CHAPITRE DEUXIÈME : PRESENTATION DE LA DGRAD ET APPROCHE METHODOLOGIQUE
2.1. PRÉSENTATION DE LA DGRAD
Depuis son implantation en Province du Sud-Kivu vers la fin de l’année 1997, le bureau abritant la
Direction Provinciale de la DGRAD a fait l’objet de plusieurs changements d’adresses.
Le recrutement du personnel ayant commencé dans l’un des bureaux de la Division provinciale des
finances à Bukavu, sise avenue P.EMERY L. Au n°5 derrière le bâtiment de la Direction Provinciale de la
REGIDESO au Sud-Kivu à Bukavu, le travail proprement dit avec les premiers cadres et agents de la
DGRAD/Sud-Kivu a commencé sur l’avenue Patrice Emery Lumumba, au n°10. en face de la Mairie de
Bukavu.
Pendant près de 10 années, la Direction provinciale de la DGRAD va travailler dans ces bureaux jusqu’en
2007 lorsque les bureaux vont déménager au n°18 sur l’avenue du gouverneur, dans un bâtiment lui
octroyé provisoirement par le gouvernement provincial pour échapper à la lourde charge de loyer qui
pesait considérablement sur la jeune régie financière.
Il convient de noter que pour occuper ce bâtiment, la Direction Provinciale de la DGRAD Sud-Kivu a
consenti d’énormes sacrifices pour réhabiliter le bâtiment et surtout pour désintéresser ses occupants
qui n’étaient autres que des militaires suite aux nombreuses rebellions ayant déchiré la région.
Malheureusement, quelques temps seulement après en 2012, elle se verra contrainte à déménager de
ce bâtiment de suite d’une mesure du gouvernement provincial qui prendra la décision d’y loger le
Premier Président de la cours d’appel, car selon la même décision, cette maison était jadis attribuée au
secteur de la justice en province du Sud-Kivu.
Face à ce déguerpissement, la direction de la DGRAD/Sud-Kivu ne trouvera une autre solution que de se
trouver un autre bâtiment en location sis au n°54 sur l’avenue du gouverneur.
Elle y demeurera pendant près de 2 ans avant de se retrouver pendant un temps très court au n°05 sur
avenue KASAVUBU en face du centre de santé Maman Olive Lembe Kabila en diagonal du Cabinet du
gouverneur de province du Sud-Kivu à Labotte dans un bâtiment réhabilité par le fonds propres de la
DGRAD/Sud-Kivu qui venait de lui être attribué par la province du Sud-Kivu, peut être en compensation à
celui qu’elle lui avait ravi quelques temps auparavant.
Comme si le malheur ne vient jamais seul, ce bâtiment nouvellement réhabilité sera incendié par un feu
dont les origines restent encore inconnues dans la nuit du 05 au 06 juin 2014. Le séjour de la direction
provinciale ne durera que près de 5 mois, soit de février à début juin 2014.
Face à cette situation et comme le bâtiment qui abritait ces bureaux sis au n°54 sur avenue du
Gouverneur n’étaient pas encore occupés, la DGRAD va retourner en attendant la reconstruction de son
immeuble sis au n°05 sur avenue Kasavubu lequel était incendié. C’est donc sur avenue du Gouverneur
au n°05 qui est le siège actuel provinciale de la DGRAD/Sud-Kivu où nous avions passé notre stage.
2.1.1. HISTORIQUE DE CREATION DE LA DGRAD EN RD CONGO
Chaque pays a sa manière ou mécanisme à appliquer pour la réalisation des recettes à mettre
dans le compte du trésor public afin de couvrir les dépenses du gouvernement. En République
Démocratique du Congo, pendant la période coloniale, les services qui avaient les tâches de récolter les
taxes de l’Etat étaient :
L’OFIDA : actuelle DGDA qui était chargée de récolter les recettes douanières et d’accises ;
La DGI : chargée de récolter les impôts.
Constatant l’échec des procédures ainsi que des méthodes d’encadrement et de mobilisation des
recettes administratives et judiciaires ainsi que les revenus dans le compte du trésor public qui
constituaient à plus de 30% au budget de l’Etat pour les années 1960. Vers les années 1990, cette
catégorie des recettes avait chuté jusqu’à 2%. C’est ainsi qu’on aura l’idée de créer la DGRAD.
