INTRODUCTION :
Depuis son indépendance, la Côte d’Ivoire a accordé une place de choix à
chaque secteur d’activités dans sa stratégie de développement économique. Elle
est souvent présentée, dans un continent où les conditions de vie quotidienne se
sont détériorées depuis des années comme « l’Afrique heureuse », et cela grâce à
son secteur primaire, plus particulièrement son agriculture. Ainsi, l’objet de
notre étude est le suivant : « les activités du Secteur primaire en côte
d’Ivoire ». Dès lors, Quels en sont ses composants ? Et quels sont ces problèmes
et solutions ?
Nous verrons d’une part les composants du secteurs primaire et d’autre part les
problèmes et solutions.
Image 1 : Image d’Illustration
I. LES COMPOSANTS DU SECTEUR PRIMAIRE
Ce secteur comprend, en outre, l’élevage, la pêche et l’exploitation des
ressources forestières.
1. L'exploitation forestière
L'exploitation forestière a fortement contribué à l’essor économique du
pays. En effet, pendant la période coloniale et dans les premières années qui ont
suivi l’indépendance, les premiers échanges commerciaux avec l’extérieur ont
démarré avec l‘exportation du bois en grume, principalement I'acajou bassame.
Aujourd'hui, malgré le recul de l’activité forestière, l’exportation des produits
procure d'importantes recettes. Les statistiques récentes de ce secteur ne sont pas
disponibles.
En plus des recettes qu'elle procure au pays, l'exploitation des ressources
forestières offre de nombreux emplois. L'exploitation forestière porte sur des
essences d’intérêt primordial: ce sont l'acajou, le sipo, le tiama, le kotibé,
l'avodir l'assamela, la samba, le framiré, le niangon, le bété, l'iroko et des
essences d’intérêt secondaire: la lingue, le fromager, le dabema.
2. L'agriculture
Image 2 : Plantation de cacao
Actuellement, principal pilier de l’économie ivoirienne, l’agriculture a pris le
pas sur l’exploitation forestière après l’indépendance. Estimé à plus de 70% des
exportations ivoiriennes (moyenne de 1990 à 1997), le secteur agricole est la
principale source de devises de la Côte d'Ivoire. II faut noter cependant que de
tous les produits agricoles, le café et surtout le cacao qui sont des cultures de la
zone forestière restent aujourd'hui encore des filières clés de l’économie
ivoirienne. Ils représentent à eux tous seuls plus de 40% des exportations du
pays. Ces deux produits représentent 25% du PIB et occupent 21,3% de la
population active en 2003. La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de
cacao avec 1 388 4891 tonnes, soit plus de 40% de l'offre mondiale et le 7è
producteur mondial de café avec 250 8661 tonnes en 2003/04. C'est sans aucun
doute que certaines personnes affirment que la Côte d’Ivoire est un don du café
et du cacao. Tout comme le cacao et le café, le palmier à huile, la banane, la
noix de cola, l ‘hévéa, l‘ananas, le coton, l‘anacarde,... rapportent aussi
d'énormes devises au pays. En somme, le secteur primaire est le moteur de la
croissance de la Côte d'lvoire. Il représente 37% du PIB et occupe la majeure
partie de la population, soit près de 61,3% de la population active. Il représente
en outre 52,64% des recettes globales des exportations ivoiriennes en 2003.
Ainsi, depuis les années 1980, la chute des prix des matières premières agricoles
sur le marché international a gravement influé sur l‘économie ivoirienne.
3. L’élevage et la pêche
L’élevage
Image 3 :
Elevage de Bovins
En comparaison avec les pays sahéliens, la Côte d'Ivoire n'est pas un pays où
il existe une tradition d’élevage. C'est tout naturellement que dès l
‘indépendance du pays, le gouvernement va accorder une place importante dans
ses programmes de développement à l’élevage. En plus d'encourager la
transhumance du bétail du Mali et du Burkina Faso vers le sud, le gouvernement
va inciter les nationaux à se lancer dans l’élevage.
La pêche
Image 3 : la pêche du poisson thon
Le poisson est la première protéine animale consommée dans le pays. Il est
fourni soit par la pêche artisanale soit par la pèche industrielle. Le secteur
industriel débarque en moyenne 30 000 tonnes par an, tandis que la pêche
artisanale produit près de 50 000 tonnes. La consommation est de l‘ordre de 300
000 tonnes. La pêche nationale ne fournit que 26,67% du poisson consommé en
Côte d'lvoire.
La contribution de la pêche au PIB total est 0,8% soit 54,6 milliards F CFA en
2000.
La pêche artisanale est très active dans le Sud du pays; mais avec la construction
des barrages hydroélectriques et les lacs, elle se déplace vers l‘intérieur du pays.
La pêche artisanale emploie des méthodes archaïques (utilisation de ligne de
fond, de senne de rivage et d’épervier). Les activités de pêche industrielle sont
toutes concentrées dans le port d'Abidjan où est basée la flotte de sardiniers et de
chalutiers. La pêche industrielle est dominée par le thon. Abidjan est le premier
port thonier d'Afrique.
II. LES PROBLEMES ET SOLUTIONS DU SECTEUR PRIMAIRE
1. Les problèmes
Il ya :
Les conflits fonciers et les troubles socio-politiques entravent ce secteur
Les aléas et les changements climatiques, surtout la sécheresse, font
chuter les productions.
Enclavement de plusieurs régions agricoles rendant difficile l’écoulement
des produits
L’agriculture ivoirienne est encore extensive avec des techniques et
matériels agricoles rudimentaires, archaïques.
Difficultés de conservation des produits agricoles surtout les vivriers
Faible transformation ou usinage des produits agricoles ivoiriens
La chute des prix des matières premières agricoles sur le marché mondial
Vieillissement des exploitations agricoles
L’impact des maladies des vergers
Les structures d’encadrement des filières agricoles ont une faible capacité
d’action
Les détournements de fonds et la mauvaise gestion des structures
agricoles surtout dans les filières café-cacao et coton-anacarde
2. Les Solutions
Modernisation de l’agriculture par la promotion d’une agriculture
responsable, respectueuse de l’environnement : irrigation, mécanisation,
agriculture intensive sur de petites surfaces fixes, utilisation de plants
sélectionnés… ;
Installation de jeunes agriculteurs modernes ;
Meilleure organisation de la collecte et de la distribution des produits par
les organisations de producteurs et les marchés spécialisés ;
Promotion de la riziculture par l’ADERIZ (Agence de Développement de
la Riziculture en Côte d’Ivoire) qui a succédé à l’ONDR (Office National
de Développement de la Riziculture en Côte d’Ivoire), en vue d’atteindre
l’autosuffisance…
Conclusion :
Les progrès économiques de la Côte d’Ivoire sont dus au dynamisme des
secteurs d’activités. Le secteur primaire avec l’agriculture demeure le plus
important. Cependant des solutions adéquates, durables s’imposent dans ce
secteur en vue de la redynamisation de l’économie.