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Introduction aux probabilités et dénombrement

Le document présente une introduction aux probabilités, expliquant leur utilisation pour modéliser des expériences aléatoires et introduisant des concepts fondamentaux tels que la théorie des ensembles et le dénombrement. Il aborde également les arrangements, les permutations, et les différentes manières de calculer les probabilités à travers des exemples pratiques. L'objectif est de fournir une base pour comprendre les notions importantes de probabilités dans le cadre de l'enseignement secondaire en mathématiques.

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Introduction aux probabilités et dénombrement

Le document présente une introduction aux probabilités, expliquant leur utilisation pour modéliser des expériences aléatoires et introduisant des concepts fondamentaux tels que la théorie des ensembles et le dénombrement. Il aborde également les arrangements, les permutations, et les différentes manières de calculer les probabilités à travers des exemples pratiques. L'objectif est de fournir une base pour comprendre les notions importantes de probabilités dans le cadre de l'enseignement secondaire en mathématiques.

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Introduction aux probabilités

Cours : Introduction aux probabilités

Pr : OUAISSA Hamid

Licence Education
Spécialité : Enseignement
secondaire Mathématiques

Année universitaire :
2023-2024

H.OUAISSA Page 1
1

Introduction aux probabilités

1.1 Introduction

Les probabilités vont nous servir à modéliser une expérience aléatoire, c'est-à-dire
un phénomène dont on ne peut pas prédire l'issue avec certitude, et pour le que
l'on décide que le dénouement sera le fait du hasard.
Exemple 1.1.1. - l'enfant à naître sera une lle.
- Victoire d'une équipe de foot lors du prochain match.
- le dé va faire un nombre pair.
La première tâche qui vous attend est de décrire les diérentes issues possi-
bles de cette expérience aléatoire. Puis on cherche à associer à chacune de ces
éventualités un nombre compris entre 0 et 1 qui mesure la chance qu'elles ont
de se réaliser. Comment interpréter/xer ce nombre, appelé probabilité?Il existe
plusieurs manières de voir
-Proportion:
On lance un dé. Quelle est la probabilité de

A= "obtenir un chire pair"


Chaque face du dé la même chance, et il y en a 6. Quant aux chires pairs, ils
sont 3. D'où, intuitivement,
P (A) = 3/6 = 1/2.
-Fréquence:
Un enfant est attendu. Quelle est la probabilité que ce soit une lle? On a
observé un grand nombre de naissances. Notons kn le nombre de lles nées en
observant n naissances. Alors
kn
P (A) = lim
n→+∞ n

2
Introduction aux probabilités

mais cette limite a-t-elle un sens?

-Opinion:
Quelle est la probabilité pour que l'équipe de Maroc gagne la coupe d'Afrique
des nations? Dans ce cas, on ne peut pas rejouer le même match dans les mêmes
conditions plusieurs fois. On peut considérer les qualités des joueurs, des en-
traîneurs, les résultats de la saison...Mais le choix de la probabilité est forcément
subjectif. Dans ce cours l'objectif est de simplement introduire sur les espaces
nis toutes les notions importantes de probabilités. Cela fera appel à quelques
propriétés sur l'analyse combinatoire, les variables aléatoires ainsi que quelques
lois de probabilités que ça soit discrètes ou continues. D'abord, on doit commencer
par un petit rappel sur la théorie des ensembles ainsi que le dénombrement.

1.2 Rappel sur la théorie des ensembles et le dénom-


brement

Dénition 1.2.1. Ensemble des parties d'un ensemble.


Soit E un ensemble. On appelle l'ensemble des parties de E, l'ensemble noté P(E)
dont les éléments sont les sous-ensembles de E.
Exemple 1.2.1. Soit E l'ensemble à deux éléments : E = {a, b}. Alors E admet
comme sous-ensembles ∅, {a}, {b} et E lui même. Ainsi
P (E) = {∅; E; {a}; {b}}

Si E contient 2 éléments, P (E) contient 4 éléments.


Dénition 1.2.2. Ensembles disjoints.
Deux ensembles E et F sont dits disjoints si
E∩F =∅

Dénition 1.2.3. Partition d'un ensemble. Soit (Ai )i∈I une famille de sous-
ensembles de E. On dit qu'elle forme une partition de E si
1. ∪ Ai = E,
i∈I

2. Ai ∩ Aj = ∅ dés que i ̸= j ∈ I.
Propriétés 1.2.1. Soient A, B, C ∈ P (E). Alors
1. A ∩ Ā = ∅, où Ā le complémentaire de A.
2. A ∪ Ā = E.

