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Notions essentielles de comptabilité 2012-2013

Le document présente les bases de la comptabilité, définissant son rôle comme un système d'organisation de l'information financière pour les entités. Il décrit le Plan Comptable Général, ses objectifs, et les principes comptables fondamentaux, ainsi que les flux économiques et les documents comptables nécessaires pour enregistrer les opérations. Enfin, il souligne l'importance de l'image fidèle dans les états financiers et le respect des règles comptables pour une gestion efficace des ressources.

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Notions essentielles de comptabilité 2012-2013

Le document présente les bases de la comptabilité, définissant son rôle comme un système d'organisation de l'information financière pour les entités. Il décrit le Plan Comptable Général, ses objectifs, et les principes comptables fondamentaux, ainsi que les flux économiques et les documents comptables nécessaires pour enregistrer les opérations. Enfin, il souligne l'importance de l'image fidèle dans les états financiers et le respect des règles comptables pour une gestion efficace des ressources.

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Comptabilité

2012-2013

Licence 1 droit et science politique

Beandrasoa MARIO
NB :

Il faut toujours avoir sur soi le «plan comptable générale PCG5 ».

La comptabilité est prévue pour n’importe quelle société, pour n’importe quel individu. Il faut toujours se mettre
à la place d’une entité (n’importe quelle personne, n’importe quelle société, tout le monde peut être une entité).

CHAPITRE I : NOTION DE LA COMPTABILITE :

A°) Définition :

D’après le dictionnaire Larousse, la comptabilité est définie comme la science qui a pour objet la conception et la
coordination rationnelle des comptes relatifs au produit1 du travail et aux transformations du capital2.

Par contre le plan comptable 2005 définie la comptabilité comme un système d’organisation de l’information
financière permettant de saisir, classer, évaluer, enregistrer des données de base chiffrées ou non
correspondant aux opérations de l’entité et de présenter des états financiers donnant une image fidèle de la
situation financière, de la performance et de la variation de la situation financière de l’entité à la date de la
clôture de compte.

1°) Entité :

L’entité est considérée comme étant un ensemble autonome distinct de ses propriétaires associé ou
actionnaires. Elle peut être une personne physique ou morale qui a pour but de produire en vue d’en tirer un
profit. On peut donc cité comme entité les entreprises publiques, parapubliques3 ou économie mixtes4.

On peut aussi citer comme entité les coopérative, les associations, les organismes non gouvernementaux et ceux
qui produisent des biens et des services dans la mesure où ils exercent des activités économiques qui se fonde sur
les actes répétitifs. Toute entité est régit par un plan comptable générale.

2°) Les données de bases :

Les données de bases traitées en comptabilité ont pour origine un flux économique5.

3°) Les traitements comptables :

L’information financière est obtenue à partir des pièces justificatives qui doivent être classées par catégories
d’opérations. Ces pièces sont ensuite saisies et enregistrées dans des documents comptables selon des règles et
principes fondamentaux.

4°) Les états financiers :

Les états financiers sont normalement établis annuellement, ils comprennent un bilan (situation financière), un
compte de résultat (performance de la situation financière), un tableau des variations des capitaux propres, un
tableau des flux de trésorerie. L’annexe précis des méthodes utilisées et donnent des compliments d’information
sur le bilan et le compte des résultats.

5°) Image fidèle :

L’information nécessaire à l’établissement des états financiers doit être complète et utiles. A cette effet, pour
valable, l’information doit avoir les caractéristiques suivantes :
1
Produit : bénéfice
2
Capital : apport ayant pour but d’obtenir un bénéfice.
3
Parapublique : il y a à la fois actionnaire privé et l’état.
4
Economie mixte : appartienne à l’état mais ce sont des fonctionnaires privé qui y travail, la comptabilité est privé.
5
Fux économique : Un échange de l’entité avec son environnement.
 L’information doit être intelligible c.-à-d. facilement compréhensible par tous utilisateurs.
 L’information doit être pertinent c.-à-d. elle peut influencer les décisions économiques des utilisateurs en
les aidants à évaluer les évènements passées présents ou futurs.
 L’information doit être fiable c.-à-d. exempte d’erreur, d’omission et de préjugé.
 De plus, l’information doit être comparable c.-à-d. établie et présenté dans le respect de la permanence
des méthodes qui permet d’effectuer des comparaisons dans le temps et dans l’espace.

La recherche de l’image fidèle implique notamment le respect des règles et des principes comptables.

B°) OBJECTIF DE LA COMPTABILITE :

L’activité de l’entité entraine un certain nombre d’opération interne et des opérations d’échange avec des agents
extérieures. Ces opérations plus ou moins complexes doivent être constatées au sein de l’entité en faisant appel à
la technique comptable qui consiste à classer, à analyser et enregistrer tous les faits modifiants ou susceptible de
modifier la situation du patrimoine de l’entité.

Pour atteindre les objectifs, la comptabilité a été normalisée, réglementée et contrôlée. L’activité d’une entité
nécessite la prise de décision nombreuse et grâce aux différents documents comptables, la comptabilité
régulièrement tenue permet de fournir au décideur économique des informations fiables, compréhensibles et
significatives.

CHAPITRE 2 : LE PLAN COMPTABLE GENERALE :

La comptabilité est organisée à partir des règles précises que toutes les entités sont tenues de respecter. Ces
règles sont réunies dans un cadre bien déterminé appelé « LE PLAN COMPTABLE GENERALE ».

I°) L’OBJECTIF DU PLAN COMPTABLE GENERALE :

Le Pcg appliqué dans toutes les entités à Madagascar a fait l’objet du décret 2004-272 du 18 février 2004 (J.O
26/04/2004) entrée en vigueur le premier janvier 2005 cohérent dans les normes comptables internationales.

Ce plan comptable générale rappel les principes comptables fondamentaux des 2000 de comptes et présentent
les modèles des états financiers. De plus, ce Pcg précis la nouvelle nomenclature des comptes ou plan des
comptes. De plus le pcg précis le fonctionnement des comptes, du bilan ou du résultat. En plus, les
caractéristiques qualitatives de l’information financière à savoir l’intelligibilité, la pertinence, la fiabilité et la
comparabilité, le pcg montre les conventions comptables de bases et les principes comptables fondamentaux.

