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Intégrales et exercices avancés en mathématiques

Le document présente une série d'exercices sur les intégrales dépendant d'un paramètre, avec des niveaux de difficulté variés. Chaque exercice aborde des concepts mathématiques tels que la dérivation sous le signe intégral, la continuité et la dérivabilité des fonctions définies par des intégrales. Les corrections des exercices sont également fournies pour aider à la compréhension des méthodes de résolution.

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Intégrales et exercices avancés en mathématiques

Le document présente une série d'exercices sur les intégrales dépendant d'un paramètre, avec des niveaux de difficulté variés. Chaque exercice aborde des concepts mathématiques tels que la dérivation sous le signe intégral, la continuité et la dérivabilité des fonctions définies par des intégrales. Les corrections des exercices sont également fournies pour aider à la compréhension des méthodes de résolution.

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Exo7

Intégrales dépendant d’un paramètre

Exercices de Jean-Louis Rouget. Retrouver aussi cette fiche sur www.maths-france.fr

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile
I : Incontournable

Exercice 1 **
Pour n ∈ N∗ et x ∈]0, +∞[, on pose In (x) = 0+∞ (t 2 +x
1
R
2 )n .

1. Calculer la dérivée de la fonction In sur ]0, +∞[.


R +∞ 1
2. En déduire la valeur de 0 (t 2 +1)3
dt.
Correction H [005765]

Exercice 2 *** I (très long) Intégrale de P OISSON


+ x2 ) dθ .

Pour x ∈ R, on pose F(x) = −π ln(1 − 2x cos θ
1. (a) Montrer que F est paire, définie et continue sur R, dérivable sur R\{−1, 1}. Préciser une expression
de F 0 (x) sous forme intégrale.
(b) Calculer F 0 (x).
(c) Déterminer limx→+∞ (F(x) − 4π ln x).
(d) En déduire F(x) pour tout réel x.
2. (a) Quand x ∈] − 1, 1[, retrouver ce résultat en écrivant d’abord ln(x2 − 2x cos θ + 1) comme somme
d’une série (commencer par dériver la fonction de θ ).
(b) Déterminer une relation entre F(x) et F 1x et en déduire F(x) pour tout réel x.


Correction H [005766]

2
Exercice 3 ** I Un calcul de l’intégrale de G AUSS I = 0+∞ e−t dt
R

R −x2 (1+t 2 ) R 2
2
Pour x ∈ R, on pose F(x) = 01 e 1+t 2 dt et G(x) = 0x e−t dt .

1. Montrer que F est de classe C1 sur R et préciser F 0 .


2. Montrer que G est de classe C1 sur R et préciser G0 .
3. Montrer que la fonction F + G est constante sur R.
4. Déterminer limx→+∞ F(x).
5. En déduire I.
Correction H [005767]

Exercice 4 ***
R +∞ −t 2 √
2
ch(tx) dt (on admettra que 0+∞ e−t dt = 2π ).
R
Existence et calcul de 0 e
Correction H [005768]

1
Exercice 5 ***
R 1 t−1 x
Existence et calcul de 0 lnt t dt.
Correction H [005769]

Exercice 6 **** I (très long)


−xt
Montrer que pour tout réel x strictement positif, 0+∞ 1+t +∞ sint
R e R R +∞ sint
2 dt = 0 x+t dt et en déduire 0 t dt (indication :
trouver une équation différentielle du second ordre vérifiée par ces deux fonctions).
Correction H [005770]

Exercice 7 ** I (Produit de convolution)


1. Soient f et g deux fonctions définies sur R, continues et T -périodiques (T réel strictement positif). Pour
x ∈ R, on pose
RT
f ∗ g(x) = 0 f (x − t)g(t) dt.
Montrer que la fonction f ∗ g est définie sur R, continue et T -périodique.
2. ∗ est donc une loi interne sur E, l’espace vectoriel des fonctions définies et continues sur R et T -
périodiques. Montrer que cette loi est commutative.
Correction H [005771]

Retrouver cette fiche et d’autres


exercices de maths sur
exo7.emath.fr
2
Correction de l’exercice 1 N
1. Soit n ∈ N∗ . Soient a et A deux réels tels que 0 < a < A. On considère Fn : [a, A] × R → R .
1
(x,t) 7→ (t 2 +x2 )n
• Pour chaque x de [a, A], la fonction t 7→ Fn (x,t) est continue par morceaux et intégrable sur [0, +∞[ car
Fn (x,t) ∼ t 12n > 0 avec 2n > 1.
t→+∞
• La fonction Fn est admet sur [a, A] × [0, +∞[ une dérivée partielle par rapport à sa première variable x
définie par :
∂ Fn −2nx
∀(x,t) ∈ [a, A] × [0, +∞[, ∂ x (x,t) = (t 2 +x2 )n+1
.

