Royaume du Maroc
المملكة المغربية
Ministère de la Santé
Institut Supérieur des Professions
وزارة الصحة
Infirmières et Techniques de Santé المعهد العالي للمهن التمريضية وتقنيات الصحة
Ouarzazate ورززات
Programme National de lutte contre
le Paludisme
Plan
Introduction
Historique du paludisme au Maroc
Etat des lieux et la maladie du paludisme
Stratégie de prévention de la réintroduction du paludisme
Perspectives
Introduction
▶ Maladie à transmission vectorielle « Anophèle
vecteur » la plus meurtrière
▶Objectif du développement durable ODD :
« Monde sans paludisme à l’horizon de 2030 » ;
▶ Stratégie technique mondiale OMS de 2016-2030
pour l’élimination du paludisme d’ici 2030 ;
▶Journée Mondiale du paludisme 2024 : « Accélérer
la lutte contre le paludisme pour un monde plus
équitable »
Introduction
▶ Le paludisme importé de l’étranger demeure la seule forme
de la maladie notifiée au Maroc depuis l’année 2005.
▶ Les années 2011 et 2012 ont connue une augmentation de
plus de 30% des cas dépistés par rapport aux années
précédentes, avec respectivement 312 et 364 cas.
▶ Le Ministère de la Santé met en œuvre une stratégie de
prévention de la réintroduction du paludisme au Maroc, dont
les principaux axes d’intervention s’articulent autour du
dépistage, de la prise en charge précoce et gratuite des cas
importés, du maintien de la surveillance, de la lutte contre le
vecteur du paludisme et du conseil aux voyageurs à
destination d’un pays endémique.
Historique de la lutte contre le
paludisme au Maroc
Lancement du Programme National Maîtrise de la situation
de lutte contre le paludisme
1927-1964 1965 1973 1998 2004 2006 - 2009 2010 2011
Actions de lutte Elimination du paludisme Dernier cas de paludisme Consolidation Mise en œuvre de
focalisées et ciblées à P. falciparum autochtone et maintien la stratégie de
mais non structurées prévention de la
réintroduction
Certification par l’OMS
La maladie du paludisme
• Définition
• « Le paludisme ou malaria, est une maladie infectieuse parasitaire endémique due à un
parasite : le Plasmodium. Elle se transmet par la piqûre de la femelle d’un moustique
hématophage du genre Anophèle ».
• Agent pathogène :
• On distingue 5 espèces de plasmodium:
• P. falciparum (le plus grave): 7 jours à 2 mois dans plus de 90% des cas, en cas d’accident
d’exposition au sang parasité (AES), les signes cliniques apparaissent entre 4 à 17 jours après AES ;
• P. vivax : 15 jours à 10 mois (reviviscence possible pendant 3 à 4 ans) ;
• P. ovale : 15 jours à plusieurs mois (reviviscence possible pendant 5 ans) ;
La maladie du paludisme
• P.malariae : 15 à 40 jours, avec possibilité de recrudescence devant la longévité du parasite
• qui peut aller jusqu’à 20 ans ;
• P. Knowlesi (nouveau) : 9 à 12 jours.
• Cycle du développement de plasmodium :
On distingue 3 étapes dans le cycle du parasite :
• L’étape anophèlienne : avec un cycle sexué ou sporogonique ;
• L’étape humaine tissulaire : avec son cycle asexué ou schizogonique hépatique et le
stockage éventuel d’hypnozoite ;
• L’étape humaine vasculaire : ou érythrocytaire avec son cycle asexué (schizogonique)
et l’amorce du cycle sexué.
Cycle du paludisme
Transmission du paludisme
• L’homme contracte le paludisme essentiellement par transmission vectorielle par
piqûre d’anophèle femelle du genre Anophèles infectées lors d’un repas sanguin.
Mais, la transmission du parasite du paludisme peut avoir lieu par voie sanguine
suite à un accident d’exposition au sang (AES) ou partage de matériel d’injection
souillé, ou par transfusion ou transmission materno-fœtale.
