Article I.
Seconde Guerre mondiale : résumé de la guerre 1939-
1945
Charlène Vince, Mis à jour le 05 Septembre 2023 14:27
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La Seconde Guerre mondiale fut le conflit le plus meurtrier de
l'histoire. De 1939 à 1945, les combats se sont déroulés sur
tous les continents, causant des millions de victimes aux
deux camps : les Alliés et les forces de l'Axe.
SOMMAIRE
Le résumé
Les causes de la guerre
Le début de la guerre
Guerre d'anéantissement ?
Quels pays y participent ?
La guerre en France
La Résistance
La guerre du Pacifique
Nombre de morts
La Shoah / Solution finale
Qui a gagné ?
Les conséquences
Les dates-clés
Résumé de la Seconde Guerre mondiale - Avec 61 nations
impliquées, plus de 100 millions de combattants et plus de
60 millions de morts, la Seconde Guerre mondiale demeure à ce
jour le conflit le plus meurtrier de l'histoire de l'humanité. Six ans
durant, ce conflit mondial a opposé les Alliés à l'Axe. Tout au long
de cette guerre, des personnages marquants tels que Winston
Churchill ou Charles de Gaulle se sont révélés pour s'opposer à
l'Allemagne d'Adolf Hitler. Retour sur les principales dates de la
Seconde Guerre mondiale pour mieux comprendre ce conflit armé
qui s'étend au-delà de la seule période 1939-1945.
Avec l'arrivée des Nazis au pouvoir en Allemagne en 1933, Adolf
Hitler promulgue ses premières lois racistes. Sa volonté
d'expansion entraîne l'invasion de la Pologne en 1939 et le
début de la Seconde Guerre mondiale. Après avoir envahi la
France et le Benelux, l'Allemagne s'attaque à l'Angleterre, mais ne
parvient pas à ses fins. L'attaque de l'URSS par les troupes
allemandes en 1941 précipite l'entrée en guerre de l'Union
soviétique. Dans le Pacifique, c'est l'attaque surprise de Pearl
Harbor à Hawaï qui entraîne la mobilisation des Etats-Unis. Tandis
que la "solution finale" est validée par les dirigeants nazis en 1942,
les Alliés remportent les premières victoires décisives contre les
Japonais comme dans la Mer de Corail ou sur l'atoll de Midway.
En Afrique du Nord, la bataille d'El-Alamein et le débarquement
allié entraîne le recul des combattants de l'Axe. En URSS, les
Soviétiques sont vainqueurs de la bataille de Stalingrad en 1943.
Avec le débarquement de Normandie, les troupes allemandes
sont repoussées. Prise en tenaille par l'armée rouge et les autres
Alliés, l'Allemagne capitule le 8 mai 1945. Dans le but de faire
plier le Japon, les Etats-Unis lâchent deux bombes atomiques
sur Hiroshima et Nagasaki. Le Japon met fin à la guerre le 2
septembre 1945.
Voir le dossier
(a) La Seconde Guerre Mondiale en dix cartes
Section I.02 Quelles sont les causes de la Seconde Guerre
mondiale ?
L'invasion de la Pologne par l'Allemagne le 1er septembre
1939 aux toutes premières heures de la journée marque
officiellement le début de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant
l'Allemagne a déjà récupéré l'Autriche en 1938 et la Bohême-
Moravie en mars 1939 sans difficulté. Si cette guerre débute en
septembre 1939, le conflit couvait depuis de nombreuses années.
La fin de la Première Guerre mondiale en 1918 a laissé beaucoup
de pays insatisfaits et revanchards. L'Allemagne a d'ailleurs déjà
violé le traité de Versailles à plusieurs reprises en se remilitarisant
et en agrandissant son "espace vital". À la même période, d'autres
pays comme le Japon font également part de leurs envies de
colonisation en conquérant la Mandchourie. L'Italie s'empare de
l'Éthiopie, puis de l'Albanie. Plusieurs conflits régionaux ont
également participé à mettre le feu aux poudres. Sans oublier
la crise de 1929 qui a fragilisé de nombreux Etats.
Section I.03 Comment débute la Deuxième Guerre mondiale ?
A la suite de l'envahissement de la Pologne par l'Allemagne, la
France et le Royaume-Uni déclarent la guerre au IIIe Reich le 3
septembre 1939. Pendant les huit premiers mois de la Seconde
Guerre mondiale, il n'y a quasiment aucun combat. C'est la "drôle
de guerre". La "guerre-éclair" ou "Blitzkrieg" prend le relais à partir
du 10 mai 1940, date à laquelle les forces allemandes entrent en
Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas. En deux semaines,
ces trois pays sont conquis. L'Allemagne s'empare aussi de la
France et un armistice est signé le 22 juin 1940, malgré l'appel du
18 juin du Général de Gaulle. Le Royaume-Uni se retrouve seul
face aux armées de l'Axe. La Bataille d'Angleterre va alors
opposer l'aviation allemande soutenue par les Italiens aux
Britanniques et leur Royal Air Force (RAF).
(a) Campagne de France de 1940 : l'invasion allemande
décisive
La campagne de France, ou "bataille de France", correspond à
l'invasion de la France par l'Allemagne nazie, dirigée par Hitler,
lors de la Seconde Guerre mondiale.
Section I.04 La Seconde Guerre mondiale est-elle une guerre
d'anéantissement ?
Beaucoup d'historiens qualifient la Seconde Guerre mondiale de
guerre d'anéantissement. Alors que dans un conflit militaire l'enjeu
principal est de vaincre le camp ennemi, la Seconde Guerre
mondiale va beaucoup plus loin. Par leur mobilisation
exceptionnelle et par les moyens engagés, la plupart des pays
participants au conflit n'avaient qu'une seule motivation : détruire
totalement l'ennemi sans distinction entre civils et militaires.
Le lancement des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki
illustre parfaitement cette "guerre d'anéantissement". L'idéologie
nazie a également obéi à des idéaux racistes avec l'extermination
des Juifs (la Solution finale), des Tsiganes et de toutes les races
dites "inférieures" selon leurs préceptes. La Seconde Guerre
mondiale est également une "guerre totale" qui impacte les
sociétés dans leur ensemble.
(a) Le bombardement d'Hiroshima et Nagasaki : 6 et 9 août
1945
Les 6 et 9 août 1945, les Américains larguent la bombe atomique,
respectivement sur Hiroshima et Nagasaki. Ils forcent ainsi le
Japon à capituler, ce qui met fin à la Seconde Guerre mondiale.
Section I.05 Quels pays ont participé à la Seconde Guerre
mondiale ?
Une soixantaine de pays à travers le monde ont pris part au conflit
de la Seconde Guerre mondiale entre 1939 et 1945.
La Pologne, la France, le Royaume-Uni et son empire (Australie,
Canada, Nouvelle-Zélande, Afrique du
Sud...) appartiennent au camp des Alliés dès 1939. Ils sont
rejoints par la Norvège et le Danemark en avril 1940, puis par la
Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas lorsqu'ils sont envahis
le 10 mai 1940. Les États-Unis et de nombreux pays d'Amérique
Centrale se rallient en 1941 à la suite de la bataille de Pearl
Harbor. La Chine fait de même, mais elle était déjà en guerre
contre le Japon depuis 1937.
Face à eux, le camp de l'Axe est composé de l'Allemagne, du
Japon et de l'Italie. Un pacte tripartite est signé en 1940. La
Hongrie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Roumanie rejoignent
l'Axe fin 1940. En 1943, le roi d'Italie signe un armistice avec les
Alliés, mais Mussolini s'accroche au pouvoir avec l'aide de
l'Allemagne.
L'Union soviétique débute la guerre aux côtés de l'Allemagne en
raison du Pacte germano-soviétique. A partir du 22 juin 1941,
date de l'opération Barbarossa qui lance l'invasion de l'URSS
par le IIIe Reich, les Soviétiques se tournent vers les Alliés.
(a) Guerre du Pacifique : résumé des combats de 1941 à
1945
La guerre du Pacifique, opposant principalement les Etats-Unis au
Japon, est un théâtre majeur de la Seconde Guerre mondiale.
Retrouvez ici le résumé des batailles, le nombre de morts, les
conséquences…
Section I.06 Comment s'est déroulée la Seconde Guerre
mondiale en France ?
La France fait son entrée officielle dans la Seconde Guerre
mondiale le 3 septembre 1939 en déclarant la guerre à
l'Allemagne. S'ensuit huit mois de "drôle de guerre", une période
avec quasiment aucun combat. A partir du 10 mai 1940, avec une
stratégie de "guerre-éclair", les forces allemandes s'emparent de
la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas, puis s'attaquent à la
France. Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain est appelé à la tête du
gouvernement français et prône la fin des combats. Le lendemain,
le général de Gaulle appelle à poursuivre la lutte depuis Londres.
Le 22 juin 1940, la France est vaincue par l'offensive allemande
et le maréchal Pétain est contraint de signer l'armistice. Le pays
est alors divisé en deux parties par la ligne de démarcation : au
nord la zone occupée, au sud la zone libre.
(a) Appel du 18 juin 1940 : discours du Général de Gaulle à
la Résistance
Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle s'adresse aux Français sur
les ondes de la BBC. Il y exhorte ses compatriotes à continuer le
combat contre l'Allemagne nazie. C'est le début de la Résistance.
Jusqu'en 1944, la France vit au rythme du régime de Vichy, de
l'occupation allemande et de la Résistance. Avec l'instauration de
la "Solution finale" en Allemagne, le port de l'étoile jaune devient
obligatoire pour les Juifs français à compter de juin 1942. En
juillet, la police française procède à l'arrestation de tous les Juifs
étrangers vivant en région parisienne. C'est la rafle du Vel' d'hiv'. A
partir de 1942, plusieurs conscriptions au STO (service du travail
obligatoire) viennent encore compliquer les conditions de vie des
Français. En représailles du débarquement allié en Afrique du
Nord, la zone libre disparait le 11 novembre 1942 ; la France est
entièrement occupée. A partir de juin 1944, le débarquement des
troupes alliées en Normandie, puis en Provence permet la
libération de la France occupée. Les combattants convergent
ensuite vers l'Allemagne qui capitule le 8 mai 1945.
(b) Régime de Vichy : résumé, dates, composition du
régime de collaboration
Le régime de Vichy est un régime politique mis en place en
France au lendemain de la défaite face à l'Allemagne de 1940.
Mené par Philippe Pétain, ce régime de collaboration avec le
Troisième Reich prend fin avec la victoire des Alliés.
Section I.07 Quel rôle a joué la Résistance pendant la Seconde
Guerre mondiale ?
Pendant toute la durée du conflit, des hommes et des femmes se
sont engagés clandestinement dans la résistance intérieure
française, mais également dans les Forces françaises libres aux
côtés du général de Gaulle. Avec ses petits moyens, la
Résistance a multiplié les actions (sabotages, prise de
renseignements, etc.) pour tenter de limiter l'emprise de l'ennemi
sur le sol français et combattre le régime de Vichy. À l'issue de la
Seconde Guerre mondiale, la Résistance sera l'un des grands
acteurs de la reconstruction politique du pays dans le but d'éviter
une tutelle américaine. Parmi les personnages marquants de
la Résistance française, le général de Gaulle est l'un des
principaux. Dès le 18 juin 1940, il lance son appel à "résister"
depuis Londres. Depuis la France, Jean Moulin réussira l'exploit
de coordonner les différents mouvements de résistants présents
dans le pays.
(a) La Résistance française face à l'occupation durant la
guerre
La Résistance française s'est mise en place au cours de la
Seconde Guerre mondiale. On distingue la Résistance intérieure,
associée à Jean Moulin, et la Résistance extérieure, avec le
général de Gaulle.
(b) Charles de Gaulle : biographie du général de la guerre
à Mai 68
Résistant de la Seconde Guerre mondiale, "homme de la
situation" pendant la Guerre d'Algérie et acteur principal de la
construction de la Cinquième République, le général de Gaulle
aura incarné la France durant de nombreuses années.
Section I.08 Quel est le bilan humain de la Seconde Guerre
mondiale ?
Le bilan humain de la Seconde Guerre mondiale s'élève à plus de
60 millions de morts (les estimations varient entre 50 et
85 millions de morts selon les historiens), soit environ 2,5 % de la
population mondiale de l'époque. Sur ces 60 millions de
personnes disparues, la très grande majorité est constituée de
civils. Les victimes de la Shoah représentent à elles seules près
de 6 millions de vies humaines. En France, on estime à un peu
plus de 560 000 le nombre de morts durant la Seconde Guerre
mondiale. L'Allemagne aurait perdu plus de 5 millions de soldats
et entre un et trois millions de civils. Mais les plus lourdes pertes
sont à déplorer en URSS avec plus de 26 millions de morts en
raison de la violence des combats, de l'épuration ethnique nazie et
de la famine engendrée par la guerre. Les bombes atomiques
d'Hiroshima et de Nagasaki auraient quant à elles causé la mort
de 110 000 à 250 000 personnes.
(a) Les images de la libération du camp d'Auschwitz,
le 27 janvier 1945
Le 27 janvier 1945, le camp de concentration et d'extermination
d'Auschwitz est libéré. Sur place, les soldats de l'Armée rouge
découvrent l'horreur. Aujourd'hui, des images d'archives
témoignent de ces atrocités.
Section I.09 Qui a gagné la Deuxième Guerre mondiale ?
Le camp des Alliés a remporté la Seconde Guerre mondiale. Dès
le mois de mars 1945, les Alliés pénètrent sur le territoire du IIIe
Reich. Le 2 mai, Berlin est conquise par l'armée soviétique. Cerné
par les forces alliées qui envahissent Berlin, Adolf Hitler, le
principal protagoniste du conflit, choisit de se suicider dans son
bunker le 30 avril et laisse le soin à ses généraux de signer
la capitulation de l'Allemagne le 8 mai 1945. Au Japon,
l'empereur Hirohito refuse de capituler face aux Etats-Unis. Les
Américains vont alors tester deux bombes atomiques. La Seconde
Guerre mondiale se termine définitivement avec le largage des
bombes sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki les 6
et 9 août 1945. En effet, l'empereur Hirohito capitule le 2
septembre suivant.
(a) Débarquement de Normandie : ce qu'il s'est passé
exactement le 6 juin 1944
Le débarquement de Normandie marque le début de la libération
de la France le 6 juin 1944. Un évènement majeur de la Seconde
Guerre mondiale, avant la capitulation du Reich, moins d'un an
plus tard.
Section I.10 Quelles sont les conséquences de la Seconde
Guerre mondiale ?
La victoire du Royaume-Uni, de la France, des États-Unis, de la
Chine et de l'Union soviétique conduit à l'effondrement du
Troisième Reich, à la chute de l'empire du Japon et à la fin de
l'empire colonial italien. Dès février 1945, lors de la conférence
de Yalta des accords sont établis pour une occupation de
l'Allemagne en quatre zones (anglaise, française, américaine et
russe). La conférence de Potsdam (été 1945) entérine cette
entente en plus du désarmement du pays et de la redéfinition des
frontières. Dans le but de mettre un terme au nazisme, 22
criminels de guerre sont jugés lors du procès de Nuremberg. La
mésentente entre Staline et le président américain Harry Truman
lors ces différentes réunions au sommet préfigure déjà de
la Guerre froide.
Bombe atomique d'Hiroshima - 6 août 1945 © /AP/SIPA
SECTION I.11 SECONDE GUERRE MONDIALE : DATES CLÉS
4 janvier 1930 - Adoption de la loi Maginot
Présentée en décembre 1929 par le ministre de la Guerre
André Maginot, la loi décidant la construction d'une ligne de
fortifications allant des bords de la Méditerranée jusqu'à la
frontière belge est votée. Après avoir débloqué un crédit de
3,3 milliards de francs, la "ligne Maginot" sera achevée cinq
ans plus tard. La ligne fortifiée s'étendra sur les frontières
orientales de la France sauf sur le massif des Ardennes jugé
par les autorités militaires infranchissable.
25 septembre 1931 - Conquête de la Mandchourie par le
Japon
Le 25 septembre 1931, les troupes chinoises ne peuvent pas
résister à l'attaque du Japon sur la Mandchourie. Les
Japonais occupent alors entièrement la région et créent le
nouvel État du Mandchoukouo, plaçant l'empereur Puyi,
dernier empereur chinois qui s'était exilé, au pouvoir. En août
1945, l'URSS attaque les Japonais en Mandchourie et fait
tomber le régime. Aujourd'hui encore, la Mandchourie
n'appartient pas aux régions administratives de la
République populaire de Chine.
30 janvier 1933 - Hitler nommé chancelier allemand
Le président allemand, Paul von Hindenburg, nomme contre
sa volonté Hitler au poste de chancelier du Reich. Il
n'apprécie pas le chef du parti national-socialiste, qu'il
appelle le "caporal bohémien". Hitler doit former un nouveau
gouvernement de "concentration nationale". Sont
choisis trois membres du parti nazi à des postes
stratégiques : Hitler dirige le gouvernement, Göring devient
commissaire intérieur et Frick gère le ministère de l'Intérieur.
Au décès de Hindenburg, le 2 août 1934, Hitler lui succède à
la présidence du pays.
20 mars 1933 - Premier camp de concentration
Le responsable de la SS (Schutzstaffel), Heinrich Himmler,
crée un camp de concentration pour les prisonniers
politiques dans une ancienne usine de Dachau. Les
opposants au régime, pour la plupart des communistes et
des sociaux-démocrates, y sont déportés.
250 000 personnes seront internées dans le camp de
Dachau entre 1933 et 1945. 70 000 y laisseront la vie.
12 novembre 1933 - Victoire du parti national-socialiste en
Allemagne
Aux élections législatives allemandes la liste unique de la
NSDAP (le parti nazi) l'emporte avec 92,1% des voix. Les
nazis entrent au Reichstag forts d'une victoire écrasante. Un
référendum est également organisé où 95% des allemands
se prononcent favorablement pour la politique extérieure
menée par le parti national-socialiste.
16 mars 1935 - Hitler rétablit le service militaire et réarme
l'Allemagne
Adolf Hitler fait rétablir le service militaire obligatoire en
Allemagne. Il augmente également les effectifs de l'armée
qui passent de 100 000 à 500 000 hommes. La France,
l'Angleterre et les États-Unis observent, sans intervenir, les
premières violations du traité de Versailles. Le chancelier
Hitler ne cache plus sa volonté de former une armée
offensive et puissante. Contournant les dispositions du traité
de Versailles, il permet le réarmement du Troisième Reich.
La marine et l'armée de l'air sont rétablies sans qu'aucun
pays ne réagisse. La Wehrmacht remplace alors la
Reichswehr, nom qui était donné à l'armée allemande par le
traité de Versailles.
11 avril 1935 - Ouverture de la conférence de Stresa
La France, le Royaume-Uni et l'Italie se rencontrent en raison
des violations du Traité de Versailles par l'Allemagne. La
réunion a lieu à Stresa pendant quatre jours. Un "front de
Stresa" est créé pour empêcher toute nouvelle transgression
du traité de Versailles. Cependant, lorsque l'Italie de
Mussolini tente une annexion de l'Éthiopie, le front est
dissous. Mussolini entame alors un rapprochement
progressif avec Hitler.
15 septembre 1935 - Création des lois de Nuremberg
Lors du congrès du parti nazi à Nuremberg, Adolf Hitler
divulgue ses premières lois antisémites. Les Juifs n'ont plus
le droit à la citoyenneté allemande. Il leur est interdit de
fréquenter ou de se marier avec des "Aryens". Ces
premières lois d'exclusion conduiront à la "solution finale" en
1942.
15 septembre 1935 - La croix gammée drapeau du Reich
allemand
Le parti national-socialiste des travailleurs allemands,
emmené par Adolf Hitler, adopte la croix gammée comme
drapeau. Représentant le svastika, symbole religieux de
l'époque néolithique, il est composé de quatre potences
prenant la forme d'un gamma. Sa croix noire représente le
combat, le cercle blanc la pureté, et le rouge la pensée
sociale. Il deviendra, le 15 septembre 1935, lors du congrès
de Nuremberg, le seul drapeau national.
3 octobre 1935 - L'Italie envahit l'Ethiopie
Sur ordre de Benito Mussolini, leader de l'Italie fasciste,
400 000 hommes arrivent en Abyssinie et attaquent
l'Ethiopie. Après plusieurs mois d'affrontements, les troupes
éthiopiennes dirigées par leur souverain Hailé Sélassié,
capitulent. Le 9 mai 1936, le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III,
devient empereur d'Ethiopie. Hailé Sélassié ne retrouve son
empire qu'en mai 1941 avec le soutien des Britanniques.
7 mars 1936 - Remilitarisation de la Rhénanie
La Wehrmacht occupe à nouveau la zone démilitarisée de la
Ruhr. Adolf Hitler a déclaré nulles et non avenues les
dispositions du traité de Versailles par lequel l'Allemagne
s'est engagée à démilitariser cette région. Si les puissances
occidentales s'inquiètent de cette violation du droit
international, elles ne prennent aucune mesure concrète
pour arrêter l'Allemagne. Le service militaire avait déjà été
rétabli illégalement un an auparavant. En 1938, les accords
frontaliers seront à nouveau bafoués lors de l'annexion de
l'Autriche.
