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Exposition : L'art dégénéré sous le nazisme

L'exposition « L'art dégénéré. Le procès de l'art moderne sous le nazisme » se tiendra au Musée national Picasso-Paris du 18 février au 25 mai 2025, explorant la campagne nazie contre l'art moderne. Elle met en lumière l'exposition de propagande « Entartete Kunst » de 1937, qui a exhibé plus de 600 œuvres d'artistes modernes comme Kandinsky et Picasso, tout en dénonçant la purge des collections artistiques. L'exposition vise à montrer l'impact dévastateur de cette campagne sur les artistes et leurs œuvres, ainsi que les théories racistes qui ont alimenté cette attaque contre l'art moderne.

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Exposition : L'art dégénéré sous le nazisme

L'exposition « L'art dégénéré. Le procès de l'art moderne sous le nazisme » se tiendra au Musée national Picasso-Paris du 18 février au 25 mai 2025, explorant la campagne nazie contre l'art moderne. Elle met en lumière l'exposition de propagande « Entartete Kunst » de 1937, qui a exhibé plus de 600 œuvres d'artistes modernes comme Kandinsky et Picasso, tout en dénonçant la purge des collections artistiques. L'exposition vise à montrer l'impact dévastateur de cette campagne sur les artistes et leurs œuvres, ainsi que les théories racistes qui ont alimenté cette attaque contre l'art moderne.

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L’ART George Grosz, Metropolis, 1916 – 1917, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid © Estate of George Grosz, Princeton, N.J.

© Estate of George Grosz, Princeton, N.J. / Adagp, Paris, 2024


EXPOSITION
18.02 — 25.05.2025

DÉGÉNÉRÉ
LE PROCÈS DE L’ART MODERNE SOUS LE NAZISME

Avec le soutien de

L'ART "DÉGÉNÉRÉ"
LE PROCÈS DE L'ART MODERNE SOUS LE NAZISME
DOSSIER DE PRESSE
SOMMAIRE
L'art « dégénéré ». Le procès de l'art
moderne sous le nazisme 3
Parcours d'exposition 4
Chronologie 12
Commissariat de l'exposition et
catalogue de l'exposition 14
Colloque 15
Partenaires de l'exposition 16
Actuellement et prochainement
au Musée national Picasso-Paris 18
Visuels libres de droits pour la
presse 19
Vues du Musée national Picasso-
Paris 21
Infos pratiques 22
Contacts 23
L'ART "DÉGÉNÉRÉ"
LE PROCÈS DE L'ART MODERNE
SOUS LE NAZISME
REZ-DE-CHAUSSÉE DE L’HÔTEL SALÉ
18 FÉVRIER – 25 MAI 2025

Le Musée national Picasso-Paris présente du 18 février au


25 mai 2025, sa nouvelle exposition temporaire : « L’art
« dégénéré ». Le procès de l’art moderne sous le nazisme ».
Première exposition en France consacrée à l’art dit
« dégénéré », elle explore et met en perspective l’attaque
méthodique du régime nazi contre l’art moderne.
« L’art « dégénéré ». Le procès de l’art moderne sous le nazisme. » étudie
en particulier l’exposition de propagande « Entartete Kunst » (Art dégénéré),
organisée en 1937 à Munich, montrant plus de 600 œuvres d’une centaine
d’artistes, représentants des différents courants de l’art moderne, d’Otto Dix
à Ernst Ludwig Kirchner, de Vassily Kandinsky à Emil Nolde, de Paul Klee à
Max Beckmann, dans une mise en scène conçue pour provoquer le dégoût du
visiteur.

Point culminant d’une série d’expositions infamantes mises en place dans


plusieurs musées dès 1933 (Dresde, Mannheim, Karlsruhe…) pour dénoncer
les avant-gardes artistiques comme une menace à la « pureté » allemande,
« Entartete Kunst » s’inscrit dans le contexte d’une « purge » méthodique
des collections allemandes. Plus de 20 000 œuvres, parmi lesquelles celles
de Vincent Van Gogh, Marc Chagall ou de Pablo Picasso, cas exemplaire de
l’« artiste dégénéré », sont ainsi retirées, vendues ou détruites. Au centre de
cette histoire, le terme de « dégénérescence », émergeant au cours du XIXe
siècle dans différentes disciplines (histoire naturelle, médecine, anthropologie,
histoire de l’art…) jusqu’à sa cristallisation au cœur de la « vision du monde »
national-socialiste, sert de vecteur au déploiement des théories racistes et
antisémites au sein de l’histoire de l’art.

À travers le rassemblement exceptionnel d’œuvres présentées à l’exposition de


1937 et plus largement de peintures et de sculptures confisquées aux musées
allemands durant cette campagne, « L’art « dégénéré ». Le procès de l’art
moderne sous le nazisme » permet de montrer l’étendue des esthétiques et
des artistes visés. Chaque œuvre est ainsi le témoin direct de cette histoire et
des vies d’artistes percutées par celle-ci. L’exposition présentera des artistes
majeurs tels que George Grosz, Paul Klee, Oskar Kokoschka, Vassily Kandinsky
ou encore Vincent Van Gogh et Pablo Picasso. Un ensemble d’œuvres sera
consacré aux artistes juifs, qui figurent parmi les plus violemment attaqués,
autour des deux peintures de Marc Chagall, présentes dans l’exposition de
1937, sont présentés les œuvres de Jankel Adler, Ludwig Meidner, Hanns Katz
et Otto Freundlich (assassiné en 1943).

