Hervé Queffélec – Martine Queffélec
Analyse complexe
et applications
Cours et exercices
Calvage & Mounet
Martine et Hervé Queffélec résident à Lille. Leurs travaux de re-
cherche portent sur l’Analyse sous toutes ses formes : fonctionnelle, harmo-
nique, complexe, etc. . .
Maintenant chercheurs émérites à l’Université de Lille 1, ils ont été pendant
plusieurs années membres du jury de l’agrégation, ou préparateurs à l’agré-
gation. Ils sont les auteurs, ensemble ou séparément, de plusieurs ouvrages
d’enseignement ou de recherche en Mathématiques.
[email protected] [email protected]Mathematics Subject Classification (2000) :
11 J–Number Theory
12 D–Field theory and Polynomials
28 A–Measure and Integration
30 A–Functions of a complex variable
33 B–Special functions
44 A–Integral transforms, Operational Calculus
46 J–Functional Analysis
47 A–Operator Theory
60 E–Probability Theory and Stochastic Processes
Mots-clefs : contour, pôle, résidu, singularité, indice.
ISBN 978-2-916352-59-6
Imprimé sur papier permanent
9 782916 352596
c Calvage & Mounet, Paris, 2017
À Clémence et Dominique
Préface
Contemplata aliis tradere . . .
1. Les nombres complexes et les prérequis
Les nombres complexes — qui ne le sont pas tant — ont à nos yeux d’ana-
lystes une structure incomparablement plus riche que celle des nombres
réels ; par exemple, la topologie du plan est infiniment plus complexe ( ! )
que celle de la droite : les parties connexes sont autrement compliquées que
les intervalles de R, la notion nouvelle de simple connexité apparaît, sans
parler des notions d’indice, de courbe de Jordan, etc.
Et même, à ceux qui ont juré de rester dans le « monde réel », il faut
rappeler cette phrase de Painlevé : « Le chemin le plus court entre deux
vérités réelles passe souvent par le domaine complexe. » On en veut pour
preuve le calcul de la somme réelle S = 1 + cos x + · · · + cos nx, un des
premiers enthousiasmes mathématiques des auteurs, consistant à passer à
la somme complexe 1 + eix + · · · + einx , qui est celle d’une progression géo-
métrique et donc calculable sous forme « close », puis à revenir aux parties
réelles. Bien sûr, si l’on connaît déjà la réponse, on peut parachuter une
autre méthode : on forme 2 sin(x/2)×S, faisant ainsi apparaître une somme
télescopique. . . Quoiqu’il en soit, cette méthode qui consiste à complexifier-
exploiter-atterrir se révèle extrêmement féconde, et sera en filigrane dans
tout l’ouvrage (voir par exemple l’indécomposabilité des lois de Poisson en
Probabilités).
Mais entrons un peu plus dans les détails : les prérequis se limitent à une
bonne familiarité avec l’Analyse enseignée en deuxième année (suites, sé-
ries, calcul intégral, calcul différentiel, topologie du plan) ; d’ailleurs, au
chapitre I, le lecteur trouvera une introduction à l’exponentielle complexe,
avec en application la forme polaire des nombres complexes et la définition
axiomatique du nombre π, choses impossibles à traiter rigoureusement sans
– xi –
xii Introduction
cette fonction exponentielle. Il trouvera également des révisions sur les es-
paces topologiques compacts et connexes, les deux notions jouant dans ce
livre un rôle essentiel, ainsi que quelques éléments de la théorie des séries
de Fourier.
En ce qui concerne l’intégration, la théorie de Riemann suffit ici puisque
les fonctions à intégrer sont continues (pour le moins) mais on se permet-
tra d’utiliser les théorèmes de convergence issus de la théorie de Lebesgue
pour le confort qu’ils apportent (lemme de Fatou, théorème de convergence
dominée, de Fubini, de changement de variable, etc.) ; les principaux ré-
sultats de calcul différentiel à plusieurs variables sont rappelés (théorème
d’inversion locale et théorème des fonctions implicites) et on se limite bien
évidemment à la dimension finie. On pourra réviser tous ces thèmes dans
les livres cités dans la bibliographie.
À la fin de cet ouvrage, quand on traite les applications, il est fait ap-
pel à des connaissances solides, quoiqu’élémentaires, de troisième ou de qua-
trième année ([Ru2]), l’algèbre des polynômes et les nombres algébriques,
la théorie élémentaire des Probabilités ([Li]) et la théorie des opérateurs
sur un espace de Hilbert.
