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Module N

Le module N° 3 se concentre sur l'étude du roman réaliste 'Le Père Goriot' de Balzac, en abordant divers thèmes et techniques littéraires sur plusieurs séquences. Les élèves apprendront à identifier les caractéristiques du réalisme, à analyser les descriptions et à comprendre les dimensions affectives et tragiques présentes dans l'œuvre. Le module inclut également des activités pratiques pour développer les compétences d'analyse et de présentation des élèves.
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Module N

Le module N° 3 se concentre sur l'étude du roman réaliste 'Le Père Goriot' de Balzac, en abordant divers thèmes et techniques littéraires sur plusieurs séquences. Les élèves apprendront à identifier les caractéristiques du réalisme, à analyser les descriptions et à comprendre les dimensions affectives et tragiques présentes dans l'œuvre. Le module inclut également des activités pratiques pour développer les compétences d'analyse et de présentation des élèves.
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Module N° 3: lire un roman réaliste " le père Goriot" de BALZAC

B. Plan du module

Séquence 1

Compétence : Etudier un roman réaliste


Capacités : s’initier aux thèmes abordés dans l’œuvre.
s’approprier les règles de fonctionnement de la langue.
Durée de la séquence : Une semaine et demie (à raison de quatre heures par semaine).

Séquence 2
Compétences : Reconnaître les techniques de la description et ses fonctions dans le roman réaliste.
Capacités : Identifier les indices descriptifs, - Pouvoir comparer différents types de descriptions.
Durée de la séquence : 1 semaine.

Séquence 3
Compétences : Reconnaître et manier le lexique axiologique et affectif.
Capacités : Faire la distinction entre les nuances émotionnelles du lexique ; Se servir de la sémantique
émotionnelle pour mettre une donnée affective au service d’une argumentation visant à convaincre.
Durée de la séquence : Une semaine.

Séquence 4
Compétences : Connaître deux dimensions affectives
Capacités : Identifier les champs relatifs à chaque type d’amour ;
Rédiger en usant d’un raisonnement logique en faveur d’une conception de la relation affective noble.
Durée de la séquence : Une semaine.

Séquence 5
Compétences : Étudier le thème de la mort et du tragique.
Capacités : Identifier ce qui rentre en jeu dans un texte à tonalité tragique ; Utiliser le registre tragique ;
Écouter et s’ouvrir artistiquement sur d’autres façons de pleurer les morts.
Durée de la séquence : Une semaine.

