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Le module de sociolinguistique présente le marché linguistique marocain et son évolution à travers le prisme des théories de Pierre Bourdieu, notamment la notion de capital linguistique et d'habitus. Il souligne l'importance de la socialisation linguistique dans la formation des individus et leur adaptation aux normes scolaires et sociétales. La constitution de 2011 a également redéfini le paysage sociolinguistique marocain, en officialisant l'arabe et l'amazigh, ce qui nécessite une réévaluation des concepts sociolinguistiques existants.

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Le module de sociolinguistique présente le marché linguistique marocain et son évolution à travers le prisme des théories de Pierre Bourdieu, notamment la notion de capital linguistique et d'habitus. Il souligne l'importance de la socialisation linguistique dans la formation des individus et leur adaptation aux normes scolaires et sociétales. La constitution de 2011 a également redéfini le paysage sociolinguistique marocain, en officialisant l'arabe et l'amazigh, ce qui nécessite une réévaluation des concepts sociolinguistiques existants.

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Module : Sociolinguistique Semestre 6_2019 / 2020

Cours à distance présenté par - Professeur : Omar ABDOUH

Transcrit par M. Ouzlim

Capsule 1 :
En tant que sociolinguiste, j’ai choisi dans cette présentation de parler du processus
sociolinguistique et la situation du marché linguistique marocain.
Il y a un cadre théorique qui a été créé depuis la révolution qu’a annoncée De Saussure dans son
cours linguistique générale en essayant de faire d’une manière ou d’une autre, fait exploser cette
problématique de la linguistique, lui donner des projections qui ont permis à pas mal de chercheurs
d’opter pour d’autres approches comme la sociolinguistique, la psycholinguistique, la sociologie du
langage : toutes ces sciences ont pris forme suite à ce que De Saussure a énoncé dans son cours
de linguistique générale surtout en créant cette panoplie de dichotomies signifiant/signifié,
langue/parole.
Le processus socialisation et marché linguistique, si nous l’avons dessiné ainsi, c’est que la
sociolinguistique table sur l’existant. C’est-à-dire, un cadre linguistique dans lequel deux individus
essaient de communiquer entre eux. Ces gens-là, dans n’importe quel cadre sociétal, ne cherchent
pas à théoriser ou recevoir des signaux pour pouvoir communiquer. Chacun a sa propriété
linguistique et essaie de l’exposer bien entendu comme ça été défini par Pierre Bourdieu dans le
marché linguistique.
Ce que parler veut dire, est une référence de taille. Bourdieu l’a écrite dans un sens pour permettre
de rendre la tâche facile afin d’appréhender ce langage qui est la langue, qui est le parler dans un
carré sociétal qui peut éventuellement évoluer, il peut être dominé, il peut être exposé à des
fluctuations. Celles-ci viennent de la dynamique sociétale.
Il y a un concept fondamental qu’on appelle la mobilité sociale. C’est un concept qui trace
l’itinéraire, l’ascension des individus dans cette pyramide évolutive qu’on trouve au sein de la société.
Tous les sociologues ont défini la société comme une stratification construite de classe A, classe B et
classe C, cela nous permet, à travers ce cours-là, de visualiser cette pyramide sur le plan
linguistique.
Le marché linguistique, s’il est appelé ainsi, c’est qu’il présente des différences entre individus qui
essayent de présenter des produits linguistiques qui suivent la différenciation qui existe entre la
stratification sociale. Donc, une classe A a sa propre production linguistique, la classe B aussi et la
classe c la même chose. Donc, les individus, au sein de la société, essaient de se présenter dans un
cadre linguistique qu’on appelle marché linguistique qui se différencie ainsi. Alors, chaque individu
est à la fois juge et partie. C’est-à-dire, quand je parle, je suis en train de présenter un produit. Je
suis jugé par les individus, ils peuvent me classer, me stratifier et peuvent m’identifier et vis-versa.