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Introduction aux probabilités

3. A ∪ B = B ∪ A; A ∩ B = B ∩ A,
4. A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C)
5. A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C)
6. A ∪ Ā = E; A ∩ E = A.
Propriétés 1.2.2. Lois de Morgan.
Soient A, B deux sous-ensembles de E Alors
1. A ∪ B = Ā ∩ B̄,
2. A ∩ B = Ā ∪ B̄,
L'analyse combinatoire est une branche des mathématiques qui étudie com-
ment dénombrer des objets. Le dénombrement consiste à déterminer le nombre
d'éléments dans un ensemble ni. Elle fournit des méthodes utiles en théorie de
probabilités.
Dénition 1.2.4. On appelle cardinal d'un ensemble ni E le nombre d'éléments
de E. On le note |E| ou card(E).
Un ensemble ni est un ensemble dont le cardinal est ni.
Propriétés 1.2.3. Soient E et F deux ensembles nis. Alors
• Si E ⊂ F, on a card(E) ≤ card(F ) , avec égalité si et seulement si E = F.
• card(E × F ) = card(E) · card(F ) où × désigne le produit cartésien dénit par
E × F = {(a, b) | a ∈ E, b ∈ F }
• card(E ∪ F ) = card(E) + card(F ) − card(E ∩ F )

On rappelle le produit cartésien des ensembles E1 , ..., En est


E1 × E2 × ... × En = {(e1 , ..., en ) | ei ∈ Ei pour i ∈ {1, ..., n}}

L'élément (e1 , e2 , ..., en ) est appelé un n-uplet.


si n = 2, on parle de couple. si n = 3, on parle de triple.
Exemple 1.2.2. Soit E = {2, 3, 4}, F = {2, 1} alors
E × F = {(2, 2), (2, 1), (3, 2), (3, 1), (4, 2), (4, 1)}

On a bien card(E × F ) = card(E) · card(F ) = 3 ∗ 2 = 6.


Ceci nous amène à énoncer théorème fondamentale de dénombrement appelé
également principe multiplicatif.

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Introduction aux probabilités

Propriétés 1.2.4. (principe multiplicatif) : Soit ensembles nis E1 , E2 , ....En ,


alors on a
n
Y
card(E1 × E2 × ... × En ) = card(Ei )
i=1

Maintenant, on considère l'exemple suivant pour bien stimuler ce principe


Exemple 1.2.3. Un restaurant propose sur sa carte 3 entrées, 4 plats de résistance
et 2 desserts.
a) Combien de menus diérents composés d'une entrée, d'un plat et d'un dessert
peut-on constituer ?
b) Même question si le dessert est une tarte aux pommes imposée.
Correction a) Soit E l'ensemble des entrées, P celui des plats et D celui des
desserts. On considère alors les triplets de la forme (entrée, plat, dessert) éléments
de E × P × D. D'après le principe multiplicatif, on a :
card(E × P × D) = 3 ∗ 4 ∗ 2 = 24.

Il existe 24 menus diérents.


b) Puisque, on a xé le dessert alors le nombre de menu est
card(E × P ) = 3 ∗ 4 = 12.

Il existe 12 menus diérents dont le dessert est une tarte aux pommes.
Corollaire 1.2.1. Soit un ensemble ni n éléments. Alors le nombre de k-uplets
est égal à :
card(E × E × ... × E ) = card(E k ) = nk
k fois
Terminologie:

ˆ Disposition sans répétition : c'est une disposition où un élément peut appa-


raître 0 ou 1 fois.
ˆ Disposition avec répétition : un élément peut gurer plus d'une fois.

ˆ Disposition ordonnée : l'ordre d'obtention d'un élément est important. Ex.


les éléments constituant la plaque minéralogique d'un véhicule.
ˆ Disposition non-ordonnée : l'ordre d'obtention d'un élément n'est pas im-
portant, on n'en tient pas compte dans la caractérisation de la disposition.
Ex. Les numéros issus d'un tirage du loto.