3 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


PARCOURS D'EXPOSITION
SALLE 0.1
INTRODUCTION

L’expression nazie « art dégénéré » désigne une campagne publique d’ex-


clusion et de destruction de l’art moderne, s’étalant sur plus de dix ans, de
l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933 à la fin de la seconde guerre
mondiale en 1945. Au cours de cette campagne, plus de 1400 artistes sont
insultés, livrés à la vindicte, limogés de leurs postes d’enseignants, interdits
d’exposer et de travailler, menacés physiquement ou contraints à l’exil. Autant
de vies soudainement et violemment percutées. Les œuvres appartenant aux
collections publiques sont confisquées pour être mises en scène dans des
expositions diffamatoires. Certaines sont détruites ; d’autres vendues. L’attaque
contre l’art moderne vise des artistes allemands ou non, vivants ou passés,
Emil Nolde comme Pablo Picasso, George Grosz comme Vincent Van Gogh. Ce
sont toutes les tendances de la modernité, de l’expressionnisme à l’abstraction,
de Dada à la Nouvelle Objectivité, qui se trouvent condamnées en bloc. En
finir avec l’art moderne, production d’« idiots », de « malades mentaux », de
« criminels », de « spéculateurs », de « juifs », de « bolchéviques », pour faire
advenir un art sain, image de la race allemande, tel est le programme que se
donne la révolution culturelle nazie. Elle reprend ici un ensemble de discours
élaborés tout au long du XIXe siècle en Europe opposant à une pureté fantasmée
la menace de la « dégénérescence ». Les œuvres et les documents présentés
dans cette exposition sont les témoins de cette histoire.

Emy Roeder,
Schwangere,
1918

Femme enceinte de la sculptrice Emy Roeder fait partie des seize fragments
de sculptures retrouvés en 2010 lors de fouilles archéologiques sur le tronçon
d'une future ligne de métro à Berlin. Toutes ont été réalisées par des artistes
considérés comme « dégénérés ». Entreposées dans un immeuble à l’issue
de l’itinérance de l’exposition « Art dégénéré », elles sont enfouies dans les
décombres lors des bombardements qui frappent la ville en 1944. On les
pensait perdues ou détruites avant cette redécouverte. Elles sont aujourd’hui
conservées dans les collections archéologiques du Neues Museum à Berlin.

4 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


SALLE 0.2
ENTARTETE KUNST, MUNICH, 1937

L’exposition Entartete « Kunst » [« Art » dégénéré], inaugurée à Munich le 19


juillet 1937 constitue le point culminant de la campagne de dénigrement et
de bannissement de l’art moderne sous le nazisme. Plus de 700 œuvres des
artistes majeurs de la modernité sont exhibées comme autant de symptômes de
dégénérescence : « révélation de l’âme de la race juive » ou « sabotage délibéré
des forces armées » selon les slogans haineux que scandent la scénographie.
Durant quatre mois, deux millions de visiteurs parcourent l’exposition. Pendant
les quatre années suivantes, l’exposition circule en Allemagne et en Autriche,

’’
même si elle perd progressivement de son ampleur. Si nombre de visiteurs
adhèrent probablement à cette campagne de diffamation, l’exposition est
aussi, pour d’autres, l’occasion d’admirer, parfois pour la dernière fois avant leur
destruction, certaines des œuvres les plus importantes de la première moitié
du XXe siècle.

’’
À présent, quand on travaille, c’est comme si on travaillait pour une époque qui

’’
n’existe pas encore ; pour tous les officiels d’aujourd’hui, on est un monstre et
une abomination.
Otto Dix, Lettre à Israël Ben Neumann, 20 juin 1934

’’
Il y a beaucoup de visages fermés et on sent aussi beaucoup d’opposition.
Les gens ne disent presque rien.
Hannah Höch, Journal, 11 septembre 1937
après sa visite de l’exposition Entartete Kunst

George Grosz,
Metropolis,
1916-1917

Dans ce tableau, George Grosz présente une allégorie des grandes villes
occidentales, tentaculaires et chaotiques. Acquise par la Kunsthalle de
Mannheim en 1924, elle est l'une des premières œuvres de l’artiste à entrer
dans une collection publique allemande. Dès la prise du pouvoir par les nazis,
l’atelier de l’artiste est saccagé et Metropolis est présenté dans l’exposition
diffamatoire « Images du bolchévisme culturel ». Grosz fuit l’Allemagne et
s’exile à New York où il enseigne la peinture. Après son exposition à Munich en
1937, l’œuvre est vendue en 1939 et rejoint les Etats-Unis où elle sera rachetée
ultérieurement par l’artiste.