Donc, vous êtes issu d’une classe donnée, ou d’une catégorie donnée, vous êtes toujours affiché en
tant que telle en fonction de votre appartenance. Donc, il n’y a pas de jugement de valeur dans ce
que je suis en train de dire. Ce sont des identifications qui se font ç travers des codes, à travers des
registres et qui se font à travers une certaine culture que pour Bourdieu a appelé habitus. C’est-à-
dire, l’habitus de classe ou de catégorie.
Au sein de la société, les gens n’acquièrent pas une langue parce qu’ils ont désiré de l’apprendre.
Il y a ce qu’on appelle le processus de socialisation qui mène les gens d’un point à un autre et il se
trouve à la fin dépositaire de ce qu’on appelle un habitus.
Si je suis issu d’une certaine catégorie sociale, j’ai suivi un itinéraire éducationnel au sein de ma
famille, de mon quartier, de ma ville ou de ma catégorie sociale de mes parents, donc je suis en
quelque sorte celui qui capitalise tout ça et il propose le moment venu dans un contexte et dans la
situation donnée.
Les individus quand ils arrivent dans une situation de communication, ils sont tous dépositaires
d’un habitus particulier. Le sens commun oblige d’adopter des stratégies pour se comprendre, pour
s’entendre et pour communiquer d’une manière ou d’une autre.
Exemple : si vous êtes au sein de la faculté avec vos amis, les étudiants qui viennent de différentes
régions, si vous êtes arabophone concernant le registre langue maternelle arabe, vous allez parler le
dialectal. C’est un fait. Ce dialectal-là maitrisé par vos camarades. À partir de ça, on peut vous taxer
d’appartenir si je parle d’Agadir, si vous parlez dans votre style, votre accent de la région d’Agadir en
arabe ou bien vous allez être taxé de quelqu’un qui appartient à Houara, à Taroudant, à Tiznit… Tout
ça, ce sont des références géographiques mais ils sont aussi classés sur le plan linguistique. Les
individus ne se radent pas de dire moi j’ai la meilleurs langue mais ils essaient de se dire moi j’ai la
bonne langue quelle que soit sa nature. Les gens qui sont autour de nous ont tous un capital
linguistique particulier. Le sens commun les oblige à utiliser le médium qui leur permet d’éviter toute
sorte de caractéristique spécifique. Je m’explique, si je suis de la région de Souss et je parle le
tachelhit, il y a des gens qui prononcent le mot « nihak », d’autres jeunes « nighak », d’autres disent
« nikhak ». Donc, trois variantes qui distinguent et qui font distinguer les individus ensemble.
Si je suis dans un contexte formel au sein de la faculté, je vais tout faire pour éviter les particularités
de ma région. Donc, le marché linguistique-là, impose ses règles à tout le monde. Et puis les
étudiants essaient de tout faire pour se mettre à la norme et éviter ce qu’on appelle les particularités,
les traits diacritiques. Donc, les gens sont obligés d’utiliser le principe de l’hypercorrection ou bien
il devient un réflexe naturel face à des situations externes, des situations formelles d’utiliser le
principe de l’autocorrection afin de camoufler les traits diacritiques régionaux, locaux…Là, nous
sommes toujours dans le processus de socialisation qui est marquée par trois grandes étapes :
La première c’est la famille, ce sont donc les relais de légitimation. Tout le monde acquiert les
réflexes linguistiques, le capital linguistique depuis sa famille et bien entendu, il le développe au fur et
à mesure. P. Bourdieu disait que le capital linguistique a été défini pour être fructifié. Le capital
linguistique n’est pas quelque chose qui reste figée. Puis l’école et après le milieu du travail ou la
société dans le sens large du terme. C’est-à-dire, la famille vous donne tous les ingrédients, tous les
réflexes de votre langue, de votre capital linguistique que vous transportez à travers ce processus-là
et vous le faites améliorer. Une fois à l’école, on met en présence ce capital qui a été le legs
historique, culturel, familial et qui se trouve confronté à la norme de l’école. Cette norme de l’école
est un relais de légitimation de tout ce qui est acquis. Si nous avons un certain parler qui est loin de
la norme de l’école, ce parler-là, il doit se trouver dans la difficulté dans le mesure où celui qui l’utilise
et le présente devant l’école, il doit fournir le maximum d’effort. Donc, c’est une question
d’adaptation.