A°) Convention comptable de base 6

B°) Principe comptable fondamentaux 7

II°) LE PLAN DES COMPTES :

Le plan de compte se caractérise par le mode de codification décimal. Il a pour but de classer et d’organiser des
comptes pour donner une liste que l’entité peut utiliser. Les comptes sont regroupés en catégories homogène
appelé « classe ». Il existe 2 catégories :

a) Les classes de comptes ou de situation ou de bilan réparti dans les 5 premières classes.
 Classe 1 : compte des capitaux propres et passifs non-courants ;
 Classe 2 : compte de mobilisation ;
 Classe 3 : compte de stock ;

6
Voir Polycopie
7
Voir Polycopie
 Classe 4 : compte de tiers ;
 Classe 5 : compte financier ;
b) Les classes de gestions détaillées dans :
 Classe 6 : compte de charge ;
 Classe 7 : compte de produit ;

Chaque classe est en compte qui est subdivisés par des numéros à trois chiffres ou même plus dans le cadre d’une
codification décimal. La classe est représentée par le premier chiffre (ex : 535, c’est la classe 5 qui est le compte
financier).

III°) PRINCIPE D’ORGANISATION COMPTABLE DE BASE :8

JOURNAL

 Date (actualisé) ;
 Evènement (successive) ;
 Pièce justificative (preuve) ;

NB :

Bilan : Photo d’une date bien déterminé. A mettre dans le journal.

IV°) LES FLUX ECONOMIQUES :

L’entité fait face à des nombreuses opérations qui peuvent être décomposés entre :

 Définition technique : les flux sont des mouvements de valeurs homogènes effectués par l’entité soit avec
d’autres entités ou d’autres agents économiques (flux externe) soit à l’intérieure de l’entité elle-même
(flux interne).
 Caractéristique des flux : un flux se caractérise par
1°) son origine ou point de départ (d) : c’est l’origine d’une Ressource « R » ;
2°) son point d’arriver : c’est l’Emploie d’une ressource « E » ;
3°) son montant : c’est la valeur exprimé en unité monétaire ;
 Analyse comptable des flux : la comptabilité a pour tâche d’analyser et d’enregistrer les différents flux
intéressant l’entité. Ces flux sont mesurés en unité monétaire et analysés en flux réel 9et en flux
monétaire ou financier10.

A°) Les flux externes :

Les flux externes mettent en jeu au moins 2 agents économiques.

B°) Les flux internes :

Les flux internes ne concernent qu’un agent économique. Les opérations internes ne se matérialisent pas par un
échange, elle se traduit par un flux unique, sans contrepartie.

Les flux externes se décomposent en flux réel, en flux monétaire et flux de résultat.

8
Voir polycopie
9
Transfert de bien
10
Transfert d’argent
Ex 1 : L’entité E vend en espèce 500000Ar de marchandise à son client C. Il y a donc ici deux agents économiques
bien distincts c’est-à-dire il y a une coupure quelques parts. Il y a un point de départ qui part de E et qui arrive sur
le point d’arriver en C, c’est le flux réel. Par contre le sens contraire est un flux monétaire, le point de départ va de
C qui est la monnaie et le point d’arriver est l’entité E.

Il y a une opération chez l’entité E et il y a aussi une opération chez l’entité C. chez C, il y a un flux réel de sortie et
un flux financier d’entrer.

1°) Graphe :

Entité E (flux réel de sortie) Entité C (flux réel d’entrée) : Flux réel

Entité C (flux financier de sortie) Entité E (flux financier d’entrée) : Flux financier

2°) Analyse de l’opération :

Premier analyse: Chez l’entité E :

 Il y a sortie de marchandise correspondant à un flux réel de sortie= ressource= vente de marchandise ;


 Entrée de fond correspondant à un flux monétaire d’entrée= emploi= encaissement de prix de la
marchandise (valeur 500000) ;

Deuxième analyse : Chez l’entité C :

 Entrée de marchandise correspondant à un flux réel d’entrée= achat de la marchandise (valeur 500000) ;
 Sortie de fond à un flux monétaire de sortie= ressource= payement du prix de la marchandise (valeur
500000) ;

Toute opération économique réalisée par une entité économique avec les agents extérieurs donne lieu à la
création de deux flux externes de sens contraire mais de même valeur. Il en résulte que pour chaque opération
réalisée par une entité, on constate l’égalité fondamentale : Ressource = Emploi ou enfin Totale des ressources =
Totale des emplois.

C°) LE FLUX DE RESULTAT :

Le résultat peut être une perte ou un bénéfice.

Ex : la société Recoule à acheter une marchandise d’une valeur de 3Millions. Elle revend au comptant se
marchandise à la société Main avec un bénéfice de 20% du prix d’achat :

o Prix d’achat : 3000000Fmg


o Bénéfice : 600000Fmg
o Prix de vente : 3600000Fmg

1°) Schéma :
Opération chez Recoule Opération chez Main
vendeur(R2) : flux réel de sortie Acheteur (E) : flux réel d’entrer
Valeur : 3600000 Valeur : 3600000
Flux de résultat :
E= R2-R1
V=600000
vendeur(E) : flux financier d’entrer Acheteur (R) : flux financier de sortie

N.B :

Le bénéfice réalisé correspond à une création de valeur par l’entité, il constitue une Ressource propre et
définitive de l’entité. Par contre une perte subite correspond à une consommation de valeur par l’entité, elle
constitue ainsi un emploi définitif.

En conclusion, l’entité considérée comme un agent économique dispose des moyens (ressource) et utilise ces
moyens (emploi) pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. Le comptable ne peut se satisfaire de cette
analyse en terme de flux étant donnée les difficultés pratiques qu’elle implique. Il est donc nécessaire de traduire
ces flux en instruction comptable dans les livres prévus à cet effet. Les termes « emploi » seront remplacés par le
mot « Débit » et les termes « ressource » seront remplacés par le mot « Crédit ».

Il faut retenir qu’en tout emploi correspond à une relation équivalente, ce qui implique qu’en tout élément de
débit doit correspondre à un élément de crédit, c’est le principe de la comptabilité en Partie Double.

CHAPITRE IV LES DOCUMENT COMPTABLE ET LES LIVRES DE COMPTABILITE :

L’entité doit procéder à une organisation comptable qui permet un contrôle à la fois interne et externe. Dans une
telle conception, l’information doit être transmise à l’aide d’un support matériel appelé « pièce comptable ».
Tout systèmes comptables doit avoir comme base cette pièce qui permet d’enregistrer des faits comptables
nécessaire pour le suivie d’une entité.

A°) Les documents comptables :

Chaque constations comptables des flux ayant fait l’objet d’une institution dans les livres de comptabilités doivent
être justifiés par une pièce permettant de connaitre la nature et l’origine des opérations.

