continue des magistrats, des greffiers en chef
de l’assemblée générale ordinaire de septembre dernier. Cette et des greffiers.
théorie guidera le Mouvement au cours des prochaines années
vers le changement désiré. Le défi colossal qui attend tous les La rentrée de la première promotion de formation initiale des
membres et sympathisants du MEDEM est d’inverser la tendance magistrats a eu lieu en septembre 1997, celle des greffiers au mois
négative actuelle vers une situation idéale mais ô combien d’août 1998 et celle des greffiers en chef en janvier 1999. Celle des
passionnante : « les institutions publiques et privées clés de magistrats de l’ordre administratif et de l’ordre financier n’ a eu lieu
gouvernance sont à l’horizon 2030 positivement transformées qu’en 2002.
au service de l’intérêt général, sous l’impulsion d’une masse
critique de leaders éthiques et de l’attente des citoyens». Il est Vingt ans ont passé :
cependant important de garder le réalisme car les contraintes et
problèmes critiques sont nombreux. On apprend à personne que Depuis sa création, 649 magistrats englobant les trois filières
la corruption est devenue la règle depuis des années, que les (judiciaire, administratif et financier), 41 greffiers en chef, et 1100
institutions publiques sont dominées par des individus de greffiers ont été sa progéniture, en quelque sorte, après leur
mauvaise moralité, que le manque de courage pour des politiques formation initiale.
publiques effectives est flagrant et que malgré l’existence formelle D’après les chiffres recueillis auprès du CSM au mois de septembre
d’institutions de contrôle et de recours, les citoyens qui veulent 2016, parmi les 356 magistrats qui officient actuellement dans tous
demeurer éthiques et respecter les règles déontologiques les tribunaux de première instance du pays, on ne compte plus au
semblent ne pas être confiants. Face à ces contraintes, notre total que 20 magistrats qui n’ont pas fait l’ENMG. Quatre sortants de
Mouvement aura aussi à relever des grands défis inhérents à l’ENMG sont actuellement en fonction à la Cour de cassation de la
l’Association elle-même. On connaît la situation de départ, un Cour suprême.
environnement hostile à l’éthique, et on sait maintenant où on
veut parvenir, une société où la culture d’intégrité est dominante. Sont sortants de l’ ENMG :
Ce qui compte désormais c’est de savoir par où et comment
commencer, pour et avec qui le Mouvement va travailler. MEDEM ‘‘ A la Chancellerie 53 magistrats sur 85
mise beaucoup sur les futurs et jeunes professionnels de trois ‘‘ Au Conseil d’Etat 34 magistrats sur 46
secteurs ou domaines : la justice, la chaîne de recettes publiques ‘‘ Dans les tribunaux administratifs tous les 40 magistrats
(douanes et impôts) et les collectivités territoriales au niveau sont sortants de l’ENMG
régional, pour constituer la masse critique de leaders éthiques. ‘‘ A la Cour des Comptes 30 magistrats sur 43
Plus concrètement, la revue Etika va être adaptée pour engager ‘‘ Dans les tribunaux financiers 34 magistrats sur 35
ce public cible. Elle bascule vers une édition numérique, diffusée
via les media sociaux, pour satisfaire le maximum de lecteurs et 61 magistrats sortants de l’ENMG sont en détachement notamment
aura un format plus attractif pour la tranche d’âge visée. Des à la Présidence, à la Primature dans différents ministères en tant que
évènements accompagneront chaque édition afin d’amplifier les Directeurs, conseillers, chargés de mission, etc… à l’ENMG, Directeur
messages véhiculés et de générer ainsi des prises de général du SAMIFIN.
responsabilité. Des activités de recherche et d’enseignement sur 14 sont en formation à l’Etranger : en France, au Canada, en Belgique,
la thématique seront entreprises afin de permettre aux au Japon
bénéficiaires de vivre et promouvoir les bonnes pratiques dans Une série de conférences et d’inaugurations ont marqué la
leurs milieux professionnels respectifs. célébration du 20ème anniversaire de l’ENMG. Le Directeur Général
Pour conclure, le nouveau Bureau lance un appel à toutes les Monsieur RASAMIMAMY Angelain a souligné dans ses allocutions
personnes éprises d’intégrité à rejoindre le Mouvement car le l’élaboration d’un document stratégique, lequel va s’étaler sur
succès dépendra de la capacité d’une masse critique à s’organiser plusieurs années et dont les principes directeurs consistent en la
efficacement face aux tenants de la déliquescence morale et modernisation de l’établissement et l’optimisation de l’emploi des
institutionnelle. Enfin, mais pas le moindre, le Mouvement nouvelles technologies de l’information et de la communication dans
remercie ses partenaires financiers, notamment l’Ambassade de ses méthodologies organisationnelles et pédagogiques. D’ailleurs,
France par le biais du SCAC et le Ministère de la Justice pour leurs depuis l’année scolaire 2016 – 2015 l’Ecole a commencé à basculer