5 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


SALLE 0.3
ARCHÉOLOGIE DU CONCEPT DE DÉGÉNÉRESCENCE

Le concept de dégénérescence émerge à la fin du XVIIIe siècle dans le domaine


de l’histoire naturelle, de la médecine et de l’anthropologie avant de se diffuser
rapidement au cours du XIXe siècle. Cette notion est étroitement liée à la théorie
de l’évolution qui introduit l’idée d’une espèce humaine, non plus immuable,
mais instable biologiquement à travers le temps. À l’opposé des fantasmes
d’homme nouveau ou de surhomme, le discours sur la dégénérescence produit
un imaginaire angoissant où l’homme ne cesse d’être menacé par la régression
vers la bestialité, la difformité physique ou le désordre psychique. La parution

’’
dans les années 1890 de l’ouvrage en deux volumes Dégénérescence de
l’écrivain Max Nordau joue un rôle crucial dans l’incorporation de cette notion à
l’histoire de l’art. Pour Nordau, comme pour nombre de critiques et théoriciens
à sa suite, les œuvres de l’art moderne deviennent les symptômes visibles et
les vecteurs de pathologies qui risquent de contaminer la société.

’’
Le jeu était terminé. (…) On m’appelait « artiste dégénéré », « l’effroi du citoyen »,
« corrupteur de la jeunesse », « fleur de pénitencier ».
Oskar Kokoschka, Ma vie, 1971

Pablo Picasso,
Nu assis s'essuyant le pied,
1921
© Succession Picasso 2024

Ce pastel, exemplaire du retour à une forme de classicisme de l’artiste dans


les années 1920, reprend la posture du « tireur d’épine », sujet de la statuaire
antique. Picasso inclut pourtant certains éléments discordants par rapport à la
tradition. On peut ainsi noter à l’arrière-plan la différence de hauteur de la ligne
d’horizon. En 1928, le dessin fait partie des œuvres soi-disant « dégénérées »
choisies par l’architecte Paul Schultze-Naumburg pour illustrer son ouvrage
L’Art et la race et mis en regard d’une photographie médicale d’un homme
atteint d’« acromégalie des mains et de la partie basse du visage ». Appartenant
à la collection du marchand Paul Rosenberg, le pastel est parmi les œuvres
spoliées en 1940 en raison de l’origine juive de son propriétaire. Il lui sera
finalement restitué après la guerre, en 1945.

6 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


SALLE 0.4
RACE ET PURETÉ

La théorie de la dégénérescence est pleinement intégrée dans l’idéologie


antisémite et raciste du nazisme et, plus largement, des fascismes européens.
Accusés de corrompre la pureté de la race, les influences étrangères doivent
être, dans la logique nazie, traquées et éliminées sans pitié pour que la
communauté nationale, enfin purifiée, puisse produire un art à son image. La
campagne contre l’art « dégénéré » s’attaque ainsi frontalement à l’intérêt
développé par les artistes de la modernité pour l’art africain et océanien. À cet
égard, des peintres allemands comme Ernst-Ludwig Kirchner, Emil Nolde ou
Karl Schmidt-Rottluff, qui ont cherché dans l’art extra-européen la source d’un
renouveau de la figuration, sont particulièrement visés. Les artistes, galeristes et
’’
collectionneurs juifs sont aussi condamnés comme les agents d’une corruption
généralisée et deviennent la cible des attaques les plus violentes. L’élimination
symbolique des artistes dégénérés préparent l’extermination physique de tous
les individus jugés inaptes, déviants et étrangers à la race.

’’
Mon cœur le plus chéri, je peux encore t’envoyer un adieu avant le départ du

’’
train. Je t’embrasse avec tout mon amour, que le ciel te protège et te donne de
la force. Je t’aime et suis toujours auprès de toi, ton Otto.
Otto Freundlich, Lettre à Jeanne Kosnick-Kloss, 4 mars 1943,
jour de sa déportation au camp d’extermination de Sobibor

Nous serons confrontés au danger imminent de la destruction de toute liberté


personnelle et politique en Allemagne s'il ne s'avère pas possible, à la dernière

’’
minute, d'unir toutes les forces, aussi différents que soient leurs principes, qui
sont unies dans leur opposition au fascisme.
Jankel Adler, « Appel urgent », février 1933

Marc Chagall,
La Prise (Rabbin)
(Die Prise (Rabbiner)),
1923–1926

Cette peinture, qui reprend le titre d’une nouvelle de l’écrivain yiddish Isaac
Leib Peretz, dans laquelle un rabbin vend son âme à Satan pour une pincée de
tabac, est acquise par la Kunsthalle de Mannheim en 1928. En 1933, Mannheim
devient le théâtre d’une intense campagne de purge et de diffamation de l’art
moderne orchestrée par les nazis. En tant qu’incarnation de la culture juive, tant
par son sujet que son auteur, la toile est traînée dans les rues de la ville flanquée
du message : « Vous qui payez des taxes, vous devriez savoir où votre argent
est dépensé. » La même année, elle est montrée dans l’exposition « Images du
bolchevisme culturel » et figure en 1937 dans l’exposition « Art dégénéré ».