25 octobre 1936 - Mussolini se rapproche d'Hitler
Trois ans avant le début de la Seconde Guerre mondiale,
deux des principaux représentants de l'Axe annoncent déjà
leur alliance. Le 25 octobre 1936, Adolf Hitler pour
l'Allemagne et Benito Mussolini pour l'Italie posent les bases
d'un premier rapprochement qui les conduira à mener,
ensemble, la guerre contre les Alliés. Ainsi, le
Führer reconnaît officiellement la souveraineté italienne sur
l'Ethiopie.
1er novembre 1936 - Naissance de l’Axe Rome-Berlin
Le rapprochement entre l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste
entraîne la signature d'accords et une première alliance
militaire. C'est l'Axe Rome-Berlin qui deviendra l'Axe Rome-
Berlin-Tokyo en 1940. Au fil des mois, d'autres pays
rejoignent progressivement cet axe. C'est le cas notamment
de la Hongrie et de la Roumanie.
24 novembre 1936 - Signature du Pacte anti-komintern
Alors que le Japon se heurte lors de ses conquêtes à l’armée
soviétique, il décide de s’allier avec l’Allemagne nazie contre
le communisme. Ce pacte est officiellement destiné à contrer
le Komintern, c’est-à-dire la Troisième Internationale
communiste. En fait, c’est un pacte d’assistance militaire qui
sera renforcé par l’adhésion de l’Italie fasciste un an plus tard
et qui contribuera à la consolidation de l’Axe.
7 juillet 1937 - Début de la guerre Sino-Japonaise
L’incident du pont Marco Polo, à proximité de Pékin, marque
le début de la guerre Sino-japonaise. Suite à la disparition
d’un de leur soldat, les Japonais décident de fouiller la ville.
Face à la résistance chinoise, ils font venir les renforts. Le 28
juillet, Pékin sera entre leurs mains. En réalité, l’armée
japonaise était installée en Mandchourie depuis 1931, mais
ce n’est qu’à partir de cette attaque qu’elle affiche sa volonté
de conquérir la Chine. Sa progression sera dès lors très
rapide. Toutefois, elle sera fortement ralentie au nord par la
guérilla menée par les communistes, tandis que le Kouo-min-
tang livrera quelques batailles importantes.
13 août 1937 - Bataille de Shanghai
La bataille de Shanghai oppose la Chine au Japon en 1937,
pendant la guerre sino-japonaise. Elle débuta le 13 août,
quatre jours après l'assassinat du lieutenant japonais Isao
Oyama par les troupes chinoises. Bien qu'étant mieux
armés, mieux préparés et plus structurés, les Japonais ont
mis près de trois mois pour s'emparer définitivement de
Shanghai. Malgré leur supériorité numérique, les Chinois
capitulèrent le 26 novembre. Les Japonais y établirent un
gouvernement collaborateur.
13 décembre 1937 - Massacre de Nankin
À Nankin, siège du gouvernement nationaliste de
la République de Chine, entre 200 000 et 300 000 civils et
soldats désarmés sont massacrés par les soldats de l'armée
impériale japonaise. Dans un contexte de guerre sino-
japonaise, l'événement s'accompagne de viols en masse,
d'exécutions illégales de prisonniers de guerre chinois, de
vols et d'incendies volontaires.
13 mars 1938 - Hitler réalise l'Anschluss, l'annexion de
l'Autriche
Après la démission forcée du Chancelier autrichien, Adolf
Hitler donne l'ordre d'envahir l'Autriche. Les Autrichiens
applaudissent les soldats du Reich qui ne rencontrent
aucune difficulté dans l'annexion du pays. Le
Führer proclame la réunification de l'Autriche et de
l'Allemagne au nom du "rattachement" (Anschluss). Déjà
tenté en 1934, ce rapprochement était interdit par le traité de
Versailles, mais les démocraties occidentales n'ont aucune
réaction. Un référendum organisé en Allemagne et en
Autriche approuve cette annexion avec une écrasante
majorité. L'Autriche, nouveau pion sur l'échiquier nazi,
devient la Marche orientale du Reich, "l'Ostmark".
11 juin 1938 - Début de la bataille de Wuhan en Chine
Début de la bataille de Wuhan en Chine. Après les victoires
de Shanghai et Nankin, l'armée japonaise était déterminée à
vaincre les Chinois et, ainsi, mettre un terme à la guerre sino-
japonaise. Après quatre mois de batailles sanglantes, le
Japon finit par être victorieux sans pour autant anéantir
définitivement l'armée chinoise qui, à l'aide des Russes, a
opposé une grande résistance.
15 septembre 1938 - Début de "la crise des Sudètes"
Les Sudètes désignent les populations germanophones
situées en Bohême et en Moravie. Le 15 septembre 1938
débute la crise des Sudètes. Adolf Hitler souhaite annexer la
région des Sudètes à l'Allemagne. Les accords de Munich,
signés le 29 septembre 1938, abonderont dans ce sens. La
défaite allemande à l'issue de la Seconde Guerre mondiale
contraindra les Sudètes à l'exil vers l'Allemagne.
30 septembre 1938 - Signature du traité de Munich
Cette nuit-là, à Munich, Hitler, Mussolini et les deux premiers
ministres britannique et français Chamberlain et Daladier
signent un accord sur le statut de la Tchécoslovaquie. Après
12 heures de négociations et afin d'éviter un nouveau conflit,
la France et la Grande-Bretagne ont cédé aux ambitions
allemandes. Le gouvernement tchécoslovaque, peu enclin à
admettre cette violation du traité de Versailles, a été contraint
de se soumettre aux souhaits des grandes puissances.
Hitler est le grand gagnant de cette rencontre. Le lendemain,
il envahit les Sudètes, amorçant le démantèlement de la
seule démocratie d'Europe centrale. Les accords de Munich
sont le symbole de la faiblesse des démocraties
européennes face à la montée du fascisme.
5 octobre 1938 - Démission du président tchécoslovaque
Edvard Benes
Le président de Tchécoslovaquie, Edvard Beneš,
démissionne le 5 octobre 1938. Cet acte fait suite aux
accords de Munich, en septembre 1938, permettant à
l'Allemagne d'annexer les régions peuplées d'Allemands en
Tchécoslovaquie. Le remplacement d'Edvard Beneš,
condamné à l'exil, par Emil Hácha marque la fin de la
première République tchécoslovaque. La seconde
République tchécoslovaque dure une année. Sous le
Troisième Reich, le pays prendra le nom de Bohême-
Moravie.
9 novembre 1938 - Tragique "Nuit de Cristal" en Allemagne
Le ministre Allemand de la propagande, Goebbels,
dénonçant un complot juif contre l'Allemagne incite les
militants nazis à se soulever contre les juifs. Dans la nuit, les
principales villes d'Allemagne voient des milliers de militants
nazis attaquer synagogues, magasins et maisons
particulières juives. Les affrontements feront 91 morts et plus
de 10 000 prisonniers juifs. Hitler donnera le nom de "Nuit de
Cristal" à ces premières violences antisémites en référence
aux vitrines cassées lors du "pogrom". La communauté juive
sera taxée d'une amende d'un milliard de marks pour cause
de tapage nocturne.
13 janvier 1939 - La Hongrie est invitée au pacte
Antikomintern
Le pacte Antikomintern est un traité signé par l'empire du
Japon et l'Allemagne nazie en 1936. Dans un contexte tendu
entre le Japon et l'URSS, qui s'affrontent en Sibérie et en
Mongolie, il s'agit de faire opposition à la IIIe Internationale
communiste. Le 13 janvier 1939, le royaume de Hongrie en
devient signataire avec l'Italie de Mussolini puis l'Espagne
franquiste. Chaque pays s'accorde à prêter assistance
militaire aux autres en cas d'attaque de l'URSS.
14 février 1939 - Lancement du Bismarck, plus grand cuirassé
allemand
Le cuirassé Bismarck porte le nom du chancelier
allemand Otto von Bismarck, qui a vécu de 1815 à 1898.
Son lancement se déroule le 14 février 1939, sous le regard
d'Hitler, dans la rade d'Hambourg. Atout majeur de la marine
nazie du IIIe Reich, avec le Tirpitz, il entre en service le
24 août 1940 sous le commandement d'Ernst Lindemann. Il
est resté célèbre pour avoir coulé son homologue
britannique, le HMS Hood.
15 mars 1939 - L'Allemagne occupe la Bohême Moravie
Après les accords de Munich, l’annexion de territoires par la
Pologne et la Hongrie, puis la sécession de la Slovaquie qui
adopte un régime fascisant, la Bohême Moravie est envahie
par l’Allemagne nazie. C’est la fin de la Tchécoslovaquie
ainsi que des accords de Versailles et de Saint-Germain-en-
Laye. Quant aux accords de Munich, ils ont manifestement
raté leur objectif qui était le maintien de la paix. La Bohême
Moravie devient dès le lendemain un protectorat soumis à
une rude occupation tandis que la Slovaquie ne sera rien
d’autre qu’un Etat satellite de l’Allemagne. Le gouvernement
Beneš, qui a démissionné et quitté le pays après les accords
de Munich, organisera la résistance à partir de Londres.
5 avril 1939 - Albert Lebrun est réélu président de la
République
Le 5 avril 1939, Albert Lebrun est réélu président de la
République française. Son premier septennat a été marqué
par la crise économique de 1934, le Front populaire et les
multiples tensions européennes. Opposé à l'armistice avec
l'Allemagne nazie, il est contraint d'accepter au poste de
président du Conseil le maréchal Pétain. Ce dernier l'écarte
du gouvernement, avant que les Allemands le retiennent
prisonnier au château d'Itter, dans le Tyrol autrichien, à partir
d'octobre 1943.
7 avril 1939 - L'Italie envahit l'Albanie
Après avoir exercé de fortes pressions sur le pays, l’Italie de
Benito Mussolini envahit le territoire albanien. Victor-
Emmanuel II, le roi d’Italie, est proclamé roi d’Albanie. Suite à
l'invasion de son pays, le roi Zogu abdique et s'enfuit en
Grèce. En 1943, l'Allemagne occupera à son tour l'Albanie.
Zogu se réfugiera alors en Grande-Bretagne. La résistance
s’organisera bientôt en Albanie, associant communistes et
nationalistes.
20 avril 1939 - Parade militaire pour le 50ème anniversaire
d'Hitler
Le 20 avril 1939, Adolf Hitler célèbre son cinquantième
anniversaire. À cette occasion est organisée une
impressionnante parade militaire à Berlin. Durant trois
heures, le défilé des différents corps militaires étale la
puissance militaire nazie aux yeux du monde. Les Waffen SS
occupent la tête du cortège, suivis des troupes de la
Luftwaffe, l'armée de l'air, des panzers de l'armée de terre et
de l'artillerie lourde composée notamment de canons
d'assaut.
22 mai 1939 - Signature du pacte d'Acier
Les ministres allemand et italien des Affaires étrangères, von
Ribbentrop et le comte Ciano, signent à Berlin un pacte
d'assistance militaire offensif. Il scelle officiellement l'union
des forces de l'Axe déjà définie en novembre 1936 :
l'Allemagne nazie (qui a annexé l'Autriche et la
Tchécoslovaquie) et l'Italie fasciste (qui a annexé l'Albanie).
23 août 1939 - Le pacte germano-soviétique
Aussi appelé "traité de non-agression", le pacte germano-
soviétique est signé le 23 août 1939 par l'Allemagne et
l'Union soviétique. Le document porte sur un ensemble
d'accords diplomatiques et militaires et prévoit, entre autres,
un engagement de neutralité en cas de conflit entre
l'Allemagne ou l'Union soviétique et les puissances
occidentales. Cette alliance prévoit dans le secret une
redistribution des zones d'influence en Europe de l'Est. Ainsi,
quand l'Allemagne attaque la Pologne en septembre, l'URSS
s'en prend à la Finlande. Cet accord est rompu en
1941 lorsqu'Hitler envahit la Russie.
1er septembre 1939 - La Wehrmacht envahit la Pologne
À 4 h 45 du matin, l'armée allemande dirigée par Adolf Hitler
envahit la Pologne sans avoir esquissé la moindre
déclaration de guerre. Au cours de la même journée, la
France, le Royaume-Uni ou encore l'Union soviétique
déclarent la mobilisation générale tandis que l'Italie proclame
sa non-belligérance. C'est le début de la Seconde Guerre
mondiale.
2 septembre 1939 - Le général Guisan protège les frontières
suisses
Pays neutre et grand centre de capitaux étrangers, la Suisse
mobilise son armée afin de protéger ses frontières d’une
éventuelle occupation allemande. Durant toute la Seconde
Guerre mondiale, le pays sera défendu par le général Guisan
et les tentatives d’invasion nazies seront toutes arrêtées.
3 septembre 1939 - Londres et Paris déclarent la guerre à
l'Allemagne
Deux jours après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, la
France et le Royaume-Uni déclarent officiellement la guerre
à l'Allemagne. Poussés par leurs populations, les dirigeants
français et britanniques prennent conscience qu'une solution
diplomatique et des négociations avec l'Allemagne ne sont
plus envisageables. C'est le début de la "drôle de
guerre". Le journaliste Roland Dorgelès décrit ainsi l'attente
des soldats alliés sur la ligne Maginot en l'absence de
troupes adverses.
10 septembre 1939 - Le Canada entre en guerre
Sept jours après la Grande-Bretagne et plus de deux ans
avant les Etats-Unis, le Canada entre dans la Seconde
Guerre mondiale. La situation reste toutefois délicate, étant
donné que les Canadiens français refusent la circonscription
pour ce conflit d'outre-mer. Au début des années 1940, le
pays s’industrialisera très rapidement et fournira un renfort
conséquent aux alliés.
17 septembre 1939 - Les Soviétiques entrent en Pologne
Tenus de soutenir l'Allemagne via le pacte germano-
soviétique signé au mois d'août, les Soviétiques décident à
leur tour d'envahir la Pologne orientale. Comme l'Allemagne
nazie, l'Union soviétique s'autorise cette invasion sans
déclaration de guerre officielle. L'Armée rouge sort
victorieuse des combats.
30 novembre 1939 - L'URSS attaque la Finlande
Sans même lui avoir déclaré la guerre, Staline envahit la
Finlande suite à un différend frontalier concernant l'isthme de
Carélie. 400 000 soldats russes prennent d'assaut le pays.
La capitale, Helsinki est bombardée ainsi que la ville de
Viborg. 265 000 Finlandais résisteront à l'Armée rouge dans
ce conflit, appelé la "Guerre d'hiver". L'Opinion internationale
s'insurge contre cette agression. L'URSS sera exclue de la
SDN le 14 décembre. Le conflit, plus difficile que prévu pour
les Soviétiques, ne prendra fin qu'avec la signature du traité
de Moscou le 12 mars 1940 où la Finlande devra céder une
partie de son territoire. L'URSS annexera en effet 40 000
km2. En 1941, la Finlande reprendra l'offensive en s'alliant à
l'Allemagne.
13 décembre 1939 - Bataille de Rio de la Plata
Le 13 décembre 1939 a lieu le premier combat naval de la
Seconde Guerre mondiale : la bataille du Rio de la Plata. Le
cuirassé allemand, l'Admiral Graf Spee, qui n'a de cesse
d'attaquer les bateaux marchands anglais dans l'Atlantique,
est alors pourchassé par trois navires britanniques. Les
dégâts sont considérables de chaque côté et le navire
allemand se réfugie dans le Rio de la Plata, à Montevideo,
pour tenter de réparer. Acculé, le commandant nazi
Langsdorrf saborde son navire.
24 février 1940 - Elaboration du plan jaune
Le plan jaune, Fall Gelb, est mis au point le 24 février
1940 par le haut commandement militaire allemand. Il s'agit
du plan d'attaque sur le front de l'ouest des Pays-Bas, de la
Belgique et du Luxembourg. Il est en trois points : une armée
fixe les troupes françaises sur la ligne Maginot, une seconde
attaque les Pays-Bas en faisant croire au gros des troupes,
et une autre armée doit traverser les Ardennes pour atteindre
rapidement la Meuse.
5 mars 1940 - Ordre envoyé pour le massacre de Katyn
En 1940, la Pologne est partagée entre l'Allemagne et la
Russie sous un accord commun. Les membres soviétiques
du Politburo signent, le 5 mars 1940, l'ordre d'exécution du
massacre de Katyn. Sont assassinés, dans une forêt près de
la ville de Smolensk, des officiers et des élites polonaises
considérées comme anticommunistes. Le massacre fut
reconnu par l'URSS seulement en 1990. D'autres exécutions
de l'élite polonaise eurent lieu durant l'année 1940, 25 000 à
26 000 Polonais y ont trouvé la mort.
9 avril 1940 - L'Allemagne envahit la Norvège et le Danemark
L'opération "Weserübung" est lancée par les troupes
allemandes à 2h15 en Norvège et à 5h20 au Danemark. Le
roi danois, Christian X, ordonne immédiatement le cessez-le-
feu à ses troupes. En Norvège la population résiste à
l'invasion et des croiseurs allemands sont coulés. Un
contingent franco-britannique leur viendra en aide à partir du
19, permettant de mettre à l’abri la flotte marchande. Hitler
justifie cette invasion en proclamant : "L'Allemagne occupe le
Danemark et la Norvège pour les protéger des Alliés et faire
respecter leur neutralité jusqu'à la fin du conflit". En fait, les
deux pays bénéficieront jusqu’en 1943 d’une occupation
moins violente que dans de nombreux pays. Le Danemark
parviendra à faire passer de nombreux juifs en Suède pour
les protéger de la déportation.
10 avril 1940 - Bataille de Narvik
La bataille de Narvik, qui s'est déroulée en Norvège entre le
10 et le 13 avril 1940, constitue la première victoire des
troupes alliées contre l'Allemagne lors la Seconde Guerre
mondiale. L'offensive allemande en Norvège débute en avril
1940, avec pour objectif la prise du port de Narvik, seul port
de la région opérationnel l'hiver, et permettant l'exportation
de fer dont les Allemands ont besoin pour entretenir leur
machine de guerre. Leurs navires sont sabordés par une
force franco-britannique et les soldats se replient.
10 mai 1940 - Début de la bataille de France
En appliquant le Fall Gelb, le plan jaune, l'armée allemande
lance le début de la bataille de France le 10 mai 1940. Elle
implique l'invasion des Pays-Bas, de la Belgique, du
Luxembourg et de la France. La Wehrmacht traverse le
Luxembourg et la Belgique avec pour visée la ville française
de Sedan. Les troupes allemandes franchissent les
Ardennes au grand dam des Français, évitant les
fortifications de la ligne Maginot. La percée de Sedan est une
opération décisive de la bataille de France.
10 mai 1940 - Hitler envahit la Belgique
Dans une grande opération baptisée "plan Jaune", Hitler
lance une vaste offensive pour envahir la Belgique, le
Luxembourg, les Pays-Bas et la France. L'épisode met fin à
la "drôle de guerre" et entraîne la démission de Neville
Chamberlain du côté du Royaume-Uni. Les habitants
frontaliers fuient l'arrivée des troupes allemandes. Les Pays-
Bas capitulent le 22 mai et la Belgique le 27.
10 mai 1940 - Churchill premier ministre
Suite à la démission de Neville Chamberlain, Winston
Churchill est nommé Premier ministre du Royaume-Uni.
Trois jours après sa nomination, celui que l'on surnomme "le
vieux lion" déclare à la Chambre des communes "Je n'ai rien
d'autre à offrir que du sang, de la peine, de la sueur et des
larmes". Il avait déjà dénoncé les Accords de Munich
en 1938.
23 mai 1940 - Bataille de la Lys
L'Allemagne déclenche la bataille de France le 10 mai
1940 et s'empare du fort d'Ében-Émael, mettant à mal la
défense belge. La Wehrmacht se dirige ensuite vers Sedan,
obligeant l'armée belge à se replier sans livrer combat.
Voulant leur interdire le franchissement de la rivière de la
Lys, les Belges se lancent dans la bataille de la Lys, du
23 au 28 mai 1940. Après de lourdes pertes dans chaque
camp, la défense belge est enfoncée, provoquant la
capitulation du roi Léopold III.
24 mai 1940 - Evacuation de Dunkerque
Le 20 mai 1940, l'armée allemande atteint Abbeville,
scindant les armées alliées en deux. Au nord, un million de
soldats français, britanniques et belges sont piégés. La
bataille de Dunkerque débute le 24 mai avec pour objectif
l'évacuation du plus grand nombre de soldats vers le
Royaume-Uni. La résistance du fort des Dunes conjuguée à
l'indécision d'Hitler à pénétrer dans Dunkerque permet la
réussite de cette opération. Tous les navires dans la Manche
sont réquisitionnés pour l'effectuer.