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Introduction aux probabilités

1.2.1 Arrangement

Dénition 1.2.5. Un arrangement est une sélection ordonnée d'objets, autrement


dit, Étant donné un ensemble E de n éléments, on appelle un arrangement de p
éléments toute dispostion ordonnée de p éléments pris parmi les n éléments. Le
nombre d'arrangements de p éléments pris parmi n éléments est noté Apn ,

Remarque 1.2.1. On a nécessairement 1 ≤ p ≤ n, p ∈ N∗ . Si n < p alors Apn = 0.


Deux arrangements de p élément sont donc distincts s'ils diérent par la nature
des éléments qui les composent ou par leur ordre dans la suite.

Exemple 1.2.4. RAT est un arrangement de lettres dans le mot ARRANGE-


MENT.

Nous pouvons dénir un arrangement plus rigoureusement à l'aide des infor-


mations présentées dans la section précédente sur le produit cartésien. On peut
alors parler d'arrangement sans ou bien avec répétition.
Soient n et p des entiers naturels tels que 1 ≤ p ≤ n.,

Arrangements avec répétition


Lorsqu'un élément peut être observé plusieurs fois dans un arrangement, le nombre
d'arrangements avec répétition (ou avec remise) de p éléments pris parmi n est
alors
Apn = np

Explication : Pour le premier élément tiré, il y a n manières de ranger l'élément


parmi n. Pour le second élément tiré, il existe également n possibilités d'arrangements
car le premier élément fait de nouveau parti des n éléments Ainsi pour les p élé-
ments tirés parmi n, il y aura n × n × · · · × n (p fois) arrangements possible, soit
Apn = np .
En eet on a n possibilités pour chaque place.
Réaliser un arrangement avec répétition des éléments d'ensemble E, c'est aussi
dénir une application d'un ensemble F à p éléments dans E à n éléments.

Exemple 1.2.5. Si on considère une urne qui contient 9 boules numérotés (3


rouges, 3 noires et 3 blanches). On tire 4 boules avec remise de cette urne. Com-
bien de nombres de tirage possible ?
Il s'agit d'un arrangement avec répétition, le nombre de tirage possible est de 94

Exemple 1.2.6. On veut déchirer le code d'un portable composé de 3 chires.


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Introduction aux probabilités

Arrangements sans répétition


Dénition 1.2.6. Lorsque chaque objet ne peut être observé qu'une seule fois
dans un arrangement. Autrement dit un arrangement de p éléments d'un ensemble
E (card(E) = n) est un p-uplet d'éléments distincts de E. C'est aussi dénir une
application injective d'un ensemble F à p éléments dans E à n éléments.
Pour compter le nombre d'arrangements, nous exploitons le principe multipli-
catif du dénombrement. Soit un ensemble dont le cardinal est n.
Après avoir sélectionné le premier élément de l'arrangement, il nous reste n − 1
choix, car il n'y a pas de répétition permise dans un arrangement. De
même, après avoir sélectionné le deuxième élément de l'arrangement, il nous reste
n − 2 choix. Si nous continuons ainsi, après le (p-1)-ième élément, il y a donc
n − (p − 1) = n − p + 1 choix pour le p-ième et dernier élément de l'arrangement.
D'où, le nombre d'arrangements de p éléments d'un ensemble de cardinal n est :
n × n − 1 × ... × n − p + 1
L'expression ci-dessus peut être reformulée à l'aide des factorielles.
Dénition 1.2.7. Le factorielle d'un entier naturel n est égale à
n × n − 1 × ..... × 1
il se note n!
Alors le nombre d'arrangement sans répétions de p éléments parmi n, se calcule
n!
Apn =
(n − p)!
Exemple 1.2.7. Une course de 20 athlètes, on attribue une médaille d'or au
premier, une médaille d'argent pour le deuxième et le bronze pour le troisième.
Combien y-a-t il de classements possible ?
On voit clairement que l'ordre ici est important et il n y a pas de répétition donc
le nombre de cas possibles est
20!
A32 0 = = 20 × 19 × 18 = 6840
17!
Exemple 1.2.8. Pour jouer à la loterie, il faut choisir cinq numéros sur une
grille de 49 numéros et un numéro complémentaire parmi dix. Peux-tu calculer le
nombre de résultats possibles à la loterie ?
Pour les numéros non-complémentaires, il s'agit d'un arrangement où n = 49 et
p = 5.
Il y a donc A549 = (49−5)!
49!
= 228826080 arrangements de cinq numéros. Pour
prendre en compte le numéro complémentaire, il faut utiliser le principe de multi-
plication du dénombrement. Comme il y a dix possibilités pour le numéro complé-
mentaire, il y a 10 · 228826080 = 2288260800 résultats possibles du loto.