7 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


SALLE 0.5
LA PURGE DES MUSÉES ALLEMANDS

Au nom de la lutte contre l’art « dégénéré », plus de 20 000 œuvres sont


retirées d’une centaine de musées allemands en l’espace de quelques mois.
Une première vague de confiscation en juin 1937, conduite par une commission
spéciale dirigée par le peintre nazie Adolphe Ziegler et sous le contrôle de
Joseph Goebbels, ministre de l’Education du peuple et de la Propagande, sert
à alimenter l’exposition « Entartete "Kunst" ». Elle est suivie par une deuxième
en août destinée à « nettoyer » définitivement les musées. La purge est d’autant
plus radicale que les collections publiques allemandes avaient développé, avant
l’arrivée des nazis, une politique d’acquisition particulièrement favorable à l’art
moderne, faisant figure de modèle à l’échelle internationale. Mais dès 1933, les
directeurs de musée progressistes, Gustav Friedrich Hartlaub à Mannheim ou
Ludwig Justi à Berlin sont démis de leur fonction, les artistes Grosz, Kandinsky
ou Klee quittent l’Allemagne, tandis que Baumeister, Beckmann ou Dix sont
limogés de leurs postes d’enseignants. La même année, une première exposition
portant le titre « Entartete Kunst » est organisée à Dresde, tandis qu’à Mannheim
ouvre « Kulturbolschewistische Bilder » [Images du bolchévisme culturelle],
’’
préfigurant l’exposition diffamatoire de Munich en 1937.

Ce temps m'en veut, je ne fais pas son affaire, je suis trop peu nationaliste, pas

’’
assez raciste. Le bruit m’effraie ; au lieu de jubiler quand rugit le « Heil », au lieu
de lever le bras à la romaine, j'enfonce mon chapeau sur la tête.
Ernst Barlach, Lettre à Reinhard Piper, 11 avril 1933

’’
Intellectuels, écrivains, artistes ! Relevons ensemble le défi. Cet art dégénéré,

’’
nous en sommes absolument solidaires. En lui résident toutes les chances de
l’avenir.
« Vive l’Art Dégénéré », Manifeste du groupe Art et Liberté,
Le Caire, 22 décembre 1938

8 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


Paul Klee,
Sumpflegende,
1919,
Städtische Galerie im
Lenbachhaus und Kunstbau
München et Gabriele Münter-
und Johannes Eichner-
Stiftung, Munich, accord en
2017 avec les héritiers de
l'ancienne propriétaire Sophie
Lissitzky-Küppers, avec le
généreux soutien financier de
la Kulturstiftung der Länder
et de la Ernst von Siemens
Kunststiftung

Cette œuvre, l’une des premières peintures à l’huile de l’artiste Paul Klee, a été
exposée dans « Art dégénéré » sur le mur consacré au mouvement Dada, à côté
notamment d’œuvres de Kurt Schwitters, aujourd’hui disparues. Paul Klee est
particulièrement ciblé par la campagne contre l’art dégénéré, en raison de sa
volonté de revenir aux sources de la création, s’inspirant des dessins d’enfants
et de « l’art des fous ». Démis de son poste d’enseignant à Düsseldorf dès 1933,
Klee quitte l’Allemagne cette année-là pour se réfugier dans sa ville natale de
Berne. Avant sa confiscation par le régime nazi en 1937, l’œuvre était exposée
au Musée provincial de Hanovre, prêtée par Sophie Lissitzky-Küppers, épouse
de l’artiste russe El Lissitzky.
En 1941, l’œuvre est rachetée par le marchand Hildebrand Gurlitt, qui la vend à
l’historien de l’art Hans Peters. Après la mort de ce dernier en 1962, le tableau
est revendu plusieurs fois avant de rejoindre la galerie Rosengart de Lucerne,
auprès de laquelle le Lenbachhaus et la Fondation Gabriele Münter et Johannes
Eichner acquièrent à parts égales l’œuvre en 1982.

9 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


SALLE 0.6
LE COMMERCE DE L’ART « DÉGÉNÉRÉ »

Dès 1937, Goebbels développe l'idée d'une « utilisation » lucrative des


œuvres confisquées. La « Commission pour l’exploitation des produits de l’art
dégénéré », qu’il préside lui-même, a pour tâche de sélectionner les œuvres
« utilisables à l’échelle internationale ». Organisée en juillet 1939, par la Galerie
Fischer, la vente « Peintures et sculptures des maîtres modernes des musées
allemands » constitue l’opération de la plus grande ampleur dans ce domaine.
125 œuvres de Van Gogh, Matisse, Gauguin, Beckmann ou Kandinsky sont ainsi
mises aux enchères. Les quatre œuvres de Picasso confisquées à des musées
allemands figurent également à cette vente, dont La Famille Soler, qui est
acheté par la Ville de Liège, et la Buveuse d’Absinthe, qui, comme un tiers
des œuvres proposées, ne trouve pas preneur. Mais la vente des œuvres passe
surtout par quatre marchands spécialisés dans l’art moderne et mandatés par
la Commission : Karl Buchholz, Ferdinand Möller, Bernhard Alois Böhmer et
Hildebrand Gurlitt, qui, à lui seul, se voit confier 3879 œuvres « dégénérées ».
La reconstitution du parcours, souvent complexe, des œuvres pendant cette
période, reste, encore aujourd’hui, un chantier ouvert pour la recherche et les
’’
musées.