Vous êtes ici, dans la région d’Agadir et vous vous trouvez ailleurs, vous êtes obligé d’adapter votre
façon de parler, votre style, votre comportement linguistique tout simplement avec les normes de la
région où vous vous retrouvez par la suite. Donc, il y a toujours une confrontation entre les
différentes acquisitions et toujours dans le sens de vérification afin de donner une valeur à ce que
vous avez. Ça, c’est la notion du marché. Tout ce que nous avons, il ne peut être distingué que
comme un produit qui doit avoir un prix et les gens qui sont en face de vous, ils sont en quelque sorte
les juges qui vous donnent la note qui doit être en fonction de la norme plus ou moins positive ou
négative. C’est-à-dire, l’étudiant qui a eu un parcours dans le milieu où il n’a jamais pratiqué la
lecture ou l’écriture, arrive donc à l’école, il doit commencer à zéro afin d’apprendre un langage
formel. Mais ce langage formel doit être aussi évalué par la norme. Ceci dit, chaque individu, quand il
arrive à l’école, il est confronté au même examen. Il doit présenter ses produits, il doit être évalué et
on doit lui donner un prix. C’est-à-dire, il va réussir avec difficulté ou sans difficulté. C’est le principe
de toutes les sociétés au niveau universel.
Les relais de légitimation donnent une valeur à ce que nous apportons comme produit, à ce que
nous apportons comme capital linguistique. Et c’est ça qui façonne l’autre marché qui est le marché
scolaire ou universitaire. Les individus quand ils arrivent avec un capital linguistique à partir d’un
contexte, d’une situation ou d’un milieu géolinguistique, ils arrivent à l’école et se trouvent confrontés
à la vérification de leurs capitaux et essaient de s’adapter pour devenir ce qu’on peut appeler les
bons ou les mauvais élèves. Donc, l’école ne cherche pas à gratifier les gens qui ont de très bonnes
notes mais elle cherche à former les individus afin d’aller de l’avant et d’essayer de pérenniser le
système scolaire. Donc, c’est un système qui est basé sur des techniques, sur la pédagogie, sur la
didactique et donc l’école se trouve aussi, là, confrontée à un double problème, non seulement
évaluer les étudiants ou les élèves mais aussi de leur donner les chances afin de leur permettre cette
ascension et cette mobilité par le biais de ce grand relais qui est l’école.