soutiens précieux et voudrait encourager d’autres pour apporter progressivement vers la dématérialisation et la numérisation des
aussi leurs contributions. formations.
MOT DU PARTENAIRE révélés : entre 0,2 à 0,6 % pour l’IGE et le Trésor public, et %6 pour
la DBIFA,
- Des détournements importants (en 3 ans pour la DBIFA, 3126
MMGA), mais très peu de poursuites judiciaires, rares sanctions
prononcées et appliquées (plus de relaxes que de condamnations,
malgré les preuves comptables de culpabilité réunies), absence de
sanction disciplinaire contre les agents indélicats,
- Fichiers des malversations de l’IGE non consultés pour la
nomination aux hauts emplois de l’Etat,
- Absence de stratégie globale se manifestant par le cloisonnement
des organes de contrôle : actions effectuées sans synergie ni
coordination, sans une vision intégrée, et sans communication
réciproque des rapports établis,
- Insuffisance du personnel, avec le constat d’un déséquilibre
dans leur affectation et répartition aux différents postes, fiches
de postes inexistants ou non explicites,
Cour des Comptes - Méthodologies de travail ne répondant pas souvent aux normes
internationales, absence de dispositif de contrôle qualité,
Résultats d’un audit des organes charges du contrôle des structure d’audit interne peu considéré ou inexistant au niveau
finances publiques des ministères,
- Insuffisance du budget et des moyens matériels, affectant le bon
Dans le cadre de l’Assistance Technique du Programme « Ny Fanjakana déroulement des contrôles et des enquêtes,
ho an’ny Daholobe» (NFD) financé par le FED Madagascar, un audit -Un système d’information pratiquement inexistant.
institutionnel des organes chargés du contrôle des finances publiques
a été effectué fin 2015 - début 2016, afin d’évaluer la capacité des Or nous disposons d’un arsenal juridique complet fixant le cadre
différentes structures de contrôle à déceler les irrégularités et juridique de la gestion des finances publiques et définissant le
manquements à la règlementation, et à sanctionner les fautes des processus budgétaire et son exécution. Le rôle et les responsabilités
acteurs de la gestion des finances publiques. de chaque acteur sont bien précisés : acteur gérant les activités,
acteurs chargés de la passation et de l’approbation des marchés
L’objectif était de renforcer l’efficacité et de l’intégrité de publics, acteurs gérant les crédits, et comptables publics. Les
l’administration publique, d’améliorer la qualité des services publics, textes développent bien les missions et attributions des différents
de rationaliser le dispositif de contrôle des finances publiques, de organes de contrôle, dont le périmètre d’intervention comprend
mesurer les sanctions effectivement prises contre les auteurs des l’Etat, les Collectivités Territoriales, les Etablissements publics et
infractions constatées, et le recouvrement des avoirs dont l’Etat a les sociétés commerciales à participation publique. Le contrôle
été spolié. des acteurs porte sur les ordonnateurs secondaires et les postes
comptables.
Les résultats de l’audit font apparaître les réalités suivantes : Plusieurs sanctions sont prévues: rejet pour les projets de marché
ou d’avenants ; refus de visa ; recommandations pour améliorer le
- Un environnement défavorable qui n’a pas permis l’application système de gestion et de contrôle ; mise en débet de l’ordonnateur
effective du budget programme conformément à la LOLF, et des ou du comptable ; amende de retard dans la production des
retards récurrents dans la production des comptes à contrôler, comptes ou d’absence de réponse aux injonctions prononcées sur
- Un Conseil de Discipline Budgétaire et Financière et une Haute Cour les comptes du comptable public dans les délais réglementaires
de Justice non opérationnels, ; enquête et saisine des juridictions compétentes (financières,
-Des contrôles redondants et peu efficaces au regard des moyens judiciaires et administratives) en présence de malversation
déployés, ; traduction devant le CDBF ; outre les sanctions disciplinaires
- Des rapports de contrôle non rendus publics, exception faite du spécifiques à chaque corps.
rapport de la Cour des Comptes objet d’une présentation publique La nécessité de prendre des mesures pour rationnaliser le contrôle
en 2016, des finances publiques est évidente, et des schémas ont été
- Un faible recouvrement des débets et des deniers publics détournés proposés, inspirés des pratiques d’autres pays.
Les objectifs sont, d’assurer une meilleure visibilité, coordination
et efficacité de ces organes de contrôle, de parvenir à une
optimisation des ressources, à une meilleure division du travail,
et à une meilleure synergie opérationnelle.
Mais l’amélioration du système et la prise de mesures suffiront-elle
à améliorer les choses ?