Créée par le décret n°0058 du 27 décembre 1995, la Direction Générale des Recettes
Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD), est une structure placée sous
l’autorité directe du Ministre des Finances et est chargée de l’ordonnancement et du recouvrement des
recettes non fiscales en vertu des pouvoirs lui délégués par ce dernier au regard de la loi financière.
La DGRAD fut créée par KENGO Wa DONDO qui fut Premier Ministre à cette époque, Pierre PAY PAY
Ministre des Finances et BAHATI LUKWEBO Ministre de l’Emploi ont signé l’arrêté interministériel
n°0058. Le 1er DG fut Jean-Marie BULAMBO KILOSHO.
Auparavant, Jean-Marie BULAMBO KILOSHO était nommé chargé de mission avant de devenir peu de
temps après, le premier Directeur Général de la DGRAD. Le gouvernement, alors confronté aux effets
de la transition politique sur le plan économique et financier prend conscience de l’importance des
recettes non fiscales pour contribuer efficacement au financement du Budget de l’Etat. Mal aimée, la
DGARD attire à la fois la convoitise des uns et la méfiance des autres. Le 27 décembre 1996, contre vents
et marrées, la DGRAD célèbre son premier anniversaire avec faste dans l’enceinte de la Direction
Générale des Recettes Administratives, Judiciaires et de Participations.
Par la suite, la nouvelle régie va inspirer par moment peur et respect, puisque le public attribua à tort la
paternité de la DGRAD à l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) de
Mzee Laurent Désiré KABILA, qui venait de prendre le pouvoir le 17 mai 1997. Malgré tout, ses
détracteurs multiplient les actions de sape en le vilipendant de toute part : « Nous vous donnons six
mois … c’est une histoire qui ne va pas durer ». Lentement mais surement, elle poursuivait son
bonhomme de chemin à travers son implantation dans les provinces.
L’IMPLANTATION DES DIRECTIONS PROVINCIALES
La première vague d’implantation des directions provinciales de la DGRAD a eu lieu entre Octobre et
novembre 1997 sous la supervision des chargés de mission éparpillés à travers quelques provinces : Bas-
Congo, Katanga, Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Nord Kivu et Sud-Kivu. L’effectif autorisé au
recrutement initial était de 35 agents par province. Début avril 1998, le Directeur Général Emmanuel
BAKANYIZE BIRHALI remplace BULAMBO à la tête de la DGRAD. Le 20 avril, le décret 067 établit le
timbre fiscal comme l’unique preuve de paiement des recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales
et de Participations. Cette nouvelle disposition porte révision du décret n°0058 du 24 février 1995 relatif
au mode de paiement des dettes envers l’Etat en espèce ainsi que du décret n°029 du 23 avril 1997
autorisant à titre exceptionnel le règlement des dettes envers l’Etat en espèce. La nouvelle équipe entre
d’un mauvais pied dans la prise de ses fonctions. La guerre du 02 Août 1998 constitue une véritable
épée de Damoclès sur la marche de la DGRAD.
LA PERIODE DE RUPTURE
Au premier trimestre 1998, le décret-loi n°058 du 18 février 1998 partant d’un précompte sur la
contribution sur ces bénéfices institue un système de versement provincial sur les contributions établies
par voie de rôle à charge des personnes morales et des personnes physiques exerçant une profession
libérale, à l’exception de la contribution sur les revenus locatifs. L’arrêté Ministériel
n°004/CABMIN/FIN/98 du 26 février 1998 en détermine les mesures d’application, suivi du circulaire
ministériel n°008/CAB/MIN/FIN/98 du 7 Août 1998, relative à l’exécution dudit décret-loi.