1. Les documents afférents aux flux réels :


 Bon de commande : l’ordre d’achat s’appelle la commande, il peut être verbale, par téléphone, par sms
mais il doit être confirmé par un écrit appelé « Bon de commande ». c’est un document commercial
établie par le client et sur lequel il inscrit toutes les informations relatives à l’achat qu’il se propose de
réaliser. Ce bon de commande comporte plusieurs mentions : Quantité voulue, condition de livraison,
proposition de modalité de payement ;
 Le bon de livraison : c’est un document établie par le fournisseur et remis directement au client au
moment de livraison. Ce bon de livraison comporte les mentions relatives à la désignation complète et les
référentielles des articles ou produits à livrer, les quantités à livrer, la référence de la commande. Le bon
de livraison est établie en deux exemplaires dont l’un est signé par le client et conservé par le fournisseur
pour preuve que réception est déjà fait.
 Les factures :
a)Facture de « Doit » ou facture normal : La facture constitue un document essentiel du commerce. C’est
un écrit dressé par le fournisseur et constatant les conditions auxquelles la vente a été réalisée. Il indique
le montant de la somme due au fournisseur par le client. C’est une pièce justifiant la vente effective des
marchandises et contient un certain nombre de renseignements concernant la quantité, le prix unitaire, le
prix total, les taxes divers, etc… quelques fois en y trouve la valeur des réductions accordées par le
vendeur à l’acheteur et la valeur des frais de transports et d’emballages.

b) Les factures spéciales : 1°) facture d’AVOIR appelé aussi note de crédit : cette facture se rapporte à une
erreur sur une facture antérieur, un retour de marchandise, des réductions à caractère commercial (RRR :
Rabais11, Remise 12et ristourne13) ; 2°) relevé de facture : c’est la décapitulation des factures normal et des facture
d’avoir envoyé par le fournisseur à un client pendant une période déterminé généralement le mois.

3°) Pro forma : elle est établie avant la passation de commande et a pour objet
de faire connaitre à l’acheteur le montant net d’une commande éventuelle.
4°) Facture relative au service consommé ou utilisé : ce sont des pièces
justificatives d’origines externe ou interne. On peut citer comme exemple les « redevances téléphoniques,
quittance, facture des transitaires14, bulletin de paie».

2. Les documents afférents aux flux financiers :


 Pièce de caisse ;
 Remise d’espèces ;
 Chèque ;
 Effet de commerce15 ;
 Bordereau de payement ;

II°) LES LIVRES COMPTABLES :

Tout système comptable doit d’une manière ou d’une autre satisfaire les fonctions essentielles :

 L’enregistrement chronologique exhaustif sur un journal des opérations réalisées par l’entité : Fonction
journal ;
 Les classements des opérations dans les comptes selon leurs natures économiques : il y a les produits, les
charges, les dettes, les créances : Fonction Grand livre ;
 L’élaboration des états financiers : Fonction inventaire ;

Le journal : un livre qui enregistre tous les opérations effectuées par l’entité dans le respect de certaines règles
technique et juridique :

Enregistrement chronologique de toutes les opérations ;


Formulation de chaque opération en égalité comptable ;
Vérification de l’exactitude des écritures ;
Transcription des opérations en langage comptable : utilisation des comptes prévus par le PCG ;
Tenu du journal sans blanc ni rature ni surcharge blanco (propre) ;
Tenu à jour du journal ;

11
Rabais : réduction pratiquée exceptionnellement sur le prix de vente pour tenir compte : de la non-conformité des articles ou produits livrés, d’un défaut de
qualité des produits, d’un retard dans la livraison.
12
Remise : c’est une réduction sur le prix de vente en raison de l’importance de la vente et de la qualité du client
13
Ristourne : C’est une réduction accordé sur un ensemble d’opération réalisé avec un même client pendant une période donnée
14
Ex : frais de douane
15
C’est une pièce utilisé pour les payements à crédit. Lettre d’engagement de payement plus tard.
Exemple d’un journal :

N° de compte N° de compte Nom de compte débit Valeur crédit : Valeur débit :


débit : crédit : Nom de compte
crédit
607 Libellé 10.000.000
401 Achat de marchandise 10.000.000
Fournisseur de bien et service
Facture N° 215 de Rakoto
Rakoto

CHAPITRE V LE BILAN :

1. Définition :

Le plan comptable général définie le bilan comme un tableau récapitulatif des actifs, des passifs, des capitaux
propres à la date de clôture des comptes d’une entité.

Le bilan peut être considéré comme une photographie de la situation financière de l’entité à une date précise.

On peut définir le bilan comme un document chiffré qui résume à une date donnée la situation du patrimoine de
l’entité. De cette dernière définition, on peut analyser les éléments du patrimoine en deux :

a. Les origines de ressource que l’entité dispose à une certaine date et qu’elle va utiliser plus tard : c’est
la série des origines des ressources représentés par les passif et les capitaux propres ;
b. Les utilisations des ressources qu’on a donné à l’entité, c’est la série des emplois représentants la
situation active. N.B : capitaux propres + passifs
2. La représentation des bilans :

Il faut le représenté à une date déterminée. Il se présente en deux parties, la partie gauche s’appelle l’actif on y
trouve les emplois et la partie droit capitaux propres et passif (ex : capital),

Actif Capitaux propre et passifs


Maison, matériel, employé,… Ressource

3. Le contenue du bilan :

On peut classer les éléments du bilan en deux : d’un côté les dettes et de l’autre côté les biens.

I. Actif :

Les actifs sont des ressources contrôlées par l’entité du faite d’évènement passé et dont elle attend des
avantages économiques futur. On peut définir les actifs comme l’ensemble des biens appartenant à l’entité ainsi
que les droits sur ces biens. L’actif du bilan est fait pour montrer les utilisations des ressources qu’on a donné à
entité.

On distingue 2 sortes d’actifs : Actif non courant et actif courant.

L’actif non courant comporte des éléments :

 Qui sont destinés à être utilisés d’une manière continue pour le besoin de l’entité (les immobilisations
corporelle et incorporelle) ;
 Qui sont destinés à la détention à des failles de placements financiers ;
 Que l’entité n’a pas l’intention où n’a pas la possibilité de réaliser dans les 12 mois suivant la date de
clôture de l’exercice (ex : les prêts à long terme) ;

L’entité comprend les éléments actifs courants :

 Que l’entité peut réaliser (vendre ou consommer) a l’occasion de son cycle de l’exploitation normal (stock
de marchandise ou matière première) ;
 Ce sont des éléments actifs qui sont détenus essentiellement à des fins de transactions ou pour une
courte durée (les créances, les clients appartiennent à l’entité) ;
 Comprend les éléments actifs qui constituent de la trésorerie ou à l’équivalent de la trésorerie ;
II. Les capitaux propres et passifs :
i. Capitaux propres :

Appelé aussi fond propre ou capital financier. Il correspond à l’excédent des actifs (courant et non courant) sur les
passifs (courant et non courant) : capitaux propres= actifs courants + actifs non courants – passifs courant et non
courant.