Sur la transparence et la redevabilité :


- quid du contrôle politique des finances publiques du Parlement,
qui devrait être exercé avec compétence, transparence et
responsabilité - quid du financement des partis politiques et
des campagnes électorales, de l’effectivité des déclarations de
patrimoine auxquelles sont assujetties certaines catégories de
hautes personnalités et hauts fonctionnaires ?
- des mesures sont-elles réellement prises pour promouvoir la
transparence dans l’exercice des fonctions publiques, garantir
l’intégrité des serviteurs de l’Etat et affermir la confiance du public
envers les institutions ?
DOSSIER : leur patrimoine et de leur situation financière.»
Articles 424 à 427 de la loi organique n°2004-036 du 1er
PRESENTATION DU RAPPORT PUBLIC octobre 2004 relative à l’organisation, aux attributions, au
fonctionnement et à la procédure applicable devant la Cour
2014 PAR LA COUR DES COMPTES DE suprême et les trois cours la composant:« La Cour des
LA COUR SUPREME comptes adresse au Président de la République et présente
au Parlement un rapport annuel dans lequel elle expose
ses observations et dégage les recommandations qui
peuvent en être tirées. Le rapport public de la Cour des
Comptes porte à la fois sur les services, organismes et
entreprises directement contrôlés par elle et sur les
Collectivités Territoriales, Etablissements, Sociétés,
Groupements été Organismes qui relèvent de la
compétence des Tribunaux Financiers. La Cour des Comptes
en informe les autorités intéressées. Le rapport de la Cour
des Comptes auquel sont jointes les réponses des Ministres
et des Représentants de Provinces autonomes, des
Collectivités Territoriales, des Etablissements, des Sociétés,
des Groupements et Organismes intéressés est publié au
Journal Officiel de la République de Madagascar. »