La deuxième vague d’implantations des Directions Provinciales intervient début juillet 1998 : Bandundu
et Maniema. Les mouvements des responsables de la DGRAD opérés dans les territoires occupés par le
Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) ou par le Mouvement pour la Libération du Congo
(MLC) entrainent une réduction drastique des recettes non fiscales. De 1995 à 2003, six provinces sur
onze sont totalement coupées du reste du pays, à savoir l’Equateur, le Maniema, le Nord-Katanga, Le
Nord-Kivu, la Province Orientale et le Sud-Kivu. Les directions provinciales de Kinshasa Est et Kinshasa
Ouest sont implantées en 1998. La création de la direction provinciale du Maniema semble constituer la
fin théorique du processus d’implantation de la structure organisationnelle actuelle, à savoir :
Une direction Générale
Huit directions au niveau central
Inspection Générale des Services
Administration et Services Généraux
Etudes et contentieux
Contrôle et Ordonnancement des Recettes Administratives, Judiciaires et de Participations
Contrôle et Ordonnancement des Recettes Domaniales
Recouvrement et Suivi de Régime d’exception
Imprimés de Valeur
Finances et budget
Deux directions urbaines dans la ville de Kinshasa
Dix Directions Provinciales
Des ressorts de la DGRAD disséminés à travers le territoire national.
LA REFORME
En Août 2001, Bravon N’SAMPUTU ELIMA devient le nouveau Directeur Général, en
remplacement de BAKANYIZE. La DGRAD s’engage alors dans un vaste programme de réforme. Celui-ci
se traduit par quatre grandes nouveautés :
La modification du décret-loi n°101 du 3 juillet 2000 par la loi n°04/015 du 16 juillet 2004 fixant la
nomenclature des actes générateurs des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de
participations et leurs modalités de perception.
La suppression des ex-BPO
L’instauration des guichets de proximité pour la perception des recettes.
La publication de l’ordonnance-loi n°13/003 du 23 février 2013 portant réforme des procédures relatives
à l’assiette, au contrôle et aux modalités de recouvrement des recettes non fiscales.
Conséquemment, le recouvrement des recettes encadrées par la DGRAD sera régi notamment par le
décret n°007/2002 du 02 février 2002 relatif au mode de paiement des dettes envers l’Etat, l’arrêté
n°0076/CAB/MINMECO-FIN et BUD/2002 du 11 février 2002 portant mesures d’application du décret
n°007/2002 ainsi que le circulaire interministériel n° 002/CAB/%IN/ECO-FIN et BUD/2002 du 11 février,
relative au mode de paiement des dettes envers l’Etat. L’acquit libératoire du droit, taxe ou redevance
requis de l’assujetti s’obtient désormais par la production de preuve de paiement après versement des
sommes dues au trésor auprès des intervenants financiers agrées, les attachés financiers agrées des
représentations du Ministère des finances, les comptes publics des recettes affectées aux régies
financières dans les localités où n’existent pas d’institutions financières.
LA RESTRUCTURATION
Au regard des enjeux actuels où l’on parle de plus en plus de l’extension des marchés sous régionaux et
continentaux dans le cadre d’une mondialisation confrontée aux effets de récession depuis Janvier 2008,
la DGRAD s’engage alors à relever le défi de la mobilisation tous azimuts des recettes non fiscales. Ceci
en vue d’accompagner le programme de la révolution de la modernité.
2.1.2. ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
Créée par le décret n°0058 est placée sous l’autorité directe de ministère des finances, la DGRAD est
dotée d’une part d’un personnel régi par le décret n°0059 du 27 décembre 1995 relatif aux règlements
de l’administration du personnel pris conformément à la loi n°81-003 du 17 juillet 1981 portant statut
d’un personnel de carrières, des services publics de l’Etat.
Du point de vue organique, la DGRAD est dirigée par une direction générale composée de :
Un directeur général et
Des directions provinciales.
Un Directeur Général
La Direction Générale de la DGRAD est dirigée par un Directeur assisté de deux directeurs généraux
adjoints qui sont tous nommés et le cas échéant relevé ou révoqué de leurs fonctions par le Président
de la République sur proposition du gouvernement délibéré en conseil des ministres, après avis
conforme du parlement.
Des Directions
La DGRAD comprend des directions de l’administration centrale et des directions provinciales. Les
directions de l’administration et les directions centrales sont divisées en divisions et en bureaux.
DIRECTION PROVINCIALE
Secrétaire DP
DIV. Recouv
DIV. Imprimés de valeurs et Admin
DIV. Contr et
Rec Dom
DIV. Inspection
DIV. Contrôle et Ordon.
Rec. Adm, Jud.et part.
DIV. Études et cont.
