Exposition : L'art dégénéré sous le nazisme
Exposition : L'art dégénéré sous le nazisme
DÉGÉNÉRÉ
LE PROCÈS DE L’ART MODERNE SOUS LE NAZISME
Avec le soutien de
L'ART "DÉGÉNÉRÉ"
LE PROCÈS DE L'ART MODERNE SOUS LE NAZISME
DOSSIER DE PRESSE
SOMMAIRE
L'art « dégénéré ». Le procès de l'art
moderne sous le nazisme 3
Parcours d'exposition 4
Chronologie 12
Commissariat de l'exposition et
catalogue de l'exposition 14
Colloque 15
Partenaires de l'exposition 16
Actuellement et prochainement
au Musée national Picasso-Paris 18
Visuels libres de droits pour la
presse 19
Vues du Musée national Picasso-
Paris 21
Infos pratiques 22
Contacts 23
L'ART "DÉGÉNÉRÉ"
LE PROCÈS DE L'ART MODERNE
SOUS LE NAZISME
REZ-DE-CHAUSSÉE DE L’HÔTEL SALÉ
18 FÉVRIER – 25 MAI 2025
Emy Roeder,
Schwangere,
1918
Femme enceinte de la sculptrice Emy Roeder fait partie des seize fragments
de sculptures retrouvés en 2010 lors de fouilles archéologiques sur le tronçon
d'une future ligne de métro à Berlin. Toutes ont été réalisées par des artistes
considérés comme « dégénérés ». Entreposées dans un immeuble à l’issue
de l’itinérance de l’exposition « Art dégénéré », elles sont enfouies dans les
décombres lors des bombardements qui frappent la ville en 1944. On les
pensait perdues ou détruites avant cette redécouverte. Elles sont aujourd’hui
conservées dans les collections archéologiques du Neues Museum à Berlin.
’’
même si elle perd progressivement de son ampleur. Si nombre de visiteurs
adhèrent probablement à cette campagne de diffamation, l’exposition est
aussi, pour d’autres, l’occasion d’admirer, parfois pour la dernière fois avant leur
destruction, certaines des œuvres les plus importantes de la première moitié
du XXe siècle.
’’
À présent, quand on travaille, c’est comme si on travaillait pour une époque qui
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n’existe pas encore ; pour tous les officiels d’aujourd’hui, on est un monstre et
une abomination.
Otto Dix, Lettre à Israël Ben Neumann, 20 juin 1934
’’
Il y a beaucoup de visages fermés et on sent aussi beaucoup d’opposition.
Les gens ne disent presque rien.
Hannah Höch, Journal, 11 septembre 1937
après sa visite de l’exposition Entartete Kunst
George Grosz,
Metropolis,
1916-1917
Dans ce tableau, George Grosz présente une allégorie des grandes villes
occidentales, tentaculaires et chaotiques. Acquise par la Kunsthalle de
Mannheim en 1924, elle est l'une des premières œuvres de l’artiste à entrer
dans une collection publique allemande. Dès la prise du pouvoir par les nazis,
l’atelier de l’artiste est saccagé et Metropolis est présenté dans l’exposition
diffamatoire « Images du bolchévisme culturel ». Grosz fuit l’Allemagne et
s’exile à New York où il enseigne la peinture. Après son exposition à Munich en
1937, l’œuvre est vendue en 1939 et rejoint les Etats-Unis où elle sera rachetée
ultérieurement par l’artiste.
’’
dans les années 1890 de l’ouvrage en deux volumes Dégénérescence de
l’écrivain Max Nordau joue un rôle crucial dans l’incorporation de cette notion à
l’histoire de l’art. Pour Nordau, comme pour nombre de critiques et théoriciens
à sa suite, les œuvres de l’art moderne deviennent les symptômes visibles et
les vecteurs de pathologies qui risquent de contaminer la société.
’’
Le jeu était terminé. (…) On m’appelait « artiste dégénéré », « l’effroi du citoyen »,
« corrupteur de la jeunesse », « fleur de pénitencier ».
Oskar Kokoschka, Ma vie, 1971
Pablo Picasso,
Nu assis s'essuyant le pied,
1921
© Succession Picasso 2024
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Mon cœur le plus chéri, je peux encore t’envoyer un adieu avant le départ du
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train. Je t’embrasse avec tout mon amour, que le ciel te protège et te donne de
la force. Je t’aime et suis toujours auprès de toi, ton Otto.