Séquence VI : poésie romantique


Compétences : Étudier un exemple de poésie romantique.
Capacités : Identifier les marques stylistiques d’un poème romantique ; - Mettre en œuvre le registre
tragique - Élargir son répertoire musical…
Durée de la séquence : semaine et demie.
Séance 1
Semaine :1
Activité : travaux encadrés
Thème : le réalisme
Support : les travaux préparés au préalable par les élèves
Durée :1h
Compétence : Connaître le contexte historique de l’œuvre.
Capacité : * Repérer les caractéristiques du réalisme
* Identifier la vie de l’auteur
Déroulement de la séance
1. I. Présentation des travaux
Exposition des travaux par les élèves
Prise de note
Discussion
Mettre l’accent sur les éléments suivants : les précurseurs du réalisme, les spécificités de l’écriture réaliste,
le héros réaliste, les personnages, les genres littéraires…
1. II. Traces écrite
1. 1. Définition du courant littéraire :
Le réalisme est une tendance littéraire qui vise à donner de la réalité une représentation exacte, claire et
complète, à travers les mots. C’est l’ancrage de la fiction dans un cadre réel. Il est apparu en réaction contre
les excès du lyrisme. Il se détache alors de toute idéalisation et de toute intention moralisatrice. Ainsi, le
moi, ses passions et ses rêveries cèdent la place au «réel ». Ce courant a vu le jour au 19ème S et s’est affirmé
par la suite en tant qu’un mouvement artistique.
1. Le précurseur :
Balzac est le précurseur du réalisme par sa première œuvre majeure : la comédie humaine qui se caractérise
par:
Le nombre élevé des personnages : Plus de 8000 personnages
Sa concurrence à l’état civil
Le fait d’être sous forme de : romans, contes, essais regroupés en 1842
Un système de retour de personnages.
Le lecteur y assiste à l’évolution d’un personnage soumis à chaque fois à de nouvelles situations.
1. 3. L’historique :
Le courant réaliste a connu deux moments historiques importants :
La 1ère moitié du 19ème S : cette phase a connu deux grands romanciers qui sont en effet les initiateurs à ce
courant :
*Balzac : le père Goriot, Illusions perdues, Eugène Grandet
*Stendhal : le rouge et le noir (1830), La chartreuse de parme…
La 2ème moitié du 19ème S :
*Flaubert : Madame Bovary (1857), L’éducation sentimentale
*Emile Zola : l’Assommoir (1876), Germinal (1885)
*Guy du Maupassant
4. Le héros dans le réalisme :
Ce courant ouvre la porte de réussite devant un « héros » :
Jeune homme
Armé de volonté
Ayant de l’espoir à faire fortune
Cherchant la reconnaissance
1. 5. Types de réalismes :
Le réalisme évolue d’une génération à l’autre. On distingue :
Le réalisme d’observation psychologique et sociale : Stendhal, Balzac
Le réalisme documentaire : Flaubert
Le réalisme expérimental : Zola (enquêtes sociologiques, observations minutieuses…)
6. Caractéristiques de l’écriture réaliste :
Elle représente des situations relevant de la vie quotidienne.
Elle s’intéresse à l’étude des mentalités et des mécanismes sociaux
Elle analyse le comportement humain
Elle trouve son inspiration dans le roman historique qui recrée une époque passée.
C’est une rupture franche avec le romantisme
C’est un témoignage sur la société dans une époque donnée
Elle met en scène les différents types humains à travers ses personnages: Ex. le père Goriot reflète les
souffrances d’un père abandonné par ses filles…
Précisions de détails : les personnages, lieux et objets sont soigneusement décrits pour paraître réels.
Le point de vue privilégié : focalisation interne (tout est perçu à travers la conscience d’un personnage)
L’emploi du vocabulaire technique en relation avec le milieu socioprofessionnel.
Séance 2
Niveau : 2ème année baccalauréat sciences humaines
Module : III L e Père Goriot. Honoré de Balzac
Séquence : I
Activité : Lecture (L’incipit)
Approche : analytique
Support : L’extrait : « Cette première pièce exhale…en pourriture »
Compétence : Connaître le rôle de la description dans un roman réaliste
Capacité : Repérer les indices de l’effet du réel dans un roman réaliste
Texte :
Honoré de Balzac : Le père Goriot (1834-1835)
(L'essentiel du roman se déroule dans une pension de famille. Dans les premières pages, le
narrateur décrit très minutieusement le quartier, la maison, les pièces où va se dérouler la
fiction. Il entreprend ici la description du salon avant de passer à la salle à manger).
Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue, et qu'il faudrait appeler l'odeur de
pension. Elle sent le renfermé, le moisi, le rance ; elle donne froid, elle est humide au nez, elle pénètre
les vêtements ; elle a le goût d'une salle où l'on a dîné ; elle pue le service, l'office, l'hospice. Peut-être
pourrait-elle se décrire si l'on inventait un procédé pour évaluer les quantités élémentaires et
nauséabondes qu'y jettent les atmosphères catarrhales et sui generisde chaque pensionnaire, jeune ou
vieux. Eh bien, malgré ces plates horreurs, si vous le compariez à la salle à manger, qui lui est
contiguë, vous trouveriez ce salon élégant et parfumé comme doit l'être un boudoir. Cette salle,
entièrement boisée, fut jadis peinte en une couleur indistincte aujourd'hui, qui forme un fond sur
lequel la crasse a imprimé ses couches de manière à y dessiner des figures bizarres. Elle est plaquée de
buffets gluants sur lesquels sont des carafes échancrées, ternies, des ronds de moiré métallique, des
piles d'assiettes en porcelaine épaisse, à bords bleus, fabriquées à Tournai. Dans un angle est placée
une boîte à cases numérotées qui sert à garder les serviettes, ou tachées ou vineuses, de chaque
pensionnaire. Il s'y rencontre de ces meubles indestructibles proscrits partout, mais placés là comme
le sont les débris de la civilisation aux Incurables. Vous y verriez un baromètre à capucin qui sort
quand il pleut, des gravures exécrables qui ôtent l'appétit, toutes encadrées en bois noir verni à filets
dorés ; un cartelen écaille incrustée de cuivre ; un poêle vert, des quinquets d'Argand où la poussière
se combine avec l'huile, une longue table couverte en toile cirée assez grasse pour qu'un facétieux
externe y écrive son nom en se servant de son doigt comme de style, des chaises estropiées, de petits
paillassons piteux en sparterie qui se déroule toujours sans se perdre jamais, puis des chaufferettes
misérables à trous cassés, à charnières défaites, dont le bois se carbonise. Pour expliquer combien ce
mobilier est vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, expirant, il faudrait en faire
une description qui retarderait trop l'intérêt de cette histoire, et que les gens pressés ne
pardonneraient pas. Le carreau rouge est plein de vallées produites par le frottement ou par les mises
en couleur. Enfin là règne la misère sans poésie ; une misère économe, concentrée, râpée. Si elle n'a
pas de fange encore, elle a des taches ; si elle n'a ni trous ni haillons, elle va tomber en pourriture.