Signes cliniques
• Incubation : silencieuse , 7 jours
• Invasion : fièvre, céphalées, myalgies , douleurs abdominales, nausées,
Parfois vomissements et diarrhées
• Accès palustre : frissons, chaleur, sueurs,
• Accès pernicieux : neuropaludisme
Troubles de la conscience, convulsions, troubles de tonus, troubles
psychiques,
Critères de gravité du paludisme
Critères de gravité du paludisme
La maladie du paludisme
• Description du vecteur de la maladie
• Un moustique de genre Anophèles, dont on distingue 20 d’espèces/ monde et 9 espèces/
Maroc ; Seule la femelle est hématophage et assure la transmission du paludisme. Elle ne
pique que la nuit.
• Le diagnostic
• Toute fièvre inexpliquée, isolée ou associée à des signes très évocateurs du paludisme, à
savoir : frissons, sueurs, anémie, troubles digestifs et troubles neurologiques survenant après
un séjour en zone d’endémie, doit faire suspecter un paludisme importé. Néanmoins, le
tableau clinique n’est pas souvent évident. Le diagnostic de certitude repose sur la mise en
évidence du plasmodium dans le sang via la goutte épaisse
La maladie du paludisme
• Classification des cas du paludisme
Cas autochtone: le cas du paludisme contracté par le malade dans la zone où il habite ;
Cas rechute: le cas où les antécédents du malade montrent qu'il s'agit probablement d’une
• rechute d'une infection paludéenne préexistante contractée avant la déclaration de
• l'interruption de la transmission dans la localité ;
Cas importé: le cas du paludisme contracté hors de la zone où il a été découvert ;
Cas introduit: transmission locale consécutive à un cas connu importé ;
Cas provoqué: contamination suite à une transfusion sanguine ou autre forme
• d'inoculation parentérale ;
La maladie du paludisme
Cas non classé si :
Les cas ayant fait l’objet d’une enquête approfondie mais il a été impossible de
• déterminer valablement l’origine de la transmission,
Cas n’ayant pas fait l’objet d’enquête
Etat des lieux
Evolution des cas de paludisme
(autochtones et importés), Maroc, 1 9 9 9 - 2 0 2 1
Autochtone Imp. Etra nger
800
712
700
602
600
541
509
493 496 486
500
415
400 364
312 314
300
218
200
142 145
88 100
100
83 75
59 69
56 55
19
3 0 4 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0
2 0 00 2 0 01 2 0 02 2 0 03 2 0 04 2 0 05 2 0 06 2 0 07 2 0 08 2 0 09 2 0 10 2 0 11 2 0 12 2 0 13 2 0 14 2 0 15 2 0 16 2 0 17 2 0 18 2 0 19 2 0 20 2 0 21
Etat des lieux
800
Marocains 690
700
Autres nationalités
600
515 529
500
439 446
395
400 371
331
281
300
235
200
125
83 79 84 80 84
100 54 64
22
4
0
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Etat des lieux
Distribution des cas de paludisme par catégorie de profession,
Maroc, 2012-2021
Etat des
lieux Pays endémique de séjour des cas de paludisme importé ,
2012-2021
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
République Côte d’Ivoire Guinée Equatoriale République Mali
Centrafrique démocratique du Congo
Etat des lieux
Distribution des cas de paludisme importé par espèce,
Maroc, 2015-2021
800
700
600
500
400
300
200
100
201 5 201 6 2017 2018 2019 2020 2021
P;falciparum P.ovale P.vivax P.malariae P.mixed Not specified Clinic
Etat des
lieux
Distribution des microscopistes par
province, Maroc, année 2020
Etat des lieux
Répartition des cas de paludisme importé par âge et
par sexe, Maroc, année 2021
Etat des lieux
2
Létalité globale du paludisme importé, Maroc, 2010-2021
1,8
1,8
1,6
1,4 1,4
1,4 1,3 1,3
1,2
1,2
1 0,9 0,9
0,8 0,8
0,8
0,6
0,6
0,4
0,2 Covid 19
0
0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Délais
Etat des lieux
prélèvement-lecture de lame, déclaration, prise en charge
13
Lecture de lame dans un délai de 24H dès prélèvement
Déclaration dans un délai de 48H dès confirmation diagnostique
Début traitement dans un délai de 24H dès prélèvement
Début du traitement dans un délai de 48H après l'apparition des premiers symptômes*
100%
80%
60%
40%
20%
0%
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Etat des lieux
Taux de surveillance entomologique du paludisme,
Maroc, 2012-2021
80
69
70 66
60
48 49 50
50 43
42 42
40
30
30 26
20
10
Covid 19
0
2012 2013 2014 2015 1016 1017 2018 2019 2020 2021
Vision :