En terme financier économie, les capitaux correspondent au montant revenant au associé ou actionnaire
provenant des apports qu’ils ont effectué et cumulent des résultats successifs. On peut dire que les capitaux
propres sont des ressources provenant des propriétaires.

ii. Les passifs :

Les passifs non courants comprennent tous les éléments des ressources qui ne sont pas exigibles à court terme.

Les passifs courants comprennent les éléments de passifs :

 Que l’entité s’attend à éteindre à l’occasion de l’exploitation de son cycle normale (ex : les fournisseurs).
 Dont le règlement doit intervenir dans les 12 mois suivants la date de clôture de l’exercice.
Les passifs représentent les ressources de financement externe de l’entité. Il faut préciser toujours l’unité
monétaire utilisé dans un bilan.
Exemple :
Unité monétaire au-----------------
ACTIF CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS
Actif non courant (classe 2) Capitaux propres (classe1)

Actif courant (classe 3, 4, 5) Passifs non courant (classe1)

Passifs courant (classe 4)

LA NOTION DE RESULTAT :
La comptabilité a pour but de déterminer à la fin d’une période donnée le résultat issu de l’activité de l’entité
pendant ladite période. On calcule le résultat de l’entité une fois par ans, la période de référence est appelé :
« exercice » qui peut coïncider ou non avec l’année civile. Un exercice comporte 12 mois.
Départ d’un bilan : ACTIFS= CAPITAUX PROPRES + PASSIFS
RESULTAT= ACTIFS – (CAPITAUX PROPRES SANS RESULTAT + PASSIFS NON COURANT ET COURANT)
Résultat += si bénéfice actif> K propre sans résultat et passif ;
Résultat -= si perte actif< K propre sans résultat et passif ;
Ex : Au 31 décembre 2012, l’entité UCM a établi son bilan. L’inventaire de cette date donne le renseignement
suivant :
 Immeuble : 84 000 000
 Matériel de transport : 40 000 000
 Matériel et mobilier de bureau : 3 000 000
 Créance sur les clients : 7 440 000
 Les avoirs en caisse : 2 000 000
 Les avoirs en banque : 5 200 000
 Les dettes envers les fournisseurs : 18 000 000
 Le capital : 113 900 000

1°) Déterminez le résultat.


2°) Présentez le bilan au 31 décembre 2012.

Réponse :
1°) Détermination du résultat :
a) Actif N C : (classe 2)
 Immeuble : 84 000 000
 Matériel de transport : 40 000 000
 Matériel et mobilier de bureau : 3 000 000
127 000 000
b) A C : (classe3 ; 4 ; 5)
 Créance sur les clients : 7 440 000
 Les avoirs en caisse : 2 000 000
 Les avoirs en banque : 5 200 000
14 640 000
c) K Propre : (classe1)
 Le capital : 113 900 000

113 900 000

d) Passif non courant : (classe1)


e) Passif C : (classe4)
 Les dettes envers les fournisseurs : 18 000 000
18 000 000
Résultat= (127 000 000+ 14 640 000) – (113 900 000+14 000 000)
=9 700 000 bénéfice

2°) Présentation du bilan :


Entité UCM
Au capital de 113 900 000
Unité monétaire : Ariary BILAN AU 31/12/2012
ACTIF CAPITAUX PROPRE ET PASSIF

Actif non courant : Capitaux propre :


•Immeuble : 84000000  Capital : 113900000
•Matériel de transport : 40000000  Résultat: + 9740000
•Matériel et mobilier de bureau : 3000000
TOTAL ACTIFS NON COURANTS 127000000 TOTAL CAPITAUX PROPRES 123640000
Actif courant :
•Créance sur les clients : 7440000 Passifs courants :
•Les avoirs en caisse : 2000000  Fournisseur : 800000
•Les avoirs en banque : 5200000
TOTAL ACTIFS COURANTS 14640000 TOTAL PASSIFS COURANTS 8000000

TOTAL GENERAL 131640000 TOTAL GENERAL 13164000

NB : chacun des postes de bilan subi des modifications à la suite des opérations effectuées par l’entité.

Le bilan final au 31 décembre N-1 doit être égal au bilan initial au 1er janvier N selon le principe d’intangibilité du
bilan de compte.
Avant d’analyser les opérations et pour faciliter les analyses, il faut effectuer même dans les brouillons la
présentation des flux.

CONCLUSION SUR LE BILAN :


Chaque opération effectuée par l’entité modifie au moins deux postes du bilan. Le résultat est obtenu en faisant
la comparaison de deux bilans successifs. Les opérations au sein d’une entité sont nombreuses et l’établissement
d’un bilan dans chaque opération devient vite inutilisable. La présentation des bilans successifs présentent aussi
peu d’intérêt car certains éléments du bilan sont rarement modifiés (par ex : le capital, la construction, …) alors
que d’autres éléments varient constament (les éléments de trésorerie, le client, …)
Un bilan normalement est établi enfin d’un exercice comptable afin de déterminer le résultat. Afin de pouvoir
suivre les variations de chaque élément du bilan, l’entité doit enregistrer au jour le jour les opérations réalisées
dans le livre journal. A partir du journal, les opérations sont ensuite reportées dans les comptes dont l’ensemble
constitue le grand livre.

CHAPITRE VI LES COMPTES :

I) Définition et fonctionnement :

Le compte est un tableau qui sert à enregistrer tous les mouvements de valeur (augmentation ou diminution), se
rapportant à un élément déterminé. Ce tableau est divisé en 2 parties, dans la partie gauche s’appelle débit et la
partie droit crédit.

En flux, le débit s’appelle l’emploi et le crédit s’appelle ressource. Il y en a plusieurs représentations d’un compte :
1) Sous forme schématique qui est très simplifié en forme de « T », on dit alors « compte en T ».
2) Sous format fermé ou « à colonnes séparées » ;
3) Sous format ouvert ou « colonnes mariées » ;

NB :
 la date de l’opération doit être dans l’ordre chronologique
 le libellé c’est à expliquer brièvement l’objet de l’opération et à indiquer la référence de la pièce
justificative.
FONCTIONNEMENT DU COMPTE :
Toutes les opérations (augmentation et diminution) concernant un élément quelconque d’un état financier (ex le
bilan) vont être enregistrées dans le compte correspondant toutes au longue d’une période. Avant de mettre la
somme au débit ou au crédit du compte, il faut effectuer l’analyse de l’opération.
Exemple :
Enregistrez dans le compte banque les opérations suivantes :
- Dépôt 5 000 000 en espèce ;
- Achat par chèque des marchandises de 2 000 000 ;
- Retrait en espèce de 500 000 ;

Compte banque représente la créance que possède l’entité sur la banque. Il enregistre donc les emplois
provisoires des ressources.
Le dépôt de 5 000 000 en espèce est un emploi, par convention, on inscrit cet emploi au débit du compte
(augmentation des emplois).
Le payement par chèque d’un achat de marchandise est par contre une diminution d’emploi et permet une
ressource. Il en est de même pour le retrait de 500 000. Par convention ces deux opérations sont enregistrées
dans le crédit du compte. Il existe des termes spécifiques qui se rapportent à l’étude des comptes.