24 mai 1940 - Opération Alphabet
Après l'offensive de la bataille de France, les Alliés lancent
l'opération Alphabet le 24 mai 1940. Son but est d'évacuer
les troupes alliées stationnées en Norvège, notamment dans
le port de Narvik. L'invasion de la Belgique a amoindri l'intérêt
du port exportateur de fer pour les Allemands. La
Wehrmacht, en occupant ce port, fragilise les positions de la
Suède et de la Finlande. Ces pays, malgré une neutralité
affichée, sont contraints de se rapprocher des Allemands,
leur laissant par exemple l'accès aux chemins de fer suédois.
25 mai 1940 - Evénement de la poche de Lille
L'offensive allemande durant la bataille de France mène les
troupes de la Wehrmacht aux portes de Lille. Les Alliés
français et britanniques, voulant contenir leur avancée,
engagent la résistance de la poche de Lille du 25 au 30 mai
1940. Le général Molinié tente une sortie en franchissant les
lignes ennemies, mais l'opération est un échec. Une reddition
est signée dans l'honneur pour les défenseurs de Lille avec
le colonel Aizier. Hitler a ensuite reproché à ce dernier d'avoir
laissé trop de temps aux Alliés, il fut limogé.
26 mai 1940 - Opération "Dynamo" à Dunkerque
Le vice-amiral britannique Bertram Ramsay donne le feu vert
pour l'évacuation des troupes alliées encerclées à
Dunkerque (Nord). L'opération porte le nom de "Dynamo" en
souvenir d'un ancien PC de Ramsay où fonctionnait un
groupe électrogène. Surprises par l'avancée allemande, les
troupes françaises et britanniques ont dû battre en retraite
jusqu'à Dunkerque, le dos à la mer. La Royal Navy a
réquisitionné tous types de bateaux et en neuf jours, 340 000
hommes sont rapatriés en Grande-Bretagne. Mais cela n'est
pas suffisant : le 4 juin, 30 000 Français restés sur les plages
doivent se rendre aux Allemands.
28 mai 1940 - Bataille d'Abbeville
Alors que le port de Dunkerque est encerclé, les Alliés
tentent de sécuriser les ports de la Manche encore sous leur
contrôle. La bataille d'Abbeville se déroule du 28 mai au
4 juin 1940. Le général Weygand, qui a remplacé Gamelin,
essaie d'ouvrir une route d'évasion à Abbeville. Le colonel de
Gaulle prend part au combat et participe au succès des
troupes anglo-françaises. Cette victoire a eu une portée
mineure dans la bataille de France.
28 mai 1940 - Léopold III capitule
Face à l’invasion nazie, le roi belge Léopold III est contraint
de capituler sans armistice. Enfermé par les Allemands au
château de Laeken, il fut totalement écarté de son
gouvernement, exilé à Londres. En 1944, il sera emmené en
Autriche tandis que le gouvernement rejoindra Bruxelles dès
le 8 septembre. S’en suivront alors de nombreux conflits
internes et politiques quant au retour du souverain. Il faudra
attendre 1950 pour que le roi foule à nouveau le sol de son
pays.
5 juin 1940 - De Gaulle nommé sous-secrétaire d’État à la
Défense par Paul Reynaud
Envahie de façon foudroyante par l'armée allemande, la
France tente de réagir par un remaniement politique. Critiqué
pour son défaitisme, Édouard Daladier est remercié et le
général de Gaulle est invité à endosser le costume de sous-
secrétaire d'État à la Défense aux côtés du ministre de la
Guerre Paul Reynaud.
10 juin 1940 - L’Italie entre en guerre
Bien que son armée ne soit pas tout à fait prête à entrer en
guerre, l’Italie profite de la faiblesse de la France pour lui
déclarer la guerre. Aux côtés de l’Allemagne nazie, avec
laquelle elle a conclu le pacte d’Acier, elle fait de même vis-à-
vis du Royaume-Uni. Toutefois, l’Italie accumulera les
défaites militaires.
10 juin 1940 - Début de la campagne d'Afrique de l'est
Le 10 juin 1940, l'Italie entre en guerre au côté de
l'Allemagne nazie. Dès juin 1936, Mussolini avait réuni
Érythrée, Somalie et Éthiopie au sein de l'Afrique Orientale
Italienne. Les Anglais, soucieux de protéger leur axe de
ravitaillement, s'opposent à la progression italienne. C'est le
début de la campagne d'Afrique de l'Est, opposant les
troupes italiennes aidées de l'Afrikakorps allemande, aux
Britanniques soutenus par les pays du Commonwealth, ainsi
que par les Belges et les Sud-Africains.
14 juin 1940 - Les Allemands à Paris
Le 14 juin 1940, les troupes allemandes font leur entrée à
Paris sans rencontrer de résistance. Une bonne partie des
habitants a déjà quitté la Capitale. De plus, pour protéger le
patrimoine de la ville des combats, Paris est en effet déclarée
"ville ouverte" plusieurs heures avant l'arrivée de l'armée
allemande. À partir de cette date, Paris devient une ville
occupée par les nazis.
14 juin 1940 - Opération Vado
Surpassée par la Wehrmacht dans la bataille de France, la
France doit également se lancer dans la bataille des Alpes
contre l'Italie de Mussolini. L'armée des Alpes résiste
parfaitement aux unités italiennes et décide de lancer, le
14 juin 1940, l'opération Vado. L'objectif est de pilonner les
ports italiens de Gênes et de Savone. En partance de
Toulon, la marine française cause quelques dégâts mineurs,
mais détecte une faiblesse dans la défense des côtes
italiennes.
16 juin 1940 - Pétain président du Conseil
En conflit sur le sujet de l'armistice avec le IIIe Reich, Paul
Reynaud choisit de démissionner. Il est remplacé par le
maréchal Pétain, héros de la Grande Guerre, chargé de
négocier l'armistice avec l'Allemagne d'Adolf Hitler. Nouveau
chef du gouvernement, Pétain demande l'armistice le 17 juin
1940. Il est signé le 22 juin.
17 juin 1940 - Jean Moulin tente de se trancher la gorge
Préfet en poste à Chartres, Jean Moulin refuse de signer un
document par lequel il reconnaît le mauvais comportement
des troupes françaises. De peur de ne pas pouvoir résister à
la torture de ses bourreaux, Jean Moulin tente de se trancher
la gorge à l'aide d'un tesson de bouteille. Il est finalement
soigné et libéré.
17 juin 1940 - Destruction du RMS Lancastria à Saint-Nazaire
Le RMS Lancastria est un paquebot effectuant des liaisons
transatlantiques. Comme tous les navires, il est réquisitionné
pour évacuer des réfugiés civils et des soldats britanniques.
Le 17 juin 1940, le Lancastria est bombardé à Saint-Nazaire
par l'aviation allemande. Il coule en 24 minutes ce qui cause
le décès de 1 708 personnes. Tragédie de la Seconde
Guerre mondiale, c'est l'un des naufrages les plus meurtriers
de l'histoire.
18 juin 1940 - L'appel du 18 juin
Exilé à Londres, le général de Gaulle lance à la BBC le
célèbre appel du 18 juin 1940. Dans son discours, le général
français invite ses compatriotes à poursuivre la lutte et
sollicite l'aide des militaires, ingénieurs ou spécialistes de
l'armement français présents sur le sol britannique pour
organiser le combat contre l'Allemagne.
22 juin 1940 - La France signe l'armistice
De l'autre côté de la Manche, le gouvernement du maréchal
Pétain signe l'armistice avec l'Allemagne. Pour l'anecdote,
l'armistice est signé dans le même wagon que celui dans
lequel les généraux allemands avaient eux-mêmes signé
l'armistice de la Première Guerre mondiale en 1918. Aussitôt
signé, l'armistice entre la France et l'Allemagne est dénoncé
par Churchill. Le nord de la France est à présent occupé.
2 juillet 1940 - Le gouvernement Pétain s'installe à Vichy
Au début du mois de juillet, le gouvernement Pétain décide
de s'installer à Vichy. La nouvelle devise de la France sera
"Travail, Famille, Patrie". Au même moment, le général de
Gaulle s'adresse une nouvelle fois aux Français depuis
Londres. Dans son discours, le grand représentant de la
France libre exhorte ses compatriotes à continuer le combat
jusqu'au jour de la libération.
2 juillet 1940 - Opération Catapult
L'opération Catapult est commanditée le 2 juillet 1940 par
Winston Churchill. La défaite française et la signature de
l'armistice inquiètent les Anglais, ils ont peur que la flotte
française passe sous contrôle allemand. Il est donc décidé
de s'emparer ou de couler la flotte française. L'action se
passe dans les ports britanniques et près des côtes
africaines. 1 300 marins français y trouvent la mort, ce qui
refroidit durablement les relations entre la France et le
Royaume-Uni.
3 juillet 1940 - La flotte française détruite à Mers-El-Kebir
L'aviation anglaise ouvre le feu à 18 heures sur les bâtiments
français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Le cuirassé
"Bretagne" est coulé, les cuirassés "Dunkerque" et
"Provence" gravement endommagés. 1 380 marins français
trouvent la mort. L'attaque britannique survient quelques
jours après la signature de la capitulation française face à
l'Allemagne. Le gouvernement de Winston Churchill
craignant que la flotte française ne passe aux mains du
Reich propose aux forces navales françaises d'Algérie de
passer sous leur autorité. L'assaut est donné après que le
chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, ait rejeté
l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville.
10 juillet 1940 - Pétain instaure l'Etat Français
Réunie à Vichy, l'Assemblée nationale vote une loi
constitutionnelle qui accorde les pleins pouvoirs au maréchal
Pétain âgé de 85 ans. Avec les pleins pouvoirs, Philippe
Pétain instaure l'État Français et met simultanément fin à la
Troisième République jusqu'alors présidée par Albert Lebrun.
14 juillet 1940 - Première diffusion de l'émission "les Français
parlent aux Français"
Au lendemain du célèbre Appel du Général De Gaulle,
l'émission de propagande "les Français parlent aux Français"
est créée. Diffusée depuis la BBC à Londres, l'émission est
dirigée par Michel Saint-Denis. Elle propose de nombreux
reportages et commentaires sur l'actualité, tous destinés à
servir la cause alliée, et sera diffusée jusqu'en août 1944.
15 juillet 1940 - Combat de Moyale au Kenya
Le combat de Moyale, au Kenya, s'est déroulé le 15 juillet
1940. Il s'agit d'une des rares offensives italiennes durant la
campagne d'Afrique de l'Est. Ils ont attaqué la ville frontalière
de Moyale, défendue par une seule compagnie britannique.
Le général Gustavo Pesenti remporte le combat non sans
avoir subi la résistance acharnée de la First King's African
Rifles. Obligée de fuir à cause de la supériorité numéraire
adverse, la compagnie abandonne la ville qui passe aux
mains des Italiens.
7 août 1940 - Churchill reconnaît la légitimité de de Gaulle
Alors que les départements de la Moselle, du Haut-Rhin et
du Bas-Rhin font l'objet d'un rattachement à l'Allemagne,
Winston Churchill adresse une lettre au général de Gaulle.
Par cet acte manuscrit, le Premier ministre britannique
reconnaît la légitimité de de Gaulle et conclut les fameux
accords Churchill – de Gaulle. Roosevelt mettra plus de
temps à faire confiance au général.
16 août 1940 - Arrivée au Maroc du navire Massilia
La déroute de l'armée française devant les troupes
allemandes précipite le départ de 27 parlementaires réfugiés
à Bordeaux. Le navire Massilia est réquisitionné par l'amiral
Darlan pour le gouvernement de Paul Reynaud afin d'établir
un gouvernement en exil en Afrique du Nord. Ils accostent à
Casablanca, au Maroc, le 16 août 1940 sous les huées de la
foule. Placés en garde à vue, certains parlementaires sont
ensuite condamnés pour désertion devant l'ennemi, d'autres
sont désignés coupables de la déroute française.
26 août 1940 - Le Tchad et le Niger se rallient à la France libre
Nommé en 1938 gouverneur du Tchad, Félix Éboué reçoit
pour mission, à la suite de menaces nazies, de protéger une
voie stratégique pour la France vers le Congo. Il répond
favorablement à l'appel du 18 juin 1940 du général de
Gaulle, permettant à la France de retrouver une base
territoriale au Tchad. Il proclame le ralliement de son pays à
la France libre le 26 août 1940, de même que le Niger. Le
reste de l'Afrique-Équatoriale française suit ensuite leur
geste.
30 août 1940 - La Roumanie cède la Transylvanie à la Hongrie
Sous la houlette de l'Allemagne et de l'Italie, le 30 août
1940 est rendu le second arbitrage de Vienne. Il s'agit pour
l'Axe d'éviter une guerre entre la Hongrie et la Roumanie.
Les revendications hongroises sur la moitié nord de la
Transylvanie sont entendues. La Roumanie cède cette
région peuplée de plus de 2,5 millions de personnes dont la
moitié est magyare. Cet arbitrage entraine de nombreuses
migrations de population.
7 septembre 1940 - L'Angleterre frappée par le Blitz
Alors que la RAF a réussi à bombarder Berlin, Hitler promet
« Nous raserons l'Angleterre », début septembre. Quelques
jours plus tard, la Luftwaffe abandonne les cibles militaires et
entame ses premiers bombardements aériens intensifs sur
les civils en concentrant ses attaques sur Londres. C’est le
début du Blitz, étape importante de la bataille d’Angleterre :
en cherchant à saper le moral des Anglais, Hitler soude à
l'inverse la population contre l’ennemi nazi. Le blitz (éclair),
durera près d’un mois.
13 septembre 1940 - Invasion italienne de l'Egypte
Le 13 septembre 1940, l'Italie fasciste de Mussolini attaque
l'Égypte à partir de sa colonie de Libye. Le protectorat
britannique devient le théâtre des premiers affrontements en
Afrique du Nord. Les Anglais, soucieux de protéger une des
voies principales de ravitaillement, envoient au combat les
troupes du Commonwealth, les Belges et les Sud-Africains.
L'offensive italienne est rapidement malmenée.
15 septembre 1940 - Arrestation de Léon Blum
Parmi les rares à s'être opposés au vote des pleins pouvoirs
accordés à Pétain, Léon Blum est arrêté le 15 septembre
1940 malgré son immunité parlementaire en tant que
représentant du Front Populaire. Il ne cachait pas son
indignation, ni son opposition au régime de Vichy. Il est jugé
comme d'autres hommes politiques considérés comme
responsables de la guerre. Il aurait pourtant eu l'occasion de
fuir aux États-Unis peu de temps avant son arrestation. Son
procès sera suspendu et Léon Blum directement déporté à
Buchenwald.
22 septembre 1940 - Occupation japonaise du Tonkin
Le Japon, en guerre contre la Chine depuis 1937, estime que
le Tonkin, colonie française et voie de ravitaillement de la
Chine, freine sa victoire. La défaite française en Europe
permet au Japon de faire pression pour que des troupes
nippones puissent s'installer au Tonkin. En septembre et
octobre 1940, le Japon attaque et occupe ce territoire. Après
la chute de la ville de Lang so'n, le 22 septembre, l'amiral
Jean Decoux, porte-parole du régime de Vichy, doit négocier.
23 septembre 1940 - Attaque anglo-gaulliste à Dakar
Entre le 23 et le 25 septembre 1940, la bataille de Dakar,
connue sous le nom d'opération Menace, oppose les
Britanniques et les forces ralliées au général de Gaulle aux
troupes françaises fidèles au gouvernement pétainiste de
Vichy. L'objectif anglo-gaulliste est de prendre l'Afrique
Orientale Française, dirigée par le gouverneur Pierre
Boisson, afin de consolider leurs positions africaines. La
tentative de débarquement s'avère être un échec, l'autorité
du général de Gaulle étant alors menacée par l'amiral
Muselier.
27 septembre 1940 - Signature du Pacte tripartite
Le 27 septembre 1940 est signé un accord militaire de
coopération entre le Japon, l'Italie et l'Allemagne. Ces trois
pays s'engagent à combattre les forces alliées des États-
Unis et du Royaume-Uni. D'autres pays adhèrent par la suite
à ce pacte : la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie et la
Yougoslavie. Appelé forces de l'Axe ou Axe Rome-Berlin-
Tokyo, il connaît son apogée en 1942, avant d'être anéanti et
dissous à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
23 octobre 1940 - Entrevue d'Hendaye
L'entrevue d'Hendaye, ville frontalière basque entre
l'Espagne et la France, réunit Hitler et Franco. Ils se lancent
dans des pourparlers sur la question de l'entrée en guerre de
l'Espagne au côté des forces de l'Axe. Les discussions
n'aboutissent pas, l'Allemagne refusant les contreparties
espagnoles et l'Espagne arguant du fait qu'elle ne peut pas
soutenir un effort de guerre. Un protocole est signé pour
l'envoi de volontaires espagnols sur le front russe, mais
Franco n'engage pas son pays dans le conflit mondial.
28 octobre 1940 - L’Italie attaque les frontières de la Grèce
Entrée dans la Seconde Guerre mondiale plus tardivement
que le Japon et l'Allemagne, l'Italie décide à l'automne
1940 d'envahir la Grèce. Après avoir enregistré plusieurs
revers, l'armée italienne aidée des forces de l'Axe sort
victorieuse de la bataille de Grèce en avril 1941.
11 novembre 1940 - Bataille de Tarente
La bataille de Tarente se déroule les 11 et 12 novembre
1940. Il s'agit d'une opération militaire des forces navales
britanniques utilisant les frappes aériennes pour décimer la
flotte italienne. Le torpillage massif de la Royal Navy cause
de nombreux dégâts dans le port de Tarente et empêche
l'Italie de contrôler la mer Égée. Cette bataille illustre le
nouveau rôle joué par les porte-avions dans le contrôle des
mers.
14 novembre 1940 - Opération Mondscheinsonate
Au cours de la nuit du 14 au 15 novembre 1940 a lieu
l'opération Mondscheinsonate, signifiant sonate au clair de
lune en allemand. L'objectif nazi est de pilonner la ville de
Coventry dans le cadre de la vaste opération du Blitz,
consistant à bombarder les civils anglais. La Luftwaffe largue
450 tonnes de bombes ce qui cause d'innombrables dégâts,
notamment sur la cathédrale Saint-Michel de Coventry,
incendiée à plusieurs reprises durant la nuit.
20 novembre 1940 - Adhésion de la Hongrie et de la
Roumanie à l'Axe
Le 20 novembre 1940, la Hongrie et la Roumanie se rallient
au pacte signé auparavant par le Japon, l'Allemagne et
l'Italie. La Hongrie se rapproche de l'Axe du fait des
revendications territoriales souhaitées à la suite du règlement
de la Première Guerre mondiale. Elle récupère des territoires
tchécoslovaques et roumains. La Roumanie collabore après
qu'Ion Antonescu ait renversé le roi, permettant aux troupes
allemandes d'y ouvrir un front futur contre l'URSS.
27 novembre 1940 - Annexion de l'Alsace-Lorraine par
l'Allemagne nazie
L’Allemagne nazie annexe l’Alsace-Lorraine, objectif majeur
en France. En effet, les allemands ne se contentent pas
d’occuper cette région, mais ils souhaitent l’intégrer à leur
territoire, vengeant ainsi l’affront de 1918 et le « Diktat » si
vigoureusement dénoncé par Hitler. La région avait en effet
appartenu à l’Allemagne de 1871 à 1918.
27 novembre 1940 - Bataille du cap Teulada
L'Italie, constatant durant la bataille de Tarente que sa flotte
n'est pas plus en sécurité au port qu'en mer, décide
d'envoyer au combat toute sa flotte. Le 27 novembre 1940 a
lieu la bataille du cap Teulada opposant la flotte italienne à la
Royal Navy. Cette dernière a l'objectif de consolider ses
positions sur l'île de Malte afin de mieux protéger ses navires
marchands. La présence italienne empêche cette opération,
gênant les desseins anglais en Méditerranée.
15 décembre 1940 - Première publication du journal
Résistance
Le groupe du musée de l'Homme est un des tout premiers
réseaux de résistance organisés en France, constitué pour
mettre en place des actions contre l'occupation nazie. En ce
sens, le 15 décembre 1940 paraît le premier numéro du
journal Résistance. Le réseau, sous couvert d'être un cercle
littéraire, collecte des renseignements politiques et militaires.
Il effectue par la suite des opérations de liaison entre zone
occupée et zone libre avec d'autres groupes de résistants.
21 décembre 1940 - Le sous-marin Narval est coulé
Le 21 décembre 1940, au large de Sfax en Tunisie, le sous-
marin Narval des Forces françaises libres coule après avoir
percuté une mine. Mis en service en 1925, ce bâtiment était
un élément essentiel de la flotte française ralliée au général
de Gaulle. Son équipage dans son intégralité avait rejoint la
base navale de Malte, le 26 juin 1940, et s'était mis au
service de la contre-offensive française en Méditerranée.
14 février 1941 - L'Afrikakorps débarque à Tripoli
Destiné à soutenir les troupes de Mussolini embarquées
dans un conflit en Libye italienne, l'Afrikakorps (ou Deutsches
Afrikakorps) débarque à Tripoli pour combattre les forces
britanniques en place. Au départ de sa mission, l'Afrikakorps
s'appuie sur un effectif de 45 000 hommes et sur un arsenal
de 250 chars.