DIV. ASG
Ressorts Urbains Chef Res/CD
TYPE B/Chefs des ressorts CB
Ressorts d’Uvira Chef Res/CD
TYPE A
LES RESSORTS
ORGANIGRAMME DE LA DGRAD/SUD-KIVU
FONCTIONNEMENT
Au niveau provincial, la DGRAD comprend :
L’Administration Provinciale
Elle est un organe d’organisation, de planification, de coordination et de contrôle de toutes les
activités de la DGRAD Sud-Kivu et est assurée par un Directeur Provincial.
Le directeur est appuyé par :
Le Secrétaire de Direction
Les Ressorts : sont de deux types.
Type A composé de ressort urbain (commune de Kadutu, Bagira et le quartier Panzi) et le Ressort d’Uvira
qui possède une antenne de la plaine de Ruzizi.
Type B composé de la représentation de la DGRAD dans différents territoires. Ces ressorts sont
composés des antennes.
La division de l’Administration et des services généraux (DIVAD)
Elle assure les tâches administratives notamment la gestion du personnel et de l’information. Elle
assure également le traitement informatique des données. La cellule des ressources générales s’occupe
de la gestion des crédits, des biens meubles et immeubles. Cette division à la compétence d’engager
toutes les dépenses de fonctionnement et cela au vue des besoins exprimés par la division de gestion
administrative.
La Division des Recettes Administratives, Judiciaires et de Participations (DIVAJUP)
Elle est chargée du contrôle et de la régularité de toutes les opérations d’ordonnancement des
recettes administratives, Judiciaires et de Participations. Elle établit les notes de perceptions y
afférentes, elle confectionne une documentation plus ou moins exhaustive des dossiers individuels des
assujettis à ses recettes.
Les recettes administratives : sont des recettes générées par les services administratifs traditionnels de
l’Etat. Ces services sont encore appelés services taxataires, services générateurs ou services d’assiette. Il
s’agit de :
DGI
Santé publique
Commerce extérieur
PTT (Poste Téléphone et Télécommunication)
Affaires étrangères
Cultures et arts
Sports et loisirs
Travail
Industrie
Economie nationale
Tourisme
Informatique et presse
Plan
Agriculture
ESU (Enseignement Supérieur et Universitaire)
Prévoyance sociale
FPT (Fonds de Promotion Tourisme)
SQUAV (Service de Quarantaine Animal et Végétal)
PNHF, Etc.
Les recettes administratives : sont des recettes générées par les services judiciaires de l’Etat. Les recettes
judiciaires font également partie des recettes administratives de l’Etat.
Quelques services générateurs :
Parquet général
TGI (Tribunal de Grande Instance)
PGI
Cours d’appel
Justice et garde de sceaux
Police nationale
Police judiciaire
Cours militaire
Tribunal de paix
Tribunal de commerce
PCR (Police de Circulation Routière).
Les recettes de participations : sont des recettes tirées de la rémunération du capital investi par l’Etat
dans une entreprise.
L’Etat peut soit créer sa propre société où il est lui-même actionnaire ; comme par exemple : la MIBA, la
SNCC, …
L’Etat peut soit être associé à d’autres personnes dans la constitution d’une société. Comme par
exemple : la SONAS, la SNEL, …
La division d’ordonnancement et contrôle des recettes domaniales (DIVIDOM)
Elle se charge du contrôle et de la régularité de toutes les opérations d’ordonnancement des
recettes domaniales, elle établit les notes des perceptions y afférentes, elle gère les statistiques des
recettes ordonnancées, elle confectionne une documentation plus ou moins exhaustives des dossiers
individuels des assujettis à ses recettes.
Les secteurs qui génèrent les recettes à la DIVIDOM sont :
La division des affaires foncières
La division de l’urbanisme et habitat
L’environnement
Les hydrocarbures
Mines et géologie
Les ressources hydrauliques et énergétiques
Commission nationale de l’énergie
ITPR (Infrastructure et Travaux Publics)
CEEC (Centre d’Expertise d’Evaluation et de Certification de Produits miniers).
La division des affaires foncières : Elle a comme rôle de faire la délivrance des titres de propriétés de
bâtiment et concessions foncières. Nous pouvons citer à titre d’exemple : le contrat de location pour les
terrains vides ; le certificat d’enregistrement (concession perpétuelle) qui est délivré quand on a une
maison construite en matériaux durables et c’est seulement pour les personnes physiques congolais ; le
certificat d’enregistrement (concession ordinaire) délivré pour les personnes physiques étrangères et les
concessions emphytéotiques, lorsqu’il s’agit des plantations et fermes. A titre d’exemple nous pouvons
citer : la ferme de MULUMEMUNENE situé à cheval entre NINDJA, NGWESHE et KABARE, Irabata, la
plantation de PHARMAKINA.