Otto Freundlich, Lettre à Jeanne Kosnick-Kloss, 4 mars 1943,
jour de sa déportation au camp d’extermination de Sobibor
’’
minute, d'unir toutes les forces, aussi différents que soient leurs principes, qui
sont unies dans leur opposition au fascisme.
Jankel Adler, « Appel urgent », février 1933
Marc Chagall,
La Prise (Rabbin)
(Die Prise (Rabbiner)),
1923–1926
Cette peinture, qui reprend le titre d’une nouvelle de l’écrivain yiddish Isaac
Leib Peretz, dans laquelle un rabbin vend son âme à Satan pour une pincée de
tabac, est acquise par la Kunsthalle de Mannheim en 1928. En 1933, Mannheim
devient le théâtre d’une intense campagne de purge et de diffamation de l’art
moderne orchestrée par les nazis. En tant qu’incarnation de la culture juive, tant
par son sujet que son auteur, la toile est traînée dans les rues de la ville flanquée
du message : « Vous qui payez des taxes, vous devriez savoir où votre argent
est dépensé. » La même année, elle est montrée dans l’exposition « Images du
bolchevisme culturel » et figure en 1937 dans l’exposition « Art dégénéré ».
Ce temps m'en veut, je ne fais pas son affaire, je suis trop peu nationaliste, pas
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assez raciste. Le bruit m’effraie ; au lieu de jubiler quand rugit le « Heil », au lieu
de lever le bras à la romaine, j'enfonce mon chapeau sur la tête.
Ernst Barlach, Lettre à Reinhard Piper, 11 avril 1933
’’
Intellectuels, écrivains, artistes ! Relevons ensemble le défi. Cet art dégénéré,
’’
nous en sommes absolument solidaires. En lui résident toutes les chances de
l’avenir.
« Vive l’Art Dégénéré », Manifeste du groupe Art et Liberté,
Le Caire, 22 décembre 1938
Cette œuvre, l’une des premières peintures à l’huile de l’artiste Paul Klee, a été
exposée dans « Art dégénéré » sur le mur consacré au mouvement Dada, à côté
notamment d’œuvres de Kurt Schwitters, aujourd’hui disparues. Paul Klee est
particulièrement ciblé par la campagne contre l’art dégénéré, en raison de sa
volonté de revenir aux sources de la création, s’inspirant des dessins d’enfants
et de « l’art des fous ». Démis de son poste d’enseignant à Düsseldorf dès 1933,
Klee quitte l’Allemagne cette année-là pour se réfugier dans sa ville natale de
Berne. Avant sa confiscation par le régime nazi en 1937, l’œuvre était exposée
au Musée provincial de Hanovre, prêtée par Sophie Lissitzky-Küppers, épouse
de l’artiste russe El Lissitzky.
En 1941, l’œuvre est rachetée par le marchand Hildebrand Gurlitt, qui la vend à
l’historien de l’art Hans Peters. Après la mort de ce dernier en 1962, le tableau
est revendu plusieurs fois avant de rejoindre la galerie Rosengart de Lucerne,
auprès de laquelle le Lenbachhaus et la Fondation Gabriele Münter et Johannes
Eichner acquièrent à parts égales l’œuvre en 1982.
Mon buste de Nietzsche est évalué à 400 livres anglaises. Ce qui est intéressant
dans cette histoire, c'est que j'ai offert cette sculpture en 1919 au musée municipal
de Dresde, mais comme maintenant je suis « dégénéré », on la bazarde au prix
’’
fort à l'étranger. Au fond, je suis très content de tout ceci, car ici les choses ne
’’
sont plus à l'abri de la destruction.
Otto Dix, Lettre à Monsieur Köhler, janvier 1939
Une partie de mes œuvres a été détruite par les nazis, une autre au cours d’un
’’
bombardement à Berlin, le reste a été détourné et vendu à leur profit par des
tierces personnes pendant mes douze années de voyages forcés.
Raoul Hausmann, Témoignage à Michel Hoog, 1967
1928
L’architecte allemand Paul Schultze-Naumburg publie Kunst und Rasse (L’Art
et la Race) qui développe l’idée que la création artistique est le réceptacle des
dispositions héréditaires du groupe racial. L’ouvrage contribue à intégrer le
concept de « dégénérescence » dans l’idéologie raciste du national-socialisme.
1933
30 janvier : Adolf Hitler devient chancelier d’Allemagne.
11 avril : L’école d’art du Bauhaus est fermée par les nazis. De nombreux artistes,
parmi lesquels Walter Gropius, Vassily Kandinsky, Paul Klee ou George Grosz,
quittent l’Allemagne cette année-là.