27 mars 1941 - Pierre II de Yougoslavie renverse les nazis
Le jeune roi de Yougoslavie Pierre II, âgé de 17 ans, opère
un coup d'Etat contre le gouvernement du président du
Conseil yougoslave qui a ratifié le pacte tripartite germano-
italo-japonais avec Hitler. Le putsch militaire ramène le pays
à la neutralité. Les Yougoslaves descendent dans les rues et
affirment leur soutien au jeune monarque. Le 6 avril, sans
aucune déclaration de guerre, la Yougoslavie sera attaquée
par les forces de l'Axe. Elle capitulera quelques jours plus
tard.
24 mai 1941 - Le "Bismarck" coule le "Hood"
Le cuirassé allemand "Bismarck" coule le croiseur
"HMS Hood", l'orgueil de la Royale Navy, dans l'Atlantique
Nord. 1 400 marins périssent. Aussitôt l'amirauté britannique
alerte tous ses navires et diffuse l'ordre : "Trouvez et coulez
le Bismarck". Trois jours plus tard, le "Bismarck" sera torpillé
au large de Brest par des croiseurs britanniques, emportant 1
800 personnes avec lui.
22 juin 1941 - Opération "Barbarossa" en URSS
Dès le 22 juin 1941, l'Allemagne décide d'envahir l'Union
soviétique en dépit de la signature du pacte germano-
soviétique. Pour lancer l'opération, les responsables
militaires allemands optent pour un nom de code : opération
Barbarossa. Elle marque le début des grands affrontements
terrestres en Europe sur le front de l'Est. Hitler considère les
Slaves comme des sous-hommes et le communisme comme
un ennemi. La guerre y sera bien plus cruelle qu'à l'ouest.
22 juin 1941 - Mussolini lance la guerre contre l’URSS
Malgré ses précédentes déroutes militaires, Benito Mussolini
prend l’initiative d’envoyer ses troupes combattre en URSS. Il
espère enfin jouir de ses propres victoires et ne plus vivre les
succès militaires par procuration avec son allié allemand.
Mais le résultat de cette intervention s’avère une fois de plus
désastreux. Mussolini perd de plus en plus l’estime d'Adolf
Hitler et de la population italienne.
14 juillet 1941 - Armistice au Liban et en Syrie
Aidées par une division de la France libre dirigée par le
général Catroux, les troupes britanniques contraignent les
Vichystes à l’armistice en Syrie et au Liban. Les combats
avaient commencé début juin. Le général Catroux, au nom
du Général de Gaulle, promet alors l’indépendance à Damas
et à Beyrouth. Mais les français, pressés par les
britanniques, ne sont en fait guère enthousiastes et préfèrent
reculer l’échéance. De fait, la France ne renoncera à ses
mandats que lorsque la guerre sera achevée en 1946, même
si l’indépendance officielle du Liban date de 1943.
14 août 1941 - Signature de la Charte de l'Atlantique
Réunis à bord d'un cuirassé ancré au large de Terre-Neuve
(l'USS Augusta), Franklin Delano Roosevelt et Winston
Churchill participent à la Conférence de l'Atlantique. De cette
réunion découle la signature de la Charte de l'Atlantique qui
prévoit, entre autres, de "jeter les fondements d'une nouvelle
politique internationale". Cette Charte sera à l'origine de celle
des Nations Unies.
27 septembre 1941 - Fondation du EAM
Le Front national de libération (EAM) est créé pour résister à
l’occupation nazie. Principalement communiste et de gauche,
il mettra en place une armée, l’ELAS (Armée populaire
grecque de libération). Principal mouvement de résistance
lors de l’occupation, elle s’opposera au gouvernement de
Georges Papandréou, mis en place en Grèce à la suite de la
libération. C’est le début d’une guerre civile en Grèce, qui
opposera les communistes aux royalistes. En 1947, un
gouvernement provisoire sera créé par les membres
communistes de l’EAM. Finalement, les troupes royalistes
appuyées par l’Angleterre et les Etats-Unis, vaincront celles
des communistes et mettront ainsi fin à la guerre civile en
1949.
22 octobre 1941 - Exécution de Guy Môquet
Jeune militant communiste, Guy Môquet est fusillé à la sortie
de Châteaubriant en compagnie de 27 autres condamnés.
Agé de 16 ans, Guy Môquet subit par cette exécution les
représailles de l'armée allemande suite à l'assassinat par des
résistants du lieutenant-colonel Karl Hotz. Au total,
48 prisonniers seront exécutés à Châteaubriant, Nantes et
Paris.
8 novembre 1941 - Début du siège de Leningrad
Capitale historique de la Russie et ville hautement
symbolique par son nom, Leningrad (Saint-Pétersbourg) voit
les armées allemande et finlandaise l’entourer. C'est un
objectif majeur de la conquête de la Russie mais, plutôt que
de lancer son armée dans une bataille qui peut s’avérer
périlleuse et causer de lourdes pertes, Hitler préfère en faire
le siège. Ainsi, jusqu’au 18 janvier 1944, la ville de trois
millions d’habitants sera totalement coupée de l’extérieur, à
l’exception d’une voie d’eau via le lac Ladoga. Survivant dans
des conditions extrêmement difficiles, la ville verra mourir
plus d’un tiers de sa population.
7 décembre 1941 - Attaque de Pearl Harbor
A 7h55 du matin, l'aviation japonaise attaque par surprise la
flotte de guerre américaine basée à Pearl Harbor dans
l'archipel d'Hawaï. Plus de 2 000 américains et une centaine
de Japonais seront tués. L’objectif de l’empire du Japon est
d’assurer son hégémonie dans le Pacifique. Il cherche à
détruire la flotte américaine pour l’empêcher d’intervenir dans
ses missions qui seront bientôt lancées en Malaisie et en
direction de l'Australie. Le raid sur Pearl Harbor provoquera
l'entrée des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale
dès le lendemain.
7 décembre 1941 - Décret "Nuit et brouillard"
Le décret "Nacht und Nebel" signé par le Maréchal Keitel
prévoit la déportation pour tous les opposants ou ennemis du
Reich. Ainsi les personnes représentant un danger pour la
sécurité de l'armée allemande, les "NN" seront transférés et
disparaîtront dans le plus grand secret.
8 décembre 1941 - Les Etats-Unis déclarent la guerre au
Japon
Jusqu'alors considérés comme un pays neutre, les États-
Unis font leur entrée dans la Seconde Guerre mondiale en
déclarant la guerre au Japon. Cette déclaration de guerre fait
suite à l'attaque de Pearl Harbor par les forces japonaises.
Désormais, toutes les grandes puissances sont investies
dans le conflit qui s'étend sur tous les continents.
15 décembre 1941 - Massacre au Mont-Valérien
Pendant l'occupation allemande, 75 otages juifs et
communistes sont fusillés au mont Valérien, un ancien fort à
l'ouest de Paris, dominant le Bois de Boulogne. Parmi les
victimes figure Gabriel Péri, 39 ans, ancien journaliste au
quotidien du parti communiste, L'Humanité. Les Allemands
fusilleront au Mont Valérien, entre 1940 et 1944, un millier
d’otages et de prisonniers. Ce lieu, consacré par le général
de Gaulle, est devenu le martyrologe de la Résistance
française au nazisme.
25 décembre 1941 - Reddition de Hong Kong aux Japonais
Après 18 jours de combat, les troupes britanniques de Hong
Kong se rendent aux forces japonaises. Le gouverneur de la
colonie anglaise Sir Mark Young présente sa reddition au
général japonais Takashi Sakai. Hong Kong sera rendu à la
Grande-Bretagne après la fin de la guerre et la défaite du
Japon, en 1945.
janvier 1942 - Début de la Campagne des Iles Salomon
La campagne des îles Salomon, première campagne
amphibie, a opposé l'armée britannique aux troupes
japonaises. L'objectif était, pour l'armée américaine, de
renforcer certaines lignes de communication dont la sécurité
était menacée. Cette campagne a impliqué une douzaine de
batailles navales, dont la célèbre bataille de Guadalcanal.
Les troupes américaines étaient dirigées par l'amiral Douglas
MacArthur. La campagne s'est terminée en 1945.
2 janvier 1942 - Jean Moulin parachuté en France
Exilé à Londres aux côtés du général de Gaulle, Jean Moulin
organise une partie de la Résistance en France. Dans la nuit
du 1er au 2 janvier 1942, il est parachuté dans les Alpilles
avec deux ordres de mission dont celui d'unifier les différents
mouvements de résistance à travers la constitution de
l'Armée secrète.
11 janvier 1942 - Les Japonais envahissent et occupent les
Indes orientales néerlandaises
Les Indes orientales néerlandaises, qui deviendront
l'Indonésie, étaient un enjeu majeur pour les armées
japonaises et alliées, durant la Seconde Guerre mondiale. En
effet, elles possédaient de très riches ressources pétrolières,
ressource vitale pour le Japon qui ne pouvait alors ni en
produire ni en acheter. À l'issue d'une succession de
batailles, toutes remportées par l'armée japonaise, les Alliés
durent céder le terrain, et les Indes orientales néerlandaises
restèrent sous occupation japonaise pendant trois ans.
15 janvier 1942 - Victoire chinoise sur les japonais à la
troisième Bataille de Changsha
Changsha est une ville clé située dans une zone stratégique
du sud de la Chine. Cette ville avait déjà fait deux fois l'enjeu
d'attaques japonaises qui s'étaient soldées par des défaites.
La troisième tentative n'a pas été plus réussie, puisqu'elle
s'est soldée par une défaite japonaise supplémentaire, après
un assaut en règle de la ville protégée par l'armée chinoise,
qui était dirigée par Xue Lue. Lors de leur retraite, les troupes
japonaises se sont heurtées à des assauts de la guérilla
communiste chinoise.
20 janvier 1942 - Les nazis adoptent la solution finale
La conférence de Wannsee près de Berlin réunit quinze
hauts responsables nazis et des officiers SS sous la
présidence de Reinhard Heydrich, chef des services secrets
allemands. La réunion a pour objectif de débattre sur "la
solution finale de la question juive". Il est décidé que les juifs
d'Europe en état de travailler seront transférés dans des
camps de travaux forcés. Pour ceux incapables de travailler,
l'élimination pure et simple est décrétée. Certains camps
seront bientôt essentiellement consacrés à cette
extermination de masse : Belzec, Sobibor, Treblinka puis
Auschwitz. Le génocide du peuple juif est clairement amorcé.
Plus de 6 millions d'entre eux périront dans les camps de la
mort.
22 janvier 1942 - Fin de la Bataille de Moscou
La bataille de Moscou, également appelée opération
Typhon, désigne l'assaut de l'armée allemande dirigée par
Von Bock pour s'emparer de la capitale russe. Renforcés par
les débuts de l'opération Barbarossa, les Allemands
avancent en Russie, écrasant les forces de l'Armée rouge et
ne doutant pas de leur victoire. Mais après plusieurs jours de
combats intenses durant lesquels les Russes défendent
âprement leur capitale, la Wehrmacht, très affaiblie par les
conditions climatiques, doit battre en retraite.
19 février 1942 - Ouverture du procès de Riom
Souhaité par Pétain, le procès de Riom s'ouvre le 19 février
1942 avec la mission de démontrer la responsabilité des
hommes politiques de la IIIe République dans la défaite de
1940. Parmi les accusés, Léon Blum et Édouard Daladier
surprennent l'auditoire par la qualité de leur défense et
parviennent à retourner la responsabilité de cette défaite vers
le haut commandement de l'armée française.
19 février 1942 - Décret exécutif 9066
Le décret exécutif 9066, promulgué par Roosevelt le
19 février 1942, autorisait les États-Unis à interner dans des
camps de concentration certains groupes ethniques, afin
d'éviter des mesures de sabotage et d'espionnage. Même si
le traité ne citait pas d'ethnies en particulier, il a surtout été
utilisé pour interner les Japonais, les Allemands et les Italiens
qui résidaient dans la partie ouest des États-Unis.
120 000 Américains d'origine japonaise ont ainsi été internés
pendant la Seconde Guerre mondiale.
27 février 1942 - Opération Biting
L'opération Biting (" Coup de croc ") des 27 et 28 février
1942 a opposé l'armée allemande aux Britanniques à
Bruneval, une commune de Seine-Maritime. Il s'agissait pour
les Britanniques de s'emparer d'un radar allemand ; cet outil
représentait, en effet, à l'époque une évolution technologique
importante. L'opération fut un succès pour les Britanniques.
Cette prise de guerre leur permit de mieux maîtriser les
progrès de la technologie allemande, et de réaliser que le
"mur de l'Atlantique" pouvait être brisé.
18 avril 1942 - Raid de Doolittle
Alors que les Etats-Unis poursuivent leur préparation pour
véritablement entrer en guerre contre le Japon, et que celui-
ci domine tout le Pacifique, ils décident de faire douter
l’ennemi et de remonter le moral des Américains en
bombardant Tokyo. Les Japonais considèrent avec raison
qu’ils sont à l’abri car les Etats-Unis ne disposent d’aucune
base assez proche pour lancer ses bombardiers sur l’île
nippone. Toutefois, le lieutenant-colonel Doolittle parvient à
mettre en place un système qui permet de faire décoller des
B-25 (des bombardiers lourds) d’un porte-avion. C’est ainsi
que les Etats-Unis peuvent lâcher quelques bombes sur la
capitale ennemie avant que leurs avions ne se replient en
Chine. Les dégâts sont mineurs mais portent un coup
symbolique. Le Japon ne se sent plus à l’abri et doit
réorganiser sa défense.
4 mai 1942 - Bataille de la Mer de Corail
La bataille de la mer de Corail s'est déroulée du 4 au 8 mai
1942 au large des côtes australiennes, et a opposé les
troupes américaines et japonaises. Il s'agit de la première
bataille aéronavale de l'histoire. Les Japonais ont remporté la
bataille de la mer de Corail sur le plan tactique. Les
Américains revendiquent cependant une victoire morale,
puisqu'ils ont déjoué pour la première fois une opération
japonaise. La propagande des deux camps prend donc à
son compte l'issue de cette bataille.
30 mai 1942 - Mille bombardiers sur Cologne
La Royal Air Force (RAF) effectue son premier "1 000
Bombers' Raid" sur Cologne, ville allemande sur la rive
gauche du Rhin. Selon le général Arthur Harris, il faut briser
le moral et le potentiel industriel de l'ennemi par des
bombardements stratégiques massifs. Les 1 000
bombardiers détruiront 240 hectares de Cologne, soit
beaucoup plus que lors des 1 346 raids aériens déjà
effectués contre la ville. C'est le début d'une offensive de
trois ans sur les plus grandes villes allemandes.
7 juin 1942 - Victoire américaine dans la bataille de Midway
Après un premier coup d’arrêt dans la mer de Corail, l’armée
japonaise subit une défaite décisive à l’atoll de Midway, base
américaine la plus avancée dans le Pacifique. Là encore, les
flottes ne se croisent jamais et la bataille se joue dans les
airs. Déjouant le plan japonais, l’aéronavale américaine
parvient à couler quatre porte-avions nippons tandis qu’elle
n’en perd qu’un seul. Après cette défaite, le Japon adoptera
une stratégie défensive.
11 juin 1942 - Résistance héroïque à Bir Hakeim
Engagées dans la bataille de Bir Hakeim, les forces
françaises libres (FFL) emmenées par le général Kœnig
opposent une résistance acharnée aux forces allemandes et
italiennes. Grâce à cette résistance, les Britanniques
parviennent à se replier avant la bataille d'El Alamein.
28 juin 1942 - Début de l'Opération Fall Blau
L'opération Fall Blau (Cas bleu) s'insère dans la continuité de
l'opération Barbarossa, et désigne les assauts de la
Wehrmacht sur le front de l'Est. Le but de cette opération
était de s'emparer de Stalingrad. Au début, l'opération Fall
Blau fut couronnée d'une série de succès pour l'armée
allemande. Cependant, l'Armée rouge emporta la victoire
finale, et l'opération Fall Blau marqua le début des défaites
allemandes.
17 juillet 1942 - Rafle du Vel' d'Hiv'
Sur ordre de René Bousquet, secrétaire général de la police
au ministère de l'Intérieur, 13 000 juifs, dont 4 051 enfants,
de Paris et la région parisienne sont arrêtés dans la nuit par
la police française. Ils sont parqués dans la salle de sports du
Vélodrome d'Hiver où ils resteront plusieurs jours.
Acheminés à Drancy, les prisonniers seront ensuite conduits
dans le camp d'extermination d'Auschwitz à partir du 19
juillet. La rafle du Vel' d'Hiv' est organisée par le
gouvernement de Vichy de manière spontanée : jamais les
autorités allemandes n'ont donné l'ordre de mettre en œuvre
une telle opération.
7 août 1942 - Les marines débarquent à Guadalcanal
La première division de marines débarque à Guadalcanal
dans les Iles Salomon. C'est le premier assaut américain
contre les positions japonaises dans l'océan Pacifique. Les
Japonais avaient commencé à y installer des bases
aériennes afin de contrôler le sud-est Pacifique. Ils seront
chassés de l'île en février 1943 après de durs combats qui
coûteront la vie à plus de 1 600 Américains et 24 000
Japonais. C’est le début du reflux japonais et de la
reconquête alliée.
9 août 1942 - Victoire japonaise à la Bataille de l'Ile de Savo
La bataille de l'île de Savo est l'un des épisodes marquants
de la campagne des îles Salomon, qui a déclenché la bataille
des Salomon orientales. Ce conflit opposait les Américains
aux Japonais. Il s'est soldé par une très sévère défaite de
l'armée américaine, puisqu'on a recensé 1 270 tués du côté
allié contre 58 du côté japonais. L'armée japonaise a
cependant mal exploité cette victoire, n'envoyant des renforts
que deux semaines plus tard. Ce délai a permis à l'armée
américaine de préparer les bases de la bataille des Salomon
orientales, qui s'est soldée cette fois-ci par une victoire
américaine.
19 août 1942 - L'échec du débarquement de Dieppe
La tentative de débarquement des troupes alliés (5 000
Canadiens, 1 100 Anglais et 50 Américains) sur les plages
de Dieppe (Haute-Normandie), se termine par un terrible
échec. Les Allemands qui ont repéré la flotte, mitraillent et
bombardent les plages sans répit. 4 000 hommes seront
tués, blessés ou faits prisonniers. Ce raid était destiné à
tester les défenses allemandes et préparer un débarquement
de masse. Les Alliés en tireront toutes les conséquences.
23 octobre 1942 - Bataille de El-Alamein
Dans le désert égyptien, les Britanniques sont opposés aux
forces de l'Axe représentées par l'Afrikakorps et l'armée
italienne. Grâce à leur repli anticipé, les Britanniques
parviennent à stopper leur ennemi dans sa progression sur le
sol égyptien. Si l'issue de la bataille offre un statu quo sur le
plan tactique, les Alliés remportent le combat d'un point de
vue stratégique. C'est la fin de la progression
de l'Afrikakorps.
8 novembre 1942 - Débarquement allié en Afrique du Nord
Bien décidées à conquérir les territoires africains, les forces
alliées se lancent dans l'opération Torch. Le 8 novembre
1942, plus de 60 000 hommes débarquent en Afrique du
Nord. S'ensuivent la prise d'Alger et le déclenchement de la
campagne de Tunisie. L'événement marque un tournant
dans la Seconde Guerre mondiale sur le front occidental. En
représailles, les Allemands envahissent le sud de la France.
C'est la fin de la zone libre.
11 novembre 1942 - Entrée de l'Allemagne en zone libre
En réponse au débarquement des alliés en Afrique du Nord,
Hitler lance sur la France l'opération "Attila". Les Allemands
envahissent le sud du pays considéré comme "zone libre".
Le gouvernement de Vichy est placé sous le contrôle et
l'influence directe de l'Allemagne.
13 novembre 1942 - L'armée britannique reprend Tobrouk
Toujours en Afrique du Nord, les forces alliées et l'armée
britannique parviennent à reprendre la ville de Tobrouk et
son port en eaux profondes qui permet l'amarrage de gros
bâtiments. Petit à petit, les Alliés accumulent les victoires
dans la guerre du Désert marquée par l'omniprésence
du général Rommel et son Afrikakorps dans les combats.
19 novembre 1942 - Opération Uranus
L'opération Uranus représente l'assaut de l'Armée rouge,
débuté le 19 novembre 1942, pour encercler l'armée
allemande à Stalingrad. La Wehrmacht était en effet réfugiée
dans cette ville. À la suite d'un encerclement réalisé sous les
ordres du maréchal Joukov, cette opération fut soldée par
une victoire de l'Armée rouge, et marqua le début du repli
des forces de l'Axe.
27 novembre 1942 - Sabordage de la Marine française
A 4h40 du matin, l'armée allemande envahit l'arsenal de
Toulon. Devant l'invasion, les marins de la flotte française
commandée par l'Amiral Jean de Laborde sabordent
l'ensemble de la flotte. Navires, machines et artilleries sont
entièrement détruits pour ne pas être livrés à l'Allemagne.