La division du cadastre : Son rôle est d’assurer les techniques des affaires foncières (étude de dossiers,
élaboration de procès-verbal de constat de lieu, le levée topographique, octroi des numéros des
parcelles, …).
La division de l’urbanisme : Paiement de loyer des maisons du domaine privé de l’Etat.
L’environnement : c’est tout ce qui nous entoure. L’Etat fait payer la taxe à l’environnement à cause de
la pollution.
La division de mines et géologie : Pour les exploitants des minerais, ils doivent payer la taxe
d’exploitation.
L’hydrocarbure : Concerne le gaz, butine et les produits pétroliers. Comme par exemple : l’importation
et commercialisation des produits pétroliers, ventes de butines, les vendeurs des produits pétroliers à
petite échelle, ceux qui font les transports et le stockage de produits pétroliers.
Energie : Construction de barrage hydroélectrique. Comme par exemple : les utilisateurs des centrales
thermiques qui utilisent des grands groupes (générateurs) ; les utilisateurs des panneaux solaires
industriels ; les utilisateurs de courant éolien ; les utilisateurs des eaux de fleuves et lacs ; les électriciens
indépendants.
La commission nationale de l’énergie : C’est-à-dire le ministre de l’énergie à un sous service qui est la
CNE. Il a le pouvoir de faire payer la taxe. Comme par exemple : les importateurs et ceux qui
commercialisent l’eau naturelle et ceux qui vendent les lubrifiants.
ITPR : Ici nous avons comme exemple, l’agrément des entreprises de construction, agrément des
entreprises d’aménagement intérieur et l’autorisation de construction de grands travaux.
La DGRAD n’a pas en soi ses recettes propres mais elle encadre les recettes produites par les
différents services de l’Etat. C’est pour cette raison qu’elle affecte un ordonnateur des recettes dans
chaque service générateur.
Les quatre étapes de perception d’une taxe sont :
La constatation: c’est se rendre compte de l’existence de la recette. C’est le service taxateur qui se
charge de cette opération. Le responsable du service générateur rentre dans son bureau pour établir la
note de débit ou de taxation après la constatation.
La liquidation: dans cette opération on fait maintenant le calcul du montant que doit payer l’assujetti. La
note de débit est envoyée à l’assujetti pour examen dans un délai de 8 jours.
L’ordonnancement : est une opération administrative qui consiste à établir un titre de perception après
contrôle préalable de la conformité et de la régularité des opérations de constatation et liquidation
destinée à la prise en charge des recettes et permettent au receveur de l’administration des recettes
non fiscales de recouvrer la créance au profit du trésor public.
Le recouvrement: il y a recouvrement lorsqu’on constate qu’il y a des notes de perceptions qui en
souffrent encore dans les mains assujettis et que ces dernières dépassant le délai de paiement.
La division de l’inspection de service (DIPS)
Elle a pour tâche de contrôler des divisions et les services de différentes divisions de la DGRAD
mais aussi des services des ressorts dans les territoires. Elle veille à l’application des lois et règlements
en vigueur et du respect strict des directives de la direction provinciale pour les ressorts. Elle est chargée
des missions d’enquête. Elle règle les problèmes interprofessionnels ou inter division. Elle est comme la
division- police de la DGRAD. Elle mène des enquêtes à l’interne.
La division des études et contentieux (DIVECO)
Elle est chargée de mener des études de nature à améliorer l’organisation et le fonctionnement
de la DGRAD, d’élaborer les projets des lois, d’arrêtés, des décrets, d’inspection ou circulaire. D’instruire
les dossiers soumis au directeur ou évoqué par lui, d’instruire toutes les affaires contentieuses,
d’instruire et de suivre les dossiers des débiteurs défaillant devenir faire objet en recouvrement forcé,
de centraliser et analyser les statistiques des recettes afin d’élaborer les rapports d’activités de la
DGRAD.