Débit Banque Crédit

5 000 000 2 000 000


500 000

a) Imputation :
C’est l’inscription d’une somme dans un compte, c’est-à-dire mettre une somme au débit ou au crédit des
comptes.
b) Solde du compte :
A la fin d’une période déterminé, il est nécessaire d’arrêté un compte et de dégager un solde. Un solde est égal à
la différence entre le total des sommes au débit et le total des sommes au crédit. On peut dire que le solde
indique la situation ou position du compte. Le solde est de même nature que celui du côté le plus fort ou le plus
élevé.
Si le total des sommes au débit est supérieur au total des sommes au crédit, on que le solde est débiteur. Si le
total des sommes au débit est inférieur au total des sommes au crédit, on parle de solde créditeur. Si le total des
sommes de débit est égal au sommes de crédit, le solde est nul ou le compte est soldé (solde= 0).
c) Arrêt d’un compte :

Arrêt d’un compte, c’est effectuer le total des sommes inscrites au débit d’une part et le total des sommes
inscrites au crédit d’autres part et de dégager par différence le solde.

Si le solde est débiteur, on le porte du côté du crédit et si le solde est créditeur, on le met du côté du débit. Ainsi,
le total du débit du compte est égal au total du crédit du compte.

d) Ouverture d’un compte :


Pour la réouverture d’un compte, le solde dégagé lors du dernier arrêt est repris et inscrit dans la colonne
correspondant à sa rentrée.
e) Principe de la comptabilité à partie double :

Il a été mentionné qu’en toute emploi correspond une ressource équivalente. Une modification de valeur
enregistrée dans un compte doit s’accompagner obligatoirement d’une modification de même valeur dans un
autre compte. Une opération fait donc intervenir au moins 2 comptes distincts dont l’un est débité et l’autre
crédité. D’une façon générale, lors de l’enregistrement d’une opération, il doit toujours y avoir une égalité entre
les valeurs débitées et les valeurs créditées. C’est le principe de la comptabilité à partie double.

CLASSIFICATION D’UN COMPTE

On distingue généralement 2 grandes catégories de classe de comptes. Les classes de compte de gestion et les
classes de compte de situation ou du bilan.
1) La classe des comptes de bilan :

Les comptes de bilan sont des comptes inscrits au différent élément des actifs aux capitaux propres et des passifs.
Ce sont les comptes dont les soldes sont en fin de l’exercice reportés au bilan. Normalement, à chacun des postes
de bilans correspond un seul compte.

a) Les comptes actifs


Les éléments d’actifs sont classés en fonction de la destination des biens dans une société. Et on les classes en
éléments courant et en élément non courant.
 Actif non courant :
Les immobilisations incorporelles (20), ce sont des actifs non monétaires, identifiables et sans aucune
substance physique : le fond commercial est le droit sur la clientèle appartenant au précédent exploitant
(ex logiciel : c’est le droit d’exploitation des logiciels) ;
Les immobilisations corporelles, ce sont des biens mobilier ou immobilier détenu par une entité pour la
production ou fourniture de bien et service, la location ou l’utilisation à des fins administratifs et que
l’entité a l’intention d’utiliser sur plus d’un exercice.
Les immobilisations en cours, ce sont les immobilisations non achevées à la fin de chaque exercice ainsi
que les avances versées par l’entité à des tiers en vue de l’achat future d’une immobilisation.
Les immobilisations financières, ce sont les créances durables comme les titres de participations (action
par exemple), les dépôts et cautionnements versés (ce sont des sommes versés à des tiers à titre de
garanties du contrat ou à titre de cautionnements : compteur de JIRAMA mais on doit payer tous les mois
à la JIRAMA « 275 »).

 Actifs courant :

Il est constitué des ressources données à l’entreprise et destinées à se renouveler rapidement (au plus tard dans
les 12 mois du cycle d’exploitation.

Les stocks et en cours : ce sont des biens qui entre dans le cycle d’exploitation ou de production de
l’entité. On y trouve les matières consommables, les emballages, les produits et les marchandises (ce sont
des biens achetés et vendus sans transformation de la part de l’entité).
Les créances et assimilés : on peut en distinguer les clients, le fournisseur (créance pour emballage à
rendre) les avances du personnels, les débiteurs divers.
Les trésoreries : on a surtout les banques et les caisses.
b) Les comptes des capitaux propres et passifs :
Ces comptes décrits l’origine des ressources destinés à être utilisés. Suivant leur origine, ces ressources sont
classées en ressource propre ou capitaux propres et en ressource étrangère c’est-à-dire les passifs.
1. Capitaux propres :

Ces capitaux propres peuvent être externe (apport des propriétaires ou des associés) ou interne (bénéfice ou
perte généré par l’exploitation de l’entité). on peut citer le capital, le report à nouveau, le résultat de l’exercice.

2. Les passifs :

Ils sont classés en élément courant et en élément non courant.

 Passifs non courants : ce sont des éléments de dettes non exigibles à court terme. On peut citer les
subventions d’équipement, les emprunts à long terme, les dépôts d et cautionnement reçu.
 Passifs courants : ce sont des éléments de dettes exigibles dans moins de 12 mois. On peut citer les dettes
à court terme, les fournisseurs et compte rattaché ou assimilé.

FONCTIONNEMENT DES COMPTES DE BILAN :


D’une façon générale, le compte de bilan augmente du côté où ils sont placés au bilan et diminue au côté opposé.
Le compte d’actif enregistre les emplois provisoires, ils augmentent au débit et diminue au crédit. Ils présentent
en fin d’exercice un solde débiteur qui est porté dans la partie gauche du bilan.
Les comptes des capitaux propres et passifs enregistrent des ressources. Ils augmentent du côté de crédit et
diminue du côté du débit. Ils présentent en fin d’exercice comptable un solde créditeur qui est porté dans la
partie droite du bilan.