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Introduction aux probabilités

Pour un arrangement en dénombrement, l'ordre est important. Une permuta-


tion est un type spécial d'arrangement.

Permutation
Dénition 1.2.8. Une permutation est un rangement ordonné de n objets distin-
guables. Autrement dit, Une permutation est un arrangement de tous les éléments
dans un ensemble. C'est également une bijection d'un ensemble de n éléments vers
lui même.

Exemple 1.2.9. ART est une permutation de RAT.

Permutations sans répétition


Étant donné un ensemble E de n éléments ; on appelle permutation de n éléments
distincts, toutes suites ordonnées de n éléments. Le nombre de permutation de n
éléments est noté
Pn = n!

Remarque 1.2.2. La permutation sans répétition constitue un cas particulier


d'arrangement lorsque n = p. En eet, nous pouvons en déduire le nombre de
permutations à l'aide de la formule pour le nombre d'arrangements, où p = n ainsi
:
n!
Ann = = n!
(n − n)!
où 0! = 1.

Exemple 1.2.10. Le nombre de façon de placer 5 étudiants dans 5 places dif-


férentes est
5! = 5 × 4 × 3 × 2 × 1 = 120.

Réaliser une permutation sans répétition des éléments d'ensemble E, c'est


réaliser un tirage exhaustif sans remise des éléments de E en tenant compte de
l'ordre du tirage. C'est aussi dénir une bijection de ensemble E sur lui-même.

Exemple 1.2.11. Un site internet requiert à ses clients d'avoir un mot de passe
composé de tous les chires entre 0 et 9 compris. Chaque chire ne doit apparaître
qu'une seule fois dans le mot de passe. Saurais-tu calculer le nombre de mots de
passe possibles ?
Chaque mot de passe serait une permutation des chires entre 0 et 9. Comme
il y a dix chires, il peut y avoir 10! = 3628800 mots de passe possibles.

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Introduction aux probabilités

Permutations avec répétition.


Dénition 1.2.9. Soit E un ensemble tel que Card(E) = n et soit n1 ; n2 ; :::; nr
r
des entiers naturels tels que ni = n. On appelle permutations avec répétition
X

i=1
de E une disposition ordonnée de n éléments. Parmi les n éléments on trouve n1
éléments de a1 , n2 éléments de a2 ,..., nr de éléments ar . c'est à dire Le nombre de
permutations est
n!
Pn1 ;n2 ;...;nr =
n1 !n2 !...nr !
C-à-d que le premier élément gure n1 fois, le deuxième gure n2 fois et ainsi
de suite.
Exemple 1.2.12. Combien de mots diérents peut on écrire en permutant les
lettres du mot "Yassine".
Le nombre de mots que l'on peut former est le nombre des {1; 1; 2; 1; 1; 1}-
permutations (avec répétition) de l'ensemble des lettres "Yassine", soit
7! 7!
P = = = 2520
1!1!2!1!1!1! 2!

Question: Combien de permutations possibles des lettres A, B, B, C et C?


Exemple 1.2.13. Combien de nombres diérents peut-on écrire avec les chires
3,4,5,0,3 ?

1.2.2 Combinaisons

Dénition 1.2.10. Étant donné un ensemble de n éléments ; on appelle combi-


naison de p éléments, tout sous-ensemble de p éléments non ordonné pris parmi
les n éléments.

Combinaisons sans répétion


Une combinaison est une sélection de p éléments pris parmi n éléments. Autrement
dit, on appelle combinaison sans répétition de p éléments pris parmi n et sans
remise d'un ensemble E toute disposition non ordonnée de p éléments de E. Ici
l'ordre des éléments n'a pas d'importance et les éléments ne se répètent pas.

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Introduction aux probabilités

Dénition 1.2.11. Pour déterminer le nombre de combinaisons, nous utilisons la


formule suivante :
n!
Cnp =
p!(n − p)!
Le symbole Cnp se lit "combinaison de k parmi n". Il se note également n

p

Remarque 1.2.3. (Explication) Pour une disposition ordonnée de p éléments


parmi n sans répétition.
ˆ Il y a Apn possibilités de tirer p élément parmi n en les ordonnant : Apn =
n!
(n−p)!