Mon buste de Nietzsche est évalué à 400 livres anglaises. Ce qui est intéressant
dans cette histoire, c'est que j'ai offert cette sculpture en 1919 au musée municipal
de Dresde, mais comme maintenant je suis « dégénéré », on la bazarde au prix

’’
fort à l'étranger. Au fond, je suis très content de tout ceci, car ici les choses ne

’’
sont plus à l'abri de la destruction.
Otto Dix, Lettre à Monsieur Köhler, janvier 1939

Une partie de mes œuvres a été détruite par les nazis, une autre au cours d’un

’’
bombardement à Berlin, le reste a été détourné et vendu à leur profit par des
tierces personnes pendant mes douze années de voyages forcés.
Raoul Hausmann, Témoignage à Michel Hoog, 1967

10 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


Vassily Kandinsky,
Kreuzform,
1926

Ce tableau est peint par Kandinsky en 1926 à l’époque où celui-ci enseigne à


l’Ecole du Bauhaus. Il témoigne de l’évolution de l’artiste vers une abstraction
géométrique qu’il théorise dans son ouvrage Point, ligne, plan paru la même
année. Le Bauhaus, lieu majeur de l’art moderne en Allemagne et en Europe
dans les années 1920, est fermé par le régime nazi qui le considère comme
« l'expression la plus parfaite d'un art dégénéré ». Né à Moscou mais devenu
citoyen allemand en 1928, Kandinsky quitte l’Allemagne en 1933 pour s’installer
à Neuilly-sur-Seine. En 1937, Kreuzform fait partie des 14 toiles de l’artiste
présentées dans « Art dégénéré ».

11 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


CHRONOLOGIE
EN 14 DATES
1892 - 1893
Parution de l’ouvrage Dégénérescence (Entartung) de Max Nordau

1928
L’architecte allemand Paul Schultze-Naumburg publie Kunst und Rasse (L’Art
et la Race) qui développe l’idée que la création artistique est le réceptacle des
dispositions héréditaires du groupe racial. L’ouvrage contribue à intégrer le
concept de « dégénérescence » dans l’idéologie raciste du national-socialisme.

1933
30 janvier : Adolf Hitler devient chancelier d’Allemagne.
11 avril : L’école d’art du Bauhaus est fermée par les nazis. De nombreux artistes,
parmi lesquels Walter Gropius, Vassily Kandinsky, Paul Klee ou George Grosz,
quittent l’Allemagne cette année-là.
10 mai : Autodafé à Berlin de plus de 25 000 livres jugés « non allemands »
14 juillet : Mise en place par le régime nazi d’une politique de stérilisation à
travers une loi sur la prévention de la transmission des maladies héréditaires.
23 septembre - 18 octobre : Exposition « Entartete Kunst » (Art Dégénéré) à
Dresde

1935
15 septembre : Promulgation des lois de Nuremberg qui excluent les Juifs de la
citoyenneté allemande et interdisent leur mariage avec des citoyens de « sang
allemand ».

1936
30 octobre : La section d’art moderne de la Nationalgalerie de Berlin est fermée.

1937
30 juin : Le peintre Adolf Ziegler (président de la Chambre des Beaux Art du
Reich) se voit confier la tâche de confisquer les œuvres « dégénérées » des
musées allemands.
18 juillet : Inauguration à Munich de la « Große Deutsche Kunstausstellung
» (« Grande exposition d’art Allemand »), qui incarne la nouvelle esthétique
nationale-socialiste. Adolf Hitler proclame une « guerre implacable de
purification » contre « l’art dégénéré » lors de son discours d’ouverture.
19 juillet au 30 novembre : Exposition « Entarte Kunst » (Art dégénéré) à Munich

1938
11 mars : L’Allemagne annexe l’Autriche (Anschluss).
22 mai : Ouverture de l’exposition « Entartete Musik » sur la « musique
dégénérée » à Düsseldorf. Elle exclut entre autres le jazz, les compositeurs juifs,
communistes ou la musique atonale.

12 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


Nuit du 9 au 10 novembre : Lors de la Nuit de cristal, pogrom contre les citoyens
juifs, des synagogues, des maisons et des commerces sont détruits tandis que
des milliers de Juifs sont arrêtés dans plusieurs villes d’Allemagne et d’Autriche.
Novembre - décembre : L’exposition « L’Art allemand libre » ouvre à la Maison
de la culture à Paris, en réaction aux expositions « Art dégénéré » en Allemagne.

1939
30 juin : Vente aux enchères par la galerie Fischer à Lucerne de 125 œuvres
d’ « art dégénéré »
1er septembre : L’Allemagne envahit la Pologne. Le 3 septembre, la France et la
Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne.
Octobre : Une lettre d’Adolf Hitler engage « l’euthanasie » des personnes
handicapées physiques et mentales : plus de 70 000 personnes, enfants et
adultes, sont assassinées dans le cadre de l’ « Aktion T4 » entre 1939 à 1941.