Seuls quatre sous-marins réussiront à fuir pour regagner
l'Afrique du Nord.
7 décembre 1942 - Opération Frankton
L'opération Frankton est un assaut lancé par l'armée
britannique contre la marine allemande, à proximité de
Bordeaux, le 7 décembre 1942. Les hostilités ont été
ouvertes par dix hommes partis en kayak de Montalivet.
L'enjeu était de placer des explosifs sur les navires
allemands amarrés dans le port de Bordeaux. Les hommes
du commando ont ensuite regagné la Charente par la terre.
L'opération a contribué à endommager gravement quatre
navires de l'armée allemande.
22 janvier 1943 - Rafle de Marseille
En novembre 1942, les troupes allemandes ayant réussi à
envahir la zone libre occupent Marseille. Plusieurs attentats
sont organisés, ce qui amène les Allemands à considérer le
Vieux-Port comme un endroit dangereux qu'il faut remanier
entièrement. Des renforts policiers arrivent de Paris et le
22 janvier 1943, la ville entière est fouillée maison par
maison. Deux mille personnes, coupables ou simplement
suspectes, sont envoyées dans les camps de concentration
et 1 500 immeubles sont réduits en cendres.
26 janvier 1943 - Fondation du MUR
Lancé dans sa mission d'unification de la Résistance, Jean
Moulin parvient à fonder au début de l'année 1943 le MUR :
Mouvements Unis de Résistance. Cette entité voit ainsi se
rassembler les trois grands mouvements non communistes
de la zone sud : "Combat", d'Henri Frenay, "Franc-Tireur", de
Jean-Pierre Levy et "Libération-Sud" d'Emmanuel d'Astier de
la Vigerie.
31 janvier 1943 - Défaite allemande à Stalingrad
Encerclées dans Stalingrad (l'actuelle Volgograd) depuis la
fin novembre 1942, les troupes de la VIème armée
allemande de Friedrich Paulus se rendent à l'armée rouge.
Depuis longtemps déjà, l'aviation allemande ne réussit plus à
ravitailler les hommes pris au piège dans ce qu'ils appellent
"le chaudron". Le froid de plus en plus rigoureux et les
munitions de plus en plus rares finissent par décourager
définitivement les soldats d'Hitler. Ce dernier a interdit à
Friedrich Paulus de se rendre. Il l'a fait élever au rang de
maréchal du Reich le 25 pour l'empêcher de capituler. Mais
en vain. Les derniers soldats allemands se rendront le 3
février. 90 000 allemands sont morts de froid et de faim au
cours du siège de Stalingrad.
16 février 1943 - Institution du STO
Une loi votée par le gouvernement de Vichy instaure le
Service du Travail Obligatoire pour les hommes âgés de 21 à
23 ans. Ils sont envoyés en Allemagne pendant deux ans
pour fournir de la main d'œuvre au IIIème Reich. Environ 700
000 hommes seront appelés à accomplir le STO. En
contrepartie, le gouvernement de Pierre Laval obtient de
l'Allemagne la suppression de la ligne de démarcation (qui en
pratique n'existe plus car les allemands occupent la "zone
libre" depuis novembre 1942). De plus, les départements du
Nord et du Pas-de-Calais sont rattachés à nouveau à
l'administration française. Ils dépendaient de la Belgique. On
estime à 10 % le nombre de Français réfractaires au STO qui
ont rejoint le maquis.
6 mars 1943 - Bataille de Blackett - campagne des îles
Salomon
Blackett est un détroit situé dans l'océan Pacifique entre les
îles Kolombangara et les îles Arundel dans l'archipel des
Salomon, objet d'une campagne de reconquête par les
Américains en 1943. Après la victoire de ces derniers à la
Bataille de Guadalcanal en février 1943, l'une des plus
importantes garnisons japonaises s'installe sur
Kolombangara. Le lieutenant Tanegashima est chargé de la
ravitailler, mais ses deux destroyers, le Murasame et le
Minegumo, rencontrent la Task Force 68, composée de trois
croiseurs légers et de trois destroyers, commandée par
l'amiral Merrill qui revient d'une opération de bombardement
sur Vila. La bataille du 6 mars 1943 est rapide et les deux
destroyers japonais coulés.
10 mars 1943 - Bataille de Ksar Ghilane - campagne de
Tunisie
En 1943, la Tunisie est devenue le champ de bataille sur
lequel s'affrontent les forces alliées et les forces de l'Axe. La
Seconde Guerre mondiale s'étend ainsi à l'Afrique du Nord.
Les troupes françaises ont dissimulé des bataillons venus de
Nouvelle-Zélande derrière la ligne Mareth, fortifications
construites par les Français entre les villes de Mareth et
Tataouine. La colonne Leclerc remportera la bataille de Ksar
Ghilane contre les 15ème et 21ème divisions de Panzer et
les stukas allemands, les empêchant ainsi de découvrir les
troupes néo-zélandaises.
27 mars 1943 - Bataille des îles Komandorski
Lors de la reconquête des îles du Pacifique, les Américains
surveillaient les garnisons japonaises stationnées sur deux
îles Aléoutiennes appelées Komandorski. Ayant eu vent de
l'arrivée d'un convoi d'approvisionnement, le contre-amiral
Mc Norris fut chargé de l'intercepter. Les forces en présence
étant éloignées de leurs renforts potentiels, destroyers et
croiseurs japonais et américains se livrèrent le dernier duel
d'artillerie de ce genre dans toute l'histoire navale. Les
navires subirent d'importants dégâts et l'amiral Hosogaya fit
l'erreur de croire qu'un renfort aérien américain était en route.
Les Japonais abandonnèrent leurs positions alors qu'ils
auraient pu remporter la victoire.
19 avril 1943 - La révolte du ghetto de Varsovie
Les 60 000 juifs qui subsistent dans le ghetto de Varsovie
(Pologne) se soulèvent contre les SS nazis qui ont reçu
d'Adolf Hitler l'ordre de les exterminer. Leur combat
désespéré durera jusqu'au 16 mai. 7 000 mourront les armes
à la main, les autres seront envoyés vers les camps
d'extermination.
13 mai 1943 - Les Alliés chassent l'Afrikakorps
En chassant l'Afrikakorps, les Alliés mettent un terme à la
campagne de Tunisie le 13 mai 1943. Dès la capitulation des
forces allemandes, les combattants de l'Afrikakorps sont faits
prisonniers de guerre. Des convois maritimes sont chargés
de les expatrier vers les États-Unis et le Canada.
17 mai 1943 - Opération Chastise - destruction des barrages
allemands
En mai 1943, les Anglais cherchent à convaincre la Russie
de résister à l'invasion allemande et à accepter que l'armée
britannique puisse constituer un allié de poids. Un raid de la
Royal Air Force, l'opération Chastise, est donc préparé pour
se rendre dans la région de la Ruhr et détruire les principaux
barrages alimentant en eau et en électricité les industries de
guerre. Munis d'une bombe spéciale inventée par l'ingénieur
B. Wallis, les avions Avro Lancaster Mk-III bombardent les
barrages de la Möhne, d'Edersee, de la Sorpe et de
l'Ennepe. Le bilan est mitigé car plusieurs pilotes ont été
abattus et les Allemands réussissent à rattraper leur niveau
de production d'eau et d'électricité en quelques mois.
Toutefois, les bases aériennes inondées ne pouvaient plus
envoyer d'avions sur le front russe et cela facilita la
résistance sur le Don et la Volga.
27 mai 1943 - Première réunion du CNR
En France, Jean Moulin poursuit sa mission d'unification de
la Résistance avec la fondation du Conseil national de la
Résistance (CNR). Présidé par Jean Moulin lui-même, le
CNR tente de coordonner les différentes actions de la
Résistance française menées durant la Seconde Guerre
mondiale en faisant fi des tendances politiques de chaque
mouvement.
3 juin 1943 - De Gaulle et Giraud créent le CFLN
Les généraux de Gaulle et Giraud décident de créer le
Comité Français de Libération Nationale (CFLN) chargé de
succéder au gouvernement de la France libre. L'objectif du
CFLN est double : unifier l'effort de guerre français et mettre
en place les conditions de la libération du pays. En juin 1944,
le CFLN deviendra le Gouvernement provisoire de la
République française.
20 juin 1943 - Bataille de Nouvelle-Géorgie - campagne des
îles Salomon
L'île de Nouvelle-Géorgie a été prise en 1942 par les
Japonais qui y ont construit la base aérienne de Munda
Point, pour appuyer l'offensive sur Guadalcanal. Après la
victoire des Américains, les Japonais en déduisent que les
îles Salomon et l'attaque de leur base de Rabaul constituent
le prochain objectif des Américains. Trop peu armés pour la
défendre, les Japonais décidèrent d'attendre les Alliés en
Nouvelle-Géorgie, à Bougainville. Les premiers
débarquements eurent lieu en juin 1943 à Segi Point, mais le
débarquement principal fut effectué au sud de Munda Point,
base qui fut prise le 5 août 1943. Les combats pour libérer la
Nouvelle-Géorgie continuèrent jusqu'en octobre 1943.
21 juin 1943 - Arrestation de Jean Moulin
Activement recherché par les responsables du régime de
Vichy et par la Gestapo, Jean Moulin est arrêté à Caluire-et-
Cuire le 21 juin 1943 alors qu'il s'apprête à participer à une
réunion avec sept autres dirigeants de la Résistance. Encore
aujourd'hui, beaucoup d'interrogations subsistent sur les
origines de cette arrestation. Jean Moulin mourra sous la
torture quelques jours après son arrestation.
4 juillet 1943 - Bataille de Koursk
La plus grande bataille de blindés de l’histoire s’achève sur la
défaite des Allemands. Après deux ans de combats et la
défaite de Stalingrad, Hitler veut porter un coup fatal à
l’armée rouge. Il envoie ainsi des milliers de blindés et des
centaines d’avions à l’assaut de la poche de Koursk le 4
juillet. Mais les Soviétiques se sont préparés : la Wehrmacht
prend pied dans un terrain miné et subit le feu des canons
anti-char avant que les Soviétiques ne lancent une contre-
offensive avec des soldats en renforts. Après cette défaite,
l’avancée de l’armée rouge jusqu’à Berlin sera continue.
6 juillet 1943 - Première bataille du Golfe de Kula - campagne
des îles Salomon
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Américains
entreprennent de libérer le Pacifique et plus particulièrement,
en 1943, les îles Salomon (opération Cartwheel). Le 5 juillet,
alors que se prépare la prise de la base de Munda Point en
Nouvelle-Géorgie, l'amiral Ainsworth de la Task Group
36.1 rentre d'un bombardement avec deux croiseurs légers
et quatre destroyers. Il croise un convoi furtif de ravitaillement
de nuit (technique appelée "Tokyo Express" par les Alliés)
commandé par l'amiral Akiyama. Des pertes sont essuyées
de part et d'autre et à 5h du matin, le 6 juillet, les rescapés se
retirent. Les destroyers USS Radford et Nicholas resteront
sur place pour récupérer les survivants du naufrage du USS
Helena.
8 juillet 1943 - Mort de Jean Moulin
Après avoir subi de multiples séances de torture entre les
mains de Klaus Barbie, Jean Moulin est transféré vers
l'Allemagne. Il décède de ses blessures au cours du trajet.
Officiellement, Jean Moulin meurt en gare de Metz le 8 juillet
1943. Là encore, des doutes subsistent sur la véracité des
faits. Ses cendres entrent au Panthéon en 1964.
10 juillet 1943 - La Sicile envahie par les Alliés
Alors que les Alliés achèvent victorieusement la campagne
de Tunisie, les armées britanniques, canadiennes et
américaines débarquent en Sicile. De là, elles espèrent
pouvoir envahir l’Italie entière. À la mi-août et malgré les
renforts allemands, l’île passe sous la domination des Alliés,
tandis que Benito Mussolini est arrêté le 25 juillet.
13 juillet 1943 - Seconde bataille du Golfe de Kula - campagne
des îles Salomon
Lors de la libération des îles Salomon par les Américains en
1943, une première bataille entre les navires alliés et un
convoi de ravitaillement japonais avait eu lieu dans le golfe
de Kula, au large de l'île Kolombangara. Les Japonais
essaient en effet de ravitailler leurs bases en envoyant de
nuit des navires rapides, technique appelée "Tokyo Express"
par les Alliés. Le 12 juillet, un convoi de ce type est envoyé
sous le commandement de l'amiral Izaki et repère les navires
de l'amiral Ainsworth. Les Japonais envoient leurs torpilles
sur les Américains qui pensaient les prendre par surprise.
L'engagement cesse à 9 h 30 le 13 juillet après la perte du
Jintsu, de 482 marins et la mort de l'amiral Izaki. Les
Américains perdent un destroyer et doivent renvoyer trois
croiseurs légers très endommagés.
24 juillet 1943 - Arrestation de Mussolini
En Italie, Le Grand Conseil du fascisme vote en faveur du
retour du roi Victor-Emmanuel III en qualité de commandant
des forces armées. Convoqué à Rome, Mussolini est
remplacé dans ses fonctions par le maréchal Badoglio, et
emprisonné. L'annonce de l'arrestation de Mussolini
s'accompagne en Italie de manifestations de joie populaires.
27 juillet 1943 - Création du Comité de libération nationale
italien
Au lendemain de l’arrestation de Mussolini, une organisation
est fondée pour réunir les différents partis antifascistes, à
savoir les communistes, les démocrates-chrétiens, les
socialistes, les libéraux, le parti d’action et le parti démocrate
du travail. Le Comité prendra plus de poids lorsque les
troupes allemandes fuiront Rome, le 5 juin 1944.
1 août 1943 - Opération Raz-de-marée (Tidal Wave)
165 avions de la Royal Air Force quittent l'Angleterre pour
effectuer un raid de grande envergure à 11 000 km de là, en
Roumanie. Le nom de code de cette opération : Tidal Wave.
La Roumanie possède alors l'un des plus grands complexes
pétroliers construits grâce aux investissements étrangers
(majoritairement des Alliés), autour de la ville de Ploiesti.
Hitler soutient alors le général Ion Antonescu qui est au
pouvoir contre le parti extrémiste de la Garde de Fer, en
échange d'un ravitaillement vital en carburant pour l'armée
allemande. Cette installation est en grande partie détruite lors
du bombardement. Les pertes sont importantes, mais
auraient pu l'être encore plus sans des lacunes certaines
dans la défense de Ploiesti (personnel absent le dimanche,
armes en maintenance, etc.).
3 août 1943 - Opération Polkovodets Roumiantsev - front de
l'Est
L'armée rouge lance l'opération Polkovodets Roumiantsev le
3 août 1943. Celle-ci a pour objectif de poursuivre la
libération des territoires ukrainiens occupés par les
Allemands. Les troupes russes de la région de Koursk,
appelées "Front des Steppes", vont libérer les villes de
Kharkov (troisième bataille de Kharkov) et de Belgorod en
vingt jours. Les Allemands sont alors repoussés derrière la
rivière Dniepr. La libération de l'Ukraine se poursuivra avec la
grande bataille de Dniepr et jusqu'à ce que les Russes
arrivent à Kiev à l'automne 1943.
7 août 1943 - Seconde bataille de Smolensk - front de l'Est
Du 7 août au 2 octobre 1943, l'Armée rouge souhaite
éliminer toute présence allemande sur le front de Smolensk
(occupée par les Allemands depuis 1941) et Briansk. Les
troupes allemandes mobilisées pour les défendre
manqueront à la bataille de Dniepr, engagée par les Russes
pour libérer l'Ukraine. Néanmoins, les Allemands sont
extrêmement bien préparés et il faudra deux mois aux
Russes pour effectuer des percées lentes mais importantes
et reprendre Smolensk et Roslavl. Le front se stabilisa
ensuite à une cinquantaine de kilomètres de son ancienne
position et les Russes n'eurent plus à craindre pour Moscou.
7 août 1943 - Bataille du Golfe de Vella - campagne des îles
Salomon
L'un des convois rapides de ravitaillement japonais (Tokyo
Express), commandé par le capitaine Sugiura, rencontre
dans le golfe de Vella le Task Group 31.2 et ses
six destroyers, commandés par le capitaine Moosbrugger.
Trois destroyers japonais, le Hagikaze, l’Arashi et le
Kawakaze sont coulés, seul le Shigure parvient à fuir.
Quelque 1 210 marins japonais meurent ainsi dans la nuit du
6 au 7 août 1943.
18 août 1943 - Bataille de Horaniu - campagne des îles
Salomon
Après la victoire des Alliés en Nouvelle-Géorgie à Munda
Point et dans la bataille du golfe de Vella, les Japonais
décident d'évacuer les îles centrales de Salomon avec un
convoi commandé par le contre-amiral Matsuji Ijuin. Ce
convoi sera attaqué par les Américains, sous le
commandement du capitaine Ryan, dans la nuit du 17 au
18 août. Malgré un engagement de courte durée, les
Japonais réussirent à s'enfuir avec leurs 9 000 hommes.
24 août 1943 - Bataille du Dniepr - front de l'Est
Après la défaite des Allemands à la bataille de Kharkov en
août 1943, Hitler comprend que l'Armée rouge peut réussir à
libérer l'Ukraine, riche en ressources minières et objectif
important pour les Russes. Il ordonne donc d'opposer une
résistance énergique sur ce front. La bataille de Dniepr sera
l'une des plus grandes de la Seconde Guerre mondiale :
4 millions de soldats se battront sur un front de 1 400 km.
Après quatre mois de combat et d'immenses pertes en
hommes et en matériel, les rives du 3ème fleuve d'Europe, le
Dniepr, seront libérées des troupes nazies et l'Armée rouge
entrera dans Kiev, capitale de l'Ukraine, le 23 décembre
1943.
3 septembre 1943 - L'Italie du côté des Alliés
Le gouvernement de Pietro Badoglio négocie l'armistice avec
les Alliés et déclare la guerre à son ancien partenaire de
l'Axe, l'Allemagne. Quelques mois auparavant, le
débarquement anglo-américain en Sicile avait entraîné la
chute du chef du régime fasciste italien, Benito Mussolini. La
réaction allemande ne se fait pas attendre puisqu’elle
déclenche quelques heures plus tard l’invasion du pays et
libère Mussolini le 12 septembre. Celui-ci se réfugiera dans
le Nord, où il constituera la République de Salo. Quant au roi
et à Badoglio, ils fuiront au Sud, zone encore occupée par les
Alliés.
9 septembre 1943 - La Corse se soulève contre l'occupant
La capitulation italienne provoque le soulèvement général
des résistants corses. Les insurgés, épaulés
progressivement par des troupes venues d'Afrique du Nord,
mènent des combats contre les troupes allemandes jusqu'au
4 octobre. La Corse sera alors le premier département
français libéré.
12 septembre 1943 - Un commando SS libère Mussolini
Emprisonné au Gran Sasso, Mussolini voit un commando
allemand dirigé par Otto Skorzeny se lancer dans un raid
pour le libérer. L'opération, baptisée "opération Eiche", est
diligentée par Hitler lui-même, le dictateur allemand
souhaitant tout mettre en œuvre pour libérer son homologue
italien.
18 septembre 1943 - Naissance de la République Sociale
Italienne
Alors que l'Italie souhaite regagner sa neutralité face aux
Allemands, le roi Victor Emmanuel III destitue Benito
Mussolini, alors "Duce" et ministre des Affaires étrangères, et
le fait mettre en prison. Craignant de perdre son alliée, Hitler
envoie la Wehrmacht dans le nord de l'Italie afin de libérer
Mussolini et le replacer au pouvoir (opération Chêne). Le
8 septembre 1943, l'Italie se rendait et devenait un état
satellite de l'Allemagne nazie. Le 18 septembre 1943 elle prit
le nom de République sociale italienne ou "République de
Salo", Mussolini et le ministère des Affaires étrangères
s'étant installés dans la petite ville de Salo, sur le Lac de
Garde.
27 septembre 1943 - Soulèvement contre les Nazis lors des
Quatre Journées de Naples
Pendant les premières années de la Seconde Guerre
mondiale, Naples est l'une des villes les plus touchées par
les bombardements alliés. L'opinion publique de l'Italie du
Sud s'oppose de plus en plus à la présence des forces
allemandes et en septembre 1943, la révolte gronde. Les
dirigeants militaires de cette région fuient alors que le colonel
Schöll proclame l'état de siège dans Naples et que le préfet
mobilise les jeunes pour aller travailler dans les camps en
Allemagne. C'en est trop et les 27, 28, 29 et 30 septembre
1943, les Napolitains vont affronter les troupes allemandes
dans toutes les rues de la ville. Le 1er octobre 1943, alors
que le débarquement des Alliés vient d'avoir lieu, les blindés
alliés entrent dans une Naples qui s'est libérée seule.