Maintenir le statut zéro cas autochtone
du paludisme au Maroc
Stratégie de prévention de la réintroduction
du paludisme au Maroc
Stratégie de prévention de la réintroduction
du paludisme au Maroc
1. Eviter le décès des cas du paludisme importé,
2. Prévenir la réintroduction du paludisme.
Axe 1: Prise en charge précoce des malades
Axe 2: Prévention de la réintroduction
Axe 3: Actions de soutien (Collaboration intersectorielle)
Objectifs spécifiques
Prendre en charge précocement les cas importés de l’étranger ;
Renforcer la sensibilisation et le conseil aux voyageurs à destination des pays
endémiques ;
Cibler les activités de dépistage ;
Assurer la surveillance entomologique et la lutte anti-vectorielle au niveau des zones à
risque ;
Redynamiser la collaboration intersectorielle et la participation communautaire dans le
cadre de la Gestion Intégrée de la Lutte Anti Vectorielle (GILAV) ;
Renforcer les capacités du personnel impliqué dans la gestion du programme de la
lutte antipaludique ;
Renforcer la supervision et l’évaluation des différentes actions du programme.
Axe 1 : Prise en charge précoce des cas
Mesures
- Renforcer le dépistage précoce des cas
- Assurer le traitement adapté en urgence
Axe 1 Diagnostic des cas de paludisme importé :
Définitions opérationnelles
Un cas suspect de paludisme importé est tout cas présentant :
Fièvre avec ou sans notion de voyage en zone d’endémie, isolée ou associée à
Frissons, sueurs, troubles digestifs , arthralgies/myalgies , splénomégalie et parfois
troubles neurologiques ;
A la biologie une thrombopénie +++ et/ou hyper-bilirubinémie avec anémie
Cas confirmé : symptômes suscités avec confirmation parasitologique ;
Cas guéri : J28, amélioration clinique, biologique et contrôle parasitologique négatif ;
Echec thérapeutique : < J28, persistance de la symptomatologie clinique et biologique ;
Rechute : ≥ J28 réapparition de la symptomatologie clinique et biologique ;
Axe 1 Diagnostic parasitologique
Paludisme : Urgence médicale
Diagnostic parasitologique
• Il est à noter que la confirmation parasitologique des cas doit être absolument effectuée, par le
laboratoire régional et le laboratoire de référence de l’Institut National d’Hygiène (INH), dans un
délai qui ne dépasse pas les 48 heures pour les cas suspects ou détectés au niveau provincial. Par
ailleurs, tous les professionnels de santé (publique et privé) doivent être sensibilisés sur les données
suivantes :
La notion de voyage dans une zone d’endémie chez un malade fébrile doit faire suspecter le
paludisme d’importation ;
Un cas suspect de paludisme avec notion de voyage à destination d’un pays endémique, ne
doit pas passer par le circuit de routine de la surveillance du paludisme.
Les cas importés de l’étranger doivent être pris en charge en extrême urgence ;
Axe 1
Le paludisme est une
maladie à déclaration
obligatoire
-Décret royal n° 136-65 du 7
safar 1385/ 7juin 1965 ;
-Art.5.arrêté ministère de la
santé n°1020-03 du 21 rabii
I1424-23 mai 2003)
Déclaration du cas :
• Le paludisme est une maladie à déclaration obligatoire. La déclaration du cas quand il est
• confirmé doit se faire par téléphone, fax ou Email et courrier officiel aux :
Structures provinciales concernées (Délégation, SRES et CPE) ;
Structures régionales (Direction régionale ) ;
Service des maladies parasitaires (DELM) ;
Le laboratoire de référence du paludisme à l’I.N.H.
• La déclaration du cas à l’INH doit être suivie immédiatement de l’envoi de la lame (goutte
• épaisse (voir la fiche technique) pour confirmation.
• La fiche de déclaration doit être dûment remplie et envoyée dans un délai de 48 heures, qui
• suivent la déclaration par téléphone, à la direction régionale de la santé et à la DELM (SMP)
• et à l’INH (Laboratoire de référence).