1940
Juin-juillet : Entrée des troupes allemandes à Paris. Philippe Pétain reçoit les
pleins pouvoirs. Début du régime de Vichy en France.
13 août : L’éditeur américain Varian Fry arrive à Marseille où il participe à la
fondation du Centre américain de secours qui va aider des centaines d’artistes,
écrivain.e.s, intellectuel.le.s, dont Marc Chagall, Max Ernst, André Breton ou
Hannah Arendt, à quitter la France.
3 octobre : Le régime de Vichy instaure la loi sur le « Statut des Juifs » qui
institutionnalise leur persécution en France.

1941
Octobre : Un groupe d’artistes français, dont André Derain, Maurice de Vlaminck
ou Kees Van Dongen, se rend en Allemagne pour un voyage officiel à l’invitation
du régime nazi.

1942
15 mai – 31 juillet : Exposition de l’artiste officiel du régime allemand Arno
Breker au musée de l’Orangerie.
6 juin : Dans un article paru en Une du journal Comœdia, Vlaminck attaque
violemment Pablo Picasso, coupable, selon lui, « d’avoir entraîné la peinture
française dans la plus mortelle impasse ».

1943
9 mars : L’artiste Otto Freundlich est déporté et assassiné au camp de Sobibor.

1944
5 mars : Le poète Max Jacob meurt au camp de Drancy, quelques jours après
son arrestation par la Gestapo.
6 juin : Débarquement des troupes militaires alliées en Normandie.

1945
8 mai : L’Allemagne nazie capitule.

13 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


COMMISSARIAT DE
L'EXPOSITION
Johan Popelard est conservateur du patrimoine, chef du département de la
conservation et des collections au Musée national Picasso-Paris qu’il a rejoint en
2018. Il a été précédemment chargé d’études et de recherche à l'Institut national
d'histoire de l'art à Paris et chargé de cours en histoire de l'art contemporain à
l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a été co-commissaire des expositions
« Picasso et la bande dessinée » et « Picasso poète » au Musée Picasso en
2020 et de l'exposition « Picasso. Dessiner à l'infini » qui s'est tenue au Centre
Pompidou en 2023.

François Dareau est chargé de recherche au Musée national Picasso-Paris,


diplômé en histoire de l'art de la Sorbonne. Rejoignant les équipes du Musée
Picasso en 2017, il a participé au développement de l'exposition « Picasso
1932 » (Musée Picasso, 2017 et Tate, 2018), puis a assuré le co-commissariat de
« Diego Giacometti au Musée Picasso » (Musée Picasso, 2018) et de l'exposition
itinérante nord-américaine « Picasso. Figures » (Frist Art Museum et Musée
national des Beaux-Arts du Québec, 2021). En 2022-2023, il est commissaire de
deux expositions d'artistes contemporains français, ORLAN et Pierre Moignard,
explorant la réception et l'influence actuelle de l'œuvre de Picasso. Il est co-
commissaire de « Picasso – Asia : A Conversation » prévue en mars 2025 au M+
de Hong Kong.

CATALOGUE DE
L'EXPOSITION
L’Art « dégénéré ». Le procès de l’art moderne sous le
nazisme
Sous la direction de Johan Popelard
Editions GrandPalais RMNEditions / Musée Picasso-Paris,
2025
256 pages
39 euros

14 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


COLLOQUE
« L’ART « DÉGÉNÉRÉ ».
UNE HISTOIRE CROISÉE
FRANCE / ALLEMAGNE »
En lien avec l’exposition et le programme Répertoire des acteurs du marché
de l’art en France sous l’Occupation (RAMA) de l’Institut national d’histoire de
l’art, le Musée national Picasso-Paris, le Musée d’art et d’histoire du judaïsme
et le Centre allemand d’histoire de l’art (DFK Paris) organisent un colloque
international à Paris, les 27 et 28 mars 2025. Il réunira environ 25 participants
venant de France, d’Allemagne et de Grande-Bretagne.

Les principaux thèmes abordés seront :


L’émergence et la diffusion de la notion de
« dégénérescence » et son application en histoire
de l’art.
La position et la réaction des différents
acteurs (artistes, critiques, historiens, personnels
des musées…) face à la campagne contre « l’art
dégénéré », notamment en France. Une attention
particulière sera portée aux réactions des artistes
désignés comme « dégénérés » et transitant par
la France, face à cette campagne de dénigrement,
de destruction, de dilapidation et d’effacement des
avant-gardes.
L’organisation des expositions « d’art Adolf Dressler (1898-1971),
dégénéré », la scénographie et le contenu de ces Couverture du guide de l’exposition
“Art” dégénéré, Entartete Kunst
expositions, leur réception. Une attention sera Ausstellungsführer (Guide de
l'exposition "Art" dégénéré)
également portée aux contre-projets d’exposition 1937
organisés en réaction à la campagne nazie. Photo © mahJ / Christophe Fouin

Le commerce de « l’art dégénéré » et notamment ses implications dans


le contexte français.
L’historiographie de la question de « l’art dégénéré » de 1945 et à nos
jours. Les évolutions de ce champ d’études, la position des musées et des
acteurs institutionnels face à cette question, et les perspectives nouvelles de
recherches.