COMPTE DE RESULTAT
Produit (vente) Charge (frais)
Solde débiteur) Solde créditeur

LES COMPTES DE GESTIONS :


Certaines opérations ne peuvent pas être enregistrées dans le compte de bilan car elle ne corresponde pas à des
achats ou de vente de valeur de patrimoine de l’entité. Elle représente au contraire des acquisitions ou cessions
de service consommable. L’activité principale d’une entité consiste à consommer, à acheter et vendre des
produits dans le but de réaliser un bénéfice.
Le compte de gestion enregistre des variations de résultat occasionné par des emplois définitifs dans un compte
de charge et par les recettes propres dans un compte de produit.
Charges produits

LES COMPTES DE CHARGES :


Les charges sont des diminutions des avantages économiques au cours d’une période sous forme de
consommation, de sortie, de diminution d’actif ou survenance augmentation de passif.
Exemple de charge : le règlement de prime d’assurance en espèce est une charge. En effet, en payant ces primes
d’assurances en espèce, le compte caisse du bilan va diminuer impliquant une diminution du total actif du bilan.
Pour respecter l’égalité fondamentale, il faut donc diminuer un élément des capitaux propres ou passifs pour
obtenir le même total que l’actif. Comme le fait de payer les primes d’assurances ne diminue pas les dettes de
l’entité, il faut donc diminuer les capitaux propres. La diminution des capitaux propres s’inscrit au débit, les
charges sont donc enregistrées au débit. Les comptes de charges ne sont que rarement crédités. Leur solde est
soit débiteur soit nul. Parmi les comptes de charge, on distingue :
a) Les achats consommés : 60

Les matières premières, les marchandises, etc…

b) Service extérieur : 61/62

Les primes d’assurances, les publicités, les transports.

c) Les impôts et taxes : 63

Ce sont des impôts directs ou indirects que l’entreprise doit payer à l’Etat comme les TBA, les taxes à valeur
ajoutée.

d) Les charges du personnel : 64

Les salaires payer aux salariés, les sommes payer au CNAPS.

e) Les charges opérationnelles : 65

Les amendes à payer, don à donner.

f) Les charges financières : 66

Charge obtenu en faisant des emprunts ou perte de change.

g) Les éléments extraordinaires : 67

Ces charges ne doivent être utilisées que sur des circonstances exceptionnelles IE cas de force majeure comme
charge après cyclones.

h) Les dotations aux amortissements et provisions : 68

i) Les impôts sur les bénéfices : 69

COMPTE DES PRODUITS :


Les produits sont des accroissements des avantages économiques au cours d’une période sous forme des
entrées ou des accroissements d’actif ou de diminution de passif.
Les opérations de produits sont des systèmes contraires des opérations de charge. Les comptes de produits ne
sont que rarement débité, leur solde est créditeur ou nul. On distingue généralement :
a) Les ventes : 70
Les ventes des produits fabriqués, les marchandises ou de prestations
b) Production stockés : 71

C’est le stockage ou déstockage des produits fabriqués par l’entité.

c) Production immobilisée : 72
d) Subvention d’exploitation : 74
e) Les autres produits opérationnels : 75
f) Les produits financiers : 76
g) Les produits extraordinaires : 77

Fonctionnement des comptes de gestions :

Les comptes de charges enregistrent les biens et services consommés par l’entité au cours d’un exercice
comptable. Ils sont en principe débités soit par le crédit d’un compte fournisseur et compte rattaché (à qui on
doit les charges) ou d’un compte de trésorerie et équivalente de la trésorerie (à l’aide duquel on paye les
charges). L’origine est alors soit le compte fournisseur soit le compte financier et la destination est le compte de
charge.

Les comptes de produits enregistrent les contres partis des sommes que l’entreprise encaisse en titre de vente ou
service rendu. Elles sont en principe crédité soit par les débits d’un compte créance ou emplois assimilé soit
trésorerie ou équivalent. L’origine est le compte de produit et la destination est le compte client ou le compte
financier. L’inscription d’une opération au débit d’un compte de produit ne se pratique que rarement.

Les opérations sont dites courantes car elles se manifestent presque quotidiennement.
Il faut journaliser les opérations.

N° de compte N° de compte Nom de compte débit Valeur Valeur crédit :


débit : crédit : Nom de comte crédit débit :
Libellé (pièce justificative)
607 Achat de marchandise
401 Fournisseur de bien et service 10.000.000 10.000.000
Facture N° 215 de Rakoto
Rakoto

I) Les achats et les ventes :

Le plus fréquent des actes de commerce est constitué par l’acquisition des matières, marchandises ou objets
quelconques dans le but de les revendre avec bénéfice après ou sans aucune transformation.

A la base de toute enregistrement comptable, concernant une opération d’achat ou de vente se trouve un
document fondamental : la facture. La facture est établie par le vendeur ou le fournisseur et constate les
conditions auxquelles se dernier a vendu les biens.

Lorsqu’une entité reçoit une facture, celle-ci correspond soit à l’achat d’un bien soit à l’achat d’un service. En
contrepartie, si l’entité envoie une facture, celle-ci corresponde à la vente d’un bien ou service.

A) Les opérations d’achats :

L’opération est justifiée par une facture établit par le fournisseur. L’enregistrement comptable dépend de la
nature du bien et du mode de règlement.

1) Selon la nature du bien :

On distingue 2 sortes de natures du bien :

 Achat de biens ou de services destinés à être consommés rapidement ;


 Achat de biens durables destinés à être utilisés sur plusieurs années comme moyen de production. Ces
biens constituent des immobilisations pour l’entité comme les mobiliers, les matériels, les immeubles, …
tous ces biens durables se trouvent dans la classe 2 du PCG.

2) Selon le mode de payement :

Selon le mode de payement, les achats peuvent être classés au comptant ou à crédit.

 Au comptant si le règlement se fait au moment de la livraison. Dans ce cas, en contrepartie des comptes
d’achats consommés, il faut créditer des comptes de trésorerie.
 A crédit si le règlement intervient à une date ultérieure ou dans un nombre de jours ou de mois. Dans ce
cas, il existe entre le fournisseur ou vendeur et le client ou acheteur un lien de droit représenté par un
flux de dettes créances et on fait jouer en contrepartie les comptes des tiers, un élément de la classe 4
du PCG.
B) Les opérations de vente :

Comme pour les achats, on distingue pour les ventes selon la nature des biens et services et selon les modes de
payement au comptant ou à crédit.

