République Tunisienne
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université de Tunis El Manar
Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis
Département Génie Industriel
Rapport ACV : Eco-conception
Elaboré par :
Abir SALHI
Eya SALHI
Eya BEJAOUI
2ᵉᵐᵉ Année Génie Industriel
Année universitaire : 2024/2025
Table des matières
Table des matières.......................................................................................................................2
1. Introduction.............................................................................................................................3
2. Analyse...................................................................................................................................3
2.1. Choix des matériaux.........................................................................................................4
2.2. Utilisation de l'énergie......................................................................................................4
2.3. Rejets gazeux....................................................................................................................4
2.4. Rejets liquides..................................................................................................................4
2.5. Rejets solides....................................................................................................................4
3. Analyse de la matrice..............................................................................................................5
3.1. Fabrication........................................................................................................................5
3.2. Distribution.......................................................................................................................5
3.3. Utilisation.........................................................................................................................5
3.4. Fin de vie..........................................................................................................................6
3.5. Interprétation générale......................................................................................................6
4. Diagramme radar (ou graphique radar)...................................................................................6
5. Types des critères....................................................................................................................7
6. Conclusion générale................................................................................................................8
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1. Introduction
Le Bilan Produit® de l'ADEME est un outil simplifié qui permet d'évaluer l'empreinte
environnementale des produits ou services. Conçu pour sensibiliser à l'éco-conception et à
l'analyse du cycle de vie (ACV), cet outil ne se destine pas à des applications d'affichage
environnemental ni à des études ACV complètes. Il repose sur une méthodologie d'ACV
standardisée, fondée sur trois principes clés : une approche fonctionnelle qui évalue les
impacts environnementaux liés à la fonction du produit, une approche cycle de vie qui prend
en compte toutes les étapes de la vie du produit, de l'extraction des matières premières à son
élimination, et une approche multicritères qui quantifie les consommations de ressources
(matières et énergie), ainsi que les rejets et émissions (air, eau, sols) tout au long du cycle de
vie. Les impacts environnementaux sont mesurés à l'aide d'indicateurs, en s'appuyant sur les
modèles et méthodes recommandés par la Commission européenne dans le cadre du paquet
PEF (EF 3.0). Les données disponibles dans l'outil proviennent des secteurs de
l'ameublement, du textile, du tourisme et de l'électronique, dans le cadre de l'affichage
environnemental français pour les produits de grande consommation.
2. Detail et analyse des données:
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Cette analyse montre que les principaux impacts environnementaux sont liés aux émissions
de CO2 d’origine fossile (1.98e-1 kg éq. CO2), à la consommation de ressources fossiles
(3.51 MJ) et à l’utilisation des sols (2.83 pt). Ces résultats indiquent une forte dépendance aux
combustibles fossiles et une transformation importante des terres, des facteurs majeurs du
changement climatique et de la dégradation environnementale. L’impact des radiations
ionisantes (5.37e-1 éq. kBq U235) est également préoccupant, probablement lié à l’utilisation
de sources d’énergie nucléaires ou à certains procédés industriels. En revanche, les effets sur
l’appauvrissement de la couche d’ozone (9.76e-9 kg éq. CFC 11), la pollution particulaire
(2.47e-8 incidence de maladie) et l’eutrophisation des eaux douces (1.21e-5 kg éq. P) restent
très faibles. On note également un impact modéré sur l’acidification des milieux naturels
(3.76e-3 mol éq. H⁺) et la formation d’ozone photochimique (8.22e-4 kg éq. COVNM). Dans
l’ensemble, cette évaluation souligne la nécessité de réduire la consommation d’énergies
fossiles, de limiter l’occupation des sols et de surveiller les impacts liés aux radiations
ionisantes afin de diminuer l’empreinte environnementale globale.
3. Analyse
À partir des résultats fournis dans le bilan produit (nous avons choisi le T-shirt en coton) et
plus particulièrement dans les résultats, nous avons réalisé une classification des catégories,
chacune ayant un critère environnemental spécifique, et nous avons créé ce tableau sur Excel:
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3.1. Choix des matériaux
On a remarquer que le choix des matériaux a un impact significatif sur l'environnement,
particulièrement lors de la phase de fabrication, où l'utilisation des ressources fossiles atteint
une valeur de 2,21. Cette phase est suivie par la distribution et l'utilisation, avec des valeurs
respectives de 0,268 et 1,03. La fin de vie montre un impact négatif de -0,0181, suggérant un
bénéfice environnemental possiblement dû au recyclage ou à la récupération des matériaux.