10 mai : Autodafé à Berlin de plus de 25 000 livres jugés « non allemands »
14 juillet : Mise en place par le régime nazi d’une politique de stérilisation à
travers une loi sur la prévention de la transmission des maladies héréditaires.
23 septembre - 18 octobre : Exposition « Entartete Kunst » (Art Dégénéré) à
Dresde
1935
15 septembre : Promulgation des lois de Nuremberg qui excluent les Juifs de la
citoyenneté allemande et interdisent leur mariage avec des citoyens de « sang
allemand ».
1936
30 octobre : La section d’art moderne de la Nationalgalerie de Berlin est fermée.
1937
30 juin : Le peintre Adolf Ziegler (président de la Chambre des Beaux Art du
Reich) se voit confier la tâche de confisquer les œuvres « dégénérées » des
musées allemands.
18 juillet : Inauguration à Munich de la « Große Deutsche Kunstausstellung
» (« Grande exposition d’art Allemand »), qui incarne la nouvelle esthétique
nationale-socialiste. Adolf Hitler proclame une « guerre implacable de
purification » contre « l’art dégénéré » lors de son discours d’ouverture.
19 juillet au 30 novembre : Exposition « Entarte Kunst » (Art dégénéré) à Munich
1938
11 mars : L’Allemagne annexe l’Autriche (Anschluss).
22 mai : Ouverture de l’exposition « Entartete Musik » sur la « musique
dégénérée » à Düsseldorf. Elle exclut entre autres le jazz, les compositeurs juifs,
communistes ou la musique atonale.
1939
30 juin : Vente aux enchères par la galerie Fischer à Lucerne de 125 œuvres
d’ « art dégénéré »
1er septembre : L’Allemagne envahit la Pologne. Le 3 septembre, la France et la
Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne.
Octobre : Une lettre d’Adolf Hitler engage « l’euthanasie » des personnes
handicapées physiques et mentales : plus de 70 000 personnes, enfants et
adultes, sont assassinées dans le cadre de l’ « Aktion T4 » entre 1939 à 1941.
1940
Juin-juillet : Entrée des troupes allemandes à Paris. Philippe Pétain reçoit les
pleins pouvoirs. Début du régime de Vichy en France.
13 août : L’éditeur américain Varian Fry arrive à Marseille où il participe à la
fondation du Centre américain de secours qui va aider des centaines d’artistes,
écrivain.e.s, intellectuel.le.s, dont Marc Chagall, Max Ernst, André Breton ou
Hannah Arendt, à quitter la France.
3 octobre : Le régime de Vichy instaure la loi sur le « Statut des Juifs » qui
institutionnalise leur persécution en France.
1941
Octobre : Un groupe d’artistes français, dont André Derain, Maurice de Vlaminck
ou Kees Van Dongen, se rend en Allemagne pour un voyage officiel à l’invitation
du régime nazi.
1942
15 mai – 31 juillet : Exposition de l’artiste officiel du régime allemand Arno
Breker au musée de l’Orangerie.
6 juin : Dans un article paru en Une du journal Comœdia, Vlaminck attaque
violemment Pablo Picasso, coupable, selon lui, « d’avoir entraîné la peinture
française dans la plus mortelle impasse ».
1943
9 mars : L’artiste Otto Freundlich est déporté et assassiné au camp de Sobibor.
1944
5 mars : Le poète Max Jacob meurt au camp de Drancy, quelques jours après
son arrestation par la Gestapo.
6 juin : Débarquement des troupes militaires alliées en Normandie.
1945
8 mai : L’Allemagne nazie capitule.
CATALOGUE DE
L'EXPOSITION
L’Art « dégénéré ». Le procès de l’art moderne sous le
nazisme
Sous la direction de Johan Popelard
Editions GrandPalais RMNEditions / Musée Picasso-Paris,
2025
256 pages
39 euros
EUROPE 1
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L’art « dégénéré ». Le procès de l’art moderne sous le nazisme
Du 18 février au 25 mai 2025
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75002 Paris
Tél : 01 47 03 69 70 / Fax : 01 47 03 69 60
Contact : Elodie de Almeida Satan / [email protected]
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Ligne 1 Saint-Paul Billet d’entrée
Ligne 8 Saint-Sébastien-Froissart Plein tarif : 16 € / Tarif réduit : 12 €
Ligne 8 Chemin Vert Pour éviter les files d’attente, il est conseillé
de réserver son billet à l’avance, sur
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Le Musée national Picasso-Paris est
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