2. Des polynômes aux fonctions holomorphes
« Holomorphe », juxtaposition de mots grecs signifiant « entier » et « forme ».
Nous sommes loin de pouvoir prétendre aujourd’hui, comme le faisait Tris-
sotin, « Et sait du grec, madame, autant qu’homme de France ! » : les mots
de grec ancien font peur et le mot « holomorphe » ne fait pas exception à
la règle. Or, soyons réalistes :
. f dérivable veut dire
f (x + h) − f (x)
admet une limite quand h réel → 0.
h
. f holomorphe veut dire
f (z + h) − f (z)
admet une limite quand h complexe → 0.
h
Il s’agit donc exactement de la même notion, à cela près que dans le second
cas l’accroissement h est complexe. Et il n’est pas plus dur de montrer que
la dérivée de z n est nz n−1 que de montrer que celle de xn est nxn−1 . C’est
pourquoi nous donnons dans ce livre, au début tout au moins, une grande
place aux polynômes. Ces polynômes sont des sommes finies, donc les pro-
blèmes de convergence de série sont absents et les détails techniques bien
3. LES EXERCICES CORRIGÉS xiii
plus simples. Et ce sont des fonctions holomorphes particulières, sur les-
quelles beaucoup de phénomènes fondamentaux apparaissent : analyticité,
propriété de la moyenne, principe du maximum, etc. Et l’on pourrait dire
que, lorsqu’on a compris avec les polynômes, on a tout compris (i.e. le cas
général des fonctions holomorphes). Il ne faut pas se dissimuler qu’il y a
quelques différences : un polynôme non constant a toujours des racines com-
plexes (théorème de d’Alembert-Gauss), la fonction exponentielle ez n’en a
aucune. Mais il s’en faut de peu (la fonction ez − a s’annule dès que a 6= 0)
et cela correspond à un phénomène général (théorème de Picard, qui sera
prouvé au chapitre VI de ce livre). Enfin, même si la notion d’holomorphie
est une généralisation banale de celle de dérivabilité, elle se trouve être
possédée par très peu de fonctions, et elle est d’une grand rigidité, puis-
qu’elle équivaut à une autre notion, celle d’analyticité. Cette équivalence
extrêmement utile n’est pas facile à prouver, et demande à elle seule une
mini-théorie, appelée théorie de Cauchy. Il y a en fait deux telles théories : la
théorie de Cauchy locale, et la théorie de Cauchy globale. Elles sont toutes
les deux présentées dans ce livre ; la première suffit souvent. Mais quand
on a cette équivalence holomorphie-analyticité, les récompenses pleuvent.
Nous espérons que cet ouvrage en convaincra le lecteur.
3. Les exercices corrigés
Un choix d’exercices est proposé à la fin de chaque chapitre, certains élé-
mentaires, d’autres plus élaborés, qui suivent grosso modo la progression
du chapitre (et donc pas nécessairement de difficulté croissante). L’ouvrage
en comporte plus d’une centaine, un astérisque signalant quelques énoncés
plus difficiles. On ne saurait trop recommander de s’y essayer pour s’ap-
proprier les nouvelles notions du cours. On trouvera le corrigé détaillé de
chacun d’eux, à une ou deux exceptions près.
4. Dessins
Il ne suffit pas d’écrire un texte, encore faut-il savoir le transformer en un
bel objet-livre, clairement présenté, agréable à feuilleter, et contenant de
nombreux dessins, particulièrement indispensables dans un ouvrage sur la
variable complexe. Il est certain que sans la collaboration et la compétence
d’Alain Debreil, le manuscrit serait resté à l’état d’esquisse, privé de figures
que nous aurions été incapables de réaliser à l’ordinateur. Alain a accompli
en un temps record un travail colossal de mise en forme, de vérification, de
création de références internes et de composition des figures. Il y en a plus
de cinquante. . . Qu’il en soit chaleureusement remercié ici.
xiv Introduction
5. Remarques techniques
Les imperfections du texte sont évidemment inévitables, mais certaines
sont volontaires : nous pensons par exemple au choix assumé de parler de
la fonction f (z) = (s’ensuit une expression symbolique en z) alors qu’il
faudrait parler de la fonction f : z 7→ f (z) avec la lourdeur qui en découle.
Nous avons fait le pari pascalien de croire que le lecteur sait distinguer la
fonction f et la valeur f (z) de f au point z . . .