I- Rappel :
Comment appelle-t-on le début d’une œuvre littéraire ?
A quoi sert l’incipit ?
Il sert à : - introduire le lecteur dans un espace fictionnel
- préciser le cadre spatio-temporel et les personnages de l’œuvre avant d’entamer les actions
- stimuler la curiosité du lecteur
C’est aussi : - une entrée en matière
- un lieu de rencontre entre l’écrivain et son potentiel lecteur
- c’est un jeu de séduction
II – Identification du texte :
- Lecture magistrale
- Lecture individuelle
- Compréhension globale
Genre : roman réaliste
Type : descriptif + discours
Focalisation : zéro
III - Les axes de lecture
Amener les élèves à repérer les axes de lecture
1) Les sens utilisés dans la description
- L’odorat : odeur, humide au nez, elle pue le service, parfumé…
- Le goût : elle a goût…
- La vue : couleur, élégant, figures bizarres, bleu, verbe voir…
2) Description dévalorisante
- Répétition de mot misère
- Enumération : rongé, manchot, borgne…
- Adjectifs et noms à valeur péjorative : renfermé, moisi, nauséabondes, couleur indistincte, la crasse, les
débris, misérable, vieux, crevassé…
→ Cette description dévalorisante a pour objectif d’anticiper sur le sort et la vie des personnages vivants
dans de telles conditions
3) L’effet du réel
- Le temps employé : le présent rend la description actuelle et réaliste
- Trop de description
- L’implication du lecteur : le narrateur utilise le « vous » pour interpeller le lecteur, tout cela renforce
l’illusion du réel
Synthèse
Pour décrire le lieu principal où les actions vont se passer, Balzac s’est basé sur plusieurs sens. En effet, il a
décrit minutieusement le salon et la salle à manger. Cette description aussi dévalorisante n’est pas gratuite,
elle aide le lecteur à anticiper sur la psychologie et la vie des personnages, surtout Mme Vauquer dont la vie
n’est pas aisée.
Séance 3
Niveau : 2ème année
Module : III Le Père Goriot
Séquence :1
Activité : langue
Thème : la caractérisation
Compétence : étudier la description valorisante et dévalorisante
Capacité : repérer les différents procédés de caractérisation et pouvoir les exploiter
Séance 4
Niveau : 2ème année
Module : III Le Père Goriot
Séquence :1
Activité : Travaux encadrés
Thème : la restauration
Compétence : faire un exposé à propos du thème
Capacité : être capable de se documenter à propos d’un thème
Annonce du sujet :
-La restauration : le cadre historique de l’œuvre de Balzac, le père Goriot.
-Initier les élèves d’abord à donner les différentes significations du mot restauration pour pouvoir mettre
l’accent sur le sens politique et historique.
-Même pratique pour le mot « révolution ».
Présentation des travaux :
-Les élèves passent pour présenter les sujets qu’ils ont préparés.
-Chaque exposant doit faire attention à sa prononciation à la clarté de sa voix et à son débit, afin de
permettre à ses camarades de le suivre.
-Les autres élèves doivent faire preuve de notes intelligentes.
Traces écrites
La Restauration : définition
La Restauration est le rétablissement sur le trône d’une dynastie déchue.
En histoire de France, elle désigne la période comprise entre la chute du 1er empire le 6 avril 1814 et la
révolution des Trois Glorieuses du 27au 29 Juillet 1830.
Les étapes de la restauration :
La première Restauration (1814 -1815) représentée par le règne de Louis XVIII et par la charte de 1814
est réparée de la deuxièmes Restauration (1815-1830) par les cents jours (du 22 juin 1815) durant les quels
Napoléon a reprit le pouvoir.
La deuxième Restauration (1815- 1830) avait lieu avec la 2ème , chute de Napoléon suite à sa défaite à la
bataille Waterloo et le retour de Louis XVIII 8 juillet1815.
Elle se subdivise en 2 règnes :
-Louis jusqu’à 16/9/1824
-Son frère Charles X: étape où l’opposition libérale mène à la révolution de 1830 et l’abdication 2 aout
1830.
Certains considèrent le régime de la monarchie de juillet de 1830 à 1848, sous le règne de Louis Philipe
1er comme étant la 3ème restauration.
La révolution de juillet : Les libéraux rejetés de la sphère du pouvoir ont encouragé le peuple à la révolte.
Les républicains ont surgit et ont pris les armes. Ainsi en trois jours du 27 au 29 juillet 1830, le régime, la
royauté de Charles X et les bourbons sont inversés : c’est la chute de la restauration.
Séance 5
Niveau : 2ème année
Module : III Le Père Goriot
Séquence :1
Activité : étude de texte
Approche : lecture linéaire
Support : extrait « Eugène de Rastignac avait un visage tout méridional… …de tous les sentiments »
Compétence : lire un roman réaliste
Capacité : amener les élèves à dégager le portrait moral et physique des
personnages : Vautrin et Rastignac.
Texte
Eugène de Rastignac avait un visage tout méridional. Le teint blanc, des cheveux noirs, des yeux bleus. Sa
tournure, ses manières, sa pose habituelle dénotaient le fils d’une famille noble, où l’éducation première
n’avait comporté que des traditions de bon goût. S’il était ménager de ses habits, si les jours ordinaires il
achevait d’user les vêtements de l’an passé, néanmoins il pouvait sortir quelques fois mis comme l’est un
jeune homme élégant. Ordinairement il portait une vieille redingote, un mauvais gilet, la méchante cravate
noire, flétrie, mal nouée de l’Etudiant, un pantalon à l’avenant et des bottes ressemelées.
Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin, l’homme de quarante ans, à favoris peints, servait de
transition. Il était un de ces gens dont le peuple dit : Voilà un fameux gaillard ! il avait les épaules larges, le
buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux
phalanges par des bouquets de poils touffus et d’un roux ardent. Sa figure, rayée par des rides prématurées,
offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. Sa voix de basse-taille, en
harmonie avec sa grosse gaieté, ne déplaisait point. Il était obligeant et rieur. Si quelque serrure allait mal, il
l’avait bientôt démontée, rafistolée, huilée, limée, remontée, en disant : «ça me connait ». Il connaissait tout
d’ailleurs, les vaisseaux, la mer, la France, l’étranger, les affaires, les hommes, les événements, les lois, les
hôtels et les prisons. Si quelqu’un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services. Il avait prêté
plusieurs fois de l’argent à madame Vauquer et à quelques pensionnaires ; mais ses obligés seraient morte
que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard
profond et plein de résolution. A la manière dont il lançait un jet de salive, il annonçait un sang-froid
imperturbable qui ne devait le faire reculer devant un crime pour sortir d’une position équivoque. Comme un
juge sévère, son œil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les
sentiments.
Déroulement de la séance
- Lecture silencieuse de l’extrait.
- Lecture magistrale d’une manière expressive.
- Lectures individuelles de certains élèves.
I- Mise en situation :
- De quelle œuvre est extrait ce texte ?
- Qui raconte ?
- De quoi s’agit-il ?
- Situer le texte dans son contexte immédiat
II- Identification du texte :
- Quel est l’auteur ?
- Quel est le type de ce texte ?
- Quel est le point de vue du narrateur ?
- Découpage en unités de sens.
« Eugène de Rastignac… des bottes ressemelées»
« Entre ces deux personnages……… de tous les sentiments»
Etude des unités une par une.
- Questions d’exploitation :
 quel est l’objet de description dans chaque partie ?
 comment appelle-t-on ce type de description ?
 relevez les caractéristiques morales et physiques de chaque personnage.
1. III. Etude du fonctionnement de la langue en rapport avec le sens :
 · Relever les procédés de la description : adjectifs, les relatives, les participes passés, verbes d’état, le
temps (imparfait)
 · Distinguez les types de description : valorisante/ dévalorisante, et son rôle dans la construction de
sens.
1. IV. Bilan
Eugène de Rastignac, jeune étudiant ambitieux, est venu du Midi de la France à Paris, ville de lumière
et de succès, en quête de réussite et d’ascension sociale.
Vautrin, un homme mystérieux d’une force corporelle inquiétante. Le jugement de l’auteur reste
incomplet. La description ne révèle point sa vraie identité.
Séance 6
Niveau : 2ème année
Module : III Le Père Goriot
Séquence :1
Activité : production écrite
Compétence : produire un texte descriptif.
Capacité : être capable de faire le portrait d’une personne.
Durée : 1h
Déroulement de la leçon
I-Présentation du sujet
« Faites la description valorisante d’une personne que vous aimez. »
Lecture du sujet
Souligner les mots clés : description, valorisante, personne.
II-Phase préparatoire
A-Portrait : - physique : traits physiques, geste, vêtements….
-moral : qualités, bienfaits…
B-Comment décrire ? – adjectifs, subordonnées relatives, adverbes, participe présent…
C-Plan de description : -du haut vers le bas ou l’inverse
-du général vers particulier ou l’inverse
E-Plan de travail
Introduction :
Préciser la personne décrite (ami, voisin…), son nom, son âge.
Développement :
Présenter ses caractéristiques physiques et morales.
Conclusion :
Exemple : faire l’éloge de cette personne en lui souhaitant une belle vie.
III-phase de rédaction
Avant de demander aux apprenants de rédiger en se basant sur le plan, on donne des exemples oralement.
IV-correction
La meilleure production est affichée au tableau.
L’affinement du texte.
Séance 6
Niveau : 2ème année baccalauréat sciences humaines
Module : III Le Père Goriot. Honoré de Balzac
Séquence : I
Activité : Etude de texte
Approche : Méthodique
Support : L’extrait : « Eugène … parole de Dieu »
Durée : 1heure
Compétence : Faire l’étude d’un roman réaliste
Capacité : Saisir le rôle de la description dans l’identification des rapports entre les personnages d’un
roman réaliste
Texte :
Eugène qui se trouvait pour la première fois chez le Père Goriot, ne fut pas maître d’un mouvement de
stupéfaction en voyant le bouge où vivait le père Goriot, après avoir admiré la toilette de la fille .La fenêtre
était sans rideaux ; le papier de tenture collé sur les murailles s’en détachait en plusieurs endroits par l’effet
de l’humidité, et se recroquevillait en laissant percevoir le plâtre jauni par la fumée. Le bonhomme gisait sur
un mauvais lit, n’avait qu’une maigre couverture et un couvre-pied ouaté fait avec les bons morceaux des
vieilles commodes en bois de rose à ventre renflé, qui ont des mains en cuivre tordu en façon de sarments
décorés de feuilles ou de fleurs ; un vieux meuble à tablette de bois sur lequel était un pot eau dans sa
cuvette et tous les ustensiles nécessaires pour se faire la barbe .Dans un coin, les souliers :à la tête du lit,
une table de nuit sans porte ni marbre ; au coin de la cheminée, où il n’y avait pas trace de trace de feu, se
trouvait la table carrée, en bois de noyer, dont la barre avait servi au père Goriot à dénaturer son écuelle en
vermeil .Un méchant secrétaire sur lequel était le chapeau du bonhomme, un fauteuil foncé de paille et deux
chaises complétaient ce mobilier misérable. La flèche du lit, attachée au plancher par une loque, soutenait
une mauvaise bande d’étoffe à carreaux rouges et blancs .le plus pauvre commissionnaire était certes moins
mal meublé dans son grenier, que ne l’était le père Goriot chez madame Vauquer .L’aspect de cette chambre
donnait froid et serrait le cœur, elle ressemblait au plus triste logement d’une prison .Heureusement Goriot
ne vit pas l’expression qui se peignit sur la physionomie d’Eugène quand celui-ci posa sa chandelle sur la
table de nuit .le bonhomme se tourna de son cote en restant couvert jusqu’au menton .
- Et bien ! qui aimer-vous mieux de madame de Restaud ou de madame de Nucingen
- Je préfère madame Delphine, répondit l’étudiant, parce qu’elle vous aime mieux.
A cette parole chaudement dite, le bonhomme sortit son bras du lit serra la main d’Eugène.
Merci, merci, répondit le vieillard ému .Que vous a-t-elle donc dit de moi ?
L’étudiant répéta les paroles de les de la baronne en les embellissant, et le vieillard l’écouta comme s’il eut
entendu la parole de Dieu.
I – Lecture magistrale
- Lire le texte de manière expressive
- Questions de compréhension globale : qui parle dans le texte ? De qui ? À qui parle-t-il ? De quoi ?
II – Situation et identification
1) Situation du passage :
Revenant de chez Mme de Nucingen, Eugène de Rastignac entre dans la chambre du père Goriot. Il entame
avec ce dernier un dialogue à propos de ses deux filles.
2) Identification du texte
Genre : roman réaliste
Type : narratif, descriptif
Les temps verbaux : Passé simple, Imparfait, Présent de narration, plus que parfait
Focalisation : interne
III – Lecture individuelle
- Guider les lectures afin d’aider les élèves à dégager les hypothèses de lecture
IV – Hypothèses de lecture
1) Les descriptions : valorisantes et dévalorisantes
2) Les alliances