ˆ Une fois les p élément tirés, il y a p! manières de les ordonner.


p
ˆ Il y a donc Cnp = Ap!n manières de tirer p élément parmi n sans les ordonner.
Cnp = Nombre de combinaisons possibles
=
Nombre d'arrangements possibles
Nombre
p
de permutations possibles dans cet arrangement
An
= p!
n!
= p!(n−p)!

Exemple 1.2.14. BON est une combinaison des lettres de COMBINAISON.


Exemple 1.2.15. Combien de couleurs peut-on obtenir en mélangeant deux couleurs
non identiques des trois couleurs : Rouge, Bleu, Jaune ?
On considère des échantillons non ordonnés : Rouge + Bleu = Bleu + rouge. Il
n'y a pas répétition : Jaune + Jaune ne convient pas. La réponse est donc : C32
mélange possibles.
3!
C32 = =3
2!1!
Exemple 1.2.16. On tire au hasard trois billes d'un sac contenant une bille rouge
(R), une bille bleue (B), une bille jaune (J) et une bille verte (V). Déterminer le
nombre de combinaisons possibles
Exemple 1.2.17. Imagine que tu dois constituer un groupe de cinq personnes pour
travailler sur un devoir commun. S'il y a 30 personnes dans ta classe, combien de
façons y-a-t-il pour former le groupe ?
Si tu dois former une équipe de cinq personnes et tu fais partie du groupe en
plus, alors p correspond à 4. Comme il y a 30 personnes dans la classe, alors n
correspond à 29 . Puisque l'ordre n'a pas d'importance et il n'y a pas de répétition
alors c'est une combinaison sans répétition. Le nombre de façon possible
29
 29!
4 = = 23751
4!25!

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Introduction aux probabilités

Il y a donc 23751 façons pour former le groupe.


Exemple 1.2.18. Nombre de tirages du Loto. Les boules sont numérotées de 1 à
49. On tire 6 boules. Combien le nombre de tirages possibles.
Un tirage de 6 numéros parmi 49, est une combinaison de 6 parmi 49. Le nombre
de tirages possibles vaut donc
6 49!
C49 = = 13983816.
6!43!

Combinaisons avec répétition.


Dénition 1.2.12. On appelle combinaison avec répétition de p éléments parmi n
éléments avec répétition (remise) d'un ensemble E toute disposition non ordonnée
de p éléments, non nécessairement distincts de E. Le nombre de combinaison est
p n+p−1
Cn+p−1 =
p!(n − 1)!

Exemple 1.2.19. Combien de combinaisons avec répétition à deux éléments de


l'ensemble {1; 2; 3}. Les combinaisons possibles sont : {1; 1}; {1; 2}; {1; 3}; {2; 2}; {2; 3}
et {3; 3}. On a alors :
2 3+2−1
C3+2−1 = =6
2!(3 − 1)!
Exemple 1.2.20. On tire au hasard trois billes dans une urne qui contient une
bille rouge, deux billes bleues distinctes et quatre billes vertes distinctes. Déter-
miner le nombre de combinaisons possibles si on eectue les tirages avec remise.
7+3−1
Nombre de combinaisons possibles = = 84
3!(7 − 1)!
Propriétés 1.2.5. Propriété de symétrie : Pour tout entier naturel k tel que
0≤k≤n
n
= (nk )

n−k

On a également la propriété du triangle de Pascal


n+1
(nk ) + n
 
k+1 = k+1

Les principes du dénombrement servent à résoudre de nombreux problèmes. Il


faut donc savoir identier si le contexte contient un arrangement, une permutation
ou une combinaison à l'aide de divers exercices de dénombrement.
Exercice
1.Combien il y a d'arrangements de trois lettres distinctes du mot ARRANGE-
MENT ?

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Introduction aux probabilités

2. Dans ta cuisine, il y a du poulet, du boeuf, du poisson, des épinards, des cour-


gettes, des asperges, des tomates, du riz et des pâtes. Pour créer un plat équilibré,
tu choisiras une viande, un légume et un féculent. Combien de possibilités de plats
y-a-t-il ?
3. Trouve le nombre d'agencements possibles avec les lettres du mot LICORNE
sans séparer les voyelles.

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