Article 190 de la loi n°2001-025 du 9 avril 2003 relative au


Tribunal Administratif et au Tribunal Financier : « Pour
permettre à la Cour des Comptes d’établir son rapport
public annuel, les Tribunaux financiers lui font connaître
CONTEXTE ET JUSTIFICATION : les observations qui leur paraissent pouvoir faire l’objet
d’une insertion au rapport public. (…) »
Outre ses missions de contrôle juridictionnel et
administratif, la Cour des Comptes a une obligation PUBLIC CIBLE : Les hauts responsables de l’Etat et les
d’information des citoyens. Cette mission se concrétise citoyens dont la presse et la société civile.
par l’élaboration de rapports publics annuels prévue par
les textes en vigueur. DESTINATAIRES DU RAPPORT : Le Président de la République,
L’importance de la publication de ce rapport est primordiale le Parlement, les autorités intéressées, le public.
étant donné la nécessité de transparence dans la gestion
des affaires de l’Etat en vue de la responsabilisation des CHAMP D’APPLICATION OU ORGANISMES CONTROLES : Tout
acteurs publics vis-à-vis de leur gestion, d’une part, la ORGANISME PUBLIC contrôlé par la Cour et par les
conscientisation des citoyens à prendre part à la gestion Tribunaux Financiers.
et au développement du pays, d’autre part. De ce fait, le
rapport de la Cour qui est l’Institution Supérieure de PERIODE CONTROLEE : S’agissant d’un premier rapport,
Contrôle des finances publiques (ISC) à Madagascar, période allant de 2001 jusqu’en 2014
reconnue comme telle par l’INTOSAI ou Organisation
Internationale des Institutions Supérieures de Contrôle, CONTENU DU RAPPORT : Thèmes portant sur les irrégularités
s’inscrit dans la logique de la démocratie. La Cour se veut récurrentes et flagrantes décelées lors du contrôle
être un des piliers de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance juridictionnel et du contrôle administratif.
et du développement.
PLAN DU RAPPORT :
C’est le premier rapport public de la Cour des Comptes dans Première partie : Observations sur les juridictions
sa structure actuelle, qui s’inscrit dans un contexte politique financières
et économique particulier : à la sortie d’une longue crise
caractérisée par un relâchement sinon un effondrement Dans cette première partie, il s’agit de faire connaître au
des piliers de l’intégrité et le gel des aides budgétaires et public l’historique de la juridiction financière, sa structure
économiques en provenance des partenaires techniques organisationnelle, les moyens qui lui permettront
et financiers. d’accomplir sa mission. La question de savoir si l’institution
Le résultat attendu est un public averti de la gestion des dispose suffisamment d’une indépendance pour exécuter
affaires publiques. son mandat conféré par les textes et pour satisfaire aux
Philippe Seguin, ancien Premier Président de la Cour des attentes du citoyen et des autorités publiques, mais
Comptes française et non moins grand homme politique également pour assurer sa responsabilité institutionnelle
disait de la mission de la Cour des Comptes : C’est « rendre sera largement développée.
justice aux comptables, Abdou Diouf, à l’occasion du bicentenaire de la Cour des
conseil aux princes et vérité au souverain. Je dis bien le Comptes française : « pour jouer pleinement son rôle dans
souverain : hier l’Empereur, aujourd’hui le peuple (…) ». la construction de l’Etat de droit, la Cour des Comptes doit
TEXTES DE REFERENCE : Article 93 de la Constitution : « La être indépendante des pouvoirs, de tous les pouvoirs. »
Cour des comptes assiste le Parlement dans le contrôle de
l’action du Gouvernement. (…) Par ses rapports publics, elle Deuxième partie : Observations formulées par les
contribue à l›information des citoyens. Les comptes des juridictions financières :
administrations publiques doivent être réguliers et sincères,
et donner une image fidèle du résultat de leur gestion, de
La deuxième partie du rapport regroupe les observations de
la Cour des Comptes et celles des tribunaux financiers,
sélectionnées à partir de tous les travaux desdites juridictions
de façon à obtenir un panel des différents types de contrôle
prévus par les textes et pouvant être effectués.
Les principales remarques de la juridiction financière portent:

• sur le contrôle des comptes individuels des comptables


publics : la gestion des comptables publics (notamment le
retard de production de comptes, le prélèvement d’une
certaine somme sur les salaires des comptables sans
versement en contrepartie à la Caisse d’Epargne pour Monsieur ANDRIAMBOLANIRINA Jean Noël
constitution de cautionnement, paiement de dépenses Président de la Cour des Comptes
injustifiées…) ;

• sur la commande publique : les marchés publics (marchés « Ny vola no hozatry ny fiainana »
exécutés et partiellement payés bien avant toute procédure Cet adage malagasy se traduisant littéralement en français «
d’engagement, absence de mise en concurrence pour l’achat l’argent est le nerf de la vie » exprime pleinement l’importance
d’une voiture administrative, décision d’attribution de marché de l’argent pour l’individu, la famille et la société en général.
ou portant sur le choix de la procédure en contradiction avec Celui qui possède de l’argent, surtout en quantité importante,
l’avis de la Commission Nationale des Marchés…) ; peut agir et mener à bien son action.
Toutefois, de nos jours ; il ne suffit plus de posséder l’argent
• sur la dette publique (des points forts notables, un laxisme mais d’en rationnaliser l’utilisation. Chaque individu, chaque
dans la gestion des prêts rétrocédés aux organismes publics famille et chaque pays se trouve dans l’obligation de
ou privés…) ; rechercher l’efficacité et l’efficience dans l’utilisation de
l’argent qu’il détient afin d’obtenir un résultat appréciable et
• sur les établissements publics (non maîtrise du nombre palpable.
exact des Etablissements Publics et des données sur leur Pour un pays comme Madagascar qui est à la recherche de
budget et leurs responsables, création d’Etablissements voies et moyens pour son développement, la fonction de
Publics autres que ceux prévus par la loi en l’occurrence EPA contrôle exercée par une haute juridiction telle que la Cour
et EPIC, des Etablissements Publics fonctionnant avec un des comptes permet d’atteindre un certain degré de rationalité
budget non approuvé, ou sans Agent Comptable ou sans dans l’utilisation des deniers publics.
organe délibérant…) ; L’argent public ou deniers publics en terme plus technique
est destiné à l’amélioration des conditions de vie des citoyens
• sur les comptes de dépôt (prolifération de comptes de et de la population en général. Autrement dit, il permet
dépôts autres que ceux autorisés par les textes en vigueur, d’assoir un développent tant économique que social.
absence de contrôle des comptes de dépôt, actions La Cour des comptes en sa qualité d’Institution Supérieure
remarquables de l’Administration en vue de régulariser cette de Contrôle (ISC) doit apporter sa contribution dans cette
situation…) ; œuvre d’amélioration de la vie publique. Elle doit aller au-delà
des objectifs simplement administratifs tel que le traitement
• sur les recettes publiques (défaut de responsabilisation des journalier des dossiers, et se fixer des objectifs de dimension
Receveurs des Administrations Financières, certaines économique et social. Cela lui permettra de se positionner
catégories de dépenses imputées directement sur certaines en tant qu’acteur du développement tout en se présentant
catégories de recettes en violation de la règle de non comme ardent défenseur de la bonne gouvernance
compensation, insuffisance de justification des restes à
recouvrer…) ;