V – Axes de lecture
1) La description
a- Mme de Nucingen : description valorisante→ svelte, fine, douceur des yeux, le tissu délicat et soyeux
de sa peau
b – Chambre du père Goriot : description dévalorisante : sans rideau, humidité, mauvais lit, maigre
couverture, poussière, mobilier misérable, elle ressemblait au plus triste logement d’une prison.
→ À travers ce contraste, le narrateur nous donne une idée sur le rapport entre de Nucingen et son père, ainsi
que sur la déchéance du père Goriot
2) Les alliances.
Ce texte présente les rapports entre le père Goriot, Eugène de Rastignac et de Nucingen.
a- Père Goriot→ de Nucingen : amour paternel excessif : « s’amusait elle bien » ? , qui aimez-
vous… « que vous a-t-il…moi », « le vieillard écouta… Dieu »
b- Père Goriot→ Rastignac : amitié
c- Rastignac→ Nucingen : amour
d- → À travers le dialogue entre le père Goriot et Rastignac on peut dégager les relations entre les
personnages
V – Synthèse
Grâce à la description détaillée, Balzac brosse un contraste entre le père Goriot et sa fille. L’auteur nous
montre aussi que le père Goriot mène une vie misérable qui a choqué Eugène de Rastignac.
Etude de poésie romantique
Séance 1
Niveau : 2ème année
Module : III Le Père Goriot
Séquence : VI- Poésie romantique
Activité : étude de texte
Approche : lecture méthodique
Support : poème : « Demain, dès l’aube » de Victor Hugo
Compétence : Reconnaître la poésie romantique
Capacité : Identifier les spécificités de l’écriture poétique romantique
Partir de la forme d’un poème de forme fixe (le sonnet) pour en dégager le sens profond
Poème
Demain, dès l’aube
Demain, dès l’aube, à l’homme où blanchit la compagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir dehors, sans entendre aucun bruit
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisés
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,


Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur la tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Lecture et présentation du poème
 Lire le poème d’une manière expressive.
 Le poème est un hommage que rend le poète à sa fille Léopoldine noyée morte avec son fiancé. Il est
formulé avec beaucoup de tristesse de chagrin et de mélancolie, en effet, la poésie romantique est une
poésie mélancolique.
Ce texte se présente sous forme d’un récit dans le sens où il y a un projet de départ. C’est un récit qui obéit
aux règles romanesques, c’est-à-dire que nous avons une introduction, un développement du récit et une
conclusion.
La forme du poème
Le poème se compose de trois quatrains isométriques puisque les vers ont le même nombre de syllabes : 12
syllabes (alexandrin)
La disposition des rimes : rimes croisées dans les trois quatrains (abab/cdcd/efef)
Nature des rimes : rimes masculines dans le second quatrain, alors qu’il y a alternance (m/F)
dans les deux autres.
Hypothèse de lecture
1-parcours du voyage
2-l’état d’âme du poète lors du voyage
Axes de lecture
Premier axe : parcours du voyage
Sur le plan du fond, ce parcours est représenté dans le détail : il y a un départ, un parcours et une arrivée.
L’auteur commence par des décisions et des certitudes : (je partirai, je sais)
Les vers suivants tracent l’itinéraire qu’il va suivre. Il nous montre le chemin qu’il va emprunter car l’autre
est sa raison d’être.
Sur le plan formel, il y’a un parallélisme : j’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Champ lexical relatif au cimetière : la tombe, houx vert, bruyère en fleur… il renvoie à la destination du
voyage : la tombe de sa fille Léopoldine.
Deuxième axe : l’état d’âme du poète lors du voyage
La conscience du « je » est négative : pour le poète, le monde extérieur n’existe plus. Cette négativité se
manifeste généralement par la négation : « je ne regarderai.. sa ns entendre… ni l’or du soir ni… »