L'utilisation des ressources minérales et métalliques a un impact très faible à toutes les étapes,
avec des valeurs de l'ordre de 10-7. En moyenne, la fabrication reste la phase la plus
impactante avec une valeur de 1,105.
3.2. Utilisation de l'énergie
L'utilisation de l'énergie, principalement issue de ressources fossiles, montre des impacts
similaires à ceux du choix des matériaux. La fabrication est la phase la plus énergivore avec
une valeur de 2,21, suivie par la distribution (0,268) et l'utilisation (1,03). La fin de vie
présente également un impact négatif de -0,0181, indiquant une possible récupération
d'énergie ou des processus de fin de vie bénéfiques. La moyenne des impacts confirme que la
fabrication est la phase la plus critique en termes de consommation d'énergie.
3.3. Rejets gazeux
Les rejets gazeux contribuent à plusieurs problèmes environnementaux, notamment le
changement climatique, l'acidification, et la formation d'ozone photochimique. La fabrication
est la phase la plus émettrice avec une valeur de 0,161 pour le changement climatique. Les
autres impacts, comme l'acidification et l'eutrophisation terrestre, ont des valeurs plus faibles
mais non négligeables. La moyenne des rejets gazeux montre que la fabrication est la phase la
plus impactante (0,0367), suivie de la distribution (0,00495) et de l'utilisation (0,00299). La
fin de vie a un impact minimal (0,000345).
3.4. Rejets liquides
Les rejets liquides, bien que moins importants que les rejets gazeux, contribuent à des
problèmes comme l'acidification et l'eutrophisation des eaux douces et marines. La fabrication
est encore une fois la phase la plus impactante avec une valeur moyenne de 0,00198. La
distribution et l'utilisation ont des impacts beaucoup plus faibles, respectivement 0,000216 et
0,0000287. La fin de vie a un impact négligeable (0,00000103), indiquant que les rejets
liquides sont bien gérés lors de cette phase.
3.5. Rejets solides
Les rejets solides, principalement sous forme de particules et contribuant à l'eutrophisation
terrestre, ont des impacts très faibles. La fabrication est la phase la plus impactante avec une
valeur moyenne de 0,00189, suivie de la distribution (0,000278) et de l'utilisation
(0,0000334). La fin de vie a un impact minimal (0,00000163), suggérant une gestion efficace
des déchets solides lors de cette phase.
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La fabrication est la phase la plus impactante dans toutes les catégories, suivie par la
distribution et l'utilisation. La fin de vie montre généralement des impacts négligeables
ou négatifs, indiquant des bénéfices environnementaux potentiels dus au recyclage ou
à la récupération. Les rejets gazeux et liquides, bien que moins importants que les
choix des matériaux et l'utilisation de l'énergie, contribuent tout de même à l'impact
environnemental global.
Les analyses détaillées que nous avons effectuées à partir du tableau permettent
effectivement de construire une matrice d'impacts environnementaux et un diagramme
radar (ou graphique radar) pour visualiser les résultats de manière plus intuitive.
4. Analyse de la matrice
4.1. Fabrication
Tous les critères environnementaux (choix des matériaux, utilisation de l'énergie, rejets
gazeux, rejets liquides, rejets solides) ont un impact maximal (4).
Cela indique que la fabrication est l'étape la plus critique du cycle de vie en termes
d'impacts environnementaux. Elle nécessite une attention particulière pour réduire les
émissions, la consommation d'énergie et les déchets.
4.2. Distribution
Les impacts sont modérés, avec des valeurs de 2 pour la plupart des critères (choix des
matériaux, utilisation de l'énergie, rejets liquides, rejets solides).
Les rejets gazeux ont un impact plus faible (1), ce qui suggère que cette étape génère moins
de pollution atmosphérique que les autres.
4.3. Utilisation
Les impacts varient selon les critères :
Choix des matériaux et utilisation de l'énergie ont un impact modéré (3).
Rejets gazeux ont un impact faible (2).
Rejets liquides et rejets solides ont un impact très faible (1).
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Cela montre que l'utilisation de l’énergie du produit ou du processus a un impact
environnemental moindre par rapport à la fabrication, mais reste significatif pour certains
critères.
4.4. Fin de vie
Tous les critères ont un impact minimal (1).
Cela suggère que la fin de vie est bien gérée, avec des impacts environnementaux réduits,
probablement grâce à des pratiques de recyclage, de récupération ou de traitement des
déchets.