• sur le contrôle de l’exécution des lois de finances


(insuffisances dans les prévisions de recettes et de dépenses,
dépassements de crédits à caractère limitatif sans que cela
soit justifié par un cas de force majeure…) le projet de loi de
règlement ;
• sur les collectivités territoriales décentralisées : (beaucoup
d’irrégularités sur le paiement d’indemnités des élus locaux,
paiement de dépenses non prévues dans le budget, des
résultats du contrôle de la gestion de deux communes
urbaines ont été insérés dans le rapport…).
Chaque thème développé a été suivi de recommandations
de la juridiction financière et des réponses des autorités
intéressées.

LE MOT DU PRESIDENT DE LA COUR


DES COMPTES : UNE COUR AU
SERVICE DU DEVELOPPEMENT
PAGE ROUGE
LES LIMITES DE L’INDEPENDANCE
DES MAGISTRATS ET LES LIMITES
DES ACTIONS DU CSM

Notre indépendance, pour être ressentie comme telle par


nous-mêmes et par nos propres citoyens, doit connaitre ses
limites si l’on se réfère aux dispositions de l’article 105 de la
Constitution. Ces limites ne sont autres que le respect de la
Constitution et la Loi ainsi que les règles déontologiques.

Il se trouve qu’il ne s’avère plus nécessaire d’étendre notre


esprit sur ce sujet lequel a fait l’objet de nombreuses
interventions de la part de différents hommes de droit et capacité de discernement. Tel est le cas lors de sa dernière
de loi. session du mois de juin dont le résultat a été publié au nom
Toutefois, peu d’intervenant à mon humble connaissance, de la transparence.
ne s’est penché sur les facteurs favorisant ce phénomène
néfaste notamment les abus exercés par nos pairs. J’ai pu retenir lors de l’intervention de notre ancien Ministre
Mr. IMBIKI Anaclet que le CSM joue un rôle primordial à la
L’indépendance des Magistrats n’implique en aucun cas leur mise en place d’une justice intègre, impartiale et efficace.
impunité. Cette culture d’impunité a envenimé notre corps Je suis également persuadé du fait que beaucoup restent
depuis des années de son existence hormis des cas isolés. encore à faire en terme de gestion de carrière de magistrat
Elle devenait de plus en plus généralisée. En agissant ainsi, qui fera j’espère, l’objet d’une éventuelle thématique en
nous creusons notre propre tombeau. Nous perdons notre marge d’une autre réunion des magistrats. Mais, j’aimerais
propre fierté et celle de notre Nation. C’est pourquoi le CSM en rajouter que chacun des magistrats aura sa part de
ne laisse pas insensible laissant courir les imperfections responsabilité dans ce processus de perfectionnement de
notoires dans notre corps. notre corps au service de la Justice.