Au-delà des symboles, nous tablons donc sur la bonne compréhension des
objets en jeu, tout en sachant que la confusion (quand on manipule des
familles de tels objets) reste possible.
Nous avons aussi choisi délibérément de noter log la fonction « logarithme »
en complexe comme en réel, alors qu’il s’agit d’un « logarithme népérien »
noté classiquement ln. Outre que cela donne des résultats q particulièrement
laids et ambigus dans certaines expressions (comme ln ln(n) dans la
loi du logarithme itéré des Probabilités, pauvre Hélène), il nous paraît in-
utile de préciser le côté népérien. En variable complexe, on n’utilise jamais
d’autre base que la base e des logarithmes népériens.
Un autre choix assumé est la place que nous avons donnée aux produits infi-
nis dans le chapitre VII. D’une part, la notion est aussi naturelle que celle de
série, tout en comportant quelques pièges qu’il convient d’éviter et qui sont
décrits ici. D’autre part, la notion est d’une utilité fondamentale (produits
de Blaschke, de Weierstrass, d’Euler) dans plusieurs domaines, tels que la
théorie analytique des nombres. Enfin, la notion est souvent mal comprise
par les étudiants. Nous espérons avoir réussi à la rendre accessible ici.
6. Les applications
Il s’agit là d’un des aspects du livre auquel nous tenons le plus. Notre fasci-
nation pour les fonctions holomorphes tient à ce que, avec un peu d’imagi-
nation, elles peuvent s’appliquer de façon totalement inattendue à quantité
d’autres domaines : nous pensons par exemple au théorème de Kahane-
Gleason-Zelazko sur les formes linéaires multiplicatives, traité en exercice
au chapitre IX, ou au théorème de Fuglede sur les opérateurs normaux,
traité au chapitre XII. Un autre livre (en anglais, et rédigé de manière très
concise) de Lax et Zalcman (« Complex proofs of real theorems » University
lecture Notes 58, AMS 2012) traite en quatre-vingt-dix pages de quelques
applications des variables complexes. Certaines sont absentes de notre livre.
Mais il en contient bien d’autres, qui font l’objet des cinq derniers chapitres
(sans parler du chapitre V sur le théorème des résidus et ses applications
à des calculs non triviaux d’intégrales ou de sommes de séries). Sans trop
7. POUR QUI, POURQUOI, CE LIVRE ? xv
entrer dans les détails ici, mentionnons par exemple :
. 1. L’homéomorphie de deux ouverts simplement connexes du plan comme
retombée du théorème de représentation conforme de Riemann, et l’ap-
proche par espaces de Hardy de l’inégalité isopérimétrique au chapitre VIII.
. 2. L’identité d’Abel et les polynômes orthogonaux au chapitre IX.
. 3. La théorie des nombres (algébriques, transcendants) au chapitre X.
. 4. Les Probabilités (notamment le problème des moments et le principe
d’incertitude) au chapitre XI.
. 5. L’Analyse fonctionnelle au chapitre XII (avec les beaux théorèmes de
Fuglede, von Neumann, Titchmarsh, ce dernier comme retombée des sous-
espaces invariants de l’opérateur de Volterra).
. 6. Les opérateurs à trace, les déterminants de Grothendieck, et le déli-
cieux théorème de Lidskii « la trace est la somme des valeurs propres » au
chapitre XIII.
7. Pour qui, pourquoi, ce livre ?
Ce livre s’adresse à tous les étudiants qui découvrent les fonctions d’une va-
riable complexe, c’est-à-dire, les étudiants de troisième année de la Licence
de mathématiques (L3, voire L2 selon les cursus), certains étudiants de la
Licence de physique à la recherche d’une approche rigoureuse des nombres
complexes dont ils feront amplement usage par la suite ou ceux du Master
de mathématiques qui veulent approfondir les résultats fondateurs de la
théorie en vue de l’étude ultérieure d’ouvrages plus avancés, soit vers des
développements mathématiques plus récents (par exemple les « espaces de
Banach de fonctions holomorphes »), soit vers l’utilisation en Physique ; par
ses applications dans des domaines variés (Probabilités, Géométrie, Théorie
des nombres, etc.), le livre nous paraît aussi particulièrement adapté aux
candidats à l’agrégation de mathématiques, qui trouveront dans les cinq
derniers chapitres de quoi alimenter leurs leçons d’oral d’Analyse.