7 octobre 1943 - Bataille de Vella Lavella - campagne des îles
Salomon
Pendant la campagne américaine de libération des îles
Salomon, les Japonais commencent à évacuer les îles en
août 1943. Il restait cependant un groupe de 600 soldats
japonais sur l'île de Vella Lavella. Le contre-amiral Ijuin, qui
avait déjà réussi à évacuer 9 000 hommes après la bataille
d'Horianu, fut chargé de conduire neuf destroyers pour
sauver leurs derniers soldats. Ijuin rencontre trois destroyers
américains commandés par le capitaine Walker, qui ouvrent
le feu sur eux au soir du 7 octobre 1943. Le Yugumo est
coulé, mais les trois navires américains sont endommagés et
auraient été coulés si les Japonais ne s'étaient pas retirés du
combat. Ce fut la fin de l'occupation japonaise des îles
Salomon.
2 novembre 1943 - Bataille de la baie Augusta - campagne de
Bougainville
La campagne de Bougainville visait à libérer l'île du même
nom, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le 1er novembre
1943, alors que l'infanterie a débarqué sur l'île dans la baie
de l'impératrice Augusta et que les Japonais effectuent un
bombardement aérien, l'amiral Omori est envoyé sur place
avec six destroyers et quatre croiseurs. La Task Force 39,
commandée par le contre-amiral Merrill, les intercepte, coule
un destroyer et un croiseur et endommage la plupart des
navires japonais. Pour que ces derniers abandonnent
définitivement le combat, Merrill fait tirer des fumigènes pour
faire croire que son croiseur lourd a coulé. Les Japonais
s'éloignent, pensant avoir rempli leur mission.
23 novembre 1943 - Les américains libèrent Tarawa
Après trois jours de combat, les japonais sont défaits à
Tarawa, atoll du Pacifique. Cette victoire fait suite à un des
premiers débarquements alliés dans le Pacifique et participe
au retournement de la situation dans cette région, au
détriment du Japon. Les américains pourront alors débarquer
le 23 février sur les îles Marshall, qui étaient leur principal
objectif.
26 novembre 1943 - Bataille du cap Saint-Georges -
campagne de Bougainville
Cette bataille survient le 26 novembre 1943, elle est la
dernière de la campagne des îles Salomon. Alors que la
majeure partie des forces américaines est engagée dans la
bataille de la baie de l'impératrice Augusta, un convoi de
ravitaillement rapide ("Tokyo Express") est envoyé à la base
de Buka, non loin de Bougainville. Le capitaine Burke est
chargé de l'intercepter avec cinq destroyers. Il parvient à
couler l’Onami, le Makinami et le Yugiri grâce aux radars qui
donnèrent finalement l'avantage aux Américains. En effet,
avant cette ultime bataille navale, les Japonais s'étaient
révélés meilleurs dans les combats nocturnes.
28 novembre 1943 - Conférence de Téhéran
À Téhéran en Iran, Churchill, Roosevelt et Staline se
réunissent pour la première fois depuis le début de la
Seconde Guerre mondiale. C'est au cours de la conférence
de Téhéran que la décision est prise d'organiser un
débarquement des forces alliées en Normandie pour libérer
la France de l'occupation nazie. La création d'une
organisation mondiale de sécurité (future ONU) est
également évoquée, ainsi que le sort de l'Allemagne et de la
Pologne.
24 décembre 1943 - Eisenhower chef des forces alliées
Dans la préparation du débarquement de juin 1944, le
général Eisenhower est officiellement nommé commandant
en chef des forces alliées par le président américain
Roosevelt. À l'époque, personne ne se doute qu'Eisenhower
deviendra à son tour le président des États-Unis dix ans plus
tard.
26 décembre 1943 - Victoire navale des Anglais à la bataille
du cap Nord
Les Anglais, en passant par la Mer du Nord vers les ports
russes de Mourmansk et Arkhangelsk, envoyèrent de très
nombreux convois de ravitaillement à leurs alliés russes.
C'est dans l'espoir de couler deux de ces "convois arctiques"
que la marine de guerre allemande avait lancé l'opération
Ostfront. La Royal Navy anglaise envoya pour les défendre
plusieurs croiseurs et destroyers, dont le HMS Duc de York,
et remporta une grande victoire navale sur les Allemands.
Cet épisode confirma la supériorité navale de l'Angleterre sur
l'Allemagne.
23 février 1944 - Staline saigne la Tchétchénie
Accusés de collaborer avec l'Allemagne, les tchétchènes
sont déportés massivement sur ordre du numéro un
soviétique. A l'aube, 300 000 personnes sont conduites de
force vers le Kirghizstan et le Kazakhstan. Dans les jours qui
suivent, plus de 500 000 autres subiront le même sort. Des
milliers d'entre eux meurent de froid, de faim ou
d'étouffement dans les wagons qui les transportent vers les
camps de travail.
24 mars 1944 - Massacre des Fosses ardéatines
Le 24 mars 1944, les Allemands ont exécuté 335 civils
italiens en représailles d'un attentat à la bombe ayant tué
32 SS à Rome la veille. Les otages italiens sont choisis
parmi les détenus de la prison de Regina Coeli, mais aussi
dans le ghetto où des juifs sont arrêtés. Ils sont assassinés
aux Fosses ardéatines, dans le quartier d'Ardeatino. Cet
événement est considéré comme l'un des massacres les
plus importants de l'histoire italienne.
30 mars 1944 - Bombardement de Nuremberg
Le 30 et le 31 mars 1944, la Royal Air Force britannique a
lancé des raids sur la ville allemande de Nuremberg. Bien
qu'il ne s'agisse pas de la première mission de
bombardement stratégique, la journée du 31 mars est
célèbre, car elle est marquée par les plus graves pertes de
l'aviation britannique : le nombre de morts en une nuit est
plus important que celui des victimes depuis le début de la
Seconde Guerre mondiale.
6 avril 1944 - Rafle d'Izieu
Sous l'ordre de Klaus Barbie, la Gestapo investit une colonie
de jeunes enfants juifs organisée à l'occasion des vacances
scolaires de Pâques du côté de la ville d'Izieu. 44 enfants et
7 adultes sont déportés vers Auschwitz quelques jours plus
tard. Le plus jeune de ceux que l'on a appelés "les enfants
d'Izieu" est âgé de 4 ans.
9 mai 1944 - Début de la bataille de Henan-Hunan-Guangxi
La bataille de Henan-Hunan-Guangxi, également appelée
opération Ichi-Go en japonais, a débuté le 9 mai 1944.
Offensive japonaise contre les armées chinoises et
américaines, elle fut remportée par le Japon. La stratégie
nippone consistait à prendre le contrôle des bases
américaines dans le sud-est de la Chine afin de se prémunir
de leurs attaques. Si les Japonais ont ensuite rejoint
l'Indochine comme prévu, les attaques aériennes
américaines n'ont pas cessé pour autant.
17 mai 1944 - La bataille de Monte-Cassino
Durant la campagne d'Italie (1943-45), les tirailleurs
marocains commandés par le général Juin brisent la
résistance des armées allemandes à Monte-Cassino, entre
Naples et Rome. Les Alliés perdront 115 000 hommes dans
la bataille. Mais, ils peuvent désormais poursuivre leur
progression en Italie. C'est le principal fait de gloire des
troupes de la France Libre pendant la Seconde Guerre
mondiale.
26 mai 1944 - Bombardements alliés sur le Sud-Est et le
Centre-Est de la France
Afin de préparer le débarquement en Normandie, les Alliés
ont mis au point le Transportation Plan, qui consiste à
attaquer les voies de communication françaises, notamment
les chemins de fer. Le bombardement du 26 mai fait partie
de cette opération, il vise le sud-est et le centre-est du pays.
Malgré le succès des bombardements sur les objectifs
militaires, l'imprécision due à l'altitude de vol a causé la mort
de nombreux civils.
4 juin 1944 - Les Alliés s’emparent de Rome
Depuis la libération de Mussolini, en septembre 1943, l’Italie
n’est plus qu’un territoire déchiré entre les troupes des Alliées
et celles des Allemands. Mais en juin, les Alliés parviennent à
envahir Rome et repoussent ainsi la Wehrmacht. Ivanoe
Bonomi, qui se retrouve à la présidence du Comité de
libération nationale, formera alors un nouveau gouvernement
au Sud, remplaçant Badoglio.
6 juin 1944 - Le débarquement de Normandie
Sous l'égide du général Eisenhower, les Américains et
l'ensemble des forces alliées lancent l'opération Overlord. Le
"Jour J", les premiers combattants sont parachutés à
l'intérieur des terres pendant que les troupes américaines
débarquent sur les plages de Normandie, suivies une heure
plus tard par les troupes britanniques et canadiennes.
7 juin 1944 - Les évènements de Laclotte et la tragédie de
Saint-Pierre-de-Clairac
La journée du 7 juin 1944 est marquée par deux crimes de
guerre perpétrés par les nazis dans le Lot-et-Garonne. Les
évènements de Laclotte ont été organisés par la Gestapo :
les SS ont assailli la ville de Laclotte avant de fusiller des
civils français. La tragédie de Saint-Pierre-de-Clairac est
perpétrée par la même division de SS : onze résistants sont
tués et deux ensembles d'habitations incendiés. Ces mêmes
soldats commettent quelques jours plus tard les massacres
de Tulle et d'Oradour-sur-Glane.
9 juin 1944 - Tulle, ville martyre
La 2ème division blindée SS Das Reich quadrille la ville de
Tulle (Corrèze) et arrête tous les hommes valides, sous
prétexte de contrôle de papier. 99 d'entre eux seront pendus
et 149 envoyés au camp de Dachau (101 y perdront la vie),
en représailles des attaques de maquisards. Le lendemain,
la même division, qui remonte vers la Normandie où vient
d'avoir lieu le débarquement des Alliés, prendra le chemin
d'Oradour-sur-Glane.
10 juin 1944 - Les habitants d'Oradour massacrés par les SS
Le général Lammerding envoie un détachement de la
division SS « Das Reich » détruire Oradour-sur-Glane, un
petit village près de Limoges. Toute la population est
rassemblée sur la place du marché sous prétexte d'une
vérification d'identité. Les hommes sont enfermés dans des
granges, les femmes et les enfants sont conduits dans
l'église. Les SS mettent le feu aux bâtiments et 642 habitants
(dont 246 femmes et 207 enfants) trouvent la mort. De retour
du front est où les exactions étaient monnaie courante, la
division "Das Reich" avait déjà commis un massacre la veille
à Tulle.
13 juin 1944 - Hitler lance les V1 sur Londres
Les premiers Vergeltungswaffe-1 (arme de représailles-1)
partent des rampes de lancement de Calais en direction de
Londres. Hitler, après le débarquement allié en Normandie,
veut porter un coup décisif au moral des Britanniques. La
Royal Air Force démontrera que les V-1 peuvent être abattus
en vol ou déviés de leur trajectoire. En trois mois, ces
bombes volantes feront 6 000 victimes. Les savants
allemands qui ont mis au point ces fusées participeront,
après la guerre, à la conquête de l'espace.
15 juin 1944 - Bataille de Saipan
Commencée le 15 juin 1944, la bataille de Saipan, dans les
îles Mariannes, est remportée par les États-Unis contre les
Japonais le 9 juillet de la même année. Cet affrontement est
marqué par le nombre massif de suicides de civils refusant
d'être prisonniers des Américains. C'est une étape décisive
dans l'offensive du Pacifique : elle permet l'établissement de
bases clés et place le Japon à portée de l'aviation
américaine.
19 juin 1944 - Bataille de la mer des Philippines
Opposant la marine impériale japonaise et celle des États-
Unis, la bataille de la mer des Philippines est une bataille
navale et aérienne ayant eu lieu les 19 et 20 juin 1944,
simultanément à la bataille de Saipan. Lors de cet
affrontement, les Japonais perdent la majorité de leur
aéronautique navale embarquée ainsi que des porte-avions.
Le déséquilibre des forces est tel que la bataille porte le
surnom de "Grand tir au pigeon des Mariannes".
26 juin 1944 - Bataille de Bobr
La bataille de Bobr oppose un groupe de combat de la
Légion des volontaires français de la Wehrmacht et l'armée
soviétique, au cours de l'opération Bagration menée par
l'URSS pour chasser les Allemands de Biélorussie. Elle s'est
déroulée les 26 et 27 juin 1944. Malgré le déséquilibre des
armées, les forces allemandes, comportant au moins
400 Français, l'emportent après deux jours de combat. Les
journaux russes ont amplifié le nombre de combattants
ennemis pour justifier leur défaite.
30 juin 1944 - Prise de Cherbourg
Entamée dès le 6 juin 1944 avec le débarquement allié en
Normandie, la bataille de Cherbourg s'achève le 30 juin par
une victoire américaine. Les troupes alliées s'emparent du
port de Cherbourg tandis que les derniers soldats allemands
se rendent. Cette victoire est décisive pour la suite des
combats, car le port de Cherbourg permet un meilleur
ravitaillement des troupes luttant sur le front de l'ouest.
2 juillet 1944 - Débarquement de la Force Expéditionnaire
Brésilienne
Le 2 juillet 1944, la force expéditionnaire brésilienne arrive en
Italie. Il s'agit d'un corps de 23 500 hommes appartenant aux
armées de l'air, de terre et à la marine brésilienne, et qui fut
intégrée à la 5e armée britannique dans la campagne
transalpine. La FEB a perdu 443 hommes en huit mois de
campagne et a capturé 20 573 ennemis, contribuant de
manière décisive aux prises de Bologne, Parme, Modène et
Gênes.
18 juillet 1944 - Bataille du mont Gargan
Du 18 au 24 juillet 1944, les Allemands de la brigade Jesser,
assistés de la milice française, combattent sous la direction
de Georges Guingouin les maquis du mont Gargan.
3 500 résistants français, dont une majorité de francs-tireurs
et de partisans s'opposent à 4 800 soldats allemands. Les
maquisards perdent 38 hommes et 54 sont blessés, mais
réussissent à ralentir fortement l'ennemi, qui n'est pas
parvenu à disloquer définitivement le maquis.
20 juillet 1944 - Tentative d'assassinat contre Hitler
Orchestré par le colonel Claus von Stauffenberg, le complot
du 20 juillet 1944 vise à assassiner le Führer à son QG de la
Wolfsschanze avant de lancer un coup d'État. L'explosion de
la bombe placée dans une valise tue plusieurs officiers, mais
ne blesse que légèrement Adolf Hitler. S'ensuivra une
sanglante répression avec la condamnation à mort de
nombreux participants au complot.
21 juillet 1944 - Bataille de Guam
Étape importante de la guerre du Pacifique, la bataille de
Guam s'est déroulée sur l'île du même nom du 21 juillet au
10 août 1944. Cette bataille fut particulièrement suivie par
l'opinion américaine, car l'île avait appartenu aux États-Unis
de 1899 à 1941, jusqu'à l'attaque de Pearl Harbor. Comme
lors de la bataille de Saipan, la victoire américaine permit
l'établissement de bases et le renforcement du contrôle du
Pacifique.
24 juillet 1944 - Bataille de Tinian
Suivant la bataille de Saipan et toujours dans le cadre de
l'opération Forager, la bataille de Tinian s'est déroulée du
24 juillet au 1er août 1944. La géographie de l'île, composée
de plaines, est à l'avantage des Américains, ce qui explique
que les combats furent plus courts que sur les autres îles.
C'est par ailleurs à cette occasion que fut utilisé pour la
première fois du napalm dans le cadre d'opérations militaires.
25 juillet 1944 - Opération Cobra
L'opération Cobra, débutée le 25 juillet 1944, désigne une
offensive lancée par les Américains dans le Cotentin. Son
but est d'ouvrir la voie à travers les lignes allemandes pour
pénétrer en Bretagne, son nom de code illustrant le
mouvement des troupes américaines. Cette opération fut un
succès couronné par la percée d'Avranches et le
contournement des lignes allemandes, et elle fut décisive
pour l'issue victorieuse de la bataille de Normandie.
15 août 1944 - Débarquement en Provence
Composé essentiellement de français des colonies, le
débarquement de Provence, baptisé "Anvil" (enclume),
débute par un parachutage de troupes suivi d’un
débarquement sur la côte. L’opération, engageant plus de
300 000 hommes, est de moindre envergure qu’en
Normandie, mais elle obtient une avance plus rapide, les
nazis ayant envoyé des renforts vers le nord. Les villes de
Marseille, Toulon ou encore Grenoble, seront libérées en
moins de dix jours.
25 août 1944 - "Paris libéré..."
Fortes du débarquement réussi en Normandie, les forces
alliées du général Eisenhower marchent en direction de Paris
pour reprendre la capitale française. Le 25 août 1944, de
Gaulle livre l'un des discours les plus célèbres de l'histoire de
France avec son "Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris
martyrisé ! Mais Paris libéré !".
28 août 1944 - Libération de Nice
Le 28 août 1944, la Résistance provoque une insurrection
qui permet la libération de Nice. Si les combattants ne sont
au départ qu'une centaine, la révolte prit de l'ampleur au
cours de la journée. L'insurrection est spontanée et ne
bénéficie pas du soutien allié avant le 29 août et l'arrivée de
soldats américains, et enfin de chars le 30 août. Les
occupants nazis sont alors définitivement chassés. Les
résistants niçois ont perdu 31 hommes et 280 ont été
blessés.
15 septembre 1944 - Début de la Guerre de Laponie
La guerre de Laponie débute en septembre 1944. La
signature du traité de paix finlando-soviétique intensifie les
affrontements pour la libération du territoire finlandais. La
guerre prit fin en avril 1945 avec la victoire finlandaise, mais
la pratique allemande de la politique de la terre brûlée fit des
dégâts considérables. La région de Petsamo, au centre des
combats pour ses mines de nickel, fut annexée par l'URSS
lors du traité de Paris de 1947.
17 septembre 1944 - Echec de l'Opération Market Garden
L'opération Market Garden est une offensive aéroportée qui
eut lieu en septembre 1944. Conduite par les Britanniques,
son but était de prendre des ponts sur les fleuves hollandais
occupés par les Allemands. Si l'opération du maréchal
Montgomery avait totalement réussi, elle aurait permis le
contournement de la ligne Siegfried et ainsi les troupes
auraient pu pénétrer dans la Ruhr, ce qui aurait
potentiellement contribué à une fin plus rapide de la guerre.
1 octobre 1944 - Bataille d'Aix-la-Chapelle
La bataille d'Aix-la-Chapelle débute le 1er octobre 1944 et
prend fin le 21. Les troupes américaines enfoncent la ligne
Siegfried pour pénétrer dans la ville occupée par 12 000 à
18 000 soldats allemands, qui sont encerclés après de
violents affrontements et ne peuvent contre-attaquer. La
prise d'Aix-la-Chapelle est hautement symbolique, car il s'agit
de la première grande ville allemande sur le front de l'ouest,
ce qui explique l'importance des défenses nazies.
2 octobre 1944 - Soulèvement de Varsovie
Le soulèvement de Varsovie prend fin le 2 octobre
1944 après deux mois de combat. L'insurrection, dans le
cadre de l'action Tempête, fut provoquée par l'Armia
Krajowa, la résistance polonaise, et vise à se libérer de
l'occupation allemande pour permettre à l'Armée rouge d'être
en position de force. La rébellion est un échec, marqué par
l'exécution systématique des résistants polonais par les
forces allemandes, ainsi que par l'absence d'intervention des
forces alliées.
10 octobre 1944 - Signature du pacte franco-soviétique
Le 10 décembre 1944, le gouvernement provisoire de la
République française signe à Moscou un traité d'alliance et
d'assistance mutuelle avec l'Union soviétique. En présence
du général de Gaulle et de Staline, Georges Bidault et
Molotov officialisent l'alliance qui a pour but de se prémunir
de la menace allemande et d'empêcher toute tentative
d'agression du futur vaincu. La collaboration franco-
soviétique existait depuis la présence de l'escadron de
chasse Normandie-Niemen sur le front de l'est.
27 octobre 1944 - La marine nippone brisée dans le Golfe de
Leyte
La plus grande bataille navale de l’histoire se termine par la
quasi-destruction de la marine japonaise dans le Pacifique.
En l’espace de cinq jours, les nippons ont perdu la moitié de
leur tonnage face à une marine américaine supérieure en
nombre. Désormais, celle-ci maîtrise en grande partie
l’océan Pacifique et peut faire route vers Okinawa pour
s’attaquer directement au Japon.
23 novembre 1944 - Libération de Strasbourg
La deuxième division blindée du général Leclerc entre dans
Strasbourg après avoir parcouru plus de 100 km en 6 jours.
La ville est libérée et 12 500 soldats allemands sont faits
prisonniers. Leclerc s'adressera aux Alsaciens en ces termes
: " […] la flèche de votre cathédrale est demeurée notre
obsession. Nous avions juré d'y arborer de nouveau les
couleurs nationales. C'est chose faite.
24 novembre 1944 - Bombardement de Tokyo
Le 24 novembre 1944 eut lieu l'un des multiples
bombardements américains de Tokyo. Il s'agissait du
premier raid aérien à venir de l'est. Seuls 10 % des bombes
lâchées à 10 000 mètres d'altitude par la flotte de
88 bombardiers B-29 ont atteint leur cible. Les
bombardements d'objectifs non militaires font partie, lors de
la Seconde Guerre mondiale, d'une pratique répandue visant
à affaiblir l'ennemi en touchant ses centres vitaux, politiques
et économiques.