Nous pourrions peut-être tentés de soutenir que le résultat Mesdames et messieurs chers collègues, la souffrance
justifie les moyens mais les moyens ne justifient pas trouve aisément son refuge dans la solitude. Sachiez que
forcement le résultat car les moyens les plus sûrs sont vous n’y êtes pas car le CSM est à vos côtés pour garantir
déjà mis à notre disposition comme il vient d’être exposés notre indépendance mais le retour du balancier est un
ci-dessus. péril constant et imminent comme l’épée de Damoclès si
vous veniez à violer vos obligations car notre redevabilité
Au contraire, c’est le CSM qui est à la recherche de ses comme disait madame Le Professeur ESOAVELOMANDROSO
moyens pour mettre en œuvre ses actions car il ne Faratiana est « de juger et d’être jugé après ».
dispose d’aucune prérogative de concrétiser son pouvoir Sur ce, je termine mon intervention.
discipline prévue à l’article 61 de la Loi relative au Statut Je vous remercie de votre cordiale attention.
des Magistrats.

Tout en étant un organe de sanction selon l’article 109 de


la Constitution, le CSM se trouve impuissant comme une
charrue avant les bœufs quand le pouvoir de traduire un
Magistrat devant le CODIS ne lui est pas reconnu par les
textes en vigueur.
En effet, ce pouvoir appartient au Ministre de la Justice
même si le CSM peut ordonner une enquête au vu d’une
plainte déposée auprès de son secrétariat permanent
suivant l’Art. 26 de la Loi sur le CSM.
En d’autres termes, le CSM par le truchement du CODIS
n’a pas le droit de se saisir d’office d’une doléance mise à
sa connaissance même après les investigations qu’il aura
menées. Monsieur HERY HARISON Jean-Luc, Président du
Tribunal de Première Instance de Nosy-Be, membre
On s’aperçoit en conséquence que les rédacteurs de du CSM
ces textes ont manifestement adopté des dispositions
paradoxales, contraires à la logique paralysant ainsi le Extrait de l’intervention de Monsieur HERY HARISON Jean-Luc, Président
fonctionnement du CSM. Il s’agit dès lors d’un avortement du Tribunal de Première Instance de Nosy-Be, membre du CSM, lors
précoce d’une justice intègre, impartiale et efficace. des journées des Chefs de juridictions à Antsiranana du 27 au 28
Néanmoins, le CSM n’agit pas sous l’impulsion de ses juillet 2016
membres face à ce sentiment de frustration. Une fois SOUS-THEME : RESTAURATION D’UNE JUSTICE INTEGRE, IMPARTIALE ET
saisie d’un dossier de traduction d’un Magistrat devant le EFFICACE A TRAVERS LES ACTIVITES ET ACTIONS DU CONSEIL SUPERIEUR
CODIS, le CSM jouit de sa pleine indépendance et de sa libre DE LA MAGISTRATURE
INVITE :
L’objectif de la Direction Générale du Budget est surtout de se
rendre accessible au public avec une meilleure compréhension
des enjeux et du travail de la Direction Générale. Ainsi, sont
publiés régulièrement sur le site de la Direction Générale
www.dgbudget.mg les différentes étapes franchies dans le cadre
de l’élaboration du projet de loi de finances et leur évolution.
En outre, sont accessibles sur le site les documents relatifs
aux informations budgétaires comme la lettre de cadrage, les
rapports d’exécution budgétaire et le renchérissement des
informations sur les grandes orientations du budget dans la loi
de finances. Pour permettre une meilleure compréhension de
ces documents, une version citoyenne simplifiée a été éditée:
« Le Budget des citoyens ».
Le principe de transparence allant de pair avec la participation
citoyenne, la Direction Générale du Budget a eu à cœur de
promouvoir le processus budgétaire participatif au moyen
des différentes rencontres et échanges avec les entités du
secteur privé, les responsables des régions, les journalistes
ou encore la société civile durant l’élaboration du projet de
loi de Finances. Des séances d’informations, de formation et