Le jeudi 27 mars à l'auditorium du Musée d'art et d'histoire du judaïsme et le


vendredi 28 mars à l'auditorium de l'INHA, de 9h à 18h. Entrée libre dans la
limite des places disponibles.

15 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


PARTENAIRES DE
L'EXPOSITION
CONNAISSANCE DES ARTS
Grâce à la diversité de ses publications, Connaissance des Arts, donne à ses
lecteurs tous les repères indispensables pour mieux comprendre l’art de toutes
les époques, de l’archéologie à la création contemporaine, de l’art des jardins à
la photographie, du design à l’architecture.
En complément de son mensuel (11 numéros par an), Connaissance des Arts
publie une cinquantaine de hors-séries et des livres d’art. Également présent sur
internet, Connaissancedesarts.com est le site de référence de toute l’actualité
artistique nationale et internationale, avec ses articles de fond, portfolios,
podcasts et vidéos. Chaque mois, Connaissance des Arts tient ses lecteurs au
courant de toute l’actualité internationale. Expositions, ventes aux enchères,
foires et salons sont commentés sous la plume des meilleurs journalistes et
experts.

EUROPE 1
Populaire et exigeante, Europe 1 allie information, culture, récits et art de vivre.
Réactive et rigoureuse dans le traitement de l’information, exigeante dans ses
rendez-vous culturels et ses récits. La station se caractérise par la relation de
proximité qu’elle entretient avec ses auditeurs et sa liberté de ton. Les grands
rendez-vous de l’antenne les mettent également à l’honneur en intégrant de
l’interactivité tout au long de la journée avec des réactions et des témoignages.
Europe 1 c’est aussi un écosystème numérique puissant avec plus de 140 millions
de téléchargements de ses podcasts sur la saison 2023-2024* et la première
radio généraliste des stations privées sur le social media avec plus de 5 millions
d’abonnés** tous réseaux confondus.
*Source : eStat Podcast Médiamétrie 2023-2024
**Source interne

INSERT
La société Insert est une entité du groupe Phenix, qui se positionne sur les
marchés de l’affichage urbain print et digital, des malls et du social média.
Insert c’est 37 000 dispositifs print, 12 000 tables publicitaires dans 800
établissements implantés sur le territoire national sur l’ensemble des villes de
plus de 100 000 habitants. Ses 4 formats : 1m², 60x80, 40x60 (consacré au
secteur Culturel), 53,5 Rond proposent de larges possibilités de communication.
De par son implantation sur les commerces de proximité, Insert s’inscrit dans
le quotidien des Français avec une audience 100% piétonne, de 16 millions de
personnes par semaine.

16 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


PHILOSOPHIE MAGAZINE
Philosophie magazine est un mensuel indépendant, depuis sa création en
2006. Il se donne pour mission d'éclairer l’actualité dans toutes ses dimensions
(politique, société, économie, sciences, arts…) avec le regard de la philosophie,
et de rendre la pensée accessible à son meilleur niveau. Le magazine ne défend
aucune chapelle d’idées, mais apporte un éclairage sur la diversité des courants
de pensée. Le magazine (Lu en France par 630.000 personnes chaque mois)
se déploie également sur internet avec Philomag.com et Philonomist.com, le
Pure player de l’économie et du monde du travail. Partenaire du Musée Picasso,
Philosophie magazine est une publication unique en son genre qui n’a pas
d’équivalent dans le monde.

TRANSFUGE

Transfuge est un média français créé en 2004, dédié à la culture. Il se distingue


par sa couverture diversifiée englobant littérature, cinéma, théâtre, musique
et arts plastiques. À travers son magazine bimensuel et ses plateformes
numériques actualisées quotidiennement, Transfuge interroge la création
contemporaine et son impact sur le monde.

17 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


ACTUELLEMENT
AU MUSÉE PICASSO
La Collection

PROCHAINEMENT
AU MUSÉE PICASSO
L’art « dégénéré ». Le procès de l’art moderne sous le nazisme
Du 18 février au 25 mai 2025

Anna Maria Maiolino


Du 17 juin au 21 septembre 2025

18 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


VISUELS
VISUELS LIBRES DE DROITS POUR LA PRESSE

Vassily Kandinsky, Kreuzform, 1926


© LWL-Museum für Kunst und Kultur, Westfälisches
Affiche de l'exposition Landesmuseum, Münster / Hanna Neander

George Grosz, Metropolis, 1916 – 1917,


Huile sur toile, Museo Nacional Thyssen-
Bornemisza, Madrid Paul Klee, Sumpflegende, 1919, Huile sur carton
© Estate of George Grosz, Princeton, N.J. / Adagp, © Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau
Paris, 2024 München und Gabriele Münter - und Johannes
Eichner-Stiftung, München, Vergleich 2017 mit
den Erbinnen der früheren Eigentümerin Sophie
Lissitzky-Küppers, mit großzügiger finanzieller
Unterstützung der Kulturstiftung der Länder und
der Ernst von Siemens Kunststiftung