De plus,
∂ Fn
- pour chaque x ∈ [a, A], la fonction t 7→ ∂ x (x,t) est continue par morceaux sur [0, +∞[,
∂ Fn
-pour chaque t ∈ [0, +∞[, la fonction x 7→ ∂ x (x,t) est continue sur [a, A],
-pour chaque (x,t) ∈ [a, A] × [0, +∞[,
∂ Fn 2nx 2nA
∂ x (x,t) = (t 2 +x2 )n+1
6 (t 2 +a2 )n+1
= ϕ(t),

où la fonction ϕ est continue par morceaux et intégrable sur [0, +∞[ car négligeable devant t12 quand t
tend vers +∞.
D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres (théorème de L EIBNIZ), la fonction In est
de classe C1 sur [a, A] et sa dérivée s’obtient par dérivation sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tous
réels a et A tels que 0 < a < A, on a montré que la fonction In est de classe C1 sur ]0, +∞[ et que
R +∞
∀x > 0, In0 (x) = −2nx 0
1
(t 2 +x2 )n+1
dt = −2nxIn+1 (x).

∀n ∈ N∗ , In0 (x) = −2nxIn+1 (x).

1 t
+∞ 1 0 1 0
2. Pour x > 0, on a I1 (x) = x arctan x 0
= π
2x . Ensuite, I2 (x) = − 2x I1 (x) = π
4x3
puis I3 (x) = − 4x I2 (x) =

16x5
et donc I3 (1) = 3π
16 .
R +∞ 1 3π
0 (t 2 +1)3
dt = 16 .

Correction de l’exercice 2 N
1. (a) Parité de F. Soit x un réel du domaine de définition de F. En posant t = θ + π, on obtient

Z π Z 2π
2
F(x) = ln(x − 2x cos θ + 1) dθ = ln(x2 + 2x cost + 1) dt
−π 0
Z π
= ln(x2 + 2x cost + 1) dt (par 2π-périodicité)
−π
Z π
= ln((−x)2 − 2(−x) cost + 1) dt = F(−x).
−π

Ainsi, pour tout réel x, F(x) existe si et seulement si F(−x) existe et de plus F(x) = F(−x).

F est paire.

Définition de F. Soit x ∈ [0, +∞[. Pour tout réel θ ∈ [−π, π],


2
x2 − 2x cos θ + 1 = (x − cos θ )2 + (sin θ )2 = x − eiθ > 0.

3
De plus, x − eiθ = 0 ⇔ eiθ = x ⇔ x = 1 et θ = 0. Par suite,
• si x 6= 1, la fonction θ 7→ x2 − 2x cos θ + 1 est continue sur le segment [0, π] et donc intégrable sur
ce segment.
• si x = 1, pourtout réel θ ∈ [−π, π] on a x2 − 2x cos θ + 1 = 2 − 2 cos θ = 4 sin2 θ2 . La fonction
θ 7→ ln 4 sin2 θ2
est continue sur [−π, 0[∪]0, π] et quand θ tend vers 0
 
2θ √ 1

ln 4 sin 2 = 2 ln 2 + 2 ln sin 2 ∼ 2 ln 2 ∼ 2 ln |θ | = o
θ θ
.
|θ |

On en déduit que la fonction θ 7→ ln 4 sin2 θ2 est intégrable sur [−π, π] et donc que F(1) existe.


Finalement, F est définie sur [0, +∞[ et par parité

F est définie sur R.

Remarque. Par parité de la fonction θ 7→ ln(x2 − 2x cos θ + 1), pour tout réel x, on a encore F(x) =
2

2 0 ln(x − 2x cos θ + 1) dθ .
Continuité de F. Soit A > 1. Soit Φ : [0, A]×]0, π] → R .
(x, θ ) 7→ ln(x2 − 2x cos θ + 1)
• Pour chaque x ∈ [0, A], la fonction θ 7→ Φ(x, θ ) est continue par morceaux sur ]0, π].
• Pour chaque θ ∈]0, π], la fonction x 7→ Φ(x, θ ) est continue par morceaux sur [0, A].
• Pour chaque (x, θ ) ∈ R+ ×]0, π], puisque x2 − 2x cos θ + 1 = (x − cos θ )2 + (sin θ )2 ,

|Φ(x, θ )| 6 Max{ ln(02 − 0 cos θ + 1) , ln(cos2 θ − 2 cos θ cos θ + 1) , ln(A2 − 2A cos θ + 1) }


= Max{2 |ln(| sin θ |)| , ln(A2 − 2A cos θ + 1) } = ϕ(θ ).

On a vu que la fonction f1 : θ 7→ 2 |ln(| sin θ |)| est intégrable sur ]0, π] et d’autre part, la fonction
f2 : θ ln(A2 − 2A cos θ + 1) est intégrable sur [0, π] et donc sur ]0, π] car continue sur [0, π].
Puisque ϕ = 12 ( f1 + f2 + | f1 − f2 |), on en déduit que la fonction ϕ est continue par morceaux et
intégrable sur ]0, π].
D’après le théorème de continuité des intégrales à paramètres, la fonction F est continue sur [0, A]
et ceci pour tout A > 1. Par suite, la fonction F est continue sur R+ puis par parité,

la fonction F est continue sur R.

Dérivabilité de F. Soient A ∈]0, 1[ puis Φ : [−A, A] × [0, π] → R .