Le présent texte est issu d’un polycopié de la faculté d’Orsay, écrit par les
auteurs à destination d’étudiants salariés amenés à travailler seuls en s’ap-
puyant aussi sur des exercices corrigés. Dans ce polycopié, le point de vue
« polynômes » jouait un rôle essentiel. Il en est de même dans cet ouvrage.
8. Remerciements
Notre ami et éditeur Rached Mneimné nous a incités à rédiger et à dévelop-
per ce polycopié, ce que nous avons fait ; nous le remercions chaleureuse-
ment pour ses encouragements amicaux, sa longue patience, ses fructueux
xvi Introduction
conseils, dont le moindre n’est pas de nous avoir recommandé de contacter
Alain Debreil, dont nous parlons plus haut, pour les dessins !
Une mention spéciale doit être faite du travail de Bruno Calado, que cer-
tains qualifient de relecteur terrifiant, on pourrait aussi dire « terrific » au
sens le plus louangeur du terme ! Avec une grande gentillesse, Bruno a ac-
cepté de nous aider de son immense culture et de son coup d’œil d’aigle, en
relisant ligne à ligne l’intégralité du manuscrit et en faisant tous les exer-
cices. Il a débusqué un nombre incroyable de coquilles, petites ou pas, et
nous a permis des améliorations considérables du texte initial. Qu’il en soit
très chaleureusement remercié ici.
Nous nous souvenons d’une phrase d’Adrien Douady dans la préface de son
livre avec Régine Douady :
« Ses vagabondages mathématiques le ramèneront toujours aux nombres
complexes. »
C’est un peu dans cet esprit que ce livre a été écrit.
H. et M. Queffélec
Lille, Février 2017
Table des matières
Introduction
1. Les nombres complexes et les prérequis . . . . . . . . . . . . . . xi
2. Des polynômes aux fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . xii
3. Les exercices corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xiii
4. Dessins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xiii
5. Remarques techniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xiv
6. Les applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xiv
7. Pour qui, pourquoi, ce livre ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xv
8. Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xv
I. Quelques rappels
1. Rappels de topologie du plan complexe. . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1. Ouverts de C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2. Connexes de C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2. L’exponentielle complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1. Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2. L’exponentielle dans le champ réel . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3. L’exponentielle dans le champ complexe . . . . . . . . . . . 6
2.4. Module et argument d’un nombre complexe . . . . . . . . . 9
2.5. Vers le logarithme complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3. Rappels d’analyse de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4. Polynômes, fractions rationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.1. Aspect algébrique des polynômes . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.1.1. Polynômes de k[X], k corps commutatif . . . . . . . 17
4.1.2. Polynômes de Z[X] . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2. Relations coefficients-racines . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.3. Formules de Newton et Waring . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.4. Fractions rationnelles de C(X) . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
6. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
– xvii –
xviii Table des matières
II. Polynômes et séries entières
1. Aspect holomorphico-analytique des polynômes . . . . . . . . . 33
2. Zéros d’un polynôme non constant . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
2.1. Théorème de d’Alembert-Gauss . . . . . . . . . . . . . . . 35
2.2. Théorème de Gauss-Lucas . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
2.3. Formule de Jensen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
2.4. Mesure de Mahler et hauteur . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3. Formule d’interpolation de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.1. Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.2. Applications de la formule de Lagrange . . . . . . . . . . . 46
3.2.1. Inégalité de Schur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.2.2. Inégalités de Bernstein et Markov . . . . . . . . . . 48
4. Principe du maximum pour un polynôme . . . . . . . . . . . . . 50
5. Caractère analytique des séries entières . . . . . . . . . . . . . . 53
5.1. Rappels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
5.2. Analyticité des sommes de séries entières . . . . . . . . . . 54
6. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
7. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
III. Fonctions holomorphes
1. Définitions et premières propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
1.1. Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
1.2. Premières propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
1.3. L’exemple des fractions rationnelles . . . . . . . . . . . . . 76
1.4. Inversion et logarithme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
1.5. Une autre approche du logarithme . . . . . . . . . . . . . . 79
2. Comparaison des points de vue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
2.1. Une première équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
2.2. Le théorème fondamental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
3. Théorie de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
3.1. Chemins et courbes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
3.2. Intégration le long d’une courbe . . . . . . . . . . . . . . . 85
3.3. Indice d’un point par rapport à une courbe . . . . . . . . . 86
4. Théorème de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
4.1. Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
4.2. Théorème de Cauchy pour un triangle . . . . . . . . . . . . 93
4.3. Théorème de Cauchy pour un ouvert convexe . . . . . . . . 95