16 décembre 1944 - Contre-offensive allemande dans les
Ardennes
Les Allemands, sous le commandement du maréchal Von
Rundstedt, lancent une ultime et puissante contre-offensive
contre les Américains dans les Ardennes. Ce dernier assaut,
immortalisé par la bataille de Bastogne, est un combat
vigoureux qui se traduit par une avancée nazi jusqu’au 23
décembre. Mais dès le 26, les troupes allemandes sont
contraintes de battre en retraite et stopperont l’opération en
janvier. Elles ont perdu des dizaines de milliers d’hommes
parmi ses meilleures unités et Von Rundstedt lui-même sera
fait prisonnier par les Anglais.
1 janvier 1945 - Opération Nordwind
L'opération Nordwind a eu lieu au cours de la Seconde
Guerre mondiale. Opération menée par les troupes militaires
de la Wehrmacht en Lorraine et dans le nord de l'Alsace, elle
s'est déroulée entre le 1er et le 25 janvier 1945. Les troupes
alliées parviennent à freiner les Allemands à la fin du mois.
Au cours de cette offensive, de violents combats se
déroulent dans Rittershoffen et dans Hatten, qui est presque
totalement détruite.
1 janvier 1945 - Opération Bodenplatte
L'opération Bodenplatte s'est déroulée le 1er janvier 1945 au
cours de la bataille des Ardennes. L'opération, menée par
l'armée de l'air allemande, a pour but d'acquérir une
supériorité aérienne sur l'ennemi et de venir en aide aux
troupes combattant au sol. 900 avions, dont des chasseurs
et des bombardiers, attaquent de nombreuses bases alliées
situées dans le nord-est de la France, le sud des Pays-Bas
et l'est de la Belgique et les rendent plus vulnérables.
17 janvier 1945 - Libération de la Pologne
L'Armée Rouge entre dans Varsovie en ruines. La capitale
polonaise est libérée après plus de cinq ans d'occupation
allemande. Les Juifs qui constituaient une grande partie de la
population ont été exterminés par centaines de milliers dans
les camps de concentration ou à l'intérieur même du ghetto.
Varsovie compte à sa libération dix fois moins d'habitants
qu'à la veille de la guerre.
27 janvier 1945 - Libération d'Auschwitz
L'Armée Rouge entre dans le principal camps
d'extermination nazi. Elle y découvre 7 500 rescapés à bout
de forces. Certains ont réussi à se procurer des armes et se
sont révoltés contre les derniers SS. Entre le printemps 1942
et l'hiver 1945, 1,5 million de détenus ont été exterminés à
Auschwitz.
30 janvier 1945 - Le Wilhelm Gustloff est attaqué et coulé
Le 30 janvier 1945, le paquebot Wilhelm Gustloff fuit le port
de Gotenhafen situé dans la baie de Dantzig avec, à son
bord, 10 000 passagers composés de réfugiés de Prusse
Orientale, de soldats et d'officiers allemands. Il est repéré par
un sous-marin soviétique qui envoie quatre torpilles. Le
bateau coule en seulement 50 minutes, causant la mort de
5 000 à 9 000 personnes.
février 1945 - Opération Corn Flakes
L'opération Corn Flakes fut menée par les Office of Strategic
Services des États-Unis entre février et mars 1945. Cette
opération de propagande, qui eut lieu au cours de la
Seconde Guerre mondiale, avait pour but de démoraliser la
population allemande et autrichienne. En glissant des lettres
antinazies dans le courrier, les alliés cherchaient à faire
comprendre que la fin de la guerre approchait. Le fait que le
courrier soit distribué à l'heure du petit-déjeuner explique le
nom donné à cette opération.
4 février 1945 - Ouverture de la conférence de Yalta
Churchill, Staline et Roosevelt se rencontrent à nouveau sur
la côte de la mer Noire en Crimée pour décider du sort de
l'Allemagne et du Japon. L'URSS souhaite apporter son
soutien aux États-Unis pour vaincre les Japonais. Il est
décidé que l'Allemagne sera démilitarisée et divisée en trois
zones d'occupation (la France se verra également attribuer
une zone plus tard). Les autres pays européens pourront
choisir leur sort. Mais dans les faits, les zones libérées de
l'Armée rouge ne pourront pas organiser d'élections libres
(sauf l'Autriche) et le communisme sera imposé par Staline.
C'est l'une des causes du déclenchement de la guerre froide.
10 février 1945 - Le General von Steuben est coulé
Paquebot de luxe à sa construction, le DS Steuben est utilisé
comme navire de transport de troupes par l'armée allemande
à partir de 1944. Le 10 février 1945, il transporte des blessés
et des réfugiés de Prusse Orientale vers le port de Kiel.
Durant le trajet, un sous-marin S-13 commandé par
Alexandre Marinesko le repère et l'attaque. Le bateau coule
et fait entre 3 000 et 4 000 morts. Environ 600 personnes
survivent.
13 février 1945 - Bombardement de Dresde
La capitale de la Saxe est rasée par l'aviation alliée.
L'attaque commence le soir par une première vague de 244
bombardiers Lancaster britanniques et canadiens qui
déferlent sur la ville. Un incendie géant se déclenche dans le
centre-ville. Une deuxième et une troisième vague de
bombardements anéantiront définitivement Dresde. En
quatre jours, le feu ravage 20 km². Le nombre de morts, en
majorité des civils venus se réfugier dans la ville, a fait l'objet
d'un vif débat. Si les chiffres de 250 000 morts ou 135 000
ont été longtemps considérés comme probables, une étude
collégiale les a ramenés à 35 000. Dresde était dépourvue
de système de défense antiaérienne.
23 février 1945 - Bataille d'Iwo Jima
La bataille d'Iwo Jima s'est déroulée entre février et mars
1945. Elle oppose les forces armées américaines et les
troupes japonaises dans le cadre de la Seconde Guerre
mondiale. L'île est prise d'assaut par les soldats américains,
qui parviennent à atteindre le mont Suribachi le 23 février. Ils
plantent alors un drapeau américain au sommet de l'île.
Cette scène est immortalisée par le photographe Joe
Rosenthal et nommée Raising the Flag on Iwo Jima.
9 mars 1945 - Bombardement de Tokyo
Les forces américaines organisent un raid contre la ville de
Tokyo dans la nuit du 9 au 10 mars 1945. 300 bombardiers
B-29, au rayon d'action de 1 500 miles, larguent
1 700 tonnes de bombes incendiaires sur la ville. Ce raid
détruit 30 km² et tue plus de 100 000 personnes, ce qui en
fait le bombardement le plus meurtrier de la Seconde Guerre
mondiale. Le 26 mai 1945, les Américains organisent un
autre raid contre Tokyo.
9 mars 1945 - Le Japon prend le contrôle de l'Indochine
À partir de 1940, le Japon envahit le territoire indochinois,
tout en reconnaissant la légitimité de la France sur le sol
asiatique. Le 9 mars 1945, les soldats de l'armée impériale
japonaise attaquent par surprise les troupes françaises en
place. Le pouvoir français est renversé sans grande
résistance. Le colonel Robert, le résident Auphelle et le
général Lemonnier sont exécutés par les Japonais.
3 000 Français sont tués en deux jours.
10 mars 1945 - Proclamation de l'indépendance du
Cambodge
Durant la Seconde Guerre mondiale, l'Empire japonais
pousse les diverses régions composant l'Indochine française
à proclamer leur indépendance afin de les intégrer dans la
sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale. À
Phnom Penh, le 10 mars 1945, Norodom Sihanouk proclame
l'indépendance du Cambodge. Le 9 août, Son Ngoc Thanh
s'autoproclame premier ministre du Cambodge. Le 14 août,
veille de la capitulation du Japon, le nouveau gouvernement
cambodgien entre en fonction.
12 mars 1945 - A sa mort, Anne Frank laisse un journal
Arrêtés par des soldats nazis alors qu'ils se cachaient depuis
deux ans dans l'entreprise familiale, les membres de la
famille Frank sont arrêtés et déportés vers les camps
d'extermination. Anne Frank meurt quelques mois plus tard
dans le camp de Bergen-Belsen. Le père, unique survivant
de la famille, découvre à son retour à Amsterdam le journal
intime tenu par sa fille dans lequel elle raconte sa vie durant
les deux années où ils se sont cachés.
22 mars 1945 - Opération Plunder
L'opération Plunder, également appelée la traversée du
Rhin, est une opération militaire menée à bien par les Alliés
au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle débute le
22 mars et se termine le 1er avril 1945. Une tête de pont
d'environ 55 km de large et 30 km de profondeur est établie
par les soldats sur la rive orientale du Rhin, ce qui permet
aux troupes alliées de continuer leur avancée sur le territoire
allemand.
27 mars 1945 - Début de l'Opération Famine
À partir du mois de mars 1945, l'armée américaine met en
place l'opération Famine. Il s'agit de miner les ports et les
voies fluviales du Japon dans le but d'empêcher la circulation
des convois logistiques et des troupes. L'opération militaire
est menée à bien par la 313th Bombardment Wing, qui
largue des mines à senseurs acoustiques et magnétiques le
27 mars 1945. Au mois d'avril, la compagnie a largué
2 000 mines marines.
1 avril 1945 - Les Américains s'attaquent à Okinawa
Après s’être emparés avec peine de la petite île d’Iwo-Jima
en mars, les Américains débarquent à Okinawa. Mais plus ils
se rapprochent du Japon, plus la résistance des Japonais est
rude. Ainsi, après avoir perdu 6 000 hommes à Iwo-Jima, les
Américains vont devoir combattre jusqu’à la fin du mois de
juin et perdre près de 16 000 marines. Ils doivent également
subir les attaques kamikazes qui sapent le moral des
troupes. Mais côté adverse, on compte plus de 100 000
victimes et le Japon est désormais à portée des bombardiers
qui peuvent le pilonner. Cette résistance acharnée de l'armée
nippone convaincra les Etats-Unis d’utiliser la bombe
atomique.
5 avril 1945 - Insurrection géorgienne de Texel
L'insurrection géorgienne de Texel est un mouvement
organisé sur l'île de Texel par des militaires soviétiques
géorgiens. À cette époque, l'île était contrôlée par les
Allemands et peuplée par des soldats ayant été capturés et
qui ont préféré combattre au service de leurs ennemis. Le
5 avril 1945, ils se rebellent et arrivent à prendre le contrôle
de l'île, mais une contre-offensive est lancée et les
Allemands récupèrent Texel.
7 avril 1945 - Opération Ten-Go
L'opération Ten-Go s'est déroulée au mois d'avril 1945. Il
s'agit d'une opération navale menée par le Japon. L'Empire
japonais envoie le plus grand cuirassé du monde, baptisé
Yamato, ainsi que neuf bateaux de guerre, combattre les
forces américaines qui envahissent l'île d'Okinawa. La flotte
est repérée par l'armée de l'air américaine qui coule cinq
navires ainsi que le Yamato. 3 700 soldats japonais trouvent
la mort.
16 avril 1945 - Bataille de Seelow
La bataille de Seelow a opposé l'Union soviétique aux forces
allemandes. Le 16 avril 1945, les soldats russes tentent
d'aveugler leurs ennemis en allumant des projecteurs. Mais
cette tactique joue aussi en leur défaveur : de nombreux
soldats se perdent dans le noir et s'enfoncent dans des
marécages, d'autres commettent des tirs fratricides, abattant
leurs camarades déjà avancés dans les lignes ennemies.
Malgré tout, les forces russes, en surnombre, parviennent à
gagner cette bataille, dernier rempart allemand avant Berlin.
16 avril 1945 - Naufrage du Goya dans la mer Baltique
Le Goya est un cargo allemand construit en 1940 qui sert de
navire aux réfugiés. Le 16 avril 1945, alors qu'il transporte
des réfugiés de Prusse Orientale vers l'Allemagne
occidentale en navigant sur la mer Baltique, il est repéré par
le capitaine Vladimir Konovalov, commandant d'un sous-
marin soviétique L-3. Le Goya est torpillé et coule à 78 m de
profondeur. On dénombre plus de 6 000 morts, tandis que
165 personnes survivent à l'attaque.
18 avril 1945 - Adolf Hitler destitue Heinrich Himmler de ses
fonctions
Sachant la guerre perdue, Heinrich Himmler a cherché à
négocier avec les Anglais et les Américains sur le front ouest,
afin de trouver une sortie au nazisme après la guerre. Il
promet à un membre du Congrès juif mondial que les camps
de concentration ne seront pas sabotés. Adolf Hitler apprend
sa trahison le 28 avril 1945 et le destitue de ses fonctions. Le
dictateur nomme alors Karl Hanke au poste de Reichsführer-
SS.
26 avril 1945 - Pétain se constitue prisonnier
Comme Robert Brasillach, le maréchal Pétain est poursuivi
par les autorités françaises pour "intelligence avec l'ennemi"
et "haute trahison". Le 26 avril 1945, il se constitue prisonnier
depuis la Suisse où il a été emmené par les Allemands.
Accusé d'avoir collaboré avec les nazis, Pétain sera jugé par
la Haute Cour de justice et condamné à mort. Sa peine est
transformée en prison à perpétuité par le général de Gaulle.
28 avril 1945 - Mussolini est exécuté
De plus en plus isolé et abandonné par les Allemands,
Mussolini tente de fuir l'Italie. Au cours du trajet, le dictateur
italien est reconnu et identifié par des partisans de la 52e
brigade Garibaldi. Arrêté puis transféré en prison, il sera
exécuté par les partisans communistes le 28 avril 1945. Le
corps de Mussolini sera pendu nu par les pieds sur l'une des
plus grandes places de Milan.
29 avril 1945 - Massacre de Dachau
Le 29 avril 1945, le 3e bataillon du 157e régiment de la 45e
division d'infanterie de la 7e armée US reçoit l'autorisation de
pénétrer dans le camp de concentration de Dachau. Avant
d'y arriver, ils trouvent 39 wagons remplis de cadavres. Ils
découvrent ensuite les prisonniers et leurs conditions de vie.
Marqués par ces terribles images, des soldats américains
commettent un crime de guerre en assassinant 50 SS lors de
la libération du camp. Cet épisode est appelé le massacre de
Dachau.
29 avril 1945 - Libération du camp de Dachau
Les soldats américains libèrent 32 000 prisonniers du camp
de Dachau en Bavière. Ouvert en 1933 par Himmler, c'est le
premier camp de concentration allemand. Plus de
200 000 personnes y ont été déportées entre 1933 et
1945 et des documents allemands attestent la mort de plus
32 000 d'entre eux.
30 avril 1945 - Hitler se suicide
Retranché dans le bunker de la chancellerie à Berlin, Adolf
Hitler est informé que les troupes russes poursuivent leur
avancée dans la capitale allemande. En compagnie de sa
maîtresse Eva Braun, le Führer décide de mettre fin à ses
jours. Son corps sera incinéré pour ne pas subir le même
sort que celui de Mussolini.
2 mai 1945 - Le drapeau rouge flotte sur Berlin
Au lendemain du suicide d’Hitler, puis de Joseph Goebbels,
l'Armée rouge parvient à prendre la ville de Berlin et fait
flotter le drapeau rouge sur la capitale allemande.
Emmenées par le maréchal Joukov et le maréchal Koniev,
les forces soviétiques se positionnent en héros de la
capitulation allemande.
2 mai 1945 - Capitulation des troupes nazies en Italie
Ayant mené une dernière offensive sur les troupes
allemandes en avril, les armées alliées ont largement
remporté l’avantage. Mussolini exécuté quelques jours plus
tôt, Hitler s’étant suicidé le 30 avril, l’Allemagne n’a pas
d’autres choix que de capituler.
3 mai 1945 - Naufrages du Cap Arcona, du Thielbek et du
Deutschland
Le 14 avril 1945, Heinrich Himmler ordonne l'élimination des
déportés avant l'arrivée des troupes alliées. Le 20 avril, des
milliers de prisonniers embarquent à bord du Cap Arcona, du
Thielbek et du Deutschland. Le projet des nazis est de
rejoindre la haute mer et de couler les navires de prisonniers.
Le 3 mai 1945, les bateaux sont attaqués par l'aviation
militaire anglaise. 8 000 personnes meurent noyées ou bien
tuées par les SS. 316 personnes survivent à la tragédie.
5 mai 1945 - Gouvernement de Flensbourg
Après la mort d'Adolf Hitler, l'Allemagne tente de mettre en
place un gouvernement provisoire du Reich (également
nommé gouvernement de Flensbourg). Dans son testament,
Hitler a nommé Karl Dönitz à la tête de l'État et Joseph
Goebbels, chancelier du Reich. Goebbels s'étant suicidé,
Dönitz demande à Lutz Schwerin Von Krosigk de prendre le
poste de chancelier. Ce dernier préfère le titre de ministre-
président.
8 mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe
Au lendemain de la capitulation sans condition de
l'Allemagne, les chefs d'Etats et de gouvernements
alliés annoncent simultanément sur les radios la cessation
officielle des hostilités en Europe. Mais, la fin véritable de la
Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre
suivant, avec la capitulation du Japon après les explosions
atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.
9 juillet 1945 - Division de l'Autriche et accords de Londres
Le 9 juillet 1945, les accords de Londres mettent en place un
tribunal militaire international afin de juger les grands
criminels de la Seconde Guerre mondiale. Quelques jours
plus tard, la conférence de Potsdam décide du sort des pays
vaincus. L'Allemagne et l'Autriche sont partagées entre les
vainqueurs. Dès le mois d'avril 1945, l'Autriche avait été
occupée par les Alliés et divisée en quatre zones
d'occupation : la zone américaine, la zone soviétique, la zone
britannique et la zone française.
17 juillet 1945 - Conférence de Potsdam
Le 17 juillet 1945 s'ouvre la Conférence de Potsdam
organisée à l'initiative des Alliés. Ensemble, le président
américain Harry Truman, Staline et Churchill décident du sort
à réserver aux nations vaincues. À noter que la Conférence
de Potsdam se déroule alors que les combats de la Seconde
Guerre mondiale continuent du côté du Japon et que la
France n'est à nouveau pas invitée.
23 juillet 1945 - Ouverture du procès Pétain
Trois mois après son arrestation, Pétain voit le procès le
concernant s'ouvrir devant la Haute Cour de justice. Il n'ouvre
pas la bouche durant toute la durée de son procès. La
confusion des débats ne permet pas de lever le doute sur les
vraies responsabilités du maréchal et des institutions de la
IIIème République pendant la collaboration. Déclaré
coupable d'intelligence avec l'ennemi et de haute
trahison, Philippe Pétain est condamné à mort et à l'indignité
nationale. Chef du gouvernement provisoire de la
République, de Gaulle accepte de commuer cette peine de
mort en peine de réclusion à perpétuité.
2 août 1945 - Le sort de l'Allemagne réglé à Potsdam
Le 2 août 1945 s'achève la Conférence de Potsdam qui fixe
le sort de l'Allemagne. Le IIIe Reich est démantelé et les
frontières de l'Allemagne redéfinies avec le transfert de la
Prusse-Orientale à la Pologne et la Russie. L'Allemagne perd
également la Haute-Silésie et la séparation entre l'Allemagne
et l'Autriche est actée. Trois zones d'occupation sont établies
; la zone française sera créée plus tard.
6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima
Face au refus des dirigeants japonais d'accepter l'ultimatum
de la Conférence de Potsdam, les forces américaines
décident de tester en conditions réelles leurs nouvelles
armes atomiques. Le 6 août 1945, une première bombe est
larguée sur Hiroshima par un bombardier américain. Bilan :
75 000 morts, sans compter les radiations qui feront des
victimes pendant des années.
8 août 1945 - L'URSS déclare la guerre au Japon
Durant la conférence de Yalta, Joseph Staline promet aux
Alliés l'entrée en guerre de l'URSS contre le Japon. Le 8 août
1945, la Russie déclare la guerre à l'Empire. L'armée russe,
dirigée par le maréchal Aleksandr Mikhaïlovitch Vassilevski,
ouvre des fronts en Mandchourie, en Mongolie intérieure
ainsi que dans la partie sud de Sakhaline. Elle occupe
également les îles Kouriles. En quelques jours, les forces
russes, appuyées par les soldats de la République populaire
mongole, progressent de 400 km.
9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki
Toujours dans l'objectif de faire capituler le Japon, les
Américains poursuivent leur offensive atomique. Trois jours
après Hiroshima, la ville de Nagasaki est à son tour le théâtre
de l'explosion d'une bombe atomique. Le bilan humain
s'élève à 38 000 morts. Dans le même temps, près de 4 km²
de bâtiments, en grande partie industriels, sont détruits par
l'explosion.
2 septembre 1945 - Capitulation du Japon
Affaibli par les attaques d'Hiroshima et de Nagasaki et
confronté à l'offensive soviétique, l'empereur du Japon
annonce officiellement la capitulation de son pays le
2 septembre 1945 (une première annonce avait été faite à la
radio deux semaines avant). La capitulation du Japon
marque la fin de la Seconde Guerre mondiale.