(x, θ ) 2
7→ ln(x − 2x cos θ + 1)
• Pour chaque x ∈ [−A, A], la fonction θ 7→ Φ(x, θ ) est continue sur le segment [0, π] et donc
intégrable sur ce segment.
• La fonction Φ admet sur [−A, A] × [0, π] une dérivée partielle par rapport à sa première variable x
définie par
2x−2 cos θ
∀(x, θ ) ∈ [−A, A] × [0, π], ∂Φ
∂ x (x, θ ) = x2 −2x cos θ +1
.
De plus,
- pour chaque x ∈ [−A, A], la fonction θ 7→ ∂Φ
∂ x (x, θ ) est continue par morceaux sur [0, π],
- pour chaque θ ∈ [0, π], la fonction x 7→ ∂Φ
∂ x (x, θ ) est continue sur [−A, A],
- pour chaque (x, θ ) ∈ [−A, A] × [0, π],
∂Φ 2|x−cos θ | 4
∂ x (x, θ ) = |x−eiθ |2
6 |A−1|2
= ϕ(θ ).

4
La dernière inégalité écrite est claire géométriquement :

1
b
eiθ La plus ourte distan e d'un point du

segment [−A, A] au er le trigonométrique

est la distan e de A à 1.
[ ]b

xA
−1 −A 1

−1

De plus, la fonction constante ϕ est intégrable sur le segment [0, π].


D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres, la fonction F est de classe C1 sur
[−A, A] et sa dérivée s’obtient par dérivation sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tout A ∈
0
1
R π x−cos θ
]0, 1[, F est de classe C sur ] − 1, 1[ et ∀x ∈] − 1, 1[, F (x) = 4 0 x2 −2x cos θ +1 dθ . La démarche est
analogue sur ] − ∞, −1[ et sur ]1, +∞[ et finalement F est de classe C1 sur R \ {−1, 1} et

∀x ∈ R \ {−1, 1}, F 0 (x) = 4 x−cos θ



0 x2 −2x cos θ +1 dθ .

1−t 2
(b) Calcul de F 0 (x). Soit x ∈ R \ {−1, 1}. On pose t = tan 2dt
θ

2 . On a donc cos θ = 1+t 2
et dθ = 1+t 2
.
On obtient

1−t 2
0
Z π
x − cos θ
Z +∞ x − 1+t 2 dt
F (x) = 4 2
dθ = 8 2
0 x − 2x cos θ + 1 0 x2 − 2x 1−t
1+t 2
+ 1 1 + t2
(1 + t 2 )x − (1 − t 2 )
Z +∞
=8 dt
0 ((1 + t 2 )x2 − 2x(1 − t 2 ) + (1 + t 2 ))(1 + t 2 )
(x + 1)t 2 + (x − 1)
Z +∞
=8 dt
0 ((x + 1)2t 2 + (x − 1)2 )(1 + t 2 )

Pour tout réel t,


 
x−1 2 x−1
t2 + (t 2 + 1) = t − i x+1 t + i x−1
  
x+1 x+1 (t − i)(t + i).

De plus, ± x−1
x+1 = ±1 ⇔ x−1 x+1 = −1 ⇔ x = 0.
• F 0 (0) = 4 0π (− cos θ ) dθ = 0.
R
2
• Si x 6= 0, les pôles de la fraction rationnelle ((x+1)(x+1)t +(x−1)
2 t 2 +(x−1)2 )(1+t 2 ) sont simples et par parité, la

décomposition en éléments simples de cette fraction s’écrit


(x+1)t 2 +(x−1) a
((x+1)2 t 2 +(x−1)2 )(1+t 2 )
= t−i x−1
− t+iax−1 + t−i
b b
− t+i ,
x+1 x+1

avec

x−1 2

−(x + 1)x+1 + (x − 1) −(x + 1)(x − 1)2 + (x − 1)(x + 1)2
a=    =
(x + 1)2 2i x−1

1 − x−1 2 2i(x + 1)(x − 1)((x + 1)2 − (x − 1)2 )
x+1 x+1

2(x2 − 1) 1
= 2
= ,
2i(x − 1)(4x) 4ix

et

5
−(x+1)+(x−1) 1
b= 2i(−(x+1)2 +(x−1)2 )
= 4ix .

Donc

!
(x + 1)t 2 + (x − 1) 2 1 1 1 1
8 = − + −
2 2 2 2
((x + 1) t + (x − 1) )(1 + t ) ix t − i x−1
x+1 t + i x−1
x+1
t −i t +i
!
2i x−1 x2 − 1
 
2 x+1 2i 4 1
= 2 + = +
ix t 2 + x−1 t2 + 1 x (x + 1)2t 2 + (x − 1)2 t 2 + 1
x+1

x−1
Ensuite, en notant ε le signe de x+1

x2 − 1
Z +∞  
0 4 1
F (x) = + dt
x 0 (x + 1)2t 2 + (x − 1)2 t 2 + 1
" !#+∞
4 x2 − 1 1 t 4 π
= arctan x−1 = (ε + 1)
x (x + 1)2 x−1
x+1 x+1
x 2
0

Par suite, si x ∈] − 1, 1[, F 0 (x) = 0 et si x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[, F 0 (x) = 4π


x .