La division de recouvrement (DIVREC)
Elle a cinq tâches à sa charge à savoir :
Percevoir les sommes dues au compte du trésor public au titre des recettes administratives, judiciaires,
domaniales et de participations ;
Elaborer les statistiques des recettes recouvrées et non recouvrées ;
Valider les actes et documents administratifs par l’opposition des œuvres et références du paiement au
trésor public ;
De gérer le dossier des recettes non recouvrées et mettre en demeure le débiteur défaillant avant toute
poursuite.
Le recouvrement est une opération qui permet au receveur de l’administration des recettes non
fiscales d’encaisser une somme due au trésor public contre remise d’un acquis libératoire c’est-à-dire le
document bancaire qui constitue une preuve de paiement valable.
Le régime d’exception : c’est un ensemble des facilitations, des allégements ou des avantages
fiscaux que l’Etat accorde à certains assujettis. Il s’agit entre autres de l’exonération, de l’exemption, …
L’échelonnement : c’est le fait de payer la taxe par tranche et ça ne doit pas dépasser 6 mois et il
doit payer 10% de l’échelonnement.
Il existe deux grandes étapes de recouvrement :
Le recouvrement à l’amiable: c’est la prise en charge qui doit être effectuée avant l’ordonnancement à
l’amiable. C’est la période pendant laquelle on sensibilise l’assujetti d’aller payer la somme due au trésor
public.
Le recouvrement forcé: en cas d’échec du recouvrement à l’amiable, si l’assujetti ne s’acquitte pas de sa
dette, on passe au recouvrement forcé.
Les quatre opérations de recouvrement sont :
La prise en charge: c’est le fait que le receveur s’engage à suivre l’assujetti jusqu’au paiement.
La relance: est un rappel de droit, c’est une façon de conscientiser l’assujettis d’aller payer, des
stratégies et mécanismes ayant pour but de susciter et de convaincre l’assujetti débiteur d’aller payer à
la banque.
L’encaissement: il se fait à la banque et par le nom et au compte du receveur de la DGRAD.
L’apurement : c’est la confirmation du paiement de la dette par l’assujetti.
La division des imprimés des valeurs (DIVIVA)
Elle gère les imprimés des valeurs qui étant l’ensemble des documents vendus par différents
services de l’Etat au compte de la DGRAD. Pour notre cas, la division des imprimés des valeurs est
chargée de la conservation et de la comptabilité du stock de ses documents.
Les effectifs enregistrés au cours du mois de mars 2015 sont de l’ordre des 324 unités représentés
par grades, divisions ainsi que les ressorts suivant les tableaux ci- dessous :
Tableau n°1 : Effectif enregistré pendant cet un mois de stage
N°
Catégories
Dir
RSS. URB
RSS Uv
KALEHE
FIZI
KABA RE
MWEN GA
SHABU NDA
WALU NGU
TOTAL
1.
DP
1
2.
CD
8
3.
CB
16
29
4.
ATB1
5.
ATB2
14
6.
AGB1
42
23
12
93
7.
AGB2
24
32
16
11
19
12
139
8.
AA1
4
2
11
9.
AA2
-
1
10.
TOTAL
104
64
34
21
25
15
13
10
16
323
Source: Direction provincial de la DGRAD
2.1.3. MISSION DE LA DGRAD
L’objectif poursuivi par la DGRAD/Sud-Kivu est de faire la mobilisation, la canalisation ainsi que la
maximisation des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participations dans le compte
du trésor public. Elle contrôle aussi l’ordonnancement et les recouvrements des recettes probablement
constatées et liquidées par les services d’assiettes appelés encore services générateurs.
2.1.4. CHAMP D’APPLICATION
La DGRAD/Sud-Kivu exerce ses activités sur toute l’étendue de la province à travers ses ressorts
installés dans chaque territoire de la province.
2.2. APPROCHE METHODOLOGIQUE
L’origine de la décentralisation (cf. TCF de MATEMBERA ET KASONGO page 3 et 4)
Exemple : Méthode systémique : cette méthode consiste l’organisation (par exemple la DGRAD) comme
étant un tout ou un système.
Technique : (ex. L’observation, l’expérimental, documentaire, d’entretien, questionnaire d’enquête et
interview). T
Technique d’observation expérimental : Ici on doit comparer la direction générale à la provinciale (Cf.
TFC MATEMBERA et KASONGO, p8).