Synthèse
A travers l’image poétique que le poète donne de son parcours, il nous fait pressentir qu’il y ‘a un défi de la
réalité de la mort. Pour lui sa fille est encore vivante.
Séance 2
Niveau : 2ème année
Module : III Le Père Goriot
Séquence : poésie romantique
Activité : lecture diction
Intitulé du poème : demain dès l’aube
Compétence : lire expressivement un poème.
Capacité : s’entrainer à lire le poème selon le ton dominant
Durée : 1h
Déroulement de la leçon
1. I. Mise en situation
Annoncer l’objectif de la séance et expliquer aux élèves qu’est ce qu’une lecture diction :
 Lecture à haute voix qui permet de dégager et exprimer l’intonation du poème
Lecture silencieuse du poème par les apprenants.
1. II. Identification et compréhension
- Lecture magistrale : pendant cette lecture les élèves doivent écouter attentivement et repérer la
tonalité du texte
1. III. Lecture diction
Procéder par jeu de lecture pour motiver les apprenants à lire le poème d’une manière expressive, à bien
l’articuler et à rectifier leurs fautes au fur et à mesure des essais, en vue d’une bonne diction.
- Lire en alternance avec les apprenants le poème vers par vers (élève/professeur).
- Relire le poème de la même façon, mais cette fois strophe par strophe.
- Faire lire les élèves à tour de rôle en se situant au milieu de la table ronde et en utilisant les gestes pour
plus d’expressivité.
1. IV. Récitation
Demander aux élèves de réciter le poème à tour de rôle
EVALUATION
Niveau : 2ère année de bac. PC
Texte :