0 si x ∈] − 1, 1[

∀x ∈ R \ {−1, 1}, F 0 (x) = 4π .
x si x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[

(c) Soit x > 1.


2 − 2x cos θ ln(x2 ) dθ = −π ln 1 − 2x cos θ + x12 dθ =
Rπ Rπ Rπ 
F(x) − 4π ln(x) = −π ln(x + 1) dθ − −π
F 1x .


Par suite, limx→+∞ (F(x) − 4π ln(x)) = limx→+∞ F 1x = limy→0 F(y) = F(0) = 0 par continuité de


F en 0.
limx→+∞ (F(x) − 4π ln(x)) = 0.

(d) • F est continue sur [−1, 1], dérivable sur ] − 1, 1[ de dérivée nulle sur ] − 1, 1[. Donc la fonction F
est constante sur l’intervalle [−1, 1]. Par suite, pour tout réel x ∈ [−1, 1], F(x) = F(0) = 0.
• F est dérivable sur ]1, +∞[ et ∀x > 1, F 0 (x) = 4π x . Donc il existe C ∈ R tel que ∀x > 1, F(x) =
4π ln x +C avec C = limx→+∞ (F(x) − 4π ln x) = 0. Donc ∀x > 1, F(x) = 4π ln x.
• Si x < −1, F(x) = F(−x) = 4π ln(−x) = 4π ln |x|.

Rπ 2 0 si x ∈ [−1, 1]
∀x ∈ R, −π ln(x − 2x cos θ + 1) dθ = .
4π ln(|x|) si x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[

2. (a) Soit x ∈] − 1, 1[. Pour θ ∈ [−π, π], on pose f (θ ) = ln(x2 − 2x cos θ + 1). Puisque ∀θ ∈ [−π, π],
x2 − 2x cos θ + 1 > 0 (voir 1)), f est dérivable sur [−π, π] et pour θ ∈ [−π, π],

eiθ e−iθ
   
0 2x sin θ 1 1 1 1
f (θ ) = 2 = − = − +
x − 2x cos θ + 1 i x − eiθ x − e−iθ i 1 − xe−iθ 1 − xeiθ
!
+∞ +∞
1
=
i ∑ xn einθ − ∑ xn e−inθ (car |xeiθ | = |xe−iθ | = |x| < 1)
n=0 n=0
+∞
= 2 ∑ sin(nθ )xn .
n=1

6
Soit θ ∈ [−π, π]. I désigne l’intervalle [0, θ ] ou [θ , 0] suivant que θ soit positif ou négatif.
Pour n ∈ N∗ et t ∈ I, posons gn (t) = 2 sin(nt)xn . Pour tout n ∈ N∗ et tout t ∈ I, on a | fn (t)| 6
|x|n . Comme |x|n est le terme général d’une série numérique convergente, la série de fonctions de
terme général fn , n ∈ N∗ , converge normalement et donc uniformément sur le segment I. D’après
le théorème d’intégration terme à terme sur un segment, on peut écrire

Z θ +∞ Z θ
f (θ ) = f (0) + f 0 (t) dt = 2 ln(1 − x) + ∑ 2xn sin(nt) dt
0 n=1 0
!
+∞
xn +∞ xn +∞
cos(nθ ) n
= 2 − ∑ + ∑ (1 − cos(nθ )) = −2 ∑ x .
n=1 n n=1 n n=1 n

cos(nθ ) n
∀x ∈] − 1, 1[, ∀θ ∈ [−π, π], ln(x2 − 2x cos θ + 1) = −2 ∑+∞
n=1 n x .

cos(nθ ) n
Soit x ∈] − 1, 1[. Pour n ∈ N∗ et θ ∈ [−π, π], n x 6 |x|n . Comme précédemment, on peut
intégrer terme à terme et on obtient
n
F(x) = −2 ∑+∞ x Rπ
n=1 n −π cos(nθ ) dθ = 0.
2 − 2x cos θ

∀x ∈] − 1, 1[, −π ln(x + 1) dθ = 0.

(b) Soit x ∈ R∗ .

  Zπ  
1 2 1
Z π
F = ln 1 − cos θ + 2 dθ = (ln(1 − 2x cos θ + x2 ) − ln(x2 )) dθ = −4π ln |x| + F(x).
x −π x x −π

∀x ∈ R∗ , F 1

x = −4π ln |x| + F(x).

1 1

Soit x > 1. Puisque x ∈]0, 1[, F(x) = 4π ln x + F x = 4π ln x. On retrouve alors les résultats du 1).