Selon la nature de bien, on distingue 2 sortes de ventes :

 Les ventes de biens fabriqués des marchandises ou prestations. Ces ventes sont à enregistrer au crédit
des comptes appropriés. Les subdivisions du compte 70 montrent en détail les ventes selon la nature des
activités et l’entreprise. Pour les entreprises industrielles, on trouve les comptes 701, 702, 703. Pour les
entreprises de travaux comme les entreprises de bâtiments, on a le compte 704. Pour les cabinets
d’étude, on trouve le compte 705. Pour les entreprises de services (les entreprises qui offrent des
produits non physiquement identifiables), on trouve le compte 706. Pour les entreprises commerciales,
on trouve les comptes 707 et 708. Pour le compte 708, produit des activités annexes, on peut citer les
produits de service exploités par l’entité dans l’intérêt du personnel (restauration, transport, logement,
…). Les frais de transports ou frais accessoires refacturé, on trouve les BONI et MALI.
 Ventes de biens faisant partie de l’actif non courant de l’entité. Cette vente correspond à une cession
d’un élément de l’actif. Lors d’une vente d’immobilisation, le compte 75, autre produit opérationnelle
enregistre le montant du prix de cession du service.

Selon le mode de payement, il y a au comptant et à crédit comme pour les achats. La vente est au comptant
lorsque l’encaissement intervient au moment de livraison.

CONCLUSION :

Généralement une facture délivrée par une entité peut être complexe car elle peut comporter d’autre
élément MINORANT OU MAJORANT les valeurs brutes comme : les réductions à caractères commerciale ou
financier, le frais de transport, les consignations des emballages, …

Avant l’enregistrement au journal, il faut essayer pour chaque opération d’effectuer des analyses pour savoir les
comptes à débiter et les comptes à créditer.

Ex : polycopie

01 mars : Etant donné le payement en comptant, l’entreprise Mahery n’a pas de relation avec l’entreprise Mamy.
Cette opération concerne les achats de marchandise (emploi) à partir de l’argent en espèce.

02 mars : Le chèque bancaire (ressource) a été utilisé pour payer le service effectué par le JIRAMA (emploi).
04 mars ; le payement est différé, l’entreprise Mahery a une dette envers l’entreprise Fraise (ressource). Pour
l’acquisition es matériels de transport (emploi) prévu à être utilisé sur plusieurs années (compte 2) on peut dire
que la charge de la mobylette est un investissement pour l’entreprise Mahery.

AUTRE ELEMENT SUR LE FACTURE :

1) Réduction sur la facture :

Une facture peut comporter des réductions de prix accordé par le fournisseur. Il s’agit de réduction commerciales
ou réductions financières.

« Réduction commerciale » sont le rabais, ristourne et réductions.

« Réduction à cadre financière » ou « escompte de règlement » sont des réductions accordées aux clients qui font
des paiements anticipés ou paiement au comptant (payer avant le terme).

a) Réduction de la facture de doit :

Facture initiale : les réductions figurant sur les factures normales ne font pas l’objet d’un enregistrement
comptable. En effet les achats et les ventes sont comptabilisés au prix brut diminué des réductions accordées ou
obtenues.

Si la facture comporte plusieurs réductions, cette dernière se calcule en cascade. Les réductions à caractère
commerciale se calcul avant la déduction des escomptes

Ex : une entité a adressé à son client C une facture n°500 aux conditions suivantes

 Marchandise brute : 600 000 Ar ;


 Remise : 5% et 10% (≠ de remise de 15%) ;
 Escompte : 1% (1% du net commercial) ;

 Remise de 5% : 600 000 – 30 000(5% de 600 000)= 570 000 : premier reste ;
 Remise de 10% : 570 000 – 57 000(10% de 570 000)= 513 000 : deuxième reste ; (net commercial)
 Escompte de 1% : 513 000 – 5130 (1% de net commercial)= 507 870 (net à payer) ;

NB :

 S’il y avait par exemple une TVA, on l’appellera net financier ;


 Le net financier est égal au net à payer du fait de l’inexistence des autres éléments comme la TVA, etc…
 Le net commercial est obtenu après les réductions à caractères commerciaux ;
 La base de calcul de la remise de 5% (600 000 Ar) est différente de la base de calcul de la remise de 10,
c’est ce qu’on appelle calcule en cascade des réductions ;
 Le premier reste est le prix obtenu après la première réduction;
 Il faut tenir compte en premier lieu des réductions à caractère commercial, de plus l’ordre des éléments
de réductions doit être gardé, rabais ensuite remise enfin ristourne ;

b) Facture d’avoir ou note de crédit :

Etablit après une facture de doit. La facture d’avoir se rapport essentiellement sur un retour d’une marchandise
pour à des réductions commerciales hors factures.

NB :
Pour les factures d’avoir, il faut tenir compte des éléments mentionnés sur la facture de doit. Elle doit donc
reprendre les réductions commerciales et financières qu’on a trouvées sur les factures initiales. L’enregistrement
d’un retour de marchandise consiste à contre-passé les écritures effectuées sur les factures de doit.

L’enregistrement d’une réduction à caractère commercial accordée après la facturation initiale est appelé
« réduction hors facture » et sera passée dans un compte inverse à la normale.

TRAVAUX DIRIGE :

JOURNAL DES COMPTES : JOURNAL de la société MAHERY

N° de DEBIT N° de CREDIT NOM DES COMPTES CONFORME AU Valeur de débit Valeur de crédit
NUMERO
01 mars
607 Achat de marchandises 200 000
530 caisse
Suivant facture n°… fournisseur MAMY 200 000
ou suivant pièce de caisse n°….
02 mars
6061 Eau et électricité 57 500
512 Banque, compte courant 57 500
Suivant la quittance de JIRAMA

04 mars
2182 Matériel de transport 1 200 000
404 Fournisseur d’immobilisation 1 200 000
Suivant facture n°… de FRAISE
05 mars
6064 ou 60225 Fourniture de bureau 175 000
401 Fourniture de bien et service 175 000
Suivant bulletin de payement, carnet de
reçu
06 mars
2813 Matériel de bureau 215 000
467 Débiteur et créditeur 215 000
Suivant reçu de monsieur RAKOTO
08 mars
607 Achat de marchandise 1 100 000
512 Banque, compte courant 220 000
401 Fournisseur de bien et service 890 000
Suivant la facture n°… de BERGER
09 mars
606 Combustible, gaz et lubrifiant 80 000
530 Caisse 80 000
Suivant facture n°… KINTANA
Ou suivant pièce de consommation
11 mars
607 Achat de marchandise
530 Caisse
Suivant facture n°025 de la coopération
AVOTRA
13 mars
626 Frais postaux et frais de 52 500
601 télécommunications 52 500
Caisse
s/ facture n°…

14 mars
6226 honoraire 1 050 000
421 Personnel, rémunération dus 1 050 000
s/ note d’honoraire
15 mars
411 1 489 600
701 1 489 600

23/05
401 Fournisseur de bien et service 35 000
607 Achat de marchandises 35 000
s/ facture n° FA 530
25/05
401 Fournisseur de biens et services 239 000
512 Banque, comptes courants 239 000
s/ chèque de réception
28/5
627 Service bancaire et assimilée 17 500
512 Banque, comptes courants 17 500
S/ avis de débit de la banque
30/5
512 Banque, comptes courants
411 Clients
date
2 ou 6

 602 : on utilise encore des lieus de stockages.