Si elles ne viennent pas ? répéta le vieillard en sanglotant. Mais je serai mort, mort dans un accès de
rage, de rage ! La rage me gagne ! En ce moment, je vois ma vie entière. Je suis dupe ! Elles ne
m’aiment pas, elles ne m’ont jamais aimé ! Cela est clair.
Si elles ne sont pas venues, elles ne viendront pas. Plus elles auront tardé, moins elles se décideront à
me faire cette joie. Je les connais. Elles n’ont jamais su rien deviner de mes chagrins, de mes douleurs,
de mes besoins, elles ne devineront pas plus ma mort ; elles ne sont seulement pas dans le secret de ma
tendresse.
Oui, je le vois, pour elles, l’habitude de m’ouvrir les entrailles a ôté du prix à tout ce que je
faisais.
Elles auraient demandé à me crever les yeux, je leur aurais dit : " Crevez- les ! " Je suis trop bête.
Elles croient que tous les pères sont comme le leur. Il faut toujours se faire valoir. Leurs enfants me
vengeront. Mais c’est dans leur intérêt de venir ici. Prévenez- les donc qu’elles compromettent leur
agonie.
Elles commettent tous les crimes en un seul. Mais allez donc, dites- leur donc que, ne pas venir, c’est
un parricide ! Elles en ont assez commis sans ajouter celui - là. Criez donc comme moi : " Hé, Nasie !
Hé, Delphine ! Venez à votre père qui a été si bon pour vous et qui souffre ! " Rien, personne.
Mourrai- je donc comme un chien ? Voilà ma récompense, l’abandon. Ce sont des infâmes, des
scélérates ; je les abomine, je les maudis ; je me relèverai, la nuit, de mon cercueil pour les remaudire,
car, enfin, mes amis, ai- je tort ? Elles se conduisent bien mal ! Hein ? Qu’est- ce que je dis ? Ne
m’avez- vous pas averti que Delphine est là ? C’est la meilleure des deux.
Vous êtes mon fils, Eugène, vous ! Aimez- la, soyez un père pour elle.
L’autre est bien malheureuse. Et leurs fortunes ! Ah, mon Dieu ! J’expire, je souffre un peu trop !
Coupez- moi la tête, laissez- moi seulement le cœur.
Compréhension de l’écrit
Lisez attentivement cet extrait et répondez aux questions
1. 1. Complétez le tableau suivant : 2pts
Titre de l'œuvre Nom et prénom de l'auteur Genre de l'œuvre Courant littéraire Autres œuvres du même auteur

1. 2. Donnez un titre à ce passage. 2pts


2. 3. Qui parle dans le texte ? à qui s’adresse-t-il ?où se trouvent-ils ? 1pt
3. 4. A qui renvoie le pronom personnel « elles » ? 1pt
4. 5. Quel sentiment éprouve ce personnage ? relevez les mots ou les expressions qui le
montrent. 2pts
5. 6. Quelle tonalité (registre) donnent-ils au texte ? 1pt
6. 7. Nommez la figure de style dans cette phrase : 1pt
« Mourrai- je donc comme un chien ? »
D. RÉfÉrentiel des valeurs

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