Correction de l’exercice 3 N
1. Soit A > 0. Soit Φ : [−A, A] × [0, 1] → R .
2 2)
e−x (1+t
(x,t) 7→ 1+t 2
• Pour chaque x de [−A, A], la fonction t 7→ F(x,t) est continue sur le segment [0, 1] et donc intégrable
sur ce segment.
• La fonction Φ admet sur [−A, A]×[0, 1] une dérivée partielle par rapport à sa première variable x définie
par :
2 (1+t 2 )
∀(x,t) ∈ [−A, A] × [0, 1], ∂Φ
∂ x (x,t) = −2xe−x .
De plus,
- pour chaque x ∈ [−A, A], la fonction t 7→ ∂Φ
∂ x (x,t) est continue par morceaux sur le segment [0, 1],
- pour chaque t ∈ [0, 1], la fonction x 7→ ∂ x (x,t) est continue par morceaux sur R,
∂Φ

- pour chaque (x,t) ∈ [−A, A] × [0, 1], ∂∂Φx (x,t) 6 2A = ϕ(t), la fonction ϕ étant continue et doncinté-
grable sur le
segment [0, 1].
D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres (théorème de L EIBNIZ), la fonction F est
de classe C1 sur [−A, A] et sa dérivée s’obtient en dérivant sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tout
A > 0, F est de classe C1 sur R et

7
R 1 −x2 (1+t 2 )
∀x ∈ R, F 0 (x) = −2x 0e dt.

2 R x −t 2
2. La fonction x 7→ e−x est continue sur R. On en déduit que la fonction x 7→ 0e dt est de classe C1 sur
R. Il en est de même de la fonction G et pour tout réel x,
2 R x −t 2
G0 (x) = 2e−x 0e dt.

3. Soit x ∈ R∗ . En posant u = xt, on obtient


R 1 −x2 (1+t 2 ) 2R 2 2R 2
F 0 (x) = −2x 0 e dt = −2e−x 01 e−(xt) xdt = −e−x 0x e−u du = −G0 (x),
cette égalité restant vraie quand x = 0 par continuité des fonctions F 0 et G0 sur R.
Ainsi, F 0 + G0 = 0 et donc ∀x ∈ R, F(x) + G(x) = F(0) + G(0) = 01 1+t 1
R π
2 dt = 4 .

∀x ∈ R, F(x) + G(x) = π4 .

4. Pour x ∈ R,
R 1 e−x2 (1+t 2 ) 2 R1 1
|F(x)| = 0 1+t 2
dt 6 e−x π
0 1+t 2 dt = x2 ,
4e
π
et puisque limx→+∞ 2 = 0, on a montré que
4ex

limx→+∞ F(x) = 0.

R x −t 2
5. Pour x > 0, on a 0e dt > 0 et donc d’après la question 3),
R x −t 2 p p
0e dt = G(x) = π2 − F(x).

π
La question 4) permet alors d’affirmer que limx→+∞ G(x) = 2 et donc que
R +∞ −t 2 √
π
0 e dt = 2 .

Correction de l’exercice 4 N
2 2 2
Soit x ∈ R. La fonction t 7→ e−t ch(tx) est continue sur [0, +∞[. Quand t tend vers +∞, e−t ch(tx) = 12 (e−t +tx +
2 2
e−t −tx ) = o t12 d’après un théorème de croissances comparées et donc la fonction t 7→ e−t ch(tx) est intégrable

2
sur [0, +∞[. Pour x ∈ R, on peut poser f (x) = 0+∞ e−t ch(tx) dt.
R

Calcul de f (x). Soit A > 0. On pose Φ : [−A, A] × [0, +∞[ → R .


−t 2
(x,t) 7→ e ch(tx)
−t 2
• Pour chaque x ∈ [−A, A], la fonction t 7→ e ch(tx) est continue par morceaux et intégrable sur [0, +∞[.
• La fonction Φ admet sur [−A, A] × [0, +∞[ une dérivée partielle par rapport à sa première variable définie
par :
2
∀(x,t) ∈ [−A, A] × [0, +∞[, ∂Φ
∂ x (x,t) = te−t sh(tx).

De plus,
- pour chaque x ∈ [−A, A], la fonction t 7→ ∂∂Φx (x,t) est continue par morceaux sur [0, +∞[,
-pour chaque t ∈ [0, +∞[, la fonction x 7→ ∂∂Φx (x,t) est continue sur [−A, A],
- pour chaque (x,t) ∈ [−A, A] × [0, +∞[,
2 2
∂Φ
∂ x (x,t) = te−t | sh(tx)| 6 te−t sh(t|A|) = ϕ(t).

8
La fonction ϕ est continue par morceaux sur [0, +∞[ et intégrable sur [0, +∞[ car négligeable devant t12 quand
t tend vers +∞.
D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres (théorème de L EIBNIZ), la fonction f est de
classe C1 sur [−A, A] et sa dérivée s’obtient par dérivation sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tout réel
A > 0, la fonction f est de classe C1 sur R et
R +∞ 2
∀x ∈ R, f 0 (x) = 0 te−t sh(tx) dt.
2
Soit x ∈ R. On effectue maintenant une intégration par parties. Soit A > 0. Les deux fonctions t 7→ te−t et
t 7→ sh(tx) sont de classe C1 sur le segment [0, A]. On peut donc effectuer une intégration par parties et on
obtient
R A −t 2 h 2
iA 2 2 2
sh(tx) dt = − 21 e−t sh(tx) + 2x 0A e−t ch(tx) dt = − 12 e−A sh(tA) + 2x 0A e−t ch(tx) dt.
R R
0 te
0

2 2
Quand A tend vers +∞, on obtient f 0 (x) = 0+∞ te−t sh(tx) dt = 2x 0+∞ e−t ch(tx) dt = 2x f (x).
R R
2 2 2
Ensuite, pour tout réel x, e−x /4 f 0 (x) −√2x e−x /4 f (x) = 0 ou encore (e−x√/4 f )0 (x) = 0. On en déduit que ∀x ∈ R,
2 /4 R +∞ −t 2 2
e−x f (x) = e0 f (0) = 0 e dt = 2π et donc que ∀x ∈ R, f (x) = 2π ex /4 .