Axe 1
Traitement du paludisme
Axe 1
Axe 1
Contrôle post-thérapeutique :
• La surveillance de l’évolution clinique et parasitologique de tout cas de paludisme ;
• En cas de paludisme simple :
- Contrôle parasitologique à j3 et j 28
• En cas de paludisme grave
- Contrôle parasitologique toutes les 24 h jusqu’à amélioration clinique et à J14 et J28.
Initiative de l’OMS = Tester, Traiter et Suivre (TTS),
Axe 2 : Prévention de la réintroduction du
paludisme
Trois composantes:
1 - Activités de surveillance et de lutte contre le vecteur (préventive)
2 - Activités de surveillance du parasite (dépistage + traitement)
3 - Conseil aux voyageurs : prévention du paludisme importé
Axe 2
Activités de surveillance et de lutte contre le vecteur
Surveillance entomologique
• Recenser, identifier et codifier tous les gîtes larvaires ;
• Choisir des stations sentinelles de surveillance entomologique par province ;
• Faire des prospections bimensuelles au niveau des stations de surveillance
avec identification des espèces récoltées ;
• Capturer et identifier les adultes au niveau des foyers proches des stations ;
• Evaluer la densité larvaire et des adultes de moustiques.
Axe 2 Lutte contre le vecteur du paludisme : GILAV (La lutte anti larvaire)
Méthodes physiques Méthodes biologiques (Poissons
(Comblement, désherbage…) gambusies, Bti)
Méthodes chimiques :
• Larvicides (Abate pour les gîtes à anophèle…) ;
Lutte contre le vecteur du paludisme : GILAV (La lutte imagocide (contre l’anophèle)
• Protection individuelle : consiste à utiliser des aérosols et à employer des grillages et
• moustiquaires :
Porter des vêtements suffisamment épais, à manches longues et des pantalons
lorsqu’on se trouve à l’extérieur après le coucher du soleil.
Appliquer du produit répulsif sur la peau exposée toutes les 6 heures ;
Dormir dans des pièces dont les ouvertures sont bien protégées (moustiquaires, ou
pièces climatisées, si possible)
Pulvériser les insecticides pour éliminer les moustiques présents dans les pièces.
Eviter de dormir à l’air libre, sinon employer des moustiquaires imprégnées
• d’insecticides de préférence utiliser les diffuseurs d’insecticides
• Protection collective : consiste à assurer des aspersions intra domiciliaires d’insecticides.
Activités de surveillance du parasite
Axe 2
Période de transmission Mars – Octobre
ne jamais écarter le diagnostic de paludisme devant toute fièvre
Critères de sélection des localités / Couverture de la population
quartiers
• Gites anophéligènes +++
LR (Localités à • Population provenant de pays endémiques
risque) Visite 1fois /mois : Mars - Octobre
• Points d’entrée
•Augmentation anormale du nombre de cas de paludisme
importé
• Passif
LSR (Localités Absence des gites et de la population étrangère provenant • Point de contact ou équipe mobile
sans risque) de pays endémiques • Enquêtes ciblées /investigation autour d’un plasmodium vivax
Axe 2
Axe 2
Conseil aux voyageurs
• Mise en œuvre du plan stratégique du conseil aux voyageurs au niveau régional :
Sensibilisation des voyageurs sur les risques encourus ;
Prémunition par la prescription d’une chimio-prophylaxie ;
Formation des professionnels de santé sur les moyens de prévention relatives au paludisme ;
Formation et information du professionnels de santé du contrôle sanitaire aux frontières …
A court terme
1.
Perspectives
Mettre à jour le système de surveillance et de suivi des performances
31
2. Organiser la mise à niveau des professionnels de santé
3. Instaurer l'audit des décès liés au paludisme
4. Mener une évaluation de risque approfondie
5. Augmenter l’effectif personnel chargé de lutte anti-vectorielle
6. Renforcer l’action GILAV
7. Reprendre les réunions annuelles évaluation « surveillance et planification des activités »
8. Renforcer la sensibilisation des voyageurs aux points d’entrée sur le paludisme
A moyen et long terme
1. Introduire système d’information géo référencé
2. Mettre en place outils veille épidémiologique
Les structures chargées de la gestion du PLAP
31
Ces structures se trouvent à deux niveaux :
Au niveau central:
Direction de l’épidémiologie de lutte contre les maladies est chargée de la
planification et la programmation des activités, la gestion des ressources
spécifiques au programme, et la supervision et l’évaluation des activités de
lutte.