20 novembre 1945 - Ouverture du procès de Nuremberg
Les criminels de guerre nazis sont jugés par un tribunal
interallié à Nuremberg en Allemagne. La ville-phare de
l'idéologie nazie devient le théâtre d'un procès qui va durer
près d'un an (1er octobre 1946). Le jury est composé de
représentants des Etats-Unis, de l'Angleterre, de l'URSS et
de la France. Sur les 24 hauts dignitaires du IIIème Reich,
11 seront condamnés à mort par pendaison le 16 octobre
1946.
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La deuxième guerre mondiale
Deuxième guerre mondiale
Première guerre mondiale - résumé > Guide
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Deuxième République française : l'échec d'un régime (1848-
1852) > Guide
Ffl seconde guerre mondiale > Guide
SECTION I.12 SECONDE GUERRE MONDIALE
Le bombardement d'Hiroshima et Nagasaki : 6 et 9 août 1945
Oradour-sur-Glane : histoire du massacre du 10 juin 1944
Conférence de Wannsee : la solution finale organisée en 1942
Nazisme : national-socialisme, idéologie nazie, définition
Accords de Munich : résumé de la conférence de 1938
Procès de Nuremberg : résumé du procès historique de 1945
Bataille de Koursk : résumé de la grande bataille de chars
Opération Overlord : voici ce qui s'est vraiment passé lors de la
bataille de Normandie
Opération Barbarossa : invasion de l'URSS par le IIIe Reich
Projet Manhattan : invention de la bombe atomique
Ghetto de Varsovie
Bataille d'Okinawa : le grand assaut du Pacifique en 1945
Débarquement de Provence : la grande opération des Alliés
FFI : Forces françaises de l'Intérieur de la Seconde Guerre
mondiale
Bataille d'Iwo Jima : victoire américaine dans le Pacifique
Bataille de Guadalcanal : bataille navale, carte, résumé
Shoah / solution finale : résumé du génocide juif
Bataille de Moscou : l'hiver stoppe l'avancée allemande en 1941
Libération de Paris : résumé d'une victoire française
Massacre de Tulle : 99 habitants pendus en 1944
Insurrection de Varsovie : contre l'Allemagne nazie en 1944
Opération Fortitude : une diversion pour le débarquement de 1944
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H1-3 LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Introduction : La Seconde Guerre mondiale débute
officiellement le 1er septembre 1939 lorsque l’Allemagne nazie puis
l’URSS de Staline envahissent la Pologne. Mais dans les faits, la guerre
d’Espagne (1936–1939), ou bien encore l’invasion de la Chine par les
troupes japonaises en 1937, montre que cette date de 1939 est
contestable. Ce conflit, bien plus encore que la Première Guerre
mondiale, est caractérisé par la violence de masse et la volonté
d’anéantir totalement l’adversaire. Il est aussi le théâtre du plus
grand génocide de l’histoire de l’Humanité, celui des juifs et des
tsiganes. Face à un tel déchaînement de violence, la France, choquée
par l’effondrement de son armée en juin 1940, se déchire entre
résistance et collaboration.
Problématique : Comment se caractérisent la violence de
masse et l’anéantissement durant la Seconde Guerre mondiale et
quelles sont les conséquences de la défaite de Juin 1940 pour la
France ?
I. Un conflit qui embrase l’ensemble de la
planète.
A. Le temps des victoires de l’Axe (1939-1942).
Une Europe sous la botte nazie : en Europe, la guerre
débute avec l’invasion de la Pologne en septembre 1939.
L’Allemagne nazie poursuit son expansion par l’invasion du Danemark
puis de la Norvège. En mai juin 1940, les troupes allemandes balayent
les armées françaises et britanniques et s’emparent de Pays-Bas de la
Belgique et d’une partie de la France. Le Royaume-Uni reste en 1940
le seul pays en guerre contre l’Axe mais, poussé par Churchill, le pays
tient le choc malgré les bombardements intensifs (Blitz). En 1941,
l’Axe poursuit les combats en Afrique et au Moyen-Orient pour
couper les approvisionnements en pétrole. Le 22 juin 1941, c’est le
lancement de la grande opération rêvée par Hitler, la guerre contre
l’URSS (opération Barabarossa). L’armée rouge est rapidement
débordée et en décembre 1941, les troupes allemandes sont aux
portes de Moscou.
Le Japon à l’assaut du Pacifique : Dans le Pacifique, le
Japon, allié de l’Allemagne, mène une politique de conquêtes dès
1931 qui s’accélère en 1937 avec l’invasion de la Chine. Profitant de
la débâcle française et britannique, les troupes japonaises
s’emparent des colonies européennes, contrôlant un vaste espace
allant de la Birmanie au cœur de l’océan
Pacifique. Se trouvant aux limites de l’espace contrôlé par les États-
Unis, les Japonais décident de lancer un raid surprise sur la base de
Pearl Harbor le 7 décembre 1941. Ils détruisent une grande partie de
l’US Navy et s’assurent une supériorité navale durable. Les États-Unis
décident d’entrer en guerre contre le Japon et ses alliés allemand et
Italien.
B. Le tournant de la guerre (1942-1943).
L’effort de guerre allié : si les puissances de l’Axe
bénéficient d’une supériorité militaire, le temps joue pour les Alliés.
En effet, la mobilisation de la puissance industrielle des États-Unis lui
permet progressivement de produire avions, chars, navires et
munitions nécessaires au conflit alors que les puissances de l’Axe,
dont la production est menacée par les bombardements, ne peut
tenir la course aux armements. Ainsi, dès 1942, l’aide militaire venue
des États-Unis permet à l’URSS de survivre face aux coups de boutoir
de l’armée allemande.
Les premières victoires majeures : dans le Pacifique,
l’avancée japonaise est ralentie par une série de deux batailles,
Midway en juin 1942 et Guadalcanal (août 1942–février 1943). Si ces
batailles ne sont pas des victoires franches et décisives pour l’armée
américaine, elles n’en demeurent pas moins des coups d’arrêt à
l’expansion nippone. En
Afrique, les troupes allemandes connaissent une première défaite à
El-Alamein en octobre-novembre 1942 qui leur empêche de prendre
le contrôle du canal de Suez alors que les Alliés débarquent en
Afrique du Nord. Enfin, sur le front russe, les troupes allemandes sont
stoppées à Stalingrad dans ce qui va devenir l’une des plus grandes
batailles de la Seconde Guerre mondiale. Alors que les troupes
allemandes ont quasiment pris la ville à la fin de l’été 1942, les
Soviétiques mettent en place une guerre d’usure et de harcèlement,
puis encerclent les troupes allemandes qui doivent capituler en
février 1943.
C. Les Alliés en route vers la victoire finale (1943-
1945).
La lente libération de l’Europe : L’année 1943 voit la
succession de grandes batailles qui permettent à l’URSS de libérer
progressivement son territoire, notamment après leur victoire à
Koursk (1943). Dans le sud de l’Europe, les Alliés débarquent en Italie
et provoquent la chute de Mussolini. Malgré tout, la conquête de la
péninsule italienne reste très difficile alors que les troupes
soviétiques piétinent à l’Est. Réunis à Téhéran, les Alliés décident de
mettre en place deux grandes offensives en 1944 : ce sont les
opérations Overlord et Bagration qui aboutissent au débarquement
en
Normandie pendant que les troupes soviétiques libèrent l’Ukraine,
une partie de la Pologne et entrent sur le territoire allemand. En
Normandie, la progression des troupes alliés est très lente et ralentie
par une résistance acharnée des troupes allemandes. La bataille de
Normandie prend fin en août 1944. Paris est libérée le 25 août 1944.
La capitulation de l’Allemagne : l’Allemagne tente une
dernière grande offensive dans les Ardennes à la fin de l’année
1944. Mais, la supériorité des alliés notamment dans les airs
condamne cette offensive. En 1945, les troupes alliées entrent en
Allemagne et font leur jonction en avril 1945. Le 8 mai 1945, alors
qu’Hitler s’est suicidé dans son bunker le 30 avril, le gouvernement
allemand signe une capitulation sans condition.
La difficile capitulation du Japon : dans le Pacifique, les
troupes américaines font face à une résistance acharnée des troupes
japonaises illustrée par les attaques des kamikazes. Si les îles d’Iwo
Jima (février 1945) et d’Okinawa (avril
1945) sont conquises, les pertes militaires sont très importantes.
Alors que l’URSS déclare la guerre au Japon, le nouveau président
américain Harry Truman décide d’utiliser l’arme atomique pour
accélérer la fin du conflit et montrer la supériorité technologique des
États-Unis. Le 6 août 1945, la première bombe atomique est larguée
sur la ville d’Hiroshima. Trois jours plus tard, la ville de Nagasaki subit
le même sort. Le Japon capitule le 2 septembre 1945.
II. Un conflit marqué par les violences et les
génocides.
A. De l’isolement à l’exécution de masse.
L’isolement des Juifs : Dès le déclenchement de la guerre en
1939, les dirigeants nazis intensifient les mesures de protection de la
« race aryenne » à l’encontre des populations juives et tsiganes. Pour
les reconnaître, les Juifs et les
Tsiganes sont identifiés avec des cartes d’identités et le port de signe
comme un brassard étoilé rendu obligatoire dès
1939. En Europe de l’Est la population juive est concentrée dans des
ghettos : Fin 1941 le ghetto de Varsovie regroupe près de 445 000
personnes. L’enfermement se fait aussi dans les camps de
concentration comme celui de Dachau, on
passe de 21 000 détenus en 1939 à 700 000 en 1945. Les conditions
de détention sont inhumaines ; les détenus
travaillent dur, meurent de faim, de froid et de maladie comme le
typhus. Les gardiens pratiquent des sévices de façon
constante.
La volonté d’exterminer les juifs d’Europe se
concrétise dès l’été 1941 avec l’avancée à l’Est où les nazis
rencontrent
de nombreuses communautés juives qui s’étaient réfugiées dans ces
états pour fuir les persécutions de l’Allemagne
Nazie. On assiste alors à une radicalisation de la violence et de
l’extermination avec le massacre des premiers enfants
et des femmes, même s’il n’y a pas encore de planification
d’ensemble. Ce sont le plus souvent des fusillades de masse,
d’où l’expression de « Shoah par balles ». Les Einsatzgruppen : ces «
groupes d’opération » sont des unités spéciales
composées de SS, de policiers et de collaborateurs locaux. Ils ont
pour objectif de procéder à des massacres collectifs
de populations (juives, tziganes) sur le front de l’Est à l’arrière des
troupes allemandes. Ainsi, près de Kiev en Ukraine,
à Babi Yar, plus de 33 771 Juifs sont exécutés les 29 et 30 septembre
1941 et 60 000 autres exécutions ont lieu dans
les mois qui suivent. Pendant la même période ont lieu les premières
expérience de gazage. Des Juifs sont rassemblés
dans des camions, enfermés et les gaz d’échappement sont dirigés à
l’intérieur des camions où les victimes meurent
asphyxiées.
B. La mise en place d’un système de mort
industrielle
Vers la mort industrielle : Mais les dirigeants nazis, en
particulier Hitler et Himmler (le chef des SS), veulent accélérer
l’extermination. Après avoir songé́ à déporter les Juifs aux confins de
la Sibérie et même à Madagascar, ils choisissent
de perfectionner l’utilisation des gaz. Fin 1941, les premières
installations sont construites à proximité́ de camps de
concentration déjà̀ existants. Ce choix est officialisé par Reinhard
Heydrich lors de la conférence de Wannsee, le 20
janvier 1942, sous le nom de « Solution finale ». Le discours de
Heydrich officialise une accélération et une
multiplication des massacres durant l’été 1941. La Solution Finale
s’impose alors aux dirigeants nazis comme un
processus inéluctable lié à la guerre totale, elle traduit l’évolution
d’un processus de violence à la fois voulu par Hitler
et de moins en moins maîtrisé.
Les centres de mises à mort se distinguent des camps de
concentration par leur unique activité́ : l'assassinat de masse.
Il existait 6 centres de mises à mort, situés dans l’est du Grand Reich,
donc sur le territoire de l’actuelle Pologne
(Treblinka, Sobibor, Chelmno-Kulmhof, Lublin-Majdanek, Belzec).
Parmi eux, on distingue le complexe d’Auschwitz-
Birkenau, à la fois centre de mise à mort et camp de concentration.
Ce camp de concentration est créé́ en mai 1940 et
libéré́ par l'Armée rouge le 27 janvier 1945. En 5 années, plus de 1,3
million d'hommes, de femmes et d'enfants,
meurent à Auschwitz, dont 900 000 immédiatement à leur sortie des
trains qui les y amenaient. 90 % de ces personnes
étaient juives. Au printemps 1944, les fours crématoires d’Auschwitz
brûlent jusqu’à 12 000 corps par jour. Au total
environ 5,7 millions de Juifs et 250 000 Tsiganes sont exterminés.
C. Un conflit marqué par les violences de masse.
Les civils victimes des violences de l’occupation :
dès le début de la Seconde Guerre mondiale, les populations civiles
comme militaires sont les cibles de violence afin de maintenir la
terreur. Les massacres et les destructions des villages
Sur le front Est sont quasi généralisés. Les historiens estiment que ces
massacres ont coûté la vie à près de 15 millions
De soviétiques. À Charkhov, en Ukraine, dès l’arrivée des troupes
allemandes à l’automne 1941, des centaines
D’hommes sont pendus aux balcons de la ville où ils restent exposés
pendant plusieurs jours. Avec l’occupation de
L’Europe, et les mouvements de résistance issus de la société civile, la
limite entre militaires et civils disparaît, laissant
la possibilité aux troupes d’occupation de perpétrer des massacres de
civils. Ainsi, le 10 juin 1944, l’ensemble de la
population du village d’Oradour-sur-Glane est massacré par une
division SS.
Les bombardements stratégiques : les innovations
technologiques se multiplient dans tous les domaines de
l’armement. Mais c’est l’aviation qui devient l’un des outils privilégiés
des belligérants. Il s’agit d’effectuer des
bombardements massifs pour détruire les appareils de production,
les voies de communication. Mais l’objectif est
aussi de décourager la population en effectuant des bombardements
massifs sur les villes. La ville de Dresde est
détruite à 90 %, faisant plus de 35 000 morts. Dès octobre 1941, les
États-Unis lancent le projet Manhattan pendant
que l’Allemagne met au point les missiles V1 et V2. En 1945, les
bombardements sur les villes allemandes et japonaises
se multiplient. Le 6 août 1945, la première bombe atomique est
lâchée sur la ville d’Hiroshima et trois jours plus tard,
la ville de Nagasaki est à son tour détruite par l’arme nucléaire,
faisant au total près de 150 000 morts.
III. La France dans la guerre, un pays occupé et
déchiré.
A. Juin 1940, le choc de la défaite.
La drôle de guerre : La France déclare la guerre en
septembre 1939 à l’Allemagne. Pourtant, alors que les troupes
allemandes combattent en Pologne, puis au Danemark, en Norvège,
les troupes françaises restent à l’affût derrière la
ligne Maginot. C’est ce qu’on appelle « la drôle de guerre ». Elle
illustre à la fois le refus de la guerre pour les Français
et la faiblesse stratégique des dirigeants militaires qui pensent
reproduire la Première Guerre mondiale.
Le choc de la débâcle : le 10 mai 1940, l’Allemagne
déclenche une vaste offensive par les Pays-Bas et la Belgique. Dans
le même temps, des troupes motorisées franchissent les Ardennes et
coupent le front franco-britannique en deux.
Une partie importante des armées française et britannique se
retrouvent encerclées à Dunkerque. La débâcle se
poursuit et le 14 juin 1940 les troupes allemandes rentre dans Paris
pendant que des millions de réfugiés fuient
l’avancée allemande (l’exode). Le gouvernement de Paul Reynaud,
réfugié à Tours puis Bordeaux, démissionne le 16
juin au soir, laissant la voix ouverte au maréchal Pétain.
L’armistice de juin 1940 : Le 17 juin 1940, le maréchal
Pétain s’adresse aux Français et annonce qu’il demande un
armistice qui est signé le 22 juin 1940 à Rethondes. Les conditions
d’armistice sont très dures. Une partie de la France
est occupée, alors que l’Alsace et la Lorraine sont rattachés à
l’Allemagne et que le nord de la France est rattaché à la
Belgique. Une ligne de démarcation coupe la France en deux. Près de
1,8 millions de soldats français sont faits
prisonnier et envoyés en Allemagne pendant que le gouvernement
français doit payer les frais d’occupation.
B. La mise en place d’un régime de collaboration.
La révolution Nationale : Pétain considère que la défaite
s'explique par la faiblesse de la démocratie. Il prend les pleins
pouvoirs le 10 juillet 1940, supprime les partis politiques, syndicats,
libertés et censure les médias. La IIIe République
est morte. Il veut redonner de nouvelles bases à la France : c’est la
Révolution Nationale basée sur la devise Travail,
Famille Patrie. Il privilégie le retour à la campagne et se présente en
guide à qui il faut vouer un culte sans limitée dictature. Des
organisations sont mises en place pour appuyer le nouveau régime
(chantiers de jeunesse).
La collaboration : Pétain rencontre Hitler à Montoire le 24
octobre 1940. Le principe de collaboration de l’Etat Français avec
l’Allemagne est acquis. Pétain espère un assouplissement des
conditions d’armistice et le retour des prisonniers.
La politique de collaboration s’accélère après l’invasion de la zone
Sud par les Allemands le 11 novembre 1942.
Encouragé par Pierre Laval, Pétain s’engage dans la collaboration
pour :
• Les politiques d’exclusion et de persécution des Juifs (rafle du Vel
d’Hiv)
• Les ressources économiques de la France qui sont envoyées en
Allemagne.
• La main d’œuvre envoyée en Allemagne (STO).
• Les Résistants et les Juifs arrêtés par la Milice.
Un glissement idéologique : Plus généralement, un
glissement idéologique se produit dans le régime dirigé par Pétain et
Laval. Les idées antisémites et antiparlementaires s’imposent très
largement au fur et à mesure de l’intégration dans le gouvernement
de membres des ligues d’extrême droite. A partir de 1944, de
nombreux collaborationnistes convaincus entrent au gouvernement
comme Henriot (propagande) et Joseph Darnand (Milice). Le régime
de Vichy a définitivement abandonné la prétendue neutralité pour se
ranger aux côtés de l’Allemagne nazie.
C. Résister en France et à l’extérieur.
Des formes de résistances spontanées : Dès
l’annonce de la capitulation, en particulier en zone occupée, des
mouvements spontanés de résistance se mettent en place comme le
mouvement du Musée de l’Homme qui s’organise dès juin 1940.
Dans l’ensemble, ces mouvements sont isolés et ont peu de moyens
d’action. Ils cherchent tout de même à informer les populations, à
organiser la fuite des prisonniers.
De Gaulle et la France Libre : Face à la défaite, le général
De Gaulle lance le 18 juin 1940 de Londres un appel à la
Résistance. S’il s’adresse surtout aux soldats français présents sur le
sol anglais, son appel est entendu par quelques centaines d’hommes
qui le rejoignent dès juin 1940. Cette résistance extérieure se
développe très lentement, grâce au ralliement de certaines colonies
de l’Empire français. Si son mouvement de la France Libre connaît un
certain succès à partir de 1941, De Gaulle peine à se faire reconnaître
comme chef de la Résistance. Les troupes de la France Libre
s’engagent dans les combats en Italie en 1943. En juin 1944, il n’est
pas prévenu du débarquement en Normandie.
Mais en août 1944, lors du débarquement en Provence, les 2/3e des
soldats sont des troupes françaises libres.
L’unification de la résistance intérieure : La
résistance ne se développe réellement qu'avec l'attaque allemande
contre l'URSS qui lance le PCF dans la résistance (22juin 1941). Peu à
peu cette résistance spontanée s’organise en réseaux comme
Combat qui mettent en place des journaux clandestins. A partir de
1943, la Résistance se renforce. Le Service du travail Obligatoire
envoie de nombreux français dans les maquis. Même si le nombre de
résistants reste faible, elle a un soutien populaire de plus en plus fort.
Moulin, envoyé par De Gaulle, créé le Conseil National de Résistance
et regroupe tous les mouvements sous le nom de FFI (1943). Ils
seront très utiles pour des renseignements au moment du
débarquement et pour des sabotages qui ralentiront les Allemands.
Mais la principale tâche du CNR reste de préparer la restauration de
l’ordre Républicain. Suite au débarquement en Normandie de juin
1944, la France est progressivement libérée. De Gaulle, à la tête du
GPRF, se fixe comme objectif principal de restaurer l’Etat Républicain.
Conclusion : 1945 marques donc la fin d’un conflit qui a mis
l’ensemble de la planète. Cette guerre qui s’est caractérisé par
l’extraordinaire violence faite aux populations civiles en général,
revêt un caractère génocidaire pour les juifs et les Tsiganes d’Europe.
La France, battue et occupée dès 1940, s’est retrouvée entraînée
dans une guerre civile opposant les partisans d’une collaboration
allemande et les résistants. Lorsque que le conflit s’achève en 1945, il
laisse de nombreux pays exsangues et ouvre l’ère d’un nouveau type
de terreur, celui de l’arme atomique.