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La reprise économique mondiale post-COVID-19 et après l'invasion de l'Ukraine par la Russie reste lente et inégale, avec une croissance projetée en baisse pour 2023 et 2024. Les risques économiques demeurent, notamment en raison de la crise immobilière en Chine et des tensions géopolitiques, tandis que l'inflation devrait progressivement diminuer mais rester au-dessus des cibles jusqu'en 2025. Des réformes structurelles et une coopération internationale sont nécessaires pour stabiliser l'économie et soutenir la transition écologique.

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La reprise économique mondiale post-COVID-19 et après l'invasion de l'Ukraine par la Russie reste lente et inégale, avec une croissance projetée en baisse pour 2023 et 2024. Les risques économiques demeurent, notamment en raison de la crise immobilière en Chine et des tensions géopolitiques, tandis que l'inflation devrait progressivement diminuer mais rester au-dessus des cibles jusqu'en 2025. Des réformes structurelles et une coopération internationale sont nécessaires pour stabiliser l'économie et soutenir la transition écologique.

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RÉSUMÉ

Après la pandémie de COVID-19 et l’invasion de à la hausse de 0,1 point de pourcentage pour 2023 et
l’Ukraine par la Russie, la reprise mondiale demeure 0,6 point de pourcentage pour 2024, et l’inflation ne
lente et inégale. Bien que l’économie ait fait preuve de devrait pas retrouver sa valeur cible avant 2025 dans la
résilience cette année, la réouverture de certaines écono- plupart des pays.
mies ayant provoqué un rebond et l’inflation ayant Les risques pesant sur les perspectives sont plus équi-
quelque peu diminué après avoir atteint un sommet librés qu’il y a six mois, en raison du dénouement des
l’année dernière, il est encore trop tôt pour se réjouir. tensions concernant le plafond de la dette des États-
L’activité économique est encore loin d’avoir repris la Unis et des mesures résolues prises par les autorités de
trajectoire qu’elle suivait avant la pandémie, en particulier la Suisse et des États-Unis pour maîtriser les turbu-
dans les pays émergents et les pays en développement, lences financières. Le risque d’un atterrissage brutal s’est
et les disparités se creusent entre les régions. Plusieurs estompé, mais le solde des facteurs ayant une influence
forces freinent la reprise. Certaines sont dues aux consé- sur la croissance mondiale reste orienté à la baisse. La
quences à long terme de la pandémie, de la guerre en crise du secteur immobilier chinois pourrait s’aggra-
Ukraine et de la fragmentation géoéconomique accrue. ver et avoir des répercussions à l’échelle mondiale, en
D’autres sont plus conjoncturelles, notamment les effets particulier sur les pays exportateurs de produits de base.
du durcissement de la politique monétaire nécessaire Ailleurs, comme le montre le chapitre 2, les anticipa-
pour réduire l’inflation, la suppression de l’aide budgé- tions d’inflation à court terme ont augmenté et pour-
taire dans un contexte d’endettement élevé et les phéno- raient contribuer, en conjonction avec une pénurie de
mènes météorologiques extrêmes. main-d’œuvre, à faire persister les pressions inflation-
La croissance mondiale devrait ralentir et être rame- nistes hors alimentation et énergie, ce qui nécessiterait
née de 3,5 % en 2022 à 3,0 % en 2023 et 2,9 % un relèvement des taux directeurs plus fort que prévu.
en 2024. Les projections restent en dessous de la D’autres chocs climatiques et géopolitiques pourraient
moyenne historique (2000–19) de 3,8 % et les prévi- provoquer de nouvelles flambées des prix des denrées
sions pour 2024 sont inférieures de 0,1 point de alimentaires et de l’énergie. Le chapitre 3 explique que
pourcentage à celles de la Mise à jour des Perspectives de l’intensification de la fragmentation géoéconomique
l’économie mondiale de juillet 2023. Dans les pays avan- pourrait limiter la circulation des produits de base entre
cés, on attend un ralentissement, la croissance passant de les différents marchés, et ainsi accroître la volatilité des
2,6 % en 2022 à 1,5 % en 2023 et 1,4 % en 2024, car, cours et compliquer la transition écologique. Alors que
si le dynamisme des États-Unis est plus fort que prévu, le coût du service de la dette augmente, plus de la moitié
la croissance est inférieure aux prévisions dans la zone des pays en développement à faible revenu sont en situa-
euro. Les pays émergents et les pays en développement tion de surendettement ou s’en rapprochent fortement.
devraient voir leur croissance reculer légèrement, de Les pouvoirs publics ont peu droit à l’erreur. Les
4,1 % en 2022 à 4,0 % en 2023 et 2024, les prévisions banques centrales doivent rétablir la stabilité des prix
ayant été revues à la baisse de 0,1 point de pourcentage tout en recourant, si nécessaire, aux outils permettant
en 2024 du fait de la crise du secteur de l’immobilier en d’alléger les tensions financières. Comme l’explique le
Chine. Les prévisions de croissance mondiale à moyen chapitre 2, il est essentiel d’adopter des cadres de poli-
terme, à 3,1 %, sont les plus faibles depuis plusieurs tique monétaire et des stratégies de communication
décennies, et les perspectives de voir des pays rattraper efficaces pour ancrer les anticipations et réduire au mini-
le niveau de vie d’autres pays plus avancés sont faibles. mum les coûts de la désinflation en matière de produc-
L’inflation mondiale devrait progressivement recu- tion. Les responsables des finances publiques devraient
ler, passant de 8,7 % en 2022 à 6,9 % en 2023, puis à reconstituer une marge de manœuvre budgétaire et
5,8 % en 2024. Les prévisions ont cependant été révisées renoncer aux mesures non ciblées, tout en protégeant

iv Fonds monétaire international | Octobre 2023


PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : DES TRAJECTOIRES DIVERGENTES 

les plus vulnérables. Des réformes destinées à réduire les résolution de la dette afin d’éviter tout surendettement.
obstacles structurels à la croissance, en encourageant par Une coopération est également nécessaire pour atté-
exemple la participation au marché du travail, aideraient nuer les effets du changement climatique et accélérer la
à ramener progressivement l’inflation vers le niveau transition écologique, notamment, comme le montre le
visé et à réduire la dette. Une coordination multilaté- chapitre 3, pour assurer des flux transfrontaliers réguliers
rale plus rapide et plus efficiente s’impose en matière de de minerais essentiels.

Fonds monétaire international | Octobre 2023 v

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