Parmi les références bibliographiques que je vous ai données, vous avez entre autres :
Pierre Bourdieu qui parle des héritiers et de la reproduction ;
Richard Hoggart qui parle de la culture du pauvre. Et là, on parle des boursiers, c’est-à-dire, les
difficultés qu’un étudiant peut rencontrer et pour devenir le bon élève, qu’est-ce qu’il doit accomplir
comme effort afin de réussir son parcours de combattant ;
Basil Bernstein que lui parle de langage et classes sociales. C’est lui qui a répertorié au niveau de la
langue le code élaboré et le code restreint ;
William Labov qui a dans cette possibilité que nous avançons, il a fait un travail énorme au niveau
sociolinguistique mais surtout il parle de l’utilité de la sociolinguistique quand il a attaqué un grand
problème qui est l’échec scolaire. C’est le fameux procès d’Ann Herbert que les mamans des élèves
qui ont subi l’échec scolaire au Massachussetts dans cette localité d’Ann Herbert et bien entendu
pour l’école, les élèves qui ont échoué, ce sont des élèves qui ont des difficultés au niveau
dyslexique, de la langue, logique…mais les chercheurs sociolinguistes ont démontré que ces élèves-
là, ont effectivement des difficultés par rapport à la norme scolaire, ce n’est parce qu’ils sont
anormaux qu’ils ont des difficultés. Anormaux, terme au niveau de l’article lui-même, parce que les
psychopédagogues ont relevé des anomalies au niveau du côté émotionnel, de la logique…
Exemple : un enfant quand on lui présente un arbre, il dit « tree » ; quand on lui présente un oiseau, il
dit « bird » et quand on met l’oiseau sur l’arbre, là, c’est le hic. Est-ce que l’oiseau est sur ou dans
l’arbre ? dans leur expression, on a relevé que l’enfant dit « l’oiseau est dans l’arbre » pas « sur
l’arbre ». il y a une contradiction par rapport à l’anglais standard. Suite à cela, les psychopédagogues
ont taxé et étiqueté les étudiants comme des étudiants qui ont des difficultés au niveau du
raisonnement. Le procès présenté par les mamans devant un tribunal avec l’argumentation des
sociolinguistes, ils ont démontré comme quoi ces enfants-là, ont des difficultés pas par rapport à
l’école mais parce qu’ils maitrisent un autre langage qui est le vernaculaire noir américain qui n’a rien
à voir avec l’anglais standard. Mais l’école n’avait pas saisi cette différence qui n’est pas du tout une
variante mais autre chose. Alors, par le tribunal, la constitution américaine a été amendée pour
introduire l’égalité des minorités et que la faute est à la pédagogie qui doit prendre en charge ces
différences qui existent entre les différentes communautés.
Il faut dire que l’école aussi passe par des situations qui sont conflictuelles par rapport à ce qu’elle
reçoit comme clients, les élèves ou les étudiants. Mais ces relations conflictuelles, elle arrive à les
surmonter parce qu’elle construit des passerelles qui permettent aux étudiants et aux enfants qui ont
des difficultés afin d’acquérir d’autres compétences qu’ils n’ont pas pu les avoir à partir de leur niche,
leur point de départ via le processus de socialisation. On leur inculque donc des méthodes par des
moyens d’encouragement comme les boursiers chez Hoggart qu’on encourage, on lui donne une
bourse, donc on le soutient et on essaie de l’isoler de son milieu mais aussi on l’encourage avec de
bonnes notes, avec des félicitations et donc l’élève se croit immunisé par rapport à son
apprentissage du départ et s’engage dans son parcours de combattant et devient ce qu’on appelle le
bon élève. Ce bon élève c’est aussi une construction qui a été faite par l’institution pédagogique afin
de pérenniser cette notion d’excellence au niveau de l’école.
Il y a un autre point qu’il faut relever dans ce processus de socialisation, c’est que les uns et les
autres quand ils s’engagent dans ce parcours de combattant, ils se trouvent dans l’obligation d’aller
plus loin. Le marché linguistique avec son processus peut rester comme un titre valable pour toutes
les approches dans le domaine de la sociolinguistique.
Pour revenir au paysage sociolinguistique marocain, nous avons des langues, des dialectes,
parlers …etc. et des variantes à n’en plus finir comme dans n’importe quelle société. Ce qu’il faut
garder à l’esprit, c’est que le paysage sociolinguistique quelle que soit sa nature, c’est un paysage
qui n’est pas figé. C’est un paysage qui se développe au fur et à mesure. Si je prends notre pays, le
Maroc, comme exemple depuis les années 70, donc c’était en vogue le fait de travailler sur les
dialectes, le fait de travailler sur la différence entre la langue officielle et ces dialectes… arrivé en
2011, il y a eu nouvelle constitution qui a bouleversé complétement le paysage sociolinguistique
marocain dans la mesure où les langues qui ont été considérées avant comme faisant partie des
paysages sociolinguistiques marocains et n’étaient pas considérées comme langues officielles. C’est
par la force de la constitution qu’elles le sont devenues. Donc nous avons deux langues officielles,
l’arabe et l’amazigh. C’est une nouvelle situation qui nous oblige à revoir nos concepts fondateurs de
la sociolinguistique.