4.5. Interprétation générale
La fabrication est clairement l'étape la plus impactante, nécessitant des efforts pour
optimiser les processus, réduire la consommation d'énergie et minimiser les rejets.
La distribution et l'utilisation ont des impacts modérés, mais des améliorations peuvent
encore être apportées, notamment dans la logistique et l'efficacité énergétique.
La fin de vie est bien maîtrisée, ce qui est positif. Cela pourrait être dû à des politiques de
recyclage ou à des technologies de traitement des déchets efficaces.
5. Diagramme radar (ou graphique radar)
Un diagramme radar serait un excellent outil pour visualiser cette matrice. Voici comment
il pourrait être structuré :
Axe radial : Chaque axe représente un critère environnemental (choix des matériaux,
utilisation de l'énergie, rejets gazeux, rejets liquides, rejets solides).
Échelles : Les valeurs de 1 à 4 sont placées sur chaque axe pour indiquer l'intensité
de l'impact.
Courbes : Chaque étape du cycle de vie (fabrication, distribution, utilisation, fin de
vie) est représentée par une courbe distincte qui relie les points correspondants sur
chaque axe.
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Ce que le diagramme radar montrerait :
- La courbe de la fabrication serait la plus éloignée du centre, indiquant des impacts élevés
sur tous les critères.
- Les courbes de la distribution et de l'utilisation seraient plus proches du centre, montrant
des impacts modérés.
- La courbe de la fin de vie serait la plus proche du centre, reflétant des impacts faibles.
6. Types des critères
Pour déterminer le type de chaque critère (A, B, C, D ou E), nous devons d'abord
comprendre ce que ces catégories représentent. En général, ces lettres sont utilisées pour
classer les critères environnementaux selon leur importance ou leur impact relatif.
A : intensif en consommation de matières premières
B : intensif en impacts lors de la production
C : intensif en besoin de transport
D : intensif en impacts lors de l'utilisation
E : intensif en impacts lors de l'élimination
Après avoir mené l'analyse détaillée et examiné le diagramme radar, nous pouvons conclure
que :
CRITERES TYPES
Choix des materiaux B/D
Utilisation l’energie B/D
Rejets gazeux B
Rejets liquide B
Rejets solides B
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Maintenant, nous allons utiliser le site ECODESIGN pour identifier et mettre en œuvre les
améliorations nécessaires. Ce site est un outil dédié à l'écoconception et à l'amélioration des
produits en tenant compte de leur cycle de vie et de leurs impacts environnementaux.
Nous avons constaté que les critères sont principalement de type B, ce qui indique que la
fabrication est la phase la plus impactante du cycle de vie. Par conséquent, nous nous sommes
concentrés sur l'optimisation des processus, la réduction de la consommation d'énergie et la
minimisation des rejets pour atténuer ces impacts.
Dans ce cas, nous allons proposer trois solutions concrètes pour améliorer la durabilité et
réduire les impacts environnementaux identifiés lors de notre analyse:
Optimisation des types et des quantités de consommables utilisés en production
Réduction des besoins en énergie lors de la production
Prévenir la production de déchets en production
7. Conclusion générale
8. Conclusion générale
Les données montrent clairement que la phase de Fabrication du t-shirt en coton est la source
majeure de la plupart des impacts environnementaux. Les facteurs clés sont la culture du
coton (forte occupation des sols, consommation d’eau, engrais/pesticides) et la transformation
industrielle (consommation d’énergie et rejets associés).
L’utilisation du t-shirt (lavage, séchage, repassage) peut aussi peser sur le bilan, notamment
pour les émissions de CO₂ et la consommation énergétique, selon le comportement de
l’utilisateur. La distribution et la fin de vie ont, dans ce cas précis, un impact moindre, mais
non négligeable.
Pour réduire l’empreinte globale d’un t-shirt en coton, il est donc crucial d’agir à plusieurs
niveaux : améliorer les pratiques agricoles (coton biologique, réduction des intrants
chimiques), optimiser les procédés industriels (énergie décarbonée, recyclage des bains de
teinture), promouvoir un usage plus responsable (lavage à basse température, séchage naturel)
et développer des filières de recyclage et de valorisation en fin de vie.
Ainsi, l’ACV met en évidence les leviers d’action les plus efficaces pour concevoir et utiliser
des t-shirts plus durables, tant du point de vue environnemental qu’économique et social.
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