R +∞ −t 2 √
π x2 /4
∀x ∈ R, 0 e ch(tx) dt = 2 e .

Correction de l’exercice 5 N
Soit x ∈ R. La fonction t 7→ t−1 x
lnt t est continue sur ]0, 1[.
Etude en 1. t−1 x t−1 x
lnt t ∼ 1 × 1 = 1 et donc la fonction t 7→ lnt t se prolonge par continuité en 1. On en déduit que
t→1
la fonction t 7→ t−1 x
lnt t est intégrable sur un voisinage de 1 à gauche.
t−1 x tx
Etude en 0. lnt t ∼ − lnt > 0.
t→0
t x
-si x > −1, − lnt = o(t x ) et puisque x > −1, la fonction t 7→ t−1 x
lnt t est intégrable sur un voisinage de 0 à droite.
t→0
t x 1
- si x 6 −1, la fonction t →7 − lnt domine la fonction t 7→ − t lnt quand t tend vers 0 par valeurs supérieures.
1 R 1/2 1
Puisque la fonction − t lnt est positive et que x − t lnt dt = ln | ln(x)| − ln | ln(1/2)| → +∞, la fonction t 7→
x→0
1
− t lnt n’est pas intégrable sur un voisinage de 0. Il en est de même de la fonction t 7→ t−1 x
lnt t .
t−1 x
Finalement, la fonction t 7→ lnt t est intégrable sur ]0, 1[ si et seulement si x > −1. Pour x > −1, on peut poser
f (x) = 01 t−1 x
R
lnt t dt.
Calcul de f (x). Soit a > −1. On pose Φ : [a, +∞[×]0, 1[ → R .
t−1 x
(x,t) 7→ lnt t
• Pour chaque x ∈ [a, +∞[, la fonction t 7→ t−1lnt t x est continue par morceaux et intégrable sur ]0, 1[.

• La fonction Φ admet sur [a, +∞[×]0, 1[ une dérivée partielle par rapport à sa première variable définie par :

∀(x,t) ∈ [a, +∞[×]0, 1[, ∂Φ


∂ x (x,t) = (t − 1)t x = t x+1 − t x .

De plus,
- pour chaque x ∈ [a, +∞[, la fonction t 7→ ∂∂Φx (x,t) est continue par morceaux sur ]0, 1[,
-pour chaque t ∈]0, 1[, la fonction x 7→ ∂∂Φx (x,t) est continue sur [a, +∞[,
- pour chaque (x,t) ∈ [a, +∞[×]0, 1[,

∂Φ
∂ x (x,t) = (1 − t)t a = ϕ(t).

La fonction ϕ est continue par morceaux sur ]0, 1[ et intégrable sur ]0, 1[ car a > −1.
D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres (théorème de L EIBNIZ), la fonction f est de
classe C1 sur [a, +∞[ et sa dérivée s’obtient par dérivation sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tout réel
a > −1, la fonction f est de classe C1 sur ] − 1, +∞[ et

9
h i1
R1 t x+2 x+1
∀x > −1, f 0 (x) = x
0 (t − 1)t dt = x+2 − tx+1 = 1
x+2
1
− x+1 .
0

Par suite, il existe C ∈ R tel que ∀x > −1, f (x) = ln x+2



x+1 +C (∗). Pour déterminer la constante C, on peut
R 1 t−1
utiliser le résultat de l’exercice ?? : 0 lnt dt = ln 2. On peut aussi obtenir directement la constante C sans
aucun calcul d’intégrale. Pour cela, déterminons limx→+∞ f (x).
La fonction g : t 7→ t−1lnt est continue sur le segment ]0, 1[, prolongeable par continuité en 0 et en 1 en posant
g(0) = 0 et g(1) = 1. On en déduit que cette fonction est bornée sur l’intervalle ]0, 1[ (car son prolongement est
une fonction continue sur un segment).
Soit M un majorant de la fonction |g| sur ]0, 1[. Pour x > −1, on a
R1 x M
|g(x)| 6 M 0 t dt = x+1 .

Ceci montre que limx→+∞ f (x) = 0 et en passant à la limite quand x tend vers +∞ dans l’égalité (∗), on obtient
C = 0. On a donc montré que
R 1 t−1 x x+2

∀x > −1, 0 lnt t dt = ln x+1 .

R 1 t−1
On retrouve en particulier 0 lnt dt = ln 2.

Correction de l’exercice 6 N
R +∞ e−tx e−tx 1
Existence de 0 1+t 2
dt. Soit x > 0. La fonction t 7→ 1+t 2 est continue sur [0, +∞[ et est dominée par t 2 quand
R +∞ e−tx
t tend vers +∞. Cette fonction est donc intégrable sur [0, +∞[. Donc 0 1+t 2
dt existe pour tout réel positif x
e−tx
et on pose ∀x > 0, f (x) = 0+∞ 1+t
R
2 dt.