4.4. Théorème de Cauchy local . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
4.5. Inégalités de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
5. Premières conséquences de l’identité H(Ω) = A(Ω) . . . . . . . . 102
5.1. Principe des zéros isolés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
5.2. Principe de prolongement des identités . . . . . . . . . . . 103
Table des matières xix
6. Principes du maximum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
6.1. Cas des ouverts bornés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
6.2. Lemme de Schwarz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
6.3. Cas d’un ouvert quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
6.4. Principes de Phragmén-Lindelöf . . . . . . . . . . . . . . . 108
6.4.1. Un premier énoncé . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
6.4.2. Un second énoncé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
6.5. Une application importante . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
7. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
8. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
IV. Théorème de Cauchy global
1. La notion de cycle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
2. Un théorème fondamental de séparation . . . . . . . . . . . . . . 125
3. Théorème de Cauchy homologique . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
3.1. Cycles homologues à zéro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
3.2. Un énoncé général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
4. Développement de Laurent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
5. Théorème de Runge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133
6. Homotopie et simple connexité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
6.1. Chemins fermés homotopes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136
6.2. Ouvert simplement connexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
7. Propriétés globales des fonctions holomorphes . . . . . . . . . . 140
7.1. Premières conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140
7.1.1. Propriété de moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . 140
7.1.2. Existence d’une primitive . . . . . . . . . . . . . . . 142
7.1.3. Existence du logarithme . . . . . . . . . . . . . . . 143
7.1.4. Inversion holomorphe . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
7.1.5. Limites de fonctions holomorphes . . . . . . . . . . 145
7.2. Formule de Jensen et applications . . . . . . . . . . . . . . 146
8. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
9. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150
V. Théorème des résidus
1. Fonctions méromorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155
2. Théorème des résidus proprement dit . . . . . . . . . . . . . . . 159
3. Des applications théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161
3.1. Formule de Kronecker . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162
3.2. Théorème de Rouché . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162
3.3. Préservation de la non nullité . . . . . . . . . . . . . . . . . 162
xx Table des matières
4. Applications aux calculs d’intégrales et de séries . . . . . . . . . 163
4.1. Fraction rationnelle en sin t et cos t . . . . . . . . . . . . . 163
4.2. Fraction rationnelle sans pôles réels . . . . . . . . . . . . . 164
4.3. Transformée de Fourier d’une fraction rationnelle . . . . . 165
4.4. Calcul d’une intégrale semi-convergente . . . . . . . . . . . 167
4.5. Calcul d’une intégrale où intervient un logarithme . . . . . 168
4.6. Utilisation de la 2iπ-périodicité de ez . . . . . . . . . . . . 169
4.7. Calcul de sommes de séries . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172
5. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175
6. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179
VI. Propriétés des fonctions entières
1. Propriétés élémentaires de E . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197
2. Le « petit » théorème de Picard . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202
2.1. Le théorème de l’application ouverte de Bloch . . . . . . . 202
2.1.1. Le cas des fonctions bornées . . . . . . . . . . . . . 202
2.1.2. Le cas des fonctions quelconques . . . . . . . . . . . 204
2.2. Fin de la preuve du théorème de Picard . . . . . . . . . . . 205
2.3. Le cas des fonctions méromorphes . . . . . . . . . . . . . . 209
3. Équation de Guichard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210
3.1. Polynômes de Bernoulli . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210
3.2. Solution générale de l’équation de Guichard . . . . . . . . . 213
4. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215
5. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 218
VII. Produits infinis
1. Produits infinis numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 225
1.1. Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 225
1.2. Un théorème fondamental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226
2. Produits infinis de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 228
3. Les produits de Blaschke . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 228
4. Les produits de Weierstrass . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231
4.1. Produits de Weierstrass généraux . . . . . . . . . . . . . . 231
4.2. Produits de Weierstrass sans exponentielles parasites . . . 235
4.3. Fonctions de Bessel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240
5. Le théorème de Mittag-Leffler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242
6. Les produits d’Euler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 243
7. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 245
8. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250
Table des matières xxi
VIII. Espaces de fonctions holomorphes, transformations conformes
1. L’espace de Fréchet H(Ω) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 264
1.1. Métrique complète sur H(Ω) . . . . . . . . . . . . . . . . . 264