de sensibilisation sur le Budget de l’État et la transparence
Monsieur Mialy Lanto RAZANAJATO RAZAFINIMANANA budgétaire ont aussi été initiées.
Directeur Général du Budget
MEDEM : À termes, quels sont les résultats que vous
attendez de ces démarches d’ancrage de la transparence
MEDEM : Monsieur le Directeur Général, pouvez-vous nous dans tout le cycle budgétaire ?
parler des réformes apportées dans la gestion des finances
publiques et notamment celles sur la transparence Il est primordial que les efforts entrepris soient pérennisés et
budgétaire ? que la culture budgétaire soit instaurée au sein des institutions
et auprès des citoyens. Le principe de la participation
Effectivement, l’opacité et la complexité des rouages des citoyenne dans tout le processus budgétaire devra donc être
finances publiques ont toujours été les reproches faites par systématique. Cette culture budgétaire implique notamment
les citoyens à l’endroit de l’administration. Le mouvement de l’accessibilité de toutes les informations pertinentes pour
réformes initié par le Ministère des Finances et du Budget, par responsabiliser toutes les parties prenantes au processus.
le biais de la Direction Générale du Budget vise non seulement À court et moyen termes, les documents budgétaires
à changer cette image, mais surtout, dans un souci de bonne devront répondre aux normes internationales par rapport à
gouvernance, à appliquer le principe de la transparence l’exhaustivité, l’accessibilité et la disponibilité des informations.
budgétaire.
Ce principe est reconnu et démontré dans l’histoire mondiale MEDEM : Peut-on dire que le projet de loi de finances 2017
de gestion des Finances publiques comme l’un des piliers qui est en ce moment à l’étude au niveau du Parlement
de la bonne gouvernance. Les évènements économiques et répond à cette exigence de transparence ?
financiers au niveau international et national ont montré que
c’est désormais une préoccupation d’intérêt public. Une prise « Pour que le citoyen sache où va son argent. Pour que
de conscience auprès de la Direction Générale du Budget a chaque ariary contribue à la lutte contre la pauvreté ». Ce
été suivie d’actions avec la mise en place de réformes pour sont les engagements qui constituent le leitmotiv adopté par
que la transparence soit effective, en interaction avec l’équité, la Direction Générale en faveur de la transparence budgétaire.
l’efficience, l’efficacité, la stabilité et la pérennité des politiques Cette transparence va de pair avec le principe de redevabilité.
budgétaires. Ce principe a aussi ponctué les étapes de l’élaboration du projet
de loi de finances 2017 lequel a été rendu le plus accessible
MEDEM : Quels sont donc les moyens à votre disposition possible dans sa lecture. C’est ainsi que je remercie toutes les
pour mettre en vigueur ce principe de transparence dans parties prenantes qui ont collaboré avec la Direction Générale
le processus budgétaire ? du Budget pour la promotion de ces principes et a permis
la promotion de la transparence budgétaire, notamment
La Direction Générale du Budget place le principe de la société civile, les médias, les partenaires techniques et
transparence et d’efficacité au cœur de ses priorités. Dans cette financiers. Ces démarches ne seront pas les dernières et
optique, la réorganisation de l’organigramme du département constituent un grand pas de plus vers la bonne gouvernance.
ainsi que la mise en place de la Direction des Réformes et de
la Formation ont été effectuées en début d’année. Depuis, les MEDEM : Le mot de la fin
plans de travail sont adoptés et sont en cours de réalisation.
Les ressources matérielles et humaines sont mobilisées et
opérationnellesla plupart du temps elles étaient peu fondées. « Il est primordial que les efforts entrepris soient
pérennisés et que la culture budgétaire soit instaurée »