Technique d’observation documentaire : Consiste à obtenir les renseignements des faits en consultant
différents ouvrages et autres instruments. Ex : Ouvrages scientifiques, des articles, de déclaration, des
décrets, des règlements et autres régissant les régis financiers d’une part et d’autre part la DGRAD.
Technique d’observation directe (Permet d’entrer en contact direct avec certaines personnes).
Technique d’interview : Selon P. MINON, l’interview appelé aussi entrevue est définie comme étant un
procédé d’investigation scientifique utilisant un processus de connaissance verbale pour recueillir les
informations en relation avec les buts fixés. Elle concrètement un modèle d’investigation basé sur les
connaissances verbales et sur un but précis. (Cité par DUNIA BYA DUNIA Ruffin, op. cit. p.14).
2.3.1. Méthode de recherche.
Selon G. LORIOT, Toute recherche ou application de caractère scientifique en science sociale comme
dans les autres sciences en générale, doit comporter l’utilisation des procédés rigoureux, défini
transmissibles, susceptibles d’être appliqués à nouveau dans les mêmes conditions adaptés au genre de
problèmes et des phénomènes en cause (Cf. G. LORIOT, Pouvoir, idéologie et régime politique, Québec,
Hatix, 1998, p.32.
La méthode est définit comme étant l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une
disciplines recherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les vérifient et les démontrent.
La manière de conduire et d’exprimer sa pensée conformément aux principes du savoir.
Procèdes avec /sans méthode ; que réelle, vis des méthodes ; livres sans plan ni méthodes.
J’ai appris ainsi à méditer avec un peu de méthode, à survoler n’importe quel sujet, à en dégager les
lignes essentielles à faire le partage entre les principales, les secondaires et l’accessoires (Martin du G.,
Souv.autobiogr., 1955, p.xlvii).
Le débit du XXème siècle, le chimiste Allemand Ostwald avait pensée de dégager empiriquement une
psychologie du chercheur en étudiant la vie et la méthode du travail les plus illustrés (encyclopédie. éd.,
1960, p.263).
La méthode comparative a été utilisée par nous aider à bien répondre à notre problématique et bien
vérifier l’hypothèse pose plus loin,
La méthode comparative consiste à rapprocher deux ou plusieurs animés, inanimés contraint ou abstrait
de même nature pour mettre en évidence leurs ressemblasses et leurs différences.
2.3.2. Techniques.
\Selon R. PINTO et M. GRAWITZ ; ils définissent ce terme en ces mots : « procédés opératoires
rigoureux, bien définis susceptibles d’être appliqués à nouveau dans les mêmes conditions ; adaptés au
genre de problème ou phénomènes en cause.
Selon Michel GIAGOBAI et J. F. ROUX ; « Le chercheur doit opérer des lectures préalables de déterminer
à l’avance ce que les chercheurs précédant ont pu trouver et démonter sur le même thème ».
Questionnaire d’enquête
Selon Claude JAVEAU : il le défini comme étant un document comportant le nombre de questions
relatives à un thème donné et sur lequel on note les réponses ou les réactions du sujet ».
Lequel était soumis à nos enquêtes en vue d’obtenir des informations adéquates pour notre travail.
CONCLUSION PARTIELLE DU DEUXIEME CHAPITRE
Ce deuxième chapitre présente les milieux d’étude et la démarche méthodologique.
Pour la présentation des milieux d’étude, il s’agit de la ville de Bukavu et de la DGRAD/Sud-Kivu. La ville
de Bukavu, chef-lieu de la Province du Sud-Kivu, s’élève au sud du lac Kivu. Elle a une population
d’environ 870 000, constituée principalement des shi et des lega. La ville a un climat tropical humide
avec une végétation de savane. Pour l’institution dans laquelle nous avons collectées nos données, la
DGRAD, c’est une régie financière de l’Etat.
Concernant la démarche méthodologique, nous nous sommes inspirés de la grille construite par Charlier
pour l’adapter à notre contexte, en effectuant des interviews. Ensuite sur une population cible estimée
à 38, nous avons tiré un échantillon de 17individus. A partir de l’enquête et des techniques d’analyse en
composantes principales et d’analyse des corrélations, nous avons collectées et traitées les données.
Les résultats obtenus sont présentés dans le chapitre suivant que nous avions intitulé « Présentation des
résultats d’enquête».
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