Sur ce, tous les concepts utilisés et empruntés à la sociologie jusque-là, que ce soit pour faire des
enquêtes, que ce soit pour les utiliser comme des mesures d’indication ou d’identification ou de
localisation, on s’est trouvé obligé aujourd’hui , depuis 2011 de les revoir et essayer de leur donner
d’autres sens. C’est-à-dire, le champ sociolinguistique marocain est devenu très riche par rapport à
la présente configuration qui précédait la constitution de 2011.
De l’autre côté, tout ce qui était jusque-là considéré comme norme langue officielle, langue
soutenue… il a été aussi bouleversée par le biais de tout ce qu’on appelle ce mot magique le web
4.0 qui lui-même a changé la configuration de l’utilisation de la langue , a changé les critères de
stratification au niveau linguistique dans notre société comme dans n’importe quelle société, et de
même on peut dire qu’il a complétement changé la première configuration au niveau sociologique.
C’est-à-dire, si on considérait les relais de légitimation qui était la famille avec ses composantes, le
groupe de pairs, le quartier, la ville, la tribu….aujourd’hui, on n’est plus dans cette configuration-là
parce qu’on est au niveau universel. Donc, l’individu, qu’il soit dans un douar ou dans une grande ou
petite ville, aujourd’hui, il utilise un relais fondamental qui ne le gronde pas, qui ne lui rejette pas ce
qu’il pense mais ce qu’il dit ne le corrige pas avec méchanceté, qui au contraire, qu’il lui donne toutes
les possibilités pour s’exprimer et mettre ce qu’il a comme capital linguistique en exergue au niveau
universel. Ce n’est plus au niveau de telle ou telle institution mais il peut le mettre comme produit
pour l’humanité toute entière. Quand on est sur le Facebook, Quand on est sur le whatsapp, au
niveau de tout ce qui touche le monde des nouvelles technologies, l’individu se trouve aujourd’hui en
quelque sorte libre de suite et l’androïde constitue l’unique relais de légitimation. Ce n’est pas
quelque chose de péjoratif, là on peut se poser la question, est-ce qu’on va le taxer de déviant ? Est-
ce qu’on va le taxer de quelque chose qui n’a pas de fondement et qui n’est pas du tout normatif …
non, l’androïde pour tout individu aujourd’hui est devenu le reflet de la boîte cachée de la société.
C’est-à-dire si je ne peux pas utiliser tel ou tel langage dans mon milieu familial, je peux très bien
l’exposer à des milliers sinon à des millions d’individus et qui vont me répondre sans aucun problème
parce qu’ils vont me prendre au sérieux d’une manière ou d’une autre, ils vont commenter, critiqué
mais je reste toujours le maître d’œuvre parce que le médium de ce androïde me permet l’utilisation
de ce que j’ai envie d’exprimer, je dis haut ce que je pense bas et donc ce qui fait, ça a créé une
nouvelle révolution que ce soit au niveau de l’expression ou que ce soit au niveau de la posture de
l’individu au sein de la société. Je n’ai plus de problèmes si je suis en quelque sorte mal vu dans ma
famille en utilisant des expressions …donc je suis accepté par d’autres et ça me permet de me
projeter dans l’avenir. Si je dis ça, c’est tout simplement pour comprendre comme quoi tous les
critères objectifs sur lesquels nous avons construit la théorie ou le modèle sociolinguistique jusqu’à
maintenant en empruntant bien entendu des concepts à la sociologie et à la psychologie ou à la
psychosociologie, aujourd’hui, sont ce paradigme-là, il est devenu caduc dans le sens objectif parce
que comment aujourd’hui réfuter un texte qui est compris par des millions d’individus.

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