Continuité de f sur [0, +∞[. Soit Φ : [0, +∞[×[0, +∞[ → R .


e−tx
(x,t) 7→ 1+t 2

• Pour chaque x ∈ [0, +∞[, la fonction t 7→ Φ(x,t) est continue par morceaux sur [0, +∞[.
• Pour chaque t ∈ [0, +∞[, la fonction x 7→ Φ(x,t) est continue sur [0, +∞[.
• Pour chaque (x,t) ∈ [0, +∞[×[0, +∞[,
e−tx 1
|Φ(x,t)| = 1+t 2
dt 6 1+t 2
= ϕ0 (t).

De plus, la fonction ϕ0 est continue et intégrable sur [0, +∞[ car équivalente à t12 quand t tend vers +∞.
D’après le théorème de continuité des intégrales à paramètres, f est continue sur [0, +∞[.
Dérivée seconde de f . Soit a > 0. On pose Φ : [0, +∞[×[a, +∞[ → R .
e−tx
(x,t) 7→ 1+t 2

En plus de ce qui précède, Φ admet sur [a, +∞[×[0, +∞[ des dérivées partielles d’ordre 1 et 2 définies par
−tx ∂ 2Φ t 2 e−tx
∀(x,t) ∈ [a, +∞[×[0, +∞[, ∂Φ
∂ x (x,t) = − te
1+t 2
et ∂ x2
(x,t) = 1+t 2
.

∂ 2Φ
• Pour chaque x ∈ [a, +∞[, les fonctions t 7→ ∂ x (x,t) et t 7→ ∂ x2 (x,t) sont continues par morceaux
∂Φ
sur [0, +∞[.
∂ 2Φ
• Pour chaque t ∈ [0, +∞[, les fonctions x 7→ ∂ x (x,t) et x 7→ ∂ x2 (x,t) sont continues sur [a, +∞[.
∂Φ

• Pour chaque (x,t) ∈ [a, +∞[×[0, +∞[,

∂Φ te−tx te−at ∂ 2Φ t 2 e−tx t 2 e−at


∂ x (x,t) = 1+t 2
6 1+t 2
= ϕ1 (t) et ∂ x (x,t) = 1+t 2
6 1+t 2
= ϕ2 (t).

De plus, les fonctions ϕ1 et ϕ2 sont continues par morceaux et intégrables sur [0, +∞[ car négligeables devant
1
t2
quand t tend vers +∞.
D’après une généralisation du théorème de dérivation des intégrales à paramètres, f est de classe C2 sur [a, +∞[
et ses dérivées premières et secondes s’obtiennent par dérivation sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tout
a > 0, f est de classe C2 sur ]0, +∞[ et

10
R +∞ te−tx R +∞ t 2 e−tx
∀x > 0, f 0 (x) = 0 1+t 2
dt et f 00 (x) = 0 1+t 2
dt.

Equation différentielle vérifiée par f . Pour x > 0,


R +∞ t 2 e−tx R +∞ e−tx R +∞ −tx h −tx i+∞
f 00 (x) + f (x) = 0 1+t 2
dt + 0 1+t 2
dt = 0 e dt = −ex = 1x .
0

∀x > 0, f (x) + f 00 (x) = 1x .

Existence de 0+∞ sint


R R +∞ sint
x+t dt. Si x = 0, l’exercice ??, 1) montre que 0 t dt est une intégrale convergente.
Si x > 0, une intégration par parties fournit pour A > 0
R A sint R A cost
0 t+x dt = − cos A 1
A+x + x − 0 (t+x)2 dt.

cost 1
La fonction t 7→ (t+x)2
est continue sur [0, +∞[ et est dominée par t2
quand t tend vers +∞. Cette fonction est
donc intégrable sur [0, +∞[. On en déduit que la fonction A 7→ 0A (t+x)
R cost
2 dt a une limite réelle quand A tend

vers +∞ et il en est de même de la fonction A 7→ 0 t+x dt. Ainsi, pour chaque x ∈ [0, +∞[, 0+∞ sint
R A sint R
R +∞ sint t+x dt est une
intégrale convergente. Pour x > 0, on peut donc poser g(x) = 0 t+x dt.
Equation différentielle vérifiée par g. Pour x > 0, on pose u = x + t. on obtient
R +∞ sint R +∞ sin(u−x) R +∞ sin u R +∞ cos u
g(x) = 0 t+x dt = x u du = cos x x u du − sin x x u du.