MEDEM : Quelles sont les démarches entamées par votre


département pour la promotion de cette transparence du Propos recueillis par Lala RATSIHAROVALA
budget de l’État ?
SOCIETE & CULTURE VOLA SA FAHENDRENA ?

NY TAMBIM-BOLA AMAN-KARENA Ny vola sy ny zavatra sarobidy sy ny fananana sasany tsy


mahaleo ny fahendrena sy ny faherezam-panahy. Ny fanahy
“Raha ny fanjakako mba atao azo tambim-bola aman-karena ary dia mba tahaka ny nofo ihany amin’ny zavatra iray loha ;
ataoko mahatratra ny aina raha manao izany na zovy na zovy ny nofo dia mila hanina hampitombo sy hampatanjaka azy,
; ka milaza aminareo izaho, mananatra ny lehibe rehetra tahaka ny nofo raha tsy mihinan-kanina sahaza azy, tsy
aminareo ambanilanitra izaho, fa aoka ny kely hanana ny azy maintsy reraka, dia mba tahaka izany koa ny fanahy, raha tsy
ary ny lehibe hanana ny azy, fa izany no tiako amin’ny fanjakako. fahanam-pahendrena sy fianarana izay mety, dia osa sy tsy
Koa raha misy lehibe manao amboakeliterivozona, fa saingy vanon-ko inona. Hitanao amin’izao, ry anaka, fa sakaiza sy
kely ny oloko, dia hanaovana teniko fe lehibe, vidin’ny havana tokoa izay mampianatra ny olona fahendrena marina.
zavatr’olona ka tsy omeny fividiny fa ataony azon’ny Ny fahendrena rehefa tafiditra ao an-tsaina tokoa dia tsy
fahalehibiazana ny zava-bahoaka : matiko raha manao izany, azon’ny fahavalo sy olon-dratsy esorina, tsy tahaka izany ny
ka milaza aminareo ambanilanitra aho. vola sy ny zavatra hafa mora azo indraindray , fa mora very ;
Ary raha manao fitsarana miangatra, miady ny oloko ka ny koa amin’izany, ry Itafikarivo, hevero amin’izao ny fanaon’ny
manome azy volabe no ataony mahery fa tsy ny manana ny olona sasany mihambo hampiditra fahendrena, kanjo amin’ny
marina (...), fa manao fitsarana be kibo ka maka vola handresy farany tsy ny fahendrena no ilainy fa ny vola.
ny marina hanamarina ny meloka : tsy misy miangatra amin’ny
tany sy ny fanjakako, fa izany no miangatra amin’ny taniko sy Ny vola sy ny zavatra hafa zaraina mangingina sy ampahibemaso
ny fanjakako, ka matiko raha manao izany, ka milaza aminareo amin’ny loholona ihany dia jono manafina ny heviny ; aza
ambanilanitra aho. avelanao hanakaiky anao ny mpandrobo sy ny mpandoka, ary
Ary ianao tompomenakely, saingy omeko ahavita ianao, ka izay rehetra manao ny vola sy ny fananana sasany ho mahasolo
manao fitsarana miangatra ianao manameloka ny marina, ny fahendrena, roahy lavitra izy, fa mamahan-dalitra anao.
manamarina ny meloka, dia esoriko amin’ny fanjakako ianao, Aoka izay ry anaka ! hevero ary dinihonao matetika ny zavatra
ataoko tsy mana-menakely. voalazako teo, ka raha mody amin’ny razana aho, dia tsy
Ary ianao fokonolona koa, ka manao fitsarana miangatra tsindrian’ny alahelo akory ny foko, fa matoky aho fa tsy hivily
manao kely tsy mba mamindro, ka manamarina ny meloka, amin ’ izay handidiako anao hianao. Hot ahiana s y
manameloka ny marina, dia laniko vady aman-janaka (ho hoasoavin’Andriamanitra Andriananahary anie hianao. Anao
faiziko ka amidy ny vady aman-janany ho saziny). ny tany sy ny fanjakana. Trarantitra aza marofy hianao,
Ataoko lehilahy mifehy ianareo lehibe, hitondra ny vahoaka, mifanatera amin’ny ambanilanitra ; ho tahian’Andriamanitra
ary mifehy ny vahoaka ianareo.Ka raha izao vahoakako izao sy ny razana anie hianao ry Itafikarivo?”
mba akanao vola ka hohaninao, ka hanao fifehezana hakana
Nangonin’i RAINANDRIAMAMPANDRY
in Hafatry ny Ombiasy anankiray tamin’ny zanany

OHABOLANA MIKASIKA NY VOLA :


* Ny vola no hozatry ny fiainana
* Ny vola no maha-rangahy
* Aina lany itadiavam-bola, vola lany itadiavan’aina
* Aleo very tsikalakalam-bola toy izay very tsikalakalam-
pihavanana
* Ny alika no jamban’ny taolana fa ny olombelona jamba ny
vola
* Ny vola toy ny volok’orona, kely alaina maharary, be alaina
maharary
* Soa atao levenam-bola, ratsy atao loza miantona
RALAIBEZA

vola, ka ny manome vola anao tsy mba asianao fifehezana ary


ny tsy manome vola ihany no asianao fifehezana, indrindra ka
ny kamboty tsy manam-bava, tsy mba manan-kiaro, ka haninao
amin’izao, fa ny mpanan-karena maha-menamaso anao : raha
manao izao na iza nanao soa na iza nahavita izany dia matiko
; izany no manao adivaro-panompoana (mitaky vola amin’ireo
olona feheziny, nefa adidy tsy maintsy efainy maimaim-poana
izany fifehezana izany) raha manao izany dia matiko na zovy
lehibe na zov y lehibe, fa tsy aoka hiara manompo ny
ambanilanitra, ...

ANDRIANAMPOINIMERINA
in Tantaran’ny Andriana 2, tak.762

Vous aimerez peut-être aussi