Division d’hygiène du milieu.
Service des maladies transmissibles.
Service de lutte anti vectorielle est chargé de tous les aspects technique des
activités de lutte contre le vecteur
Les structures chargées de la gestion du PLAP
31
Institut national d’hygiène est chargé de tous les aspects techniques des examens de
laboratoire du programme.
Division de la formation : les aspects de formation et recyclage du personnel en PLAP
Division d’IEC : la composante d’éducation sanitaire concernant le PLAP est
programmée en collaboration avec cette division.
Au niveau périphérique:
SRES: animateur provincial PLAP.
Conscription sanitaire: Médecin chef, technicien d’hygiène du milieu et l’infirmier
chef.
Secteur: Chef de secteur.
Indicateurs d’évaluation de la
lutte contre le parasite
Le TAEH (taux annuel d'examen hématologique)= (Nombre de lames prélevées/ Population
exposée) *100
Le pourcentage de lames prélevées en mode passif= (Nombre de lames prélevées en
mode passif/Population exposée) *100
Le pourcentage de lames prélevées en mode actif = (Nombre de lames prélevées en
mode actif/Population exposée) *100
Le pourcentage de lames prélevées dans les enquêtes de sondage = (Nombre de lames
prélevées en ce mode/Population exposée) *100
Goutte épaisse
La goutte épaisse est une technique de concentration car elle permet
d'examiner une plus grande quantité de sang dans une petite surface et
donc de dépister une parasitémie moindre. Le frottis permet quant à lui
un diagnostic rapide et une identification de l'espèce plus facile. Ces
deux techniques sont complémentaires. L'association frottis et goutte
épaisse doit être systématique, elle se pratique sur la même lame,
l'identification du malade étant portée au crayon sur le frottis.
Indications :
- Fièvre (maître symptôme)
- Antécédents fébriles
- Anémie
- Céphalées
- Séjour dans une zone impaludée (ou existe le paludisme)
Matériel à préparer:
Vaccinostyle à usage unique.
Antiseptique : Alcool à 75 °
Coton hydrophile ou compresse de gaze
Lames porte objet en verre bien nettoyées et empaquetées (les lames
dévitrifiées ou rayées doivent être écartées).
Crayon noir à mine grasse
Boite de stockage et de transport des lames
Formulaire de notification
Stylo à bille
Manière de procéder
Préparer tout le matériel en prenant soin d'essuyer les lames avec un tissu sec et propre afin de les
dégraisser;
Nettoyer l'endroit à piquer (face palmaire du bout du 3ème doigt gauche) avec un coton imbibé
d'alcool puis le laisser sécher quelques secondes;
Serrer la partie proximale du doigt propre avec la main gauche et pratiquer une piqûre rapide avec la
main droite à l'aide du vaccinostyle.
Essuyer la première goutte avec un coton sec. Parfois une légère pression est nécessaire pour
ramener les gouttes suivantes.
Prélever 2 gouttes de sang sur une même lame
La première au milieu de la lame (pour le frottis)
Le deuxième à un centimètre du bord de la lame (pour la goutte épaisse).
Désinfecter l'endroit piqué avec un coton imbibé d'alcool.
Déposer la lame sur une surface plate régulière et prendre une 2ème lame pour confectionner le
frottis (étalement mince) et la goutte épaisse selon la méthode suivante
Le frottis:
Placer le petit coté de la 2ème lame, bien tenue entre le pouce et l'index au contact
de la goutte de sang au centre de la 1 ère lame. Attendre que le sang fuse sur le bord.
Incliner cette 2ème lame à 450 par rapport à la 1ère et la pousser vers le bord libre
avec un geste rapide, sans discontinuité jusqu'à épuisement de sang.
La goutte épaisse:
Le coin de cette même 2ème lame ne sert également à défibriner la 2ème goutte
de sang. La défibrination est réalisée par mouvement en spirale et sert à étaler la
goutte sous forme d'un disque d'un centimètre de diamètre. Une goutte trop
étalée perd l'intérêt de concentration.