Adolf Dressler (1898-1971), Couverture du guide


de l’exposition “Art” dégénéré, Entartete Kunst
Ausstellungsführer (Guide de l'exposition "Art"
dégénéré)
1937 Emy Roeder, Schwangere, 1918
Photo © mahJ / Christophe Fouin Staatliche Museen zu Berlin, Museum für Vor- und
Frühgeschichte, foto : Achim Kleuker © Museum im
Kulturspeicher Würzburg, estate of Emy Roeder
19 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme
Conditions d'utilisation des visuels des œuvres de Pablo Picasso :

Les œuvres devront être reproduites le plus fidèlement à l’original :


- Aucun changement de couleur
- Reproduction intégrale de l’œuvre
Le détourage de détails et le recadrage ne sont pas autorisés. Les surimpressions
sur l’œuvre de texte, de logo, de détails de l’œuvre sont également interdits.
Dans le cas précis de la reproduction d’un détail (un vrai détail, pas un recadrage
de l’œuvre), il est possible de reproduire un détail à la condition que l’œuvre
intégrale soit elle-même reproduite à l’intérieur du document, la légende y
faisant référence.
La reproduction des œuvres de Picasso par la presse n’est pas libre de droits.
Les droits de reproduction ne seront exonérés que pour les reproductions dont
le format sera inférieur ou égale au quart de la page et dans le cadre d’articles
faisant référence à l’exposition, avant et pendant la période d’exposition et
durant trois mois après sa fermeture.
Pour la presse audiovisuelle et web, et sur les réseaux sociaux, les reproductions
sont exonérées seulement durant la période de diffusion et les images ne
pourront en aucun cas être copiées, partagées ou bien redirigées.

Merci d’ajouter le copyright : « © Succession Picasso 2024 »

PICASSO ADMINISTRATION
8 rue Volney
75002 Paris
Tél : 01 47 03 69 70 / Fax : 01 47 03 69 60
Contact : Elodie de Almeida Satan / [email protected]

Pablo Picasso, Nu assis s'essuyant le pied,


Museum Berggruen, Neue Nationalgalerie, Stiftung
Preußischer Kulturbesitz © bpk / Nationalgalerie,
SMB, Museum Berggruen / Jens Ziehe © Succession
Picasso 2024

20 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


VUES DU MUSÉE
NATIONAL PICASSO-PARIS
VISUELS LIBRES DE DROITS POUR LA PRESSE

© Musée national Picasso-Paris, Voyez-Vous, Chloé Vollmer-Lo

© Musée national Picasso-Paris, Béatrice Hatala, 2014

© Musée national Picasso-Paris © Musée national Picasso-Paris


La Flûte de Pan, Pablo Picasso, 1923, MP79
© Succession Picasso 2024

21 Dossier de presse | L'art "dégénéré". Le procès de l'art moderne sous le nazisme


INFOS PRATIQUES

ACCÈS CAFÉ SUR LE TOIT


5 rue de Thorigny, Ouvert du mardi au vendredi
75003 Paris 10h30 – 18h

Métro TARIFS
Ligne 1 Saint-Paul Billet d’entrée
Ligne 8 Saint-Sébastien-Froissart Plein tarif : 16 € / Tarif réduit : 12 €
Ligne 8 Chemin Vert Pour éviter les files d’attente, il est conseillé
de réserver son billet à l’avance, sur
Bus billetterie.museepicassoparis.fr
20 - 29 - 65 - 75 - 69 - 96
Le Musée national Picasso-Paris est
Vélib’ accessible aux porteurs de la carte
Station n° 3 008 Paris Museum Pass.
au 95 rue Vieille du Temple
Station n° 3 002 PICASSO PASS
au 26 rue Saint-Gilles Pour un accès illimité et coupe-file, ainsi que
de nombreux avantages au musée et chez
HORAIRES D’OUVERTURE ses partenaires, devenez Adhérent du Musée
9h30 - 18h national Picasso-Paris !
Tous les jours sauf le lundi, le 1er
janvier,
le 1er mai et le 25 décembre. Toutes les informations sur notre site internet
dans la rubrique :
RENSEIGNEMENTS Réservations / Individuels / Adhésion PicassoPass
+33 (0)1 85 56 00 36
[email protected] AUDIOGUIDE
Disponible en français, anglais, allemand,
ACCESSIBILITÉ espagnol, italien et chinois.
Le musée est accessible aux personnes Une version enfant est disponible en français
à mobilité réduite. et en anglais.
Les visiteurs en situation de handicap peuvent Plein tarif : 5 €
bénéficier d’un accueil personnalisé sur Tarif réduit : 4 €
demande à l’adresse :
[email protected]

BOUTIQUE DU MUSÉE
Librairie Boutique dans le musée
(horaires d’ouverture du musée)
01 58 65 15 52
[email protected]

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CONTACTS PRESSE

RELATIONS PRESSE
CLAUDINE COLIN COMMUNICATION
Alexandre Holin
[email protected]
+33 (0)1 42 72 60 01

COMMUNICATION
MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS
Naëma Stamboul
Cheffe du département de la communication
[email protected]
+33 (0)1 42 71 25 28

LE MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS


SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
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www.museepicassoparis.fr

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