(car toutes les intégrales considérées sont convergentes). Maintenant, les fonctions c : u 7→ cosu u et s : u 7→ sinu u
sont continues sur ]0, +∞[ et admettent donc des primitives sur ]0, +∞[. On note C (respectivement S) une
R +∞ cos u
primitive de la fonction c (respectivement s) sur ]0, +∞[). Pour tout réel x > 0, x
R +∞ cos u u du = limt→+∞ C(t) −
C(x). On en déduit que la fonction x 7→ x 1
u du est de classe C sur ]0, +∞[, de dérivée −c. De même, la
fonction x 7→ x+∞ sinu u du est de classe C1 sur ]0, +∞[, de dérivée −s. Mais alors la fonction g est de classe C1
R

sur ]0, +∞[ et pour tout réel x > 0,

Z +∞ +∞ cos u
sin x cos x
sin u cos x sin x
Z
0
g (x) = − sin x du − − cos x du +
x u x x u x
Z +∞ Z +∞
cos u sin u
= − cos x du − sin x du.
x u x u

La fonction g0 est encore de classe C1 sur ]0, +∞[ et pour tout réel x > 0,

cos2 x sin2 x
Z +∞ Z +∞
0 cos u sin u
g (x) = sin x du + − cos x du +
x u x x u x
1
= − g(x).
x

∀x > 0, g00 (x) + g(x) = 1x .

Egalité de f et g sur ]0, +∞[. Pour tout réel x > 0, ( f − g)00 (x) + ( f − g)(x)
p= 0. Donc il existe deux réels λ et
µ tels que ∀x > 0, ( f − g)(x) = λ cos x + µ sin x = A cos(x + ϕ) pour A = λ 2 + µ 2 et pour un certain ϕ.
e−tx
Maintenant, pour x > 0, | f (x)| = 0+∞ 1+t
R +∞ −tx
e dt = 1x et on en déduit que limx→+∞ 1x = 0.
R
2 dt 6 0
R +∞ sin u R +∞ cos u R +∞ sin u R +∞ cos u
Ensuite, |g(x) 6 x u du + xR u du . Puisque lesRintégrales 1 u du et 1 u du sont des inté-
+∞ sin u +∞ cos u
grales convergentes, on a limx→+∞ x u du = limx→+∞ x u du = 0 et donc aussi limx→+∞ g(x) = 0.
Finalement, limx→+∞ ( f (x) − g(x)) = 0 ce qui impose A = 0 et donc ∀x > 0, f (x) = g(x).

11
R +∞ e−tx
dt = 0+∞ sint
R
∀x > 0, 0 1+t 2 t+x dt.

R +∞ sint
Continuité de g en 0 et valeur de 0 t dt. Pour x > 0,

Z +∞ Z +∞
sin u cos u
g(x) = cos x du − sin x du
x u x u
Z +∞ Z +∞ Z 1
sin u cos u 1 − cos u
= cos x du − sin x du + sin x du − sin x ln x.
x u 1 u x u

Quand x tend vers 0, sin x ln x ∼ x ln x et donc limx→0 sin x ln x = 0. Ensuite, la fonction u 7→ 1−cos u
u R est intégrable
sur ]0, 1] car continue sur ]0, 1] et prolongeable par continuité en 0. On en déduit que limx→0 sin x x1 1−cos
u
u
du =
R 1 1−cos u
0 × 0 u du = 0. Il reste
Z +∞
sint
lim g(x) = dt = g(0).
x→0 0 t
x>0

La fonction g est donc continue en 0. Puisque la fonction f est également continue en 0, on en déduit que
Z +∞
1 π
g(0) = lim g(x) = lim f (x) = f (0) = dt = .
x→0 x→0 0 1 + t2 2
x>0 x>0

R +∞ e−tx
dt = 0+∞ sint
R R +∞ sint
∀x > 0, 0 1+t 2 t+x dt et en particulier, 0
π
t dt = 2 .

Correction de l’exercice 7 N
1. • Soit x ∈ R. La fonction t 7→ f (x − t)g(t) est continue sur le segment [0, T ] et donc intégrable sur ce
segment. Par suite, f ∗ g(x) existe.
• Soit x ∈ R. f ∗ g(x + T ) = 0T f (x + T −t)g(t) dt = 0T f (x −t)g(t) dt = f ∗ g(x). Donc la fonction f ∗ g
R R

est T -périodique.
• Les fonction f et g sont continues sur R et T -périodiques. Ces fonctions sont en particulier bornées sur
R. On note M1 et M2 des majorants sur R des fonctions | f | et |g| respectivement.
Soit Φ : R × [0, T ] → R .
(x,t) 7→ f (x − t)g(t)
- Pour chaque x ∈ R, la fonction t 7→ Φ(x,t) est continue par morceaux sur [0, T ].
- Pour chaque t ∈ [0, T ], la fonction x 7→ Φ(x,t) est continue sur R.
- Pour chaque (x,t) ∈ R × [0, T ], |Φ(x,t)| 6 M1 M2 = ϕ(t). De plus, la fonction ϕ est continue et donc
intégrable sur le segment [0, T ].
D’après le théorème de continuité des intégrales à paramètres, la fonction f ∗ g est continue sur R.
2. Soient f et g deux éléments de E. Soit x ∈ R. En posant u = x − t, on obtient

Z T Z x−T Z x
f ∗ g(x) = f (x − t)g(t) dt = f (u)g(u − t) (−du) = g(u − t) f (u) du
0 x x−T
Z T
= g(u − t) f (u) du (car la fonction u 7→ g(u − t) f (u) est T -périodique)
0
= g ∗ f (x).

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