1.2. Théorème des familles normales . . . . . . . . . . . . . . . 265
2. Théorème de représentation conforme de Riemann . . . . . . . . 268
2.1. Automorphismes du disque . . . . . . . . . . . . . . . . . . 268
2.2. Le cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 269
3. Espaces de Hilbert de fonctions analytiques . . . . . . . . . . . . 272
3.1. Définition générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272
3.2. Noyau reproduisant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272
4. Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274
4.1. Espace de Hardy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274
4.2. Espace de Bergman . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 278
4.3. Espace de Dirichlet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 286
5. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 287
6. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 291
IX. Premières applications
1. Exponentielles-polynômes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 303
2. Unicité de la transformée de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . 305
3. Rayon de convergence des séries de Taylor . . . . . . . . . . . . 306
4. Identité d’Abel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 308
5. Polynômes orthogonaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 310
5.1. Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 310
5.2. Deux exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 314
5.2.1. Les polynômes de Legendre . . . . . . . . . . . . . . 314
5.2.2. Les polynômes de Laguerre . . . . . . . . . . . . . . 317
6. Comportement au bord des séries entières . . . . . . . . . . . . . 320
7. Matrice de Hilbert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 321
8. Formule de réversion de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . . 324
9. Théorème de Müntz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 327
10. Points extrémaux dans une algèbre de Banach . . . . . . . . . . 332
11. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 334
12. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 336
xxii Table des matières
X. Applications en Théorie des nombres
1. Irrationalité et transcendance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 343
2. Polylogarithmes et Fonction ζ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 344
3. Transcendance du nombre de Thue-Morse . . . . . . . . . . . . 352
3.1. Approximation diophantienne . . . . . . . . . . . . . . . . 352
3.2. Un théorème de Mahler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 355
4. Fractions rationnelles dans Q(X) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 359
5. Nombres de Pisot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 362
5.1. Une classe remarquable de nombres algébriques . . . . . . 362
5.2. Un théorème de Salem . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 365
6. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 368
7. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 372
XI. Applications en Probabilités
1. Indécomposabilité de la loi de Poisson . . . . . . . . . . . . . . . 385
2. Problème des moments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 387
3. Principe d’incertitude de Hardy-Heisenberg . . . . . . . . . . . . 390
4. Lois stables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 393
5. Matrices aléatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 399
5.1. Transformée de Stieltjes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 399
5.2. Théorème de Lévy-Stieltjes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 400
5.3. Loi de Wigner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 402
6. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 403
7. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 407
XII. Applications en Analyse fonctionnelle
1. Analogie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 415
1.1. Un rappel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 415
1.2. Analogie détaillée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 416
2. Théorème de Fuglede . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 417
3. L’algèbre du disque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 419
3.1. Les unimodulaires de A(D) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 420
3.2. Génération convexe de la boule de A(D) . . . . . . . . . . 420
4. L’inégalité de von Neumann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 422
5. Sous-espaces invariants du Volterra et application . . . . . . . . 425
5.1. Le théorème d’unicellularité . . . . . . . . . . . . . . . . . 425
5.2. Théorème de Titchmarsh . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 429
6. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 429
7. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 432
Table des matières xxiii
XIII. Théorème de Lidskii
1. Opérateurs à trace et norme nucléaire . . . . . . . . . . . . . . . 437
1.1. Norme nucléaire en dimension finie . . . . . . . . . . . . . 437
1.1.1. Un rappel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 437
1.1.2. Une norme duale sur L(H) . . . . . . . . . . . . . . 438
1.2. Opérateurs à trace en dimension quelconque . . . . . . . . 439
1.2.1. Nombres d’approximation . . . . . . . . . . . . . . 440
1.2.2. L’idéal des opérateurs à trace . . . . . . . . . . . . 441
2. Puissances extérieures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 445
2.1. Puissances tensorielles et extérieures d’un espace . . . . . . 445
2.2. Produit tensoriel et extérieur d’opérateurs . . . . . . . . . 448
3. La formule de Lidskii et les déterminants de Grothendieck . . . 450
3.1. Le déterminant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 451
3.2. La fonction entière caractéristique . . . . . . . . . . . . . . 454
3.3. Zéros de la fonction entière caractéristique . . . . . . . . . 456
3.4. La conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 456
4. Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 457
5. Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 459
Bibliographie 463
Index 465