 606 : pas besoin de lieu de stockage
 Si le n° de crédit commence par le 2, on utilise sur la fin du numéro de débit le 4 ;
 Si le n° de crédit commence par le 6, on utilise sur la fin du numéro de débit le 1 ;
 Le compte 5 ne doit pas être utilisé pour un payement plus tard mais le compte 4 ;
 Si le mode de payement n’est pas mentionné, automatiquement ce sera à crédit ;
 Il y a 2 sortes de réductions, avec et hors factures.
 Nous sommes les fournisseurs de la banque ;
 On n’utilise pas les éléments de la classe 3 dans le journal.

Test :

 Flux : 1 opération
 Bilan : 2 opérations
 Le journal : 8 à 10 opérations
 Un compte
REMARQUE :

I. COMPTE DE BILAN

- Tout accroissement (diminution) de valeur d'un élément du patrimoine actif se traduit par une
écriture au débit (crédit) du compte de situation correspondant.
- Tout accroissement (diminution) de valeur d'un élément du patrimoine passif se traduit par une
écriture au crédit (débit) du compte correspondant.

Nom de compte
DEBIT CREDIT
Augmentation de la valeur du patrimoine actif Diminution de la valeur du patrimoine actif
Diminution de la valeur du patrimoine passif Augmentation de la valeur du patrimoine passif

II. COMPTE DE GESTION

• Un accroissement (une diminution) de compte de charge se traduit par une écriture au débit (par un crédit),

• Un accroissement (une diminution) de compte de produit se traduit par une écriture au crédit (par un débit).

Nom de compte
DEBIT CREDIT
Accroissement de compte de charge Diminution de compte de charge
Diminution de compte de produit Augmentation de compte de produit

Actif Passif
Charge Produit
Débit Crédit
Emploi Ressource

EXERCICE SUR LES SALAIRES : CHARGE DU PERSONNEL :

La plus part des écritures sur les charges du personnel s’effectuent à partir du compte 42. Ce que doit la société
aux personnels. On le paye à la fin du mois, la charge de personnel s’effectue à partir d’une fiche de paie.

Salaire de base + indemnité= salaire brut (425 000 + 112 000= 537 000)

Déduction :

 CNaPs (1% salaire du salaire plafonné) = 3150


 OSIE (1% de salaire brut) = 5370
 Cession sur salaire = 90 000
 IGR = 55 800

Total de déduction= 154 320

Salaire net : salaire brut – total déduction : 537 000 – 154 320= 382 680.
NAINA RAVO TOTAL
SALAIRE DE BASE 425 000 75 000 500 000
INDEMNITE 112 000 25 000 137 000
SALAIRE BRUT 537 000 100 000 637 000
CnaPs 3 150 1 000 4 150
OSIE 5 370 1 000 6 370
RETENUES 90 000 30 000 120 000
IGR 55 800 1 200 57 000
SALAIRE NET 382 600 66 800 449 400
Personnel rémunération dues (421) : net à payer ≠ rémunération du personnel (641 charge)

JOURNALISATION :

27 /11
641 Rémunération du personnel 637 000
425 Personnel avance et acompte 30 000
427 Personnel opposition 90 000
431 CnaPs 4 150
OSIE 6370
Etat, IGR 57 000
Personnel rémunération dues 449 400
Suivant fiche de paie
30/11
421 Personnel rémunération dues 449 400
512 Banque, compte courant 382 800
530 Caisse 66 800

La charge sociale patronale est la part de la société à la CnaPs et à l’organisme sanitaire.

30/11
645 Cotisation aux organismes sociaux 85 800
431 CNaPs 53 950
432 OSIE 31 850
s/ état des charges sociales patronales

La date de payement des charges sociales :

30/11
431 CNaPs 58 000
432 OSIE 38 220
530 Caisse 96 220

EFFET DE COMMERCE :

C’est un bout de papier dans lequel une personne s’engagement à payer à une autre personne. Il est marqué
dans l’effet de commerce la valeur à payer, la date. Il faut tenir compte de la date inscrit dans l’effet de
commerce.

 Client effet à recevoir


 Fournisseur effet à payer

On peut vendre cet effet de commerce à une autre entité. Il suffit de suivre la place de cet bout de papier.
15/01
411 Client (si on a confiance à l’entité)
707 Ventes de marchandises

20/01
413 Client effet à recevoir (si on n’a pas
confiance à l’entité) : lorsqu’il y a une
lettre d’engagement

30/01
512 OU 530 Banque ou caisse
413 Client à effet recevoir (l’entité à
payer sa dette)
Si on négocie à la banque :

26/01
512 Banque, compte courant 900 000
661 Charge d’intérêt
627 Service bancaire
519 Concours bancaires courants

NB : 414 : client, effet escompté non échus (on a négocié le bout de papier mais l’échéance n’est pas encore
reçu). Vente de l’effet avant la date d’échéance= escompter= remise à l’escompte= négocier.

L’effet de commerce est un acte juridique vis-à-vis des commerçants. C’est pour prendre des précautions.

Exercice sur les effets de commerces :

25/08
411 Client 900 000
707 Vente de marchandises 900 000
s/ facture 015
(05) 01/09
413 Client, effet à recevoir 900 000
411 Client 900 000
s/ traite n°54
05/09
401 Fournisseur de biens et services 900 000
413 Client, effet à recevoir 900 000
Endossement de la traite ;

30/09
411 Client (Toky) 900 000
530 Caisse 900 000
Avance de fonds

413 (b) client, effet à recevoir 909500
411 client 900 000
763 revenus des autres créances 4500
757 produits exceptionnels sur 5000
opérations de gestion
S/ traite n°67
05/10
414 Client, effet EENE 909 500
413 Client, EAR 909 500
s/remise à l’escompte n°67
bordereau d’escompte

07/10
512 Banque, compte courant 891 380
661 Charge d’intérêt 13 120
627 Service bancaire et assimilé 5 000
519 Concours bancaires courants 909 500
S/
08/10
519
414
NB : endossé signifie signé au dos du bout de papier.

Année commerciale : 360, i= (C*t*n)/ (100 si n est en année, 1200 si n est en mois, 36000 si est en jours), avec i
intérêt de retard.

Intérêt de retard= (900 000*6*30)/ (100*360)

RECHERCHE PERSONNELLE :
Les rabais, les remises et les ristournes qui figurent sur la facture de doit ne sont jamais comptabilisés. La
consignation des emballages n’est ni un produit pour le fournisseur ni une charge pour le client.

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